La chronique: gazette quotidienne

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s.n. 1914, 27 April. La chronique: gazette quotidienne. Seen on 06 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/gb1xd0sf2t/
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Lundi «T avril 1K14. — KdlMon A CINQ CENTIMES LE NUMERO. POUR iTOUTl IK BKUUQU» 47» année. — J*îo 114 LA CHRONIQUE BUREAUX 5 et 7, Galerie du Roi'(Passage Saint-Hubert) BRUXELLES GAZETTE QUOTIDIENNE téléphones" Administration t N* "y t» Rédaction : N* a ABONNEMENTS : FONDATEUR : RÉDACTEUR EN CHEF: ANNONCES ; fe page : 30 cent, la petite ligne. — Réclames (après les spectacles), t fr, la ligne. — Faits-differs (corps), 3fr. Bruxelles : 12 francs par an;, — 6 francs pour six mois; — 3 francs pour trois mois. " ~ . _m - m ïmnmîn la ligne et faits-divers (fin), 2 fr. la ligne. — Nécrologies : 2 fr. îa ligne. — On ne garantit pas les dates d'iusertion. Là Province : 15 francs par an; — 7 fr. 50 pour six mois; — 3 fr, 75 pour trois mois. VlClOF (ÎC lîî IÎIuudAYE dCOil (1 ÀliirCi La publicité commerciale est exclusivement reçue à l'Àgcncc-Réclame Godts, 2, place de la Bourse, à Bruxelles. ïéléph. A. 3599 Tous pays de l'union postale, 30 fr. par an. — Hollande et Grand-Duché de Luxembourg, 20 fr. par an. La publicité financière, les petites annonces et les nécrologies sont reçues aux bureaux du journal,S et 7, Galerie du Roi. ÇA ET LA POUR LES OISEAUX. Il tne serait difficile ide ne point revenir sur ce sujet : Ses nombreuses communications qui ane sont parvenues à la suite des plaintes que j'exprimai la seanaino dernière «n'en font presque ton devoir ; elles 'montrent d'ailleurs tout ï'intérét que -les braves gens prennent ù la question. En ce qui concerne îa pi-oicetion 'des animaux, d'humanité sémite partagée en deux clans, les pitoyables — ceux que j'appelle des braves gens — et .les impitoyables ('la pitié est cependant le propre de l'homme); que je ne veux pas qualifier. Les uns s'indignent contre la barbarie des autres, et ceux-ci revendiquent ile droit d'être barbares . envers les Cires «tout 'la iseute Jonction ici bas, jis'étenden't-ils, consiste & servir Ses besoins, des intérêts, ies appétits, ileis glafeim et .même Iles simples caprices des maîtres de Sa terre, — sans autre consid'éfratiou. J1 faut iracîmnàltre que 'cette doctrine rencontre aujourd'hui une '.formidable opposition, et <voiOà qui"«st'consolant. On constate .une tentante gétoènaje à .réprimer da barbarie- Mais, dans la, pratiqué, que nous sommes encans loin idu but à atteindre ! Combien d'efforts et de Qu-tfes ' en perspective, avant que de régime espéré soit établi !... *** j'évoquais, l'autre jour, en faveur do jla protection des oiseaux, do simple charme qu'ils apportent au paysage prin 1,ailier ; il .parait intolérable, ù notre époque, que l'on «'arrive .pas ù empêcher les stupides destructions dont ils sont .l'objet de la part des jeunes maraudeurs. -Mais il y a bien d\autres causes de 'destrucJions. Hé'ias ! Je de sais ( trop et 'personne ne J'ignore ; toutes tes forces (humaines Semblent liguées pour. cette œuvre 'd'une anaifai'sance surabondamment démontrée, reconnue, et qui, d'autre pari, a provoqué en ces derniers temps un mou-veinent de (réprobation universelle. Cependant, le jeu de massacre contiuue, ®ous tous Ses prétextes, d'un ibout du inonde à. l'autre bout. En réclamant, pour !ia -réforme de mœurs j déplorables, J'aide dos éducateurs et des re- . présentants de da toi, j'obéissais à une raison d'ordre sentimental. Il y en a, m'écrit-on, \ 'd'autrement puissantes, d'ordre madéried et utilitaire... A qui te ditesJvous ?... Assez de preuves ont été fournies de l'ef-•froyable tort que l'homme, par son imbéeil- . îité, se fait'è toi môme, en détruisant ses plus ! (précieux auxiliaires dans .la lutte qu'il est j forcé de poutaiir contre ses .pires ennemis. * * * Il y a une (vingtaine d'années que le mou- ; vemenl d'opinion en faivenr de la .protection des oiseaux s'est itraiduit par une première ' mesure, prise sur l'initiative de la France : •an» conférence internationale, organisée à • Paris, arrêta les termes d'une convention ' qui, ratifiée en 1902 par la plupart .des gouvernements <et promulguée en 1905, assure ' autant qu'il est possible .la protection des oiseaux utiles à .l'agriculture et même celle ' des (autres espèces. Cet accord international est intégralement : respecté en certains pays ; il ne l'ésit point ' en certains autres, et ta France et 'la Belgique donnent sous ce rapport un dépora.ble ' exemple. Ije cas de la Belgique s'aggrave de ' celte circonstance, qu'elle contrevient aux ' dispositions de ta convention, en autorisant '• officiellement ll'eimploi- d'engins prohibés' dans la chasse aux oiseaux. De là ces odieux ! massacres de la saison d'automne, où toutes 1 les espèces sont enTCficp.pées, les « u.t'ïes » comme ies « nuisilies » (èeion la ciassifica- '• tic® adoptée e't id'ailteurs' absurde, tous les oiseaux ayant Heur utidité). * * * Dernièrement, lia .Ligue belge pour la protection des oiseaux, présidée par Al. La-coupe, de Staivetot, demandait ra l'Etat d'interdire •la vente, pour l'alimentlation, de tou't oiseau ch'anfeur de taillé inférieure à celle de la grive. Cette mesure a éité prise ïl y a deux ans -dans (le département des Alpes-Maritimes, par arrêté .préfectoral interdisant 1e colportage et la vente des petits oiseaux. faute de tells règlements, tout y passe — et dans quelles proportions ! C'est, sur tous les 'marchés, des ■chaippets de rouges-gorges, de fauvettes, de pinsons, de ros&ignoâs, de becs fins, de ilinots, de verdiers, de bruants, de mésanges, de bergeronnettes. Malheureusement, M. de J.o.ly, (préfet des Alpes-Maritimes, n'a pas encore (trouvé beaucoup d'imitateurs.* * * J'ai paillé naguère de l'ïioiTible persécution <loat les petits oiseaux étaient victimes dans tes départements du Midi. J'en parlais d après le témoignage de mes yeux. Au:jou r-d lui, je reçois communication d'une statistique établissant que, dans deux seuls ar.rori-dsseanenits de l'.a Gironde, on a capturé en iir.e année un million soixante treize mille mroiïdeHes, et que vingHiuit mille kilogrammes de petits oiseaux ont été expédiés, -en line seule saison, de quelques gares du Même.Mais le Midi de la France ne peut revendiquer ce triste privilège ; Je Nord ne reste ^us -en arrière : dans le département de ■ .'eurthe-et-Moseile, on a détruit, :dans le 'seul mois d'octobre 1912, un 'million cent Quarante-six mille rouges-gorges, rossignols «t mésanges !... Et les bravos gens qui, pour ia sati-sfac-lon de simples fantaisies ' gastronomiques Plutôt que de besoins réels, collaborent ù 'accomplissement de .pareils forfaits, s'étonnent de voir leurs champs dévastés, fours ^•Snes ravagées, toute la fortune agricole compromise —.autant dire leur propre existence ! •Pourtant, ils n'ignorent point le rûle «sentie! des oiseaux "dans l'harmonie du Saoe ; ce rôle a été suffisamment exposé, ex-Pupié, défini. Mais voilà, Geur mentalité est «JO'Ug sont irr'capabîe's 3e saerifisr à une '.considération supérieure le contentement in médiat du plus grossier appétit. Et que dire de ceux qui détiennent, i'aol-rité, se rendent un compte exact de !a situ: tion — et gardent une sereine apathie '? ♦ * * Je no me souviens plus qui a écrit ave autorité : u Neuf ans après la destruction de oiseaux, la ter.ro sera inhabitable pou l'homme. » I.'homme, si on le laissait faire, s'arran gérait de façon à amener ce joli résultat. Chasseurs de tout ordre, de toute classe, d tout' Age, gen-t pillarde, inconsciente et ma éduquée, empailleurs, piumassiers (ceux-ci pour le moment, ne sont pas à la noce, e comme c'est heureux !), tout cela forme m contingent formidable auquel rien ne résis terait si la protection des oiseaux n'avait |>a: trouvé dans l'opinion publique un soutien qu grandit et se fortifie chaque jour. Mais, encore une fois, les mesures priali lues ne suivent pas l'opinion d'assez près Je parle surtout pour notre pays. Jean ti'ARDEMNE. MENUS FAITS, PROPOS NOUS L'ULTIMATUM Le diplomate américain, chargé de remet tre ù Huerta, mission de confiance, l'ulti matum des Etats-Unis, ne trouva pas, ai mlais national, celui qu'il cherchait. ■On lui dit : « Voyez au «Compas», c'est h :a\ù en face. C'esl par là que le présidai, commence sa tournée quotidienne; il y lui iicusement, au moyen d'un cognac, le ret natinal. » Le diplomate alla au « Calé du Compat « en mexicain, El Compasso),il n'y vit (Huerta lenait de partir) que la patronne, la senore 0hilippe, qui lui conseilla d'aller au « Caji léopold », chez le senor Dclwande... Nullt mrt la pie n'était au nid, ce qui fit que li listinguâ plénipotentiaire, avec son uUima-um en poche, dut «faire» encore la «Royale», es « Mille Colonnes », la « Lanterne », etc. J'aime ù croire qu'il ne prit pas un grana teldedam dans chacun de ces établissements, :or, au lieu d'un Iluarfa (il finit par le découvrir), il en aurait vu deux et n'aurait pa.< tu auquel des deux remeilre le petit papiei lu président pacifique Wilson. La rencontre eut lieu au bar du « Jockey-7iul) »; on causa sur le zinc, sans trop de cordialité, mais enfin les garçons n'eurent m s à intervenir. Malheureusement, on ne t'entendit pas, et aujourd'hui, vous le savez, ■■'est la guerre- II est fdch-eux que la plus noble des causes, •elle de la paix, ait tiré si peu parti de mœuri :i aimables et si dénuées de morgue. Au bon vieux temps, sans remonter à Po Mius Lénas, qui traçait un cercle fatal au lour de l'objet de son message, la guerrt sortait fatalement de la remise d'un ultima um, d cause de la pompe de la cérémonie On vil des fois un chevalier vêtu de mêla ilanc entrer à cheval dans le palais de l'ad >ersaire et lui jeter vn gant, un gant assort m costume, c'esi-â-dire en métal blanc l'était bruyant, déclamatoire, provocateur 7. était déjà bien difificle de ne pas botter h •■hevalicr. Tandis que là, ■entre deux wliiskies ani toda, sous l'œil calmant du barman, parm es hauts tabourets, dans ie relent matina l'un lieu public qui sent le culol de pipe, U >oudre de riz et la fraîche odeur phimlisée di ■etiro marmoréen et ruisselant d'une ondi jure... il nie parait que tout aurait pu s'ar •anger... Mais, peut-être, l'endroit était-i trop gourmé, le barman n'eut pas d'initia iue. 'Ah! si Huerta ett le Yankée s'étaient ren :outre au « Café d-'Bl Compasso », je paru lue la smora Philippe leur aurait fait porte: '■e zanzibar... J^es deux clients seraient encore là. BOB. An iour le ionr w jj U POLITIQUE V.oiilà une de ces queslioins qui pré ' sentent l'aspect le plus insignifiant o-^Vj (le plus grave, selon que vous l'exa » minez d'après ce qu'elle .semble oi i'teiprèe ce qu'elle est en réalité. 'Dimanche, à Mons,. au Congrès de la Fé dération des cercles cléricaux, on' adoptia de " vœux » tendant à créer des « œuvres pour les Flamands, en pays wallons. Ce •< vœux (dit le Bien publicJ furent appuyé dialeiireuiseiment par le r. p. Maxim in, ce puciii, — on sait que les Frères^Mineurs s dévouent tout particulièrement à l'évangi fis'ation des Flamands de Wallonie. ». Tien; tiens... .Mais ce « capucin de Mans » n'a-t-ancivn rapport aivec un autre « capucin d Mons .» qui appela d'attention sur lui lors d la visite du Roi, d'une façon plutôt désagréc blo ? Devant cette nouvelle organisation, la Oc zette de Charleroi manifeste la plus viv alarme. Le Bien public lui répond, non moin longuement, et termine son article .par ce sages paroles : ■" Flamands et Wallons- sont d'ailleurs cho eux en Belgique, dans toutes les parties d la Belgique, et ils ont droit, partout, à n'êtr pas traités en citoyens inférieurs à raiso de la langue qu'ils parlent. » Voilà qui est au mieux, et. nous devon être, semble-t-id, tout à fait rassuré ? •Eh, pas tant que cala ! « A peine est-M besoin de dire que les pn positions de M. X... visent, non point ù. a; crer le flaminganfeme en Wallonie, mais sauvegarder les intérêts religieux, morau: professionnels, économiques, des Fiilanianc immigrés. Que voilà donc des mots fâcheux dans ur seule phrasB ! Les Flamands « immigrés i- est un terme particulièrement mala'droi puisqu'on vient de nous rappeler qu'il n'y •- qu'une pairie belge : .D'autre part, nou i- croyons sur parolo le Bien public, lorsqu' mous assure qu'il s'agit, avant tout, des inti rêtis « rengieux, moraux », etc., lisez don politiques. c Mois alors, il est certain que ces groupe 3 ment ne visent qu'à établir, en Wallonie, I r système qui servit à asservir la Flandre. L flamingant'iame devient simplement articl d'exportation. Vous comprenez allais pourquoi le Biet •' publie partie do « petits Flamands » tombé ' sur la terre wallonne (sic). Pourquoi, il n'hé ' site pais, en veine de « gaffe » ù comparer soi 1 v œuvre » aux1 écoles des Allemands en Be! 1 gique... Ceux-ci fendent à ce que leurs éjèvc restent de fidèles sujets d'un imonarqui î étranger. Pour quel! souverain traiVaiilleron 1 Iles cléricaux flamingants en Wallonie ? 'Ce mouvement, qui pourrait être un exeel tent effort populaire, ne séria qu'un nouve instrument de guerre, avec cette circonstanci aggiravanle.de s'installer en pleine W.alloni: fà où l'on eat peu indulgent à ces genre; de plaisanteries. PETITE CHRONIQUE Regards en arrlàrs 27 avr il 1910. — Pauïhau franclrib, avec étape la distanco Londros-Manohe-ster eu aéroplane 295 kilomètres. Wagner à Berlin. Le « cycle Wagner », que donne, ac-tueille ment, de théâtre de :1a Monnaie, av-eic le con-couiis de chanteurs .allemainds r.éputés, eut plusieurs précéd-ents, notamment à Bei'lin. E r. 1881, Wagner, qui était un menveilloux met' teur en scôme, — dont, aujourd'hui encorè, on respacte, .pieusememt, les t raidillons, — dirigeait, au théâtre Victoria, tout-es les répétitions de's « Nie'belungen ». Impatient, parfois même brutal envers ses interprètes, ill leur insufflait,'du moins, une foi ardente; et les premier ei second cycles obthir-ent um enthousiaste aiocuieiT.Aiprès avoir entendu «S'iegifridd», Ernesto Ross'i s'écriait : « Auprès cela, il n'y a plus que1 le déluge ! » Maligné ses 85 ans, l'empereur duimème, — bien qu'élevé dans le culte d'un art'tout différent, — assistait à la. plupart des rqpréseinta-t-ions, ein compagnie de sa sœur, la ,grande-du-ohees-e de M'ecklembourg, %ée de Ù7 ans... Gomme Wiagner, enchanté, avait regagné Bay-reoith, ip-our ,y célébrer, — en faimllle, — son anniversaire, W y reçut un long télégramme, er. vers, .de Fôrster, le directeur du théâtre Victoria, télégramme qui se terminait par ces mots : « .Con'diuis-nous, Maître honoré, à de .nou veaux combats, à do nouveaux triomphes poui ton art ! A toi, la faveur du peuple allemand Aveic tioi, tous les grands esprits ! » iGe à quoi le grand Richard, le soir même, répondit : « Le peiuple alllemand, c'esit beau' coup dire. Je comptais sur .vous, et j'ai osé. A qui l'An vériliaiblô? 1:1 s'agissait de le mon trer ! A^ous me fûtes fidèles ; la partie est ga-ginée. De nom de Wagner peut retentir. ». Tout simplement.., G^=i> L'auto grise. M. Cail'laux a parcouru son arrondissemen de Mamers, — en tournée électorale. Il a ex t pLJiqu'ô à tous les électeurs comment Gastor ; Galmette ajvait sba'is.é son foyer et comment , lui, vivant, iest la victime die ce mort. | « Le moi't saisit 'Le vif ! » Jamais ice vieil ■ adage n'aivait été au-ssi singulièreiment aippli ( qué. A l'heure où paraîtront ces lignes, nou-saurons comment l'électeur français l'aura in f fcerpiiété. M. Cat'iLlaiux parcourt ses flefs en auto. Unt auto grise. Et le « Figaro », dimanche, parlai" de « l'auto grise désormais céllèbre ». Est-ce hasard ? est-ce une de ces ironies mor ' dantes et comme distraites que île «ploutocraft •démagogue » sait rencontrer chaque jour dans les .colonnes de notre grand confirère ? Nous nt le saivons ! Ge qui est certain, .«'est que c l'autt grise célèbre » entre toutes, est celle de Mont gerùn, de la place du Havre, de Chantilly celle des fameux bandits en auto ! Il ne faudrait pas confondre. Ceux-ci possé idaient (pjbus d'un browning. (5=^5 Le temps des Jilas. Dans le train, un affreux bonhomme mariqu vous éborgner on maniant une énorme 'boit de branches d'arbres, dont les bouts rude vous ont frôlé le visage. Vous songez à boxe " l'intrus lorsqu'un parfum vous arrête : le coli 1 malencontreux est composé de lilas. Au marché matinal, les bouquets s'entasser ] à hauteur d'homme; ils vont encombrer de liîa les revendeurs de toute espèce. Et si vou - voyez du vert qui frémit au-dessus des mur des derniers jardins bruxellois, vous y décoi d vrez bientôt le thyrse violet, moussant, bor - dissant. partout comme une marée de jcï: 5 L'ivresse de ce parfum délicat et fort de cett fleur exquise et commune comme la jeunes? , et l'amour, durera quelques jours ù. peine. ...Qu'importe, puisque cette heure aura ét plus véritable que tant de jours mornes. PeRtstebleaux de la rue. ? 'Elles sont 'trois, .comme ies Grâces et les vei û tus théologales, trois petits bouts de femm< - qui révolutionnent la rue Neuve. Toutes crâne nez au vent, sacoche sous te 'bras, comme /un - serviette de député, elles voient converger se q elles les regartfs d'une foule un brin amusée s un (brin scandalisée. Car elles ont, — usurp; s tion d'un privilège masculin, — les mair dans les fpocihss d/3 r.eurs... jupes 1 z -Un brajve professeur, qui n'en croit (pas so e cristallin, a tiré son binoele et examine ci c rieusoment <ce -phénomène : peut-ôtre en e: a traira-t-il .une belle théorie sur révolution t 3a sarigue, ©eux vieilles dames trou vent l'ai « s tude des petites bonnes femmes scandaleuse « €e qu'en ose faire à prissent tout de même ! Pour un peu, elles rappelleraient aux aud cieuses le respect des (bonnes mœurs et de : crinoline. l" (Soudain, aigacé par tant de succès, le gavr ^ che :de iia bande ilamce un : « Non ! mais pig ' imoi ces (ba'U'ots I » Et les ballots éclatent < ■s rire, point fâchés du tout. La foule a évolué, en bien, depuis les jupe e culottas. Autrefois des violences, aujourd'h r' rdes sourire'3, — et presque de la complicité. 1 ; Sentiment... a. C'est par une de ces dernières belles nuits s dans une des chaussées où de larges estami ;i nets ayant conservé l'enseigne de l'auberge qu les fit naître abritent force sociétés de musi c que. Et comme il fait beau, toutes fen'être: étant ouvertes, un flot d'harmonie se répant dans 1a chaussée déjà solitaire et sombre Pourtant, quelqu'un s'est arrêté pour entendre u quelqu'un qui n'est autre que l'agent de police 13 de garde. Les musiciens répètent une fantaisie 3 sur la chanson populaire : « Je sais que vous êtes jolie ! » Tous les cuivres et la caisse agré 1 mentent le couplet. Mais la tendre phrase insi ' dieuse descend de là haut dans les notes clai- - res des pistons et le bon garde l'écoute dans la î rêverie des simples... Ce guerrier serait-ii - amoureux ? 3 Cueillette judiciaire. , Au cours d'une promenade dans le Palais de Justice encore un peu désert, nous sommes entré dans trois salles d'audience. La visite ne ' fut pas inutile, car voici les phrases que nous 1 eûmes le a$aislir de recueilliir dans chacune ? des plaidoiries prononcées devant nous. 1 Au tribunal correctionnel, en- une pérorai-5 son éloquente ; « Je vous supplie d accorder, messieurs, votre indulgence a mon client. Sa femme a mis au monde hier un TOCJT JEUNE enfant. » A l'étage supérieur, où l'on plaidait une affaire d'interdiction : " Cet homme .n'a pas conscience de lui-même. On ,1e mène en- laisse' a.vec un verre de bière. » , Enfin, au tribunal de commerce : « Croyez-vous donc qu'un navire se promène avec ses lettres de voiture en pochc ? » NcmveJ!®s à î& main A la foire d'iEttev'beek. (Deux: messieurs flânent devant ies -baraques. Entrons-nous voir cette femme colosse? — Ça n'est pas bien curieux. — TJ'ne femme de deux cents kilos! - — > L'ÉLECTION D?HAZX!3ROUCK UN NGiML ABBÉ DMNS LE CAS D iJN PRETRE DEMOCRATE SOUTENU PAR SES CONCITOYENS ET COMBATTU PAR SON EVEÇUE (De notre envoyé spécial.) Hazôtorouck, le 26 avril. L'élection d'Hazobrouck présentait pour -nous un intérêt particulier, non seulement à cause de la violence et du pittoresque de la campagne qui l'a précédée, non seulement à cause de (la proximité de 'La frontière, mais aussi parce que les conditions dans lesquelles se présentait l'abbé CLemire rappelaient 'étrangement les luttes que la démocratie chrétienne intégrale eut à soutenir dans arotre pays a-vec re parti catholique offlciell. Nous retrouvons dans l'élection d'Hazebrouck le drame de conscience qui finit par coûter* la vie ù l'abbé Daens. 'Il y a ving't /ans que l'abbé Lemire représente )1 'arro nldiissiem e ni; d'.Hazebrouck ; il y a vingt ans que ce coin de Flandre, îcafihouique, mais démocrate1, îiest.e fidèle à ce brave homme qui avait rêvé de concilier 3a ïtëllijgion avec 3a République, le respect de son évêque et ceflui du suffrage universel. Le clergé commença par l'appuyer, puis il demeura neutre. Depuis la iloi de, séparation, depuis le coinibisme, il est franchement hostile. Mais ce n'est que depuis quelques années qu'il mène vraiment campagne contre l'abbé démocrate. Celui-ci avait conservé jusqu'à ces derniers temps de nombreuses sympathies .parmi ses confrères de la campagne. Mais depuis • uu ^n environ, il est en guerre ouverte avec : le nouvel évêque de Lille, et celui-ci a doainé à son clergé des ordres sévères et formels. UNE SITUATION FAUSSE Il faut avouer que la situation de l'abbé Le-mire, comme celle de tous les prêtres poldti-| ciens, était assez fausse. Ou bien ils obéissent aux ordres de> leur évêque et alors -il ne . sont qu'une unité dans le parti,un peu plusem péchés que les autres; ou bien ils ont leur personnalité, leurs idées propres, leur interprétation particulière 4u devoir chrétien et du devoir politique, et alors ils cessent d'être les parfaits catholiques que leurs partisans veu--, lent voir sous leur habit. n Qui dit catholique dit obéissant serviteur d:C g l'Eglise» Dès que l'Eglise s'occupe de politique r active, le catliolique intégral est obligé d'ac-s cepter, e-n politique, le .mot d'ordre de son che] 'hiérarchique. S'il n'est -pas décidé à le faire t le conflit doit iéc:later tôt ou tard. s C'est ce qui s'est produit pour l'abbé Lemire s (Pendant vingt ans, ill a pu louvoyer, tergiiver s ser, équivoquea* : :Le moment est venu où on 1'; i- mis au pied du mur : il a fallu choisir entre sr 1- conviction, républicaine et démocratique et •. foi ireligieu'se. Bl trouve moyen d'équivoque" e encore, puisqu'il garde, sa robe de prêtre, c e qu'il se présente aux électeurs, malgré rintor idiction de son évêque. c Mystère des âe^ës.cléricales auquel, il con vient, du reste, de ne toucher qu'avee délica tesse, car :!& situation de cet homme pris eaitr sa carrière, son intérêt, sa conviction politi que, et une fod, peut-être vacillante, a queSq-ui •* clioSe d'infiniment douloureux. 0 UNE GUERRE AU COUTEAU r Les industriels (catholiques du Nord ont l'ai !, è. 3ab:b,é L'emine une guerre acharnée, un gu'ewe au couteau. Même si l'on fait la par s des exagérations et ides histoires de brigand dont les amis de l'abbé so font l'écho, il c: u certain qu'ils ont usé ide. toute ilcur ir !- fluencé pour obtenir de 'l'évêque de Lille u désaveu formel de leur ennemi politique, e On lui a représenté qu'il avait voté avec le î- ennemis de l'Eglise, qu'en Flandre, il fais a : ouverteanent ide da démagogie, .excitant l'or » -vrûer contre le patron, ie .fermier contre le pn r- priétaire. a Après avoir longtemps .hésité, R'évêque écouté ces voix et, depuis lors, il n'est pas c o- persécution .dont on n'ait abreuvé le prêtre r 2- publlicain. .Son journal a été condamné, sr [e principal; lieutenant, M. Bonté, a été exco1: munie, ses agents, ses amis, ont été boycott s- partout. Lui-même a été frappé de toutes 1 ai peines «c-ïHésiastiques dont disposait J'autorii Dans fous villages, les prêtres refusent l'a solution à tous ceux quii sont soupçonnés di , soutemr l'abbé Lemire. Mais les électeurs français de l'arrondisse i ment d'Hazeibrouck sont des Flamands obsti - nés, des têtes dures, comme disait Charles If ; Téméraire, et beaucoup d'entre eux restent fi l dèles à ce député qui est des leurs, qui pense • sent comme eux, parle 'leur patois, et leur t ' rendu d'innombrables services. ! Il est incontestable que l'abbé est encore très 1 aimé .dans le pays, et que, sans l'appui officiel 1 de l'évêc-hé, son concurrent, M. De Groote, eûï eu peu de chances. A HAZEBROIICK Hazebrouck est- un gros bourg flamand qui ressemble à beaucoup de gros bourgs flamands de Belgique, à cela près qu'on n'y voit nulle trace du style Heileputce-iCLoquet, et que la gare n'a rien de goiarique. Peu de caractère, aucun monument digne d'intérêt, mais un pittoresque aimable et confortable que met fort bien éin valeur cette belle matinée de printemps. Beaucoup d'enseignes-en flamand, dont ctoierci : « in de Fransche Soldaat » (au soldai français).Car la fidélité au patois flamand s'accorde très bien, ici, avec le patriotisme français le plus ardent. Dans les cabarets, on! parle le flamand ; dans les cafés bourgeois, le (français. Mais, de temps en temps, une phrase flamande se glisse dans la conversation,et l'un ides éléments de succès de l'abbé Lemire est l'humour avec lequel il s'exprime de temps en •temps dans le vieux patois local. Le soleiii luit-, un. joli soleil du dimanche. En Bielgique -nous dirions, selon le plus vénérable ides clichés électoraux, que c'est le soleil des Gueux. Dira-t-on tout à l'heure que c'est le soleil de l'abbé Lemire, candidat républicain et, somme toute, bon gré, mal gré, anticlérical ? Le fait iest que ses partisans sont pleins de confiance. Hier soir, — je suis arrivé hier soir, — dans la paix .de la petite ville (endormie, j'ai passé la soirée dans un café, je suis tombé dans un groupe de l-enr iris tes ardents. « Il passera avec deux mille voix de majorité, » s'écrie un jeune adjudant revenu au pays en permission. Et cependant, on n'a rïen égiLi-gé pour détruire la solide popularité dont il jouit dans le pays.iCest surtout au confessionnal que s'est fait, la propagande antilemiriste. On raconte à ce sujet quantité d'anecdotes. Dans un bourg voisin, à Steenvoorde, on a refusé l'absolution à deux vénéraUles dévotes, doait îles libéralités enrichissaient l'Eglise, parce qu'elles entendaient demeurer fidèles à leur amitié pour •l'abbé Lemire. Dans un autre village, un ouvrier, ,s'.é-tant vu refuser l'absolution à deux reprises différentes, est retourné à confesse une troisième fois ; il est demeuré pendant une heure et demie à discuter avec le-curé; les éclats de voix des adversaires s'entendent dans toute (l'église, et finalement l'ouvrier lemiriste a obtenu gain de cause. Il est sorti trompant, et absous, en disant de son pasteur : « Je llui ai cloué le bec ! ». COMME DANS LA BELGIQUE CLERICALE 'Mais Iles efforts des cléricaux adversaires de l'abbé ne se sont pas bornés là. Les gros propriétaires fonciers, dont M. De- Groote, qui es1 de leur castie, est le représentant, ont pesé de tout leur pouvoir sur leurs fermiers. Leurs journaux ne se sont pas contentés d'accuser l'abbé Lemire d'être le candidat de Mme Cal!-Oaux et de Rochette, — tous les cand.idat-s de France se jettent Rochette et M. C ailla ux à lo tête, —- mais d'être l'allié, l'ami des anarchistes et de la bande Poîlet. N'est-ce pas que c'esl étonnant comme cela rappelle certaines campagnes électorales en Belgique 1 « Mais tout cela, ne l'empêchera pas, conclu; (l'adjudant., d'être élu. Ifl est si populaire, i: connaît tous les électeurs par leur nom, il- c rendu tant ide services ! » It a rendu tant de services ! Tout est là, avec iLe scrutin d'arrondissement. Le député, qui r rendu beaucoup de services individuels, es1 jusqu'ici indéboulonnable. Voilà pourquoi l'ab bé Lemire triomphera. A moins que... iL'Eglise dans ces Flandres catholiques.mêmt françaises, est une -redoutable puissance. LES OPERATIONS ELECTORALES /ElUes sont calmes et ne présentent guèrj plus de pittoresque qu'en Belgique. Dans um saille d'école ou de mairie', un monsieur, l'ai: assez respectable (généralement il a urr< barbe), -entouré de quelques autres messieurs reçoit les électeurs et leur- remet -une enve loppe avec laquelle ils pénètrent dans 3'iso loir, où ils y introduisent le bulletin, qu'ils on généralement reçu- imprimé des mains d'ui camelot. Le vote consiste à choisir entre le divers b.ulleàins que leur ont remis les carne Ilots. Cet isoloir et cette enveloppe' sont, ei France, des innovations dont on attend beau coup. Quant à l'animation de la petite viîle.elle es médiocre. Quelques groupes stationnent de vant le « Cri des Flandres ». le journal d l'abbé Lemire. C'est une modeste, très modest maison ; mais, à la fenêtre, on admire un g: gantesque portrait de l'abbé, œuvre d'un ai itiste photographe du nom de André Biebuycl QUE DIT L'ABBE? iMads que dit-âl, cet abbé. Je cherche à 1 joindre. 11 est, pour l'instant inabordable, oi cupé des manœuvres .de la dernière heure ( soigneusement défendu par ses gardes d corps. Du reste, tout le monde .sait .ce qu'il di ' l'-albbé : « Je ne suis pas contre' les riches,m a je suis avec les pauvres. Mon programme, 3 voici : le maire à la mairie, l'instituteur l'école, le curé à d'église. j» Je ne suis pas un révolté, je suis une 1 t bel'lié : votre liberté à vous, votre Tiberté p 2 llitique, votre liberté sociale, et même votre J i ber-tié religieuse. Oai continuer>a à me r eprése s ter comme un prêtre indigne. Je suis un prêt" ;î qui souffre, et beaucoup d'entre vous, c-atbo . ques. souffrent comme moi, parce que noi d croyons que la religion n'est pas faite poi l'exploitation et ,1a tyrannie, mais pour l'éma s oipa.îlon et 3a bonté. Je n,e suis pas contre 1 t -gros. Je veux que chacun ait son jardin, ■- .maison, sa retraite, et sa petite part de bo ). heur terrestre. Je veux que l'Eglise soit bon et qu'elle s'inspire de la vraie morale chi a tiienne. » e Ce- sont !à, incontestablenrenit, des idées tr î- simples, très justes :et-:.. très électorales. n * * » i- On verra plus loin, parmi nos dépêches js France annonçant les résultais des électio :.3 françaises, que l'élection d-e Tabbé Lemire é. assurée par pj-us de deux mille voix de ma h- rité. LES ELECTIONS PtUUlUA A 1 * 1 JBL J- KJ SL~Â M o Renouvellement intégral de la Chambre des députes Les premiers résultats qui nous parviennent ne sont pas nombreux. Cela tient évidemment au système de votation récemment adopté et, peur la première fois, appliqué aux présentes élections législatives. La mise sous enveloppe du bulletin, si elle fait respecter le secret du vote, est de nature à retarder ie dépouillement du scrutin, il est donc à prévoir qu'un fort retard s'ensuivra, par rapport aux précédentes opérations électorales. Les résultats d'ores et déjà connus ont leur importance : nous voyons d'une part, M. Mi!-lerand réélu, nonobstant la formidable opposition des socialistes unifiés et des radicaux. D'autre part, M. Pain'evé, député sortant, une des gloires des mathématiques, et « deuxan-nistes » enragé, est mis en ballottage par M. de Montebello, député sortant de Reims, et président de la commission de l'armée, qui avait abandonné son ancienne circonscription, spécialement pour lutter contre M. Painievé. M. Briand est réélu : ce qui était attendu. Et l'abbé Lemire est aussi réélu : beau triomphe de la fidélité populaire. Nous voyons réapparaître M. Lasies. RÉSULTATS PAR<IS" (Seine), ôe arrondissement. -j- BALLOTTAGE entre M. Painievé, rad. soc., dép. sort., 4,539 voix-, et M. Lan nés de -Montebello, conservateur, dép. sort, de Reims, 4,361 voix. PARIS (Seine). 12" arrondissement. — -U. Milleviand, soc. nid., est ELU. (PARIS (Seine), 2° arrondissement. — M. Charles Be.noist, progress.. est REELU. PARIS (Seine), 4e arrondissement. — M. S'alli, progress.. est ELU. 'PARIS ((Seine), 6e arrondissement. —iM!. Lasies, plébiscitaire, a ne. dép., est ELU. PARIS {Seine). 11e arrondissement. — -BAL-LOTAGE entre M. Patin*, rapp. de la loi de •trois ans, 3,040 voix: M. G'aeon.net, .rep. de gauche, 1,653 voix, et M. P.-ŒL Loyson, rad. (unifié, l,-i49 voix. DS^S LES DÉPARTEÎÏIENTS 1ÎAZEBROUOK, 2e circonscription. — L'élection de M . l'abbé Lemire est assurée par 2,000 voix de >major»iité. • SAfNT-ÈTIE'NNiE (Loire). — M. (Briand est ELU. HORS FRONTIERES Dimanche, 26' avril. L'ruén-ciiienl. capital de la tournée, s'il n'était les élections législatives françaises, serait la médiation des républiques sud-œmé-ricaines dans le conflit des Etais-Unis et du Mexique. Sans vouloir parler des conséquences im-médiates,-Von peut prévoir à longue échéance, des réactions au plus haut point importantes de cette mlei^enlion. Les puissances australes, si longtemps considérées comme 'mineures, prennent, pôlUkjuemenL parlant, une . importance mondiale, alors que leur pari d* influence résidait, iusqiCà présent, dans . le seul domaine économique. .Vous pouvons également y voir une application intéressante du prmeipe de Morvroë. Jusqu'à présent, V « Amérique aux Américains », se Imduisuil trop facilement par ■ /,'« Amérique aux Etats-Unis «. A partir d'aujourd'hui, il n'y a plus hégémonie du Nord ; • la démarche du Brésil, du Chili et de l'Argentine ouvre une ère de coopération consciente de tous les éléments américains pour. . ; le plus grand développement et la pac'tfica-. lion du Nouveau Continent. ■ l^a crise mexicaine L'opinion sud-américaine propose ia médiation t De Santiago, le 26. — Les journaux de San- î tago du Chili, particulièrement le « Dario Illus- s trado » et le « Mercurio », conseillent à la chan- - cellerie chilienne de s'entendre avec les- chan-i celleries de la République Argentine et du Bré- - sil pour proposer une médiation amicale au Mexique et aux Etats-Unis afin de résoudre le t conflit, actuel et d'éviter une guerre. ILes grandes nations sud-américaines la suivent dans cette voie De Washington, le 2G. — L'ambassadeur du Brésil et les ministres de l'Argentine et du Chili ont rendu visite à M. Bryan,samedi, pour ' discuter la possibilité d'une solution amiable de la question mexicaine et ont offert les bons e offices de leurs gouvernements. On a annoncé plus tard que le président Wil-,t son avait accepté les bons offices de ces gou-u versements. l Voici le texte de l'offre ,des trois républiques ^ sud-américaines- : « Dans le but, de servir les b intérêts de la paix et de la civilisation, en toute confiance et avec le plus grand désir d'empA-d cher une nouvelle effusion de sang qui nuirait a la cordialité et. à l'union qui ont toujours en-touré les rapports des gouvernements et des !" peuples de l'Amérique, nous, plénipotentiaires du Brésil, de la République Argentine et du Chili, dûment autorisés, nous avons l'honneur ? d'offrir au gouvernement de Votre Excellence 1_ nos bons offices pour arriver à une solution JS pacifique et amicale du conflit entre les États-ir S Unis et le Mexique. Cette offre traduit, sous !l" forme autorisée, les suggestions que nous -'s avons ru l'occasion d'offrir antérieurement à ;:1 ce sujet- au secrétaire d'Etat, à qui nous re-n" nouvelons l'assurance de notre plus- haute et 16 plus distinguée considération. » é- Le président Wilson accepte ès ne Washington, le 26. — Voici le texte de la réponse de M. Wilson aux propositions des Républiques sud-américaines : de « Le gouvernement se sent oblige de dire ns franchement que ses rapports diplomatiques îsl-J avec le Mexique étant pour le moment inter-jo- S rompus, il ne lui est pas possible d'ar-nucr i tju'il pourra, sans délai, discuter le plan de mé-

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