La dernière heure

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s.n. 1914, 06 August. La dernière heure. Seen on 15 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/0z70v8b51q/
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y BUREAUX 9, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi Les annonces et réclames sont reçues aux bureaux du journal et à l'AGENCE EÂVAS, 8, place des Zttartyrs, 8 (1« étape) & Bruxelles. ** ■■■■■■ . i t La Dernière Heure1 Ed. LE PLUS GRAND JOURNAL BELGI, LE MIEUX RENSEIGNÉ SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifier par expert* comptable» assermenté* prè» de» tribunaux, le* tirage» quotidien* et moyen» de *e* numéro* payant*. Conttat i PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS 1 I N 218 NEUVIEME ANNEE JEUDI 6 AOr 1914 CINQ CENTIMES L ——— 1 ^ M LA SITUATION DES CIVILS EN TEMPS DE GUERRE Beaucoup de personnes se font une fausse idée "de l'état de guerre et, donnant libre cours à leur imagination, s'alarment avec excès. Les récits des guerres lointaines — récits souvent exagérés par l'art habile du conteur — hantent leurs cerveaux affolés et leur font voir les choses les plus invraisemblables. Mais nous ne vivons plus à l'époque de ces iconoclastes qui détruisaient pour le plaisir de détruire. Quoi qu'on dise paradoxalement, la civilisation a fait un pas énorme depuis ces périodes troublées de l'histoire et des lois — les lois de la guerre — ont été édictées, comme nous l'avons dit déjà, pour défendre la vie et la propriété des habitants d'un pays envahi. Rassurons-nous donc en constatant quelle est la réalité des faits à prévoir. L'état de guerre a pour première conséquence de donner à l'autorité militaire la prépondérance sur l'autorité civile, soit dans le pays même, en tant que l'exige le succès des opérations, soit sur les territoires ennemis momentanément occupés. Les tribunaux militaires d'une nation sont compétents, sauf les restrictions établies par les lois de cette nation elle-même, pour juger les militaires étrangers coupables d'infractions aux lois militaires et les étrangers qui, appartenant à la nation ennemie, violent les règles de la guerre et tombent au pouvoir des dits tribunaux. .Mais ces personnes ne sont passibles que des peines encourues par les nationaux pour des infractions analogues. En général, les autorités militaires de chacune des nations belligérantes sont tenues d'user de leur pouvoir pour faire respecter par leurs subordonnés les lois de la ' guerre telles qu'elles sont admises par les nations civilisées et pour protéger tant les neutres que les ennemis demeurés étrangers à la lutte. Chaque nation répond ainsi des délits el'dôs excès Commis"par ses troupes par suite d'indiscipline ou en violation des droits do la guerre. Comme on le voit, ces mesures sont très rassurantes pour les habitants d'un pays occupé. La loi militaire, ou mieux la « loi martiale », en tant qu'elle a été proclamée, suspend toutes les autres lois qui seraient en conflit avec elle. Les fonctionnaires et employés civils de tout ordre qui consentent à continuer leur service ont droit à sa protection; ils ne doivent être punis disciplinairement que s'ils manquent aux obligations acceptées par eux, et livrés à la justice que s'ils les trahissent. En cas d'urgence, l'autorité de 1 Etat envahissant peut exiger le concours des habitants, alTn de pourvoir aux nécessités de l'administra lion locale; mais, comme l'occupai ion n'entraîne point le changement de nationalité, on ne peut les contraindre à. prêter serment à . la puissance ennemie, ni à l'aider dans ses travaux d'attaque ou de défense, ni à prendre part aux opérations militaires-contre leur propre pays. On a seulement le droit 1 de les punir s'ils ne se soumettent ' pas aux règlements dans l'intérêt de l'armée d'occupation ou s'ils commettent contre celle-ci des I actes d'hostilité. e Si l'armée envahissante est sub- { stituée au gouvernement du pays r conquis, elle n'y exerce cependant pas un pouvoir absolu ; tant que c le sort des territoires est en sus- 1 pens, c'est-à-dire jusqu'à la paix, ? l'occupant n'est pas libre de dis- T. poser de ce qui appartient encore à l'ennemi et ne peut servir aux r opérations, de guerre. De là les règles suivantes : L'occupant n'a le Jj droit de saisir que le numéraire, ^ les fonds et les valeurs exigibles t. ou négociables appartenant en c propre à l'Etat, les dépôts d'ar- n mes, les approvisionnements et, en général, les propriétés mobiliè- £ res de l'Etat de nature à lui servir 11 pour ses opérations. b Les biens des communes et des îï établissements consacrés à la charité, à l'instruction, aux arts, aux L sciences. aux cultes, sont insaisissables. Toute destruction ou dégradation intentionnelle de semblables établissements, de monuments a. historiques, d'archives, d'œuvres d d'art, etc., est formellement inter- ti dite, à moins d'impérieuses néces- B sités militaires. Si les pouvoirs de l'occupant sont v: limités à- l'égard des propriétés de 3f l'Etat ennemi, à plus forte raison Vi le sont-ils quant aux biens des par- j.1 ticuliers. En principe, la propriété p, privée doit être respectée et ne peut vi être confisquée. Les moyens de « transport appartenant à des socié-tés privées ou à des particuliers vi peuvent être saisis, mais à charge d< de restitution si possible, et moyen- er nant indemnité à régler à la paix! ~ R. B. fe i j L'INVASION DE NOTRE TERRITOIRE : LA RÉGION DE HERVE OCCUPÉE f: rt j "HEROÏQUE ATTITUDE DE NOS SOLDATS -t- Les " boy scouts „ acclament le roi La reine restera à Bruxelles i a i i pq dpfmif uu i v1uv PREMIERS COMBATS PREMIÈRES VICTOIRES Dès que nous parvint la nouvelle de l'occupation de Dolhain par les troupes allemandes, nous sommes immédiatement rendu sur place pour contrôler les bruits si divers qui commençaient à se répandre. Gare du Nord on ne délivre plus de :oupon pour une destination dépassant Liège, et lorsque nous arrivons dans la ïapitalc wallonne c'est en vain que nous tentons de trouver un train pouvant cious conduire plus près de la frontière. Il nous faut donc filer en auto par la route. Les grands boulevards qui, partant de a rue des Guillemins vont vers la place lu Théâtre, au centre de la ville, sont )ccupés par l'artillerie de campagne at-endant là l'ardre devant délivrer tous ;es braves d'une inaction qui déjà com-nence à leur peser. La population de la ville est sous le :oup d'une émotion intense; un monde ou dans les rues, mais il n'y a de ma-îifestation d'aucune sorte; le public se >orne à applaudir frénétiquement une roupe nombreuse de volontaires s'en al-ant vers la caserne Saint-Laurent. .'OCCUPATION DE VERVIERS ET DU PAYS DE HERVE PAR LES TROUPES ALLEMANDES Suivant le cours de la Vesdre, un parti ,vancé de cavalerie allemande, venant ['Eupen, avait occupé le^ bureau fron-ière, puis* pénétrant délibérémènt en Belgique, avait occupé Dolhain. La cavalerie ennemie s'avança alors ur Hodister, où le gros de ce parti a-ancé pris position. Un détachement de 00 cavaliers allemands continua de l'a-ant. Ne trouvant aucune résitance, il ntra dans Verviers et, passant devant hôtel de ville où l'on avait hissé le dra-eau blanc, ils se dirigèrent vers Ensi-al et Pepinster." Dans cette dernière lo-alité, les Uns prirent la route vers Spa andis que les autres se dirigèrent sur la allée de la Vesdre, en passant à Nesson-aux et Goffontaine où ils rencontrèrent es routes barrées par des arbres posés n travers de la voie. C'est à partir de e moment aussi au'ils se heurtèrent aux remières sentinelles avancées, lesquel-îs donnèrent l'alarme. • LES PREMIERS ENGAGEMENTS Les troupes allemandes s'étaient avancées également vers d'autres points du ' pays de Herve et jusqu'à Visé. C'est là ' qu eut lieu le premier engagement : Il était 11 heures et demie du matin ; • les soldats d'un régiment tie ligne ;;.:er-| çurent, soudain, un parti de cavaliers ' allemands venant de la direction de . Fourou-le-Comte, à quelques centaines , de mètres du pont que le u.nie u\ ;■.{ . t sauter dès le matin. Les hommes du 12e, immédiatement, furent placés en position de combat et 'ouvrirent le feu sur l'ennemi. Tout à coup, la voix grave du canon se fit entendre. C'était le fort de Barchon qui soutenait l'action des nôtres. 11 y eut un peu de désarroi parmi la troupe_ allemande. Elle s'avança cependant jusqu'au pont mais, s'aperce-vaiit alors qu'il lui devenait impossible d'aller plus avant, elle se replia sous le feu des nôtres et l'on assure -qu'un détachement du 2° lanciers, surprenant les Uhlans, qui battaient en retraite, aurait fait 25 prisonniers. 11 est incontestable du reste que la fu sillade a dû causer des pertes du côté allemand, mais nous n'avons pu, sur ce point, obtenir aucune précision. A 1 heure et demie de l'après-midi, la cavalerie allemande s'était déployée sur les hauteurs de Fouron-le-Comte, jusqu'à la route de Genck. Un parti avancé allemand était parvenu à s'emparer de plusieurs maisons de la rive droite de la Meuse où vinrent s'abriter un grand nombre de fantassins ennemis. Cette j compagnie d'avant-garde ignorait évidemment la première rencontre du matin, car elle aussi s'avança vers le pont de Visé et ce n'est qu'au moment où les soldats se furent engagés sur la première partie du pont qu'ils constatèrent qu'il avait été coupé. Encore une fois nos lignards, bravement, allèrent au feu. Pendant plus d'une heure et demie, nos valeureux fan-tassinà, sans céder un pas, soutinrent la fusillade ennemie. Un monoplan belge s'étant engagé en cet endroit, les obus allemands furent dirigés contre lui, heureusement, sans l'atteindre. Se trouvant dans l'impossibilité matérielle de dépasser le pont de Visé, les cavaliers et les fantassins allemands, soutenus par l'artillerie de campagne, ont alors tiré sur les maisons situées entre Visé, Hallenbaye, Lixhe et Nivelle. Les dégâts de ce tir furent a~?ez Conséquents. Le fort de Barchon soutint encore cette fois l'action des nôtres. DEUX ipRTS QUINZE CESSÉS Ce combat a été d'i: violence inouïe ! Les Belges furent a/ ,bles de courage et d'entrain ! Il y a. h i! deux morts et une quinzaine de bit i. Mais du côté aileinand les pertes t ete beau? m p plus considérables, r nos soldats étaient mieux protég t leur feu a dû causer dans les ran ennemis de sérieux ravages. D'autres engageme: eurent encore lieu sur divers pom jusqu'à la nuit tombante. Quatre escadrons, jJ-à-dire 600 hommes, sous les ordres u commandant Cumont, ont ia;t; ite .'s .«.ai des reconnaissances ong de la ligne de défense, si bien \ le général Léman, commandant 1 >osition fortifiée de Liège, était, à G res du soir, absolument fixé sur t différents points occupés par l'ennein 1 connaissait, en outre, grâce aux avilirs militaires, la composition et l'imrtance numérique des^ troupes ayant eiilri le territoire. Une reconnaissan d'officier des lanciers, ayant surpris ï parti avancé, le capitaine belge s'eii ira de la carabine d'un de ses homme» abattit deux Allemands, un troisi^j Vida les arçons et fut tué, lui au&sîJ M ciueloues autres purent s'enfuir à-b te abattue. D'autre part, un capitaine as Seifer-Uhîanen, nommé von Forstnc fut blessé au bras droit au cours d'uriipagement près de Beaufays et resta pBnnier des nôtres. Non loin de Bell», un « Taube ». aéroplane allemandslloté par un sous-officier, eut à essuyolne fusillade nourrie. Une balle atteint l'aviateur, alors qu'il était à 500 mètïde hauteur. L'appareil tomba à pic <ife pilote fut tué sur le coup. On assure Êjue ■ -ilemands ont franchi la Meuse à et occupent la partie frontière du ■bourg hollandais. DES PARLEMENTES ALLEMANDS A L|E Le mt'iéral Lénijïavait établi son a " 'î'di ? l'hôtel de Lu ' f 'infavise oincieli'e-nr'nt de l'arrivée deux parlementaires allemands. <|Ui de ient venir lui demander la reddition d places fortes de Liège et de Namut. Cette entrevue -u lieu vers 5 heures. Les parlementai allemands avaient obtenu un saui induit, ils arrivèrent sans encombre, n - l'on ne doutera pas un seul intsant la réponse qui leur fut faite : « Vous n-'attaqi ~ pas! Nous nous défendons ' aurait d en substance, le général Léman» UOI ne céderons que ae-vant la force. » Le- deux parlen itaires fiirent ensuite reconduits vers le ignés ennemies. LES ALLEMA >S AUX PORTES DE ! EGE Dans la soirée t< es les routes menant à Liège ont été oc( )ées militairement et des projecteurs j ssants, de temps à autre, venaient y , er une lumière crue. Ver- huit heim nous «.tant avancé jusqu'au point ex ;me occupé par nos troupes, c'est-à-di jusqu'à Chaudfon-taine. nous avons ppris eue les Allemands venaient d :euper Trooz. Us se trouvent donc mai enant à une douzaine de kilomètres < > Liège. PENS01S TOUS A NOS (OLDATS t Ils sont s mirables de con-ljfe_ fiance traquille. Ils sont Ljyj partis poi la frontière sans forfantéri» inutile, sans clameurs fanfaroni s. Ils sont partis les dents serrée le cœur ferme. Ils font leur de' ir avec une simplicité tragique. Nous les avon vus aller au feu, le sourire aux ivres, décidés à tout. On les a accli nés partout avec délire; nos cœur: ;e rythmaient sur leur pas; nos' : ux les enveloppaient de couray Suivons-les du regard, de toute notre pensée an :nte et ne nous livrons pas ici à < :s manifestations sans grandeur, f ayons de pensée que pour eux. Ne songeons ( l'à nos enfants, qui luttent pour la liberté de la patrie; c'est la suie formé de patriotisme permis* Pas de déclama ions, pas de verbiage, pas de vi es de fait sans courage. Montroi i à ceux qui ont violé nos droits U plus sacrés, qui n'ont pas craint e nous proposer un marché infâm , où devait sombrer l'honneur nàional, montrons-leur que nous s'o imes un peuple digne, un peuple libre, un peuple fier. Les Belges sont , l'ordinaire prudents et méfiants. Méfiez-vous. Les agents provocateirs sont nombreux. Songez à l'intérêt qui les guide. ' I Que toute votre Volonté soit tendue vers la victoire. Ils luttent, là-bas, nos frères, ïios enfants, nos petits, pour la patrie en danger. Nous ne devons avoir de pensée que pour eux. Vous avez été dignes, vous avez été forts, vous avez été grands. Ne déméritez pas! L'ANGLETERRE DÉFENDRA NOTRE NEUTRALITÉ UN ULTIMATUM A L'ALLEMAGNE Londres, mardi. —• A la Chambre des Communes, M. Asquith dit: En conformité de la déclaration faite hier par sir Edward Grey, celui-ci envoya de bonne heure, ce matin, un télégramme à l'ambassadeur anglais à Berlin, disant que le roi des Belges a fait appel au roi George pour demander l'intervention diplomatique anglaise. Nous sommes également informés que le ro\ des Belges a repu une proposition de l'Allemagne assurant la neutralité et l'intégrité du territoire et les possessions belges après la signa-' ture de la paix, si la Belgique permettait le passage libre aux troupe! allemandes à travers le pays et uttnaçant, en cas de refus, dé Irai L'amiral J. R. Jellicoe, commandant en chef de la flotte anglaise ter la Belgique en ennemie. L'Allemagne donnait un délai de douze heures à la Belgique pour sa réponse. Nous croyons savoir que la Belgique a refusé catégoriquement d'accepter celte violation flagrante des traités. Le gouvernement anglais est obligé de prolester auprès de l'Allemagne et de luidemander de renoncer formellement à la demande qu'elle a adressée au gouvernement belge et de donner l'assurance qu'elle respectera la neutralité du territoire belge. Nous avons demandé une réponse immédiate. Nous avons reçu, ce malin, de notre ministre à Bruxelles, la réponse allemande au refus de la Belgique d'accepter la proposition de sa première note. L'Allemagne est décidée à recourir à la force pour traverser le territoire belge. Nous avons aussi reçu un télégramme du ministre belge des affaires étrangères annonçant que le territoire belge a été violé. Des informations ultérieures montrent que les forces allemandes à Gemmenich avancent toujours à travers la Belgique. M. Asquith annonce que l'Angleterre a donné à l'Allemagne jusqu'à minuit pour donner les mêmes assurances que la France relativement à la neutralité de la Belgique. — llculer. Berlin, mardi. — L'ambassadeur d'Angleterre, sir Goschen s'est rendu, ce soir, au ministère des affaires étrangères pour y remettre une déclaration de guerre et demander ses passeports. — 1 lavas. LE COMMANDANT EN CHEF DE LA FLOTTE Londres, mardi. — L'amiral Sir John Jellicoe est nommé commandant en chef de la flotte anglaise. L'amiral Madden Londres, mardi.— L'Agence Reuter apprend que la communication suivante a été faite par le Foreign Office à minuit 15 : Par suite du rejet sommaire de la demande faite par le gouvernement britannique pour obtenir que des assurances soient données que la neutralité de la Belgique serait respectée,* l'ambassadeur britannique à Berlin a reçu ses ii-se-ports et le gouvernement britannique a déclaré au gouvernement allemand que l'état de guerre existe entre l'Allemagne et la Grande-Bretagne à partir du 4 août, 11 heures du soir. — Reuter. est nommé che fd'état-major. L-o roi a adressé à l'amiral sir John Jellicoe le message suivant : c En ce gjave moment de l'histoire nationale, je vous envoie à vous, et, par votre intermédiaire, aux officiers et équipages de la flotte dont vous avez pris le commandement, l'assurance de ma confiance que, sous votre direction, ils feront revivre et renouvelleront les anciennes gloires do la marine royale et qu'ils montreront une fois de plus qu'ils constituent le véritable bouclier de la Grande-Bretagne et de son empire à l'heure de l'épreuve. » — Reuter. i LE ROI ALBERT EST CONFIANT DANS SON ARMÉE La proclamation suivante, brève, mais combien caractéristique, sera affichée dans toutes les communes du pays : A L'ARMÉE DE LA NATION Soldats! Sans la moindre provocation de notre part, un voisin orgueilleux de sa force a déchiré les traités qui portent sa signature et violé le territoire de nos Pérès. Parce que nous avons été dignes de nous-mêmes, parce que nous avons refusé de forfaire à l'honneur, il nous attaque. Mais le monde entier est émerveillé de notre attitude loyale. Que son respect et son estime vous réconfortent en ces moments suprêmes! Voyant son indépendance menacée, la Nation a frémi et ses enfants ont bondi à la frontière. Vaillants soldats d'une cause sacrée, j'ai confiance cri votre bravoure tenace et je vous salue au nom de la Belgique.Vos concitoyens sont fiers de vous. Vous triompherez, car vous êtes la force mise au service du droit. César a dit de vos ancêtres: De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves. Gloire à vous, armée du peuple belge! Souvenez-vous", devant l'ennemi, que vous combattes, pour la ■ -ttbtrtr ivy i: i a brmtrci's: Souvenez-vous, Flamands, de la Bataille des Eperons d'Or, et vous, Wallons de Liège, qui êîes en ce moment à l'honneur, des six cents Franchimontois. Soldais! Je pars de Bruxelles pour me mettre à votre tctc. Fait au Palais de Bruxelles, ce 5 août 1914. Albert. LAGUERRE DANS LES AIRS UN AIGLE COULE A PIC POIGNANTE MINUTE Mardi, un aviateur allemand survolai4 la frontière bel .v. 11 montait un avion en forme d'aigle. Un de nos officiers-aviateurs décida de lui donner immédiatement la chasse, de le couler. Il s'éleva rapidement. Il y eut une minute poignante dans la lutte qui _ s'engageait : l'avion allemand fuyait; l'officier belge, brusquement, plongea dessus et le coula. L' « aigle » chancela un instant et tomba à pic. Les aviateurs belges Lanser, Verstrae-ten et Cosyns. viennent de s'engager, i !s sont venus offrir leurs services, mercredi matin, à l'état-major qui les a agréés. UN APPEL DES~SCOUTS Le chef-scout, général Corbisier, prie instamment tous les scouts de sa rallier à lui et de se mettre à sa disposition. Les jeunes gens qui désireraient s'enrôler dans les différentes phalançes sont priés de s'adresser à .l'etat-major des boy-scouts qui siège en permanence à la salle Patria, rue du Marais, 23, de 9 à 21 heures. Nous avertissons les parents que leurs enfants ne quitteront pas Bruxelles et ne seront chargés que cie missions en rapport avec leur jeune âge. lum*. LES PREMIERS CONTACTS FRANCO-ALLEMANDS Paris, mercredi. — Un communiqué du ministère de la guerre déclare que les opérations de la mobilisation française se poursuivent dans le plus grand ordre et le plus grand calme. Le3 réservistes ont tâché de rejoindre pour la# plupart. Des reconnaissances de cavalerie et des patrouilles d'infanterie franchissent partout la frontière française. Un escadron de dragons, qui s'était porté sur Villers-la-Montagne, a été refoulé par les chasseurs à pied qui ont fait prisonnier un sous-officier. Un régiment de cavalerie allemande, qui s'était avancé jusque Morfontaine, s'est replié devant une compagnie d'infanterie.17 Alsaciens qui essayaient de gagner la frontière ont été fusillés à Mulhouse. LES RELATIONS ANGLO-FRANÇAISES Paris, mardi. — Voici le texte des lettres échangées entre sir Edward Grey et l'ambassade de France à Londres, dont Le général Joffre, commandant en chef des armées françaises M. Viviani a donné lecture au coUrs de sa déclaration : « Mon cher ambassadeur, « A différentes reprises, au cours de • ces dernières çnnées, les états-majors militaires et navals de France et de Grande-Bretagne ont échangé des vues. Il a toujours été entendu que ces échanges de vues ne portent pas atteinte à la liberté de l'un ou de l'autre gouvernement de décider à n'importe quel moment dans l'avenir s'il doit, ou non soutenir l'autre Etat avec ses forcés armées. Nous avons admis que les échanges de vues entre nos techniciens ne:- constituaient pas et ne " doivent pas être regardés comme constr-1 tuant un engagement qui obligerait l'un ou l'autre dès gouvernement- à interve-1 nir dans l'éventualité qui ne s'est pas > encore présentée. Par exemple la répar-7 titlon actuelle des flottes anglaise et 3 française ne repose pas sur un engage-i inent de collaborer en cas de guerre. > Vous nous ayez cependant fait remarquer que si l'un ou l'autre des gouyerne- t ment s avait de graves raisons de redouter une attaque de la part (l'une tierce - puissance, sans aucune provocation, il s pourrait être essentiel de savoir si, dans i cette circonstance, il pourrait compter sur l'assistance militaire de l'autre puissance.J'accepte que si l'un ou l'autre gouvernement a de graves raisons de craindre une attaque, sans provocation, de la part d'une tierce puissance ou tout autre évé-e nement menaçant pour la paix générale, r ce gouvernement devrait examiner*immédiatement avec, s'ils ne doivent pas - agir tous les deux ensemble, pour empê-t cher une agression et maintenir la. paix > et dans ce cas. rechercher k\- mesures î qu'ils seraient disposés à prendre en com-i mun. Si ces mesures comportaient une action militaire, et les plans des états-s majors généraux seraient aussitôt pris t en considération et ies deux gouverne-i ments décideraient alors de la suite qu'il conviendrait- de leur donner. — H à va s. Le départ d'un réserviste français à la gare du Midi

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