La dernière heure

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s.n. 1914, 08 August. La dernière heure. Seen on 27 January 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/ms3jw87g1q/
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BUREAUX 19, RUE ST-PIERRE A BRUXELLES Ouverts de 9 à 5 1/2 Les jours fériés de 10 à midi le» annonces et réclames sont reçues ans bureaux du Journal Ot à i'A&EHCS K1V1S, 8, place dos ZSIartyrs. 8 (1«* étagre) à Sruselles. La Dernière Heure SEUL JOURNAL BELGE ayant fait contrôler et certifie» par expert* comptables assermenté! près des tribunaux, les tirages quotidiens et moyens de ses numéros payants. Constat i PAR JOUR : 125,922 NUMÉROS LE PLUS GRAND JOURNAL BELGE, LE MIEUX RENSEIGNÉ N* 220 NEUVIÈME ANNÉE SAMEDI 8 AOUT 1914 CINQ CENTIMES LES BOMBARDEMENTS L'expérience du passé et surtout les exemples de la guerre de 1870, où les Allemands employèrent en grand le bombardement des villes, ne laissent aucun doute sur l'importance. de ce genre d'attaque. On admet généralement que, à l'inverse de ce qui se produit pour un siège régulier, le bombardement a plus vile raison des grandes forteresses que des petites. Cela s'explique par la prédominance numérique de l'élément civil qui existe dans les premières, par rapport à la garnison et par la pression qu'il exerce sur le gouverneur de la place, sous le coup de l'effroi et des dommages matériels que mi cause le bombardement. Toutefois, sur les très grandes villes, le bombardement est d<r peu d'effet, parce qu'il ne peut sévir simultanément sur la ci.é tout entière. L'exemple de Palis bombardé, en 1871, seulement dans les quartiers de la rive gauche, est là pour en fournir la prouve. Dans son « Traité des BomïMirde-ments », le général de lilois a fait ressortir pleinement les avantages qu'une aimée envahissante tire. de ce mode de procéder. D'abord, l'assiégeant, libre oe placer très loin ses batteries, à cause de l'étendue de son objectif, éprouve peu de pertes d'hommes, tandis qu'un siège en règle est toujours meurtrier. Ensuite, au moment où la place capitule, son enceinte est demeurée intacte, et si une armée de secours se présente peu de temps après la reddition de la place, elle ne peut mettre à profit contre celle-ci ni les travaux d'approche, ni les brèches d'un siège récent. ! En outre, les troupes de l'investissement deviennent promptement disponibles pour d'autres opérations; le vainqueur trouve dans la place l'approvisionnement en armes, vivres et munitions à peu près intact. Dans le bombardement, l'assaillant établit des observatoires d'où il peut suivre son tîi auquel les édifices élevés servent <tesD»int de repère. Chaque batterie à^piour objectif particulier un quartier de la ville fortifiée. De temps en temps, l'assiégeant suspend son feu afin de laisser à la population le temps de se concerter et de peser sur les résolutions du gouverneur. Mais aujourd'hui, les principales places fortes de l'Europe, et c'est le cas pour Liège, Namur et Anvers, sont entourées d'une ceinture de forts qui rendent le bombardement très difficile. Le commandant d'une place bombardée doit, avant tout, soutenir, exalter même le moral de la garnison et des habitants; il fait, en outre, prendre toutes les précautions possibles contre les incendies, renforcer les voûtes par des blindages; il ordonne aux habitants de s'abriter dans des caves, etc. On peut citer, dans l'histoire de nos guerres, les bombardements célèbres de Landau,. en 1702, de Valenciennes en 1793, de Dantzig en 1813, de Thionville, Péronne et Paris en 1870-71. A part les cas où le bombardement constitue à lui seul un mode d'attaque, il fait encore, d'après Yauban, qui en a tracé les règles, partie intégrante des opérations d'un siège régulier et y prend parfois une grande importance. A ce point de vue le siège de Dantzig en 1807, de Sébastopol en 1854-61, de Strasbourg et de Belfort en 1870-71, sont dans toutes les mémoires. Enfin des bombardements célèbres ont été effectués par nos flottes, depuis Louis XIV, pour châtier certaines places du littoral : tels ceux d'Alger en 1682, de Gênes en 1684, de Tanger et de Magador en 1844, de Bomarsund en 1854, de Fou-Tchéou en 1884. Le bombardement est une mesure de rigueur employée par l'assiégeant contre une place de guerre pour en hâter la reddition ou l'évacuation. Il y a des exemples de villes ouvertes qui ne se défendaient pas; mais ces cas sont très rares et les jurisconsultes scnït unanimes à blâmer ces pratiques. Cependant cette coutume n'est pas toujours observée lorsqu'il s'agit d'une place forte. D'aucuns ont donné des raisons spécieuses et ont prétendu que, bombardée, une ville se rend plus tôt et atténue ainsi les souffrances du siège. Quant aux villes ouvertes, elles ne sont jamais bombardées, à " moins, toutefois, que, contraire- : ment aux lois de la guerre et à la Convention de Genève, des habitants, ne faisant pas partie des armées régulières, n'ayertt tiré sur ,.^'ennemi. Celui-ci, en ce cas, use , ïde représailles-, Maurice Villibrs. !<r T.-:-.-- « L'Arrivée du premier train de blessés à Bruxelles Un Départ de volontaires, vendredi à la Gare du Nord LA RÉSISTANCE DE LIÈGE DEMEURERA UN FAIT HISTORIQUE (De notre envoyé spécial) Lréoe, jeudi. — La population de la ville de Liège et de la région a vécu une nuit épouvantable. Le canon n'a cessé de tonner, et c'est avec un réel soulagement qu'on a vu venir le jour. Les nouvelles étaient-elles bonnes ou mauvaises? On avait hâte de le savoir. Hélas ! il ne fallut à bien des gens que de gagner le pas de leur porte pour que leur émotion fut à son comble. _ Sur nombre de façades, une proclamation du bourgmestre avait été placardée. Elle établissait quelles seraient les relations des habitants avec l'ennemi, si la ville était prise. L'administration communale continuerait, disait-elle, à gérer les intérêts de la cité,. à percevoir les contributions et autres redevances. Elle établissait que l'envahisseur pouvait s'emparer de tout ce qui appartenait à la ville elle-même, mais que la personne et les biens des particuliers devraient être _ respectés. Elle déclarait qu'au cas où les Allemands se livreraient à des excès, à des déprédations, à des méfaits quelconques, il fallait en référer immédiatement aux autorités communales. Elle disait, enfin, que les habitants devraient recevoir. « les soldats qui viendraient » sans manifestation d'aucune sorte. On ne dormit- pas bien tard à Liège, et ceci se passait vers 3 heures et demie du matin. n SIMPLE DEMONSTRATION d La canonnade à ce moment avait cessé. Hélas ! ce ne fut pas pour bien longtemps. A 4 heures et demie, un projectile venait atteindre une maison, faisant le coin de la rue de Pitteurs et du quai des Pêcheurs, à laquelle il mettait le feu. Un autre vint tomber sur le pont Maghin, qui fut fortement endommagé; un troisième éclata au milieu du champ des manœuvres de Bressoux, où l'on avait parqué des bestiaux devant servir au ravitaillement. Les bêtes furent immédiatement évacuée sur Ans ; leur pas-sagô à travers la ville provoqua une vive émotion. On apprit bientôt que les Allemands avaient réussi à s'établir, au delà de la Chartreuse, dans une position avantagée, prise dans l'intervalle des forts d'Eve-gn'ée et de Fléron. Leur objectif n'était plus les forts, mais la ville elle-même!... Les obus continuaient à pleuvoir : une maison de la rue Puis-en-Sock fut à moitié démolie. A l'hôpita.l de Bavière, un projectile tomba sur le laboratoire du professeur Troisfontairies, qui fut saccagé; le docteur Tecqmenne, assistant de cbiruï-gle, opérait en ce moment des bîcssèW une partie de la salle où; il; se .trouvait fut enlevée par un obus. A la gare de Liége-J onfosse. un obus est venu tomber an milieu des rails et l'un d'eux a été littéralement sectionné; non loin de l'hôpital militaire, qui fut lui-même quelque peu endommagé; un' projectile, rue St-Laurent, tua, dans un ' pré, les deux jeunes enfants de M. Ysaye, timbalier de l'orchestre du Théâtre Royal de Liège. Vers midi et demi, un obus s'abattit sur « La Passerelle », dont un pan fut emporté, il tomba dans la Meuse d'où, une énorme colonne d'eau s'élevant, vint mouiller jusqu'aux os, les personnes qui se trouvaient sur le pont en ce moment. Il paraît que tout ceci n'était qu'une simple démonstration. UN PARLEMENTAIRE Le parlementaire allemand qui se présenta quelque $bu avant deux heures d,e '■ "• ' |i l'après-midi, l'apprit aux autorités de la ville. Il arriva en auto accompagné d'un officier belge, H-avait les yeux bandé». Uir cavaliér teuton, portant un drapeau blanc, suivait la voiture. Celle-ci entra directement dans la cour de l'hôtel de ville, où il y a eu un premier conciliabule.Sept ou huit minutes plus tard, l'auto repartait vers le palais du gouvernement, où se rendait également M. le bourgmestre Kleyer, dans une autre voiture. Le général Léman les rejoignit. _ Dès cet instant, se produisit une armistice, plus aucun obus ne tomba sur la ville. La discussion fut très animée et très longue. Le parlementaire allemand dit que des forces considérables étaient massées devant la place forte et que c'était par mesure d'humanité qu'il venait proposer encore une dernière fois la reddition de la ville et des forts. Le général Léman répondit qu'il avait des ordres et les exécuterait en soldat. Il ne pouvait rendre les forts, il ne les rendrait jamais; il tiendrait bon jusqu'à la mort, quant à la ville — Tout ou rien ! répartit l'émissaire allemand, il nous faut et la ville et les forts, c'est pour nous une question d'absolue nécessité Au nom de la population liégeoise, le bourgmestre insista. Ce fut en vain. En se retirant, le parlementaire déclara que la réponse définitive devait être donnée avant 6 heures. Si elle n'était pas parvenue à ce moment, le bombardement effectif commencerait. La nouvelle du bombardement imminent de Liège se répandit dans la population, comme une traînée de poudre. Ce fut un affolement indescriptible. En hâte, les gens empilèrent quelques vêtements dans les valises et désertant leur maison, hommes, femmes, enfants, vieillards, en une course éperdue, gagnèrent la gare des Guillemins. Déjà des trains pour Bruxelles y étaient en formation; ce fut une ruée folle. [ On s'empilait dans les compartiments. Où il y avait place pour huit personnes, il y en avait vingt. Il n'y avait plus de guichet, plus de ticket, plus lien. Plus rien que des gens qui pleuraient, qui se lamentaient... Nous avons parcouru la ville de cinq heures et demie à huit heures du soir. Elle était déserte absolument, toutes les maisons étaient fermées, barricadées. Plus un seul magasin n'était ouvert, plus un seul café où l'on put se réfugier. La « cité ardente », si animée d'ordinaire, apparaissait comme une ville morte. Pas une âme dans les rues. Par les soupiraux éclairés, on voyait, de-ci de-là, des gens assemblés, plein d'angoisse, s'attendant aux pires catastrophes. Comme à 7 heures, nous passions place du Théâtre, à quinze mètres de nous, sur le terre-plein bordé d'arbres, un obus s'enfonça profondément dans la terre, à travers le macadam. C'était le bombardement annoncé qui commençait.Suivant toute la ligne des boulevards de la Sauvenière et d'Avroy, jusqu'à Ja Tue des Guillemins, nous n'avons rencontré en cours de route que des groupes de soldats. " Il est des hommes parmi eux qui paraissent exténués. — Cela allait trop bien le premier jour, nous disent-ils. Si les Allemands n'avaient été que cinq contre ,un, cela aurait encore bien marché, mais la supériorité du nombre est écrasante. Pourtant, nous avons tenu bon tant que nous avons pu et nos camarades qui sont maintenant dans les intervalles des forts, sont bien décidés à se faire tuer jusqu'au dernier. Nous revoici aux. Guillemins, il est 8 heures et demie du soir. Le canon gronde et l'on entend les forts qui répondent. Et toujours les non belligérants, comme aussi de nombreux soldats blessés, que l'on soutient jusqu'au compartiment où ils s'étendent, s'entassent dans les trains en partance pour la capitale. On voyagp » à l'œil »,' certes, mais dire que ce.-fut un voyage agréable.., S. O. B. LE JAPON PUBLIE UN AV iS SIGNlFICA UF IL DÉFENDRA L'ANGLETERRE Tokio, jeudi. — Le ministère des affaires étrangères a publié, ce soir, l'avis suivant : Le gouvernement impérial suit avec la plus grande attention la situation politique et économique résultant des derniers développements à la politique européenne. Il espère que la paix sera vite rétablie, que la guerre ne s'étendra pas et que le Japon pourra maintenir une attitude de stricte neutralité. Il est nécessaire, toutefois, de prêter la plus grande attention aux développements futurs de la situation. Dans l'éventualité de l'invasion de la Grande-Bretagne, les termes de l'alliance anglo-japonaise entreront en vigueur, et le Japon prendra les mesures nécessaires pour l'exécution des obligations découlant de ce traité. Le gouvernement impérial espère, toutefois, sincèrement que cette éventualité ne se produira .pas. On remarque beaucoup l'activité à la situation navale de Kure. On rapporte que le croiseur japonais « Chiyoaa » a rejoint l'escadre japonaise de la Chine méridionale. Les -navires embarquent du charbon. — Reuter. Saint-Pétersbourg, jeudi. — Un télégramme reçu hier de Tokio dit qu'un certain nombre de Japonais ont envoyé des lettres à l'ambassade de Russie, déclarant leur ferme espoir que la Russie, dans son combat pour la justice, arrivera à un triomphe final. Le télégramme ajoute que.même'le professeur Tomitson, qui était uir russophobe enragé, a exprimé sa sympathie pour 2a Russie. — Reuter. LA SITUATION A LIÈGE VENDREDI UN ARMISTICE DE 24JHEURES D'après des indications fournies par des personnes à même d'être parfaitement informées, les Allemands ont, vendredi matin, demandé au gouverneur de ia position de Liège, un armistice de vingt-quatre heures pour enterrer leurs morts et enlever leurs blessés. Les pertes allemandes sont considérables; l'ennemi lui-même en est effrayé. Elles se chiffrent par vingt-cinq mille hommes, tués et blessés. Les pertes belges sont insignifiantes comparativement à celles de l'adversaire. LES UHLANS A LIEGE Il est donc acquis que les Allemands ont commencé l'envahissement de Liège. C'était,nous l'avons déjà dit, pour émouvoir la population et pour exercer une influence sur l'esprit du gouverneur militaire. Mais le général Léman, admirable de sang-froid et de décision, est resté inébranlable. Les habitants, en dépit de quelques fuyards, sont toujours dans la ville. Il est exact que des uhlans se sont infiltrés dans la cité walllonne; mais ils se sont retirés. LA POPULATION CIVILE Des bruits ont couru en vertu desquels la population civile de Liège aurait tiré sur des soldats allemands. Nous nous sommes rendu au Département de la Guerre pour demander confirmation de ces bruits. On a protesté avec véhémence : — C'est faux, archi-faux! nous a-t-on dit. Lorsque cette nouvelle vint à nous par des racontars qui couraient la capitale, nous demandâmes d'urgence des renseignements à l'état-major de Liège. Or, la réponse a été absolument négative. « Dites bien, nous a-t-on déclaré, que cette information est dénuée de tout fondement. » LES LOIS MARTIALES L'état de siège, il est bon qu'on le répète, existe pour le Limbourg et le Luxembourg, Liège et Namur et aussi pour la place d'Anvers. Il n'existe donc pas pour les autres provinces; toutefois, les lois martiales y peuvent être appliquées; c'est-à-dire, que les individus, arrêtés pour o. pionnage seront, quand le fait sera établi, passés par les armes. LE CALME EST REVENU A BRUXELLES LES ARRESTATIONS CONTINUENT ESPIONS DEVANT LA COUR MARTIALE Vendredi, le calme était complètement revenu parmi la population de la capitale; sous la pluie incessante, la foule a circulé sans incidents, commentant les bruits les plus fantaisistes que des gens mal intentionnés se sont plu à colporter, ter. Dès le matin, des familles liégeoises, fuyant le théâtre des hostilités, ont débarqué à la gare du Nord, en quête d'une hospitalité qui, comme bien on le pense, leur a été offerte avec un empressement cordial. Un exemple : l'une de ces familles, composée du père, de la mère, de deux filles et de la grand'mère, s'est souvenue, en débarquant, de ce qu'un chef d'orchestre, actuellement établi à Bruxelles, avait passé deux mois chez elle, comme locataire, il y a dix ans. La famille éçlorée alla sonner au domicile de l'ancien pensionnaire; elle fut reçue à bras ouverts. Outre les habitants venus des frontières, quelques blessés sont également arrivés le matin à Bruxelles-Nord, ainsi qu'une cinquantaine de prisonniers allemands et quelques espions. Ceux-ci, on le sait, seront fusillés après jugement de la Cour martiale. L'un d'eux a tenté, à Bruxelles-Nord, de faire sauter un train; il a été immédiatement arrêté et c'est grâce à la garde civique qu'il n'a pas été lynché par la foule révoltée. La Quête pour la Crois rouge ILA CROIX ROUGEI BATAILLONDE LA PITIÉ CŒUR DEJL1HUMANITÉ A Hier, nous avons eu, pour ■ nBl-I la Prem'ère fois, le doulou- . lJ|rl retix spectacle d'un convoi de blessés. ' La foule, front découvert, silen- | cieuse, regardait passer nos pauvres petits. Mais quelle émotion ■ dans ce silence I Nous avons eu la vision de la : Patrie sanglante. i Nous avons connu l'enthousiasme viril pour la défense de nos libertés, la colère, l'angoisse, l'ivresse de la victoire, l'émotion grandiose des cœurs fraternels; nous allons connaître la Pitié. Nos mères, nos femmes, nos sœurs vont lutter à leur tour contre la mort, mais avec, pour Jrmes, leur seule douceur, leur seul dévouement, leur seule tendresse. Elles se sont enrôlées sous la bannière de la Croix rouge. Le bataillon de la Pitié est prêt. Montrons à l'Univers étonné que, si nous savons Etre forts, nous savons aussi être bons. Soyons la tête et le cœur de l'humanité. Ceux qui sont tombés sous les balles, ceux qui souffrent, de quelque nationalité qu'ils soient, ne doivent plus être pour nous que des hommes. Tout se confond dans la douleur. Il n'est plus de puissants, ni de faibles, de barbares, ni de civilisés. Il n'y a plus qu'une même chair souffrante, dont nous sommes tous pétris. L'uniforme tombé, il n'y a plus qu'un corps humain, un corps comme le nôtre, meurtri et ensanglanté.Les mères le savent mieux que nous. C'est pourquoi elles sont déjà au chevet des blessés. La Croix rouge flotte sur leur tète; mais elle est aussi et plus cruellement, imprimées sur leur cœur. LA GUERRE NAVALE LA FLOTTE ANGLAISE CONTRE LA FLOTTE ALLEMANDE ———— [De notre Correspondant.] Londres, vendredi. — Le capitaine de 1' « Uranium » vient d'informer le consul britannique à New-York de ce qu'il a intercepté les messages télégraphiques émis par le « Lusitania », disant que deux croiseurs allemands, qui l'avaient poursuivi, ont été coulés par deux navires de guerre britanniques. Londres, vendredi. — Un nouvel engagement a eu lieu, ce matin, entre bâtiments anglais et allemands dans la mer du Nord. Les détails manquent. On sait seulement que 300 prisonniers sont arrivés à Harwich, hier soir. Les arrestations d'espions allemands continuent nombreuses. Les journaux réduisent le nombre de leurs pages, à cause de la disette du papier. Le ministre de la guerre du Canada annonce qu'une force de 20,000 hommes a été levée pour être envoyée à l'étranger.UN CROISEUR COULÉ 131 MORTS Londres, vendredi. — Officiel. — Ce matin, le croiseur anglais « Amphion » a heurté une mine sous-marine et a coulé. Il y a 131 morts. 152 hommes d'équipage ont pu être sauvés, dont le capitaine et 16 officiers. 18 NAVIRES ALLEMANDS SAISIS PAR LES ANGLAIS Le « Belgia », de la Hambourg America Line qui, comme nous l'avons annoncé, fut saisi par les Anglais, avait à bord pour 5 millions de francs de denrées alimentaires dont 400 tonnes de fromage. D'autre part, lie Lloyd de Londres a reçu un message de Douvres, disant qu'un navire de guerre britannique a saisi deux vaisseaux allemands ; le « Por-keo », un quatre-mâts barque et le «Franz Horn », un steamer. Le « Gemma », le « Ostprussen » et le « Hans Otto » ont été capturés à Blvth. Le torpedo-boat n° 36 a pris le «Mowe » allemand dans la mer du Nord et l'a ramené à Leith. A Cardiff, un vaisseau germanique amarré a été saisi par la police et une quantité d'armes et munitions ont été pris. Le steamer « Denebola », le « Henry-furst », chargé de coke pour la Riîssie, 5e cargo steamer « Maria Leonhardt », le transbordeur « Cornet, de Slensburg », le « Terpsichore », le « Diryad », le « Mi-notas », le « Behrens », le « Lucinda » et le « Leuenson », tous allemands, ont été capturés respectivement à Hartle-pool, Dunston, sur la Tamise, à Sealiam, Foynes, Hull, Middlesborough et à l'embouchure cle la Clyde. IL N'Y AURAIT PAS D'ULTIMATUM ALLEMAND A L'ITALIE SVÔTE OFFICIELLE Bruxelles, vendredi.— La légalisas d'Italie noms communique Sa lêote officielle suivante : On ne sait rien, à Sa légation d'Italie, d'asn prétendu ultimatum allemand.L'Italie reste et entend rester neutre. W DEUX TYPES PITTORESQUES DE BELLIGÉRANTS Un soldat d'infanterie de marine anglaise Un superbe cosaque MISSION D'APAISEMENT AUX DÉPUTÉS LE PARLEMENT N'IRAIT PAS A ANVERS Nous avons dit, hier, que des députés s'étaient adressés, par l'intermédiaire de M. De Bue, questeur, à M. le ministre de la guerre, président du conseil, « aux fins de savoir si, éventuellement, les membres du Parlement devraient suivre le Gouvernement au cas où le siège de celui-ci serait transféré à Anvers. » Voici la réponse de M. de Broqueville: « Mon cher collègue, « Je ne crois pas que la place des Députés soit à Anvers. S'il le faut, le pouvoir exécutif, qui a reçu du Parlement tous les pouvoirs nécessaires, ira dans la position fortifiée veiller au salut du pays. Mais l'es députés, qui ont la confiance et l'affection des populations, me paraissent tput désignés pour maintenir, dans les régions où ils ont de l'influence, le calme et le sang-froid. Le Gouvernement restera en contact étroit avec les ministres.d'Etat des divers partis ot leur présence me paraît suffisante pour donner au Gouvernement la .marque vraiment nationale qui lui est nécessaire. Dans ma pensée, seuls ceux-là qui y sont appelés par un devoir impérieux doivent quitter la capitale, ville ouverte* et par conséquent non menacée, pour se retirer dans une forteresse. L'ac-tion des députés dans les arrondissements qui .leur ont donné leur confiance peut être énorme et je ne crois pas pouvoir priver le pays de leur concours & l'heure tragique que nous vivons, »

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