La Flandre libérale

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07 February 1914
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s.n. 1914, 07 February. La Flandre libérale. Seen on 10 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/sn00z72t8z/
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40' innée — Samedi 7 Février 1914 QUOTIDIEN. - 10 CENT. H. 88 — Samedi 7 Février 1914 LA FLANDRE LIBERALE ABONNEMENTS 1 mois. 8 mois. i mois. I *n, BELGIQUE s Fr. 2.0C 4.00 8.00 16.00 UNION POSTALE ? Fr. 3.75 9.00 18.00 36.00 On t'abonna au bureau du Journal et dans tous les bureaux de posta RÉDACTION, ADMINISTRATION ET IMPRIMERIE GAND, 3, RUE DU NOUVEAU BOIS, 3, GAND ABONNEMENTS ET ANNONCES : - RÉDACTION -Téléphona 3 S! Téléphona 13 ÂNN ON CÏ3® Pour îa ville et les Flandres, s'adresser an bnreass ë» Journal. _ Pour le reste du pays et l'étranger, s'adresser à l'Office de Publicité, rue Neuve, 36, à Bruxelles. Criminalité catholique ET criminalité protestante L'Eglise catholique, comme chacun le sait, prétend posséder seule, à l'exclusion de toute autre, une autorité infaillible en fait de dogme et de morale. Selon le catéchisme, seule, par ses divers sacrements, elle "nous donne le Saint-Esprit avec ses grâces et ses dons"(sic), elle dispense à nos âmes la "nourriture" eucharistique; "l'excellence" et "la vertu de la Sainte Messe est infinie". Si tout cela est vrai, il faut, de toute nécessité, que les nations catholiques aient une supériorité, non seulement dogmatique, mais morale, considérable, éclatante, sur les nations protestantes : et dans celles où le catholicisme n'est professé que par une partie de la nation, cette partie doit l'emporter, et de beaucoup, en moralité sur le reste de la population. La Grande-Bretagne constitue, sous ce point de vue, un champ d'observation incomparable, grâce au mélange des confessions. Qu'y voyons-nous? Exactement le contraire de ce que les enseignements du catéchisme nous donnent sujet d'attendre. Il n'existe point, pour le Royaume-Uni. de recensement de la population mentionnant la confession religieuse à laquelle appartiennent les divers habitants. On peut néanmoins établir, d'une façon' approximative la statistique des confessions, parce qu'on connaît, très exactement, année par année, la statistique des mariages célébrés par les ministres des différents cultes en Grande-Bretagne. En 1904, par exemple, 64,2 pour cent des mariages célébrés1 en Angleterre et dans le Pays de Galles l'ont été, suivant le rite anglican; 4,1 pour as ut suivait- le rite -ca-tlsfe-lisue. En 1907, les chiffres ont été 62,4 et 4,2 pour cent (The Statesman's tear-Booh, 1907 et 1909). Nous n'en avons pas de plus récents sous la main. Le nombre des anglicans peut donc être évalué comme étant quinze fois plus considérable, en Angleterre et au Pays de Galles, que le nombre des catholiques. D'après un Livre bleu publié en 1906 par le gouvernement britannique, il y avait, à la date du 28 mars 1906, 21.580 prisonniers dans les prisons d'Angleterre et du Pays de Galles. Sur ce total, 16.089 étaient des anglicans, 4.397 des catholiques, ce qui fait 75 pour cent et 20 pour cent, respectivement, de la totalité des prisonniers.C'est-à-dire que les catholiques fournissent cinq fois plus de criminels et de délinquants en Angleterre et dans le Pays de Galles que ne le comporte la proportion qu'ils représentent dans la population générale. Quant aux protestants dissidents, qui forment 13,1 pour cent^ de l'en-i semble de la population, ils n'ont fourni, en 1906, que 3 et demi pour cent à la statistique des prisonniers en Angleterre et dans le Pays de Galles. Nous avons également sous les yeux une statistique plus récente des prisonniers dans ces mêmes pays, communiquée au Parlement britannique, le 11 juillet 1913, par M. Mac Kenna, secrétaire d'Etat pour l'Intérieur. Le total des prisonniers mentionné dans ce document est de 18.225. Sur ce nombre il y a 3.522, soit 19 pour cent, de catholiques, ou 5 fois le maximum de ce que comportent les doctrines du catéchisme sur les pouvoirs surnaturels qui seraient le monopole de l'Eglise romaine. Examinons maintenant la statistique des prisons écossaises. La proportion des catholiques est de 11 pour cent environ dans la population de l'Ecosse. Le nombre total des prisonniers dans les prisons d'Ecosse était, au 31 décembre 1912, de 2.531 ; celui des j catholiques v était de 775, soit 30 et | demi pour cent du total, trois foisplus que ne le comportent les enseigne-| ments du catéchisme romain sur l'ef-; ficacité surnaturelle des sacrements. La statistique des maisons écossai-| ses de réforme pour alcooliques donne [: les mêmes résultats (1). Ces maisons ; renferment trois fois plus d'ivrognes j ca%>liques qu'elles n'en devraient contenir d'après la proportion de l'élément catholique dans la population écos-f saise. (1) V. A p p e ndix No. XXI du «apport des " Prison C'ommissioners " i écossais pour l'année 1912. v Nous n'avons pas à examiner ic dans quelle mesure des causes écono miques et sociales, n'ayant qu'ur rapport indirect avec la doctrine reli gieuse, doivent être invoquées poui expliquer cette statistique. Contentons-nous de constater qu'il est impossible d'en concilier les déplorables résultats avec les prétentions doctrinales _e1 "surnaturelles'-' exclusives de l'Eglise catholiaue, apostolique et romaine... Y. «— M. laFFÉs Bt les Eglises ùb Francs —e— Nous recevons la lettre suivante : Gand, le 6 février 1914. Monsieur le directeur, J'aii lu, dans la "Revue des Deux Mondes", l'article 'le M. Barrés, que vous analysez, avec un© admiration ur peu ironique, dans votre numéro d'hier. Comme vous, je l'ai trouvé pittoresque et amusant, et comme vous, j'ai un pei; souri du regret attendri avec lequel M. Barrés pense aux fées et aux génies des sources et dssi bois de son pays, que la C/hrist a chassés si impitoyablement. Mais, Monsieur le directeur, il m'a semblé que venus vouliez railler aussi la sympathie avec laquelle M. Barrés, qui ne croit pas, s'associe aux prières des âmes pieuses, restées trop fidèles aux idées et aux rites catholiques. Sur ce point, permettez-moi de vous le dire, j'hésite à partager votre sentiment et je voua demande la permission de vous en dire le motif. A mon sens, M. Barrés, qui prie avet les humbles et s'attendrit sur leurs prières, montre en cela l'esprit d'ur philosophe et vous, mon cher directeur en vous moquant de1 cette dévotion d'ui incroyant, je dirais volontiers, si je ne craignais de vous blesser, que vous n!êtas pas encore entièrement délivré de toute trac© de l'influence catholique. C'est une idée essentiellement catholique, en effet, que deux hommes, pour prier ensemble, doivent néeessairemen! avolir la même croyance, sur tous les problèmes de l'inconnaissable. Le catholique exclut de son église quiconque ni croit pas comme lui en tous ces points. S'il pouvait, il1, exclurait l'hérétique non seulement de son église, mais de l'humanité. M. Barrés, qui n'est pas un rtatholiqiue, malgré sa dévotion aus fées et >sa pitié pour les vieilles églises ne sent pas ainsi. Sans croire, il. s'associe die cœur aux prières du catholique. Est-ce luli qui a tort? Et s'il sent l'adoration de l'Infini, qui se cache son a lct dévotions et les génuflexions de la pauvre dévote qui brûle un cierge è Notre-Dame, êtes-vous bien sûr qu'il ne voie pas juste1 et que son idée ne soit pas d'un esprit libre? Je me trompe peut-être, Monsieur le directeur, mais je crains parfois que notre juste révolte contre la tyrannie des catholique® au milieu desquels nou,E vivons, ne nous entraîne, à notre insu à conserver, dans notre lutte contre les mômeries romaines, dont il est si facile •de voir la vanité et la grossièreté, un tour d'esprit enclora catholique. C'est vraiment faire à ces mômeries trop d'honneur. Les protestant» libéraux, qui se croient chrétiens, parce qu'ils continuant, en la faisant progresser,. la tra. dition chrétienne dans ce qu'elle* a de libre et de. bon, sont peut-être plus loit du catholicisme que vous. Ils se croient de l'église de tous ceux qui adorent le Bien Suprême en esprit et en vérité, qu'il: portent la soutane du curé, le tablier di maçon ou le rabat du ministre. Je crois que cette manière de concevoir la religion fait des progrès, Mon. aieur le directeur. L'autre jour, on ap prenait qu'eni Afrique, à Kikuyu, des ministres de diverses églises protestan tes, qui jadis se fussent dit raea avec fureur, avaient prié et communié ensem ble. Cette semaine, un évêque arrglicar du Canada, M. du Vernet, écrivait au "Times"' pour lui conter qu'il y a cinc ou six ans, se trouvant dans la ville nouvelle de Prince Rupert, où il était seul ministre chrétien, il avait admi nistré la communion aux membres dt toutes les églises qui se trouvaient là catholiques romains, grecs orthodoxes luthériens, presbytériens, méthodistes baptistes, anglicans, et que tous ensem ble avaient chanté un cantique reli Si eux. Que les orthodoxes d© toutes les église trouvent cela correct, j'en doute un peu Il en est plu;s d'nn, sans doute, que cett< tolérance et cette indifférence relativ* i pour ce qui fait le credo spécial de chaque église scandalisera. Il est certain i que rien n'est plus dangereux pour toutes les orthodoxies que <)ette manière de négliger leurs dissidences pour ne rester sensible qu'à ce qui fait le fond com-' mun de toutes les religions, depuis celle du pauvre sauvage, adorant son fétiche, [ jusqu'à celles des ministres les plus réputés de nos églises ou des philosophes les plus éclairés de nos universités. Est-ce là ce que M. Barrés, resté si fidèle au culte des fées et des génies, pense, en s'aseociant aussi aux fervents de la Vierge-Marie ou du Sacré-Cœur? En ce Cas, il pourrait n'être1 pas si loin de la vérité et de la justice. Et ce qui serait plus difficile à comprendre que la pitié de M. Barrés pour les vieilles églises, ce serait l'admiration des catholiques pour cet écrivain, qui cherche la vérité non dans leur religion, maie dans toutes les religions et toutes les mythologies. On a brûlé plus d'un philosophe qui pensait ainsi. Recevez, Monsieur le directeur, l'assurance de ces sentiments distingués. X. Il y a dans cette lettre une part de vérité que nous ne contestons pas, et que nous n'avons pas contredite. Toutes les manifestations du sentiment religieux ont quelque chose de touchant et de respectable, depuis le culte du sauvage, qui adore dans son fétiche une puissance mystérieuse et inintelligible, jusqu'à celui du catholique, qui adore l'Infini, renfermé dans une hostie. Ce sont des formes diverses d'une aspiration éternelle de l'âme humaine vers l'unité et la raison d'être de l'univers. Mais il ne s'en suit pas que toutes ces formes aient, la même valeur. Il en est de plus ou moins nobles, de plus ou 1 moins grossières. Et si le sentiment qu'elles expriment est partout respec-1 table, si partant la tolérance est juste ! et nécessaire, il n'en résulte pas que ; les croyances qu'elles traduisent méritent la considération égale du penseur. M. Barrés semble les révérer également. Il semble même avoir une secrète préférence, pour les vieilles su-; perstitions de sa race et de son sol. Ce-, la est plaisant, plutôt que sérieux. Toutes les religions sont respecta-. bles, parce que toutes sont l'expression d'un effort de l'humanité vers l'idéal. Aucune n'est parfaite, ni définitive. Il suffit, pour s'en convaincre, de considérer ce qu'il, y a encore de grossier ou ! de puéril dans 'les cultes, que pratiquent nos sociétés les plus civilisées. Il est beau de tendre à l'idéal et insensé de s'imaginer qu'on l'a atteint. — Echos & Nouvelles m* Mauvaise fol Il est réellement déplorable, dans une discussion parlementaire, d'avoir affaire à un orateur d'aussi mauvaise foi que M. Poullet, dit le "Matin" d'Anvers. M. Poullet n'hésite jamais à affirmer une contre-vérité pour contredire la gaui-che. C'est ainsi qu'on l'a vu, mercredi, pour combattre l'amendement limitant le nombre des élèves par classe, soutenir "ne le nombre des classes contenant plus de 40 élèves n'est pas considérable. Ça n'est pas vrai, tout simplement. D'après le tableau figurant page 84 de l'exposé des motifs, il existe 21,081 classes.D'autre part, 1© tableau figurant page 28 accuse 934,830 élèves. , Cela fait bien une moyenne de 44,3 élèves par classe. Et si l'on détaille les chiffres de ces 1 tableaux, on trouve: i Ecoles communales, 43 élèves par clas- [ 'S1©. Ecoles adoptées, 50,5 élèves par classe. Ecoles adoptables, 41,6 élèves par classe.Ce sont donc surtout les classe® adoptées pair les communes catholiques qui , sont surpeuplées. Voilà les chiffres produit® par celui-là même qui vient dire à lai Chambre que les classes de plus de 40 élèves ne sont ■ pas nombreuses. Comment faut-il qualifier d'aussi audacieuses affirmations ? Parti pris Parmi les plus révoltantes preuves de parti pris données par la droite, au cours 5 de la discussion du projet scolaire, il i faut signaler le rejet de l'amendement interdisant les adoptions in extremis d'un conseil communal renversé aux élections. Le gouvernement compte sur la disposition de l'article premier de la loi, disposant que l'adoption peut être consen-5 tie pouir un terme de dix ans. Mais patience! L'article 19 dispose aussi que pour qu'une école privée puis-' se_ être adoptée, il faut qu'elle soit éta-: blie dans un local convenable. Si cette condition n'est pas remplie le S contrat peut être dénoncé. Et quand on considère dans quels locaux sont établies des écoles adoptées, il ne sera pas difficile aux conseils communaux anticléricaux de faire usage de cette clause. m* L'Invasion L'imminence du vota dei la loi scolaire donne de la besogne à la commission des naturalisations de la Chambre. La commission est encombrée de demandes de naturalisation émanant de religieux et de religieuses étrangers, désireux, sous prétexte d'enseignement, d'émarger au budget de l'Etat. La commission propose à lai Chambre d'accorder 15 nouvelles naturalisations ordinaires. Sur ces 15 demandes, 10 émanent de religieux! La santé ds M. Paul Hymans M. Paul Hymans, qui n'a plus paru à la Chambre depuis quelques jours, est assez sérieusenient indisposé. L'honorable député d-e Bruxelles a contracté un froid aux funérailles de M. Néujean et est forcé de garder ses appartements.L'Eut btlgi empronte i 5,9 p. e. Les journaux ministériel» nous apprennent, avec une joie peut-être un peu forcée, que le gouvernement belge vient de placer, en Angleterre, un emprunt de 300 millions dei francs du type 3 p. cent. En réalité, il s'agit d'un emprunt or de 11 millions de liv. sterl., contracté avec la maison Baring, amortissable en 25 ans par tirage au. sort exclusivement, et pris ferme au taux de 74 p. cent, le timbre anglais restant à charge de l'emprunteur.Sur le taux d'émission de 74, les 3 p. cent d'intérêt représentent 4,05 p. cent, sans compter la prime de remboursement qui est énorme. Si, comme c'est presque toujours le cas en ce genre d'emprunt, la charge annuelle est constante, l'annuité nécessaire pour payer un intérêt de 3 p. cent et rembourser en 25 ans, représente 5,"427 p. cent du taux nominal1 de l'emprunt, soit 7,76 p. cent du taux de prise ferme de 74 p. cent. Or. une annuité de 7,76 pendant 25 ans correspond à un intérêt de 5,9 p. cent sur la somme réellement reçu® par la Belgique. L'opération que M. Levie vient de conclure en Angleterre reviendrait donc à emprunter 0,74X11,000,000 liv., ;soit 210 millions de francs à un intérêt d© 5,9 p. cent. Voilà où nous en sommes, sous le gouvernement de la prospérité nationale! Cette lamentable aventure comporte cependant un côté comique. . Les nouveaux titres de rente belge seront libellés exclusivement en langue anglaise.Que signifie cette soudaine anglomanie?*** de prix PlrsBBt Le jury .spécial dui prix Henri Pirenna vient d'attribuer les revenus de cette fondation à un des plus actifs de nos jeunes historiens, M. Léo Verriest, des Archives générales du royaume. C'est la première fois que le prix est décerné. •U'-IP'U' Ministres ieonomia Du "Pourquoi Pas?": " On sait — oui on ne sait pas — que les ministres ont l'usufruit d'un service de table complet en argent massif qui leur est fourni par l'Etat. " Ils peuvent donc, si le cœur leur .en dit, puiser chaque jour leur potage dans une soupière d'un, métal identique à nos pièces de cent sous. '■' Or, la Belgique avait 1© bonheur de1 compter, il y a quelques années, un ministre quiei ce. luxe révolta. " Se rappelant l'époque de sa. jeunesse, toute pétrie de simplicité campa-gnardé, il refusa d© manger des carbon-nad'e® flamandes et du museau de veau .dans die la vaisselle d'argent et — on ne, nous croira peut-être pas, mais c'est officiel, — il fit acheter par l'économie du département un service identique en métal blanc, pour les jours de semaine, réservant celui en argent pour les dimanches et le® jours de fêtes. " Et maintenant, cherchez parmi les barons de très fraîche date., quel est ce fils des... croisés du XIXe siècle?" *** C'eit une gsgtnrc! Décidément 1© service postal militaire réorganisé ( ?) ne nous donne que des surprises désagréables, dit J' "Echo de l'Armée'1'. Voici maintenant que le travail qui était exécuté facilement et à la satisfaction de tous par un seul sous-officier, requiert l'intervention active de 52 gradés par régiment d'infanterie! Est-ce insensé ! Voilà un service secondaire qui passait inaperçu sous le régime ancien qui devient une corvée effrayante de menace, une véritable obsession. Les sergents de semaine sont distraita de leurs fonctions réglementaires aux heures où il plaît aui facteur civil d'ar river au quartier. Qui sera responsable des corvées, des nettoyages, des distributions des repas, etc., pendant que les sergents de semaine iront recevoir les lettres des militaires de leur unité, remettre en mains propres au sergent major qu'il faut trouver à ce moment, les lettres ou colis postaux non remis aux destinataires 1 Et dans chaque compagnie quel branle-bas! La .sergent-major, l'officier de semaine et le commandant qui ont à s'assurer personnellement d'un tas de choses que le travail modeste de l'ancien sergent-facteur n'a jamais reedues nécessaires. Et la répression sévère pour toutes les négligences dans la service de la poste aux lettres ! C'est à s'imaginer qu'on n'a rieta à faire dans les unités. Et si ce fameux service provoque, comme c'est le cas, la négligence forcée d'autres parties du service intérieur? C'est avec des procédés semblable® qu'on atteint la résultat opposé à celui visé par les prograJmmies "intensifs". Vraiment, nous nous demandons si les réformateurs du1 service postal militaire ont conscience dui gâchis que leur obstination provoque1. le manament hallanilo-aelge > Quatre-Bras On «ait qu'il est question, d'élever à Quatre-Bras un monument hollande-belge, pour commémorer la victoire des a1-liés sur Napoléon. La comité hollandais qui s'est réuni, .sous la présidence dui lieutenant général pensionné, J. de 'Waial, pour réunir les fonds nécessaires, fait un appel pressant au peuple hollandais poiur qu'il contribue largement au succès de l'entreprise. Une adresse sera rédigée dans ce sens et envoyée à toutes les écoles, aux sociétés privées, etc. ISTos voisins du Nord considèrent la journée de Quatre-Bras comme une confirmation définitive de l'affranchissement national proclamé le 17 novembre 1S13. Les ambidextres i l'école En 1911, à Berlin, un médecin des écoles a composé une statistique sur l'usage de la main gauche, parmi la jeunesse scolaire dei la capitale allemande. Sur les 230,000 enfanta qui fréquentent les écoles de Berlin, il y en avait plus de 9,000 qui s© servaient de la main gauche. Le médecin en question recommandait la création d'écoles réservées aux enfants de cette catégorie. Mais on s'est efforcé de rendre ambidextres las enfants qui se servaient uniquement de leur main droite. On a fait des expériences .sur 1,497 garçonsi et 1,114 fillettes. Le résultat n'a pas été brillant. On a pu constater que la main gauche, tout en étant .une auxiliaire précieuse pour la droite, ne pourrait jamais remplacer celle-ci. On a observé aussi que l'écriture des enfants qui jusqu'alors se servaient uniquement de leur droite, est devenue beaucoup plus mauvaise depuis qu'on leur a demandé aussi de se servir, dans ce but, de la gauche. Conclusion, tirée par un inspecteur de l'enseignement primaire berlinois : l'exercic© avec la maini gauche constitue une perte de temps, rien de plus. , *** Le Jngindband Au cours d'une "tournée" de conférences en Allemagne, l'écrivain hollandais, E. Van Eedlen, a été invité à assister à une réunion dul "Jugendbund". Ce "Jugendlbund" est quelque chose de réellement curieux et original. Les membres se recrutent exclusivement parmi des jeunes garçon» et des jeunes filles mineurs, qui se réunissent pour discuter avec animation sur de» questions pédagogiques ou... scientifiques. Los parents sont impitoyablement exclus de ces assises, et pour cause : ils en entendraient de rudes sur leur compte, à ce qu'il paraît. Plus que jamais c'est le cas de dire: Il n'y a plus d'enfants... La psiodo-Mooa Lisa M. André-Charles Coppier, dans les "jirts", examine la question, "actuelle" s'd en fut, de l'identification de la Monna Lisa. Il s'en prend aux considérations do Vasari, qu''il qualifie de "fantaisistes". Tout ce que nous savons de certain à propos de ce fameux portrait, c'est qu'il fut commandé par Julien de Médicis. Mais l'illustre Leonardo n'a jamais communiqué à personne le nom de son modèle, pas même au roi François 1er, ni au cardinal d'Aragon, qui, en 1516, vint le visiter en Compagnie de son secrétaire. Celui-ci a noté tout -simplement que le maître de Vinci montra au cardinal le portrait d'une "dame florentine". La légende qui s'est créée autour de la Monna Lisa date du début du XIXe siècle. M. Coppier est un impitoyable iconoclaste Une université Juive à Jérusalem Le "Jewish World" nous apprend que le baron Edmond de Rothschild, à l'a-ris, S'intéresse très vivement au projet de création d'une université hébraïque à Jérusalem. Le professeur Weizmann, de Manchester, est entré en négociations: à ce sujet, aved Rothschild; celui-ci exprima le désir de connaître l'avis du fameux professeur Ehrlich. Bientôt les deux professeurs s'entretiendront sur cette question à Paris même. Dans l'entourage du baron, on assure que celui-ci serait prêt à venser en faveur do l'université juive une somme de cinquante millions. Hiso-; Souvenirs d'enfance Anatole France, arrivé au seuil de la vieillesse, conte ses souvenirs d'enfance et rien n'est- plus délicieux. Je n'étonnerai personne en disant que la publication de Le Petit Pierre dans la Revue de Paris, est le grand événement littéraire de la saison. Le style du maître y a toujours la grâce ironique et tendre qu'on admire dans Le Livre de mon Ami. Ce sont de bien simples petites histoires qu'il nous raconte là, les toutes petites joies et les tout petits chagrins d'un enfant que rien ne distingue des autres enfants, qui n'a absolument rien d'un enfant prodige. Et pourtant, ils nous émeuvent profondément, ces humbles et charmants récits. Nous les lisons avec un sourire attendri. Nous y prenons un intérêt qui n'est pas,exclusivement littéraire. Notre impression ressemble à celle qu'on éprouve en regardant les portraits des gens que l'on aime, à l'âge où ils étaient encore petits enfants.Qu'est-ce à dire sinon que, à travers les mêmes événements de l'existence enfantine du petit Pierre, c'est nous-mêmes que nous recherchons, nous-mêmes tels que nous étions au même âge que lui? Nous qui n'avons que des souvenirs d'enfance très effacés, très sommaires, ou qui manquons de l'imagination nécessaire pour en susciter dans les demi-ténèbres de notre mémoire, il nous plaît qu'un grand écrivain supplée à notre faiblesse ou à notre insuffisance, qu'il ranime devant nous le léger fantôme de sa petite enfance et, qu'en traçant ainsi le tableau de la sienne, il nous permette de caresser l'illusion que c'est le nôtre aussi qu'il peint. Ab ! c'est que, si les hommes se différencient nettement les uns des au très, les enfants, eux, se ressemblent tous. Avant l'âge de raison, un enfant de l'époque du bronze ou un de nos contemporains ont connu les mêmes douleurs et les mêmes plaisirs. Riche ou ^auvre, l'innocent qui ignore encore ce qu'est la richesse, ignore aussi ce qui crée la grande distinction entre les hommes. Aussi, dans les souvenirs d'enfance, les nôtres, ceux d'autrui, pouvons-nous communier tous comme en ce qu'il y a de plus fondamental, de plus essentiel, de plus général dans l'humanité. Quand on y pense bien, c'est vraiment une cruauté de la destinée que la tardiveté de l'éveil de notre mémoire. Celle-ci n'apparaît et ne commence à nous rendre des services qu'au moment où la plus belle partie de notre vie est terminée. A partir de sept ans, la plupart d'entre nous entrent dans l'existence régulière, où tout se passera désormais selon les usages sacro-saints, où il n'y aura plus de place pour la fantaisie et la libre découverte. Nous sommes des écoliers, soumis à un règlement sévère. Nous allons en classe à des heures fixes. Nous apprenons, assis sur des bancs, lisant dans des livres, la science humaine : et cette science nous ennuie parce qu'elle nous est imposée, rarce que nous n'avons plus le plaisir de la chercher spontanément et de la trouver par surprise. ■ Plus tard, ce sont les obligations strictes de la profession, du métier; ce sont les mille ennuis, les labeurs ingrats, les chagrins, les déceptions, c'est la vie, enfin! avec ses quelques joies et ses innombrables motifs d'affliction ou de découragement.^ C'est aussi le sentiment permanent d'inquiétude de l'homme aux prises avec les difficultés de la lutte quotidienne. Pas une heure de félicité parfaite, de repos complet. A tout moment, quelque chose est là, au milieu du front, qui nous préoccupe, qui nous empêche d'être tout entiers et sans réserve à la volupté de l'heure présente. Et, au milieu de tant de tracas, combien peu d'événements inattendus? Tout recommence sans cesse. C'est l'Eternel Retour dont Nietzsche a chanté la sombre horreur. Et c'est tout cela que notre mémoire enregistre implacablement. Pour une 1 empreinte agréable qu'elle reçoit ( de temns en temps, que de traces amères et pénibles elle garde et ne laisse ^as s'effacer ! Même ces rares empreintes agréables, elles n'y sont jamai^ frap-

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This item is a publication of the title La Flandre libérale belonging to the category Culturele bladen, published in Gand from 1874 to 1974.

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