La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

1375 0
01 November 1914
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1914, 01 November. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 24 October 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/9882j6933w/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 21™ ANNÉE. DIMANCHE 1 ET LUNDI 2 NOVEMBRE 1914. Nos- 305 — 306. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. OFFENSIVE GENERALE ET ATTAQUES INFRUCTUEUSES DES ALLEMANDS. PARIS, 31 octobre.—Communiqué officiel de 15 heures.— La journée d'hier fut marquée par un essai d'offensive générale des Allemands tout le long du front de Nieuport à Arras, et par de violentes attaques en d'autres parties de la j ligne de bataille. De Nieuport au canal de I La Bassée il y a eu des alternatives d'avance | et de recul. * Au sud de Nieuport les Allemands, qui j avaient occupé Ramscapelle, en furent expul- j sés par une contre-attaque. Au sud d'Ypres ; nous avons perdu quelques points d appui j (Hôllebeke et Landvoorde), et nous avons progressé à l'est d'Ypres," dans la direction de Passchendaele. Entre La Bassée et Arras toutes les attaques allemandes ont été repoussées avec de fortes pertes pour l'ennemi. Dans le district de Chaulnes nous avons progressé au delà de Lihons, et nous avons occupé Quesnoy-en-Santerre. Dans le district de l'Aisne nous avons également progressé sur les hauteurs, sur la rive droite en amont de Soissons, mais nous dûmes nous retirer vers Vailly. Nous avons avancé dans la région de Souain, et il y a eu de violents combats dans l'Argonne. Dans la Woevre -nous avons encore gagné du terrain dans la forêt de Le Prêtre. POSITIONS MAINTENUES. PARIS, 31 octobre.—Communiqué officiel de 23 heures:— Selon les dernières informations il n'y a rien de saillant à signaler. Dans le Centre nous avons progressé vers le nord de Souain (Marne). Partout ailleurs nous avons maintenu nos positions. PROGRES SENSIBLES. PARIS, 1er novembre.—Communiqué officiel de 15 heures.— Il n'y a rien de nouveau à signaler sur le front Nieuport-Dixmude. Les Allemands ont continué leurs violentes-attaques sur toute la région du nord. A l'est et au sud d'Ypres toutes ces attaques oint été repoussées, et nous avons même fait de légers progrès veTS le nord d'Ypres et des progrès perceptibles à l'est de cette localité. Au commencement de la journée, des forces ie l'ennemi débouchant de la Lys réussirent à prendre possession d^Hollebeke et de Messines ; ?es deux villages furent repris dans la soirée ;>ar de vigoureuses contre-attaques. Sur le reste du front, la journée d'hier fut marquée par de violentes canonnades et par juelqjies contre-attaques de l'ennemi, toutes san? résultat, en vue de reprendre le terrain 3ue nous avions gagné pendant ces derniers jours, La lutte est toujours très vive dans l'Argonne ni, cependant, les Allemands ne font aucun ' xrdvgrès. D'après des statistiques fournies par notre iervice à l'arrière, 7685 prisonniers allemands >nt été internés pendant la seule semaine du 4 au 20. Le chiffre ne Comprend ni les >lessés soignés par notre corps d'ambulance, li les détachements en route sur l'arrière. : LA BATAILLE CONTINUE. HEROÏSME DES BELGES. AMSTERDAM, 1 novembre.—Le correspon-aht du " Telegraaf " à l'Ecluse dit que la ataille a continué à faire rage sur l'Yser ; endant toute la nuit de vendredi à samedi et a matinée de samedi. Vêndredi, il y a eu , e terribles charges à la bayonnette. Jeudi . s;s aviateurs alliés détruisirent à coup de ombe du matérial allemand à la gare de Jchtervelde et tuèrent trois soldats. Le terrain valônné entre Roulers et Ypres été fortifié. Les inondations sut l'Yser endent la tache des Allemands très difficile. Vendredi, de nouvelles troupes ont été dirigées ur le front. De nouveaux canons ont été. mis n position entre Ostende et Knocke, et es tranchées ont été creusées dans les dunes Blankenberghe et à Heyst. Une autre dépêche dit que les Belges éfendent leurs positions avec une magnifique nergie, dans un terrain très difficile, très pliât t tout coupé de. fosses, de digues et 1 'oseraies Les actions concertées sont impos-ibles et la brume rend les reconnaissances ériennes incertaines L'espionnage ennemi st intensif. L'attarue et la prise de >t.uyvekenskerke-les-Dixmude, le 13, par les belges a été magnifique.^ Les pertes sont con-idérables des deux côtés. LES RENFORTS ALLEMANDS. j AMSTERDAM, 1 novembre.—Le coTre- ; pondant de 1' " Handelsblad " à Flessingue ' élégraphie que des fugitifs, arrivés ici de la :ôte belge, rapportent que des renforts aile- i nands sont encore en marche dans la direc- i ion de Zeebrugge. — On annonce que 1' " Amiral Ganteaume" iui transportait des réfugiés, et dont nous avons apporté le naufrage, a été attaque a coups de orpille. contrairement au droit international. — Les Allemands ont miné les routes autour le Bruxelles, Grammont, Anvers, Lokeren^ et iand. Six sous-marins ont été montés, parait-il, l Anvers et seraient actuellement dans les îassins. — Le "New York Herald" dit que 1 attaque le la Belgique est le plus grand crime des temps nodernes et que l'intention d'annexer oe pays formulée en Allemagne ajoute encore à oe crime. LES ALLEMANDS EN PERIL SUR LA LYS. LES ALLIES TRAVERSENT L'YPERLEE. LE HAVRE, 30 octobre. L'état-major belge a publié le communiqué suivant au ministère de la guerre :—- Ce matin l'ennemi a essayé de violerites attaques dans lés environs de Ramscapelle et Pervyse. La seconde de ces attaques fut re-poussée avec de fortes pertes, mais la première nous obligea à rendre quelque terrain, qui fut cependant partiellement repris cette après-midi.L'inondation entre l'Yser et le chemin de fer de Nieuport à Dixmude s'est étendue presque près de Pervyse. Sur le front de Dixmude et Hayghen aucune action importante n'a eu lieu. Les Alliés ont réussi à passer l'Yperlée et à gagner du terrain vers l'est. L'ennemi a perdu Bixschoote et se maintient avec difficulté sur la Lys. A Hofgaard la situation reste pratiquement inchangée. LES BELGES DETRUISENT LES BATTERIES ALLEMANDES. LE HAVRE, 31 octobre.—Le Bureau belge de la Presse publie le communiqué suivant:— Deux batteries belges, comprenant huit pièces d'artillerie, ont tiré 8000 obus sur l'Yser ên huit jours. Les.obus belges ont détruit la plupart des batteries allemandes qui n'étaient pas masquées. L'HEROÏSME DU ROI ALBERT. AMSTERDAM, 31 octobre.—Le correspondant, belge du " Tyd '* à Dunkerque, âcrit :—Maintenant que les Belges voient lutter à côté d'eux les Français et les Anglais, la lutte continue avec une nouvelle .force. L'exemple du Roi est magnifique. A Malines , je le vis pour la dernière fois sous le^ feu. ! Pendant que nous retirions les blessés il i restait là calmement, une cigarette aux lèvres, j pendant que les projectiles volaient au dessus de sa tète ou éclataient a coté de lui. La veille on avait dit que . deux offioiers s'etaient retirés par faiblesse ou par peèr,'pendant que leurs hommes combattaient "Je leur montrerai, dit le Roi, comment se conduit un j Officier " et il le fit. Pour les soldats il est un | samarade royal. Il sourit quand on lui parle ie la garde de police dont s'entoure le Kaiser, l'ai vu le Roi Albert, plus d'une fois, prendre [a soupe au milieu de ses soldats. LE GENERAL MEISER DECORE. CALAIS, 30 octobre.—Le général de division Meiser, de l'armée belge, a été nommé ce matin commandeur de la légion d'honneur >our sa belle conduite dans la bataille de Dixmude. A la tête de ses troupes il avait re--epoussé successivement, le même jour, quinze iriolentes attaques allemandes, maintenant ses positions sur l'Yser malgré une forte infériorité îumérique. Le général Meiser s'était déjà distingué à a défense de Liège sons les ordres du général Léman. Le général Jean Meiser est né à Bruxelles en ieptembre, 1857. , Fils d'un médecin-véterinaire Militaire, il entra dans l'armée en 1869. Il sortit le l'école régimentaire à 17 ans, avec le grade le sergent. Au régiment des carabiniers il con-juit tous ses grades jusqu'à celui de com-nandant. Ce fut alors qu'il fonda l'école l'escrime et de gymnastique. En 1012 il prit e commandement du 9e de ligne et fut nommé ;olonel en 1913. Au début de la campagne actuelle il defendit ivec la vaillance qu'on connaît, les intervalles 3archon-Fléron et Fléron-Boncelles. Ce fut alors lu'il fut nommé général de brigade. On le re-rnuve successivement à Anvers, à Lokeren et à Dixmude. et cé fut sa vaillance devant l'Yser, >ù il retint les Allemands pendant 24 heures, mi lui valut cette distinction, ainsi que les félici-ations du Roi Albert et du gouvernement belge. COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. ATTAQUES REPOUSSEES. PETROGRADE, 31 octobre.—Communiqué )fficiel du grand quartier-général :— Sur le front de la Prusse orientale, la tentative préparée par l'ennemi pour forcer le ;entre de notre position fortifiée près de Baka-ahzewo a échoué après cinq jours d'attaques nfructueuses. Les Allemands ont eu des pertes énormes. 3n de nombreux. endroits de grands tas de ïadavres devant nos tranchées témoignent de a précision de notre feu. Nos troupes avancent dans plusieurs régions lu front de la Prusse orientale. Au delà de la Vistule, nous occupons forte-nent Gostynin, Leczyca, Lodz, et Ostrowiets. En Galicie, la batailleicontinue, mais il n'y i pas de changement essential dans la situa-ion. LE NAUFRAGE DU " R0HILLA." 146 RESCAPES. Samedi soir, cinquante naufragés du 'Rohilla" avaient été sauvés. 88 se trouvaient mcore à bord et 20 étaient morts pendant la nuit. Le naufrage est attribué aux forts courants, à la ner démontée et aù manque de feux pour guider L'équipage. IJne dépêche d'hier annonce que le bateau de sauvetage ~à moteur de la Tyne a réussi à recueillir dimanche matin les derniers survivants de l'épave, au nombre de 50, et les a débarqués à Whitby. Ils comprenant le capitaine et le premier mécanicien. 146 Dersonnes ont été sauvées. NOS MORTS. Voici le jour de deuil, où, dans notre ! patrie, nous portons à nos morts nos prières et nos fleurs; Voici le jour où se lève dans notre souvenir la chère théorie de ceux qui ne sont plus et que nous avons aimés. Las, . cette année, que de pierres s'étonneront d'être sans couronnes, que d'humbles tertres resteront sans soin, que de tombes surtout, fraîchement ouvertes, et où dorment tant' d'êtres chers, ne seront pas même l'objet d'une pensée, étant inconnues, immenses et anonymes, comme le' sont celles des braves tombés au champ d'honneur. Notre pauvre pays.tout entier n'est-il pas d'ailleurs un vaste cimetière, où sont ensevelies, avec tant de nos soldats, nos'libertés défuntes et notre indépendance étranglée; un cimetière sans croix que déshonore la présence de hordes sacrilèges efc dont les morts n'ont point de repos? Ne les oublions pas en. ces heures douloureuses entre toutes que le barbare envahisseur nous force de vivre sur la terre ■étrangère. Souvenons-nous d eux plus que jamais. Puisons dans leur héroïsme la raison de croire en le triomphe final, d espérer en les réparations nécessaires. Une cause qui a exigé tant de sang innocent, tant de larmes injustes, est une cause qui doit triompher. Un pays qui a tout sacrifié à l'honneur, qui a tout souffert pour s opposer à la violation du Droit par la force brutale,, est un pays qui ne peut pas périr. La Belgique tout entière reste unie en pensée autour de son Drapeau, de son Iioi et de son Governement. Tant qu'elle aura une armée, cette armée continuera à se battre, tant ou elle aura une voix, cette voix continuera à prendre l'univers à témoin du crime sans nom dont elle est l'objet et à en appeler, sinon à la justice humaine, du moins à la justice de Dieu, qui ne périt point. Oui, chers morts, si lointains aujourd'hui, vous ne dormirez plus longtemps sous la botte du lâche et vil barbare. Votre sang n'aura pas été versé en vain. Vengeance sera faite. LA QUESTION DES INDEMNITES. UN COMITE HOLLANDAIS. ROOSENDAEL, 26 octobre (de notre correspondant particulier, par courrier).—Comme je vous l'ai annoncé le comité belge a tenu une réunion pour examiner la question du retour à Anvers. Aux applaudissements de l'assemblée le président a déclaré que le comité ne chercherait pas à entraver l'action des autorités hollandaises, qui désirent que le rapatriement se poursuive; il ajouta que ceux qui " croyaient " pouvoir rentrer sans danger pour eux et sans léser la patrie pouvaient le faire. Quant aux fonctionnaires et employés des administrations qui avaient le désir de rentrer, ils pouvaient faire au consul-général une déclaration que leur désir était de rester à la disposition du gouvernement. Il vient de se constituer à Amsterdam un comité hollandais pour la protection des biens des Néerlandais à Anvers, et son délégué siège au Café des Mille Colonnes en cette ville. En même temps il est question de fonder à Rotterdam une organisation qui, dès maintenant, s'occuperait des indemnités à réclamer du fait de dégâts commis un peu partout, à l'occasion de la guerre. Cette organisation créerait des sous-comités dans toutes les villes belges. A propos des réfugiés je viens d'apprendre que plus de 30,000 d'entr'eux sont déjà rentrés par Roosendael. Un télégramme m'apprend aussi la mort de M. Van Doosselaere, âgé de 87 ans, promoteur du Théâtre Royal Néerlandais d'Anvers. .T'ai appris cette après-midi que des réfugiés belges sont, contre leur volonté, véritablement internés à bord de deux bateaux qui ont jeté l'ancre au milieu du fleuve à Rotterdam. Ces pauvres gens, au nombre d'environ 500, ne peuvent quitter le bord ou bien ils doivent consentir à été rapatriés. Saviez-vous qu'un nouveau journal belge, le cinquième jusqu'ici, vient de se fonder à Bréda? Il est édité en français sous le nom de "La Belgique," et en flamand sous le titre de " Gazet van Belgiê." LE GOUVERNEUR D'ANVERS. AMSTERDAM, 31 oçtobre.—D'après les journaux allemands le membre bien connu du parti national libéral au Reichstag, M. Basser-mann, a été nommé adjudant militaire et gouverneur d'Anvers. Jusqu'à présent, il avait commandé une colonne de munitions sur le théâtre oriental de la guerre.—Reuter. — Le " Gaulois " de Paris annonce que des prisonniers français et russes sont employés par les Allemands à la construction d'une seconde (?) ligne de chemin de fer de Liège à Coblence, ainsi qu'au dédoublement de la ligne d'Herbesthal à Aix-la-Chapelle, Cologne, et Deutz. Cette nouvelle fera sans doute plaisir à M. Segers, notre ministre des chemins do fer, qui, en revenant à Bruxelles, trouvera peut-4tre son réseau doublé 1 Ce qui est certain c'est que les Allemands veulent s'assurer des voies de chemin de fer à très large débit pour pourvoir retourner chez eux en masse lors de la grande retraite qui approche à pas de géant. En route pour Berlin, et pas de billets de retour 1 — Le colonel Van de Venter rapporte la capture de 50 rebelles de Maritz, parmi, lesquels cinq officiers dont l'un, sérieusement blessé, est l'adjudant du chef révolté. La loi martiale a été étendue à la Rhodésie du sud. L'ACTION TURQUE. ELLE ETAIT ATTENDUE DEPUIS LONGTEMPS. Le Foreign Office a publié samedi, un communiqué officiel qui fait ressortir avec quelle longanimité et quelle patience les puissances de la Triple-Entente ont agi à l'égard de la Turquie, et qui montre clairement qu'on s'attendait au -vaste et odieux complot que l'Allemagne y préparait. • Au commencement de la guerre l'Angleterre, la France, et la Russie donnèrent à la Russie l'assurance que si elle demeurait neutre son indépendance et son intégrité territoriale seraient respectées. Mais il devint bientôt évident que la Turquie ne respectait pas sa neutralité. Ses engagements quant à un désarmement'du " Goe-ben " et du " Breslau " ne furent jamais tenus. Des officiers allemands arrivèrent à Constantinople en grand nombre, usurpèrent, avec la complicité du ministre de la guerre, l'autorité gouvernementale et forcèrent les autres ministres à adopter une politique agressive. Une attaque a en outre été préparée contre l'Egypte: Les corps d'armée de Mosul et de Damas n'ont cessé d'envoyer des troupes vers le sud en vue d'une invasion de l'Egypte et du canal de Suez par Akaba et Gaza. Des Bédouins ont été armés, dont certains, ont traversé la frontière du Sinai. Des transports et des routes ont été préparés, des mines envoyées pour être placées d accus le golfe d'Akaba. Le cheik Aziz Shawish a publié et répandu en Syrie, et peut-être aussi aux Indes, une proclamation incendiaire appelant les Ma-hométans à la guerre contre la Grande-Bretagne. Les communications télégraphiques entre la Turquie et l'Angleterre ont été coupées. Le gouvernement anglais est parfaitement préparé à toutes les éventualités qui peuvent se présenter. DANS LA MER NOIRE. AMSTERDAM, 31 octobre.—Suivant un télégramme reçu de Constantinople à Berlin, la flotte turque a coulé quatre torpilleurs et une canonnière russes dans un combat dans la Mer Noire. Le ^ " Goeben " et le " Breslau," accompagnés de quatre torpilleurs ont bombardé Théodosia sans grands dégâts. Us furent mis en fuite par une escadre russe. Le " Hamidie " a bombardé légèrement Novorossisk en compagnie de quatre autres navires. LES AMBASSADEURS ETRANGERS REÇOIVENT LEURS PASSE-PORTS. AMSTERDAM, 1er novembre.—Un télégramme daté d'hier reçu ici de Constantinople annonce que les ambassadeurs de Russie, de Grande Bretagne et de France ont reçu leurs passe-ports. Les ambassadeurs russe et anglais sont partis hier et l'ambasadeur français devait quitter aujourd'hui.—Reuter. L'INQUIETUDE EN ITALIE. ROME, 31 octobre.—" L'Idea Naziorpale " qui fut toujours partisan de la guerre de l'Italie cbntre l'Autriche dit qu'en présence de l'action turque qui non seulement menace l'Egypte mais aussi l'Erythrée, le Somaliland et la Lybie, la guerre est inévitable, car toute la Méditerranée est en- cause. UN CROISEUR ANGLAIS TORPILLE. NOUVEAU MEFAIT D'UN SOUS-MARIN ALLEMAND. Le secrétaire de l'Amirauté a fait la déclaration suivante samedi :— Le vieux croiseur " Hermes " (capitaine C. R. Lambe), qui avait été employé récemment pour le transport des hydroplanes, a été coulé aujourd'hui par une torpille, lancée par un sous-marin allemand, dans la passe ,de Douvres, au moment ou il revenait de Dunkerque. Presque tous les officiers et les membres de l'équipage furent sauvés, mais les pertes exactes ne pourront être connues que lorsque l'appel sera fait. La perte du navire est de très peu de signification au point de vue militaire. Le " Venerable " (capitaine V. H. G. Bernard) a été en action toute la journée comme soutien de l'aile gauche belge, aidé en cela par les canonnières et les flottilles. C'est aujourd'hui le quatorzième jour depuis le commencement du' bombardement naval. Le "Hermes," construit en 1898, était un croiseur-léger de 6600 tonnes, avec un équipage de 500 officiers et hommes. Il appartenait à la classe du " Highflyer," et était armé de 11 canons de 6 pouces et de deux tubes à torpilles. Sa vitesse était de 20 nœuds. Une communication non-officielle publiée hier à Douvres dit que 1' " Hermes " a réussi à se maintenir sur l'eau pendant trois quarts d'heures après avoir été touché. Le contre-torpilleur Crusader " et d'autres destroyers purent ainsi sauver presque tout l'équipage, composé de 300 hommes. Deux marins ont été tués, neuf blessés, et une quarantaine manquent. Les rescapés ont été débarqués à Chatham. L'ATTAQUE DE TSINGTAU. TÔKIO, 1er novembre.—On annonce officiellement ici que le bombardement de Tsingtau continue. La plupart des forts allemands ont été réduits au silence et deux d'entr'eux seulement répliquent encore avec persistance aux attaques des Alliés faites par terre et par mer. Le bombardement a provoqué un incendie pares du port et l'explosion d'un tank à pétrole. Le fort de Siao-Tcho-Schan est en flammes, et une canonnière allemande qui avait perdu une cheminée, est visible maintenant et a probablement coulé.—Reuter. LA BELGIQUE A STE. ADRESSE. (Correspondance de la " Metropole.") LE HAVRE, 29 octobre.—Pour être précis, c'est à Sainte-Adresse et non au Havre que se trouve établi le Gouvernement belge, c'est à dire: les ministres, les ministres d'Etat, les fonctionnaires, et les journalistes (ne constituent ils pas le quatrième pouvoir?) 11 y a ici une dizaine de confrères bruxellois attachés au bureau de la Presse institué au département de la guerre. Sainte-Adresse, érigé à pic sur des rochers longeant la mer, est de création récente et, parmi ceux qui se réjouissent d'avoir vu la Belgique y installer son gouvernement il y aura sans' coaiteste M. Dufayel, le grand industriel parisien, créateur de ce coin charmant pour lequel ce sera une magnifique aubaine et une rare réclame. Sur les rocheTs, flanqués de roiites, des villas ont été construites. Et, voyez la chance, la plupart étaient libres, lorsque le mercredi 14 dernier survinrent les Belges ! Le gouvernement français avait mis plusieurs de ses fonctionnaires les plus aimables à la disposition de nos ministres. Citons: M. M. Hennion, ancien préfet de police, et M. Ri-che, directeur de la Sûreté de Paris. Et, tandis que les ministres étaient installés à l'Hôtellerie de Sainte-Adresse, les diplomates à l'Hôtel des Régates, les ministres d'Etat aux établissements Dufayel, tous rouverts pour la circonstance, les fonctionnaires étaient logés dans les villas susdites. La vie belge reprenait aussitôt à Sainte-Adresse. Nos gendarmes—une partie des braves gendarmes revenus de la bataille où tous se conduisirent si vaillament—montaient la garde devant des guérites superbement peinturlurées aux trois couleurs nationales ; la boite aux lettres du bureau de poste de Sainte-Adresse en revêtait également le rouge, jaune, et noir ; un employé belge prenait place au dit bureau et y entreprenait le débit des timbres belges : ce qu'il en débite est incroyable. Jugez donc, un timbre belge, à l'effigie du Roi Albert-, avec le cachet français de Sainte-Adresse, quelle aubaine pour les collec-tioneurs ! A côté de Sainte-Adresse, le centre de France a pris une allure extrêmement belge; des autos blanches de poussière montées par des soldats belges, défilent sans cesse par les rues, tandis que des officiers et des gardes civiques viennent prendre des ordres et que des dames et des enfants passent fièrement parés de nos trois couleurs. Cette installation de l'administration de notre pays sur le territoire d'une nation voisine est sans précédent dans l'histoire, ainsi que le faisait remarquer notre ami, M. Henry Carton de Wiart, notre garde des sceaux, qui, en l'absence de M. de Broqueville, retenu au Havre, préside ici le conseil des ministres. LES REFUGIES BELGES EN HOLLANDE. LA SITUATION A ANVERS. ROOSENDAEL, 26 octobre (de notre correspondant particulier, par courrier).—Je vous ai déjà parlé du malheureux sort des réfugiés qui se trouvent actuellement en Hollande. Quand leurs liôtes, pour des raisons budgétaires, renoncent à les héberger plus longtemps, ils sont conduits, non à la frontière, mais à bord de bateaux à grains en fer, où ils sont prisonniers de fait, puisqu'ils ne peuvent quitter le bord sans accepter leur rapatriement forcé. Vous pouvez concevoir comme les petits enfants souffrent de cette situation, et il s'en trouve plusieurs dont les membres sont ankylosés. Les seuls trains qui circulent venant de Hollande, vont jusqu'au Dam, où l'on délivre pour la Hollande des billets de chemin de fer sous forme de tickets d'entrée au skating rink. LTne entrée d'un franc donne droit au voyage jusqu'à Esschen, une entrée de deux francs au même voyage pour deux personnes. La gare centrale d'Anvers est toujours occupée militairement, et les mitrailleuses et les sacs de ciment sont à l'intérieur. Des conventions ont été faites entre les autorités allemandes et belges quant à la question des réquisitions. Le conseiller socialiste Delannoy s'occupe plus spécialement de ravitailler la ville, et celle-ci et les communes procèdent à des échanges. Anvers donne de la farine à telle localité qui lui fournit des pommes de terre, et ainsi Féquilibre s'établit. Les Allemands ont organisé le service des postés. Huit cents employés des postes, galonnés et costumés, sont arrivés vendredi passé pour réorganiser le service; samedi ils étaient en bourgeois,conservant le képi, puis dimanche ils étaient partis, et la poste attend toujours. Les canons des forts ont été dirigés sur Liège et ceux des temparts ont été placés, les uns dans la direction de la ville, les autres vers l'extérieur. M. Mendershausen, officier de réserve allemand, directeur des Quatre-Saisons, est venu à Anvers voir ses magasins détruits. Les Allemands font argent de tout en ce moment. Les passeports, les transports de marchandises font l'objet de taxes rondelettes. A Rotterdam le cachet allemand sur passeport coûte lfl.80. Un bateau, en Belgique, est accompagné d'un soldat—coût 20frcs. Le bourgmestre de Bergen-op-Zoom vient de prendre un arrêté interdisant la vente et le colportage du "Journal des réfugiés," qui . . . s'est réfugié à Rotterdam. Ce journal reçoit un longue lettre de M. Devos, qui proteste contre l'insinuation qu'il a imprimée que la ville aurait été livrée par l'autorité civile à l'insu des autorités militaires. M. Devos fait un éloge dithyrambique de M. Franck, qui, appelé à se rendre à l'étranger par le gouvernement pour y accomplir une mission importante, a préféré rester à " son poste." . . . — Au cours des huit dernières semaines 32,013 réfugiés belges ont été admis dans les diverses institutions du" Metropolitan Asylums Board; Le.27 octobre il en restait 6693. Ces chiffres comprennent les réfugiés de l'Alexandra Palace et d'Earl's Court. MONITEUR BELGE. » DES 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, ET 19 OCTOBRE. Ce numéro da journal officiel belge public la proclamation adressée par le GouYernement belge à la population avant son départ d'Ostende, la liste des membres du corps diplomatique qui ont suivi 1s Gouvernement belge au Havrr, l'échange de correspondances entre le Gouvernement et 1« président de la République française, à propœ de ce transfert, un compte rendu de l'arrivée du Gouvernement au Havre, avec le texte de l'appel du "maire du Havre, do la réponse du Gouvernement, et de la délibération du Conseil municipal d« cette ville. Il publie en outre les arrêtés suivants: MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES. M. Francisco Carignani a remis au Roi le 11 octobre der nièr ses lettres de créance en qualité d'envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiarie du roi d'Italie. ACTIONS D'ECLAT. Par arrêté royal du 10 octobre sont nommés chevaliers de l'ordro de Léopold, pour actions d'éclat au cours des engagements de la première partie de la campagne, le capitaine- « commandant De Witte; les lieutenants Michel et DelevaL MINISTERE DE LA JUSTICE. Par arrêté royal du 9 octobre M. Vanderetraeten. employé au greffe de 1 erc instance de Gand, est nommé greffier-adjoint surnuméraire à ce tribunal, en remplacement de M. Ketels, décédé. MINISTERE DES FINANCES. Par arrêté royal du 12 octobre les dispositions de Tartrcl* 1er de l'arrêté royal du 12 septembre, 1914, concernant les mesures urgentes, nécessaires en temps de guerre, ecmt prorogées jusques et y compris le 15 novembre, 1914. L'articla 2 est modifié en ce sens que 1k dates du 1 et du 2 octobre son remplacées par les 16 et 17 novembre. LES BELGES A LONDRES. BELGICA- On nous prie d'annoncer que le sièg® ôe la " Belgica " est définitivement transféré à partir du 1er novembre, à 20, Hanover-square, W., dans les locaux obligeamment mis à sa disposition, par Sir Howard Frank. Le "Comité y siégera tous les jours ouvrables, de 11 heures à midi. AUX MEDECINS BELGES. Une réunion des médecins Belges actuellement résidant à Londres aura lieu le lundi, 2 novembre, à 16 heures, Hyde Park-street 3, pour y prendre des décisions très importantes. Les autorités médicales anglaises viennent une fois de plus nous donner la preuve de leur haute bienveillance. Elles viennent en effet d'autoriser la libre pratique médicale en Angleterre à nos confrères t>elges sous certaines reeerves qui seront publiées prochainement et expliquées à la réunion du 2 novembre. Docteur CLEMENT PHILIPPE, Président de la section Belge du Comité de médicine Anglo-Belge (War Refugees Committee). POUR LA CROIX-ROUGE BELGE. Le National Libéral Club organise demain soir, à 8 heures, dans ses salons, un concert au profit de la Croix-Rouge de Belgique, où se feront entendre MM. Ant. de Vally, ténor du théâtre Royal d'Anvers ; Jules Colbert, baryton du Grand Théâtre de Verviers; Arthur Steurbaut, basse de l'Opéra flamand d'Anvers; Julien Neuf cour, chef d'orchestre du theâtre Royal d'Anvers, assistés par Mr. William Eorington, basse, de -Temple Church, Charles Williams, et le réputé " Folksong quartett." s LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS ^OQUELS, J., major, 5e de ligne, QRUTMAN, F., docteur 17e brigade (artillerie), ^_YSEN, sous-lieutenant, 6e de ligne, DLFRESNE, sous-lieutenant 5e de ligne, sont à l'hôpital, Haslar, Portsmouth. T^ESMET, HECTOR, garde civique, Schaerbeek, uprie J°uD0r „n°uvelks à Mme. Dcsmet, Aldercombe. Oaterham Valley. Surrey. T A R- MERE BERNARD A, religieuse ursuline de Warre-Notre-Dame, est priée de communiquer son adresse à M. Louis Lambo, 80, Marine-parade, Brighton. jpRIST, et famille, rue Gérard, Anvers, T? ATINCKX-MATHIEU, rempt. des Béguines Anvers. T^UBOIS et famille, rue Gérard, Anvers, Ensemble: 30bis. rue Faubourg do la Barre à Dieppe. J^OUTHIEAU (famille) et GUYS, Jules, d'Anvers, Clearance Drive, 14, Ilarrogate, Yorkshire. OOTEGHEM. Léo., de Berchem (Anvers), EastbJume nouvelles «t fiUe.-Ecr. Hartficld-road. VA^ A-' ^ famille, c.o. Mrs. Wilde Milosdown. St. Giles Hill, Winehes-ter, recherchent wfge, ^ C' Té"s' V»° FA&nitLEA>, AHIÏ?S d'Anvetrs (Monsieur fr» AhAr?ns' Madame Sophie Ahrens-Verhagen, Madame Veuve Ahrens-De Baerdemaeker) est priée de bien ï£n!^«j0??," «>n adresse actuelle à Messrs. Wm. BTundt's S™ ^Sï4i„fTHSf taïf™' EC> ** J^£taeUR?rI^riIt-CSt prié donn6r 6011 adresse "—"♦«'■L1?. à e. de Cartier, 4. West Halkm-strcet, Loodra. L s? ™ PACIFIC EAÏLWÀY, 62- J65. Charing Créés, Londres, S.W., serait recein.ii». sant« a tous ceux qui pourraient lui donner des renseiene-TIMMFmNS lu ™1Cl]e d? M. et Mme. JOMME1R-a!w- n ■ . , 1 prénom de Mme. Timmermans es! Jv a♦ demeure dans 1er. derniers temps à Lierre prèa rn,q\U °ïi-w éti " Anvers le 7 octobre, ainsi qu« et M. François Dujardin-Daoust, de_Winmpcg. qui et-a'ent avec M. et Mme. Timmermans T^ECÏÉCAMÏAN PACIFIC RAILWÂYT62- \ Channg Crocs, Londen, S.W.. zou met allé danlcbaarheid meuws ontvangcn nopens het vorblyf van M. en Mev. Jommeir-TL\TMEKMANS (de voornaam vin Mer ^™™e.rnlan8, w Angèle) die laatst verbleven. hébben te Lier ■ Sezlcvr z-,'" gew<Sst «l1 7 okt'ober, en ook va.n , a- • Daousî' ®n l'rans Dujardin-Daoust. van Winni-peg_dio in geselschap vraren van M. en Mev. timmermans. "PERSONNES connaissant ALFRED COLLETTE "TT .^^at bolgo 9me. de ligne sont priées donner adresse au Comité dos réfugies. Londres, Aldwych. PANQUIN de Duinbergue et kT Madame CnAKLES PANQUIN d'Ostond» sont en Angleterre prière s adresser pour communication à Air De Joer. DcReyser Royal Hôtel à Londres. SOCIETE HYPOTHECAIRE du CANADA. ^ (Mortgage Company of Canada.) . Société Anonyme à Anvers (Belgique). Messieurs les Obligataires de la Société susdite sont informés que vu les circonstances actuelles il e^t décidé de surseoir au paiement des ooupôna du 2 novembre. 1914. TTNE FIRME ANGLAISE désire de suite une / vingtaine do menuisiers belges. Un interprête bel go ait attache à la firme. S'ils donnent 6at4Rfaction, le nombre j>ourra être porté à cent. On payera leur ticket do chemin do_ fer; on les logera et nourrira, et ils reoevront un bon salaire.—S'adresser au Consulat Général de Belgique, 40, Finsbury-square, Londres, E.C., ou au Bureau Consulaire, General-buildingB. Aldwych, W.C. HESBAIN D'ANV<ERS,Wilhelminastraat, 85, Ginnekon, Breda. demande nouvelles et adresse do leur fils Louis. LA FAMILLE-TIENRIEN D'ANVERS est prié de donner son adresse à M. Debenham & Co., 91 Wimpole-street, W. ON recommande aux dames françaises et belges la blanchisserio de premier ordre, The PALACE LAUNDRY, Fulham, London, qui dispose d'une dame pou-vant s'entretenir et correspondre en français. ON DEMANDE trois bonnes, françaises ou belp£&. avant bons certificats.—Château Blanc, Haylirg.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods