La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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08 December 1914
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s.n. 1914, 08 December. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 20 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/1g0ht2h35m/
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LA MÈTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 21ME ANNEE. MARDI 8 DECEMBRE 1914. NO. 342. COMMUNIQUES OFFICIELS FRANÇAIS. SUPERIORITE DE L'OFFENSIVE DES ALLIES. AVANTAGES D'ARTILLERIE. PARIS, 7 décembre.—Communiqué officiel de 15 heures:—, Dans la région de l'Yser, nous continuons à attaquer les quelques tranchées que l'ennemi occupe encore sur la rive droite du canal. Dans la région d'Armentières et d'Arras, ainsi que dans celles de l'Oise et de l'Aisne et en Argonno, il n'y a rien à signaler sinon, d'une façon générale, la supériorité de notre offensive. En Champagne, notre artillerie lourde a gagné dans plusieurs cas un avantage très marqué sui l'artillerie de l'ennemi. [1 n'y a rien de nouveau sur la frontière orientale, où les positions des jours précédents ont été maintenues. FORTIN ALLEMAND ECRASE. PARIS, 6 décembre.—Communiqué officiel de 23 heures:— En Belgique, non loin de la maison du pas&eui dont la prise a été signalée hier, notre artillerie lourde'a écrasé un fortin allemand. ■ L'ennemi a vainement tenté de nous reprendr-e ^oldendreft. Sijt le reste du front nord, calme absolu. GEORGE V. EN BELGIQUE. UNE CEREMONIE HISTORIQUE. LE ROI ALBERT DECORE DE L'ORDRE DE LA JARRETIERE. LONDRES, 7 décembre.—Le roi George esl retourné, à Buckingham Palace samedi soir rentré d'une visite prolongée au quartier généra! en France et Belgique. Au cours de son séjour sur le continent, le ro: d'Angleterre passa l'inspection du corps expé ditionnaire britannique et des divers services administratifs. Il visita aussi de nombreux hôpitaux de cam pagne, et eut de longs entretiens avec le prési dent de la République, le général Joffre, M Viviani. et plusieurs généraux français dont le: troupes agissent de concert avec les corps britanniques. La vei i le de son retour, le roi George se Tendi en Belgique dai>s un village dont le nom a éti tenu secret. Le souverain et sa suite arrivèren dans trois automobiles portant l'Union Jack. Le: deux souverains s'embrassèrent avec effusion. Le roi George exprima son admiration à h brave armée belge, et ses félicitations à l'adress< i de notre roi si courageux. Il passa ensuite en revue plusieurs lignes d< soldats, glorieux vétérans qui s'étaient battu: sans interruption depuis le début de l'invasion. Le roi d'Angleterre admira la belle prestanc< de nos hommes, et leur aspect crâne et martial malgré les fatigués d'une longue et dure cam /pagne. Les troupes défilèrent précédées de: musiques régimentaires, et de notre glorieux drapeau, et acclamèrent les deux souverains ave< enthousiasme. Le prince cte Galles, et une brillante suit* d'officiers et hauts dignitaires, assistèrent à 1i revue de nos vaillants troupiers. Après la revue, le roi Albert offrit un lunch at roi George. A l'issue de ce repas historique, le souverair anglais conféra solennellement au roi Alber l'illustre ordre de la Jarretière, qui n'est décerrn qu'exceptionnellement aux chefs d'état étrangers. Le roi George decerna aussi l'ordre du mérit< au maréchal French. LES ALLEMANDS AVOUENT L'ECHEC DE VERMELLES. BERLIN. 6 décembre.—Communiqué officie du grand état-major allemand :— La nuit dernière Vermelles (à 25 kilométré au sud-ouest de Lille, près de La Bassée), qu est au sud-est de Béthune, a été évacué par nous selon un plan concerté (sic). Sa possessioi devant le feu d'artillerie continuel des Françai aurait provoqué des sacrifices inutiles. _ Avant de nous retirer, nous avons fait saute lès bâtiments restés debout. Nos troupes ont occupé des positions préparée à l'est de Vermelles, où l'ennemi est incapabl de nous suivre. A l'ouest et au sud-ouest d'Altkirch (Alsace] les Français ont renouvelé leurs attaques, san succès, avec des forces importantes et en subissan de fortes pertes. Dans l'ouest, généralement parlant, il n'y a pa d'événements dignes de mention à signaler. L'ECHEC ALLEMAND A YPRES. AMSTERDAM, 7 décembre.—Le correspondan du "Telegraaf" à l'Ecluse dit que la canonnad qui était perceptible jeudi du sud-ouest provenai d'un duel d'artillerie dans les environs de Zonn< heke, à environ huit kilomètres au nord-es d'Ypres. Après avoiT violemment arrosé d'obus quelque collines qui avaient été réoemment prises par le Alliés, les Allemands essayèrent de les reprendr par une attaque d'infanterie. Les Allemands firent une attaque infructueus sur Ypres par la ligne de chemin de fer d Roule rs. Le correspondant déclare que les Allemand ont ostensiblement coupé les communication téléphoniques entre l'Ecluse et Bruges poux pre venir l'espionnage. Un espion anglais a ét fusillé à Bruges samedi.—Central News. — Le comte Werner de Mérode, sénateur d l'arrondissement de Charleroi, vient de mourir Bruxelles. Il fit partie de l'armée belge et étai officier d'ordonnance do Léopold II. lorsqu'il fu nommé grand-maître de la maison de la rein Marie-Henriette. — Lors du bombardement de Liège par le Allemands, dans les premiers jours du moi d'août, un obus tomba près du local de 1 " Légia " où se trouvent tous les trophées rem portés par cette célèbre société chorale liégeois* Par une bizarre coïncidence un grand vas chancela et vint se briser sur le 6ol. C'étai un vase offert par l'empereur allemand, en 188c à un concours de chant et gagné.par la "Légia. — Une dépêche Reuter annonce que 1 gouvernement suédois a protesté auprès de 1 légation belge à Stockholm contre les sentiment anti-suédois exprimés dans un article de 1' " Ind< pendance Belge." — Les gouvernements anglais et français or exprimé leurs regrets au gouvernement suiss au sujet d'une violation de la neutralité 6uiss qui aurait été commise par les aviateurs britan niques au cours de leur raid sur Friedrichshafer La note britannique dit que oes regrets n'impl quent pas la reconnaissance d'une souverainet de Pair. AU CONSEIL COMMUNAL D'ANVERS. L'INDEMNITE DE GUERRE. ANVERS, 29 novembre (par courrier).—La " Presse " publie, sous la censure des autorités militaires allemandes, le compte-rendu suivant de la dernière séance du conseil communal, où nous corrigeons simplement quelques germanismes :— Samedi (28 novembre) après-midi, à 3 heures, le conseil communal d'Anvers s'est réuni en séance extraordinaire, pour émettre un vote sur l'indemnité de guerre de 40 millions de francs, imposée à la ville d'Anvers par l'autorité allemande.Après une séance, à huis-clos qui dura trois quarts d'heure, et au cours de laquelle M. le bourgmestre De Vos donna aux conseillers des explications relatives à l'indemnité de guerre de 40 millions—part de la ville dans la somme globale de 50 millions à payer par la place fortifiée d'Anvers—la séance publique est ouverte à 3 heures 3/4, devant une nombreuse assistance. M. le bourgmestre préside. Sont présents:— MM. V. Desguin, Van Kuyck, Albrecht, Strauss, CooLs, échevins; Melis, fi. secrétaire; Franck, Royers, Colbert, Steger De Gueldre, Goetschalck, Van Peborgh, Soeten, Arents, Langohr, Cornette, Longville, Haesendonckx, Hendrickx, Bongers, Delannoy, Stroum, Aalders, Verrept. S'étaient fait excuser: MM. Dens, Van de Walle et Jonckheer. Parmi les absents se trouvent MM. Terwagne, Tailliez, Van den Bergh, Tyck, Wauters et Randaxhe. Trois objets étaient inscrits à l'ordre du jour: l'indemnité de guerre, l'emprunt au crédit communal, et la démission de M. le conseiller Van Geel. Un silence impressionnant règne dans l'assistance au moment où M. le bourgmestre ouvre la séance. Il déclare que le procès verbal de la séance précédente est " soumis à l'approbation des membres " puis il donne lecture du discours suivant :— " Messieurs, "Le conseil doit délibérer sur les moyens de i faire face aux 50 millions de contribution de guerre imposée à la Ville et aux communes de i'enceinte fortifiée. Nous n'avons pas manqué de démontrer combien cette charge est imméritée et lourde. Pour la couvrir, il sera indispensable de faire appel à tous les contribuables, sous une forme à convenir mais dont la perception devra être effectuée avant le 15 décembre 1915. Cela entraînera pour la population un grand sacrifice dans ces temps déjà si difficiles. C'est un devoir pour nous de ne rien vous cacher de cette situation."Les économies sur nos dépenses ordinaires vous seront également soumises, afin que la Ville puisse contribuer, dans la mesure du pos-; sible, à alléger la misère de nos classes popu-; laires. " La proposition qui vous est soumise a pour ; but de voter les ressources nécessaires. Nous ; avons fait appel auX banques anversoises, aux ; grandes maisons de commerce et aux citoyens * fortunés. Le chiffre exigé est très grand. A cause des temps extrêmement difficiles, on n'est 1 pas parvenu encore à réunir toute la somme, : mais nous espérons que nos efforts seront couronnés de succès, grâce au patriotisme de nos | concitoyens. , 1 " Des projets de régularisation définitive du montant emprunté aujourd'hui vous seront * soumis sous peu. " En appréciant la situation financière difficile d'aujourd'hui, il ne faut pas perdre de vue que, ! à côté de la contribution de guerre dont il est ; question, nous avons à assumer la charge de ré-: quisitions très importantes et que la stagnation du commerce et de notre mouvement maritime * fait perdre à notre budget ordinaire environ ' quatorze millions de ses revenus,' sans compter , que c'est un devoir sacré pour nous d'alléger la situation misérable de nos classes ouvrières. ' i L'indemnité de guerre est votée à l'unanimité t des membres présents, de même que l'emprunt i au crédit communal. M. le bourgmestre communique à l'assemblée > une lettre de M. Van Geel, " à qui son état de santé ne permet pas de continuer à exercer son mandat de conseiller communal." La démis- * sion de M. Van Geel est approuvée. M. Royers demande la parole. Il dit qu'il est impossible de lever cette séance avant d'avoir 1 rendu un hommage public au collège des bourg-mestre et échevins, à la Commission intercom- , munale, et notamment à MM. Franck et Ryck- ■ mans, et au consul d'Espagne. Dans les conjonctures pénibles où nous vivons, oes messieurs ; ont rendu " d'inappréciables services à la ville." , L'orateur loue ensuite l'attitude de MM. les 5 sénateurs et députés, de M. le gouverneur baron van de Werve et de Schilde, et des membres de la r Députation permanente, ainsi que de plusieurs . conseillers communaux. * Il conclut en déposant un ordre du jour, dans 2 lequel il rend hommage à tous ceux qui 6e sont "sacrifiés" dans l'intérêt de la ville. _ ' 'Cet ordre du jour est adopté à l'unanimité, au ? milieu des acclamations de l'assistance. M. Franck remercie M. Royers. Lorsqu'on a l'avantage, déclare-t-il, de servir s une ville comme Anvers, avec son passé glorieux et son grand avenir, il est facile de faire son devoir. Nous continuerons à défendre toujours " les intérêts de notre cité." , L'orateur fait une allusion émue au roi Albert, qui lutte si courageusement sous les plis de notre ! drapeau national. Nous continuons à garder un espoir inébranlable dans l'avenir de la patrie. ; (Longs applaudissements.) M. le bourgmestre remercie à son tour M. Royers des paroles aimables adressées au Collège 3 et termine en déclarent que tous les membres s resteront à leur poste " jusqu'au bout." 9 La séance est levée à 4 heures. ° LES HORREURS DE DINANT. S 5 On sait que la rage des Prussiens s'exerça, de â manière particulière, sut la paisible ville de Dinant. Pour le plaisir de détruire et de semer la ruine et l'incendie, les kaiserlicks saccagèrent à ce point la ville, qu'il n'en reste plus guère s que des ruines. i Aux nombreux faits connus et actés par la t commission officielle d'enquête sur les horreurs t allemandes en Belgique, il faut ajouter quelques ^ détails qui montrent l'immensité des souffrances endurées par la malheureuse cité. s Lorsque commença le bombardement, l'avocat s dinantais bien connu, M. Eugène Poncelet, dont 1 la mère était tombée morte d'émotion, était parti ■ pour mettre en sécurité sa femme, gravement * malade, laissant chez lui deux de ses jeunes en-s fants, des jumeaux, sous la garde d'une bonne. t Lorsqu'il revint chez lui. les deux pauvres ; petits, pour lesquels la servante n'avait pu trouver aucun aliment, étaient morts de faim ! e De plus, le frère de M. Poncelet, M. Victor * Poncelet. avait été fusillé par les Prussiens dans s le vestibule de sa maison. Ajoutons que les Allemands avaient pris et gardent encore comme otages MM. Tscnoffen, procureur du Roi; Emile Laurent, juge d'instruc- 6 tion; Herbecq, juge; Georges Cousot fils, et e Frédéric Cousot. —- Le sous-marin allemand E16 est arrivé à é Esbjerg (Danemark) dimanche, avec ses machines dérangées, aux fins de réparations. REPONSE AUX INTELLECTUELS ALLEMANDS. SIXIEME RAPPORT DE LA COMMISSION OFFICIELLE BELGE D ENQUETE. i. La Commission (officielle belge) d'enquête sur la violation des règles du droit des gens, des lois ît des coutumes de la guerre, nous communique son sixième rapport. uoinme les précédents, aous publierons par tranches cet important docu-nent. En voici la première partie:— LE HAVRE, le 10 novembre 1914. A Monsieur CARTON de WIART, Ministre de la Justioe. Monsieur le Ministre,—Vingt-deux Univer-sftés allemandes ont envoyé aux^ Universités étrangères une adresse de protestation contre les accusations dont les troupes allemandes sont l'objet. Cette adresse, signée par les recteurs des Universités de TuDingue, Berlin, Bonn, Breslau, Er'angen, Francfort. Fribourg. Glessen, Goettingue, Greifswald, Halle, Heide'.berg, Iéna, Kiel, Kœnigsberg, Leipzig. Marburg, Munich, Munstein, Rostoc, Strasbourg et Wurzbourg, débute en ces termes:— "Vous tous, qu! savez que notre armée n'est point une armée de mercenaires, qu'elle comprend toute la nation, du premier au dernier nomme, qu'elle est conduite par les meilleurs fils du pays, qu'à cette heure, des milliers de professeurs et d'élèves tombent comme officiers ou soldats sur les champs de bataille de France ou de Russie, vous tous qui avez lu et entendu en quel esprit et avec quel succès la jeunesse est cnez nous instruite et élevée, qui savez combien nous inculquons le respect et l'admiration des chefs-d'œuvre de l'esprit humain, quel que soit le pays auquel ils appartiennent, nous vous prions d'être nos témoins et de dire si ce que nos ennemis rapportent est vrai et s'il est exact que l'armée allemande soit une horde de barbares et une bande d'incendiaires qui trouvent plaisir à détruire les innocents, les villages et à détruire les monuments d'art et d'histoire ; et si vous voulez rendre honneur à la vérité, vous serez convaincus avec nous que là où les troupes allemandes durent accomplir une œuvre de destruction, elles cédèrent aux impitoyables lois de la défense dans le combat." Les faits sont plus forts que toutes les affirmations. Aux protestations doctorales des Universités d'Allemagne, la Commission d'Enquête oppose ses constatations. Il- n'est -pas un fait cité par elle dont elle ne puisse fournir la preuve. Il est, au surplus, des documents dont les Universités allemandes ne pourrent songer à discuter l'authenticité. Ce sont les proclamations émanant des chefs de l'armée envahissante, dont l'inconscience semble égaler la cruauté. Pour l'édification de la conscience publique, la Commission croit devoir publier quelques-unes de oes proclamations. Elles ont toutes un accent de famille nettement caractérisé:— I.—PROCLAMATION DISTRIBUEE LE 4 AOUT 1914. Le mardi 4 août 1914, vers dix heures du matin, les premiers soldats allemands arrivèrent à Warsage (route d'Aix-la-Chapelle à Visé). C'était une petite troupe d'environ vingt-cinq cavaliers, conduits par un officier. Les soldats distribuèrent aux habitants quelques exemplaires d'un document imprimé dont voici la copie textuelle:— " Au Peuple belge 1 " C'est à mon plus grand regret que les troupes allemandes se voient forcées de franchir la frontière de la Belgique. Elles agissent sous la contrainte d'une nécessité inévitable, la neutralité de la Belgique ayant été déjà violée par des officiers français qui, sous un déguisement, avaient traversé le territoire belge en automobile pour pénétrer en Allemagne. "Belges! C'est notre plus grand désir qu'il y ait encore moyen d'éviter un combat entre deux peuples qui étaient amis jusqu'à présent, jadis même alliés. Souvenez-vous du glorieux jour de Waterloo où c'étaient les armes allemandes qui ont contribué à fonder et établir l'indépendance et la prospérité de votre patrie. " Mais il nous faut le chemin libre. Les destructions de ponts, de tunnels, de voies ferrées devront être regardées comme des actions hostiles. " Belges, vous avez à choisir. " J'éspère donc que l'armée de la Meuse ne sera pas contrainte de vous combattre. Un chemin libre pour attaquer celui qui voulait nous attaquer, c'est tout ce que nous désirons. "Je donne des garanties formelles à la population belge qu'elle n'aura rien à souffrir des horreurs de la guerre; que nous paierons en or monnayé les vivres qu'il faudra prendre du pays; que nos soldats se montreront les meilleurs amis d'un peuple pour.lequel nous éprouvons la plus haute estime, la plus grande sympathie. " C'est de votre sagesse et d'un patriotisme bien compris qu'il dépend d'éviter à votre pays les horreurs de la guerre. " Le général commandant en chef l'armée de la Meuse, "von Emmich." IL—PROCLAMATION FAITE PAR LE GENERAL COMMANDANT EN CHEF DE LA 2e ARMEE, VON BULOW " Au Peuple belge, " Nous avons été obligés d'entrer dans le territoire belge pour sauvegarder les intérêts de notre défense nationale. "Nous combattons avec l'armée belge uniquement pour forcer le passage vers la France, que votre Gouvernement a refusé à tort, quoiqu'il eût toléré la reconnaissance militaire des Français, fait que vos journaux vous ont laissé ignorer (1). " La population pacifique de la Belgique n'esf point notre ennemie; bien au contraire, nous la traiterons avec ménagement et bénévolence, pourvu qu'elle prouve, par le fait, ses sentiments paisibles. " Mais nous sévirons contre toute tentative de la population d'opposer de la résistance aux troupes allemandes ou de faire tort à nos intérêts militaires. " Donné à Montjoie, le 9 août 1914, " Le Général commandant en chef de la 2e Armée: "von Bulow." 1. Inutile d'insister longuement sur lo caractère fantaisiste do cette affirmation. Le Gouvernement belge n'a pas eu i tolérer de reconnaissance militaire des Français, aucune violation do son territoire n'ayant été faite par la Francc L'ultimatum do l'Allemagne lo reconnaît complètement: " L« Gouvernement allemand a reçu des nouvoiles sûres d'après lesquelles les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet et Namur... C'est un devoir impérieux do conservation pour l'Allemagne de pré venir cette attaque de l'ennemi." (Livro Gris, pièoe 29.) I>e chancelier de l'empire d"Allemagne l'a reconnu for mellement dan6 le discours qu'il a prononcé au Reichstag. 1< 4 août 1914: ''Nous nous trouvons en état de légitim< défense, ot la nécessité ne connaît pas de loi. " Nos troupes ont occupe le Luxembourg et peut-être la Belgique. Cela est m ctrntrodictism i»cc lt» prtscrintions du droit des fli-n.9. La Franc* a. il est vrai, deâare a Bruxelles qu'elle etaii résolue a respecter la neutralité de la Belgique aussi loiiqtemps qui l'adversaire la respecterait. Mais nous pavions que la France s< tenait prête pour envahir la Belgique. La France paierai attendrel Nous. pas. Une attaque française sur notre flanc dans la région du Bhin supérieur aurait pu devenir fatale C'est ainsi que nous avons ete force* de passer mitre aux protesta lions justifie* des gouvernements luxembourgeois et belge. L'injustia que nous commettons île cette façon, nota la repaverons des que notri but militaire sera atteint. " A celui qui est menacé au point ou nous le sommes, e qui lutte pour son bien suprême, il n'est permis que d< songer au moyen de se dégager." (Livre Gris, pièoe 35.) (A suivre.) COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. EXPLOITS D'AUTOS BLINDEES LES MENSONGEES ALLEMANDS. PETROGRADE, 6 décembre.—Communiqué de l'état-major du général en chef:— La journée d'hier s'est passée sans aucune modification essentielle dans la situation ni y1" taire. La bataille continue et les attaques allemandes sont repoussées. PETROGRADE, 6 décembre.—Communiqué : du quartier-général des armées russes:— Une bataille désespérée continue sur le front Lowicz, surtout dans la région de Lodz et les routes qui conduisent à Piotrkoff. Le 4 décembre, sur la route de Pabianice a Lask, nos autos blindées, profitant de l'obscurité se lancèrent dans une colonne ennemie et la dispersèrent au moyen de canons et de mitrailleuses, lui infligeant de fortes pertes. , Le communiqué officiel suivent est publié ici : La presse étrangère a été inondée récemment de communiqués allemands signalant que des quantités énormes de prisonniers, de canons, et de mitrai^euses avaient été soi-disant prises par eux dans les combats du mois de novembre. Ce qui suit démontrera de quelle façon les Allemands jonglent avec les chiffres. Us déclarent qu'ils n'ont pas perdu un seul canon, alors que dans le seul district de Brizing nous leur en avons pris vingt-trois et un butin considérable. Jamais les Allemands n'ont mentionné leurs pertes en prisonniers. Néanmoins environ 10,000 Allemands sont passés par un seul point de notre front où les prisonniers sont enregistrés. Les Allemands ne mentionnent ças non plus les colonnes de vivres qu'ils ont Drûlées dans leur retraite, ni les canons qu'ils ont abandonnés dans les forêts et que nous retrouvons peu à peu. Les Allemands cachent également les pertes qu'ils ont subies dans les combats du mois de novembre, bien que des témoins de nombreuses guerres déclarent qu'ils n'ont jamais vu un champ de bataille présentant un tel spectacle que les routes par lesquelles les Allemands ont effectué leur retraite vers Strykoff. A certains endroits où nous attaquâmes les flancs allemands les morts étaient empilés jusqu'à un mètre de haut. Tous les habitants de ce district, sous la direction de la police, sont occupés à l'enterrement des morts et à l'évacuation des champs où les récents combats ont été livrés. Plusieurs divisions allemandes, spécialement celle de la Garde, ont été si éprouvées durant leurs efforts pour s'échapper de nos mains qu'elles ont complètement disparu du front pour se reprendre et réorganiser leurs formations. LODZ REPRIS. VIOLENT BOMBARDEMENT DE LA VILLE. AMSTERDAM, 6 décembre.—TJn télégramme de Berlin dit que le communiqué officiel suivant a été publié par le quartier-général:—- Cet après-midi Lodz a été occupe par nos troupes. Les.Russes sont en retraite, après avoir subi de fortes nertes. Les nouvelles de mouvements rétrogrades de troupes allemandes le long du canal de l'Yser sont officiellement démenties. PETROGRADE, 6 décembre.—Dans les opérations autour de Lodz les Allemands ont bombardé avec leur artillerie lourde un asile d'aliénés, à quelques kilomètres de la ville. Les pensionnaires suivaient avec intérêt les opérations paT la fenêtre, ne se rendant pas compte de ce qui allait arriver. Quand les premiers obus tombèrent sur l'asile des quantités d'aliénés sautèrent par les fenêtres> des étages. Les murs furent démolis, le feu éclata et beaucoup de malheureux furent brûlés vifs. De la cavalerie russe fut envoyée à la rescousse, et les Allemands s'enfuirent avant que l'œuvre de destruction ne fut complète. Les survivants furent conduits à Lodz. Les nouvelles qui parviennent au sujet des résultats du bombardement de Lodz montrent que beaucoup des maisons ont été détruites dans les rues principales. Les étages supérieurs du Grand Hôtel et du Savoy Hôtel ont beaucoup souffert. Un obus a frappé le réservoir à gaz et la conflagration immense qui s'en suivit mit le feu à toute la ville, mais' les pompiers et les soldats réussirent à combattre l'incendie. La ville est sans gaz et le soir les rues sont dans une obscurité complète, à l'exception de quelques lampes électriques. Les habitants souffrent beaucoup par suite du manque de vivres, surtout de lait. Un comité a été formé et a décidé d'allouer un verre de lait par jour aux ménages où il y a de petits enfants. Les stocks de sucre sont pratiquement épuisés, et on fait usage de confitures et de miel; la prix du pain et de la viande a triplé.—Reuter's Spécial. L'AMERIQUE ET LES BELGES. Les états nord-américains viennent d'offrir l'hospitalité pratique aux belges expulsés de leurs demeures et de leurs pays. Cinquante fermiers belges sont invités a profiter des avantages qu'offre le pays; une partie de celui-ci a été examinée par les professeurs des instituts agricoles de l'état et reconnue comme saine et toute proche des grands marchés. La contrée est située près d'une gare de chemin de fer et l'atmosphère permet de compter sur deux récoltes par an. Tout le nécessaire en terres, habitation, semences et outils agricoles leur sera fourni, ainsi que les objets de ménage, un cheval, une vache, deux porcs, douze poulets, et de la subsistance pour au moins six mois. Ces fermiers pourront s'établir ensemble dans une colonie, et seront aidés par le gouvernement des Etats-Unis, par des agents de démonstration fermière, la Catholic Colonisation Society of America, et le Southern Seulement and Development Organisation. Il y aura une église, un prêtre, et une école pour les enfants. Ce projet a reçu le meilleur accueil dans l'Amérique du Nord et les sociétés les plus influentes, les autorités et les banquiers lui ont promis leur soutien. L'état de Maryland a déjà envoyé au comité une somme de 750,000 francs, pour l'organisation de cette colonie. LL. EÈ. les cardinaux Gibbons et Farley, ainsi que les évèques du sud, lui ont accordé leur patronage. La " Catholic Colonization Societv of the United States" ne s'est pas contentée d'accorder son appui moral au projet, mais a délégué deux représentants officiels, le R. P. John de Ville et M. W. H. Marass. Le R. P. John de Ville se tient à la disposition des intéressés au Waldorf Hôtel, à Londres (chambre 410). Après un court séjour à Londres les deux délégués partiront pour la Hollande. — Le gouvernement allemand a saisi deux contre-torpilleurs en construction en Allemagne > pour le compte de la Norvège, perte considérable pour la marine de guerre de ce pays, qui £ besoin d'être renforcée. COMMUNIQUES OFFICIELS SERBES. i LES AUTRICHIENS REPOUSSES. le CAPTURES CONSIDERABLES. r NISH, 6 décembre.—Le communiqué offieiel g suivant est publié ici:— Sur tout, le front on signale des succès de l'armée serbe. Sur tous les fronts les armées autro^hongroises r ont été repoussées. Nous avons capturé deux £ officiers généraux, seize officiers, 2400 hommes S( et une grande quantité de butin. Sur l'un des fronts nous avons capturé de t l'ennemi quatre batteries complètes. * LA -VERSION AUTRICHIENNE. J; AMSTERDAM, 6 décembre.—Un communiqué A officiel de Vienne, traitant du théâtre de la guerre j dans le sud, dit:— C Au sud de Belgrade nos troupes gagnent du terrain. A l'ouest de Arandjelowatz, Dorny et 1 Milanovac l'ennemi, ayant reçu des renforts, a continué à faire des attaques vigoureuses dans une direction orientale. £ Les civils serbes retournent dans les districts occupés par les troupes austro-hongroises. Environ 15,000 habitants sont restés à Belgrade où I travaille la nouvelle administration autrichienne. 1 —Reuter. LA NEUTRALITE BELGE. ELLE N'A JAMAIS ETE , MENACEE PAR L'ANGLETERRE. La " Norddeutsche Allgemeine Zeitung," organe officieux du gouvernement allemand, a publié réoemment, en fac-similé et en traduction, de prétendus " documents " secrets trouvés à Bruxelles et tendant à prouver que le gouvernement belge aurait autorisé le débarquement de forces anglaises en Belgique dans l'éventualité d'une guerre franco-allemande sans violation de notre territoire par l'Allemagne. Le but de cette publication isolée est évidemment d'essayer de prouver que le gouvernement belge avait violé notre neutralité dès avant la guerre et que M. von Bethmann-Hollweg avait eu tort de dire que l'acte de l'Allemagne envahissant notre pay6 neutre était une " violation du dToit des gens " excusable seulement par la " dure nécessité." Le Foreign Office anglais vient de répondre aux allégations de la Norddeutsche" reproduites par toute la presse allemande, y compris celle d'Anvers, par la publication du compte-rendu d'une conversation entre Sir Edward Grey et le ministre de Belgique à Londres, qui eut lieu le 7 avril 1913. Ce rapport fut envoyé au ministre de Grande-Bretagne à Bruxelles et un aperçu en fut communiqué par ce dernier au ministre belge des affaires étrangères. Voici la traduction littérale de ce document :— Copie d'une dépêche de Sir Edward Grey au ministre de Grande-Bretagne à Bruxelles:— Foreign Office, 7 avril 1913. Sir, En parlant au ministre de Belgique aujourd'hui, je lui ai dit, parlant non officiellement, qu'il avait été porté à ma connaissance qu'il y avait des appréhensions en Belgique que nous serions les premiers à violer la neutralité belge. Je ne pensais pas que cette appréhension pouvait être venue d'une source britannique. Le ministre de Belgique m'a informé qu'on avait parlé, d'une source anglaise qu'il ne pouvait nommer, du débarquement de troupes en Belgique par la Grande-Bretagne, de façon à prévenir un envoi possible de troupes allemandes à travers la Belgique vers la France. Je dis que j'étais sûr que mon gouvernement ne serait pas le premier à violer la neutralité de la Belgique, et je ne croyais pas qu'aucun gouvernement anglais serait le premier à en agir ainsi, ni que l'opinion publique ici l'approuverait jamais. Ce que nous avions à considérer, et c'était une question Quelque peu embarrassante, c'était ce qu'il serait désirable et nécessaire pour nous comme un des garants de la neutralité belge, de faire si la neutralité belge était violée par une puissance quelconque. Pour nous, être les premiers à la violer et à envoyer des troupes en Belgique serait donner à l'Allemagne, par exemple, la justification d'envoyer également des troupes en Belgique. Ce que nous désirions dans le cas de la Belgique, comme dans celui d'autres contrées neutres, c'était que leur neutralité serait resepectée, et aussi longtemps qu'elle n'était pas violée par aucune autre puissance, nous n'enverrions certainement pas nous-mêmes des troupes sur leur territoire. Je 6uis, etc., E. GREY. Ces déclarations si nettes, si précises, si catégoriques, faites vingt-et-un mois seulement avant la guerre, suffisent à démontrer l'inanité des accusations allemandes, dont le but réel ne trompera personne. LA SAINT-NICOLAS A LONDRES. La magnifique salle du Greyhound Hôtel, gracieusement mise à la disposition du comité belge de Croydon, par le sympathique propriétaire M. W. Chattey, contenait dimanche soir plus de 300 personnes. Une centaine d'enfants pauvres ont reçu des objets de vêtements et des jouets. Le président du comité a dit aux parents de ces enfants que "Saint-Nicolas" avait demandé qu'ils n'oublient jamais de témoigner à leurs bienfaiteurs les Anglais toute la reconnaissance qui leur est due. Qu'ils leurs montrent par la bonne entente entre les familles hospitalisées dans une même- maison et par leur correction, qu'ils sont dignes de la sollicitude dont ils sont entourés. Les chants nationaux chantés par toute l'assistance et un monologue " L'enfant de Bruxelles " dit par un soldat belge blessé ont clôturé la fête, dont les invités garderont le meilleur souvenir. — Sous peu sont attendus à Londres 29,000 réfugiés belges venant de Hollande, qui seront hébergés par les soins du Local Government Board aide du Women's Emergency Corps. — Un télégramme de Sébastopol annonoe que le croiseur turc "Ilamidié" a heurté une mine et a subi de tels dégâts qu'il n'a pu regagner que difficilement Constantinople. — L'impératrice de Russie, accompagnée des grandes-duchesses Olga et Tatiana, a visité dimanche les hôpitaux militaires de Vilna et de Kovno, conversant gracieusement avec les pauvres blessés. -—Le roi de Saxe s'est rendu sur le front occidental, le duc de Saxe-Coburg sur le front oriental. Le bourgmestre de Mariendorf a été tué en Pologne russe. MONITEUR BELGE )U 29, 30 NOVEMBRE, 1, 2, 3, 4 ET 5 DECEMBRE. ARMEE. Par arrêté royal du 21 novembre 1914, 'es officiera Snommés ci-après passent on leur rang et ancienneté dans cadre spécial du corps d'état major: Clemens, capitaine en second adjoint d'etat^major, du 2o giment de carabiniers, en stage a l'état-major généaal de irmee; Janssens, id., id., du 4c id., do ligne, id.. id.; Michem, id., id., du 3e id., de chasseurs à pied, id.. id.; Requette, id., id., du 3e id.. id.. id., id.; Vantrooycn id., id., du 5e id., d'artillerie id-, id. Par arrête royal du 28 novembre 1914, la démission d« -ade et de l'emploi qu'il occupe dans l'armée offerte par le sutenant de réserve Sonkc3, du 4e régiment de chasseurs à ied, est acceptée. CORPS DIPLOMATIQUE. Par arrêté royal du 20 novembre, et par dérogation à article 48 du règlement organique du corps diplomatique, I. le Baron Moncheur, Envoyé Extraordinaire et Ministre lénipotentiare de ire classe, est maintenu en activité de irvice malgré la suppression du posto qu'il occupait. Il jouira, jusau'à l'attribution d'un nouveau pœte, du ;aitemcnt qtio fui octroyaient les règlement® pendant 6on Sjour à Constantinople, déduction faite des frais de repré-intation.Une indemnité spéciale lui sera allouée pour le couvrir des ais d'entretien de l'hôtel de la Légation à Constaatinople «qu'à l'attribution d'un nouveau poete. Par arrêté royal de la même date MM. I^clercq, secrétaire 8 légation de Ire classe; Baron de Hiibsch, 1er drogman; S. rarfehetitsch, 2d drogman; M. Van de Elst., clûve-drogman, et . Philippos, chancelier-adjoint, sont maintenus en activité e 6crvico malgré la suppression du poste qu'ils occupaient. Us jouiront, jusqu'à l'attribution d'un nouveau pœte, du raitement qui leur était alloué à Constantinople. BOURGMESTRES. Par arrêté royal du 6 novembre 1914, M. Duculot (E.), est ommé bourgmestre de la commune de Tamines (province de amur). AVIS OFFICIEL. Il résulte d'une communication adressée par la Légation de 'erse on Belgique que le gouvernement persan observera la cutralité pendant la guerre actuelle. LES BELGES EN ANGLETERRE M. le baron de Broqueviile, ministre belge de a guerre, est arrivé à Londres pour un court iéjour. L'honorable ohef de cabinet examinera les irrangements pris pour les réfugiés belges et les jonditions dans lesquelles ils séjournent en irande-Bretagne. Les fonctionnaires—employés—instituteurs et igents communaux de la ville d'Anvers sont priés le faire connaître leur adresse à leur collègue E-lenri Van de Weyer, 10, Finsbury-square, à Londres, en vue d'une réunion à convoquer îltérieurement. L'annonce publiée par la Société française de manque et de dépôts intéresse seulement les per-tonnes qui ont des coffres-forts dans cette banque. Sous le nom de "Club Albert" il s'est fondé i Tunbridge Wells un club de réfugiés belges sous la présidence d'honneur de M. M. Emson, naire de Tunbridge "Wells, et de M. Prosper Meeus, distillateur à Anvers. Une réunion de ce îercle aura, lieu demain mercredi avec l'ordre du jouy, suivant :—lo. Réception de M. le maire do runbridge Wells ; 2o. Communication pour les bulletins remis par l'autorité municipale concernant les Belges à Tunbridge Wells et le district; 3o. Divers. M. Waleran Meeus de Verton donnera le 10 décembre prochain à l'hôtel Cecil, à trois heures 2t demie de l'après-midi, une causerie avec projections lumineuses sur la guerre en Belgique. Cette causerie sera donnée au profit du comité ie secours aux pauvres honteux organisé depuis quelque temps a Bruxelles et sous le patronage rie S. Exc. M. le comte de Lalaing, ministre de Belgique à Londres, le baron Guillaume, ministre' de Belgique à Paris. Pour les cartes d'entrée B'adresser à M. Meeus de Verton, 91, Endlesliam Road, Balham. —: La " Gazette Officielle " de Bordeaux publie un décret mobilisant jusqu'à la fin de la guerre, les hommes de la classe de 1887 qui n'ont pas encore été appelés sous les armes. Ceux de cette classe qui ont déjà été mobilisés seront également maintenus sous les drapeaux jusqu'à la fin de la guerre. ^ LE LIVRE DU JOUR. "\ La Camnaqnc de 1914 en Belgique. Par M. Albert de Gobart. LA MÉTROPOLE accepte les souscriptions pour l cet ouvrage. Prièr»'de joindre lomontaut aux ordres, i y . soit 2 francs par volume. J LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILÉS. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, ».v.p. A VAN LERBERGHE, Tailleur Civil et Mili- • taire de Bruxelles, doit quitter Londres à la fin de cette semaine. CAPITAINE ARMAND HUTEREAU (ou toute autre personne qui connaît son adresse) o,st prié de donner des nouvelles pour communiquer à sa famille, à I* Benvenisti, 17, Belsize-square, London, N.W. LES quatre soldats belges suivants sont' soignas au Poet Office Hospital, 20, Kensington Palace-gardens, London, W., et demandent nouvelles de leur lamille: VICTOR ANDREES (58445), do Rouiore, 22e de ligne, 1èr# divis • ACHILLE VAN PRAET (59543), 1er do ligne, 5e diris. ARTHUR MANSARD (50806), de Ham-sur-oambre, pria Namur, 6o chasseurs, 5o divis. LOUIS S.MET (70678), de Haeedonck, pris Anvers, 26e do ligne, 2e divis. MONSIEUR et Madame PIERRE BOSSAERS ont l'honneur d'annoncor à leur amis et connaissances le mariage do leur fille Berthe avec Monsieur Jules Landt-meters.—Northampton, Rush Mil la» CRITERION (Gerr. 3S44). CE SOIR à 8.30. CE SOIR et SOIRS SUIVANTS à 8.30. MATINEES MERC. JEUDI ET SAM. à 2.30. LE Mariage de Mllk BEXJLEMANS- Mons. LIBEAU. Mlle. DIEUD0NNE. Prix spécialement réduite. Pit le. FAMILLE BELGE demande bonne d'enfant (belge) pour bébé de trois mois.—D. T., Quecnsborough-terrace 51, Hyde Park. DENTISTRY. — Monsieur Alph Maes, Chirurgien Dentiste, établi à Malines (Belgique), réfugié à Londres, est à consulter tous les jours do 9£ à 6 heures, chez M. Smedleys (Ltd.), English and American Dentistrv, 39, Beauchamp-piaco, Brompton-road, Londres, near Harrod's. IECONS D'AUTO MO BI LIS ME en FRANÇAIS J et FLAMAND au British School of Motoring, Ltd.— S'adresser à 5, Coventry-street, Piccadilly-circus, Jx>ndon, W. ON Demande pour bébé quatre mois; bonne d'enfant, do préférence belge.—Ecrire ou s'adresser jusque 3 ou après six heures: Do Keysor's Royal Hôtel, Vic-toria Embankment, chambre No. 366. UTILLEURS pour Filières et Tarauds pour machines à décolleter; eo présenter ou écrire (français ou anglais) Davis and Timmins, Ltd., Brdok-road, Wood Green, J^ondon, N. Bons gages. Situation assurée pendant et après la guerre. On parle français. UNE petite fabrique d'armes demande bon ouvrier. Notions d« durcissement et trempe désirables. Bons gages 6i travail satisfaisant.—S'adresse do suite à Wilkinson Sword Co., Acton Green, W. KLEINE wapenfabrick vraagt goede werkman Kcnnis van verharden en temperen wenschelyk Gocd loon voor voldoenend werk.—Zich seflens wenden tôt Wilkin-eon Sword Oo-, Acton Green, W. LA METROPOLE paraît chaque matin, sauf le dimanche, dans le " Standard," vendu chez tous les marohands d® journaux au prix d'un penny. Nous conseillons vivement à nos amis de s'abonner au prix de 3sh. 3 par mois pour le Royaume-Uni et 4sh 4 pour l'étranger, et de nom adresser le prix de l'abonnement en un mandat Lo tarif des annonces est rie 9d. la ligne pour lo " Livre d'adresses dos exilés," payablo d'avance, et pour toute autre publicité, la tarif du " Standard " Nous avons ouvert un bureau dan» rimmeubl"» du " Standard," Fleet-street. 132-4, E.C., ouvert de 2 à 6 heures. En cas de demande par écrit, joindre deux timbres d'un penny.

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This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

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