La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

407 0
25 September 1918
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1918, 25 September. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 09 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/5m6251gh8c/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

The Newipâpir for Belgiaw LA MÉTROPOLE ONEi PENNY -, ma onrtsai Ski s?ssu. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Ckancery Lame, W.C.2 — Téléphoné : Holkort 212. [ 3 moi» 9 *hi Abonnements | j 6 moi« 17 «h, I t lan 11 «h. i"--— 25»" ANNEE MERCREDI 25 SEPTEMBRE 1918 . — 1 1 1 Rigisfrei mi tht G. F. O. M m Vtwtfmftr. «P— —• — B No. 268 JA. cœ-AJHTi I 25.000 prisonniers en Palestine [es bulgares en fuite ■Les Japonais font 2.000 prisonniers Mardi midi. 'est vers l'Orient, cette fois, qu'il nous faut iier les yeux. Le succès du général Allen-m Palestine prend des proportions si_ con-rables que le roi Georges a cru devoir té-aphier à l'heureux vainqueur des Turcs sa victoire compterait parmi les plus ides de l'Empire. 25.000 Turcs ont été prisonniers et 260 canons ont été captu-Le mouvement enveloppant de la cavale-ivant atteint la rive gauche du Jourdain I les gués sont tenu's sur la rive droite par Anglais, toute retraite a été coupée à envi. 35.000 Turcs que les Arabes de l'Hedjaz ssent sans répit. Nous pouvons donc nous lire, de ce côté, de nouveau à de bonnes («elles. Infin pour compléter la défaite militait-.- par lépression morale, des bombes et des pam-its on été jetés sur Constantinople. I n'y a point de doute que le moment ne heureusement choisi tant pour cette offen-que pour la campagne de démoralisation. Turcs et les Bulgares, tout comme les irichiens du reste, sont lâchés l'un après lire par l'Allemagne qui ne s'est servie «que pour ses intérêts et les " brillant se-id" aussi bien que les moins reluisants tenaires commencent sans doute à s'en devoir. [ semble, en effet, certain que la déroute ; Bulgares qui prend des proportions heures pour la Serbie, puisse être attribuée rune large part à la fatigue et à la con-[nce que le pays trahi par Ferdinand n'a i à retirer de bon de l'aventure, pas même ramage d'être mis en régie par l'Allema-1.Idieu Mittel-Europa, adieu chemin de fer Bagdad. Tout cela s'écroule. Il ne restera p bientôt aux Bulgares que le souvenir ine campagne longue, ruineuse et sans ob- I R la lumière des événements on commence jonnaître plus exactement de quel genre de [ladie souffre Ferdinand de Bulgarie. Décident l'Allemagne, rempart des monarchies, p valu directement ou indirectement des ptures à quelques monarques. Tant i'I est fi que le régime qu'on tient à Berlin pour peilleur, est quelque peu suranné. Aussi inné, certainement, que le droit de con-pte.Ks Franco-Serbes sous les ordres du géné-Franchet d'Esperev ont franchi le Vardar Nci que des noms familiers reviennent à Nre du jour du fait de cette avance rapide [5° milles au point maximum sur un front 95 milles. l-a ligne Mogila-Kanatlartsi-Kalyani a été pnte, tandis que plus au nord les troupes itiesmarchant sur Prilep par la passe de Ba. r on,t atteint le Vardar de Demir Kapu à 'adsko et ont même franchi la rivière. wns la vaillée même du Vardar les troupes lecs ont avancé au-delà de la ligne Koynsko-'nncet sur la rive droite. Sur la rive gau-pi elles ont occupé Ghevgheli et toute la pmiere ligne ennemie jusqu'au lac Doiran. arrière-garde ennemie essaie d'arrêter la ur^uite. Sur les routes de la région de Mo-?tlr, Krusevo et Priilep, des colonnes enne-fuient en un désordre indescriptible sous ,'cu incessant des mitrailleuses et des fus. De nombreux villages et dépôts sont 'ammes. Quelques prisonniers et canons PTO énorme quantité de matériel sont tom-s ''ans nos mains. Quelques éléments Bul-ps fuient en jetant leurs armes. L'avance ntlnue sur tout le front d'attaque. ,°ilà qui ne va pag précisément combler f'.se 'e- Autrichiens assez bénévoles pour ojr des troupes à l'Allemagne aux s dans l'ouest. Mais nous ne sommes pas e à Belgrade. !j0Ur compléter les succès orientaux, les ja-,ais ''énoncent la capture de 2.000 Austro-[J13 ^ Kokka sur la rive droite de , 0Ur en face de Blagovenstchenk qui a lccupee par nos alliés ainsi qu'Alexeievsk. I Japonais seront sans doute aidés bie'i-"s ces régions par la levée d'une année enne de 150.000 hommes sous les ordres ft»1' <^a't'a commissionné à cette fin par 'ornement sibérien. Les officiers alliés L • Pe™ant des réserves sur la possibilité ,n're un résultat aussi favorable. Dans p fions | ouest> nous ne notons que des cpé-foant 0ca'es qui finissent cependant à Mntage des Alliés. iant ont effectué une avance inté rêt à't • c'u Câtelet où ils sont se ile-(ont'l r0'S kilomètres de la ferme de Gu\!e. es troupes françaises à 9 milles au sud m- 1 de St-Ouentin ont capturé le fort village d< Vendeuil et avancent le long de l'Oise sur ur , front de 4 kilomètres entre Verdeuil et Tra vecy. La Fère est dbnc menacé ainsi d'enve Ioppement par le nord. En Russie, c'est toujours le même chaos encore qu'il faille noter, comme un symptôme significatif les honneurs rendus à la dé pouille mortelle du Tsar par l'armée du peu pie et le clergé. C'est peut-être à la persis-tance de ce patriotisme russe qu'il faut attri buer la prudente retraite de Herr Hellfericl comme ambassadeur allemand en Russie L'ex-chancelier est prêt, suivant le vœu rie Hertling à reprendre ses plus tranquilles pré-parafions économiques pour les négociations de paix. Le cabinet japonais a résigné. 4 On bombarde les ligaes de l'Yser Le Havre, 23 septembre.— Communiqué officiel du grand quartier général. Durant les deuix -dernières .nuits, l'artillerie ennemie .a été très active, particulièrement dans le district au nord de ï'Yser, où il y eut plusieurs bombardements harcelants, des manœuvres de contre-batteries, 'ainsi qu'un bombardemen de communications. Notre artillerie £ répliqué .avec la plus grande vigueur. Une attaque ennemie, exécutée dans h nuit du 2 r au 22 septembre, contre no; postes à Weklendreft, échoua complètement sous l'action de notre feu. Dan; la nuit, plusieurs de nos cantonnements furent bombardés par des avions enne mis. ♦ Une opinion allemande sur Georges Lorand Des fleurs et de la boue sur sa mémoire Lorand était un défenseur du service obli gatoire qu'il voulait introduire en Belgique sur la base du système en v.igueur en Suis se. Il était aussi un pacifiste convaincu dont les opinions se transformèrent toute fois au début de la guerre. A partir de ce moment, il devint un des orateurs ambulants des Alliés, tendit h main à ses ennemis qui l'avaient toujours attaqué de la façon la plus violente et se posa en mangeur fanatique d'Allemands. De même que Vandervelde, il était partisan di "jusqu'au-boutisme". Dans toutes les questions allemandes, r témoignait toujours d'une parfaite ignorance, mais il n'était certainement pas asse; ignorant pour croire à l'exactitude de toute; les histoires d'atrocités qu'il raconta aus Italiens et aux Roumains dans l'unique bul de provoquer leur intervention dans la guerre.Son activité comme commis-voyageur politique projette une wnbre sur la personnalité de ce véritable homme du peuple, qui dépassait de beaucoup la moyenne des hommes politiques. Ainsi parle du député belge Georges Lorand la Kôlnische Zeitung, du 6 septembre 1918. L'intérêt qu'a la presse allemande à taxer d'ignorance ceux qui condamnent la mentalité teutonne et les actes qu'elle inspire est si évident qu'il est superflu de relever l'accusation lancée, à ce point de vue, contre le député défunt. L'imputation oalomnieuse qui accompagne l'acusation d'ignorance, ne mérite pas plus d'attention. Les témoignages innombrables recueillis, les ruines amoncelées par les troupes allemandes sut leur passage, l'incendie de l'Université de Louvain attestent, avec une indicible éloquence, combien le "bon géant", ainsi que l'appelaient ses amis, exprimait une conviction sinoère lorsqu'il reprochait aux Allemands les crimes qu'ils perpétrèrent contre l'humanité. Réserves faites de ces points, sur lesquels la presse allemande ne peut parler un langage sincère, il reste l'hommage rendu à l'homme de cœur que fût Georges Lorand. Nos héros Oui, nous en avons quelques-uns de les noms brilleront en lettres d'or da la Grande Histoire. Nous en avons n me beaucoup dont le geste antique a. i pressionné tout l'univers et point n'i ' besoin de citer ici les noms de Léman, Mercier, d'e Max, de nos magistrats de tant d'autres qui font à la Belgique à son Roi une couronne de gloire. il en est des milliers d'autres qui, da leur vie quotidienne, ont accompli des 4 tes d'abnégation, de dévouement qui p< tent le nom belge à une hauteur qui no honore. Mais ne sommes-nous pas trop mod< tes? N'oublions-nous pas qu'une nati< vit de traditions et de souvenirs et q rien ne concrétise mieux les vertus de nation tout entière que quelques exei pies dans laquelle elle se reconnaît et complaît ? : Nous sommes, en ce moment, témoi en Angleterre d'une explosion d"admir ; tion pour le courage .magnifique déplo à Mœuvres par un caporal et six hoi mes entourés d'Allemands et qui ont 1 ' nu pendant quarante huit heures sous pluie et mourant de faim. L'histoire de pays, et particulièrement celle de cel guerre, abondent en faits de ce genre l'honneur du nom anglais. Mais qu'on ne peut se lasser d'admirer, c'f le culte véritable dans lequel sont ten particulièrement les noms des humbl qui fuinen.t surtout grands, parce qu' étaient plus humbles. C'est d'eux q parleront plus tard la chronique et 1 anthologies et c'est de leur exemple q s'inspireront les enfants. N'a.vons-nous donc, parmi les humbl héros de cette guerre, que le capot Trésegnies qui s'en fut, à la nage, aba ser, sur la rive ennemie, le pont du c nal qui devait permettre à ses camarad de passer et qui paya de sa vie cet hér< que dévouement? Nous sommes sûrs que d'autres q lui, vaillants de chez nous, ont, sa emphase et avec la vertu du sacrifie donné des exemples dignes de l'Histo: et de la. Légende. Leur multiplicité, sa doute, ou une extrême modestie natior le qui trouve naturels des actes pleins grandeur, nous les fait passer sous si'le ce. Nous aurions tort de persévérer da cette voie- Avant lia guerre, nous déplorions le p d'intérêt que les pouvoirs publics sei blaient attacher à la culture de l'esp national. La guerre nous a révélé l'ex tence chez nous d'un sentiment fort ; profond qui nous fait résister tous av une abnégation tranquille et sans fc | fanterie à la plus terrible des épreuve Et tous, nous sommes légitimement fie d'appartenir à une nation héroïque. Mais cet héroïsme d'une nation qui perpétuera à travers les âges, comme n fils le comprendraient mieux encore s se trouvait fixé en quelques attitudes-t pes. Peut-être un psychologue du Gran Quartier général pourrait-il être atten à cette œuvre .nationale qui aiderait puissamment à maintenir cet admirai esprit de vaillance et d.e dignité nation les dont nous nous félicitons tous. ♦ Lss offres de paix à la Belgiqi L'Autriche ignore la Belgique D'après les renseignements recueil] de bonne source, le gouvernement belj n'a pas reçu, jusqu'à ce jou.r, la note a trithienne. ♦ Le capitaine Loewenstein Nous apprenons de source .autoris que M- Lœwenstein a été déchargé, à demande, de ses fonctions de capital d'artillerie à la Commission belge de r vitaillement (Dépêche ministérielle du novembre 1916) et qu'il a été mis à ! disposition du War Office. Enfin, par sa dépêche du 2 août 191 le ministre de la Guerre a autorisé P Lœwenstein, mis à la disposition des a torités britanniques, à porter la tenue capitaine d'artillerie (belge). M. Lœwenstein peut donc porter tenue d'officier belge. i Dont acte. I La question de la neutralité 'nt Le chevallier E. Carton de Wi'art A adressé au Times, en vue de dissipe le" tous malentendus éventuels de la part d nos amiis anglais, la lettre dont nous dor ^ nons ci-dessous la traduction et qui prd ci.se le point die vue de ceux qui, comm lu'' estiment qu'il ne faut pa.s rejeter e priori et sans consultation avec le Parle ment belge, le régime de neutralité ga ns rantie. Nous savons quie tout en ayan ic- toutefois été ce qu'on appelait erroné >r- ment en Belgique, un militariste, c'est-à us dire un. partisan déclaré d'une forte or ganisation militaire défensive, il' a tou ;s- jours aussi été d'avis que nous pouviion 3n peut-être trouvter plus (l'avantages à per ue fectionner notre régime de neutralit la qu'à le rejeter sans examen approfondi n- Son expérience de la politique extérieure se de Ha Belgique acquise au cours des dn années qu'il a passées auprès du .roi Léo ns poîd II lui donne certainement le droi a_ d'avoir une opinion, bonne ou mauvaise ' Nous avons toujours été d'avis qu'uni n_ polémique acrimonieuse ne peut servi e_ la cause de la vérité et quels que soien ja nos sentiments personnels, nous croyon ce intéressant de reproduire cette lettre à ti t tre dooumentaire. à (Traduction) cc st To the Editor of the Times. us Monsieur, es La question de savoir si l'intérêt de la Bel ils gique, après la guerre, sera ou non d'adop ue ter un régime de neutralité garantie, a ét es souvent discutée entre Belges. Il ne faudra! ue pas que l'on se méprit sur la portée exact de ces discussions ; dans une question auss importante, il ne faut pas prendre de déci es sions hâtives, mais le faire seulement ei al pleine connaissance de cause et au momen is- opportun. a" Tous les Belges, sans aucune exceptioi es je crois, estiment que la Belgique, par soi >ï- attiitude loyale et courageuse, a conquis 1 droit absolu de régler après la guerre soi statut .international dans la plénitude de soi ue indépendance et il n'est pas un Belge qui n ns se révolte avec indignation à la seule pensé :e, que l'Allemagne oserait prétendre impose *e des conditions quelconques à la restauraitioi ns de notre indépendance, outrageusement vie [,a- lée par elle. Cette restauration incondition nelle et immédiate, avec les réparations e n_ les garanties morales et matérielles qu'ell ns implique esit le premier et le plus essentk de nos war-aims. Ce principe unanimement admis, la dis f;u cussion se limite à ceci : les uns disent : l n- régime de la neutralité garantie a fait fail rit lite et nous ne voulons même pas envisage ls- un moment la possibilité d'y retourner aprè et la guerre; d'autres, dont je suis — et je par ec le ici à titre itout personnel — répondent : o régime a ses avantages à côté de ses défauts et peu't-être la Belgique indépendante aura t-elle intérêt, à raison des conditions histori rs ques et géographiques qui lui sont propres à adopter librement un sltatut de neutralit. se en ayant soin, instruite par l'expérience di Qg passé, de l'armer dans toute la mesure né ijj c-essaire. Peut-être ce statut pourrait-il re cevoir l'a garantie collective de la Ligue de: Y' nations, dont ce pourrait être une des rai sons d'être. Sans doute, le régime de garan d- tie d'avant 1914 n'a pas empêché l'abomina tif ble parjure de l'Allemagne et de l'Autriche sj mais n'a-t-il pas d'autre part prouvé qu. je ce régime n'éait pas sans efficacité par l'e xemple des autres garants et notamment d. a l'Angleterre, dont l'intervention "immédia te" a été déterminée avant tout par les plu nobles sentiments de respect à la fol jurée Que la Belgique scuilt ou non, après la guer re, un pays neutre, les souvenirs commun des tragiques années de guerre auront, ei tout cas, créé entre elle et les Alliés dei liens de profonde affection et de gratitudi qui ne s'effaceront jamais; et l'Allemagne ls d'autre part, ne peut se bercer de Pillusior ï"e que la haine et le mépris qu'elle a allumé; L1_ au cœur des Belges pourront s'atténuei avant plusieurs générations. En conclusion, le seul désir de ceux d'en tre mes compatriotes qui se refusent à con damner, dès à présent et- sans appel le ré gime de neutralité garantie est celui-ci : lais ee ser au Parlement belge le soin de déterminei sa dès qu'il pourra se réunir, quel est le régime ie qui répond le mieux aux intérêts du pays a_ C'est une question trop grave pour qu'elle jq puisse être résolue sans une consultation d< I la nation et je me rallie entièrement sur ce point à la conclusion du remarquable article publié récemment par le baron. Beyens, dan: 7> la Revue des Deux-Mondes. Veuillez agréer, etc... (S) Chevalier E. CARTON de WIART. 18 septembre 1918. la ♦ -—• La récolte en Ukraine et en Roumanl a déçu toutes les espéranœs. On les a attaqués ! a A toute occasion, les Allemands, Kaiser et r chanceliers en tête, déclarent qu'ils sont vic-e times de l'agression. Pour un peu, les Belges les auraient attaqués. C'est le moment de consulter nos auteurs, en l'occurenœ le e livre jaune français, qui contient une "note a sur le renforcemen de l'armée allemande (rapport officiel et secret du 19 mars 1913)". ^ On y lit : Ni de ridicules criailleries de revanche des chauvinistes français, ni les grincements de dents des Anglais, ni les gestes désordonnés des Slaves ne nous détour-3 neront de notre but, qui est de fortifier "et d'étendre le Deutschtum (puissance i germanique) dans le monde entier. Et plus loin : c Notre nouvelle loi militaire n'est qu'une extension de l'œuvre d'éducation t militaire du peuple allemand. Nos ancêtres de 1813 ont fait de plus gros sa-; Crifices. C'est notre devoir sacré d'aiguiser l'épée que l'on nous a mise en t main et de la tenir prête pour porter des î coups à notre ennemi. Il faut faire pénétrer dans le peuple l'idée que nos armements sont une réponse aux armements et à la politique française. Il faut l'habituer à penser qu'une guerre offensive de notre part est une nécessité pour combattre les provocations de l'adversaire. Il faudra agir avec prudence pour n'éveiller aucun soupçon et éviter les crises 5 qui pouraient nuire à notre vie économi-t que. Il faut mener les affaires de telle i façon que sous la pesante impression 1 d'armements puissants, de sacrifices considérables et d'une situation politique J tendue, un déchaînement (Losschlagen) sait onsieléré comme une délivrance, parce qu'après lui viendraient des décades de paix et de prospérité, comme après e 1870. Il faut préparer la guerre au 1 point de vue financier; il y a beaucoup i à faire de ce çôté-là. Il ne faut pas s éveiller La méfiance de nos financiers, s mais b'en des choses cependant ne pour-r ront être cachées ! Il n'y aurait pas à s'inquiéter du sort de nos colonies. Le résultat final en Eu-t rope le réglera pour elles. Par contre, e il faudra susciter des troubles dans le 1 nord de l'Afrique et en Russie. ... C'est un moyen d'absorber des for-^ ces de l'adversaire. Il est donc .absolument nécessaire que nous nous mettions r en relations par des organes bien choisis, 5 avec des gens influents, en Egypte, à Tunis, à Alger et au Maroc, pour prépa-; rer les mesures nécessaires en cas de , guerre européenne. Bien entendu, en cas de guerre, on reconnaîtrait ouvertement œs alliés secrets et on leur assurerait, à j la conclusion de la paix, l'a conservation | des .avantages conquis. On peut réaliser ces desiderata- Un premier essai, qui a _ | été fait il y a quelques .années, noys avait ; ! procuré le contact voulu. Malheureuse-. : ment, on n'a pas consolidé suffisamment - ; les relations obtenues. Bon gré, mal gré, il faudra en venir à des préparatifs de ce ' ; genre, pour mener rapidement à sa fin | une campagne. Les soulèvements provo-I qués en temps de guerre par des agents politiques demandent à être soigneusement préparés et par des moyens matériels. Ils dbivent .éclater simultanément avec la destruction des moyens de communication ; ils doivent avoir une tête di-' ligente que l'on peut trouver dans des chefs influents, religieux ou politiques. L'école égyptienne y est particulièrement apte, elle relie de plus en plus entre eux les intellectuels du monde musulman. Quoi qu'il en soiit, nous devons être assiez forts pour pouvoir anéantir d'un puissant effort nos ennemis de l'Est et de l'Ouest. Mais dans la prochaine guerre européenne, il faudra aussi que les pe-| tits Etats européens soient contraints à nous suivre, ou soient domptés. Dans certaines conditions, leurs armées et leurs places fortes peuvent être rapidement vaincues ou neutralisées, ce qui pourrait être vraisemblablement le cas poiur la Belgique et la Hollande, afin d'interdiirie a > notre ennemi de l'ouest un territoire qui pourrait lui servir de base d'opération dans notre flanc. ♦ — Le plus petit conscrit de France est Jean Aymar, né aux Antilles le 3 octobre ' 1900. Aymar mesure 1 m. 29 et pèse 19 kilos.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Add to collection

Periods