La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1918, 21 August. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 07 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/sq8qb9w88h/
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rh« NewipapT for Belgiang LA MÉTROPOLE I 0NEi PENNY Ln, cr»q cEimif ■EilDF: VU» 8117 KflSd i DIX CllTIMft PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux : 43, Ckasecry Lue, W.C.2 — Téléphone : Holborc 212. 3 mois 9 «ht Abonnements : - 6 mois 17 «h. . *n 3a ih. red the G• P- O. -vr- OOq" hô" ANNEE MERCREDI 21 AOUT 1918 """r". °- NO. 233" LA GRANDE GUERRE » _ La charnière Noyon le nouveau coup de Mangin Les Anglais occupent Merviîle Mercredi midi. Hus disions hier que le mouvement corr H: samedi par les Français entre l'Aisne e ■ " pourrait conduire à des développe H. intéressants ", et que sa continuatio Hjt pu notamment " enflanquer Noyon pa Bs événements ont dépassé ces espérapee Hnouveau coup de Mangin — car c'est lui Biuveau, qui est à l'attaque — s'avère au Hl'hui par des résultats considérables. H se rappelle que samedi, Mangin perç ■ont allemand sur un front de cinq kilc He< dans la région d'Autrèches, que le Hes d'assaut de la Xme armée pénétrèren Hles positions ennemies sur une profon ^■d'environ deux kilomètres et que Luden H incapable de réagir avec succès, dut s Hner à avouer cet échec. Bec cette vigueur et cette promptitude qu Hles signes du vrai chef, Mangin s'attach; H à tirer tout l'avantage possible de c H initial ; dimanche soir à 6 heures, il dé Hpait son opération sur le front de quinz Hêtres compris entre Carlepont et Fonte ■transformant l'attaque locale en une of H en bonne et due forme. Hs résultats furent brillants. La ligne fu Hcée presque d'un seul bond de deux kilo Hes. Au nord, les admirables troupier Hais occupèrent immédiatement le plateai ■ à l'ouest de Nampel, atteignirent 1 H du ravin d'Audignecourt et capturé Hes villages de Nouvron-Vingre et de Mor H Us firent au total 2.200 prisonniers, don H commandants de bataillon. Nos allié ^■maintenant à moins d'un kilomètre et de Re Carlepont, ils ont atteint la lisière su< Bois de la montagne Vassens ; la ferme for H de Falloise est entre leurs mains. B conséquences immédiates et lointaine Btte brillante opération sont importantes Biquement, elle donne aux Français la pos Bon du terrain élevé qui dominait désagréa Bent leurs positions immédiatement ai B de l'Aisne. L'occupation du plateau d< Bpel et du ravin d'Andignicourt leur four Bdes observatoires excellents. La capturi Blateau de Morsain et du village de Nou K qui commandent la vallée de l'Aisne B fort difficile la position des Allemand: ■approches occidentaux de Soissons et dé ■ donc la ville. Enfin, toute l'opératioi Bt favorablement sur la situation de l'ar ■française au sud du plateau de Lassigny Bnemi a déjà dû retirer ses batteries sur 1; Best de l'Oise à Carlepont, il a perdu Pim fsur-Oise, à 1.500 mètres au nord-est d< feourt et il a été refoulé sur les confins d< pneourt, à 1.500 mètres plus au nord en ? Tout cela est très favorable pour nous îatégiquement, le nouveau coup de Man s une importance non moins considérable P lc'i évidemment, il convient de s'expri ■avec quelque réserve, car il n'est jamai: «vendre la peau de l'ours avant qu'il n< abattu. !» peut dire cependant que l'opération de h • armée consitue le développement lcîgi "u plan de Foch, ainsi que nous l'avon: este laissé entendre dès l'occupation d( !°ns. Le ouveau maréchal de Franc* 'nue avec une patience et une persévéran. N'rables la série de ses "coups alternés' ""ira bien, un jour, par ébranler tout le ' allemand. La " charnière " de Noyor de une place à part dans cet ensemble ei [est pas douteux que Ludendorf ne soii pilièrement sensible à tout ce qui peut af--r sa position dans ce secteur, car la cap-de In ligne Roye-Lassigny-Noyon réagi- ■ res défavorablement sur le front de h I'. js n anticipons pas. Contentons-nous de er que l'encerclement de Lassigny de c tes, à la fois se poursujj dans de bon-éditions. Les troupes du général Hum-' P&nrenues lundi aux confins même de Cl ■ Frisnières (au nord) est entre leurs et elles ont déblayé les dernières tran-ern_andes dans le bois de Thiescourt J.Pmsque, malgré la forte résistance de - 1 qui s'accrochait désespérément à la ■'s t> °nt r^uss^ ^ en déboucher, mar-■ Piémont, dont la capture entraîne-1 a ement la chute de Lassigny. n Roye, il n'y a rien de bien neuf e>". On élisait hier à Londres que les e i en avaient occupé la gare, qui se 0m, '1ue'que distance à l'ouest de la ville. cet|.re ' v Prisonniers capturés dimanche Lyw reS'on dépasse quatre cents, le f|ment à ces événements intéressants si»n -1'1 'cs Anglais accentuent 'eut L | n Flandre et sous cette menace les L 1'5 continuent leur système de rectifi-L ic'iles de tous les saillants de leur Dimanche et lundi, le prince héritier de Ba vière, si brillamment battu sur le fron t d'Amiens qu'il a dû aller se reposer à Munich a poursuivi l'évacuation au sud d'Ypres di -! saillant de la Lys situé entre la forêt de Niep r pe et le canal de la Lawe, au nord de Béthune Ce saillant menaça à certain moment le» cen s très de St-Venant et de Robecq. Il fut d'aborc réduit par la parti de Locon et l'évacuation de ' la vallée de la Clarence. Cette fois, il est près que complètement nivelé. j II ne paraît pas douteux que ce nouveau re cul est la œnséquence de la capture par le; s Britanniques de la " crête " d'Oultersteene (e t l'est de Merris) occupée dimanche dernier. Le; Allemands se retirèrent derrière la Bourre sui la ligne générale. Les Puresbecques-Paradis ne laissant en place que des nids de mitrailleuses et lundi matin les Anglais entrèrent £ j Merville, capturant quelques prisonniers et de: 1 mitrailleuses. a Ce recul allemand affecte un front de plus de 15 kilomètres sur une profondeur maxime de plus de 5.000 mètres. Probablement poui ~ couvrir leur retraite, les Allemands ont cru devoir réagir entre Oultersteene et Meteren mais leur contre-attaque échoua complète-t ment devant les barrages des britanniques Ceux-ci ont capturé dimanche dans ce secteui 676 prisonniers, dont 18 officiers, et un maté-j riel assez important. Il e9t à peu près certain maintenant que l'ennemi ne pourra maintenir longtemps son saillant de Vieux-Berquin. Lundi matin les Allemands ont aussi fortement contre-attaqué sur un front d'un kilomètre et demi entre Lihons et Herleville (nord-ouest de Chaulnes). Ils réussirent d'abord à pénétrer sur deux points dans les lignes australiennes mais ils en furent immédiatement refoulés avec des pertes importantes et la situation fut entièrement rétablie. D'après un télégramme de Pétrograde aux Dûsseldorfer Nachrichten l'organe leniniste Pravda annonce que le " gouvernement " des Soviets déclarera la guerre à tous les alliés et que des opérations importantes sont imminentes sur le front tchéco-slovaque comme sur le front mourman ; cet organe confirme que le " gouvernement " sera transféré à Cronstadt. Un télégramme de Varsovie au Matin vià Zurich dit que conformément à un accord conclu entre les Bolchévistes et Berlin le front allemand a été avancé vers l'est et que les troupes du Kaiser occupent Vitebsk (à 300 kilomètres de Vilna) et Smolensk (à 130 kilomètres plus à l'est. Sir Charles Eliot, recteur de l'Université d'Hong-Kong, a été nommé haut-commissaire britannique en Sibérie, afin d'y arbitrer entre les gouvernements rivaux. Le correspondant du Times à Vladivostock dit que quoique les différends qui séparent ces gouvernements puissent paraître peu importants ils expriment en réalité des tendances profondement divergentes entre les Cadets, représentés par le général Horvath, et les socialistes. 4 Des loups en Belgique D'après une correspondance de Liège, datée du 1er août 1918 et adressée à la Belgique de Leyde, des loups ont fait leur apparition en Belgique : Le Schwarzwald nous en envoie vers la forêt d'Ardenne, dit la correspondance, et les paysans s'en plaignent amèrement. ' Au vieux château des Chevaliers de Barquin, on en a signalé la présence. Des pièges amorcés spécialement ont pris huit loups en une nuit. Ce sont des bêtes très solidement charpentées mais efflanquées comme des squelettes. On opère actuellement des battues, mais les armes à feu étant interdites, cette chasse au loup est difficile. ... Des bandes de loups rôdent aussi autour de Bastogne, où l'on n'en avait plus vu depuis des années. ♦ La lettre pastorale de Mgr Mercier Nous avons la satisfaction de faire savoir à nos lecteurs que l'admirable dernière lettre pastorale de notre grand cardinal a été reproduite en deux éditions, l'une française, l'autre flamande, et que l'on peut l'obtenir à raison de trois pence l'exemplaire aux bureaux de La Métropole Prière à ceux de nos lecteurs qui s'étaient inscrits de vouloir bien nous faire parvenir le montant de leur cor. mande, avec les frais de poste. Nos prisonniers de guerre 3me rapport de l'Office central belge Le troisième rapport de l'Office oen tral belge pour les prisonniers de guerre vient de nous parvenir. C'est un copieur L petit livre de grande valeur documentai re. Il constate dans ses préliminaire: que le Comité central d'assistance au) prisonniers de guerre fut, en raison d< son importance croissante, reconnu officiellement par le gouvernement belge. Quelques chiffres feront mieux saisit | cette importance. A fin septembre 1917-l'œuvre ai fai parvenir à nos malheureuN compatriotes en Allemagne 6.729.516 kilogrammes de biscuits pour une valeui [ de 4.710.661 francs 20 et 5.687.737 kilogrammes de pain. Le 12 septembre 1917, le gouvernement allemand notifiait à nos pris >n-niers que l'aœord en vigueur pour le ravitaillement des sous-officiers et soldats serait, sur la proposition du gouvernement français, étendu aux officiers français et belges et qu'en conséquence ces derniers avaient le droit de recevoir, en plus de la ration, 2.500 grammes de pain : blanc par semaine. D'octobre 1916 à fin septembre 197, : l'œuvre a fait parvenir à nos malheureux dividuels contenant des féculents, des pâtes, du lard, du riz et de la viande en conserve, soit 712.405 colis payés et . 474.590 gratuits, soit pour 8 millions 459.798 francs 33 centimes, somme à laquelle il faut ajouter 549.212 francs 79 centimes, pour envois collectifs de vivres.L'Office central s'est aussi occupé des prisonniers politiques qui peuvent recevoir des colis de 5 kilogrammes par mois. Le ministère de l'Intendance a fait expédier durant la même période 21.997 capotes, 28-706 pantalons, 26.251 vestes et 25.322 képis à nos soldats. La valeur totale des uniformes expédiés depuis l'origine est de 1.177,255 francs 80 centimes.En résumé, l'œuvre s'est chargée pour l'exercice 1916-1917 d'expéditions atteignant un total de 14.080.904 francs 90 centimes. Le rapport se termine par des données sur le rapatriement des. prisonniers. ♦ Le Pape et les éveques irlandais Rome, 17 août.—- L'Osservatore ro-mano publie le texte de la lettre du Pape aux évêques irlandais. Elle explique qu'elle est une réponse à la lettre des évêques remerciant le Saint-Père du décret de liai béatification d'Olivier Plunkett, la publication d'un nouveau code de droit canon, et pour tout ce qu'il a fait pour les victimes de la guerre. En fait, la lettre s'occupe presque exclusivement de ces affaires. — Times• 4 La fortune de la princesse Louise Amsterdam, 19 août.— Un télégramme de Budapest à la Gazette de Cologne dit que le conseiller légal de la prin-se Louise de Belgique dont la résidence est Budapest, proteste contre l'action intentée par ses créditeurs devant les tribunaux allemands de Belgique. La fortune de la princesse, qui est déposée à la branche muniichoise de la Reichs-bank et qui s'est accrue jusqu'à 10 millions de couronnes, sera, après sa naturalisation hongroise, transférée en Hongrie-— Reuter. 4 La criminalité allemande D'après le Bremer Burger Zeitung, il y avait, au 31 mars 1917, dans les établissements pénitentiaires dépendant du ministère de l'Intérieur prussien, 24.642 détenus, soit 2.335 de plus qu'au 1er avril 1916. Cette augmentation est d'autant plu» remarquable que, dans les dix années précédant la guerre, le nombre des condamnés avait sensiblement baissé et, par suite, le nombre des détenus dans les prisons et surtout dans les maisons de correction. La diminution se maintint au cours de la première année de guerre, mais l'augmentation intervint bientôt. Les prisons allemandes seraient bien plus combles encore si on pouvait y faire entrer tous les assassins de l'armée boche coupables d'innombrables crimes d'atrocités en Belgique et ailleurs ! Hommage d'un général allemand au bourgmestre Max M. Adolphe Max, bourgmestre de de Bruxelles, que sa patriotique attitude devant l'envahisseur fit déporter en Allemagne dès septembre 1914 et où il se trouve encore actuellement, compte des admirateurs même parmi les Allemands. C'est ce que signale, dans ses mémoires, publiés dans le Daily Telegraph (13 août '1918), M. Brand Whitlock, ministre des Etats-Unis d'Amérique près le gouvernement belge : Il (le général von Luttwitz, à Bruxelles, auprès duquel M. Brand Whitlock était allé protester contre le traitement infligé aux prêtres de Louvain) parla de M. Max avec admiration : "Un homme brave, dit-il, et patriote. Je l'admire. Il se tient droit et ne rampe pas lorsqu'il vient en ma présence. 4 Les manœuvres de M. Henderson M. Henderson ayant déclaré à Cardiff que le gouvernement avait refusé d'autoriser toute députation travailliste à quitter le pays sauf le cas de mission du gouvernement, le Mor-ning Post a interviewé M. Barnes, ministre du Travail, qui a déclaré ignorer quel pouvait être le but de M. Henderson en faisant une pareille déclaration, si ce n'est pour ameuter j le congrès des syndicats contre le gouvernement.M. Barnes a expliqué que les passeports pour la Suisse ont été refusés aux travaillistes à cause du désaccord possible avec le gouvernement français. Si les délégués britanniques allaient en Suisse, ils devraient traverser la France. C'est donc une question intéressant non seulement le gouvernement britannique mais encore plus le gouvernement français. Le gouvernement britannique avait refusé à M. Troelstra un passeport pour venir en Angleterre. Il semble donc que M. Henderson ait cherché à provoquer un refus en demandant après cela une permission pour que la députation traversât la France pour aller en Suisse rencontrer M. Troelstra, qui vient de conférer avec nos ennemis, D'autre part, comment M. Henderson peut-il affirmer que les travaillistes ne pourraient quitter le pays que s'ils étaient chargés d'une mission du gouvernement, puisque tout récemment encore une députation travailliste est allée en France assister à la conférence travailliste. Un de ses membres était Marguerite Bendfield, que les Américains ont refusé de laisser entrer en Amérique. La déclaration de M. Henderson va à l'encontre des faits. ♦ Le gage Dans le- Tidens Tegn, de Christiania, le professeur C. Collin stigmatise en termes saisissants la théorie du gage, chère, en ce qui concerne la Belgique, au chancelier von H-ertling. Après avoir rappelé le martyre de l'innocente Belgique, envahie au mépris de tout droit, il écrit : Sept millions d'êtres vivants sont le gage désigné par le poing ganté de fer ! Parmi eux, des centaines de mille de jeunes gens | et de jeunes filles, en partie de vrais en-j fants, sont contraints au travail forcé le plus dégradant, sous la surveillance de leurs oppresseurs. Et pourtant ce n'est qu'un gage I Cet homme ne se doute donc pas un instant que le reste du monde civilisé frémit d'horreur à ce qu'il y a d'inhumain dans cette pensée I Et paraphrasant Macbeth : Tous les flots de la Sprée et de l'Elbe et tous les produits chimiques les plus efficaces de la colossale industrie allemande ne pourront effacer la tache de la main qui détient le gage. D'ailleurs, M. von Hertling s'est rendu si bien compte dé l'échec dé la théorie du gage dans le monde entier, que déjà nous voyons une presse à sa dévotion esquisser une autre manœuvre. « Une œuvre inconnue d'Erasme Quelin Le curé de l'église principale de Gent-brugge, M. Gordyn, découvrit dans son église un vieux tableau, que le temps avait rendu méconnaissable. Il confia au peintre gantois F. Alman, le soin de le nettoyer. Après le nettoyage, il apparut que le tableau, d'assez belles dimensions puisqu'il mesure 2 m. 20 de largeur sur 3 mètres de hauteur, est l'œuvre du célèbre maître Erasme Quelin et daté de 1657. Il représente une scène de la vie des apôtres Simon et Judas. La patronne de l'église de Gentbrug-ge et les deux apôtres y sont figurés au moment où ils renversent une idole et où leurs persécuteurs sont saisis par des serpents. Entre activistes Ils s'entendent bien mal ! | Des informations sûres, venues par voie secrète, de Belgique occupée, disent que les indices se multiplient d'une mésintelligence assez grave entre les autorités allemandes et les '• activistes ". En vérité, elles ne doivent avoir jamais eu confiance en ces individus traîtres à leur pa-terie ; elles se servent simplement d'eux comme d'agents à tout faire, avec l'arrière pensé de les rejeter une fois usés ou devenus compromettants.Ce qui se passe donne l'impression que les choses, à ce point de vue, se sont gâtées. A Gand, par exemple, le bourgmestre de Po-sen, appelé à remplacer le bourgmestre Braun, a fini par comprendre qu'on s'était moqué de liu en le mettant à la tête d'une ville où lui-même et les échevins " activistes " n'exercent aucune influence ni aucune action, parce que toute la population met ses soins à les ignorer. Il demande, pour sortir de la situation ridicule où on l'a placé qu'on réintègre dans leurs fonctions les anciens échevins — non ': activistes " — destitués. Dans une autre ville, à Louvain, les " activistes " avaient organisé une police spéciale à lur solde, avec l'assentiment de l'autocratie civile allemande. Moins de quinze jouis après, des soldats allemands surprenaient txut le personnel de cette police, y compris le commissaire, en flagrant délit de vol, les arrêtaier t et les faisaient défiler, menottes ajx mains, A travers les rues de la ville. Ces faits méritent d'être rapprochés de la scission qui s'est produite au sein du " Conse'l eie Flandre " entre " unionistes " (partisans du maintien d'un Etat belge fédéralisé) et " extrémistes " ou " Jeunes Flamands " (partisans de l'érection de la Flandre en un Etat flamand distinct, feudataire Je l'Etu^irc allemand).Les "Jeunes Flamands " qui ont m majorité au soi-disant " Conseil de Flandre ", votèrent récemment (juin 1918) un manifeste d'adhésion complète à la politique de guerre de l'Empire allemand, adjurant celui-ci de donner tout de suite satisfaction à leurs vœux d'indépendance, avant même le conclusion de la paix. Le chancelier von Hertling, qui sent très bien ce que l'attitude de l'Allemagne vis-à-vis de la Belgique lui a créé d'inimitiés irréduc-bles dans le monde et qui voudrait, sans doute, retenir quelque avantage politique de l'occupation du pays mais en le dissimulant le plus possible, fait insérer, dans la presse allemande, (Kœlnische Zeitung, 23 juin 1918), une réponse au " Conseil de Flandre " pleine de réticences et de réserves. Ce fut comme une douche d'eau froide jetée sur l'ardeur des " extrémistes " ou " Jeunes Flamands ". Les journaux hollandais soulignèrent aussitôt avec ironie que les choses devaient tourner mal en Flandre pour l'Allemagne pour qu'elle commençât ainsi d'abandonner les agents et les complices les plus déclarés de la manœuvre " activiste " : c'est, d'après la presse hollandaise, la preuve patente de la totale '"mpopularité de leurs idées et de leur personne en Belgique ocupée. Depuis lors, le dissentiment ne paraît pas s'être atténué; non seulement, la petite bande de traîtres continue à s'entre-déchirer politiquement parlant, mais les extrémistes reprochent à l'Allemagne son... manque de parole envers " ceux qui se sont exposés pour elle On lit des choses curieuses en ce sens et à peine voilées dans Het Laatste Nieuws d'Anvers, l'organe de la fraction "jeune-flamande ". Ces scènes piquantes se passent dans le monde des infiniment petits de la politique " activiste " de l'administration allemande. Elles ne vaudraient presque pas la peine d'être relevées si la propagande allemande n'avait donné elle-fnême un retentissement mondial à l'agitation factice de la poignée d'individus sans moralité ni clientèle, auxquels elle a commis l'exécution du plan de scission morale de la nation belge. Ce plan, au reste, ne pouvait qu'échouer contre le patriotisme de la masse de la population belge, en qui la guerre et les horreurs de l'occupation n'ont fait qu'exalter la haine de l'envahisseur et l'attachement à l'indépendance nationale. ♦ Trois millions d'américains avant juin I9F9 Le président de la commission militaire américaine rapportant au Sénat le projet de loi qui étend l'âge militaire, a annoncé que le général March avait déclaré à la commission militaire qu'il était du devoir des Etats-Unis d'envoyer en France assez d'hommes pour gagner la guerre sur le front occidental. Le général March estime que tous les hommes qui vont être appelés pour le service actif, aux termes du projet de loi qui propose de porter l'âge militaire de dix-huit à quarante-cinq ans, seront en France en juin 1919, selon le programme prévu. Le rapport de la commission révèle ce fait, que le programme de guerre des Etats-Unis prévoit la formation de quatre-vingt-dix divisions, soit plus de trois millions d'hommes, lesquels doivent être être en France au 30 juin 1919, plus dix-huit autres divisions qui sont à l'instruction aux Etats-Unis.

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