La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 12 August. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 15 August 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/k06ww77x6q/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22me ANNÉE. JEUDI, 12 AOUT, 1915. - No- 224. LA GRANDE GUERRE. IJOVNO EVACUEE?—GRAVE MENACE ALLEMANDE CONTRE LES POSITIONS RUSSES. —NOS ALLIES TIENNENT TETE.—UN NOUVEAU DEBARQUEMENT AUX DARDANELLES.—LES ' TURCS EN DANGER—DISCUSSIONS I BALKANIQUES.—SUR LES FRONTS DE FRANCE-ET D'ITALIE. Après l'évacuation de Vilna, voici qu'une iépêche de Pétrograde nous apprend que les nstitutions gouvernementales de Kovno ont uitté cette ville et sont allé s'établir à Bo-rinsk ; diverses usines ont transporté leurs lachines dans-d'autres villes. Cette nouvelle évacuation expliquerait que les positions Iusses sur la ligne Kovno-Grodno-Brest-,itovsk sont sérieusement menacées. £.es iusses seront-ils en mesure de garder cette igne? Voilà une des questions les plus imitantes pour le moment dans la campagne |je l'est; et l'on attend avec anxiété le résultat les batailles qui se livrent sur un front de 150 kilomètres entre Riga et Kovno, pour être fixé sur le sort des troupes du grand^luc qui se battent encore dans ce secteur. j l'est, au nord-ouest et au sud-est de Varsovie Russes continuent leur retraite en {ion ordre vers les positions leur assignées au nord et au sud de la forteressede Brest-Litovsk (à 160 kilomètres à l'est de la capitale de Pologne), mais ces opérations sont menacées par la lutte gigantesque qui se livre dans le nord. Jusqu'ici aucun détail n'a plus été communiqué au sujet de l'évacuation de Vilna (à 80 kilomètres à l'est de Kovno), mais Pétrograde a néanmoins confiance. Sur les routes de Riga, dit le communiqué, au cours de la nuit lio'diraanche nous avons réussi, après des inrps-à-corps, à repousser plusieurs attaques allemandes, soutenues par un puissant détachement d'artillerie lourde. Après des actions, au cours de la même nuit et pendant toute la journjée qui suivit, dans la direction d-1 Dvinsk et dans le district de Schonberg-l'ompiany (respectivement à 65 et à 110 kilomètres de Riga), ainsi qu'à Vilkomir, l'ennemi, cédant à -notre pression, fut rejeté en arrière, laissant entre nos mains des prisonniers et du matériel. Suivant ce communiqué donc, l'ennemi est ferrêté tout le long du front de Riga à Kovno, où les Allemands, après . un bombardement continu à l'aide de leurs plus lourdes pièces, livrent un assaut énergique en masses profondes. Jusque lundi matin le progrès se chiffrait par très peu de chose, mais les'pertes étaient considérables. II n'apparaît pas jusqu'ici si l'offensive russe sur la ligne Riga-Kovno est faite dans > but de sauvegarder le chemin de fer de Varsovie à Pétrograde ou ne sert, qu'à retarder l'avance ennemie. L'évacuation de Vilna confirmerait la seconde supposition, mais à moins d'autres nouvelles, plus précises, il serait prématuré de préjuger des intentions du grand-duc. Mais si les opérations en Russie apparaissent très peu claires, celles que nos Alliés préparent dans les Dardanelles sont d'autant, plus précises. Outre une nouvelle avance que Sir lan Hamilton, généralissime des troupes anglo-françaises dans la péninsule, annonce dans la zone du sud (à l'entrée des Dardanelles) sur la route de Krithia, et dans la zone d'Anzac, nous apprenons que deux nouveaux débarquements ont été opérés, le premier à Ari Burnu n face de l'entrée du chenal des Dardanelles, dans la Méditerranée) et le second " autre-part " effectué avec succès et suivi d'un procès considérable. Cet " autre-part," suivant le bulletin de Constantiribple, est situé à Kara-chali, au nord du golfe de Saros, sur la côte de Thrace, à moins de huit kilomètres la grand' route de Khoja-Chesme. L'intention des Alliés se devine : la route de Khoja-Chesme ■ la seule et grande artère qui relie la Turquie d'Europe avec la péninsule de Gallipoli. et le long de laquelle passent tous les renforts et tous les approvisionnements pour l'armée ennemie opérant dans la péninsule. Malgré l'assertion de la Turquie que "les troupes dé débarquement à Karachali ont été repoussées complètement et laissèrent une vi'igtaine de morts sur le champ de bataille," nous pouvons admettre sans crainte l'affirmation de Sir lan Hamilton, les Turcs n'en étanl plus à leur premier, mensonge, surtout que le danger qui les menace de là est extrêmement grave. Entretemps ie mouvement dans ta Balkans semble se préciser. Dans ur communiqué officiel la Serbie répond à la note collective présentée par les puissances alliées a'J sujet de concessions "éventuelles (la ligne d'Enos-Midia et la Macédoine) à faire à la Bulgarie. Celle-ci considère la cession de la '•'-ne Enos-Midia comme, insuffisante et exige des garanties certaines au sujet de la Macédoine. La Serbie .répond que si cette garanti* indispensable' à l'intervention de la Bulgarie aux côtes des Alliés, il n'y a rien, er ce moment, qui lui permette d'assurer cette garantie pour l'avenir. D'autrepart les puissances, auraient fait savoir à la Bulgarie quelle (:Uit la nature des garanties qu'elles seraienl prêtés à donner après la guerre. Les négociations en sont là. En Roumanie, par contre population commence à s'agiter. Les stocks de grains et de pétroles, d'une valeur d( 1 milliard 500 millions, s'accumulent et ne pourront s'écouler par l'exportation que si le; Dardanelles sont ouvertes. On croit donc que 'a Roumanie se verra torcée de prendre position plutôt que de risquer une révolution qu la ruinerait totalement-. Sur le front de l'ouest, peu de nouvelles-, bombardement en Àrgonne et attaque aile mande repoussée à Bouchez. En Italie les alpins ont occupé le pic 11, haut de pluf de 3000 mètres, en vue de prévenir une attaque autrichienne de ce point contre les campe ments italiens sur la pente de la chaîne de Burgstal], d'où les troupes descendront vers ^xten pouT atteindre la voie ferrée autrichienne entre Brunico et Linz. — Le roi des Belges a été nommé colonel er chef du 5me régiment (dit de la princesse Griotte de Galles) des dragons de la garde. LES HUNS ET LES PACIFISTES. BIZARRE COÏNCIDENCE. Nous avons parlé récemment du congrès suédois de la paix qui s'est tenu à Varberg les 25 et 27 juin-dernier. Nous n'aurions pas songé à relever les vœux du congrès relatifs à la Finlande et au Schleswig s'il ne nous était tombé sous les yeux un écrit allemand sur le même sujet. Immédiatement l'idée d'un rapprochement s'est imposée à notre esprit. Et voyez comme c'est bizarre:— Le congrès suédois formule des vœux quant au rétablissement des droite politiques et linguistiques de la Finlande. Il ajoute que les pays scandinaares verraient avec joie résolue la question de la partie nord du Schleswig parlant le danois. Le Dr Heinrich Molenaar, de Bayreuth, dit : f< En Finlande nous donnerons aux Finlandais l'égalité pour la langue finnoise et la langue suédoise. A la Norvège, nous donnerons la côte nord de la péninsule Scandinave, Kola inclus; et au Danemark la partie du Schleswig parlant de danois ainsi que Als, en échange du Groenland-et de Bornholm. Pour nos amis en Suède nous, rétablirons leur vieille frontière dans la direction de la Finlande et nous leur donnerons la Laponie russe. Tous ces Etats du nord auront à- se constituer en un puissant Etat fédéral sous l'hégémonie de la Suède." Avion-nous, raison de dire que les congrès de la paix et les-interventions pacifistes sont singulières en ce:moment? L'ETAT D'ESPRIT EN ALLEMAGNE. Gênes, 8 Août. Un journaliste*italien, Mario Valeri, qui a réussi à pénétrer-en Allemagne par la Suisse, publie l'intéressant compte rendu de son voyage dans le " Secolo- XIX." Les journaux allemands, dit Mario Valeri, ont des " éditions -spéciales " pour les pays neutres, différentes de celles qu'on vend en Allemagne, contenant certaines nouvelles que l'étranger ne doit pas connaître; ce qui tendrait à prouver que l'esprit public, en Allemagne, n'est pas aussi-élevé qu'on aimerait à le faire croire. La preuve en est encore dans les publications clandestines q^ii circulent à Berlin et dans d'autres grandes villes. Ces publications reflètent les préoccupations que les journaux cachent par ordre. L'une de ces feuille» volantes se demande, par exemple, quelle est la portée patriotique des victoires allemandes si bruyamment escomptées. Faisant allusion à la guerre de l'Italie, cette feuille dit que celle-ci est un cadeau qu'on doit à l'Autriche. " Nous avons toujours soutenu, — dit-elle, — qu'on devait énergiquement imposer à l'Autriche les conditions capables d'éviter la guerre avec l'Italie, nous sommes donc logiques en conseillant à notre pays de ne pas faire cause commune avec l'Autriche, et d'éviter ainsi d'avoir un nouvel ennemi sur le dos." La même feuille examine les raisons de la sympathie marquée de la Bavière pour l'Autriche; sympathie traditionnelle. D'ailleurs, l'importance acquise par l'élément bavarois dans l'armée austro-allemande est grande et l'on ne peut prévoir qu'elles en seront les conséquences. Mais dès à présent, du moins, on peut dire que l'ancienne rivalité, entre la Bavière et la Prusse, qui semblait assoupie, paraît plus aiguë qu'auparavant. Le problème des munitions prime aussi tous les autres en Allemagne, dit encore Mario Valeri. Malgré l'optimisme de commandé, la disette de cuivre se fera inexorablement sentir prochainement. Enfin, le journaliste italien raconte les difficultés qu'il a dû surmonter pour sortir d'Allemagne. LA ROUMANIE A REFUSE LA CADEAU DE KRUPP. MILAN, 9 août.—Le correspondant spécial du " Corriere délia Sera" à Bucarest télégraphie ce qui suit:— " D'après des informations de bonne source, un représentant de la maison Krupp, arrivé à Bucarest après le départ du prince de Hohenlohe, avait offert au gouvernement roumain trente-six batteries d'artillerie avec leurs munitions et un million de kilos de fils de fer barbelés en échange de l'autorisation de faire passer des munitions en transit pour la Turquie. " A la suite de l'intervention -du ministre d'Angleterre, le gouvernement roumain a décliné cette offre. Tout prouve que le gouvernement roumain exerce de la façon la plus strictô le contrôle des envois suspects prove-- nant d'Allemagne à destination de la Turquie." LA "PEUR" DES HOLLANDAIS. Dans le Telegraaf " le professeur Treub écrit qu'à son avis l'état psychologique d'une ' partie de la population néerlandaise ne saurait être caractérisé que d'un seul mot: la peur:— : Ce n'est pas la peur altruiste d'une guerre possible, ce n'est pas non plus la peur que , provoque l'idée des hommes tombés sur les champs de bataille, des otages enchaînés, des villes détruites—non, c'est la peur la plus vile, la plus égoïste, celle de son corps et de ses petites affaires, celle qui fait oublier les intérêts communs et l'avenir de la patrie, pour ne penser qu'à l'intérêt du moment. Cette peur, continue M. Treub, ne connaît ; qu'une seule direction: elle n'existe qu'à : l'égard de l'Allemagne. Nul ne doit prononcer un mot désapprobateur envers cette puissance. Peu importe qu'il soit juste. Il faut craindre i qu'on n'ait à le payer plus tard. Que nul ne traite d'inhumains les actes de l'Allemagne; ce serait exciter à la guerre. Pas de guerre, conclut M. Treub, telle est i la devise des bons Néerlandais. Soyons pacifistes à tout prix, dussions-nous être foulés aux pieds. les gisements potassiques DE LA HAUTE-ALSACE. M. Victor Cambon, ingénieur des arts et manufactures, écrit dans 1' "Echo <ie Paris":— On a- parlé, à plusieurs reprises, des gisements potassiques de la Haute-Alsace. La région immédiate vers laquelle nos vaillantes troupes de l'Est avancent en combattant est précisément celle où se trouvent ces magnifiques richesses minières. Pour en apprécier toute la valeur, il est nécessaire de jeter un coup d'œil d'ensemble sur cette industrie. Jusque vers 1860, les sources d'où l'on retirait la potasse étaient la cendre de bois, puis les résidus de la fabrication du sucre de betterave. Il faut dire que le presque seul débouché des sels de potasse étaient la poudre noire à canon, qui a fait place aujourd'hui à des explosifs plus puissants. C'est vers 1861 que commencèrent à être exploités les gisements naturels de Stassfurt, à l'est du Hartz, dans la région fertile qui comprend la Saxe prussienne et le sud du Hanovre. Voici ce qu'on rencontre dans un puits vertical creusé à Stassfurt : d'abord 260 mètres de roches, puis un bloc uniformément massif de sel gemme de 90 mètres de hauteur, en dessous duquel gite un amas de sels potassiques divers de plus de 100 mètres de puissance. Au-dessous, une nouvelle couche de sel gemme, tellement puissante et continue que des sondages de plus de 2000 mètres n'en ont pas trouvé le fond. La même formation géolo-lique se trouve sous la superficie de plusieurs provinces et ses limites n'en ont pas été partout déterminées. L'Allemagne centrale repose ainsi sur un véritable bloc de sels alcalins, résidu d'eaux marines des époques géologiques.]/exploitation de la partie potassique de ces sels coïncide avec la découverte par les agronomes, et notamment par le chimiste français Boussaingault, des qualités fertilisantes et souvent de la nécessité de l'emploi des sels de potasse dans les terres arables; aussi prit-elle une extension croissante. Mais ce gisement, longtemps unique au monde, si étendu et si abondant qu'il peut subvenir indéfiniment aux demandes agricoles de tous les pays de la terre, serait resté une non valeur financière si les exploitants en avaient gaspillé les produits dans une concurrence aveugle. Les Allemands n'ont point commis cette faute, et ils ont créé le célèbre syndicat des potasses (Kalisyndicat) de Stassfurt, seul chargé de la vente dans le monde entier des sels potassiques bruts ou raffinés, et chargé aussi de la plus intense propagande pour leur diffusion. Ce syndicat répartit les commandes entre ses adhérents, dont l'un des principaux est une exploitation de l'Etat prussien. Aussi la prospérité de cette industrie est-elle inouïe. En 1900, on extrayait 3 millions de tonnes de ces sels ; en 1913, 12 millions. Les affaires en étaient là lorsque le hasarc fit découvrir en Alsace un gisement rival Une demoiselle du Sundgau, Amélie de Wit telheim, ayant entrevu en songe le sous-sol de sa propriété pourvu d'une nappe de pétrole fit entreprendre un sondage. On ne trouve pas de pétrole; mais la surprise fut extrême de trouver à 358 mètres de profondeur une magnifique couche de cylvinite (sel double de potasse et de soude). Ces couches se succé daient entre 358 et 512 mètres; puis on tra versa des stériles jusqu'à 620 mètres, et de nouvelles couches de sels potassiques plus riches encore apparurent entre 620 et 95( mètres. Aussitôt d'autres sondages furen' exécutés, au nombre de 103, et le bassin fu circonscrit jusqu'au pied des Vosges, dans lî région de Heimsbrunn, Soultz, Cernav, Sweig hausen, sur une surface de 200 kilomètre: carrés. C'était là aussi une incalculable richesse. Comme bien l'on pense, les exploitants de Stassfurt s'émurent d'autant plus qu'ur groupe de capitalistes américains s'étai abattu sur l'Alsace pour accaparer cette décou verte. Le gouvernement fut saisi de l'affair* et, sans hésiter, prépara un projet de loi qu est une innovation unique dans le domaine d< l'industrie. Le législateur invoque ce principe que 1< gouvernement ne saurait admettre que les tré sors du sol national soient livrés à des acqué reurs étrangers. Conséquemment, de tel: faits doivent être empêchés. Du même coup le projet réglemente la production totale de: minerais de potasse et donne force de loi au: institutions du " Kalisyndicat " dans lequé les exploitations d'Alsace sont englobées. En fin un salaire minimum est fixé pour tous le: ouvriers travaillant dans cette industrie. Cetti dernière clause a entraîné le vote de la lo par les socialistes le 10 mai 1910. Les gisements d'Alsace ne tardèrent pas i voir s'ouvrir une vingtaine d'exploitations, e autant d'usines de raffinage des sels brut: extraits du sous-sol. Dans ces raffineries on extrait encore comim sous produit dés sels bruts, de l'iode, du brom et du chlore, qu'un traitement assez oom pliqué isole ensuite les uns des autres. .Te m suis trouvé un des premiers à poser l'hypo thèse que les Allemands avaient dû se servi de ces gaz nocifs, non séparés, très abondants très faciles à liquéfier, pour asphyxier leur, adversaires dans les tranchées. Les rapport des chimistes ont confirmé cette supposition. Telle est la situation dans laquelle nous pou vons espérer trouver les exploitations potas siques du Sundgau. Il y aura à trancher pa la suite, pour qu'elles conservent un reveni avantageux pour nous, des questions écono miques aussi graves que délicates. Souhaiton que nos négociateurs en saisissent bien le mé canisme et la portée. — Nous apprenons, et nous nous faisons ui plaisir de rectifier notre information, que le usines Carels ne sont pas aux mains des Aile mands. Les ouvriers belges finissent les com mandes dans les ateliers. Mais l'ennem occupe oependant le vestiaire, le réfectoire de; ouvriers et certains bureaux cn'il a tTans formés en dortoirs. — Le grancî-duc de Hesa*.£ ^i-sité, ces jours I ci. Iaienciennes. ce qu'un combattant voit d'une grande bataille RIEN OU PRESQUE RIEN! C'est ce que montre très bien un.rédacteur de la " Gazette de Lausanne" (no. du 24 juillet), en apportant un témoignage personnel intéressant:— "Combien, écrit-il, n'ai-je pas rencontré de personnes ' renseignées ' qui m'affirmaient que l'objectif de l'offensive était Lens, qu'on aurait du y parvenir sans quelques anicroches malheureuses, les uns soutenant que certain corps d'armée avait eu une défaillance qui avait tout compromis, les autres au contraire, assurant que les troupes désignées^ avaient trop bien marché et n'avaient pu être soutenues à temps, d'autres enfin combinant ces deux causes ou en invoquant une troisième, une quatrième, etc La conclusion s'imposait d'elle-même : l'offensive dans l'Artois, malgré les résultats obtenus, était une opération manquée et à recommencer plus tard, soit dans le même secteur, soit dans un autre. " Il est difficile, pour ne pas dire impossible, de vérifier la valeur des ' on dit,' et même s'ils correspondent à la vérité on ne serait pas encore en droit de conclure comme on a tendance à le faire. Les récits des soldats, témoins oculaires et actifs des événements, sont des sources excellentes pour tout ce qui concerne le côté pittoresque et purement local des choses, mais un soldat, et même un capitaine ou un colonel, ne savent rien de l'ensemble des opérations auxquelles ils prennent part; ils ont des ordres à exécuter, un objectif à remplir qui fait partie d'un ensemble d'opérations dont ils ne savent rien. " Le résultat d'une bataille qui se déroule sur un front considérable est la somme d'une multitude ■ d'actions partielles, dont les unes sont heureuses et les autres malheureuses. Le commandement supérieur est seul à pouvoir, dans le courant des opérations engagées, se rendre compte du développement total de la bataille. Je veux pour exemple de çe que j'avance ici invoquer un témoignage personnel. Un officier de cavalerie de mes amis, qui a pris part à toutes les opérations de la guerre depuis le début jusqu'au milieu d'octobre, me racontait que, tandis qu'à la bataille de Char-leroi, dans son secteur, on avait l'impression d'une victoire complète jusqu'au moment où vint l'ordre de battre en retraite, à la bataille de la Marne, au contraire, dans un secteur à l'extrême gauche de l'armée de Paris, il eut la sensation d'assister à une défaite complète. Pourtant, dans le premier cas, l'armée française enregistrait un échec incontestable, ot dans le second il s'agissait d'une victoire décisive. Ce témoignage ést corroboré par cent autres et démontre du moins une chose: c'est la valeur nulle du témoignage d'un soldat en ce qui concerne le vaste ensemble d'opérations qu'on appelle aujourd'hui une bataille." JOURS D'EXIL. M. Edouard de Keyser, un officier de l'état-major des troupes belges de Fécamp, et auteur d'une amusante description de mœurs militaires intitulée' " Garnison de Dépôt," vient de faire paraître chez Figuière', à Paris, sous le titre " Jour d'exil," un roman sur la vie des garnisons belges en France. Ce sera là une chose à relever dans l'histoire de cette guerre que la création sur le sol français de quantités de camps belges d'instruction. Entreprise difficile et originale qui i témoigne d'une admirable promptitude et d'un , esprit d'adaptation remarquable en même temps que d'une vitalité invincible. M. de Kevser, qui sous le pseudonyme de " de Rezik " est le héros d'une aventure romanesque, émaille la narration de celle-ci de notes documentaires précieuses sur la vie des camps. Nous ajouterons que nous préférons de beaucoup ces notes à la trame romanesque de l'ouvrage. Néanmoins tel quel, en dépit de l'emploi par l'auteur de la forme trop personnelle du " je " et de certaines réflexions puériles, l'ouvrage est intéressant. UN AUTRE " CHIFFON DE PAPIER." Le comte Reventlow se félicite dans la "Deutsche Tageszeitung " de l'attitude de ls Grèce et salue avec joie le rétablissement de la santé du roi Constantin qu'il espère voii bientôt exercer à nouveau ses fonctions de souverain. A la fin de son article, le comte Reventlow conseille en ces termes à la Grèce d'ignorer son traité d'alliance avec la Serbie " Ni le Roi, ni les hommes d'Etat grecs ne peuvent méconnaître que ce serait un délit de sacrifier les intérêts et l'avenir du pays sui l l'autel d'un traité qu'on ne peut plus mettre en harmonie avec la situation actuelle. Le? t Italiens sont des traîtres, parce qu'ils n'oni t pas observé le traité d'alliance avec les deu> j empires du Centre, fût-ce contre leurs propres intérêts. Mais les Grecs seraient criminels > s'ils n'acceptaient pas de briser les liens qu ; les unissent à la Serbie." : NOTRE INDUSTRIE DENTELLIERE. : Le " Nieuwe Courant" apprend d'Anvers » que l'industrie dentellière belge sera pro 5 chainement condamnée à un arrêt total faute 5 de coton. Les dentelles étaient surtou' achetées par l'intervention du Comité améçi - cain et des Comités hollandais. Une commission s'est formée en Belgique r elle ira en Angleterre pour essayer d'obtenii i de nouveaux envois de coton en Belgique. ^ —Un des postes les plus importants de 1* - police secrète d'espionnage allemande se trouve à Esschen, où il y a 21 agents, dont ur Belge, ancien sous-officier, originaire de St. ! Nicolas. ; — L'Académie des Sciences de Paris vien - d'accorder une somme de 3000 francs à M - Aug. Lameere, membre de l'Académie de« i Sciences de Belgique, professeur à l'Univer ; sité libre de Bruxelles, pour l'aider dans ses - recherches scientifiques. — M. le colonel Asser, commandant- la Base anglaise du Havre, vient d'être promu ai grade de bricrad'er-fténérpl. l'apres-guerre. AU CONSEIL NATIONAL ECONOMIQUE BELGE. La troisième assemblée générale du Conseil National économique a eu lieu mardi à 3 heures dans l'auditoire du " Polytechnic." De nombreuses personnalités appartenant au monde de l'industrie et du commerce belges y assistaient. M. Borboux, député, présidait, assisté de MM. Foulon, vice-président, Billiard, Jans-sens et Bossut, membres du comité. M. Janssens, secrétaire général adjoint, a donné connaissance des travaux effectués à ce jour. Il a annoncé la création en Hollande d'une section du Conseil économique, sous les auspices de l'Union belge de Maestricht. Cette section, qui fonctionne déjà, est placée sous la présidence de M. Piron. En France, un comité s'est constitué également.Le comité exécutif a reçu de nombreux rapports de ses adhérents sur des questions diverses à l'ordre du jour du congrès permanent: ils seront examinés ultérieurement. L'assemblée a examiné un projet de statuts qu'elle a adopté après une discussion intéressante à laquelle prirent part, outre les membres du bureau, MM. Day, Ernst, TerWagne, Smets, etc. M. Borboux, président, a fait rapport sur les travaux du comité exécutif pour répondre à des observations qui lui ont été soumises; quant à l'extension considérable du .pro-gramme du congrès il a fait remarquer que les sections et sous-sections seront invitées à étudier d'abord les questions spéciales que l'état de guerre a soulevées. Si les sections sont actives elles pourront alors examiner les autres problèmes que l'avénir de la Belgique pose.. La question financière a été abordée également, et M. le président a annoncé qu'il ferait une communication à ce sujet à la prochaine réunion. La séance a été levée à 5 heures. RAPPROCHEMENT EDIFIANT. C'est la " Gazette de Lausanne " qui l'a fait dans son numéro du 11 juillet :— EN 1915. Comme elles étaient entrées à Bruxelles, inopinément, sans la permission du Roi des Belges et de son peuple, les troupes de l'empereur s'emparèrent des édifices officiels et ouvrirent les archives du ministère de la guerre. Elles y trouvèrent des documents qui leur servirent à faire croire au peuple allemand que la Belgique avait lié partie avec les ennemis de l'empire et que, par conséquent, elle n'avait qu'à s'en prendre à elle-même de la violence qui lui était faite, contrairement aux traités. EN 1756. Au début de la Guerre de sept ans, le roi de Prusse, allié de l'Angleterre, vit se coaliser contre lui la France, l'Autriche et la Russie. Frédéric II soupçonnait la Saxe d'être aussi entrée dans la coalition et, afin de l'en empêcher et en même temps d'atteindre les Autrichiens, il entra, brusquement dans le royaume de Saxe avec son armée. L'historien allemand Schlosser, dans son " Histoire Universelle (Weltgeschichte 1854, T. XVI)," écrit à ce propos:— L'armée française n'était pas encore prête. Les Autrichiens, non plus, n'étaient pas en état de commencer la guerre. Les puissances coalisées contre la Prusse auraient probablement dû consacrer un temps encore long aux préparatifs de la guerre, si Frédéric II n'avait pas deviné ce qui se tramait contre lui et s'il n'était pas entré subitement, le 29 août 1756, en Saxe, avec trois colonnes de son armée préparée dans le silence. Lorsque Frédéric entra en Saxe, Bruhl se dirigea avec l'armée saxonne, qu'il avait laissé fondre jusqu'à 17,000 hommes, sur Pirna, à la frontière de Bohême, où il occupa bien une position solide, mais où il manquait de tout. La cour de Saxe l'y suivit, à l'exception de la reine et des princesses. Le 9 septembre, les Prussiens entrèrent à Dresde. Immédiatement ils pénétrèrent par effraction dans les archives secrètes, malgré la résistance personnelle de la reine de Saxe, afin de s'emparer des originaux des lettres elont Frédéric avait obtenu des copies par Menzel. Les documents ainsi saisis ne démontraient d'aucune façon, il est vrai, la prétendue alliance de la Saxe avec les autres puissances pour l'anéantissement de la Prusse. Us ne pouvaient, par conséquent, en aucune manière, justifier la brusque attaque du roi de Prusse. Celle-ci reposait plutôt sur le droit de la nécessité (Nothwehr). ' Ici se termine la citation de l'historien allemand.HORRIBLE DECOUVERTE. Chez un nommé Cock, demeurant entre Watervliet et Saint-Laureyns, en Flandre orien-' taie, les Allemands ont découvert, cachés dans le. foin, deux uniformes de soldats allemands. Le malheureux Cock a été condamné de ce fait à neuf ans de prison. LA RETRAITE DU GENERAL VON, BISSING. Elle n'est toujours pas confirmée officielle- • ment, mais une dépêche d'Amsterdam dit que ! " le général von Bissing, ex-gouverneur géné-!■ rai de la Belgique, est arrivé à Berlin." — A Tamine, la malheureuse cité qui fut le - théâtre de tant de crimes abominables, quelques commerçants ont rebâti sommairement ; leurs magasins. La population a repris peu • à peu le chemin du village. » — Les Ateliers Métallurgiques de Nivelles travaillent trois jours par semaine. Us ! occupent 600 ouvriers. On travaille aussi, mais par intermittence, chez Chantrenne, Soraal et. Richelot. echos. M. Standaert a la "Belgica." Après dix mois de la plus grande et de la plus atroce des guerres il est encore intéressant d'entendre narrer, par ceux qui s en furent de tous côtés, remplissant admirablement leur Tôle d'apôtres du bon droit pour réduire à néant les infamies teutonnes et susciter autour du nom de la Belgique le formidable élan de sympathie qui nous vaut en ce moment l'admiration de l'univers, les différentes phases de leur croisade. Plusieurs d'entre eux se succédèrent à la tribune de la "Belgica" avec un succès que nous enregistrâmes dans nos colonnes. Hier ce fut le tour de M. Standaert, le dévoué député de Bruges' qui nous parla avec une réelle émotion et avec une trop modeste sincérité de sa mission au pays des Boers en même temps que son collègue Van de Perre. Nous notons dans l'assistance la présence de M. Paul Hymans, ministre de Belgique, du sénateur Bergman, de M. le chevalier Carton de Wiart, de M. Lejeune, etc., etc. Ce fut de la façon la plus aimable que le président de la "Belgica" présenta le conférencier à l'auditoire. M. Standaert raconta ensuite de la façon la plus simple mais non dénuée d'une éloquence qui n'en fit que plus d'impression les phases de la mission qu'il accomplit en Afrique. Ce fut pour ceux qui se trouvaient hier dans le local d'Hanover-square une véritable bonne fortune d'entendre M. Standaert détailler comment les Allemands avaient conduit leurs menées au milieu des populations sud-afri-caines et la façon dont les délégués du gouvernement belge parvinrent à faire éclater la vérité et à confondre l'imposture. Le conférencier raconta dans une langue châtiée, le narrateur ne laissant pas à certains moments, ce dont nul ne se plaignit, de sacrifier à la littérature les différentes péripéties de la mission et la causerie émaillée dé nombreuses anecdotes, passa en revue les innombrables conférences données dans tous les grands centres et qui suscitèrent un enthousiasme fou parmi les vaillantes populations sud-africaines.Près de deux cents conférences, données devant des milliers d'auditeurs, une campagne qui fit acclamer partout notre glorieux pays et retourna complètement l'opinion publienie, tels furent les résultats brillants et tangihfrs qui récompensèrent les efforts et les fatigues des pionniers du bon droit. Les excellentes paroles prononcées à l'issue de la conférence par M. le président de la "Belgica" et aussi les applaudissements du pubie auront prouvé au dévoué député à quel point il parvint à intéresser ceux qui l'écou-taient.La société " Belgica " organise pour mardi prochain à huit heures et demie du soir, une grande conférence qui aura lieu dans la salle des fêtes de l'Hôtel Cecil. M. Jules Destrée, retour d'Italie, y prendra la parole et prendra comme sujet: "Où nous en sommes après un an de guerre." Les vacances de soldats. c» C'est encore à l'inépuisable générosité de^ nos amis les Anglais et à l'esprit d'initiative" de quelques dames de la haute société que? nombre de nos braves pioupious, retour des tranchées, et dénués des ressources nécessaires^ devront le réconfort de passer quelques jours^ à Londres, où ils auront pu serrer des mains^ amies, et d'où ils repartiront plus confiants etj plus courageux reprendre leur place au front. Comme nous le disions plus haut, et pour' rendre à César ce qui lui appartient, ce clubg anglais pour soldats belges, a été institué et,, est dirigé par un comité de dames anglaises, qui ont invité notre éminent ministre M. Paulr Hymans à en accepter le haut patronage et ce^ club est tout à fait indépendant -des comitést officiels existants. { Oublier que cette belle œuvre est uniquement due à des dames anglaises de la plus<; haute société londonienne serait une véritable ingratitude et lui aliénerait par la suitet de précieux concours pécuniaries sans les-y quels le " Club anglais pour soldats belges "t aurait déjà vécu ce qui vivent les roses. Il fallait que nous rendions cet hommage àa celles qui, de la façon la plus désintéressée^ ont pris à cœur d'offrir un peu de distractioru à nos braves petits soldats. jfc- — Le premier numéro d'un journal flamand,-intitulé. " Het Vaderland," vient de paraître au Havre. Il est destiné à nos compatriotes disséminés par toute la France, et dont un nombre important se sont établis dans la^ Seine-Inférieure, Les Belges d'expression fla-f mande seront heureux d'entrer en contact aveoa ce nouvel organe national. Nous lui souhai-* tons tout le succès qu'il mérite. >t ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS , LE ROYAUME-UNI. î ï» Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board ofa Trade ].abour Exchanges" (qui sont les seules-* autorisées par le gouvernement britannique d«» présenter des ouvriers belges aux patrons* anglais), ont un grand nombre d'emplois conférer, surtout dans le industries agricoles et3 du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse se renseigner au bureau de postej ce la localité. c Des belges se trouvent dans les asiles d«-' réfugiés à Ixmdres peuvent s'adresser aux Bourses^ du Travail qui sont établies dans ces asiles ie d'autres Belges résidant à Londres, à la Boura#6 du Travail à Aldwych Skating Rink. ANNONCES. 9 penco la ligne.—Joindro le montant aux ordre», s.T.p. DAME belge, 27 ans, demande place pour aider ménage ou femme c!« chambre dans un hôteL—> M. C. M., 15, Eastoheop, I.etclvworth (llcrts). DENTISTRY.—VICTOR COTÏLS, d'Anvei* (ruo Quellln), consultations tous les jours do 2-30 1 6 heures.—Oxford-stre»ct, 35'.. Téléphone. 2782 Meyfair._ VOYEZ sous: "Personal" Standard annonce, Par'&ian Masseur. WEVERS, bobijnsters, spoelsters van ïïôu»- soloere on omliggende z.ijn vriendelijk rerzocht lich ir betrekkingte stcLlen met Mr. Hilaire Dcgryse, 41, Cheapsid», Koom 21. Jxmdon, B.C. , N~ ~ÔUS mettons vivement nos compatriotes e» garde contre certaines agences de placement d'employés, qui ne visent qu à leur eecroquer de l'argent Ne vci6cz d« cautionnement ou do garantie au'avec les références les d1u« sérieuses 1

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This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

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