La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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15 December 1916
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s.n. 1916, 15 December. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 19 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/9g5gb1zd58/
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LA MÈTROPOLE [ONE PEIMNY I LiMlIT- CINQ CENTIMES I înu» «DE' VIJ F CENT I iomSENT': DIX CENTIME» PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES Bureaux: 43, Chancery Lane, W.C. —Téléphoné : Holborn 212 ABONNEMENTS : 1 mois, 3 sh. ; 3 mois, 9 sh. Etranger : 1 mois, 4 sh. ; 8 mois, 12 ah. 23m ANNEE VENDREDI 15 DECEMBRE 1916 No. 349 LA GRANDE GUERRE I A LA CHAMBRE FRANÇAISE LE ROLE DE JOFFRE ET DE NIVELLE I LA SITUATION EN GRECE Il La Chambre française s'est réunie ! mercredi pour la première fois depuis la [reconstitution du ministère. Le nouveau {ministère fut reçu de façon plutôt froide [et la tâche de M. Briand fut des plus [difficiles étant donné l'antagonisme de la [ Chambre. Mais l'éloquence de M. Briand en eut vite raison et bientôt il se fit ap- ■ plaudir avec enthousiasme. Quand le ■ vote de confiance fut proposé celui-ci fut ■ adopté par 314 voix contre 165. | A propos du changement dans le com- ■ mandement supérieur en France, le co-llonel Repington, le critique militaire ■bien connu, remarque que le maréchal ■Joffre aura à remplir auprès du Comité |[de la défense nationale les mêmes fonctions que le général Sir W. Robertson remplit auprès du War Council. Il faut supposer dès lors que c'est avec le général Nivelle que Sir D. Haig devra coopérer à l'avenir, mais le général Ni-helle devra rendre compte à Joffre et re-Icevra de lui ses instructions. Ce sera Idonc toujours avec le maréchal Joffre [que Sir Robertson restera en correspondance pour tout ce qui concerne la di-Irection générale de la guerre, et si le [généralissime a la même liberté de juge-[ment stratégique que Sir Robertson, il [n'y aura pas lieu de craindre que l'in-[fluence politique puisse porter un préju-[dice quelconque à la stratégie. I La position du général Nivelle à [l'égard de Sir Douglas Haig sera pro-[bablement celle de collègue, mais à l'égard de Joffre et du Comité de la dé-1-[fense nationale on ne sait encore dans [quel degré le commandant des armées [françaises sera indépendant et pourra [prendre l'initiative des opérations. [ Il nous semble, continue le colonel Re-[pington,qu'on doit laisser une grande indépendance aux généraux Nivelle et [Haig dans leur propre sphère et il ne se- j Irait pas sage d'étreindre ou de circon-Iscrire cette indépendance ou de limiter leurs activités aux opérations suggérées [par les autorités plus élevées. D'autre part la guerre n'est pas limi-[tée au front de l'ouest et les cabinets de [guerre français et britannique, agissant [au point de vue militaire par les généraux Joffre et Robertson, seront en meilleure posture qu'auparavant pour conduire avec succès les opérations comme [celles de la Méditerranée orientale. Ces [modifications sont dues sans aucun doute a des considérations, à nous inconnues, qui ont trouvé leur expression aux récentes réunions secrètes de la législature française. Apparemment la ville calme et isolée où s'est trouvé jusqu'ici 'e grand quartier général français ne Restera pas le grand quartier du général Nivelle. Quant à la tuation sur le front français on croit que l'expérience du général [Nivelle pourrait bien être mise à l'épreuve sous peu. Il paraît qu'en effet il faut s attendre à des tentatives énergiques du Kronprinz, qui par suite de son échec à erdun n'a pu être encore nommé maréchal. L'héritier du trône allemand cherchera la revanche qu'exige le presse de la dynastie. C'est à cet effet que Hindenburg l'a nommé généralissime L es groupes d'armée de Lassigny jus-Pu ® 'a frontière suisse. On s'attend à ee que les Allemands cherchent un en-Pr°it sur l'immense front de Champagne-rrg°nne-Lorraine et des Vosges où la Rpacité militaire du fils de Guillaume Puisse enfin se révéler. I tre temps on communique officieu-pment le relevé,approximatif sans doute, Ca,s basé sur les informations les plus ■}'r(jctes, des pertes allemandes au cours ■y offensive de la Somme. |nes aPr^s 'es listes officielles allemandes, fs 95 divisions successivement engagées juraient perdu 300.000 hommes d'infan-I ne et 30.000 des autres armes, soit ■et?00 60 t:out ier îuil,et au 31 seP" )re seulement. En conservant la f mf' proportion pour les mois d'octo-* e et novembre, on arriverait au chiffre Ie 55o.ooo. De plus, il semble que les listes ne mentionnent pas certaines catégories de blessés dont on peut évaluer le nombre à 140.000 hommes, c'est-à-dire au quart du total. En outre, les morts de maladies ou les tués non portés sur les listes s'élèveraient à 100.000. Le total général atteindrait donc, au 1er décembre, environ 700.000 hommes. L'armée roumaine semble s'être définitivement arrêtée dâns sa retraite; elle a pris position sur la ligne de Buzeu-Ur-sitcheni qui va parallèlement à la ligne Ploeshli-Bucarest, à une distance d'environ soixante kilomètres au nord-est. Dans la situation de la Grèce il n'y a pas beaucoup de neuf. L'amiral Dartige du Fournet dont l'action énergique a été suivie de troubles dans la capitale grecque a été rappelé et a été remplacé à la tête de la flotte alliée de la Méditerranée par l'amiral Gauchet. Quant aux intentions du roi Constantin, le Matin de Paris dit que les Alliés ont décidé d'agir sans délai " en vue d'un certain danger ". Le roi Constantin, ajoute le journal, doit montrer clairement par des actes qu'il ne serait pas en posture de réaliser ses, intentions hostiles, même s'il continuait à les couver. Suivant une correspondance d'Amsterdam les agents allemands répandent des bruits de " frightfulness " de la nouvelle campagne sous-marine; 400 sous-marins feraient le blocus des côtes britanniques; les navires hollandais ne pourront passer que s'ils transportent du grain pour le gouvernement et sous l'escorte de navires de guerre allemands. En outre les zeppelins viendraient jeter des bombes à germe^ de maladies contagieuses sur Londres. Le bulletin officiel belge annonce qu'il y a eu une violente activité d'artillerie aux environs de Dixmude et de Steen-straete; l'artillerie belge a exécuté un feu destructeur contre les ouvrages allemands à la barrière 18 de l'Yser. La retraite allemande Une feuille hollandaise, le Delftsche Courant, publie une interview avec le capitaine hollandais H. Kerremans, de l'armée des Indes, qui vient de visiter en détail le front allemand de l'Ouest. Les Allemands s'occupent déjà, dit-il, de construire de nouvelles lignes à douze kilomètres derrière le front de combat actuel et, s'il est nécessaire, lorsqu'ils ne voudront pas faire de pertes inutiles, ILS SE RETIRERONT. " Mais percer, ils ne feront jamais ", déclara un officier d'état-major, avec la même sûreté sereine que manifestent tous les autres officiers. L'indication du capitaine Kerremans est précieuse. Les Alliés ne demandent nullement, en principe, de percer le front allemand de l'Ouest. Il leur suffirait certainement d'y créer des saillants tels qu'ils forcent l'ennemi à la retraite, jusqu'à ce qu'ils évacuent la Belgique pour occuper un front plus étroit. Et comme, à cause de la faiblesse croissante de leurs effectifs, encore accentué par l'aventure roumaine, ils éviteront de plus en plus " des pertes inutiles la conclusion est claire. Si nous parvenons à faire reculer les Allemands jusqu'au Rhin, nous ne demandons nullement de percer leurs lignes fortifiées. Le tout est de s'entendre ! Les Boches organisent l'exploitation des pays conquis On télégraphie de Berlin qu'il vient de se fonder un comité pour la protection des intérêts allemands en Roumanie. La présidence d'honneur est donnée à l'ancien secrétaire d'Etat Lindequist. A côté de ce comité, sera instituée une commission spéciale pour la représentation des intérêts des banquiers, des industriels et des commerçants. Un grand nombre de maisons qui ont des intérêts en Roumanie ont déjà annoncé leur adhésion. Pas d'offre de paix séparée à la Belgique La légation de Belgique à Londres dément formellement l'information publiée par le Daily Telegraph de mercredi au sujet d'offres de paix séparées de l'Allemagne à la Belgique. La Grande-Bretagne et la Belgique Nouvelles assurances de M. Lloyd George M. Lloyd George, le nouveau chef de cabinet britannique, a envoyé à M. de Broqueville, chef du cabinet belge, le télégramme suivant : Sa Majesté m'ayant confié la formation d'un nouveau gouvernement, je m'empresse de renouveler à Votre Excellence l'assurance de l'inébranlable détermination de ce pays de lutter avec tous les moyens en son pouvoir pour la cause de la justice et de l'humanité, pour laquelle les Alliés ont pris les armes. Le gouvernement de Sa Majesté adhère à tous les engagements pris par son prédécesseur en ce qui concerne la Belgique et fera tout ce qu'il peut pour développer les relations étroites et amicales qui unissent les deux pays. M. de Broqueville a aussitôt répondu par le télégramme suivant : J'ai lu avec émotion le télégramme dans lequel Votre Excellence m'assure de l'adhésion du nouveau gouvernementaux engagements pris par son prédécesseur en ce qui concerne la Belgique et affirme l'inébranlable détermination de la Grande-Bretagne dans la conduite de cette guerre sans précédent. Le peuple belge, si durement , éprouvé pendant plus de deux ans et maintenant une fois de plus la victime d'un outrage dépassant tout ce que l'on eût pu attendre du plus cruel des ennemis, écoutera avec reconnaissance les paroles viriles qui lui permettent d'entrevoir l'avènement de la justicç et de la réparation. Les marques d'amitié que le gouvernement de Sa Majesté n'a jamais cessé de nous témoigner depuis le début de la guerre fortifieront, si cela est possible, notre détermination de lutter jusqu'au bout pour obtenir, l'intégrité de notre sol et l'indépendance de notre pays. Je prie Votre Excellence d'agréer mes meilleurs vœux. De son côté, Lord Derby, le nouveau ministre britannique de la Guerre, a envoyé le télégramme suivant à M. de Broqueville ; En reprenant les fonctions de secrétaire d'Etat pour la guerre, je tiens à assurer Votre Excellence combien hautement j'estime l'occasion qui m'est donnée de coopérer avec vous dans les efforts des Alliés pour le triomphe de la grande cause que nous avons tous en commun. M. de Broqueville a remercié Lord Derby de son cordial message. L'appel des Belges sous les drapeaux Le gouvernement soumettra incessamment à la signature du Roi un arrêté décrétant l'appel des catégories 2 et 3 (célibataires âgés de 30 à 35 ans et de 35 à 40 ans) et de la 4e catégorie (hommes mariés de 18 à 30 ans) visées dans l'arrêté royal du 31 juillet 1916. L'appel sera fait de manière, senible-t-il, que les hommes puissent entrer sous les drapeaux vers la fin de janvier 1917. Le censure n'est plus sans appel en Allemagne L'empereur d'Allemagne vient de contresigner la loi sur l'état de siège telle qu'elle avait été votée par le Reichstag. Cette loi se compose d'un article unique aux termes duquel est créée une juridiction centrale chargée de contrôler les mesures prises par les commandants militaires et d'examiner les réclamations que ces mesures provoquent. Un décret impérial précise les conditions dans lesquelles la loi sera exécutée. La juridiction centrale sera confiée à une haute autorité militaire, siégeant à Berlin. Les réclamations pourront lui être adressées dans tous les cas qui concernent : 1° Les restrictions apportées à la liberté individuelle ; 20 Les mesures prises par la censure en frappant la presse, les théâtres, les cinémas ou autres spectacles ; 3° Les restrictions apportées à la liberté d'association ou de réunion. Dans les milieux parlementaires on pense que c'est le ministre de la Guerre de Prusse, le général von Stein, qui sera chargé de remplir cette nouvelle et importante fonction. le piege allemand de la paix Au fur et à mesure que les nouvelles et les impressions au sujet des propositions de paix allemandes se précisent et se cristallisent, il apparaît plus nettement que le coup de von Bethmann est une vulgaire manœuvre. Elle paraît destinée à la fois, dans la pensée de ses auteurs, à influencer les neutres, à semer la discorde dans le camp des Alliés, à " justifier " auprès du peuple allemand la continuation de la guerre et auprès des neutres l'emploi de moyens de guerre illégaux, tel que l'esclavage blanc imposé à la Belgique. Une note Reuter dit que le ministère britannique ne se prononcera probablement pas au sujet du ballon d'essai du Kaiser avant d'avoir consulté les Alliés. En attendant, M. Briand lui a donné mercredi, à la séance de la Chambre française, un coup d'épingle qui contribuera à le dégonfler considérablement. Déclarations de M.Briand Le ministère français remanié s'est présenté devant la Chambre mercredi après-midi, ce qui a donné à M. Briand l'occasion de définir sa nouvelle politique. Le chef de cabinet s'est assez longuement occupé du désir de paix exprimé par l'Allemagne. Je ne doute nullemertt, a-t-il dit, de la perspicacité du pays, mais je considère comme un devoir de mettre la France en garde contre toutes propositions dont l'objet réel est de désunir les Alliés. Malgré les succès allemands de l'année qui va se clore, la France, qui a supporté presque seule le terrible poids de l'attaque de 1914, a plus de raisons que jamais d'avoir confiance en la certitude de la victoire finale. " C'est ap/ès avoir proclamé sa prétendue victoire que l'Allemagne se sent incitée à lancer des propositions de paix. Je n'ai pas le droit d'exprimer une opinion à leur sujet sans m'être mis pleinement d'accord avec mes alliés, mais j'ai le droit de mettre le pays en garde contre le venin qui se dissimule peut-être sous de semblables tentatives. (Applaudissements). " Au moment où le pays s'arme jusqu'aux dents, où il désorganise les foyers dont il est si fier, où toutes ses fabriques sont embrasées par le travail de la guerre, où il rassemble partout la main-d'œuvre de la guerre, je demande à mon pays de voir clair, de prendre garde. " M. de Bethmann dit : Ce n'est pas nous qui avons voulu cette horrible guerre. Elle nous fut'imposée. — A cela je réponds pour la centième fois : Vous fûtes les agresseurs et, quoi que vous puissiez dire, les faits le prouvent; le sang est sur vos têtes, non sur les nôtres. (Longs applaudissements). " Il est de mon devoir de dénoncer ce piège. Le Chancelier nous dit qu'il veut donner aux peuples tous les moyens de développer leur prospérité et il offre comme arrhes à ses ennemis l'assurance qu'il est bon assez de ne pas les détruire! Et c'est à la France couronnée de la gloire de la Marne et de Verdun, qu'une telle offre est faite ! " J'ai le droit de dire que c'est là une manœuvre pour désunir les Alliés et pour démoraliser les peuples. Dans de telles circonstances, la République française restera fidèle à ses engagements." (Longues acclamations).La Chambre française a adopté une motion de confiance par 314 voix contre 165. La note du Saint-Siège La copie de la note des quatre Puissances centrales offrant à l'Entente de discuter la paix, adressée au Saint-Siège et remise par le ministre von Mûhlberg au cardinal Gasparri, secrétaire d'Etat de Sa Sainteté Benoît XV, était accompagnée d'un préambule dont voici le texte (d'après la version anglaise) : Conformément aux instructions que j'ai reçues, j'ai l'honneur de faire parvenir à Votre Eminence un exemplaire de la déclaration que le gouvernement impérial, par les bons offices des Puissances auxquelles a été confiée la protection des intérêts allemands dans les pays avec lesquels l'empire allemand est en état de guerre, a transmise aujourd'hui à ces Etats, et dans laquelle le Gouvernement impérial se déclare prêt à entrer en négociations de paix. Les gouvernements austro-hongrois, turc et bulgare ont également envoyé une note similaire. Les raisons qui ont décidé l'Allemagne et ses alliées à cette démarche sont manifestes. Depuis deux ans et demi uhe guerre terrible dévaste le continent européen. D'innombrables trésors de la civilisation ont été détruits, des zones étendues ont été arrosées de sang, des millions de braves soldats sont tombés dans la bataille et des millions sont revenus chez eux invalidés. La détresse et la douleur remplissent presque toutes les maisons. Les conséquences destructives de cette lutte gigantesque ne pèsent pas seulement lourdement sur les nations belligérantes; elles atteignent aussi les neutres. Le commerce et les échanges soigneusement établis pendant les années de paix ont été déprimés. Les meilleures forces des nations ont été retirées de la production d'objets utiles. L'Europe, qui se dévouait autrefois à la propagation de la religion et de la civilisation, qui essayait de trouver une solution aux problèmes sociaux et qui était le siège de la science, des arts et de tous les travaux pacifiques, ressemble aujourd'hui à un immense camp retranché dans lequel les résultats et les travaux de nombreuses décades sont voués à l'annihilation. L'Allemagne fait une guerre de défense contre des ennemis qui visent à sa destruction. Elle se bat pour assurer l'intégrité de ses frontières et la liberté de la nation allemande dans le droit qu'elle réclame de développer librement ses énergies intellectuelles et économiques en compétition pacifique et sur un pied d'égalité avec les autres nations. Tous les efforts de l'ennemi sont incapables d'ébranler les héroïques armées des alliés qui protègent les frontières de leurs contrées. Fortifiés par la certitude que l'ennemi ne percera jamais le mur de fer, ceux qui se battent sur le front savent qu'ils sont_ soutenus par toute la nation, qui est inspirée par l'amour de son pays, prête aux plus grands sacrifices et déterminée à défendre jusqu'à la dernière extrémité les trésors héréditaires du travail intellectuel et économique, l'organisation sociale et la terre sacrée de la patrie. Sûr de sa propre force maïs se rendant compte du triste avenir de l'Europe si cette guerre continue; saisi de pitié devant la misère inexprimable de l'humanité, l'empire allemand, d'accord avec ses alliés, répète solennellement ce que le chancelier a déàjà déclaré il v a un an, à savoir que l'Allemagne est prêtç à donner la paix au monde en plaçant devant l'univers entier la question de savoir s'il est possible ou non de trouver une base d'entente. Depuis le premier jour de son règne pontifical Sa Sainteté le Pape a démontré sans faiblesse et de la façon la plus généreuse sa sollicitude pour les innombrables victimes de cette guerre; Elle a allégé les souffrances et amélioré le sort de milliers d'hommes frappés par la catastrophe. Inspirée par les idéais élevés de son ministère, Sa Sainteté a saisi toute opportunité dans les intérêts de l'humanité pour apporter une fin à une guerre aussi sanglante. Le gouvernement impérial est fermement convaincu que l'initiative des quatre puissances sera accueillie favorablement par Sa Sainteté et que l'œuvre de paix peut compter sur le précieux appui du Saint-Siège. Quelques à-côtés intéressants C'est au cours de la séance subite du Reichstag autour de laquelle il fut fait une publicité si savante que Herr von Beth-mann-Holhveg donna lecture de la note dont nous avons reproduit hier la version d'après Reuter. Quand il eut dit que l'Allemagne et ses alliés avaient proposé aux puissances ennemies d'entrer en négociations de paix une immense acclamation lui répondit. Seuls quelques députés mirent plus de réserve à l'expression de leurs sentiments. L'exposé dont le Chancelier impérial encadra sa note n'a guère d'importance si ce n'est la menace finale : " Si nos ennemis déclinent notre offre et désirent prendre sur eux la lourde responsabilité de toutes les terreurs qui s'ensuivront, alors même dans la dernière et la plus petite maison chaque cœur allemand brûlera du feu sacré contre nos ennemis.' * » » Un personnage allemand avait déjà dit que le monde resterait pétrifié d'horreur à ce que l'Allemagne ferait si on lui refusait la paix. Reste à savoir si l'Allemagne à son tour ne sera par horrifiée un jour des représailles qu'on exercera contre elle, car ce serait un déni de justice que de ne pas la châtier avec ses propres armes. » » » Le jour de la séance du Reichstag 100.000 personnes extrêmement excitées attendaient au dehors la nouvelle extraordinaire qui devait être annoncée. Ce fut un événement semblable à celui du 4 août 1914 avec cette différence que l'enthousiasme guerrier d'alors fit place à un enthousiasme délirant à l'annonce de l'offre de paix. Les pauvres gens croyaient déjà y être... * * * Le même jour, la note fut lue à Vienne, à Sofia et à Constantinople. • * » * D'aucuns croient savoir que la note allemande a été imposée par l'Autriche,laquelle ne serait pas, sous le nouvel empereur, aussi disposée à être le "brillant second". L'Autriche réclame le grain roumain presque entièrement pour elle. ♦ * » ( Vttir suite, je page, 3e colonne).

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