La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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03 February 1916
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s.n. 1916, 03 February. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 22 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nz80k27g5v/
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"LA METROPOLE," the influential Belgian newspaper now enjoying thc jjospitality of ®ilf Jtftaîl&arif, was removcd to this country after the destruction by the Gcrmans of its Antwerp offices. Through its appearance in conjunction with this papcr thousands of refugees from Antwerp and other parts of Belgium are ablé to obtain the latesî Beîgiaa news in their own language. LA METROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 23MB ANNEE JEUDI 3 FEVRIER 191G. N°- 34. LA GRANDE GUERRE. « ■i; "APPAM" SAIN ET SAUF RAMENE I" A NORFOLK.—CAPTURE EN MER PAR DES PIRATES ALLEMANDS.'— ÇUE FERONT LES ETATS-UNIS ?— PMSE OU PAS PRISE? —UN PROBLEME ARDU—OU SE MANIFESTE LA MAITRISE DES MERS. — LES KAIDS DE ZEPPELINS. — ACTIVITE ^ARTILLERIE DANS L'OUEST. — -TENTATIVE D'OFFENSIVE ■ ENNEMIE SUR LA STRYPA. — EN MESOPOTAMIE. » les journaux du m/aiti/Q nous ooit apporté ■fcr l'étrange notivœll'e que ]e paquebot ■ "ippam," que l'on croyait perdu corps et Ib'eni. était arrivé à Norfodk (Etaits-Unis) après ■avoir été oaptuié par des pinates allemands. I Ces derniers, qui écumai-ent l'océan avec un IpetitcaTgo-boat, le Moew-e," jaugeant à peine I ]i50 tonnes, avaient arrêté 1' "Appam " à hau- ■ tôur des îles Canaries, et -envoyé un canot ■ chargé d'hommes armés qui livrèrent une I courte lutte à l'équipage du paquebot anglais ; I un lieutenant allemand prit possession du na-I vire, et sous ses ordres l'équipage allemand Iconduisit te navire à Norfolk. Au moment où il arrêtait le paquebot, le |"Moewe," qui avait l'air d'un " tramp " in-I offensif, fit tomber des faux framos-bo>rde et I démasqua un canon de 75. Une fois maître ■ du navire le lii.eultmain/t Berg, des pirates, fit I transporter à borrd les équipages des " Far-I lingiford," du " Combiddigie," " Droauonby," ["Author, ' " Trader, " "Ariad-iîe " et "Clan I Mactavislî," tous oairg<os ayant à bord die I grandes quantités de cuivre, de chairbon, de | suere et de froimanit, et qui avaient été coulés. I Avec les équipages de ces navires 1' ''Appam" [ avait à bord un total de 451 persomaes, dont I 150 sinistrés. A présent 1' "Appam" se trouve en rade de 5 Norfolk (Virginie) sous les canons du foirt I Itonroe, et restera là jusqu'à ce que le dépor-[ tement'Compétent décidé de son sort. Suivant les déclarations du lieutenant Berg, [ le " Moewe " appartenait à la flotte allemande | comme patrouille ; il sortit du oa.nal de Kiel et I parvint à échappe! aux croiseurs britanniques I en battant pavillon suédois. Quel est maintenant le sort qu'on fera tant à 11' "Appam" qu'à l'équipage allemand? Tel est le problème qui se pose aux autorités aimé-| ricaines, et qui apparaît comme le plus difficile qui leur ailt été posé jusqu'ici. En effet si 11' "Appam " est considérée comme " prise de guerre" et par le fait devient croiseur auxi-| flaire allemand il doit être interné dans le Iport neutre après un délai de 24 heures. L'é-Iquipage allemand choisira probablement l'in-Iternement plutôt que de courir le risque d'être •capturé en mer. D'autre part, aussi longtemps K que le navire n'a pas été condamné par une I cout des prises, on ne peut pas le considérer ■ comme une prise. On discute du reste si 1' "Appam " peut devenir un croiseuT auxiliaire allemand pendant qu'il se trouve dans [ un port américain. Cela pourrait se faire si, ['d'une façon secrète quelconque, des canons I étaient transportés à bord. En outre, l'Amérique peut décliner de condamner 1' " Appam," qui régulièrement doit j être jugé par une cour allemande; en ce cas 1 Appam " sortirait des eaux américaines et tomberait au pouvoir des croiseurs anglais qui | attendent certainement devant le port. On croit enfin que le fait de la capture ne favorisera guère les relations, très tendues, 1 entre les Etats-Unis et l'Allemagne; aucune j décision n'a été prise jusqu'ici, mande Washington, mais M. Lansing étudie la ques-i 'wn; on croit cependant qu'un délai sera accordé à l'équipage allemand pour emmener le ! navire. i L "Appam" avait une cargaison de i matières d'or et d'argent évaluée à douze mil-I UMsde fraauos. I T ®me nos lecteurs l'auront déjà apprisj le I a><j de Zeppelins sur l'Angleterre a été exé-I Me par sept navires aériens; ils ont survolé f. ?";,leurs comtés, et Berlin prétend que des •légats ont été causé à Birmingham, à Manches-w' Wverpool et Nottingham. Le nombre des wts s élève jusqu'ici à 54 et des blessés à 67. ™r les différents fronts les nouvelles sont P utot rares. On signale de l'activité sur le ront britannique, consistant dans le bom-araement des lignes allemandes. Sur le 1 "ni français il y a eu plusieurs opérations d' rMe mférieur; la route de Lille fut bombar-'• par 1 artillerie française, qui obtint d'ex-i^ents résultats. n Russie, l'ennemi a essayé de prendre 1' .j-fjye sur lé front de la Strypa, en Galicie, nor'l 1 ar^er*e russe l'en empêcha. Dans le n. ? Allemands ont de nouveau essiayé de tiinf^ 11 gelée, en s'affublant de cos- i1(,,leS -s' ma's ^s artilleurs du Tsar s'a-•!s- '•nenî' k'CI1 vite de la ruse et mirent les ■ niants en fuite. Des deux côtés l'activité j aérienne reste grande. lm. communiqué officiel, venu de 'IVi-o' oxp®4't;lon du général Aylmer sur le m5! 1 toi.lj.ours arrêtée par l'inondation, €st> solidement gardée. Le I- . u'r Percy Lakc a définitivement repris en r„Amand®ent du général Nixon qui est en route pour la patrie. LES "BEDITS PENEVICES." 'SUiore, écrit le " Berliner 1 Uciî 'i'p t\et' paT 1®» 11 ^au't entendre aussi 1 raffiné \ ^ sucre brut que de sucre i réalisé'rl - -an,s ■'jes (ieux dernières années, inartmwfkïgam? tellement énormes qu'il est i mander rU- lu e^es vi,enn«nit aujourd'hui de-Tout.pa T ^oours des pouvoirs publics. 6 l'alimentai lndustri©s, aussi bien celle de [ des textil,'011 ^Ue oe^e d®8 métaux et celle I déraibles Ti°nt con^an,ti des sacrifices consi-I qu'une Voul nC •eaila®i' vraiment pas tolérable i demander rU <*W a ®a®n'® des millions, vienne t Pour pav nouveaux bénéfices, simplement Bseurj fe Plus hauts prix à ses fournis- ■ aml)U]aû^^l'n éxpress a tamponné un train I A11«®agne- ia ,P?>.Wès de Dusseldorf, en collision a fait cinquante LES SOCIALISTES ET LA GUERRE. —.——.— Nous reproduisons ci-dessous, à titre documentaire, le texte intégral d© la déclaration que M. J /ouis l'jérard a lue—en flamand—à la s\iite do la conférence donnée mercredi dernier à Rotterdam par M. Camille Huysmans :— Compagnons de parti,— Je dis: " Compagno.ns de parti." Je suis, tout comme Camille Huysmans, membre du paà'ti ouvrier belge. Je lie prononcerai en néerlandais que quelques mots et encore le ferai-je peut être en commettant un gra.nd nombre de fautes. C'est bien la première fois que je parle votre langue en public et ce n'est p-as chose facile pour un wallon. Comme socialiste je n'ai à dire que ceci: Je pense qu'il y a .beaucoup de socialistes belges et français qui ne veulent pas entendre parier " pour le moment " d'une restauration de l'Internationale dont les Allemands feraient partie: même s'ils souhaitent cette restauration, ils estiment que le temps n'en est pas arrivé. Les blessures .sont encore trop profondes, trop sensibles. Les armées allemandes se trouvent toujours aux portes de Paris. Nous sommes profondément convaincus de ce que la .Siozial-Demokratie porte une part terrible de la responsabilité du crime commis dans les premiers jours d'août 1914. Nous savons aussi que les démocraties anglaise et française ont mis touit en œuvre, jusqu'au dernier moment—sous l'influence de notre propre parti— pour sauver la paix de l'Europe. Cette guerre a brusquement mis en lumière cette vérité : il existe un abîme entre les principes, les conceptions politiques, de la Sozial-Démo'kratie allemande et ceux des autres partis constituant l'Internationale. Camille Huysmans vous a exprimé ein paroles poignantes ce que signifie pour un pays et pour l'organisation socialiste de ce pays, une occupation étrangère. Il a vécu ces choses en Belgique. Il connaît et sans doute connaissez-vous aussi les méfaits commis en Belgique, dans le Nord de la France, en Lorraine et en Serbie, par le terrorisme austro-allemand, contre des civils innocents et désarmés ou contre de magnifiques édifices. Des maisons du peuple socialistes ont été brûlées, nos caisses de réserves volées, beaucoup de nos compagnons de parti fusillés, assassinés, emmenés comme otages ou jetés dans les prisons. Ce sera la honte éternelle de la Sozial-Démokrartie aClemande—Liebknecht excepté— de n'avoir trouvé aucune parole de mépris pour d'énoncer de pareils actes. Mais peut être direz-vous : " C'est le passé et il nouis convient de ne penser qu'à l'avenir. Les socialistes et nous surtout, socialisées de pays neutres, ne devons pas nourrir des sentiments de haine." Cependant, compagnons de parti, il y a quelque chose de pins important que le passé et l'avenir, let c'est le présent, c'est la situa tion actuelle. Eh bien, la grajide majorité, l'immense majorité des socialistes, dans les pays de l'Entente, craignent que le travail de l'Internationale servirait inconsciemment aujourd'hui l'avènement d'une paix prématurée, paix qui ne serait profitable qu'à l'Allemagne. Ils estiment qu'une paix de ce genre serait la plus grande calamité qui puisse atteindre l'Europe, la démocratie et le socialisme. Ils oonsidèrent que cette guerre sera la dernière, " the war that will end war," ainsi que le dit notre célèbre «raiD&gnon de parti Wells. C'est pour ces motifs que nos compagnons de parti, Anglais, Français, Eusses et Belges, Vaillant et Keir Hardie, Roubanovitch et Mac- . donald, Sembat et Meirrbeit, Vandervelde et Huysmans, ont adopté il y a un à Londres une motion par laquelle ils promettaient de combattre sans défaillance jusqu'au bout pour la délivrance de la Belgique et de la Pologne, et jusqu'à ce que l'Alsace et la Lorraine aient été rétablies dans leurs droit-s. Nous n'avons pas à décider de la continuation de la guérre. Seuls peuvent parler ceux qui paient ce droit de leur vie et de leur souffrance; les soldats'des tranchées. Mais c'est notre devoir de ne rien entreprendre qui puisse affaiblir leur moral ou leur fermeté, parce que nous savons que la victoire sera donnée, non point à ceux qui ont les plus gros canons, mais bien à ceux qui auront la volonté la plus ferme, les nerfs les pius solides, aiu peuple qui tiendra une heure de plus que 1' adversaire. EN ALLEMAGNE CEUX QUI ONT FAIM SONT MITRAILLES. COPENHAGUE, 30 janvier.—Je reçois ici les informations suivantes:— La manifestation révolutionnaire qui eut lieu à Berlin le 11 janvier dura de sept heures du soir à cinq heures du matin. La foule réclamant la paix, l'armée tira sur les manifestants et il y eut un nombre considérable de morts et d:e blessés. D'autres manifestations eurent lieu à Chesmnitz et à Kônigsberg; elles furent réprimées avec des mitrailleuses. La population de Chemnitz, exaspérée par la misère, résolut d:e se révolter. On afficha sut les portes des maisons les listes, encadrées de noir, mentionnant les p'eries de chaque famille; ensuite il se forma un énorme cortège qui se xendfflt chez le bourgmestre pour réclamer la paix. Avant d'arriver, le cortège rencontra la troupe qui tirait avec des mitrailleuses de deux côtés et qui fit des centaines de morts et de blessés. A Kônigsberg, des faits analogues se produisirent; le cortège criait: " Rendez-nous nos maris, donnez-nous du pain ! " Le nombre des tués est encore plus considérable.—(" Petit Journal.") — D'après le "Vorwàrts." une ordonnance du ministère des chemins de-fer prussiens réduit le repos hebdomadaire de trente heures accordé jusqu'ici aux cheminots prussiens, à vingt-quatre heures seulement. Cette réduction est motivée dans l'ordonnance par le manque croissant de fonctionnaires, d'employés, d'ouvriers et de remplaçants dans l'administration des chemins de fer. — Une explosion s'est produite dans une poudrerie à Rosenheim près de Munich, et a fait quelques victimes. APRES 18 MOIS. LE STOÏCISME DES BELGES. Les autres ne le diront peut être pas, tant il est vrai que les choses vont vite, mais nous le dirons, nous, pour notre satisfaction personnelle.Voilà donc dix-huit mois que la guerre dure. Voilà dix-huit mois que l'invasion de la Belgique a commencé, en voilà plus de quinze que la Belgique presqu'entière gémit sous la botte allemande. Gémit, c'est manière de parler. Car qui entend ses plaintes? Personne. Pas une voix ne s'élève si ce n'est pour stigmatiser l'Allemagne. Par la voix de son gouvernement, de ses écrivains, la Belgique ne fait entendre que sa colère et ses espoirs. Dans le cœur des Belges il n'y a que deux sentiments muets—la douleur et le désir de vengeance. Quel pays au monde donnerait ce spectacle de souffrance stoïque, de résistance quotidienne, alors que le pays est envahi depuis si longtemps? Y a-t-on songé ailleurs que chez nous? M. Helleputte, interviewé par la "France de Bordeaux," disait l'autre jour:— " Vous me demandez ce qu'est devenu l'état moral de nos réfugiés belges au début de cette année nouvelle, après ces dix-sept mois de guerre et d'exil? " Ma réponse sera brève. Il est resté oe qu'il était chez tous les Belges au mois d' août 1914. " Tous nos réfugiés ont beaucoup souffert. Il en est dont les souffrances ont dépassé ce que l'imagination peut concevoir. Je n'en ai pas rencontré un seul qui ait regretté la décision prise par la Belgique, par le Roi, par le gouvernement, de refuser de se soumettre à l'ultimatum allemand de 2 ao&t. " Leur situation diffère d'un pays à l'autre, et, dans un même pays, d'une région à l'autre; mais il est une cÉose qu'on retrouve partout au même degré : c'est avec l'ardent désir de revoir la patrie, une confiance inébranlable dans la victoire, la conviction que la lutte doit être conduite ' jusqu'au bout,' comme le disait M. Poinearé dont la parole n'a trouvé nulle part plus d'écho que chez nos compatriotes. " L'un des vôtres a prêté spirituellement ce mot aux soldats des tranchées : ' Les civils tiendront-ils?' "Je puis dire que les civils belges 'tiendront.' Les réfugiés comme ceux de l'intérieur."C'est exact. Nous tenons avec fierté. " Ah ! oui, l'épreuve est dure pour nous, Belges," disait un confrère. " Si l'ennemi nous a pris nos terres, si son drapeau exécré flotte sur nos beffrois et nos cathédrales et si e^pt millions de Belges courbent leur front sous un joug honteux, au moins il est une chose qu'il n'a pas réussi à nous prendre: notre âme indomptable incarnée dans les héros de l'Yser. La Belgique peut n'être plus à Liège, ni à Bruxelles, ni à AnveTs. Elle est à Ypres et Nieuport, plus libre et plus fière, plus respectée aussi qu'elle n'a jamais été." CES BONS ALLEMANDS. Un des étonnements des Belges réfugiés en Angleterre fut d'entendre souvent proférer à l'adresse des Allemands- des appréciations dont ceux-ci ne se doutent guère apparemment et qui sont inspirées uniquement par ce que nous appelons le " sentimentalisme anglais." La formule " les affaires sont les affaires " trouve généralement, en Angleterre, son appli-feation la plus rigoureuse. " Business is business." Cependant, l'Anglais a bon cœur. N'essayez pas de comprendre pourquoi il refusera de faire une affaire avec vous, de vous accorder un emploi, une représentation. Il ne vous dira pas le pourquoi. Mais faites appel à son aide, il vous l'accordera neuf fois sur dix. Ce sentimentalisme des Anglais les portèrent à croire qu'un peuple civilisé ne peut commettre des crimes qu'eux mêmes Anglais ne commettraient pas. De là ces doutes parfois blessants au sujet des accusations formidables que les Belges portaient contre les Allemands. On alla jusqu'à qualifier ces histoires authentiques d'inventions hystériques. Il n'y a, hélas, d'hystérie que dans la forme extravagante que revêt parfois le sentimentalisme.Vouloir ignorer à tout prix les crimes allemands, refuser d'en voir les preuves photographiées par crainte die l'horreur, c'est de l'hystérie sentimentale. Vouloir ignorer la mentalité allemande, mentalité qui est commune'à toute l'Allemagne, parce qu'elle trouve sa source à l'école même, est une erreur sentimentale très dangereuse. Déclarer que tous les Allemands no sont pas mauvais, parce que tel Allemand que l'on connaît est un brave homme, est une généralisation à rebours. C'est là une chose dont nous sommes encore tous les jours les témoins étofanés. Cependant, quand nous poussons nos questions au sujet de ce brave homme d' Allemand, nous apprenons qu'il désapprouve la guerre, naturellement, que l'Angleterre a tort de faire la guerre à l'Allemagne, car 1' Allemagne sera victorieuse, etc. Voilà le brave homme d'Allemand. Au surplus son fils est soldat anglais... et notre Allemand est brouillé avec son frère résidant ici, depuis l'enrôlement de ce fils. Des histoires de ce genre, on en raconterait à la douzaine. Mais, " quid " des rnids de Zeppelins? Ce sont pourtant, à n'en pas douter, de ces braves Allemands qui résidaient en Angleterre avant la guerre qui servent de guides aux monstres. Vous souvient-il de la description que donnait de son raid sur Londres le commandant du " Zep " qui vint en octobre? En voilà un qui connaissait et Holborn et Liverpool-stTeet, et la Banlc, et Saint Paul ! Croit-on que ceux qui sont venus l'autre nuit à six ou à sept ne connaissaient pas la région ? Ce sont de braves Allemands! i LETTRE D'ANVERS. v LES ALLEMANDS ET NOUS. (Correspondance de la " Métropole.") ANVERS, 15 janvier (par courrieri.—Après un bien long silence et de grandes difficultés je puis vous faire parvenir cette lettre... pour autant qu'elle vous parvienne. Dans la foule die faits qui sont à relater j'en choisis quel-ques-uns qui pourront vous donner une idée de notre existence d'emmurés. Vous me dispenserez cite vous donner une description de la ville bien que j'imagine que ce soit la question que l'on se pose là-bas, où vous êtes. La ville n'est ni triste ni ga:e. C'est une ville après tout, c'est-à-dire des pierres. Elle est telle qu'on la voit, c'est-à-dire d'après sa disposition d'esprit. La ville a son aspect nommai, elle est bien éclairée la nuit, les magasins sont tous ouverts, les cafés font peu d'affaires et les cinémas font florès, car il n'y a pluis de pauvres si vous entendez par là que ceux qui mendiaient autrefois ont le pain assuré. Je ne vouis parlerai pas de la. cherté des vivres. Tout cela est relatif. Un ami me disait: "J'ai acheté deux poulets pour six francs." Celui4à qui peut acheter des poulets trouve que la vie est bon marché, mais le petit bourgeois qui n'émarge pas au budget de la 'bienfa,isan.ee trouve la vie chère. Le beurre, par exemple, coûte 5 fr. 60, et on l'allonge avec du lait pour en faire du beurre crème. Cet artifice n'empêche pas le beurre d'être cher pour les petits bourses. Les propriétaires sont mal logés, car les loyers ne rentrent pas et les tribunaux sont en faveur des locataires. Nous ne pouvons pas nous nourrir de briques, disent les propriétaires. Vendez-les, rétorquent les tribunaux. La Téponse m'a toujours réjoui. Il semble, en effet, très naturel au propriétaire que son locataire pour s'aicquitter envers lui vende ses marchandises au rabais, mais le propriétaire est par principe hostile à une vente désavantageuse. Comme si en temps de guerre le propriétaire a droit à un régime spécial ! Le passage d'un avion allié est toujours ce qui excite le plus la population. La destruction des chantiers d'Hoboken restera dans les mémoires anversoises comme un événement capital. Un avion allié c'est une espérance, comme l'est le bruit du canon que l'on va écouter au bord du fleuve en véritables processions parfois, ou bien près des remparts du sud. La haine du nom allemand ne fait que croître en raison même des crimes qui continuent à se commettre et des vexations odieuses infligées à la population. Parmi les manœuvres révoltantes dont fait usage l'autorité allemande figure la présentation d'une lettre du front à de malheureux parents sans nouvelles de leur fils. Un individu vient les trouver et d'un ton discret dit: "J'ai une lettre de votre fils." Malheur si vous l'acceptez. On en infère immédiatement que vous avez coutume de recevoir semblables lettres, et on vous condamné à l'amende. Cette organisation du vol est vraiment poussée à l'extrême. On consent, par exemple, à vous payer certains bons de réquisition mais à condition que vous abandonniez 50 pour cent de leur valeur. A qui? A» profit de qui? On ne vous le dit pas. L'insécurité pèse sur tous. <?n sent l'espion allemand partout. Quel peuple répugnant, grands dieux ! Mensonge, délation, hypocrisie, tout cela se respire à plein nez. Et voilà ce qui vous peindra mieux la ville que toute description. Voilà ce qu'elle sent. Notez que les Allemands sont à peu près tous achetables. Si vous y ■ mettez le prix vous aurez von Bissing lui-même. Vivre avec ces gens, respirer le même air ! Ah, comme on comprend aujourd'hui, ici que vous ayiez déconseillé la rentrée. Cette campagne contre vous, dont je n'étais alarmé naguère, a fait long feu. Elle sentait trop l'Allemand, décidément, et les gens intelligents vous Tendent tous hommage. Quant à fuir cette géhenne, beaucoup qui le voudraient ne le peuvent. On n'ose même pas faire part de ce désir de «rainte d'être entendu car les murs, les pavés, ont des oreilles, et les rues sont semées d'individus suspects. Un malheureux cabaretier de la Tue de Jésus avait accepté, dit-on, après une heure d' objurgations, de faire franchir la frontière à un " marine " allemand. Il était entendu que la femme du cabaTetier brûlerait la tenue du marin après le départ de celui-ci et de son mari. Ceux-ci sortent et immédiatement .après une garde installée au bureau de poste de la dite rue se jette sur le cabaret, emmène la femme, les consommateurs, va arrêter le cabaretier plus loin, et tous ©ont condamnés ! En même temps que la terreur, la frousse, mais une frousse verte qui vous ferait rire de ces matamores si vous n'étiez surtout dominé par le dégoût! Imaginez-vous que pendant deux mois, l'accès du Marché-aux-Sou-liers a été interdit sous prétexte que l'on craignait que l'on ne fit sauter le gouvernement provincial où se trouve l'état-major bo-che ! Seuls les trams circulaient, mais avec plate-forme fermée dans cette rue si abîmée et laissée telle quelle! Peut-être prochainement, d'autres nouvelles...LE CARDINAL MERCIER A ROME. Lundi matin, le cardinal Mercier a célébré la messe en l'église Saint-Julien à Rome, en poSésence d'une nombreuse assistance. Assistaient à la cérémonie, le ministre de Belgique auprès du Saint-Siège, M. Van den Heuvel, avec sa fille; le conseiller de la légation auprès du Quirinal, le consul de Belgique '.et la colonie beige au complet. Le cardinal Mercier, assisté du recteur du collège belge, a donné la communion. Après la messe, on a joué la " Brabançonne" au milieu de l'émotion générale; puis a eu lieu un déjeuner offert par le collège beige auquel assistait M. Van den Heuvel. Le cardinal a quitté le collège pour se rendre dans un institut religieux où il se reposera deux jours; il a été vivement applaudi par la foule rassemblée d-evant la perte du collège. GARE AUX TRUCS ALLEMANDS ! Le danger de déclarations semblables à celles faites par le leader socialiste belge, M. Camille Huysmans, est bien illustré par l'usage qu'en font les Allemands, non seulement pour influencer leurs propres compatriotes, mais encore pour semer le découragement et le doute parmi les Belges en Belgique occupée. Voici, à titre d'exemple, la reproduction du paragraphe que la presfee domestiquée de Belgique a consacré au discours d'Arnhem :— Le député d« Bruxelles, Camille Huysmans, a, comme on sait, transféré son domicile à La Haye, pour pouvoir continuer son activité comme secrétaire-général du Bureau Socialiste international^. Ce bureau, qui était établi précédemment à Bruxelles, a été réorganisé (?), et, à cette fin, les députés Vandervelde et Anseele se sont également rendus à La Haye. A cette occasion (sic) Huysmans a prononcé maintenant au congrès socialiste d'Arnhem un discours digne d'attention. Il déclara qu'il ne regrettait pas d'avoir été choisi oomme secrétaire international des partis affiliés de tous les pays; que, la délégation belge collabore pour ne pas encourir le reproche d'avoir abandonné ce poste de confiance, pour ne pas être frappée deux fois, et comme Belges, et comme socialistes. La vœu de laisser le pouvoir exécutif aux mains_ des Belges fut soumis à tous les pays et accepté par tous, excepté par la France. Huysmans croit qu© malgré toutes les difficultés que son action rencontre dans les pays occupés, l'internationale a démontré sa vitalité et peut travailler des plus énergiquement pour une paix durable. L'Allemagne, déclara-t-il, se trouve en outre (sic) dans une situation favorable, par le fait qu'elle dispose de gages de valeur. Il ressort en outre de son discours qu'Huys-mans exprime le vœu de collaborer avec tous les membres de l'internationale en faveur de la paix. Camille Huysmans se voit attaqué de la façon la plus violente, pour ses franches déclarations, par certaines feuilles de réfugiés belges. Il n'est pas difficile de deviner l'origine de oe commentaire: il vient en droite ligne du bureau Wolff. La " Vlaamsohe Potft " de Gand (23 janvier) a la franchise de le reconnaître en le faisant siuivre de la mention " communiqué," mais pouir un journal qui ne veuit pas prendre la responsabilité du mensonge, combien qui le couvriront? Inutile de dire qu'aucun journal paraissant en Belgique occupée n'a été autorisé à dise un seul mot des déclarations de Camille Huys-ma/ns à Rotterdam, déclarations que le Wolff-Biiro ignore et dont il est permis de dire qu'elles furent provoquées par l'accueil tait dians la presse libre au discours d'Arnhem. Personne n'a mils e.n doute, ni la bonne foi, ni le patriotisme de Camille Huysmans. Us sont, croyons-nous, au-dessus de tout reproche. Mais il n'y a pas à se dissimuler que des déclarations qui, en temps ordinaire, paisseraient inaperçues, excitent en ce moment la suspicion instinctive des patriotes. Ceux-ci ne veulent entendre parler en ce moment, n'importe où et à n'importe quel titre, de paix ou de rapprochement avec aucune oirganisation ennemie, non seulement parce que l'heure des pacifistes n'a pas sonné, mais encore et surtout parce que tout ce qui peut conduire ne fût-ce qu'à un soupçon de rapprochement est invariablement exploité par les Allemands en faveur de leur bouitique et die leur politique de découragement en Belgique occupée. Le cas Huysmans en est une preuve nouvelle. Espérons que la leçon ne sera pas perdue. L' » ANTI-AIRCRAFT CORPS." On lit dans le " CauTrier de l'Armée " (belge) :— Les Anglais désignent par cette expression le corps spécial chaTgé de repousser les attaques des vaisseaux de l'air, c'est-à-dli.re, des avions et des Zeppelins. Leur uniforme, bleu horizon ou khaki, est en serge; la coiffure est la casquette de marine avec insignes rouges. Ce corps, qui est composé de volontaires, se remarque par l'originalité de ses éléments. L'équipage d'une des stations du corps comprend deux avoués, un avocat, un musicien, un artiste, un diplômé d'Oxford, un gentilhomme campagnard, un maître d'usine, un comptable, deux architectes, un ingénieur électricien et deux boursiers. La composition de cet équipage est à peu près celle des autres. Leur solde est de 1 sh. 8 d. par jour (2 fr. 07), plus 1 sh. 6 d. pour frais de nourriture, et 1 shilling pour indemnité de logement, soit en tout 5 fr. 20 pour un homme; un sous-officier reçoit 8 fr. 30, et un officier 13 fr. 15. Les stations ont en général deux équipages se relevant toutes les 24 heures. BUREAU DE LA CORRESPONDANCE BELGE. Le bureau de la correspondance belge, 28, Grosvenor-gardens (Victoria Station), reçoit de nombreuses plai/ntes reli?utivement à l'arrivée dans un état de. détérioration complète des colis qu'il expédie au front belge. En vue de remédier à cette situation, tous les colis seront dorénavant rnunàs, par les soins du bureau, d un emballage spécial en toile dont le prix est fixé à 2Jd. Les colis qui parviennent de province devront être annoncés par lettre contenant 2id. ■en timbres po^ste. ON DEMANDE DES OUVRIERS DANS LE ROYAUME-UNI. Des ouvriers belges désirant travailler dans le Royaume-Uni sont informés que les " Board of Trade Labour Exchanges " (qui sont les seules autorisées par le gouvernement britannique de présenter des ouvriers belges aux patrons anglais) ont un grand nombre d'emplois à conférer surtout dans les industries agricoles et du génie civil. Des offres de service doivent être faites à la Bourse du Travail la plus proche du domicile; pour l'adresse, se renseigner au bureau des postes^de la localité. Des Belges se trouvant dans les asiles de réfugiés à Londres peuvent s'adresser aux Bourses du Travail qui sont établies dans ces asiles; d'autres Belges résidant à Londres, à la Bourse du -Travail chez " The War Refugees Committee," General Buildings, Aldwyeh, W.C. (au premier étage). ECHOS. Le R. P. Rutten a Londres. Mardi prochain, 8 février, aura lien en l'église de Notre Dame, Leioester-square, W.. Londres, un salut solennel, pendant lequel sermon français par Je R. P. Rutten, dominicain. La franchise postale. Nous n'ayons, jusiqu'ioi, reçu aucune con>-firmartion officielle de la communication verbale que nous fit un- fonctionnaire du General Post Office disant que la franchise postale pour les lettres à destination dti front est suppn» mée. Si nous comprenons bien, cette franchise était une tolérance qui n'avait rien d'officiel,-. Il se pourrait que nous rayions eu affaira à un fonctionnaire plus difficile que les autres* Nouis avons donné le renseignement tel qu'il nous fut communiqué dans le but d'éviter des ennuis. Mais il convient de ne l'accepter qua sous réserves. C'est la réponse que nous donnons aux nombreuses lettres qui nous arrivent à ce sujet. On nouis fait reraairquer que l'affranchissement pour les lettres destinées aux soldat® anglais n'est que de 10 centimes. Il oonvien-draàt d'informer aux bureaux de poste le caa échéant. L' "Anglo-Belgîan Trade Review." Le No. 7 de 1* "Anglo-Belgian Trade Review** a le succès qu'il mérite. Ausrçi la demanda est-t-elle considérable. Chacun est surpris die» voir quels progrès l'idée de la guerre économique a fait dans les pays aflliés et combien l'industrie allemande est déjà frappée. Soutenez V "Anglo-Beigian Trade Review en vous abonnant. Le numéro coûte 6 pence, l'abonnement à 12 numéros, 6 shillings. S'adresser 104, Shoe-lane, Londres, E.C. Société belge de med -cine et de pharmacie. Rappelons que c'est aujourd'hui jeudâ, à 5 heures du soir, qu'aura lieu au Palace Médical, Wimpole-istreet, 1, l'assemblée générale de la Société belge de médecine et de pharmacie. A l'ordre du jour la discussion de la proposition du président, le Dr Clément Philippe: Exclusion des Allemands des congrès intei* nationaux. Notre cheptel national. Dans le but de ne pas laisser déchoir notré cheptel national, le gouvernement belge a installé sur un vaste terrain die la région d'Yve-tot un parc à bestiaux où sont groupées plus de cinq cents bêtes de toute beauté. M. HENRI CARTON DE WIART A LONDRES, M. Henri Carton de Wiart, ministre de la justice, vient de faire un court séjour à Londres les 1er et 2 février. Notre garde des sceaux a profité de son passage dans la capitale pour visiter en détail le " War Refugee Camp " d'Earl's Court, où il s'est vivement intéressé au sort des réfugiés belges qui s'y trouvent hospitalisés. Le ministre a assisté également à l'assemblée générale de l'Œuvre d'assistance aux prisonniers de guerre belges en Allemagne, présidée par Lady Lowther, et il n'a pas ménagé au comité l'expression de son admiration pour les services considérables rendus par cet organisme à ceux de nos combattants que le sort a fait tomber aux mains de l'ennemi.M. Carton de Wiart a regagné Le Havre mardi soir après avoir donné audience à plusieurs members de la colonie belge au nouveau siège du " Belgian Relief Committee," 28, Grosvenor-gardens. D'après la "Deutsche Tageszeitung," M< Theotokis, le ministre des finances de Grèce, dont on vient de célébrer les obsèques, serait mort d'un empoisonnement. UNE VERITABLE FORTERESSE. PROFITEZ DE LA PLUS GRANDE SECURITE' POSSIBLE. PROTÉGEZ VOS BIENS CONTRE TOUS DANGERS. Louez un coffre-fort dans les voûtes cuirassées de la NATIONAL SAFE DEPOSIT CO, QUEEN VICTORIA ST., MAKànON HOUSE, E.C. Loyer de £1-1-0 par an. Fonctions d'exécuteur testamentaire et d'administration entreprises. A. E. Oràm, Directeur-General. ANNONCES. 9 pence la ligne.—Joindre le montant aux ordres, e.r.p. Prière de s'adresser directement a nos Bureaux, 104, bho» lane, au premier. AD. COEYN, professeur de chant français au Guildhall School of Music, leçons particulières, répor-toire.—S'adresser par correspondance au journal ou au Guild* hall Music School, John Carpenter-street DEMOISELLE, de bonne famille belge, désira s'occuper d'un ou deux enfants l'après-midi, ou autra occupation; parlant français, flamand, et ayant de bonne* notions d'anglais.—Eerire J V.._fcureau du journal. DENTISTRY.—VICTOR COTÏLS. " "d'Anvers (rue Quellin).—Consultations tous les jours de 2.30 j» 6 heures.—Oxford-street 351 Téléphone, 2782 Mayfair. FAMILLE belge demande bonne cuisinière belg^; gages 50 sh. par mois; inutile s'adresser saisi bon certificat, références.—-S'adresser, 60, Harley lieuse, Marylebone-road. JEUNE fille, 16-18 ans, recevrait hospitalité dans famille anglaise habitant Havward's Heath. en échange léger travail de ménage et soins à donner aux enfants, vie de famille.—Ecrire W. L.. bureau du journaL LE dentiste Georges Macs informe >v-s patients qu'il peut le>s recevoir à Londres (Royal Dental llcs-pital) où à Cfoydon, dans la maison du docteur Wayfe — Ecrire pr. rendez-vous à son domicile particulier, 79. Wel e» ley-road, Croydon. ON demande 50 Cuisinières, Servantes, Fjllcj ao quartier. Boas gages.—Agence Henry, 19, Edg-ware-road. . ON dern ande ^adresse de Mme Léon Sehroeyers, née Marie Barbiers.—Ecrire bureau du journal. PRISONNIER de guerre belge, seul intellectuel dans un camp allemand demande âme charitable de lui envoyer grammaire franco-anglaise et livres de lectures faciles, —G. G., aux bons soins de la Métropole, 104, Shoe-lane. E.U, _ dehw •

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