La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 20 April. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 20 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/td9n29q974/
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LA METROPOLE D'ANVERS. PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 22mk' ANNÉE. MARDI 20 AVRIL 1915. No- 110. LES REQUISITIONS A ANVERS. UN RAPPORT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE A LA COMMISSION INTERCOMMUNALE. QUE NOUS RESERVE L'AVENIR ? (Correspondance de la " Metropole.") T AN'VERSj 12 avril (par courrier).—"Vous aurez ■ :/ut-ètre déjà appris que M. E. Castelein, faisant •'onctions de président de la Chambre de coin-j.ice. vient de rédiger un rapport remarquable ,j sujet des réquisitions faites par les Allemands , Anvers. J'ai obtenu, par grâce spéciale, de . pouvoir jeter un coup d'œu sur ce rapport, dont ^exemplaires sont en nombre limité. Ce que je vous envoie ici est, le fruit d'annotations; je en outre ci et là textuellement:— LES REQUISITIONS EN MASSE. .Anvers, 18 mars 1915. , A messieurs les président et membres de Ja Commission intercommunale, Anvers. Messieurs et honorés collègues,—Comme suite aux communications que j'ai eu l'honneur de vous faire dans notre dernière réunion, je crois < ,1: mon de.YÇir d'appeler à nouveau votre atten-iios sur ce qu'il advient des énormes réquisi- ( lions en masse dont le commerce d'Anvers a été 1 e; est encore l'objet de la part des autorités aile- ; nanties. L'importance de ces réquisitions mène mani-estemen'. à atteindre tous les stocks et appro-isiomiements d« notre place, en créant le vide ans nos magasins et entrepôts, en même temps ■ ue la stagnation forcée <ie nombreuses indus- ! n'es. Nous sommes ainsi bien loin de la reprise ] conomique que l'on a voulu nous faire entrera, notamment dans l'intérêt des classes ' iborieuses et en vue du rétablissement des ilaires. Des versions de caractère plus ou moins offi-ieux. mises eu circulation depuis déjà plusieurs ■ lois ont exprimé, par des chiffres énormes, soit ' lusieurs centaines de millions, l'importance ; ' u'allaient atteindre les réquisitions en masse a j ; nvers. Ces chiffres paraissaient aloré invrai- ; anblables à la plupart d'entre nous. On oserait | loins aujourd'hui en affirmer le caractère im- j 1 robable. En tout, cas, j'ai cru de mon devoir de rendre l'initiative d'une enquête aux fins j établir à cet égard des précisions au moins ] latives. Or, cette tentative m'est apparue bien- ( t devoir rester forcément superficielle et in- ; impiété, par l'extension même qu'ont prise les ; quittions dans tous les domaines, notamment , ms ious les genres d'industrie 911 _ elles ont , toint les matières premières aussi bien que les ; 1 oduits fabriqués, sans parler de telles usines j , quisitionnées dans leur outillage même, de ; lies autres dont l'outillage a été enlevé et ex.pé- i , ( ;'i i'éUange'r, de tels chantiers, réquisitionnés ! . niasse. Dans leur diversité et leur étendue j. ' es échappent fatalement à tout cqntTôle ne dis- • sant pns des moyens d'investigation d'un orga- ; sine officiel. J'ajoute que les recherches sont , i'inés particulièrenjént difficiles, voire souvent 1 i; :.ssibies. par le nombre, toujours considérable, , s intéressés encore absents d'Anvers, et dont témoignage serait indispensable pour fixer des j nuées exactes. Pour conclure au caractère formidable' du | 1 iffre des réquisitions en masse affectuées à j 1 1 vers, 011 peut se fonder moins sur une statis- i ] lue mathématiquement complète, en ce moment j ] éalisable, que sur le fait immédiat et patent < j c£s réquisitions se sont étendues presque à I iniversalité des marchandises matières et' pro-us qui occupent l'activité commerciale et .inr 1 strielle belge. I! convient d'ailleurs de remarquer que des 1 >cks" relativement importants qui n'çnt pas . ■ i-ore été absorbés par les réquisitions se iuvent bloqués par l'interdiction absolue à i irs détenteurs d'en disposer sous une forme i 1 elçonque, soit de les réaliser, soit de les dé- ; rer, même s'ils ont fait l'objet de ventes anté- I ures. ( Ici je copié textuellement j Jîous le bénéfice de ces quelques explications ] jliminaires, je vais me permettre. Messieurs, ] vous faire jeter un rapide coup d'œil sur le 't fait à quelques unes des grandes branches du i nnierce anversois. En vous prévenant de l'ini- < ssibilité d'arriver à une supputation globale < icte de l'importance des réquisitions, j'ai sur- < it le devoir de vous signaler les conditions 1 us lesquelles elles s'effectuent en regard des -îventions antérieurement conclues et des pro- ( :sses i^resque solennelles représentées depuis < igtemps par certaiue presse étrangère comme \ i réalités accomplies, tandis qu'elles ne sont 1 j nais sorties du domaine des promesses à tenir. réalité, contrairement aux assurances qui ; ' us ont été données, il y a plus de deux mois, * termes formels et catégoriques, par les perso'n- • Utés les plus autorisées de l'administration, cmande, les réquisitions m,êmc régulières, à minimes exceptions près, ne sont pas liquidées. ! uitre part, les mesures immédiates et décisives, ; >mises en vue d'une prompte régularisation > réquisitions contestées n'ont pas eu même un nmencement d'éxécution. Ce qui j'en puis dire, Messieurs, suffira à vous ^ airer sur la " méthode " dont nous sommes l'ob- } Contre le maintien de celle-ci. et comme , îclusion de ces lignes, je me permettrai d'in- ( 311er les engagements précis et formels pris , •à-vis de nous en échange de 60 millions de T reroît de charges imposés à notre malheureux : en outre des 420 millions réclamés de prime \ otd et dont celui-ci, en dépit de ses lourdes j neuves, s'aequitte correctement de mois en t »is. ] Voici maintenant pour les réquisitions:— ■ • I;es réquisitions opérées sur les céréales doivent ] iïr affecté, entre autres, environ 40,000 tonnes •oient, 18,000 tonnes maïs et 40,000 tonnes , le. d'une valeur globale d'environ 18 millions < francs- Ces réquisitions se sont effectués sans J ation préalable de prix. Mais, à l'interven- ( n d'une " Getreide Commission."' les règle- t >nts ont été effectués, pour une bonne part, à , s cours relativement satisfaisants. Cependant, ; <-ite un lot de 2200 tonnes froment et 3400 î nies maïs, réquisitionnées comme les autres | irohandaises de même nature et que l'on offre ] içgler aussi au comptant, mais au prix de 21 < de 15 frs.. au lieu des cours d'environ 28 et < francs admis pour les autres réquisitions, déjà \ ?lées. Cela représenterait sur l'ensemble une ■ îférence d'environ 4 50,000 francs au moins. ( lute d'accord avant la fin du mois, le règle- ] ent serait remis jusqu'après la guerre.' ] En graines de lin de la Plata et des Indes, les 5 visitions dont j'ai pu prendre connaissance ont j 'globe des quantités représentant une valeur environ 2,450,000 francs, sur la base des prix < : 140 à 445 marcs justifiés par les cours des ] •ys de production et auxquels ici même il y < acheteurs pour compte de maisons aile- < a»des. Or, les détenteurs ont dû se résigner à 1 cepter les cours de 315 à 335 marcs, soit une 1 er'o d'eçiyiron 25 par. cent sous la menace for- < >ulée par les deux négociateurs allemands, qu'à ] ''"'m d'accord le " Kriegministerium de Berlin < ferait lui-même les prix qui, dans oe cas, i auraient pas atteint 280. marcs. Ces marchan* < lises ont été également " facturées à la ' Getreide Commission " et réglées par son inter-/ention aux prix ainsi imposés. En tourteaux, le stock à Anvers, à l'entrée de .'armée allemande, représentait une valeur d'en-dron cinq millions de francs. Tout a été réquisitionné. Une partie a été expédiée à l'intérieur lu pays; le reste est parti pour l'Allemagne. Des règlements partiels ont eu lieu à des prix ixés k Berlin et dont des intéressés déclarent l'avoir pas trop à se plaindre. Le stock de nitrate, suc place, d'une valeur de ;jlus de 4,000,000 francs, a été réquisitionné complètement. Le prix sera fixé à Berlin. Aucun paiement n'a été effectué. Pour les huiles animales et végétales, il est m possible de dresser un relevé approximatif, de îombreux intéressés étant encore absents l'Anvers, sans qu'on ppisse les atteindre en ce noment pour obtenir des renseignements précis. Jependant, toutes les huiles ont été requisi-ionnées dès novembre et décembre. Une mquête faite dans six maisons renseigne des équisitions pour une valeur de 850,000 francs, ^.ucun prix n'a été convenu. Bien n'est payé. Dans un grand établissement industriel de la place, on a réquisitionné et en partie enlevé tout 1 la fois, matières premières, produits et sous-iroduits. Là, certaines huiles et parties de ourteaux réquisitionnées avec l'intervention de a " Getreide Commission" ont été réglées à des irLx convenus, pour un import d'environ 700,000 rancs. D'autres parties ont été enlevées sans iccord sur le prix et sans règlement, pour un m port d'environ 1.400,000 francs. Il resté à ivrer sur réquisitions effectuées dans les mêmes îonditions, pour une valeur d'environ 3,200,000 rancs. L'ensemble des réquisitions que nous ivons pu contrôler dans cette branche s'elève lonc à plus de t> millions de francs. En matière de pétrole et d'huiles minérales, es quantités réquisitionnées à Anvers représen-ent une valeur d'environ 3,000,000 francs, indé-îendammeut de ce qui a été saisi ou réquisi-onné en d'autres ports belges pour compte de naisons anversoises, ce qui est du reste aussi le :as pour d'autres articles. Parmi ces réquisi-10ns, quelques petits lots spéciaux ont été en-evés à des prix convenus et payés. Mais le gros les réquisitions a été opéré dès les mois d'octobre it novembre, le prix à fixer par le-Ministère de la ïuerre à Berlin. Aucun prix n'est reconnu lepxiis lors. Rien n'est payé. En laines, les réquisitions ont atteint une •aleur globale de près de G,000.000 francs. Elles ;e sont, développées dé novembre a janvier. Vûcun prix n'a pu être arrêté. R!en n'est payé. En cotons, indépendamment de quantités irrêtées sur lesquelles nous manquons de prêtions parce que les détenteurs sont absents, ine maison de la place a -été l'objet d'une ré-tuisition pour une valeur de 1,300,000 francs, -.es marchandises ont été dirigées sur Brème entre in novembre et mi-décembre, il y a trois mois. >s propriétaires ignorent tout du prix à fac-urer et du mode de paiement. Rien n'est donc églé. Au reste% des quantités de valeur encore ilus forte ont été réquisitionnées, enlevées et ex-îédiées dans les mêmes conditions aux dépens le- maisons maritimes qui les détenaient dans eurs magasins. En caoutchouc, la valeur cles quantités réquisi-ionnées atteint le chiffre de .10,000,000 francs.-^es îéquisitions datent du 17 novembre, donc de (uatre mois. Tout a été expédié çn Allemagne. Uicun prix n'est fixé. Rien n'est réglé. En cuirs exotiques, les réquisitions datent clu 1er décembre et portent sur environ 20,000,000 rancs. Aucun prix n'est fixé. Rien n'est payé. Les .crins, réquisitionnés le 15 décembre, re-jrésentent une valeur de 1,150,000 francs. Us >nt été examinés par deux négociants en crins, cnus d'Allemagne, qui ont visité les magasins à insu des propriétaires. Les crins ont été ex-jédiés à Leipzig. Les négociants d'Anvers ayant Protesté auprès de la Chambre de Commerce de .eipzig, celle-ci a répondu que les crins seront axés là-bas par des experts. Alicun prix n'est lonc encore fixé. Rien n'est réglé. Depuis lors, •st «irrivée une seconde lettre de la Chambre de 'oinmerce de Leipzig. Celle-ci aurait été in-orniée par la " Kriegs Rohstoff Abteilung" du ministère de la Guerre prussien que, de l'avis de :e ministère', le paiement des marchandises ré-lUisitionnées devra s'accompiir selon des pres-:riptions taisant loi. Aussi longtemps que ces descriptions ne seront intei"venues, aucune réso-ut.ion définitive ne pourrait être prise. .J'ai estimé l'abord que cette- communication doit être recueillie avec réserve, puisqu'elle ne cadre en ■ien avec les déclarations faites en Belgique et )lus expresséement à Anvers par les autorités a 1.1e-nandes. Cependant, en tout dernier lieu, une îotification du même genre vient d'être faite à ine maison d'Anvers. Je la rapporterai plus oin. " lin ivoires, il a été saisi dès le 20 novembre le 1 nier des quantités d'une valeur de 334,000 rancs appartenant au Ministère des Colonies, /autorité allemande les a fait enlever le 3 de ce nois de mars. Mais? en même temps, elle a équisitionné et enleve des ivoires appartenant à liverses sociétés coloniales, pour une valeur de 151,000 francs. Cette réquisition nouvelle d'une narchandise de luxe peu appropriée, semble-t-il, 1 des usages de guerre, s'est faite sans aucun iccord quant au prix et, à fortiori, sans règle-nent. Il convient de souligner que dans une de 10s maisons de commerce, on a enlevé sur simple aissez-suivre, avec promesse de bulletin de réqui-ition pour plus tard, sept dents dé choix, cx-iressément désignées, d'une valeur de 7100 rancs. Aucune mention de prix ni de mode de èglement. Dans le même ordre d'idées, je dois elater le procédé dont a été l'objet une maison .'occupant de la consignation de produits colo-liaux. Il y a environ deux mois, elle avait solli-ité l'autorisation d'exporter 32 pièces cl'i voir» léposées dans ses magasins^ appartenant à trois >ropriétaires différents et qui avaient été vendues t une firme allemande. ^ L'autorisation ne fut >as accordée, mais, «au début du mois de mars, es mêmes 32 pièces, spécifiées expressément par es mêmes numéros, turent réquisitionnées pour itre délivrées à la Mannheimer Lagerhaus Gesell-chaft. Aucune mention quant à la fixation du >rix et au mode de règlement. Ce procédé tend 1 se multiplier et a été appliqué de même aux ires. O11 comprend comme il doit contribuer, ui aussi, au " rétablissement de l'activité coni-nerciale " en permettant de saisir à la déhvrai-on les marchandises qui seraient encore restées 1 l'abri des réquisitions. Pour les bois, les réquisitions ont atteint le ihiffre de 500,000 francs, dont quelques rares >etits lots ont été enlevés et réglés après accord luant au prix. Mais, pour la très grande partie les réquisitions, les procédés ont été plus sorn-naires. Les marchandises ont été emportées au noyeti de chariots automobiles sans bons de ré-juisitions. Ce n'est qu'après de nombreuses dé-narches que les négociants, objets-de ces procédés, sont parvenus à obtenir des reconnais-ances des quantités enlevées, mais aucun accord tuant» aux prix. Les règlements icateat donc ôK ' COMMUNIQUES OFFICIELS I FRANÇAIS. —.— SUCCES ANGLAIS EN BELGIQUE. NOUVELLE AVANCE EN ALSACE. PARIS, 19 avril.—Le communiqué officiel publié cet après-midi ajoute les détails suivants au communiqué d'hier soir:— Les troupes anglaises ont capturé hier en Belgique, près de. ZwartaJen, 200 mètres de tranchées allemandes. Celles-ci ont été gardées en dépit de plusieurs contre-attaques. Nous avons remporté des succès sur les deux rives de la Pecht, et notre avance est poussée en avant sur la rive nord. Nous avons pris possession du sommet de Burg-korpt'eld (au sud-ouest de Scliillickerwassen), qui commande directement la vallée. Dans la région de Schnepfenrieth nous avons j l'ait des progrès notables, nos troupes marchant du sud vers le nord dans la direction de la Pecht et de Metzeral. Dans ce district nous avons fait un gain important en occupant une série d'élévations. La hauteur située leaplus au nord commande le cours de la Pecht en face de Burg-korple.Au cours de cette action nous avons capturé une division d'artillerie de montagne, deux canons de 74mm. et deux mitrailleuses. Les aéroplanes allemands qui ont survolé Bel-fort- ont jeté quatre bombes, qui endommagèrent des hangars et mirent le feu à deux caisses de poudre. Il n'en résulta aucun accident de personne, et aucun dégât sérieux n'a été fait.— Wireless Press. JOURNEE DE CALME. PARIS, 18 avril.—Communiqué officiel de 23 heures :— Journée relativement calme marquée surtout par des combats d'artillerie et par quelques actions d'infanterie toutes locales. Dans la vallée de l'Aisne, au Bois de Saint-Mavd, l'ennemi a attaqué nos tranchées à la Jin de l'après-midi. Notre artillerie l'a arrêté net. Une charge à la bayon-nette lui a infligé des pertes sérieuses. Kn Champagne, au nord-ouest de Perthes, les Allemands ont dû évacuer l'entonnoir qu'ils occupaient encore à proximité de nos lignes. De notre côté, par une explosion de mines, suivie d'une attaque, nous avons enlevé soixante mètres de tranchées ennemies. En Woevre, simple canonnade. L'ennemi a-prononcé en Lorraine, aux environs de la Forêt de Parroy, plusieurs petites attaoues avec de faibles effectifs, notamment, près de Bures, de Monaeourt, d'Embermenil et de Saint-Martin. Toutes ces tentatives ont été facilement repoussées. En. Alsace, .les Allemands ont attaqué trois fois sans aucun succès nos tranchées du petit Reich-sackerkopf ; nous avons d'autre part fait de nouveaux progrès dans la région de Sehuejpfenru^b., Un de nos avions, après une poursuite brillante, a abattu un avion allemand qui est tombé dans les lignes ennemies en Belgique, entre Langemarck et Passchendaele.—Reuter. VERSION ALLEMANDE. BERLIN, 3 9 avril.—Le grand quartier allemand publie le communiqué suivant:— Sur le théâtre occidental de la guerre, au sud-est d'Ypres, les Anglais furent repoussés des petites sections de nos positions qu'ils 'gardaient encore. Le long de la \oie ferrée d'Ypres à Comines ils essayèrent-hier soir avec de grandes forees de reprendre possession des positions sur les hauteurs. L'attaque se brisa avec.de fortes pertes. Lé lieutenant-aviateiîr 'français Garros l'ut forcé d'atterrir à Ingelmunster et fut fait prisonnier. Entre la Meuse et la Moselle la. journée se passa en duels d'artillerie. Une faible tentative française de faire une attaque contre la position de Cornbres fut arrêtée par notre artillerie tout à son début. Dans les Vosges, deux attaques françaises contre la position sur la crête prise par nous à l'ouest du Reichsackerkopf échoua et une attaque contre la hauteur au nord de Steinbrueck échoua également. Après avoir subi de fortes pertes les Français se retirèrent. Sur le théâtre oriental de la guerre la situation reste inchangée. Il semble que des pays étrangers, sont submergés, même de.^source officielle, par lu France et l'Angleterre, de nouvelles de prétendues victoires de nos adversaires sur le theâtre occidental de la guerre. Toutes ces assertions sont tout simplement inventées. Il n'en' vaut pas la peine de les démentir. Nous aimerions mieux que le public les examinât à la lumière des communiqués allemands (sic).—Wireless Newsl —: On dément officiellement, de source an-j glaise, les bruits qui ont couru récemment au sujet d'une action navale dans la mer du Nord et. au sujet de grosses pertes dans les Dardanelles. . — Von der Goltz. (pacha) a cté nommé général en chef de la première armée turque. — De nouvelles démonstrations ont eu lieu dans le Trentin et en Bohême contre le manque de vivres. A certains .pjidroits, 1a. foule a cné: " Du pain, ou la paix ! " Le pain de guerre est horrible. souffrance. Tous les stocks de bois à Anvers sont bloqués, sous interdiction de rien délivrer. Les cacaos se trouvant à Anvers, au mois d'octobre, représentaient un stock d'une valeur d'environ 2,000,000 francs. Saisis au mois de novembre, réquisitionnés ensuite, ils furent enlevés et expédiés en janvier. Aucun prix n'a été convenu. Rien n'est réglé. Les existences de cafés sont évaluées en ce moment à environ ^70,000 sacs, dont 720,000 sacs pour la valorisation, représentant un chiffre de 50 à 65 millions de francs, et 250,000 sacs stock proprement dit, d'une valeur d'environ 20,000.000 francs. Jusqu'ici 4.000 sacs ont été réquisitionnés. La réquisition date de la fin d'octobie. Ils ont été facturés, sans accord préalable quant au prix pour une somme de 275,000 francs. Les factures portent tes estampilles de ' l'autorité allemande, ce qui les fait considérer comme approuvées. A diverses reprises, on a promis de les régler à une date déterminée, sans que ces engagements aient été tenus. Après quatre mois et demi, rien n'est donc payé. J;a-ioute que tout le stock de café est "bloqué" par l'autorité allemande et qu'aucune délivraison ne peut se faire sans son autorisation expresse. En riz, les quantités réquisitionnées déjà livrées ou encore à livrer, atteignent une importance globale de plus de 2,000,000 francs. On s'est mis d'accord sur les prix. IfcLa plupart des livraisons ont eu lieu en janvier et février. Il reste une livraison à effectuer en mars. En dépit de démarches réitérées, aucune facture n'a été réglée. Les réquisitions subies par le commerce des vins, de la part des autorités allemandes, pour l'usage «les armées en camp.ogne, se sont élevées au eniffre d'environ 1,100,000 francs. Prix discutés, puis partiellement admis pour des lots qui ont d'ailleurs été payés, tandis qu'une partie des règlements restent en souffrance. (A, auivre^ LA CAUSE FLAMANDE ET L'UNION DES BELGES. UN ARTICLE DE M, J. HOSTE. M. Julius Iloste, un des chefs de mouvement flamand en Belgique, que nous n'avons plus à présenter à nos lecteurs, écrit dans le " Journal des Débats" du 10 avril dernier:— "C'est un défenseur de la cause flaniande, un flamingant, qui vous demande l'hospitalité, afin d'affirmer, dans un organe autorisé de l'opinion française, l'indéfectible union des Belges. " L'attente est longue, mais l'espoir raffermit les cœurs et fait vibrer toutes, les âmes. Belges restés au pays, Belges si . fraternellement accueillis dans l'exil, nous n'avons tous qu'une seule pensée: celle de revoir notre Roi dans la capitale d'une patrie libérée. "Des publicistes allem.ands ne se contentent pas d'essayer de justifier la félonie dont la Belgique devint victime;.ils s'évertuent à diviser les Belges en tentant, dans ces heures tragiques que traverse notre pays, d'exploiter la question des .langues. "Nous sommes persuadé que la presse française ne voudra pas se faire l'écho de ces manœuvres mépi-isables. " Le but poursuivi par les ennemis de la Belgique est vraiment trop clair pour qu'il échappe à la perspicacité des Français: il s'agit de pouvoir alléguer que -la Belgique, minée par des discordes, •n'est pas digne de demeurer indépendante et de préparer ainsi le terrain à l'annexion. " Le gouvernement allemand prétend ne pas tolérer que les conditions éventuelles de la paix soient discutées par les journaux, mais la ."Deutsche Tageszeitung" pouvait récemment affirmer que la possession de la Belgique est une question vitale pour l'Allemagne. " Il y a plutôt lieu de croire que, loin d'être "une question vitale" pour l'Allemagne, cette prétention pourrait lui devenir funeste, et le gouvernement allemand 11'oserait pas, malgré toutes ses audaces, s'y rallier publiquement. " A rencontre des intellectuels allemands, cyii semblent atteints de cette folie collective que provoque leur militarisme national, nous ne nous contenterons pas d'une dénégation pour confondre, nos adversaires qui spéculent sur les divisions entre Flamands et Wallons. "Tous les Belges n'ont eu qu'une conscience loisqu'il s'est agi de répondre à ceux qui voulaient acheter l'honneur du pays. " Tous nos soldats, qu'ils soient.nés en Flandre ou en Wallon nie, font preuve du même courage, et nous n'avons guère souvenance que le gouvernement allemand ait fait une distinction entre eux quand il parlait, dans le second ultimatum adressé à la Belgique (celui du 9 août), de " 1 héroïque résistance " (" Heldenmutige Wider-stand " dont l'armée belge avait fait preuve à Liège. • "Nous voyons souvent ici. en Hollande, des eompatriotes qui ont réussi à franchit la frontière:- tous nous donnent l'assurance formelle nue les Belges, qu'ils soient d'Anvers, de Liège ou de Bruxelles, attendent avec la même ferveur le jour de la délivrance. D'ailleurs, n'était-ce pas le baron von Bissing lui-même, gouverneur général allemand en Belgique, qui, récemment encore, avait J a loyauté de déclarer, dans une iiiter-,ie\v. q.ril était impossible de faire :..ie distinction entre le patriotisme des Flamands et celui des Wallons? " Un Allemand établi à Anvers depûis de longues années, il. Friedrielisen, écrivait au " Berliner Tageblatt " (numéro du 19 mars), au sujet de l'état d'esprit dans la partie flamande: " Le Flamand nous hait plus' profondément que jamais, et il préfère, pour le moment, entendre le moins possible notre langue."' "Nous avons lu un pamphlet,- mystérieusement répandu en Belgique, qui, sous prétexte < attaquer l'administration communale d'Anvers, déclaré la guerre au mouvement flamand. Nous pourrions étaver ici notre impression, mais nous préferons l'a résumer brièvement: "C'est le ton des^ polémistes allemands.' "Comment donc ces publicistes pourraient-ils trouver créance, quapd ils prétendent que Je triomphe des Alliés serait l'écrasement de tout ce qui est Flamand? " Le bon sens du peuple français fera justice de ces basses manœuvres, et il importe 11011 moins de comprendre que toute insinuation iégère ou malveillante à l'adresse du mouvement flamand ne peut que servir les desseins de l'ennemi. " La guerre a prouvé l'inanité du mensonge qui consistait à représenter la .cause flamande comme inféodée au pangermanisme. " Français, et vous aussi, Belges, gardez-vous bien de fournir l'occasion de dénaturer la portée de vos pensées à ces Allemands qui guettent toutes les phrases que vous pourriez écrire, pour en tirer des conclusions qu'elles 11e comportent pas et allumer en Belgique des querelles stériles. " fti nous avions le droit d'élever la voix au nom de tous ceux qui assument une responsabilité dans la destinée du peuple flamand, nous ne pourrions que confirmer notre confiance inébranlable dans ln libération du peuple belge et dans le triomphe d'une cause juste qui a pour but d'assurer le libre épanouissement, l'amélioration des conditions intellectuel les et sociales de plus de quatre millions de Belges, de Flamands, dont la langue maternelle est le Néerlandais. Pas pus que Maurice Barrèf nous ne voulons des " estropiés intellectuels." " Dans cette guerre, la France lutte pour la liberté des petits peupfes; eette liberté 11e se conçoit pas sans le respect dû à tout ce qui affirme leur génie propre. " D'ailleurs, dans la libre Belgique. Flamands ot Wallons n'auront qu'à se souvenir de leur lutte épique, si fraternellement soutenue, pour donner à toutes les questions qui pourraient les diviser une solution vraiment nationale et, par conséquent, apaisante. " Us seront ainsi, pour toute l'Europe, un exemple do la fraternité qui doit présider aux relations de tous les peuples dont les droits sont respectés. "Les Allemands sont intoxiqués par le militarisme et l'impérialisme • orgueilleux. Nous verrons où cela les conduira. Quant à nous, ayons à cœur de garder intacts le sens de la justice et le respect du "droit. ".1, HOSTE, junior." Ce très juste et. patriotique- article mérite d'être applaudi. Nous ne voulons y ajouter qu'une seule remarque, ;i savoir que les Flamands se doivent à eux-mêmes, ;'i leur cause, comme, à celle de la. Belgique, de désavouer énergiquènient ceux des leurs—dieurousement fort rares—qui ont osé identifier le mouvement flamand au pangermanisme, et qui font ainsi le jeu de l'ennemi. LES DEFENSES DE ZEEBRUGGE. AMSTERDAM. 19 avril.—Une agence annonce que les Allemands ont l'intention de construire une série de fortifications autour de Zeebrugge.— Central News. LA FLOTTE ALLEMANDE SE PREPARE. AMSTERDAM, 19 avril.—Des nouvelles de différentes sources tentent à démontrer que des navires dé guerre allemands déployent une certaine activité dans le mer du Nord. Le capitaine d'un steamer arrivant de Londres annonce qu'il a aperçu cinq torpilleurs près du bateau-phare de Noordlïinder. Ce n'étaient pas des torpilleurs anglais. Un autre steamer, venant de Xewcast-le, a aperçu un torpilleur et- cinq sous-marins de niitionalité inconnue, à 25 milles au nord-ouest de Ymuiden. Us se dirigeaient vers l'ouest. Un chalutier a aperçu également, uue flotilie de petits navires de guerre qu'il suppose être de nationalité allemande,—Central News. ! COMMUNIQUES OFFICIELS RUSSES. . . UN RESUME DES OPERATIONS 70,000 PRISONNIERS. PETROGRADE, 18 avril.—Communiqué publié par le quartier-général : Au commencement de mars, les Russes occupaient seulement la passe de Lupkow, et toutes les autres passes des Carpatlies étaint aux mains de l'ennemi. Le but des Russes était d'occuper les autres passes avant l'époque où les routes deviennent impraticables. Les forces principales autrichiennes étaient situées entre la passe de Lupkow et La passe d'Usxok. Les Russes attaquèrent dans de mauvaises conditions, et dans le but d'assister les troupes engagées, ils prirent également l'offensive de Bartfeld à Lupkow. L'action commença le 19 mars, et le 2S mars les Russes commencèrent les principales attaques dans la direction de Baligrod. La résistance de l'ennemi fut acharnée. Les Autrichiens avaient concentré sur le front de Baligrod à Uszok près de 300 bataillons. Néanmoins, après huit jours de combats, les Russes atteignirent leur but et occupèrent toute la crête des Carpatlies Sur le front de Regeto à Volossate. Pendant la période du 18 mars au 12 avril l'ennemi subit de terribles pertes. Nous finies environ 70,000 prisonniers, dont 900 officiers. Nous avons de plus capturé 30 canons et 200 mitrailleuses. Le 16 avril, le combat se concentra dans la direction de Rostoki. L'ennemi, malgré ses pertes, livra 16 contre-attaques. Le 17 avril les Russes se. sont emparés d'une hauteur au sud-est du village de Polen, après un violent engagement. & Trois contre-attaques ont été repoussées. Il n'y a pas de changement essentiel sur les autres fronts.—Central News. LES OPERATIONS DANS LES CARPATHES PARIF, 18 avril.—Le correspondant du "Temps" à Pétrograde annonce que d'abondantes chutes de neige dans les Carpathes ont causé une interruption des opérations sur une vaste échelle. Des prisonniers allemands capturés à deux endroitg. différents déclarent Qu'ils faisaient d'abord partie du l'armée de von Kluck, et furent envoyés il y a deux semaines, des tranchées près de Soisso'ns, vers les Carpathes. Leurs places sur le front occidental auraient été prises par des troupes autrichiennes qui résistent mieux en France que dans les Carpathes. —Reuter. * LES PIRATES RECOMMENCENT, j ILS COULENT UN NAVIRE GREC. AMSTERDAM. 18 avril.—Le navire grec " Ellispontos," de 3000 tonnes, se rendant sur lest d'Amsterdam à Buenos Aires, a été torpillé samedi matin par un sous-marin allemand, dans la mer du Nord. L'équipage ' de 21 marins, et le pilote hollandais. ont pu être sauvés, et viennent de débarquer à Flessingue. Le capitaine Artemmis a été grièvement blessé à la tête, et conduit à l'hôpital Saint-Iosepli, où une opération fut immédiatement,pratiquée, une grande pièce de bois s'étant logée dans le front du capitaine. Un marin déclara que le navire grec venait de dépasser le bateau phare " Noord Hirtder" vers trois-heures du matin, quand il fut touché par une torpille, qui' détermina une formidable explosion, et blessa le capitaine. L'équipage se réfugia clans deux embarcations, et resta plus d'une heure à proximité du navire, qui sombra brusquement après le lancement d'une deuxième torpille. Le sous-marin ne donna aucun préavis. L'équipage grec a perdu tous ses effets, et n'arriva près du "Noord Hinder" qu'après avoir fait force de rames pendant plus de deux heures. L'ATTAQUE DU "MANITOU." IL N'Y A QUE 24 NOYES. LONDRES, 19 avril.—Le secrétaire de l'Amirauté publie le communiqué suivant:— Une nouvelle communication confirme que les pertes à bord du "Manitou" sont moindres qu'on ne l'avait redouté d'abord. Ces pertes paraissent dues au fait'qu'un canot a chaviré au ! momént de la mise à eau. et .une autre embarcation en détachant les amarres. Vingt-quatre hommes se sont noyés, et leurs corps ont pu être identifiés. Vingt-sept hommes manquent à l'appel. Le transport est intact. UN CHALUTIER TORPILLE. L'EQUIPAGE ABANDONNE A SON SORT. IIULL, 19 avril.—Le " Hull Daily Mail" dit que le patron du chalutier "Fermo" de Grimsby signale que hier matin il vit le chalutier " Vanilla " de Grimsby faisant explosion dans la mer <lu Nord après avoir été torpillé par un sous-marin. Le chalutier, qui était presque en miettes, coula rapidement. Le " Fermo " se trouvait à 300 mètres de là, et s'approcha pour recueillir l'équipage. L'équipage du sous-marin se retourna contre les sauveteurs et les empêcha de recueillir les naufragés; le sous-marin tira même une torpille dans leur direction et força le "Fermo" à chercher son salut dans la fuite.—"Evening Standard." UN VAPEUR HOLLANDAIS COULE PAR UNE MINE. GRIMSBY, 19 avril.—Le chalutier " Onwàrd " a ramené aujourd'hui le capitaine et dix-neuf membres de l'équipage du vapeur "Olanda," de Seahain à Rotterdam, avec un chargement de charbons, qui loucha une mine dans la mer du Nord et se retourna complètement. ' EXCUSES ALLEMANDES. BERLIN, 19 avril.—Uiie enquête est ouverte au sujet du steamer hollandais " Katwyk," torpillé par un sous-marin. S'il est prouvé que cet acte fut commis par un navire allemand, l'Allemagne est prête à payer immédiatement des dommages-intérêts et à faire des excuses, conformément au droit international (sic).—Wireless Press. — Les stations allemandes de T.S.P. annoncent que l'ex-membre du cabinet anglais, le labouriste John Burns, qui donna sa démission parce qu'il desapprouvait la guerre, avec MM-. Màedonald et Keir Hardie, ont fondé un nouveau parti radical demandant la prompte fin de la guerre. LA COMMISSION. TRAIT D'UN SOLDAT "MAMA." PARIS, 15 avril.—Un témoin dans l'Est fran-" ?ais raconte dans une lettre cette jolie anecdote : Le train sanitaire va partir; mais l'on signale un soldat qui, marchant avec peine, a été listancé par ses camarades. S'apcrcevant qu'il îst blessé au pied, quelques territoriaux s'empressent, veulent le hisser dans un compartiment. — Un instant!.:. Attendez!... Appelez le chef 3e poste; j'ai une commission à lui donner avant le partir ! Et, à un sergent jqui s'approche :— — Voilà ce qu'il, y a: figurez-vous que, pendant l'affaire où j ai un peu ccopéj j'ai cloué un Boche. Il avait la vie dure; je croyais qu'iL avait, du coup, passé l'arme à gauche, quand le voilà qui se met à me parler,, en très bon français, ma foi: "Veux-tu prendre mon portefeuille, m«i. montre,, mon porte-monaie et mon «alliance? Si tu peux, tu renverras tout cela à ma femme !" Ma foi, j'ai dit oui, et j'ai pris... Ca me pèserait de m'en aller sans tenir ma promesse!... Aussitôt un paquet est s.tit, que le sergent se charge d'expédier. Et le brave "poilu."' hissé dans lé train, s'en va maintenant vers l'hôpital, la conscience tranquille... Une ambulancière ^française écrit :r-- . Ayant un mari lieutenant-colonel, un fils capitaine, un fils lieutenant, un fils soldat, tous au Eront, j'ai voulu servir, moi aussi, mon pays, et soigne les blessés dans un hôpital du Midi, depuis le début de la guerre. Parmi mes plus récents débarqués est un Marocain, Ahmed, blessé à Perthes : fracture ouverte du genou, arthrite suppurée. Ne pariant pas français, il ne s'exprime que par gestes. Hier, , ce furent des signes dont je n'arrivais pas à deviner le sens. Jé lui offre une orange. Refus. De la limonade? Nouveau refus. 11 portrait ma main, puis la sienne à ses lèvres, montrait .«a poitrine, la mienne, en répétant: " Kif kif (pareil).'" A la fin, un voisin s'écrie :— — J'ai compris! Il veut du lait! 1 On se tord, un peu à mes dépens: il faut bien avouer que je n'ai rien d'une nourrice. Survient l'interprète, qui traduit: Je suis kif kif sa mère, puisque je le soigne si doucement. — Alors, questionne l'interprète, la dame, c'est La maman, à présent? — Oui, l'ait-il, tendre comme un enfant, mania, marna ! Voilà comment, en l'absence de mon mari, je suis devenue mère d'un grand diable couleur pain, d'épioe ! UN RAID DANS LE DESERT. BOMBARDEMENT DE DEUX CAMPS TURCS. LONDRES, 19 avril.—Ue bulletin suivant a été publié hier au Cane :~ Le 16 courant, trois aéroplanes volèrent du canal de Suez jusqu'à El Sirr à 25 milles au sud de El Àrish, et lancèrent neuf bombes avec un plein succès. Les observateurs remarquèrent 150 à 200 tentes. La distance parcourue dépasse 170 milles. Les forces ottomanes faisaient défaut à l'ouest d'El Sirr, à peine un ou deux postes avancés d'une vingtaine d'hommes montaient-ils la garde dans cette région.* A la même date, un croiseur français bombarda le camp près d'El Arish, le feu du navire étant réglé par .un hydroplane français. Les forces turques paraissaient' peu considérables. Mais les canons enemis ouvrirent néanmoins le feu sur Je croiseur et l'avion," sans toutefois réussir à les atteindre. Le 17 courant, un croiseur français, secondé par les aéroplanes, procéda au bombardement du camp ennemi au sud de la ville de Gaza. Des dommages considérables furent infligés aux troupes. El Arish se trouve au carrefour do plusieurs routes importantes au nord de la péninsule de Sinaï. La distance-du canal à cet endroit est de 100 milles. UN NOUVEAU CRIME ALLEMAND. AMSTERDAM, 19 avril.—Le "Tijd" apprend de Putte que M. Dubois, directeur des chemins de fer, aurait été fusillé par les Allemands, pour espionnage. Le correspondant anversois du " Tijd " annonce que tous les aéroplanes du hangar de Braaschaet ont été transportés à Anvers.—-Céntral News. LE LIVRE D'ADRESSES DES EXILES. 'J pence 1* 1 urne.—Joindre le montant aux ordres, J.MN ON demande commencement mai "honiy beige exper-îraenteo noms noBTCam-tiê cl, enfant PKnn; réfcrenc-ea exigées.—Kerjre: do Spot, Llambcrit, Bay-ttTenuc, Wcstgatc-on-S<», Kent. Emile six, Artilleur—interné bloc 19. -i. Ca.mp Hardcrwijk (Hollande). Serait reconnaissant à perwuine chaïifcahîo «pii *oo/iraJt bien lui enroyor: 1.chemise, 1 normal, 1 Tarent, 1 caleçon, 1 pairo do chaussetes (si possible uno paire do soulier» usagés, point. 45). BARCELONA TRACTION, LIGHT, and POWTÙR COMPANY, Ltd. (Incorporated under tho Laws of the Dominion of Canada). A MKLTrN'G of tho ITOLDEïLS ol thé 11VE PER. CENT. FIRST MORTGAGE FIFTY-YEAR BONDS ol tho a bore Company will bc bold at Cannon-^trcet Hôtel, London, Eng-land. on Tuesday, tho lltli day of May. 1915. at, 12.30 o'olock jn the aJtcinoou. for tho purposc of confidoring. and. if t.hought fit, passing wlth or without modification Extraordi-nary Résolutions, to tho intent that the samo shall bc binding on "ail t.hc Bondholders, whether prosent or not prcscut at such raeetins. A full copy of tho Notii c oonrening the Mcetins, copies ot the Rcpori.s of the Committee of Bondholdcre and of 11- F Farsha.ll, D.Sc., M.lnst.C.E., and of the Agreemcnt to b« bubniit.tod to tho raoeting, and copies of tho requisite forme of VoiinK Ceftificatrî:, can be obtained in Engla-ud at tho Company's Office, 34, Bishopegate. London, E.C., and in Franco at- the Société Générale, Paris, aud in Bclgium at tho Banque Internationale de Bruxelles, 27, Atcbuc des Arts, Brusse!.s and in Canada at the office of the Company, Man-ning-arcàdc, King-strect. West. Toronto. Holdcrs of Bonds to Bca,rei inust cither produce their Bonds at the. Mooting or- deposit their Bonds witli their Bankei.», who will issue s, Voting Ccrtilioato in respect the roof I. the purpose of thé Meeting, which will entitle them cil!- to a.tteud personally or giTo a. proxy for tho Meeting. Régi t- ed Bondholders raay attend the. Meeting por.sonally witboir production of their Bonds, but if they desire to at tend by pioxjr they ruust deiiosit their Bonds iu the manner above ment luned. Datcd April 14th, 1915. THOS. PORTER, Assistant Sccrctaiy. 34, Bishopsgate, London, E.C. NOUS mettons vivement nos compatriotes en gardo contre certaines agences de placement d'employca, qui ne visent qu'à, leur escroquer de l'argent. Ne versez d« cautionnement ou de garantie qu'avec los références les plus sérieuses! ON demande commencement juin bonne belge experimentéo; références exigées; soins nouveau-né.— Ecrire immédiatement: de Tcrschneren, 21, Queen's-gardens, London, W. LA METROPOLE ( paraît chaque matin, sauf le dimanche, dans lo " Standard," vendu chez tous lu marchands do journaux au prix d'un penny. Nous conseillons vivement à nos amis de s'abonner au prix de 3sh. 5 par mois pour le Royaume-Uni et flsh. 4 pour l'étranger, cl do' nous adresser le prix de l'abonnement, en un mandat. Lo tarif des annonces est do 9d.-"la ligne pour le "Livra d'adresses des exilés," payable d'avance, ot pour tout autre publicité, le.tarif du "Standard.". • Nous avons ouvert un bureau dans l'immeuble du "Standard," Flee.t-.st rect. 132'4. E.C'., ouvert dis 2 à 6 beuros. En cas de demaudo par écrit, joindro deux timbreo d'un penny,

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This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

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