La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres

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s.n. 1915, 28 April. La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres. Seen on 17 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/np1wd3r12m/
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LA MÉTROPOLE D'ANVERS, PARAISSANT PROVISOIREMENT A LONDRES. 23*15 ANNÉE. MERCREDI 28 AVRIL 1915. N°- 118. LA GRANDE GUERRE. HêPKISE de lisekne et de het SAS. — les gaz asphyxiants. — t akmandviller perdu et repris. ^-vaines attaques contre les epakges—activite des aviateurs.—dans les dardanelles. H est assez cuneax d'observer .qu'alors- qu'on vy-^ndait généralement à voir attribuer aux l'initiative de la reprise de l'offensive sur leîhéitr® occidental de la guerre, cette initiative é;é prise, ces derniers jours, par les Alle-ot il est non moins remarquable que leurs Sa ont effectuées .derechef exactement aux mJfi points que çoux qui avaient été le théâtre ^ leurû infructueux efforts èn automne. Com-Loces ën Belgique, au nord d'Ypres elles vieinjeat en effét de s'étendre aux hauts de Meuse ei auv Vosges, mais sur aucun poin| elles n ont mt.dniiiL ua suocèfe durable. i e3 toits démontrent quo les Allemands sont toujours1 en, grande force et peut-être qu'ils ont mjs en ligne de nouvelles levées mais, comme leur tuututive n^.pu aboutir qu'à amener un léger ,,'ji todt temporaire' de la part des Allies,- sans kficer d'aittcwie façon leurs lignes, et que de wiiVolablo-s opérations sont très coûteuses, 1 eifort jii, mand c/oit être considéré avec calme ; plus il acharne, mieux il préparera la poussee des ittûé qui, effectuée au moment voulu et dans je ^constances* les plus favorables, sera irre- " nouvelles du secteur d'Ypres, dont l'at-•uiuc .avait d'ailleurs' été annoncée par d împor-r;. mouvements, de troupes en Belgique et par , fera>eture temporaire de la frontière belgo-oiiaiid.ïise (destinée sans aucun- doute a mettre n échec le service de renseignements des Allies) mi excellentes aujourd'hui. . La dou ble tentative allemande pour briser nos ,nC5 1 "iule vers l'ouest à travers le canal de ïser l5;i atre vers le sud-ouest par la route de oùiers. peut-être considérée comme défimtiye-ent arrêtée. liilo a coûté, croit-on, au moins x mille liômmes à, l'ennemi ! . D'autre pàrt, les Alliés s'emploient avec activité rétamer le terrain perdu, à l'aide de.vigoureuses mne-attaques. Les Franco-Belges progressent ir la rivé droite du canal de l'Yser, refoulant snircffli et lui infligeant de-fortes pertevS, et les riais, appuyés sur PiJhem et Zonnebeke, ont poussé des attaques débouchant de Passchen-lele.et Brooclseindé, et repris beaucoup de ter-in. L'objectif commun de ces efforts est pro-blemeiit, le nouveau bastion allemand au sud de jigemaxek. ; / , , ... Le communiqué belge-date de lundi et publie »r après-midi par le Press Bureau est des plus cou rageants. Il annonce que dans la soirée de aanche notre infanterie repoussa trois attaques sud fie Dixmude. Les nertes allemandes rent élevée;?. L'artillerie belge seconda' en tro utilement les Français dans leur attaque r LL-erne. qus les Allemands avaient emporte manche, mais qui leur,fut repris lundi après- D'autre part le communiqué anglais en date lier annonce la reprise de l'offensive et des pro-;s vers Saint-Jtilien et vers l'ouest de cette •alité. Les Français coopérèrent à la gauche glaise et reprirent Het Sas. Les Allemands reconaissent- dans leur ' compliqué d'hier avoir "évacué" Liserne sur la o gauche du canal de l'Yser,- et prétendent )ir capturé 44 canons,. 50 mitrailleuses, et cinq lie prisonniers, dont mille Canadiens, mais .«ait ce qu'il faut croire de ces affirmations ipoulées destinées uniquement à impressionne! neutres. D'ailleurs' Liserne. pris d'abord par les Ailc-tnds lors de leur offensive, a été repris ensuite ries Alliés, est retombé une seconde fois entre ; mains de l'ennemi, et a été recapturé une sonde fods par les infatigables et tenaces uaves. " La tôt.9 de pont sur Ta rive gauche du canal, a st de Liserae, parait encore se trouver entre mains des- Allemands, mais tout fait prévoir 'ils n'en seront* plus longtemps maîtres. Ce que est certain, c'.est que les pertes des ux côtés out été élevées' jeudi, vendredi et nèdi: los Canadiens seuls ont perdu SO offi-rs, dont 21 tués, comprenant trois colonels. L-? communiqué belgo d'hier Tévèle le fait que Allemands ont de nouveau fait usage de leurs î asphyxiants, qui doivent être du c-lilore du >me, ou du pliosgène (combinaison d'oxyde de :bone et de chlore), ou peut-être un mélange ces gaz dont nos ennemis monopolisent la mcatiom 1j© public qui lit les journaux ttemlart du reste à l'emploi de^ cet odieux dédient, que les Allemands, on s'en, rappelle ut-être, avaient expérimenté récemment sut ? chiens dans le Limbourg. Toujours est-il e les autorités militaires, instruites par l'expé-rice, bnt pris des mesures de précaution contre if effet, et. que, chez, les Belges et les Français, > maures ont "donne les meilleurs résultats. Mais roffertsive allemande ne s'est pas limitée .'effort vers Yprès qui, notons-le en passant, a nouveau été bombardée, avec une grand© vio-îcc, do positions-plus rapprochées que précé-mrticnt.. Elle s est étendue aux hauts de aux Vosges. 'Dans le premier de oes secteurs, elle a com-Aeracut. échoué. Incapables d'obtenir aucun cccs .à Calonnc, les Allemands ont renouvelé 1rs efforts plus à l'est, vers Saint-Remy, danf but évident de reprendre la magnifique posi n des Eparges, qui domine la plaine de Wœvrc Bienacé les communications de l'ennemi. Maie s Alliés s'y sont formidablement organisés ei t fait.une véritable boucherie des assaillants: pentes des Eparges sont couvertes .de iavres, et le formidable bastion tient plus que nais. Dans les Yosges, les Français ont été égale-uit heureux. On sait qu'ils avaient occupé le iinara le sommet .d'Annandviller. (Hartmanns ilarkopf) et q u'ils s'employaient à S'y organise! ur déloger les Allemands de l'autre versant, ux-ci, cependant, ne leur en ont pas laissé 1< Jip?. Après un bombardement terrible, ils re-ifeut pied luniii' matin siir ce sommet si âpre -nt dispute, et, les Français durent se repliei '•ont mettes sur leurs positions du 23 mars, rii un assaut de'sept minutes les avaient con: lits,-suv la crête. Ce_ vj'ctait là, 'fort,, houreusemeni. qu'un in eccs temporaire.' Dès lundi soir, les vaillant: tassciirs alpins rémbn'tâieiit à .l'assaut, rccap raient l'a crête- ct'ïaisaient des prisonniers. Loi 'craands, il est vrai, contestent ce succès e1 ^enl que 41 toutes les attaques français douèrent," - mais on connaît, l'état-major d( îrhn ! Sur 1© veste du front occidental, peu do choses taque allemande/ repoussee à Beauséjour, occu ia°û d'un cratère de mine ennenno près d< ay, en Champagne. •Par contre, les aviateurs ont élé très actifs on seidernént lés airmen anglais ont bombard< indi la jonction de chemin de fer de Qourtrai encore les stations et jonctions de Tourcoing ^uoaix, Ingehnunster,' Staden, Langemai-ck ~®^i.et Roui ers, retardant sans doute de façor J'Preciable l'anivée de renforts allemands. C'es-aspect intéressant de l'aviation militain donnera sans doute aux Allemands un avant '«ttaito' ee ^ue £e P3^6121 ^ors de leur grandi front oriental est calme. Dans les Car tes Allemands ont renforcé leur artillerh raS/1 avec vigueur dans la région dé b d'Uezok, do Strvi et de Polen mais lei ttHBses las cm, rcx»us£<is «vec pertoa. ftoa *LLÎÎ^ LA NEUTRALITE BELGE, UNE PREUVE ECRASANTE. AMSTERDAM, 22 avril.—L' " Algemeen Han-delsblad " publie l'intéressante information suivante que lui adresse un Hollandais:— Je l'ai appris presque par hasard et je né pouvais le croire d'abord. A présent que j'ai pu examiner la question de près, j'en suis encore tout étonné. Mais il n'y a plus de doute... A Liège, à Namuret à Anvers, les Allemands furent bombardés avec leurs propres canons et leurs propres obus! Presque tout l'armement et les provisions d© munitions des Belges venaient de la fabrique K-rupp. Ce fut même avec peine quo celle-ci voulut autoriser qu'en Belgique, notamment à Herstal, on fabriquât également quelques pièces et quelques projectiles. Au moment où la guerre éclata, Krupp, d'accord avec une firme belge, devait encore livrer une 'grande^ partie de la commande suivante:— 30,000 projectiles ordinaires de V.5cm. ; 18,000 obus; 70,000 shrapnels et 8 canons de 28cm. lin dehors de cela toutes sortes de commandes avaient encore été faites aux- firmes a llemandes : Werner, Ehrardt, Siemens und Schnckert, Siemens u-nd Halske et d'autres. La Belgique a dû payer très cher les désavantages de cet armement d'origine étrangère. Non seulement les armes conquises pouvaient être employées directement contre les Belges, mais pour_ un petit pays comme la Belgique il devenait difficile de 6e procurer encore la provision de munitions correspondant au calibre des armes, lorsque la. contrée où elle était fabriquée so trouvait entre les mains do l'ennemi. Quand la base d'opérations de l'armée belge eût été transférée en France, il fallut attendre tout un temps avant quo les ingénieurs belges et français fussent parvenus à résoudre le problème compliqué de fabriquer des munitions du t}~pe français qui pouvaient également servir pour les canons allemands. Pourtant, cet armement d'origine étrangère finalement offrit aussi des avantages à la Belgique. Cette commande d'armes en Allemagne prouve la confiance que le gouvernement belge mettait dans ce pays et, par contre, combien " peu do rapports il y avait entre l'armée belge et l'armée française. La presse allemande, durant des mois, vient de mener oampagne pour expliquer au monde que la Belgique a fait son propre malheur et que l'Allemagne avait le droit et-le -devoir d envahir oe_pays pour se défendre elle-même. Le "Kolnische Zeitung " n'a-t-il pas écrit dans son no. .1260 que la Belgique et la Franco s etaienjt déjà^entendues, il y a quelques années, pour s aider l'une l'autre à envahir l'Allemagne? La réponse- à ceci est la constatation de l'armement de la Belgique au moment de la déclaration de guerre! LE COURS DE LA LIVRE-STERLING.Les représentants de la Banque Nationale de Belgioue font savoir qu'à partir du 28 avril le taux de change pour les billets de banque belges présentés par les réfugiés belges à la banque d'Angleterre sera élévé a 25 francs 55 à la M, an lieu de 25 francs 40 comme le taux en était fixé jusqu'ici. un exercice de retraite. BRUXELLES. 15 avril.—Les Allemands ont récemment procédé à un "exercice de retraite." Ils ont voulu se rendre compte du temps qui leur serait nécessaire pour lever, replier et rassembler les innombrables postes de soldats dont la capitale est parsemée. Avouons-le, l'exercice a réussi au-delà dès prévisions. En 1 heure 42, montre en main, les 8000 hommes de poste, sac au dos, étaient groupés, prêts au départ, à la plaine des manoeuvres d'Et-terbeck, devant les casernes des guides» Le jour où cet exercice a eu lieu, faut-il dire que l'état-major allemand disposait de troupes nombreuses et que les postes relevés furent aussitôt remplacés. Il s'agit, en effet, de maintenir toujours les malheureux bruxellois en "étroite prison." - tiennent fortement les sommets et s'organisent sans doute en arrière avant de tenter l'effort décisif, l'invasion de la plaine hongroise, qui doit dépendre, peut-être des événements sur le théâtre turc. Les Autrichiens, do leur côté, pretendènt avoir infligé des pertes sérieuses aux Russes dans le secteur est de la passe d'Uszok près de Koziovva. Ils auraient capturé des collines? 26 tranchées, sept officiers et 1900 hommes. Si cela peut faire plaisir aux Viennois... A part un bombardement par la flotte russe des forts de l'entrée du Bosphore, opéré dimanche à six heures du matin, les Dardanelles nous fournissent peu de nouvelles. On ne sait rien sur les faits et gestes- de l'armée qui a débarqué sou* le commandement des généraux lan Hamilton et d'Ainade. Il est probable qu'ici également les forces alliées s'organisent solidement ava.nt de s'avancer hors de la zone où elles sont protégées par les canons navals. La côte de la presqu'île do Gallipoli est longue et l'attaque qui doit menacer Constantinopl© peut être conduite de bien des façons. Seuls les événements peuvent nous apprendre comment, les Alliés s'y prendront pour atteindre leur objectif qui est de couper les Turcs de leur base. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on ne doit pas s'attendre à une attaque directe de la " gorge " de la péninsule, Bulair. qui est fortement défendue. Ce qui est certain, c'est que les alliés s'entendront à réparer leur insuccès du 18 mars provoqué, dit-on aujourd'hui, par la défection du gouvernement grcc résultant de la démission de M. Venizelos, défection qui empêcha au dernier moment la coopération d'une armée aux opérations de la flotte. La guerre maritime est un peu plus actif e. L« steamer " Dena.by," de Glasgow au Havre, a été attaqué par un sous-marin-allemand, qui lui lança une torpille mais sans le touçBcr. Le steamer suédois " Centric " et le chalutier " Becolo " de Grimeby ont été coulés, probablement par des mines. D'autre part un croiseur allemand a bombardé deux villages en Courla.nde, sans résultat, pendant qu'un Zeppelin jetait des bombes sur Biclostock, i manifestations " kulturellcs " dont oh ne ■ s'étonne déjà plus. i D'ailleurs, peu do nouvelles intéressantes. ; L'Italie rcâto plus que jamais expcctante. M. de Bulow "travaille" activement le baron Sonnino ; mais on considère comme lo préliminaire à Uno grave et importante décision le rappel à » Borne des ambassadeurs italiens à Paris. Londres. Vienne et Berlin. Les Bulgares sont très in léressés par ce qui se passe en Turquie, et le ro: : Ferdinand est arrivé a Dedeagatch avec ses fils les princès Boris et Cyrille. De Capetow n. on mande qu'un détachement de cavalerie de l'Union a atteint Arititis, gare du chemin de fer de l'Afrique occidentale aile - mande, à 100 kilomètres au nord de Keetman shoop et à 65 kilomètres au sud de Gibeon. L'ennemi est en fuite. Le général Vandeventei ! a fait un important butin dans le voisinage d< Berseba. D'autre part le colonel Skinner gardant 1< chemin do fer à Trekkopjes (SO kilomètres at nord-est dp. Sweekopmund) a été attaqué le 2( I avril par 700 Allemands a,\cc douze canons, t i 1 les rcyousà* lanutLêtcmcat, *wc pertes* j LA VIE A BRUXELLES. LA VIANDE CHERE. ARRESTATION DE M. DE BUE. BRUXELLES, 15 avril.—On se rappelle que pendant les premiers mois de l'occupation allemande et jusque vers le mois de février, la viande était très bon marché à Bruxelles. Elle abondait et ce malgré -les réquisitions allemandes qui avaient cependant été fort exigeantes. Les cultivateurs so trouvaient devant^ un problème impossible à résoudre, étant donné les circonstances. Les armées envahissantes avaient ravagé les terres et les moisson s, eurent à subir do grande déprédations. En outre, pour l'alimentation de la cavalerie ennemie, on réquisitionna à tort et à travers. Il fie produisit ce fait inévitable que, à l'entrée de l'hiver, les paysans n'avaient plus de récoltes suffisantes pour nourrir lo bétail. Us se virent dans la triste obligation de vendr-e leurs bêtes pour les abattoirs, et vu l'énorme quantité de lête's offerts sur 3e marché, iL s'en suivit une grande baisse de prix. Mais depuis, tout a changé! Après l'abondance est venue la pénurie. La Hollande ayant interdit toute exportation de bétail, il n'y a aucun moyen de se ptocurer des bêtes pour mettre en champs, maintenant que le printemps est v,enu et que l'herbe pousse. Et d'ailleurs qui aurait l'envie de se procurer du bétail qui serait infailliblement réquisitionné par les Allemands? Si bien qu'à l'heure actuelle, la viande est d'une grande rareté, et les prix se sont élevés à des taux presque inabordables. Bientôt, on sera tributaire de l'Amérique pour tout l'approvisionnement de viande, au même point que i)our les farines. Les années d'occupation sont victimes évidemment de la situation présente, mais pour elles il se présentera une" compensation qui a sa valeur, c'est q ue les récoltes s'annonçant comme devant être relativement bonnes, elles pourront (réquisitionner à nouveau. -M. de Bue, questeur de la Chambre des représentants, a été arrêté il y a quelques jours, par les Allemands, dans les circonstances suivantes :— M. de Bue s'était rendu, le vendredi 2 avril A la Kornrnandantur et y avait demandé le renouvellement de son passeport pour la Hollande qui venait à expiration ce jour-là. L'officier allemand auquel il s'adressa ne fit aucune observation et M. de Bue, après avoir obtenu l'assurance que ce passeport lui serait délivré après le-délai ordinaire de deux à trois jours se retira Or, le lendeman samedi, veille de Pâques, un peu #vant 10 heures, du soir, une automobile montée par deux officiers et deux soldats allemands, s'arrêta devant la maison de M. de Bue, 10, rue du Conseil, à Uccle-lez-Bruxelles. Les officiers descendirent de voiture et, tandis que les soldats gardaient 4a porte, entrèrent dans la maison de M. de Bue et mirent celui-ci en état d'arrestation. M. de Bue demanda quel était le motif de son arrestation. On lui répondit laconiquement qu'il était soupçonné d'entretenir des relations avec le gouvernement belge et qu'une perquisition établirait le bien ou le mal fondé de cette inculpation.Comme il était trop tard pour procéder sur l'heure à cette perquisition, les officiers allemands manifestèrent leur intention d'apposer les scellés. Mais_ ces magistrats de contr^ande n'avaient ni cire ni cachet. Ils s'emparèrent, pour accomplir leur besogne, d'un bâton "de cire à cacheter qu'ils trouvèrent dans le bureau de M. de Bue et du cachet personnel de celui-ci; ce cachet l'un d'eux le mit dans sa poche après s'en être servi. Puis M. de Bue fut emmené en automobile et conduit à la rue de la Loi, où on l'enferma, jusqu'à nouvel ordre, dans une chambre du quatrième étage en compagnie de trois autres " criminels." Chez M- de Bue, les scellés avaient été apposés partout, sauf dans la cuisine et dans la chambre à coucher de Mme de Bue et de sa servante. Les deux soldats allemands qui étaient venus en automobile ainsi que nous l'avons dit, s'installèrent dans la cuisine èt y montèrent la garde. Ils avaient pour consigne de ne laisser entrer ni sortir personne et ils l'observèrent avec une rigueur telle que le lendemain, jour de Pâques, ni Mme de Bue, ni sa servante ne purent se rendre à la messe quoique l'église ne soit distante de leur maison que de quelques minutes. Le dimanche après-midi les officiers allemands revinrent, brisèrent les scellés et fouillèrent la maison de fond en comble. Il m'a été affirmé de bonne source qu'ils n'ont trouvé qu'un seul document permettant d'asseoir leur prévention: c'était une feuille d'émargement, signée d'un certain nombre de députés qui reconnaissaient ainsi avoir reçu, par l'intermédiaire de M. de Bue, une partie de leur indemnité parlementaire. Ce document fut saisi ainsi qu'un certain nombre d'autres papiers, ceux-ci .sans importance. Mme de Bue demanda avec instance à voir son mari. Cette faveur lui fut refusée; M. de ' Bue étant-au secret, nul no pouvait l'approcher. Apirès trois jours de détention à la rue de la Loi. on le transféra à la prison de Saint-Gilles où il est encore, et toujours au secret, à l'heure où je vous écris.' EN CAMPINE. EXCURSION D'UN JOURNALISTE ALLEMAND DANS LE BASSIN HOUILLER. M. Ulrich Rauseher publie, dans la " Gazette de Francfort," dont il est lo correspondant bruxellois, des articles sur " La Belgique d'aujourd'hui." Ses études sont, pour la plupart, consacrées aux ressources économiques du pays et à ses activités industrielles. Elles se complaisent à évaluer les richesses que l'Allemagne a conquises par la fortune de ses armes. M. Rauscher n'est pas sans évoqiier, tandis qu'il parcourt les principales régions de la Belgique, l'idée du propriétaire inspectant avec satisfaction, le domaine dont il vient de so rendre acquéreur. Dans sa dernière tournée. M. Rauscher a exploré le nouveau bassin houiller de la Campine. Les lecteurs de la ." Gazette de Francfort," assurément, ne so plaindront pas. Leur correspondant leur envoie des études substantielles. 11 prend soin, au surplus, de leur dire, quelles personnalités éminentçs l'ont piloté et documente. Cé sont les deux plus importants propriétaires miniers do la région: MlvL le baron Coppéc et Raoul Wafocqué. Sous leur conduite, M- Rauscher a donc parcouru la Campine eu. automobile; il a recueilli avec soin leurs indications. Puis, dûment instruit, comme on passait à Genek' à l'heure du dîner, on s'arrêta pour manger, car les Allemands et leurs amis ne dînent pas. ils "mangent." —Ce fut, confie M: Rauscher. un repas remarquable et vraiment supérieur; le garçon était eu habit, ganté de blanc: le vin était abondant, et tout à fait à la hauteur des mets et du séTvioc.... "Nous avons bavardé, tout en humant un verre de vin de Champagne, continue M. Rauscher, Mais pout-on se détacher complètement des événements actuels? On raconta des histoires de passeports. Qes Messieurs sont parmi les rares privilégiés qui/ aient conservé leur automobilé.. Et la conversation se poursuit d > la sorte, sua 1 un ton. asTéablo^et plein d'jtménité. ATROCITES ET RAPINES ALLEMANDES. LEURS METHODES AU PILORI. IL* M. Delacroix continue comme suit sa déposition "" par écrit "au sujet de la conduite scandaleuse des Allemands dans son château à Villers-Saint-Amand :— lo. Me3 jardiniers fuient requis, sous la menace du revolver braqué, de fournir les clefs de la cave au vin; comme ces clefs n'étaient pas en leur possession, les soldats allemands firent de vains efforts pour enfoncer la porte en chêne bardée de fer qui fermait la cave au vin* Us se décidèrent alors à démolir par le dessus la voûte qui recouvrait la cave, et, ayant réussi a forer un trou, ils introduisirent un homme dans, la cave, et, au moyen de dèux berceaux d'osier des enfants, ils, vidèrent toute la cave, contenant environ 1500 bouteilles do Champagne, cognac, porfb, Graves et bordeaux divers. Ils n'y laissèrent pas une bouteille. Ils emportèrent aussi, un fût de Moselle non. entamé. 2o. Us ont pcrcé d'un coup 'de bayonnette un grand portrait de famille qui se trouvait dans mon bureau. oo. Us ont onfoncé à coups de crosse un panneau de porte alors que la clef était dessus. 4o. Ils. ont emporté cent quarante-quatre grands couverts d'argent, quarante-huit couteaux à manche d'argent, vingt-quatre couverts à des-' sert et trente-six cuillers à café en argent. 5o. Us ont aussi emporté trois montres en or appartenant aux enfants, ainsi que neuf livrets de Caisse d'Epargne des enfants, le tout enfermé dans une caisse scellée. Go. Ils ont emporté mes carnet9 de chèques sur la Caisse de Reports et la Banque de Bruxelles. 7o. Us ont aussi emporté un violon appartenant à un de mes fils.' So. Ils ont emporté aussi une tunique de lignard. que mon fils s'était fait faire et qu il avait laissée chez nous pendant qu'il faisait son service de campagne. _ . Oo. Us ont retiré des armoires et .tiroirs mes papiers et les ont laissés au milieu de la chambre. lOo. Us ont ouvert systématiquement tous les meubles,, boites, malles, etc.,. les défonçant avec leurs armes lorsqu'ils ne pouvaient pas les ouvrir assez rapidement. llo. Ils ont pris-les robes.de mes filles et jusqu'aux langes de mes petits-enfants pour en couvrir les bottes do paille, sur lesquelles ils couchaient. .Te ne parle pas des nombreux objets qu'ils ont enlevés ainsi qu'il résulte de la liste ci-jointe et dont l'enlèvement pouvàit trouver, une excuse dans les nécessités de la guèrre. Je veux parler des couvertures de laine des lits, du linge d'homme, des charrettes. Voitures, ânes, bicyclettes, essénee pour aûtombiles, etc. Je tiens à votre disposition les cartes que les officiers avaient, apposées sur les portes de leurs chambres et qu'ils ont abandonnées, ainsi que les billets qu'ils avaient appliqiiés sur les portes des chambres du rez-de-chaussée pour indiquer la d; nination qu'ils leur donnaient. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'hommage de ma haute considération. (Signé) LEON DELACROIX. Inventaire des dégâts et pillage effectués par les troupes allemandes au château de Villers-Saint-Amand, par Ligne (Hainaut) du 23 au 25 août 1914 :—r . Francs. 1500 bouteilles de vins divers ............ .4,000 1 voiture phaéton 350 2 ânes. 1. voiturctte et 1 charrette..... 600 40 couvertures de laine 1.000 144 grands couverts d'argent 3,600 21 couverts à! dessert, en argent -ISO A S couteaux à manche d'argent 480 1 légumier en argent 200 36 cuillers à café en vermeil :>60 Provisions: calé, farine, riz, etc 250 1 violon 100 Très nombreuses cartes d'Etat-major et autres (achetées, en vue d'excursions en automobile) 50 Réserve d'essence d'auto 75 3 bicyclettes 300 3 montres en or ....-—....... —..... 800 Chemises, linge, vêtements d'hommes .... 500 Malles et valises 450 Livrets à la caisse d'épargne mémoire Basse-cour (80 poulets, 32 Canards) 220 1 tableau 300 1 machine à écrire 600 Dégâts à l'immeuble ...» 3,000 Total 15,615 • Soit: quinze mille six cent quinze francs. Certifié exact. Signé ? LEON DELACROIX. Et M. P. Nothomb termine en disant: "Je ne sais si, après ces citations, le résultat de là pseudo-enquête allemande, reste 'plus que honteux' pour l'auteur de cette réponse.. Mais pour reprendre leur formule, les démentis allemands.peuvent-ils encore prétendre à être x^ris au sérieux?" . Cela nous permet de conclure à notre tour:— Le» gouvernement allemand s'efforce, par tous les moyens en son pouvoir, d'énerver l'effet probant des relations publiées, des atrocités commises par les troupes allemandes en Belgique. On remarquera cependant que jusqu'à présent, il ne s'est pas encore risqué a élever uno seule contestation précise contre les faits énoncés dans les rapports de la Commission belgo ^'enquête, c'est-à-dire contre ceux des cas d'atrocités que les membres1 éminente de oette commission ont relatés, sous leur responsabilité collective et ainsi officiellement attestés, devant l'opinion publique neutre? C'est exclusivement aux publications privées que s'en est pris le gouvernement allemand. Son procédé, mis en lumière dans •l'exemple rapporté ci-dessus, consiste à choisir dans un ensemble considérable, quelques faits particuliers et à les, soumettre à des contre-enquêtes. Celles-ci menées, " en pays occupé," par des officiers allemands, sans aueune garantie de liberté ni d'indépendance pour les témoins contre-intcr-rogés; sans même de garantie quant à la fidélité de reproduction des réponses, sont évidemment sans yaleur. ...... Il y a quelques jours, le général baron von Bisslng, gouverneur géuéral de la Belgique, a fait la déclaration do principe.ci-après, reproduite dans la " Gazette do Francfort " du 2 avril dernier :— "Il est faux, que des Belges àicu't été priés ou forcés de sign<Ar. une déclaration quelconque d'après laquello les ' habitants de Louvàin auraient tiré sur les troupes allemandes.. Des signatures ainsi obtenues seraient, comme moyen de preuve, sans aucune valeur." Il en va de même, de toute contre-enquête menée dans les circonstances actuelles, en Belgique occupée, exclusivement par les agents du pouvoir militaire occupant. «Voir Métropole du 27 avril. • * cruelle enigme. ROTTERDAM, 23 avril.—De notre . correspondant: Les Belges résidant en Zélande viennent d'être avisés de ce qu'après le 1er mai, il no .pourra plus leur être accordé de secours. D'autre part, dans tous les consulats belges, des avis ont été affichés disant que le gouvernement belge décline toute responsabilité au suiet de freux aui xcntrenti LE CONTINGENT DE 1915. L ARRETE D'EXECUTION EN FRANCE. LE HAVRE, 26 avril.—Le "Moniteur Belge" a publié avant-hier l'arrêté ministériel suivant, réglant l'application de l'arrcté-loi fixant le oon-tingent de l'armée pour 1915:— Le Ministre de la Guerre et le Ministre do l'Intérieur : Vu l'article 3 de l'arrêté-loi du 1er mars 1915, fixant le contingent de l'armée pour 1915 pour la durée de la guerre, Arrêtent : Article premier.—Tous les Belges nés en 1890-1891-1892-l«9o-1894-lS95 et 1896 qui, a partir de la date susdite, se sont trouvés ou se trouveront dans la. partie do la Flandre occidentale actuellement non occupée par l'ennemi ou sur le territoire de la France ci. qui ne sont, pas sous les armes, sont tenus à l'inscription avant le 15 mai prochain, ï>our faire partie du contingent susmentionné.Toutefois, un engagement volontaire dans l'armée belgo et l'incorporation ou l'appel au service dans l'une des armées alliées antérieures à cette dernière date, dispensent de l'inscription et en tiennent lieu. Article 2.—L'inscription des appelés se trou-vani en France, se fera au moyen de bulletins spéciaux qui devront être remplis j)ar eux et déposés à la mairie de leur résidence actuelle, conformément à un accord intervenu entre le gouvernement belge et le gouvernement français, et aux instructions qui accompagneront les bulletins dont Un modèle est ci-annexé. L'inscription des. appelés se trouvant dans la partie non occupée de la Belgique; se fera au moyen de bulletins analogues qui devront être déposés à la maison communale du lieu de la résidence desdits appelés. Article 3.—Pour les appelés se trouvant dans lee îles Britanniques ou navigant sous pavillon belge, un arrêté ultérieur réglera les formalités dé l'inscription. Article 4.—Afin de pouvoir être affectés, le cas échéant, à des services en rapport avec leur situation spéciale, les intéressés sont tenus de dé-. clarer, dès l'inscription, s'ils, sont ministres du culte, élèves en théologie ou en_ philosophie se vouant à l'état ecclésiastique, instituteurs ou marins. • Article 5.—Celui qui serait considéré comme-réfractaire par application de l'article 3 de l'arrêté-loi du 1er mars, pourra adresser avant le: 25 mai 1915 un recours au ministre de l'intérieur qui le soumettre au Roi. "Article 6.—Uu arrêté . ultérieur établira les bureaux ou commissions de recrutement devant lesqdcls les. inscrits seront invités à comparaître et réglera les formalités de l'incorporation. Le Havre, le 23 avril 1915. Le Ministre de la Guerre, de Broqueville. Le Ministre-de r Inteneur, P. Berryer. LES BELGES EN ANGLETERRE. Le Comité de secours aux artistes réfugiés, sous la présidence d'honneur du vicomte Gladstone, G.C.B., G.C.M.G., qui s'occupe spécialement de venir en aide aux artistes lyriques, dramatiques et musiciens, nous annonce que le maître Eugène Ysaye, désirant prouver l'intérêt qu'il porte aux artistes musiciens, a bien voulu accepter la présidence d'honneur du comité artistique. Le comité de secours, afin de ne pas nuire à l'activité des organismes de création postérieures à la sienne, qui ont pour objet de venir en aide aux altistes et pour ne pas constituer do concurrence en matière de philanthropie, ce qui serait préjudiciable au but humanitaire que doivent uniquement avoir en vue toutes les institutions de ce genre, nous prie dé bien vouloir rappeler le but de sa fondation et les limites de son activité,, qui sont:— (1) Les secours directs, qui comprennent la- distribution de légère allocations, aux artistes sans ressources, uniquement pour leur permettre de trouver du travail. Le comité ne s'occupe ni d'hospitalité ni de secours alimentaires. (2) Les secours indirects, qui comprennent l'organisation de concerts, de représentations théâtrales, tournées, etc. La création d'un conservatoire international de musique et de déclamation en français. L'organisme est complété par un bureau de renseignements gratuits destiné à servir d'inté-médiaire entre l'artiste et l'impressario. Aucune cotisation n'est demaanlée aux artistes, aucune commission n'est chargée pour les engagements contractée par l'intémédiaire du comité. Tous les artistes ont donc intérêt à faire connaître leur adresse en Angleterre au secrétariat du comité,-20, Higli. Holborn, LoncLon, W.C. Le 22 avril fut donné à Nottingham, au profit de la Croix-Rouge de Belgique et de la section, de Nottingbam, un. concert, artistique propre à satisfaire lo connoisseur et le critique le plus difficile. Mme Yetti Jennar (du Conservatoire royal de Bruxelles) exécuta à la perfection lo chant do Micaela de "Carmen," La Tosca," la Cavatine du " Trouvère," et pour finir tint son public sous le charme " En doux mots" de Verdi. Mlle Pirottc (du même conservatoire) détailla remarquablement la " Villanelle" de dell' Acqua, l'air do Mimi de "La Bohême," et dans le plus pur anglais " Spring's Avvakeuing." M. Bol, grand ténor de l'opéra flamand d'Anvers, avec un organe stylé et do grande étendue, se fit vivement applaudir par " La Favorite " et l'Arioso de Paillasse; puis, par la fine exécution de " Prieclzc " de Jan Blockx, et du " Lied der Vlamingen " do Peter Benoît, donna aux Anversois de Nottingham l'illusion du chez soi. A ces artistes vint s'ajouter le baryton bien connu Goossens, du théâtre do la. Monnaie de Bruxelles. Il enlèva brillamment le prologue de " Paillasse " et le ehàpt du Toréador de " Carmen." Sa voix cultivée so fit surtout valoir dans "La coupe du roi de Thulé." Misses Violet King et Alice Hogg, de même que MM. Mountney et Johnson, artistes anglais, avaient égalemont prêté leur gracieux, concours. Dans la salle ou remarquait au rang d'honneur: M. lo marquis do Vigneron, envoyé spécial, représentant sa Majesté la reine des Belges; lo duc et la duchesse de Port!and, le duc et. la. duchesse de Newcastle, la duchesse de Rutland, sa grandeur Mgr Brindle, D.S.O., M. . Van der Mceren, représentant M. Vandervelde, ministre d'Etat; le major Richard, attaché militaire à l'ambassade belge à Londres; lo comte et la comtesse ManVers, lo comte et la comtesse de Harrington, etc. Nous ne jxmvons passer sous silence ici l'action combien précieuse des dames du comité exécutif et tout spécialement. Mmes Ch. Dobson et Manning, dont le dévouement dépasse toutes bornes. Une réception intime réunis, dans l'après-midi, chez Mrs Dobson, les principaux invités, auxquels étaient venu d'ajouter M. et Mme Neuts, le R. P. Moens, M. Florquin, M. et Mme Manning, Mrs. Hamburger, etc. Terminons par un cordial merci à M. Florquin, d'Anvers, qui par ea compétence spéciale, i <t la cheviBo ouvrière du conçcrt et-à qui-on le grarï&mérite, MONITEUR BELGE. DES 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23 ET 24 AVRIL, LEVEE DE MILICE DE 1915. La ".Moniteur Bclso" publie l'arrêté Ministériel, <jue Fm toourera d'aut-repart, appelant, tous les arntœ 1» Ictco do xnikee da 1915. ARMEE. ACTIONS D'ECLAT. Par.arrêté royal du 30 mars l'adjudaut Dœcy, du régiment des grenadiers, est nommé eou±>lieutenant auxili^.re, en récompense de fa oonduito couraseiu-e au ooura du bombardement du 26 mars 1915 NOMINATIONS. Par arrêté royal du 29 norcmhre 1314, '« licutrnsnt Aluller, JS.-O.-M.-Ji.-G., détaché au ncxtica de 1* Colonie, est nomme capitaine Va tecona. I*ar arrête royal du 12 lé*rier 1915, Ica capitalnct-com-mandanla De Mcuicmectlcr, A.-J.:M.-G., et Bureau. L.-G.. détachés a.u tarrice de la, Colouir, dut cté nommes majo^- Par arrêté royal du 12 février: .1915, le capitaine commandant Tombeur, F.-V.-A., détachô'au terrico de la'Colonie, cet nommé major. Par arrêté royal du 28 férrier .1915, le lieutenant Du Bois, K.-D.-J.-A.-M;, du régiment des grenadiers, nommé capitaine en tccoixi. Par arrêté royal du 23 férrier 1915, le lieutenant Tourcl, J.-A., du regunont ucs gronadiexi;, est nonimû. çapitaino eu OTcond. Par arrêté royal du 29 ma-ra 1915, l'ofBenor auxiliaire •Moûgcnaiit, B..-C., du 2o régiment de carabinier»., is-u de la 7be promotion, artillerie et genie, c»t admia da.ua Icù czdim aotiis en qualité de sous-licutenaut d'iulanieric. 11 prendra rang d'ancienneté du 27 octobre 1914. Par ajTèto royal du 9 airrU 1915; lés nominations ci-aprè3 ont lieu dans l'année, sa voir : Dans ruLi'anter:c: Capitaines en second: A la daie élu "9 novembre 1914. les iieutenjjita lioenan, G.-R.-.J-. Eugc;-. A.-L.-H., Lambotte, H.-J.-F.,: ErmenK, P.^C., Cornasse, J. P.-P.-F., Delattre, A.-F.-D.-A., ci. Borgcrholl, 1L-D.-J., detacbcô au service do la Colonie: A la date du 28 lévrier 1915, les lieutenants Sçharlf, -L, Stubbe, li.-L.-M.. Mac~art, L.-l'.-Ë., Dupont, G.-F. D. H., Gendarme. P.-F.E., Gourdirme. F.-L.-A.-V., Weiler, M.-T.-F.-E., Lagncaux, O., et l'auwcls, IL-J.-L.-G., détachu au senrice de la Colonie. Dans la cavau-ric.—-Qapitaino eu eecond: A la daie, du 29 novembre 1914, lo lieutenant Kenard, L.-J.-B.-M., détaché au Borvice de la Colonie. Dans l'artilleria—Capitaine en second: A la datr du P.'J novembre 1914, le lieutenant Van Exmingcn, E L. H., détaché an service delà Colonie. ASSIMILATION. Par arrêté royal du 17 avril 1915, lo chei oc musique aœimilé aux adjudants Cornez, A.-J., du 8o régiment fie ligne, est assimilé aux sous-lieutcnants. EMPLOIS SPECIAUX. Paj arrêté royal du 2 avril 1915, le caint»iDécommandant adjoint d'état-major Van de.r Vcken,. A.-M.-J., du 1er régiment de ligne, est nommé adjudant-major. DEMISSIONS. Par arrêté royal du 31 mars 1915, lo lieutenant do réterm do Garcia do la Véga, Q.-L.-D.-M. J.-G., Cet démissionné d'office du grade et do l'emploi qu'il occupe dans l'armée. Par arrêté royal- du 9 avril 1915, la démifision oHcxtè par le 6ous-lieutenant do réserve Choisis, H.-L.-L..' du 6c rep;i-, ment do ligne, pour cause de maladie ne provenant pas des ' fatigues, accident» ou dangers du tervico militaire, cït acceptée. UNION POSTALE UNIVERSELLE. L'état britannique do Bornéo a adhéré, à partir du 1er avril 1915, à l'arrangement do Rome du 26 mai 190"6. concernant l'échange des lettres et boites * ver. valeur déclarée. Cette adhésion est toutefois limité© à'l'échange des lettres arec valeur déclarée. La Colonie Britannique de la Nigéria du Sud cessera, à partir due 12 janvier 1916, de iairo partie de la Convention ■ postale universelle du 26 mai 1906. I-a dite Colonie cessera également, à partir do la mêroo date, d'être, an bénéfice de l'arrangememt du 26 mai 1906, conremaut l'échange des lettres et des boites avec valeur déclarée. RECTIFICATION. Dans le " Moniteur Belge" du 8 au 15 avril parait un* rectification d'une publication faite le 7 14 ?a.nvioi : V titre *' Actions d'édat, ordre do Lcopold II," il faut Iho " de Mahieu." LES MAGASINS AU FRONT. Nous avons reçu la lettre suivante:— Monsieur le Rédacteur en Chef, Je lis dans la Métropole de samedi, un article au j sujet des magasins an front créés sur l'initiative de M- le ministre d'Etat Vandervelde et approuvés par M. le ministre de la Guerre. Cet article contient des erreurs et. il 'importe surtout de ne pas susciter des polémiques personnalités à propos d'uno œuvre, qui, comme vous le dites si bien, a toutes les sympathies. Cette œuvre e^t une section des Briiish G i i' t s for Belgian Soldiers, Union des Comités, sous la présidence de H. Vandervelde et la vice-présidence du commandant Maton. Je vous serais obligé de prier votre:correspondant, s'il désire être complètement, renseigné au sujet de cette. œuvre, de s'adresser, quand il voudra, à l'Hôtel Victoria, Northumberland-avenue, 7, où il pourra avoir toutes explication.-; utiles qui dissiperont immédiatement, j'en suis sûr, toutes équivoques provenant sans aucun doute d'un malentendu. Je vous serais très obligé d'insérer cette lettre dans votre prochain numéro et vous prie d'agréer. Monsieur le Rédacteur en Chef, l'assurance de mes sentiments distingués. G. VANDERMEEREN, Secrétaire Général, British Gifts for Belgian Soldiers. l'angleterre genereuse. -Il vient de..se créer ici sous les auspices îles plus hautes personnalités le National Committee i'or Relief in Belgium. En tète des souscriptions Sa Majesté le Roi d'Angleterre s'est inscrit pour £500. Dans son appel, -la corhité fait ressortit? la terrible situation dans laquelle s© trouvent les sept millions de Belges domciirés au pays. Sur ceux-ci 1 million 500,000 sont à. charge de la charité publique et d'ici aux prochaines récoltés, on craint qu'ils ne soient 2 millions 000,000. A Liège, 30,000 femmes, vieillards et enfants font la queue journellement pour recevoir leur demi-livre de pain et leur pinte de soupo! A Maiines 25,000 persoiyies sur une population de 40,000 sont complètement sans ressources; à Bruxelles, il y en a 250,000. Nous pourrions tirer vanité de nos conseils de ne pas rentrer en Belgique, conseils qui nous valurent de si violentes attaques, mais hélas, c'est avec douleur que nous constatons que nous avions raison J — Une feuille flamande hebdomadaire "Ant-werpen Boven " vient de paraître, sous 1$ direction du Dr Aug. Borms. ANNONCES. 0 pence la li&nt.—Joindre lo montant aux «drte, t.r.p. A - -25bmsànté écrivez prévenir 20 a.v Ucr mainô. \TANDER H AEG EX, Raymond, de Coùvin ▼ Belgique &(, prié do 'faire' .connaître ton adreaci a L B., bureau "du journal; urgent. "VTOUS mettons vivement qo's <X)mpatriotes en 1A gara» contre certaines agences de placement d'employée, qui ne visent qu'à leur escroquer de l'argent. Ne Teniez d« cantioD-nemcnt ou de garantie qu'areo les références le» plus aérieuteg î ; • ON demande pour Mines Russes près Vladivostok. Belge capable expérimenté pouj- prendre survoil. laocc concentration là l'eau) minerai de plomb et calcina;ion minerai de 2inc.—Olfres par lettre, donnant détail.--, expérience passée, à G. A. W., caro oi Deacons and Co., 7. Leadcu-haJl-etréet-, E.C. ■ • ON cherche Française ou Bélçe comme domestique dans famille d'officier anglais, on il y a déjà jeune Bei^'c ; cuisine, nettoyage.—Mrs. Radiee, 2. Tenace. Çambeiley. LA METROPOLE paraît chaque matin, sauf le dimanche, dans le " Standard," rendu chez tous lc-j marchands de journaux au prix d'un penny. Nous conseillons virement à nos amis de n'abonner au prix do 3sh. 3 pat mois pour le Koyanme-Uni et 4sh. 4 pour l'étranger, et dj nous adresser le prix de l'abonnement en un mandst. J.o tarif des announces «t do 9d. la ligno pour " Annonces," payable d'avance, et- pou»- tout autre publicité, le tarif du "Standard." Nous a*on3 our< " ur» bureau dans l'immeuble du "Standard," Fleet-rlrect, 132-4. E.C., eurert dès ?, » 6 heuret. VJti ca* d« draina-? P»r écrit, jtiudrti dwu ijthraj d'un ptOAJi

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This item is a publication of the title La métropole d'Anvers: paraissant provisoirement à Londres belonging to the category Oorlogspers, published in Londres from 1914 to 1919.

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