La Métropole

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02 January 1914
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LA METROPOLE t , ■■■■ === AjBOi^i>nBa3VEB:isrTS Un an • • • • • « . &• — «»%* - Six mois «••••••*••••• ?• Ç ~ 21C Annee Trois mois. * , . On s'abonne à tous les bureaux de poste et aux facteurs. MO Z ETRANGER, le port en sus: |ECc3.ition. * 13 Pour lm HOLLANDE, s'abonner de préférence aux hnr#>anx de ooste. Dlutôt au'au iournal même. LE NUMERO 5 CENTIMES Journal quotidien du matin i Tous les jours 59,ruedes Peignes,Anvers Le dimanche de 4 à 10 Administration: » 3519 de 10à 16 pages Rédaction : Téléphone 617 pages LE NUMERO 5 CENTIMES Annonces : la petite Chronique sportive la ligne ligne .... fr. 0 30 * fr. 8 Oft Annonces financ.lcL » I 00 Faits divers fin icL » 2 00 Réclames la ligne, » I 50 La Ville icL » 5 00 YcilurCGl Faits divers corps id. » 3 00 Emissions Prix & convenir Pour toute la publicité, sauf celle de la province d'An- ^ • . <f\< a vers, s'adresser à l'AGENCE HAVAS : / janvier 1914 i BRUXELLES : 8, place des Martyrs. à PARIS : S, place de la Bourse. a T rwn7?T?Q . T? r ALMANACHS En oo début d'année, les Almanach* triomphent. Avec leur parure faite de toutes lee ressources décoratives de l'imagerie et de l'impression en couleurs, ils sont comme une floraison artificielle de la saison. L'almanach a une origine des plus ancien-nos, attestée par des témoignages aussi nombreux qu'authentiques. C'est un livre plu* ou moins varié de matières, c'était même jadis, peut-on dire, le seul livre de la maison, souvent feuilleté à la veillée, où l'enfant avant de l'apprendre par cœur, épelail soi lettres. Imprimé sur du papier à chandelles, naïvement illustré de gravures sur bois taillées au couteau, l'almanach ancien, d'ordinaire rédigé par des astrologues ou dee médecins, comportait outre les indications du oalendrier, des prédictions relatives aus changements de température et aux événements politique, des recettes de médecine populaire et des conseils sur maints sujets de la vie usuelle. Le colporteur ou messager l'apportait dans wi hotte souvent de très loin, et l'offrait ifle maison en maison à la vil' y et au village.* * * Au dix-septième siècle, le valet du Joueui de Regnard (1693) ^pondait à son maître qui lui conseillait de se donner de la philoso phie en lisant Sénèque: Hé ! Vous n'y pensez pas ! Je n'ai lu de mes jours que dans les almanachs Il y avait même des almanachs pour ceux qui ne savaient pas lire et c'est ce qui explique le succès populaire du « Compost et Ka-Lenclrier des Bergers » qui, publié pour la. première fois en 1403, se réimprima tous les ans jusqu'au milieu du XVTIe siècle. Une oo tonne de chiffres très gros indiquait les dates, en regard de chaque chiffre un dessin, un hiéroglyphe plutôt, désignait Le saint du jour. Ainsi un homme barbu, avec une couronne représentait saint Charlemagne, un bonhomme avec des olefs, c'était saint Pierre et un ftutre, renversé de son ehovail, figurait la con-,veniion de saint Paul. Deux fois dans le mois, il y avait une paire 8o ciseaux; c'était pour marquer les jours où les bergers devaient se couper les ongles ; 5unc paire de oiseaux plus grosse rappelait que c'était l'époque de la tonte des moutons. Enfui, d'autres signes non moins parlants, fixaient les jours où il était congru de se faire oouper les cheveux, de prendre un bain, ifle se purger, etc. * * * Mais tout cela, ce n'était pas encore, à proprement parier, l'almanach populaire; et biontôt, avec la typographie, lies almanachs eurent leur forme quasi-définitive. Les manants y trouvaient des indications afférentes à la division du temps, à la périodicité ùc.:; évolutions sidérales, aux noms des saints sous V invocation desquels chaque jour était placé, au retour dos quatre saisons, avec les occupations rurales propres à chacune et toute une série de renseignement» pratiques Concernant l'agriculture. Les bourgeois y trouvaient le récit des hauts faits cynégétiques des seigneurs, quelques anecdotes plaisantes et morales; ils y admiraient le portrait du Roi, celui du personnage le pltus en yuo et les tableaux représentatifs des événements sensationnels de l'année. Aux goûts très simples d'une clientèle naïve suffisait une telle pâture. Dans les habitations de campagne un peu cossues, dans les maisons de ville ayant pignon sur rue, la c Prognostication des laboureurs », publiée en l'an de grâce 1588, fut un livre de che-yet.* « * * Enfin, parut le prototype de l'almanach populaire, le fameux « Almanach Liégeois » de Mathieu Laensberg qui, suivant les éditions ou les circonstances, fut simple, double, ou triple, et dont la couverture en papier bleu foncé, nargua victorieusement le temps, le progrès, les révolutions. Qu'était Mathieu Laensberg? Un chanoine de Liège, qui vivait en 1600 assurent — bien que le fait soit très douteux — ses biographes et les dictionnaires. Chanoine ou non, il s'adonnait à l'astrologie judiciaire et, dans ses moments perdus, vaticinait des prédictions météorologiques. Il dictait, aa nièce écrivait. On raconte qu'im jour, comme tous deux «'occupaient de régler le sort de la prochaine Wison d'été, ils arrivèrent au 28 août. — Orage, grande pluie, dicta le chanoine. — Mais, mon oncle, fit la nièce, le 23 août, «'est 1 anniversaire de votre fête! — Oh, alors, ma fille, beau tempe, beau fixe! Mathieu Laensberg eut un concurrent redoutable en la personne de Nostradamus (Michel de Nostre-Dame) qui lui disputa la gloire prophétique et se fit une spécialité d'ora-Cleu rédigés en quatrains étranges, baroques, plus énigmatiques que les oracles de la Pythie.* * * Le c Liégeois » et le6 horoscopes de Nostradamus déchaînèrént la vogue des almanachs. Il en est qui eurent un grand succès : :« L'almanach des savants » (1613), l'« almanach historia! » (1673), l't almanach de*- dépôts » (1692). Nous voici au XVIIIe siècle, et je cdterai: l'« Almanach des gens du monde », l'e almanach de6 historiettes », contenant des nouvelles à la main, l'« almanach littéraire », celui du Bonhomme Richard, etc La révolution ouvre une ère nouvelle qui fait pulluler les almanachs d'une façon inouïe et qui en modifie profondément le caractère ; ils deviennent les miroirs où se refléteront les pensées, les opinions dominantes. Ils sont désormais entre les mains des partis qui se disputent le pouvoir, des instruments de propagande et de polémique. Tel l't Almanach des honnêtes gens » qui data de l't an I de la Raison », puis les .« Etrennes des douze cents » {1790). * * * Pendant la Terreur, les almanachs sont peut-être les seuls écrits qui osent combattre le parti jacobin: L't Almanach des amis du Roi » (1793), etc. Eleuthérophile Millin dressa une liste des 372 noms qu'on imposa aux jours de l'année pour remplacer les saint». Cette iiste parut dans l't Annuaire des répu blicains », on y lisait; j k Chiendent, Bitume, Vache, Cochon, etc... I On chansonna Eleuthérophile^ car une ronde ^ de ce temps commençait ainsi : Jugez de ma stupeur extrôme Lorsque cherchant saint Nicodème, Qu'on m'avait donné pour patron. Je trouve que Je suis.. . dindon : n- Nous voilà au Directoire, presque tous les es almanachs se font l'écho de la joie... le t Lié-ie geois » lui-môme s'intitule « Mathieu Laenst-Qe herg antijacobite » et reprend le calendrier grégorien. On y lisait une chanson dont cha-ii- que oouplet finissait par une des cinq voyel-ii- les, je citerai pour la voydfie A : us De la Jacobiulère . Voici l'heure dernière la- La mort cie Robespierre m- La met hors de combat ût AAAA- j L'almanach du XlXetpièdle marque le mo- < ut ment où les almanachs vont reprendre leur i ,n» rôle normal. Semblables à des gens qui, après : 66 une période troublée, se diraient heureux, ] 3" les almanachs n'ont désormais plus d'histoire ; ux il y ©xi a qui sont de véritables emcycûopé- c te- dies de poche. ' ne de Jean de Loi. ] ns » mt* » L'Actualite L'Europe au début de l'année arrivant au bout de l'année, !&f| on a l'habitude, dans le monde des : ^VJL affaires, de clôturer les comptes el . de dresser le bilan des opérations des douze . derniers mois. Dans le monde politique et diplomatique on voudrait sans aucun doute an agir de même en ce moment et dans beaucoup de capitales on donnerait gros incon- ■ tentablement pour pouvoir mettre le trait final sous les comptes de l'année. Mais il suffit i d'envisager cette clôture des comptes pour se persuader immédiatement que pour le mo-j ment, iil ne faut pas y songer. Il reste une . trop grosse opération à effectuer pour que l'on puisse savoir, dès à présent, à quoi s'en tenir sur les profits et les pertes de l'année. Il reste, en effet, à achever la liquidation des affaires balkaniques et iil faut avouer que plus > on avance dans cette liquidation, plus on se ■, rond compte que l'affaire se complique et ; devient difficile. Il n'en est pas moins évident , que la liquidation doit se faire si l'Euorpe veut arriver enfin à jouir d'une certaine tranquillité; car la question balkanique, telle ; qu'elle se présente au lendemain des deux guerres qu'elle a déjà provoquées, pèse bien plus lourdement sur l'Europe que ce qu'on était convenu d'appeler autrefois la question d'Orient et dont la solution recule au fur et - à mesure que l'on semble en approcher. La ; liquidation balkanique dominera sans aucun i doute pendant longtemps encoi-e les relations entre les puissances en Europe et dictera aux ; souverains et auoe chefs de gouvernement des résolutions qui surprendraient à tout autre moment. Dans tous les cas, pour se. rendre un compte exact de la situation européenne et pour comprendre les résolutions des gouvernements directement intéressés aux affaires d'Orient, c'est aux Incidents de la liquidation balkanique qu'il convient de les rap- ■ porter. Cette situation balkiuiique est une des raisons principales tout d'abord de l'amélioration des relations anglo-allemandes et réciproquement l'amélioration de ces relations a pu contribuer pour une bonne part au maintien de la paix atu cours des guerres balkaniques et des incidents irritants qu'ils ont provoqués plus d'une fois. T1 est inutile, en effet, de vouloir se dissimuler, comme le font les i ouinnanx _ français, que la politique anglaise et La politique allemande poursuivent en Orient des buts identiques ou du moins parallèles? L'Angleterre aussi bien que l'Allemagne ont un intérêt^ évident au maintien de l'intégrité de l'empire ottoman et de son développement économique. L'Allemagne en protégeant# la Turquie et en favorisant ses intérêts militaires, comme elle vient de le faire, a surtout en vue de conserver à son commerce et à son Industrie des débouchés dans un pays que personne ne peut menacer et qui est entièrement libre de ses destinées De son côté, l'Angleterre veut que la Turquie; soit prospère ou du moins elle a quelque inté-, rôt à écarter de la Turquie tout oe qui peut entraver son développement, parce que la population mahométane de l'Tnde le veut ainsi. T1 ne peut pas être indifférent à l'Angleterre oe que veut et ce que pense cette population hindoue. I>es difficultés toujours renaissantes dans cette partie de l'empire britannique la désigneraient au besoin comme une proie facile h des voisins ambitieux et entreprenants. La Russie comme le lapon ont conçu deià le rôve de voir un iour leur domination s'étendre sur l'Tnde et à Londres on ne l'ignore pas. Dans ces conditions, les intérêts anglais ne sont pas fies mêmes que les intérêts russes en Orient et c'est seulement extérieurement que le chef du Foneign Office maintient les relations entre les puissances de la Triple-Entente en Turquie. La démarche des ambassadeurs anglais, russe et français auprès du grand-vizir, pour protester contre la nomination du général Sanders von Limam au commandement du premier cYcnps d'armée turc, n'a pas eu d'effet précisément parce que le grand-vi air se rendait un compte très exact de cette situation. On. se rappellera peut-être que nous avons fait prévoir ici l'échec de cette démarche pour des raisons connues de tout le monde. Ce qui est vrai pour la Turquie l'est également pour les Etats balkam'oues. Le grand -puoi de J'Angleterre c'est, comme on le sait le maintien de sa suprématie dans la Méditerranée. T1 ne peut donc pas être indifférent au Gouvernement britannique à qui reviennent les tles de la mer Egée et s'il n'entend pas laisser à l'Ttalie celles qu'elle occupe, il est tout aussi vrai qu'il n'éprouve que peu de sympathie pour les efforts français de faire | attribuer ces îles à la Grèce. On ne peut pas se fier aux changements d'humeur du peuple grec et de ses dirigeants, dit-on à Londres, et faire de 'a Grèce une puissance navale assez forte, présente également un danger. Naturellement, l'ouverture des Dardanelles aux navires de guerre russes est une chose à laquelle l'Angleterre ne consentira oue dans une nécessité extrême. Et voilà deux raisons de plus encore pour Downing streef d'être favorable h la Turquie contrairemen" aux désirs die la Russie. Ces quelques Indications sont de nature è montrer jusqu'à quel point la situation internationale se trouve obscurcie et compliquée < par la liquidation orientale. — J. Joerg. : l»e Métropole ; esîservie gratuitement 1 pendant 8 jours sur demande i ■ l< Échos LA VILLE )o( Programme de la journée : OOURS Borlitz Sohool, 8. Melr. — Langue virantes. EXPOSITIONS Cerole Artistique. — De 10 à 4 heures, salon de Noôl [ouvert jusqu'au 1er janvier). 1914... en avant l Bonne année! Ce sont les deux mots que l'on a le plus Tépétés hier, comme le souhait le meilleur et le plus sincère, tantôt avec la joie que donne l'affection et l'espérance aux privilégiés pour lesquels l'imagination paraît la realite, tantôt avec la troublante mélancolie que jette le secret du millésime nouveau dans l'âme hésitante d© ceux qui n'ont pas reçu une permanente oonfian-ce, comme viatique surhumain, dans la traversée d© la vie. La journée d'hier, première de l'an, a présenté dès le. matin un ooup d'œil très animé. Beaucoup de messieurs en haut de forme, à pied, en voiture ou en taxi, ont fait les visites officielles à M. le lieutenant-général Heimburger, commandant la 2e circonscription militaire et la 2e division d'armée, qui recevait au Cercle artistique, à partir de 10 heures 80 du matin. M. le gouverneur baron van de Werve et de Schilde recevait à l'hôtel provincial. Aussi y eut-il grande animation aux abords de l'hôtel de 10 h. 80 à 16 h. Enfin, M. De Vos, bourgmestre d'Anvers, a reçu dans la salle Leys, à l'hôtel de ville, le personnel de l'administration centrale et les personnalités officielles groupées ou isolées, ainsi que les particuliers. Et maintenant entrons de plein pied en l'année nouvelle. Entrons-y sans présomption, mais avec confiance. Qui d'entre nous n'a pas l'espoir que derrière cette porte en-tr'ouverte sur l'avenir, le visage radieux du bonheur ne va enfin lui apparaître? Soyons dès maintenant résolus à déployer, chacun dans sa sphère, les plus énergiques efforts pour que cette année soit fructueuse pour tous, amis ou ennemis, pour qu'elle marque une étape heureuse dans la marche de notre pays vers le progrès, vers l'union, vers la pacification sociale. Le guignol communal Le « Nouveau Précurseur » se voue à la tâche# ingrate de réduire aux proportions d'un incident anodin les scènes scandaleuses qui se sont passées lundi soir à l'hôtel de ville. Malgré tout le temps qu'il a eu pour se renseigner depuis lundi soir jusqu'à mercredi soir, le a Nouveau Précurseur » n'e3t pas . arrivé à se faire documenter exactement; sur , une affaire qui s'étant produite à l'hôtel de , ville, devrait cependant être connue « dans \ les coins » par notre confrère. ] D'après lui, le conseiller libéral, qui ac- \ cueillit les membres do la minorité à leur ap- < parition dans le vestiaire, aurait vertement 1 reproché « au groupe catholique » de ne faire i que des personnalités. t Vertement reproché » est un très aima- ] ble euphémisme pour désigner les appella- , tions peu Televées — ne retenons que « sales \ cochons », —■ que le conseiller en question -adressa à ses collègues. } Le lynx myope du « Précurseur » a vu en- t suite que M. Van den Bergh a levé le bras ( d'un geste de menace. Un autre conseiller, c voulant éviter un pugilat, aurait, d'après no- r tre confrère, vivement repoussé M. Van den Bergh, qui serait « allé buter » contre un \ porte-manteaux. , Une vétille, en somme, veut démontrer le c t Précurseur », et qui ne diminue en rien le prestige des élus cartellistes. Ses lecteurs feront bien, si tant est qu'ils f ont intérêt à connaître la vérité, de voir ï un peu ce que les autres journaux libéraux ç disent des incidents de lundi. £ Le « Matin », lui, reconnaît que l'attitude i de certains membres de la maiorité cartellis- f te fut indigne et la a Nieuwe Gazet », de son r côté, stigmatise en termes acerbes la ma- j nière d'agir du conseiller démocrate-libéral, Al. Stroum, pour l'appeler par son nom, qui a introduit (tans le vestiaire du Conseil communal des procédés qu'il inaugura lors de la c campagne électorale de 1912 et qui lui valurent une condamnation correctionnelle en a bonne et due forme. Le « Précurseur » en pensera ce qu'il vou- ^ dra: la « boxing night » de lundi en dit long sur la dignité de nos édiles cartellistes 1 e c Le nouveau tarit téléphonique Inter- l urbain ' Le nouveau tarif des communications té-léphoniques interurbaines à l'intérieur du c pays a été mis en application hier, 1er ian- r rier 1914. A partir de cette date, l'unité de durée des communications h. destination de j réseaux non compris dans le groupe télépho-nique local est, comme dans les relations internationales, fixé uniformément à trois mi-autes. ç La taxe s'établira dorénavant de la ma- v nière suivante: pour toute communication r intérieure échangé© dans le rayon de 60 km. à partir du bureau de raccordement, 50 cen- r bimes par unité de conversation; de 60 km. jusqu'à 125 km., 75 oentimes, et au-delà de 125 km., 1 franc. q v Du tac au tac ^ Le petit garçon d'un do nos abonnés a t reçu un joli petit chemin de fer, qui fait 3 »on ravissement. Il imite admirablement une s locomotive en marche: c Je suis une vraie j( ocomotivel » s'écrie-t-il fièrement. Un peu e >lus tard, son papa le surprend attablé dorant une dînette où le dessert, comme de k juste, a la part du lion. Et il dit à son re- p ieton: c Sais-tu bien qu'une vraie locomotive ne mange que du charbon et ne boit que le l'eau P » Et le gosse de répondre: t Oui, mais, pa->a, en ce moment-ci je représente le wagon-•estaurant I » v d • L'achat en commun p L'achat en commun n'est pas inconnu s« îhez nous. Il devrait s'étendro. On le con- si leille aux petits détaillants et aux petits ►roducteurs. y\ Ce Conseil est donné par la loi belge de oc 898 sur les Unions professionnelles: elle dé- rf lare que les Unions peuvent faire des 1$ chats pour la revente à leurs membres des 1' natières premières et généralement de tous n< bjets propres à l'exercice de la profession u métier de leurs membres. 6t Donc, c'est la loi elle-même qui indique le ux petits détaillant» et artisans ce procédé tî e l'achat en commun. su L'Union revend ces marchandises à ses ra nombres au prix de revient. Que les mem- à res prennent une petite ou une grande uantité de ces matières première®, l'Union l'i a leur cède au même prix d« base, le prix ce e revient, qui comprend naturellement les vc frais de gestion. L'Union veille à la bonne I qualité et à la convenance des matières ache-1 tées pour la revente à ses membree. La loi do 1898 permet à l'Union de faire les achats des produits de la profession de ses membres et la revente de ces mêmes objets. Donc l'Union peut acheter les objets fabriqués par ses membres et en assumer la vente au profit de ses membres. 1 U y a là, tout fait, un organisme pré- 1 cieux. Le tout eet de s en servir. Allons, les z hommes d'initiative I \ — i La neutralité j Nous l'avons dit ei répété cent fois : la ] [€ neutralité, en matière politique, scolaire et , sociale, est un mensonge et une duplicité. ( Elle ne sert qu'à cacher le jeu hypocrite t de tacticiens cauteleux et dupeurs, qui, lors- £ qu'ils ont réussi à prendre quelques naïfs £ dans leurs filets, les enrégimentent officielle- t ie ment dans un camp dont ils n'avaient pas osé parler tout d'abord. # < 5 Un nouvel exemple typique vient de se c produire à Andénne. ] *■" Le o Peuple » le rapporte ainsi : £ j" « Dimanche avait lieu l'assemblée de la ; mutuelle neutre « Les Amis Réunis » d'An- > x thon. A l'ordre du jour figuraient les modi- | 1_ fications aux statuts et l'affiliation à une fé- s *•" dération de réassurance. » Après les discours des oitoyens X. et V., t l'assemblée à l'unanimité a décidé l'affilié c tion au parti et à la Fédération socialiste de ( . l'arrondissement de Namur. c 1" » C'est donc encore un groupe neutre qui i " vient se grouper dans la grande famille so- : cialiste de notre arrondissement. i ^ » Cette décision fait honneur aux mem- < u bres du comité de cetto mutualité. Nous es- \ pérons qu'elle aura d'heureux effets sur la i . marche de cette société. » i S1 Nous pensons, nous, tout le contraire. Les t 6 pauvres gens qui viennent d'être enrôlés de cette façon dans les rangs du parti révo- î 3> lutionnaire y trouveront certainement plus i e> de déboires et de tyrannie que de profits. ^ Us sont mûrs pour faire des dupes et les t ^ meiïeurs, dès lors, n'avaient plus à Se gêner. < C'est ce qu'ils ont fait en jetant le masque I 11 désormais inutile d'une menteuse neutralité. ' \s La "dégognade,f u — La dégognade P _ t Oui-dà, voilà un mot qui ne vous dit rien: r< il est dur, mal sonnant et ne figure dans r ïs aucun dictionnaire. ' c ;e U a cependant un grand intérêt. f e Des érudits viennent, en effet, de décou- ], ie vrir que... le tango et la dégognade ne fai- r ! saient qu'un, et voilà le tango descendu à à ' jamais dans le ruisseau. Gloire et décadence! c Or donc, la « dégognade », c'est le nom vulgaire a'une danse de mauvais aloi qui A vit le jour en Auvergne, fut interdite par le clergé, passa à Paris, rut également censu- i a rée et qui, l'an dernier, revint... d'Argenti- 1 IR ne sous le nom de tango, ce qui suffit pro- 1 !S bablement à en assurer le succès! e Voici ce qu'en dit Fléchier dans « Les J grands jours d'Auvergne i : © a On ne laissa pas de danser encore quel-ques bourrées et quelques « goignades ». Ce 18 sont deux danses qui pont d'une même ca- 9 -T dence et qui ne sont différentes qu'en fi- s e gures. La bourrée d'Auvergne est une dan- c. s se gaie, figurée, agréable, où les départs, n les rencontres et les mouvements font un t très bel effet et divertissent fort les specta- e ►- teurs. Mais la goignade, sur le fond de gaie- d t té de la bourrée, ajoute une broderie d'im-e pudence, et l'on peut dire que c'est la danse n du monde la plus dissolue. Elle se soutient F ^ par des pas mesurés et justes et par des fi- d ■- guro> qui sont très hardies et qui font une t s agitation universelle de tout le corp6. Vous t< n voyez partir la dame et le cavalier avec un f< mouvement^ de tête qu'accompagne celui des n - pieds et qui est suivi de celui des épaules et a s des autres parties du corps. Mgr l'évêque • d'Aleth excommunie de son diocèse ceux qui p h dansent de cette façon. » n 1 Vous verrez que ces choses étant connues, q t vous ne trouverez plus une mondaine dans le n mouvement qui voudra danser le tango, alors n e qu'il n'est qu'une goignade. s s Fi l ma chère. Il avait d'ailleurs un air polisson qui lui 3 avait attiré maints ennuis: l'empereur d'Al-r lemagne l'avait interdit pour ses offciciers s et les évêques de France et de Navarre ont n eu des mots sévères, mais justes, pour signa- o s 1er toute l'impudence de oette danse, lors- d' - que, bien entendu, on la danse c classique- 8 1 ment », ce qui, fort heureusement, n'est pas ~ le cas dans les salons qui se respectent. p : — Le " Guide des Chemins de fer ,, ^ î d'autrefois a Un abonné de la « Gazette » possède un a Guide » des chemins de fer de 1842. 9 Voici quelques-unes des curieuses consta- ** " tations qu'il y a faites: ' Cet indicateur est sur papier bleu foncé n et ne contient que quatre feuilles de sept J* centimètres et demi sur quatorze. Son titre: <r Départs des convois de chemin de fer. pé- ^ " riode de transition à partir du 21 mars lo42», imprimerie de Ch. Crespin, rue au Lait, 12. Les heures de départ sont seules indiquées par stations et non par lignes. Par pruden-1 ce, probablement, on n'indiquait pas les heu-^ res d'arrivée; donc pas de récriminations ^ possibles. A recommander à notre ministre J des chemins de fer pour couper court aux ij " criail'leries des journaux ! U y a douze stations de départ, plus cinq, " sous la rubrique spéciale i Ligne du Midi ». Oe sont- Bruxelles, Malines, Anvers, Lou-" vain, Tirlemont, St-Trond, Ans. Termonde, ji 1 Gand, Bruges, Ostende et Courtrai. ni Puis, sous la seconde rubrique: Bruxelles, te " Hal, Braine-le-Comte, Soignies. Mons. ce ; Il y avait donc déjà une ligne de Brir- p£ ' xelles à Anvers, une autre do Malinés à fi< Gand. Ostende et Courtrai. Une troisième \ i vers Liège et St-Trond, et enfin celle du Midi jusqu'à Mons. ja Sur la ligne dite du Midi, il y avait trois cij i- trains par jour pour Mons, à 7 h., à 10 h. pi ' 30 et à 6 h. 15. et trois en retour. Les trains :0 » se croisaient a Braine-le-Comte et le tra- pr ' jet total devait durer une heure trois quarts c;( i environ. sa On a fait quelque chemin depuis lors. Las, cé ! les braves gens de 1842 ne s'en portaient pas • plus mail ai] " lu ' Dernier et premier sourire re — De la « Jooonde »? ne — Non. Simplement le naturel et mer- |n! veilleux sourire du soleil en' cetto journée d'hier, la dernière de 1913. Levé tardivement à 7 h. 45, le soleil, bon prince, très en joie, nous glissa sans oompter ses plus brillants rayons avec une génére-sité qui mit toute la ville en fête. Aussi toute la journée, ce fut un va-et- . vient d'hommes, de femmes, d'enfants en- ^.u oombrés de paquets, petits et grands, lieu- Ve reux de se trouver sur le seuil de l'année 1914, dans une atmosphère toute de clarté. ?e l'air pur, vivifiant, entrant largement en e notre poitrine fatiguée d'humidité. -09 U y avait bien parmi la foule quelque? éternels^ grincheux faisant grise mine au soleil, mais celui-ci majestueusement, sans au-trement se soucier du qu'en-dirait-on-, poursuivit sa route méthodiquement pour dispa- P raître à l'horizon dans un dernier sourire r à 15 h. 46. d Puisse-t-il aujourd'hui, .jour premier de , l'an de grâce 1914, illuminer l'aurore de cette année nouvelle et dans un chaud rayon P vous porter no» vœux les meilleur». — -Le port d'Anvers en 1913 2 (o) 3 Un peu de statistique 5 a La statistique du mouvement du port poui le mois de décembre écoulé a été publiée hier, - EMe constate que pendant ce mois nous 3 avoris^ reçu 603 navires jaugeant ensemble I million 215,957 tonnes (dont 16 voiliers ave< 11,747 tonnes et 587 steamers avec 1 millioi: 204,210 tonnes) contre 621 navires avec 1 million 186,818 tonnes (dont 32 voiliers avec j; 19.964 tonnes et 589 steamers avec 1 miilldor fc 166,854 tonnes) en décembre 1912, soit un* • diminution de 18 navires et une augmenta-3 tion de 29,139 tonnes, résultat peu brilan/i " si on le compare à celui de décembre 1912 qui 5 accusait sur 1911 une augmentation de - navires et de 37,047 tonnes. 3 La statistique de décembre ilous permet d< dresser celle de l'année entière. En ign 3 donc, notre port a reçu 7056 navires ave< 14 millions 143,647 tonnes, (dont 326 voilier: avec 105,326 tonnes) et 6,730 steamers ave< i 13 millions 948,321 tonnes) contre 6973 na- - vires avec 13 millions 761,591 tonnes en 191: - (dont 311 voiliers avec 154,615 tonnes et 666: - steamers avec 13 millions 606,976 tonnes). C'est La première fois que bous dépassons , un mouvement de 14 misions de tonnes, qui - dépasse encore d'un gros million de tonne; 3 celui de Rotterdam et est encore supérieur i celui du Nieuwe Waterweg. Nous avons i franchi le cap des 13 millions de tonnes er - 1911, celui des 12 millions en 1910, celui dei II millions en 1907, des 10 millions en iqo( - et des 5 millions en 1894. En 1870, ce mou- - vemerut n'atteignait qu'i million 326,666 ton. 1 rues. On voit combien nos progrès ont ét< remarquables. Nous avons presque triplé no s tre mouvement en vingt ans ! e Mais tout n'est pas aussi brillant dans k - progression ACTUELLE de notre mouve s ment. Anvers enregistre pour 1913 une augmen s tation de 83 navires et de 382,056 tonnes, qui . chose nouvelle, porte à la fois sur les voiliers (15 unités et 40,711 tonnes) et les steamers (68 unités et 341,345 tonnes. Il est heureup que contre toute attente, le tonnage des voiliers soit en augmertation de près de 41,00c tonnes, ce qui a contribué à grossir l'augmen tation générale. : Celle-ci n'est guère fort brillante. On s'er 5 rendra compte par le petit tableau suivant, où nous avons résumé les progrès de notre port depuis le début de ce siècle, en y ajoutant le tonnage moyen des navires entrés dans notre port. Chaque augmentation se rapporte à l'année indiquée par rapport à l'année précédente:Année Progrès Tonnajra Année Prostrés Tonnacre u Année Progrès Tonnage Année Progrès ïonnag e tonnes moyen tonnes moyen L- 1901 +711,976 1,411 1908 —129.582 1,801 i- 1902 + 993.001 1,473 1909 + 888.688 1,845 H 1903 + 639,535 1,541 1910 +713.821 1,869 1904 + 320,605 1.606 1911 +695.«80 1.936 _ 1905 +525,038 1,633 1912 + 411,958 1,973 S 1906 + 984.107 1,676 1913 + 382,058 2,004 1907 + 297,814 1,779 • On le voit, la dépression de 1908, qui fi ■ suivie d'un essor extraordinaire, n'a pas pe« ■ sisté et, depuis iqoq, notre port est en reçu • c-n ce sens que, quoique le VOLUME de so mouvement ne cesse de croître, son augmer ! tation de trafic est en diminution constant ■ et tend à s'annuler, alors que celle de Rottei ■ dam augmente sans cesse. On peut constater cependant que nou f n'enregistrons plus, comme l'an dernier, u ' RECUL RELATIF de 28^,000 tonnes, mai • de 30,000 seulement, et cela malgré les désas ' treiiix effets de la grève générale. Ce sym* tôme est rassurant. On peut espérer que 1 fond de la baisse est atteint et que, grâce ; nos nouveaux quais et aux élévateurs, nou . allons remonter désormais le courant. On remarquera que le tonnage moyen d* port d'Anvers a doublé le cap des 2000 tor nés. En 1850 ce chifre n'atteignait encor que 158 tonnes ! il a dépassé pour la pre mière fois 1000 tonnes en i8qi. Ce facteu mesure lies progrès fantastiques de la cor struetion maritime. Rotterdam en 1913 En décembre 1913, Rotterdam a reçu 79 navires, jaugeant ensemble 991,135 tonnes contre 871 avec 1 midilion 049,397 tonnes ei décembre 1912, soit une augmentation di 81 navires et de 58,262 tonnes. Pour l'année entière, le mouvement di port de Rotterdam s'est élevé à 10,459 navi res jaugeant ensemble 13 millions 036,19 tonnes, contre 10,286 navires avec 12 million 250,303 tonnes pendant l'année 1912, soit un augmentation de 173 navires et de 785,89 tonnes, plus de deux fois plus consâdériabl que celle enregistrée par Anvers (382,051 tonnes). Pour le Nieuwe Waterweg, le mouvemen ma? iitime de 1913 s'élève à 11,443 navires ave 13 millions 915,543 tonnes, mais l'augmenta tion sur iqia "n'est que de 126 navires et d< -541,938 tonnes. La taxe sur les autos )o( Nouvelle réunion de la Chambre syndicali Le comité de la chambre syndicale s'es réuni mercredi pour prendre connaissant* des dernières démarches relatives à la taxe U a été donné lecture des assurances four nies par M. le ministre, en réponse à l'in terpellation au Sénat du duc d'Ursel con cernant les valeurs qui seraient appliquée par les fonctionnaires du ministère aux ooef ficients K. (entre 4 1/4 et 4 1/2) et N (entr< 1,000 et 1,200). Tout en prenant note de ces indications la chambre syndicale estime qu'un des prin cipaux griefs qu'elle avait soulevés, à savoii l'incertitude de ces deux chiffres, existe tou jours et a décidé d'insister de nouveau au près du ministre pour que ces deux coeffi cients soient fixés « ne varietur », en se ba sant sur les principes qu'elle avait faits pré cédemment. Elle a décidé en outre de demander une audience au plus tôt à M. le ministre poui lui exposer à nouveau ses vues et pour faire ressortir une fois de plus le tort cjue l'incertitude actuelle cause à l'industrie auto mobile et de la motocyclette et aux indus tries en dépendant. En tout cas, il a été pris note de l'autorisation tacite du ministère de reculer de quelques jours la déclaration à faire pour k taxe. Les vieilles voitures La chambre syndicale do l'Automobile et du Cycle de Belgique, consultée sur la question de la réduction de moitié sur la taxe des vieilles voitures, porte à la connaissance des usagers de l'automobile que d'après le texte de la loi, jouiront de cette réduction les véhicules de fabrication antérieure au 1er Janvier 1909. Les abonnés qui curaient à se plaindre de l'interruption rie En remise de notre journal à partie s5u V janvier, sont priés de wow Soir nous en aviser. Il leur set o promptement donné satisfaction LETTRES DE PARIS Correspondance particulière de la «Métropole» îr r> A la verrerie ouvrière. — Une crise qui ^ semble décisive. — Où M. Jean Jaurès le n'apparaît pas heureux prophète. ic >n Paris, 30 décembre. J_ ic ^ Il y a quelque dix-sept ans, — exactement vn c'était le 26 octobre 1896 — on inaugurait, à je Carmau'x, au milieu des démonstrations d-u a_ plus délirant enthousiasme, une usine expé-it riinentale dont l'enseigne, «Verrerie ouvriè-ni re», était à lui seul un programme. Plus ^4 d'un de mes lecteurs ,sans doute, se souvien! encore des faits qui avaient précédé les dis-le cours d'inauguration. Il n'est pas jusqu'au ti! nom de Carmaux qui, d'ailleurs, ne doive à îc ces faits sa notoriété mondiale. Carmaux, la rs grève des verriers aux établissements Ressé-2C guier, lia faim, les bagarres, le sang, et la a_ souscription ouverte sous oe titre, qui fit for 12 tune, de «la Verrerie aux Verriers». 52 Rarement souscription fit comme oelle-li florès. Non seulement des ouvriers du monde is entier y allèrent de leur obole, mais de? uq paîtrons, mais des bourgeois aux idées gênées reuses « marchèrent ». On vit une richc à veuve, Mme Dembourg, verser à elle seuk is cent mille francs. Aussi, à l'inauguration, le ;n diapason de l'enthousiasme général permit-il, 25 s'ifi ne commanda, aux pontifes qui prési-)6 doieot l'émouvante cérémonie, d'élever au j- summum du possible le ton et l'accent. Le n_ citoyen Jaurès, le plus éloquent des prophètes té du socialisme intégral, se surpassa lui-môme o- en cette occasion solen nelle. S'étant voué du premier jour corps et âme à l'œuvre entre-la prise, iH jubilait die triompher. C'était justice, e- iH faut le dire, que l'éloquent tribun, après avoir été à la peine fût à l'honneur. La ver-iv rerie aux verriers était bien un peu son ii, ouvrage. Il ne tarissait pas de lui prophétiser rs l'avenir le plus magnifique. Textuellement, rs iil disait: ix — Si, comme tout le fait prévoir, la ver-ii- rerie ouvrière se développe, si elle parviemi X) à étendre ses débouchés, à agrandir sa pro-duction, si elle devient, comme elUe le peut être d'ioi à deux ans, aussi puissante même sn que la plus forte usine patronale, oe ne sont t, pas seulement les verriers de la verrerie ou-ne vrière qui bénéficieront de sa force, cesseront it aussi les verriers de toutes les verreries pais tronales... te * * * 6- Exactement deux ans plus tard, à l'échéance même assignée à sa prophétie par le citoyen Jean Jaurès, une commission_ de je contrôle composée exclusivement d'ouvriers ! fut, conformément aux statuts, chargée par l'assemblée générale des actionnaires d'aider inspecter la verrerie. Cette commission comprenait, entre autres notabilités^ le citoyen Delzant, secrétaire de la Fédération des mineurs de France. On peut s'imaginer assez facilement qu'en s'acquittant de sa mission à la Verrerie ouvrière, elle n 'eut pas la ten-lt tation de voir les choses trop en noir.^ Ses r_ constatations, néanmoins, n'allaient guère à j entériner ics prédictions éloquentes du dds-n' cours d'inauguration. Ce qui ressortit de l'ensemble, c'est que, d'un pas bien assuré, ~ la Verrerie ouvrière de Carmaux courait à sa ruine. « 1)1 est, lisait-on au rapport déposé par les [5 enquêteurs, une remarque qui doit< attirer n l'attention de la plupart des organisations [s ouvrières actionnaires: c'est que, au fur et à mesure que la fabrication et la vente aug-mentent, les bénéfices annuels ou restent sta-e bionnoires, ou sont en sensible diminution. » à Evidemment, c'était étrange, et pour don-s ner à réfléchir à ceux qui avaient mis dans l'entreprise, avec leur espoir, leur argent. u Encore n'était-ce là que le côté matériel de l'affaire. L'autre affaire n'allait guère mieux. Les , enquêteurs de la commission ouvrière, non suspects de partialité, constatèrent avec re-, gret que ,de n'importe quel côté qu'ils se fussent tournés pour obtenir des indications précisées et exactes, ils s'étaient heurtés à un mauvais vouloir évident. Les ouvriers de la ((Verrerie aux Verriers» étaient maîtres chez eux et entendaient bien le rester. L'un . des membres de la commission avait fait ^ là-dessus sur place une réflexion qui n'avait pas manqué d'échos: — (( Ma parole d'honneur ! tous ces bougres considèrent leur verrerie ouvrière comme _ une bonne vache à lait qu'ils traient en ~ conscience et dont ils se f... » ^ Et la conclusion du rapport était qu'à la Verrerie ouvrière il manquait une direction. Le conseil d'administration, qui avait des e raisons d'état pour ne pas accepter une j conclusion de ce genre, ne tint, pratiquement, aucun compte de oe rapport. Aussi, les cho- 4 ses, à CarmaïuK, aillaient-elles de mal en pis. c De deux ans en deux ans, les commissions de contrôle se succédèrent sur Les Lieux. De " deux ans en deux ans leurs rapports, ren.ar-, quablement, conclurent, comme le rapport de! la première commission, à ce «trou par enj . haut» que, récemment, M. Sembat consta-: tait dans la République. Cette conclusion, à force de se répéter en vain, se fit, par degrés, plus précise, et, dans l'un des derniers rapports, elle était libellée ainsi : (( Certes, les camarades qui sont à la tête de la verrerie sont d'excellents militants, a mais nous devons reconnaître qu'ils ne sont pas qualifiés pour diriger et organiser, au t point de vue technique et moral, la prodiuc-B tion d'une usine de cette importance. On ne s'improvise pas ingénieur. Il manque un ingé-1 nieur à la Verrerie ouvrière qui, au courant des derniers progrès de l'industrie et familiarisé avec la mécanique, puisse apporter ^ toutes les améliorations possibles au mode de fabricajtion. » " Le conseil d'administration, finalement impressionné par l'implacable_ concordance de l'impression des enquêteurs bisannuels, tenta ' de décider les ouvriers à se conformer à ce vceu, dicté par le bon sens lui-même. D'em-r blée, il rencontra de leur part le ((mauvais vouloir évident » constaté si amèrement par la première commission. Et ce mauvais vouloir ne céda devant nulle instance. Ce n'est " qu'au bout de plus de quinze ans que ,de " guerre las, le conseil fit un acte d'autorité et plaça à la Verrerie, en qualité de directeur, 5 un jeune ingénieur, M. Spinetta. ^ * * # II n'y a pas deux ans encore que M. Spi-. netta a fait son entrée à Carmaux. et voici la deuxième fois que, démissionnaire, U en sort. L'an dernier, au mois de septembre, sa - première démission lui fut imposée pan* la L grève. Il avait eu le tort, très grave, en arrivant, de rompre avec toutes les routines qui régnaient à la verrerie. Il avait bousculé, lui, . intellectuel, toutes les idées arriérées chères aux vieux de la maison. Sous son énergique , impulsion, le matériel avait été transformé, la fabrication modifiée. Il y a lieu de penser . que ses idées avaient du bon, puisque, au bout de six mois, lia vente s'était relevée 1 assez pour rendre nécessaire la construction ] d'un nouveau four. Mais on lui en voulant ' même de ce succès patent, obtenu en dépit « de l'avis du personnel, non consulté. Et surtout, on lui en voulait de la raideur avec la- 1 quelle, socialiste convaincu, il prétendait, 1 dans la pratique, appliquer dans la verrerie, les doctrines égalitaires. Ne s'était-il pas ] indigné, dès son arrivée à Carmaux, de voir de malheureuses femmes travailler toute la 1 journée à raison de 1 fr. 25, tandis que les.i souffleurs touchaient 10 francs de paye et nlniifi l Et ne tendait-il oas. en tout, à réfor-I mer cet esprit insupportable qui, depuis, toujours, se passait à la Verrerie, au bénéfice et de l'ayeu des militants les plus ardente! On lui fit, d'abord sourdement, puis par touf les moyens, !a £ueire. Une commision d'enquête fut institué# !e, dont faisait partie le citoyen Pataud, _ qiî depuis, lui donna raison. Les ouvrier», .u| exaspérés, eurent recours au sabotage. A r£s l'occasion d'une fête, ils laissèrent éteindr| deux de leurs fours sur trois, dont coût quelques milliers de francs à passer à profits e£ pertes. L'assemblée générale des actionnaire* les en blâma et chargea M. Spinetta de me» ,,,t nacer de l'expulsion, ceux qui ne se soumet ' x traient pas. Us répondirent par la grève. Su< '1 quoi, l'ingénieur-directeur, voyant péricliter l'entreprise à lui confiée, démissionna. P?" Le conseil d'administration vint à bou$ d'arranger les choses et M; Spinetta, sur sei "î instances, retira sa démission. 1: ' Voici qu'on apprenait tout à coup, il y a »_ ~ trois mois, que i'ingénieur, après un a a d'efforts couronnés de succès,venait de démis-sionner encore, et cela, cette fois, non seule» s/_ ment à la surprise, mais au grand émoi de* u verriers, qui, publiquement, protestèrent or_ qu'ils n'y étaient pour rien du tout. De sort côté, M. Spinetta, l'autre mois, tout < n met» tant formellement hors de cause v — nne» de la Verrerie ouvrière, demand. 1 u conr w seil d'administration, à son ehoi. m cYbat né- Puhtôc ou 'a constitution d'un jury d'honneur, .j-jç Le conseil cTadmirislratirn. au scandai»1 de# ule vient de refuser l'un et l'autre, f je le personnel ouvrier vient de déléguer à Pari# u quelques-un; de ses membres chargés blleité* "gjj' ralemeit ci exprimer à 1 c-x-directeur leur aJ sympathie pour sa personne et leur admira-tion pour son œuvre, et d'exiger des adtn'a'A-traiteurs la convocation immédiate d'untf me assemblée générate extraordinaire des a*±iorw Âu naires. * re. Les délégués, fort bien reçus par M. Spiv ce" netta, ont essuyé un^ refus pur et simple du-conseil d'administration. Ils n'ont, d'ail leur», pas désarmé, et l'on va jusqu'à dire que le* on verriers sont résolus même à aider ae leur» ser deniers M. Spinetta, pour lui permettre dj nt vivre jusqu'au mois d'avril, date statutaire $ ' laquelle doit se tenir l'assemblée général^ er- ordinaire des actionnaires. *n/l- Il semble bien, en attendant, que la Ver-ro- rerie ouvrière, qui ne bénéficiera guère cK ■>U;t tant de débats successifs, n'a plus rien, qui, en fait, la différencie de ces verreries patro. >nrt; nales contre lesquelles, en 1806, on la dressa^ >u_ av3C tant d'emphase. On lui a donné, malgré >nit elle, un directeur, et, malgré elle, on le 1m >a- ôte. Que devient donc, dans tout cela, au* \eux des militants conscients et de M. Jaurèf lui-même, le principe sur lequel c se vante à de la fonder ? >ar E' K EXTÉRIEUR rranc Le président en quarantaine De Judet dana 1' < Eclair » : Depuis le 16 mai, depuis que la Ropufc que appartient au parti républicain, jami une querelle aussi aigv.'i que celle qui oppe le président à son propre ministère n'a ec) té avec aussi peu do ménagements. L'abandon du voyage que M. Poinca avait accepté de faire à Péronne ne peut pl être expliqué par de simples raisons de oc venance banale; le chef de l'Etat s'était e gagé et il s'est dégagé, parce que sou c binet lui interdit de tenir sa promesse < lui crée des difficultés qui équivalent à u défense absolue. Il est bien inutile de me quer sous de vagues informations embarre sées un malentendu aussi net, exprimé d' ne façon brutale par des moyens presque d: courtois. Sous la fiction des formes officielles d'e protocole émollient, l'état de guer s'est manifesté. La chute de M. Bartlu fut saluée par les cris de j^oie des radicai autant parce qu'elle les débarrassait d'ui politique détestée que pour le contre-coi porté plus haut: à l'Elysée. Lee hésitatio: dont le public s'est étonné au cours de crise n'ont fait qu'accentuer l'échec persoa-nel de l'homme dont la foule acclamait pa tout la parole parce qu'elle est sympathiqn et conforme à ses idées. Il est possible que président ait été fort empêché, dans los lin tes de la Constitution, d'agir mieux ou a trement: mais l'opinion s'émeut d'abord ce qu'elle comprend le moins; elle ne se do no pas la peine d'étudier la procédure q régit les rapports du pouvoir exécutif aj l'élu du Parlement, quand il est en mêi temps l'élu de la France. Elle avait cru q le enoix: d'un chef correspondant à d«a se timonos populaires et à une évolution c si rée dans la conduite des affaires publique était décisif; elle n'admet pas qu'on l'i trompée. . . Pratiquement, à partir d'aujourd hui, Poincaré sera par système ^ empêché de s vre sa méthode favorite, qui était de comn: niquer par des actes de présente quotidic avec les masses qui lui témoignaient une vour croissante. C'est, d'ailleurs à cause de succès visible, si redouté par les parlement >-— res, qu'il leur ect devenu suspect et qu veulent le ramener au rôle effaoé de pré dent soumis, à l'anonymat, de Fallières or la médiocrité de Loubet. S'ils réussissent éteindre le feu qui commençait à.l*>s inqu ter, s'ils ensevelissent leur adverè^>\e de l'indifférence et l'oubli, leur victoiie es*; as< u rée. Alors on voit difreilement par què?v,>^; sard la combinaison Doumergue serai- mu en échec et comment les prochaines ilectionf échapperaient aux radicaux. Au Conseil munic:pal do Paris Le Conseil municipal, dans sa séance d# nuit, a adopté une résolution donnant sa>» tisfaction aux revendications ues gaziert. Ainsi toute crainte de grève se orouve écartée. Le Conseil municipal a voté tous les bua* gets avant de se séparer. Allemagne Les incidents de Savtrne Saverne, 81 décembre. — L© parquet ayant fait procéder ce soir à des expériences d» tir au bassin du canal, on annonoe au'à 1» suite des constatations qu'il a pu ainsi faire, il apparaît comme à peu près certain aue les ooups de feu ont été tirés de l'autre cbt4 des chantiers. Par conséquent, de l'opinion des personnes compétentes, on ne peut admettre que le fonctionnaire ait é*é l'objet d'un attentat. Malgré l'activité déployée paf les autorités et la promesse d'une forte récompense, on n'a pu encore découvrir l'atv teur des ooups de feu. Angleterre LE PROBLEME DES ARMEMENT» Une étude de M. Lloyd George Londres, 1er janvier. — Le « Daily Chro* nicle » dit que M. Lloyd George a profit# de ses vacances pour étudier notamment U problème de3 armements. D autorisa le journal fr publier ses opinions. M. Lloyd Georg# Droit que le moment actuel est le plus favorable des vingt dernières années pour diminuer les dépenses relatives aux armements. Il en donne trois raisons: 1) La grande amélioration dan» los rapports anglo-allemands; 2) Les nations européennes concentrent maintenant tous leurs efforts 2u renforcement des armées de terre. M. Lloyi' George est convaincu que si jamais 1'Aile»:'a^n« avait l'idée de oontester la suprématie

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