La patrie belge: politique et littéraire

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15 August 1915
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s.n. 1915, 15 August. La patrie belge: politique et littéraire. Seen on 26 September 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/zw18k76s79/
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i" ANNE - N« 3! La numéro: 10 Centlmei Du Dimanche 1S AU Samedi 21 Août 191S La Patrie Belge Directeur : JBAN iS '1* 1515 S POLITIQUE BT LITTERAIRE HPa-r-a-lt; ton s i les c3.ixnstixc3n.es ^VBOOSriTBlVCBlSrTS : Uh an. . . France : 6 francs Etranger 8 francs Six mois . — 4 francs — 5 francs BUREAUX : , rue ides coloitites (Bourse) paris RÉDACTION ET PUBLICITÉ DE 2 H. A 5 H. axxx: lDTj.resnj.2C citj. jo-ixrxial BRUXELLES SOUS LE JOUG L'artillerie allemande parquée au Palais de Justice menace la ville en cas de rébellion. Document et cliché « Patrie Belge » Delenda est Germanie Après une année de guerre où l'Allemagne accumula les lorlaits les plus monstrueux el les plus cyniques, l'Empereur Guillaume, par le moyen de ses « pacifistes » professionnels essaye d'amener les Alliés à la paix de son choix, inquiet de l'intervention de certains neutres balkaniques, impatient de disposer du fruit de cette victoire stérile tfui a nom « Varsovie » et c''ailleurs on proie à la terreur au châtiment légitime, le sinistre assassin s'épuise en manœuvres sournoises /pour .imposer au tsar la paix, une paix singulière, indigne d'un homme loyal et digne de l'homme qui a élevé le brigandage à main armée au rang d'un système stra-tégique, qui a organisé le pillage méthodique des territoires envahis et le massacre persévérant des populations civiles. Cette paix précaire, .Nicolas M l'a repoussée avec le mépris de l'honnête homme, froissé qu'on ait osé spéculer sur une mauvaise foi inexistante. L'Allemagne, dit-on. a renouvelé à l'égard c'e la Russie la manœuvre qui avait si pitoyablement échoué auprès de la France et des Français : elle a offert la paix et son alliance, à condition que l'allié d'aujourd'hui se tournât contre ses ailiés d'hier. Toujours la ^ méthode du « chiffon c"e papier » ! Toujours cette mauvaise foi germanique, qui, de nos jours, a pris la place que Carthage et les Carthaginois tinrent dans l'histoire des traités. Carthage et les Carthaginois signaient leurs engagements sur le sable, et cette absence de scrupules causa la perte de Carthage. « Delenda est Carthagu ! » ne cessaient de répéter les citoyens romains. Il faut abattre Carthage, sa puissance et ses richesses ; il faut anéantir cette orgueilleuse rivale de Rome, qui tend à accaparer tous les marchés de l'univers et à. déployer sa domination sur l'Univers entier. Il faut détruire Carthage, et n'ayons de cesse que le monde soif rendu à la liberté et que Rome affranchie puisse réaliser comme il faut son expansion intégrale. » Contre l'impérialisme industriel et commercial, contre l'impérialisme militaire et politique de la monstrueuse Germanie si splendidement exprimé par la gigantesque Germania de Nie-derwald, que les Ailiés adoptent le « Delenda csl Lier mania ! » Oui, périsse cette Allemagne, objet de haine et de réprobation des intelligences civilisées, cette Allemagne dont l'idéal de conquête économique s'appuyait sur un militarisme forcené, monstrueux ! Le rêve énorme immense dm « Deulchs land ûber ailes » s'effondre peu à peu. Les Allemands,enivrés d'orgueil,chauffés d'ambitions néroniennes. visaient la submersion totale du marché universel. Le monde entier, inondé t'es produits que sans arrêt livraient les usines et les manufactures allemandes, pré-senlait un marché bénévole aux "juace-ments de tous les objets de consommation. dont l'Empire et les royaumes de la Confédération regorgeaient i l'étouf-fement...Aussi,l'initiative d'une conférence des nations alliées en vue de l'organisation de la lutte commerciale et industrielle avant la fin ds la guerre fa.it honneur au gouvernement belge. G'eist dès l) présent, qu'il faut songer à « l'après ,guerre »>, c'est aujourd'hui qu'il convient d'établir la frontière inlranahis-sabib aux produits des ..mpires ennemis, même s'ils sont affublés d'un faux-nez, grâce à la complicité intéressée d'Etats neutres. Ingénûment, les prisonniers, que nous faisons dains les tranchées ennemies, avouent leur intention de reprendre leur emploi de jadis, leur commerce prospère à Paris ou à Bruxelles, à Lille ou à Anvers. La Germanie ne sera pas abattue, quand les troupes françaises, belges, anglaises, dicteront la paix à Berlin, quand les Russes, ayant surmonté la mauvaise fortune et pris une éclatante revanche, auront envahi — définitivement cette fois --la Prusse orientale et imposé a Vienne le sipectaole de la décile mee dea Ilabsbeui Seul le blocus économique le plus strict devra précéder le dcmomfrr cmenl. die t>eit<te Allemagne, dont les folles et odieuses ambitions cesseront, d'être le cauchemar die l'Emrope- La lutte gigantesque de l'heure présente n'est que la suite fatale de la formidable pression économique opérée par l'Allemagne sur la France, la Russie, l'Angleterre. L'excès de production l'a conduite à évincer les nations voisines de leurs propres marchés. Celles-ci ont résisté ; et la Germania engagée par se9 industriels, ses financiers, ses hommes d'Etat, fut contrainte de poursuivre son entreprise de conquête économique de telle manière qu'on allait latalement au-devant d'un conflit. Ce conflit, ces méthodes fuient, au vrai, inspirées de redoutables perspectives : la surabondance de la production entraînait l'arrêt du travail dans ■les -usines ; "le© entreprises imprudemment, avonturenisemenit conçues aboutissaient à la ruine de crédit et à la faillite des organisations « kolossales » (comme le Norddeutschter Lloyd ») ; de là le spectre de la misère ouvrière annonciateur d'une révolution Ihostile aux gouvernants affolés de domination mondiale eit incapables de pourvoir sagement aiux conséquences de l'Allemagne, pays agricole métamorphosé brusquement en nation commerciale et industrielle.Le nœud de la guerre n'est, pas uniquement le droit des nationalités' ; l'avenir matériel des peuples y joue un rôle capital, el la grandie et admirable nation anglaise, avec ce génie praiâque et réaliste qu'on n'enviera jamais assez, se rend parfaitement compte que lTidéal de l'Allemagne n'est pas seulement. la puissain.ee mondiale, c'est i'as-servissemenl à son profit de tous les débouchés de consommation, de teille sorte que les nations ne pourront vivre que suivant son bon plaisir. L'Allemagne veut nous mesurer jusqu'à nos facultés d'existence. Cotte nation féroce doit disparaître. « Delenda est Germania ! Delenda est Germania ! » Edouard André. —c LES BRAVES Sont nommés chevaliers de l'ordre de Léopold : Le sous-lieutenant Preser, des obu-siers de la 2° division d'armée pour s'être signalé d'une façon spéciale le b mars 1015 à Sainl-Jacques-Cappeire où il a fait preuve d'un courage et d'une bravoure dignes d'éloges en continuant son service d'observateur malgré un tir précis de l'artillerie ennemie , qui avait démoli son observatoire ; Le premier sergent Viaene T., du 24' régiment de ligne. Le 10 septembre 1SH4, à Termonde, s'est particulièrement distingué dans ses fonctions d'agent de liaison. Le 16 dito, il porta, au péril de sa vie. un ordre de retraite, ce qui permit à l'unité de se retirer du combat sans pertes. Le 3 octobre, étant en observation il fut blessé S l'œil droit et fit preuve, en cette circonstance d'une maie énergie. mm nous Devons mi A NOS SOLDATS C'est une histoire bien triste et bi«n vilaine que l'on m'a racontée, q-ue je vais vous dire ici. Je l'écris pour toutes celles - mèrefe, épouses,, sœurs, parentes et amies, q»i ont un être cher là-bas où 1 on se bat st qui souffrent d'une affreuse angoisse. î Dans quelle famille n'y a-t-il pas eji ce moment un homme manquant nu loyer. — Bien -peu nombreuses sont femmes qui ne s'éveillent pas brusquement la nuit prises du même cauchemar, avec cette lancinante pensée : — Où est-il ? Vit-il ? N'est-il pas mort ei m'appelant ? Ma triste histoire la voilà : , l ït'-i.untfui» môlMÏiSij' dont le ai.'* était à la tranchée faisant braveiniiit son devoir de soldat oubliait à Pa is ses devoirs d'épouse. Alors une « borne amie » envoya à l'homme qui dans, le Nord détendait son pays, la lettre anonyme dénonciatrice et malfaisante qui arrive 'toujours, celle-là, pour l'aire du malheur I Et là-bas, l'homme eut un coup de folie, et déserta — et l'abandon de ce poste fut une chose grave pour nous. Or, comme je sais, par moi-même, qu'en ce moment plus que jamais on se sert die celte arme des lâches, mon histoire, qui n'est que trop vraie, malheureusement, et trop fréquente, hélasl voudrait n être pas le banal récit d'une mésaventure conjugale, mais la preuvo qu'il est utile, qu'il serait nécessaire que la 'police intervint dans de pareils cas pour faire des recherches et des exemples. Que ceux et celles q.ui ne comprennent pas , l'atrocité de cette action cent lois plus abominable encore en temps de guerre, soient sévèrement punis, les conséquences de ce genre d'infamie privant à l'heure ac- mérite pas l'individu qui en est la cause ? Avons-nous le droit de penser à nous-mêmes en ce moment ? à nos petites affaires, à nos querelles, à nos vengeances ? quand il s'agit de notre sol natal â reconquérir, de notre Patrie en danger pour laquelle luttent nos hommes ? Ne devons-nous pas, nous, qu'on empêche de se battre près d'eux, les soutenir die notre énergie et-de notre courage, et relever le leur ? Devons-nous les tracasser de nos ennuis, de nos soucis, quand ils ont besoin de toute leur force morale pour nous défendre ? Non ! — la femme vraiment femme est devenue aujourd'hui une égale de l'homme, elle n'a plus le droit, d'être une poupée, un bibelot, objet exquis mais combien futile I et si elle est mère, quelle sublime mission que celle d'élever les enfants de nos héros ! Puis, au retour, après la victoire, quelle émotion reconnaissante ils auront les chers aimés, quand ils apprendront alors seulement les peines, les soucis, les privations et la misère souvent qu'on leur aura cachés: — pour qu'ils ne se tourmentent pas. Quant aiux infâmes envoyeurs die lettres anonymes, êtres viles et bas que le châtiment de Dieu atteindra toujours tôt ou tard, que la police enquête et punisse, quand il s'agit de jeter le trouble dans l'âme de nos soldats, car ce devrait être à cette heure un devoir 6a-eié pour tous que celui de protéger le moral do nos chers défenseurs. A Bruxelles, quand on prenait une femme oublieuse de ses devoirs dont le mari était à Liège, en train de « courtiser » comme ils. disent ià-toas, voici c,e que décidait de faire la voisine qui habitait le « qaai-Uer » d'au dessus : — « Après la guerre, je lui dirai que sa femme ça est une drôle et avec un garde civique encore \sais-tu, comme son mari ça est un carabinier cycliste, alors on ne « saurait » pas le démoraliser en ce moment, tu comprends ! >: Cola, on me l'a dit à moi-même, dian< un pauvre logis de la rue Blaes ! Bonnes petites amies françaises el plus particulièrement parisiennes, nié ditez surtout cela et croyez-moi, prenez exemple sur cette brave Flamande, sur son esprit simple, sur .son gras bon sens et sur don vrai patriotisme. Eisa Chislaine comtesse d'Oncieu, Voir en seconde page : Les Petits ennuis du Nouveau Propriétaire, dessin humoristique de notre excellent collaborateur Ring, de Bruxelles. <1^ . v ' ——-—~* ECHOS j « Ces Belges indécrottables ® Notre ami Sll Bissing, qui : ployait si gôn sement à nou oulquer les p jjX • îffl pes de la « Ipï de la fusillai eSI autres genti.i bien germant ; Ifissing a qui ïÊ Belgique et po&ie cie go neur général. 11 parait, d'après _ propres expressions, qu' « u i " '1er, à fane avec les Belges, qui gens sont indécrottables (sic). » Mais pourquoi sommes-nous « c roi tables » ? C'est que... nous ne Ions pas être « consolés ». Et. von Bissing a rappeié dans journaux allemands à sa solde se clarations en prenant possession di poste de gouverneur général : « t l'Empereur el Roi m'a confl grand honneur de gouverner la 1 que en son nom avec mission d'aic consoler les Belges. » lit c'e quelle singulière manière Bissing a entendu sa mission I II a tiplié les exactions, les délations emprisonnements,il s'est complu à régner un régime de terreur t cruauté sans exemple... Le pauvre homme ! Il s'en va n de découragement de voir mécor ses excellentes intentions. Mais est-ce que le véritable mot départ de von Bissing ne serait pas révocation sig'née par Guillaume s demande d'un Prince de ia famillf périale que le von Bissing aurait à Bruxelles avec des façons c'e pot accueillant son vassal ? .. Pour une lois, sais-tu, Monsico — Avez-vous remarqué, amis, lect que les journaux français, nutam les journaux parisiens, ont pre renonce, depuis l'héroïque défen: Liège, à relater des propos tenus p; Belges en projetant, presqu'à cl phrase : — « Pour une fois, sais-tu, sieur ?... » Cela, à ia longue, devenait par ment horripilant ! Un paraissai moyen de cette simple locution, table scie, baptiser tout persor sous les flots c'e « Marineken-Piss /i.Ton ce parler. Beaucoup finissaient par s'inia qu'une telle manière de s'exprime: tait de l'officine d'où provenait j; — As-tu vu Lambert ?... Ohé ! Ou : — En avez-vous des z'homai Quelles sales bêtes ! Kllles ont du aux pattes !... Pouah ! ! ! Au fond c'était une innocente r des boulevards de Paris qui pi daient ainsi se gausser des boule rte Bruxelles. Cela ne faisait de r personne, mais cette locution « une fois, sais-tu ?... » est heureuse réléguée dans le tiroir des plaisan démodées avec la vieille définitic la Miss : « Une vieille fille aux grandes c aux longs pieds, â la poitrine pl; l'égoïsme féroce, etc. « La guerre actuelle aura du r appris aux peuples à mieux se cc Ire et à s'estimer davantage. Elle ruiné la légende de l'i.mpassit égoïste Angleterre, du paçificfue i bonnaire Bruxellois, du Français vaniteux et incapable de patience. * * * Il y a cent ans. — Il y a cent ; deux mois environ que le feld-mai Bliicher, après avoir séjourné que mois sur le territoire belge, se dis à franchir lia frontière et à impose France la présence de « nos bons nos ennemis », comme on dis l'époque, sur le boulevard de Gai boulevard des Italiens du Paris d jours. Le 21 juin 1815, au moment de ter îles Belges Blucher éprouva périeux besoin de leur exprimer ses remerciements. Nous emprunt un confrère, qui a déniché ce doci d'une si rare saveur, des passage les circonstances rendent partiel ment curieux : a Braves Belges ! Nous avons et casion d'apprécier vos vertus, êtes un peuple loyal, brave et nob Ici rappelons que Blucher éta des plus féroces soudards de Se jesté Prussienne. Et ce soudarcl cuse ensuite, de façon fort < d'avoir imposé trop longtemps « braves Belges », la présence « reuse » des deux ou trois cent Prussiens, qui dormaient Parmi Frédéric-Guillaume fil Dans les circonstances présent fin est à citer tout entière : « Adieu, braves Belges ! Le s nir de l'accueil hospitalier que LES AMBULANCES BELGES 3UU . M. I,'Institut Dogneaux à Juraeit (Charleroii ', Document et cliché « Patrie Belge » elgi- er et von mul- nous avez fait, ainsi que celui de vos , les vertus, sera gravé éternellement dans faire nos sœurs. Que le Dieu de la paix pro- ?l de tègR votre beau pays ; .qu'il en éloigne pour longtemps les troubles de la guer- nipli re ;-soyez aussi heureux que vous nié- nues riiez de l'être. Adieu ! » Et aujourd'hui... if du *** ; une Depuis l'année 1100... — « La Polo- ur la gno lutte contre la race allemande de- ! Im- puis l'année 1100 et elle sait mieux que reçu n'importe quel allié de la Quadruple entât Entente ce que vaut la paix avec la ""twse. » r 9 courageux organe poionià, yoûraal ctés eu'rs' Polonais résidant à Paris, répond par ment avance aux pessimistes capables d'ima- .Slm0 gnier que la prise de Varsovie et les e de promesses théâtrales du Kaiser vont ra- u. les mener la Pologne et les Polonais sous aoue 'a 'u,e"0 germanique. D'ailleurs, ce malheureux pays, si M0n_ fréquemment démembré, témoigne de son hostilité, do sa défiance à L'égard faite- e ces Allemands, dont nous connais- fl au sons trop la fourberie et les instincts de barbarie raffinée, et de quelle façon ina„t; irréfutable ! Paysans, Bourgeois, Etu- „ Çé- diants, Nobles, toutes les classes, toutes les catégories s'enfoncent à la suite o-jner des armées russes dans l'intérieur des ?sor_ steppes, dérobent leurs objets précieux [Cjjs . aux atteintes de l'ennemi ; brûlant les j' demeures, abattant les récoltes qu'ils ne peuvent emporter. •cls .> A ceux qui ignorent les dévastations p0i'l du passé accomplies par les hordes germaniques, l'exempïe des crimes alle- îanie mands sur la terre belge, suffit et Di- ^ten- nant" Malines, Namur, tant d'au- vards ^res' son'' marqués d'une impérissable nal à tache de sang et de boue, qui ensei- p0)1I. gne aux autres peuples la sauvagerie ment 1(1 mentalité impitoyable des peuples teries gouvernés par Guillaume II. n c|e Et pour nous autres Belges, nous devons faire nôtres ces nobles paroles des lents Polonais de Paris : « Remplis de dou- jtP Jeur et de désespoir, nous attendrons ' ' patiemment l'heure de la délivrance. » noins Mais cette heure, nous ne néglige- nnaî- rons r'en Pour hiSter sa venue. auni Et alors quelle beille revanche de la ],e froide cruauté de von Bissing et de l'or- >1 dé- gueil monstrueux de ses troupes, léger, quelle betlle revanche nous prendrons I Manneke. • O-f®*—< mset A Bruxelles écha.I >lques Le 21 juillet, la Belgique opprimée cé- aosait lébrait sa fête nationale. Que pouvait- r ^ la c]]e fajre ou cl i ve, elle qui est encore amis soqs les voûtes de l'église, un cri reten- ait, à ti se propagea, poussé par cinq ou six m, le pius éloquente, l'abstention et le silen- e nos ^e. Toutes ses boutiques, toutes ses maisons, tous se^ hôtels, comme par quu- une consigne, tinrent fermés leurs por- l'nn- tes,, leurs persiennes et leurs volets, tous Bruxelles était morte. On l'eût dit du ons à moins. Qu'y pouvaient faire les Alle- iment mands, sinon remâcher leur fureur 1 S.ÇIUC A Sainle-Gudule la grand'mosse était clière- célébrée. La Kommandantur n'avait pas prévu que la cérémonie se terminerait 1 ' oc" par la « Brabançonne », et tout à coup, \ ous sous ]es voûtes de l'église, un cri reten- [e-- B tit-, se propagea, poussé par cinq ou six it un mille poitrines, qui au moment où . Ma- l'ostensoir s'élevait crièrent : « Vive ,s ®x" la Belgique ! Vive le Roi ! » et dans Mvil;e, un chœur formidable, la foule entière aux entonna l'hymne nalional. Qu'on devi- °n,|5- ne la rage impuissante "de l'Allemand ,mille devant celle sublime lutte d'un peuple ;e de opprimé qui ne veut pas mourir. 's' 'a Dans notre prochain numéro : (0UVe. LA MUSIQUE WALLONE vous par le compositeur belqe Albert Laurent. Départ de Liège Le génie de Rubans veille ! Max Veyi/t. Dans l'ensorcelante mélancolie de cette lumineuse vesprée de fin d'été, les collines de l'Ouest semblent supporter des montagnes de nuages cendrés, vio-lâtres, ferrugineux — aux sinistiras crevasses d'augyiose et de soufre, aux changeants abîme® de la nuit. .u_-> Tassée dans sa couronne ovale de vergers et de boquetaux en amphithéâtre, la grande ville latine du Nord hausse jusqu'à mi-côte sa riante bataille die toits bleus et pers, pendant ique. vers Angleur, des fumées d'usine mêlent leurs lividités aubères el roussàtres, et que les clochera — sonores épaves de l'ancienne Principauté — noircissent dans l'atmosphère qui s'engrisailte, moelleuse. Mais bientôt, gigantesque éventail d'un ifeu rougi, pareil à du sang enflammé, l'éblouissante agonie diu dieu — Apollon, à l'incandescent quadrige ! — apparaît à travers des milliers de nues qui brillent, en celle brusque rafale d'or empourpré,- comme d'informes oiseaux incarnadins ou les irisations d'un Watteau frangées de grenat qui scintille, de vibrantes lumières et d'hyacinthe maladive. Tout le ciel semble un volcan qui saute sous la rage de l'éruption I Comme d'un tube entre les doigts du peinlre, des laves savoureuses et virginales . s'égouttent et s'éparsèment dans les bocages de Gointe qu'elles dia-prent de fleurs de braise pareilles, ô mes âmes ! défunts Edens ! à l'apparition de tous vos yeux, injectés de miséricordieux reproches ; tandis que, prise d'amour et d'émerveillement — encore émue aussi d'avoir vu là-bas une féerique prairie ombreuse, et des vitres désolées au fond lointain des arbres — la Meuse, avec ses milliards de rides errantes, n'est plus qu'une palpitation vermeille. Puis l'horizon entier devient un formidable incendie uniforme,•'si pur qu'il semble alimenté par un invisible brasier de roses naissantes, et dont une vapeur ondule et chatoie obscurément à ras de terre. Seules, quelques-unes semblent des eygnes de neige rosée qui planent sur un banc, c'e corail translucide.Voyez nombre de rues : d'immobiles fulgurations d'ambre écarlate pavoisent le haut des façades d'un profond embrasement, dont la nostalgique splendeur évoque les chastes contrées d'idylles qui ravissaient notre enfance. La bise épanche l'universel émoi des choses qui vont sombrer aux maléfices nocturnes, et les terrifiants secrets qu'échangent les dusiens et les revenants. Flambeau noir allumé d'une bandero'.Ie cramoisie, un mât s'élève sur l'orgueilleux catafalque de pourpre, aux stries d'amarante, où gît le eadavro du soleil. La moitié de Liège, transfigurée, se découpe surnaturellement dans les flammes ! Retournez-vous : l'autre moitié blêmit déjà dans une claire pénombre, sans être pourtant moins belle. Sa beauté se révèle toute intérieure, mystérieuse et nuancée. L'âme des lieux y rayonne. Le jour domine encore la nuit, niais il sera bientôt vaincu. La transition, d'ailleurs est ménagée.. Une fine dégradation de refiels ver-millonnés et citrin farde les corniches des quais Sur-Meuse et des Pêcheurs ; et l'énorme pont des Arches, athlétique vieillard, s'avive encore d'un soyeux et naïf incarnat. Puis vient l'agonie des

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