La patrie belge: politique et littéraire

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s.n. 1918, 18 August. La patrie belge: politique et littéraire. Seen on 26 September 2021, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nc5s757c30/
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JPOI^TÏQXI-B} KT WTTE?MAlKlj/ ^a.nra.ît. le jexxcLi et le c3.im.a,:n.a3n.e fSA-ffJ SYEjïSK® DI'ï«,TEUft Aoftesas T6ié«i»aph!c*;3 PAT RI BELGE -PAR 19 _A.Œ30J^TISr "Eïvl SOSTTS : Un an .. France: 10 francs. Etr«nger : 12 francs. Six mois — 6 — — 8 — Publicité au bureau du journal = RÉDACTION ET ADMINISTRATION : ô, ZBo-U-le^rscrd. des italiens — IE?.^_3SXS TÉILiÉFHOjsriîJ ; Central SO-4.9 SECRÉTARIAT POUR LA GRANDE-BRETAGNE : 4 Bessborough Street, LONDRES S.W. I. ABONNEMENTS : Un an : 8/-. Sis mois : 5/-. — Publicité au bureau du [oumal — TRIBUNE LIBRE LA FINANCE APRES GUERRE (Suite) I. La socialisation du crédit.— La Ban-I que qui a le privilège de l'émission des 1 billets et 4 qui en réalité tous font crédit, 1 l'ouvrier, le cultivateur,la fonctionnaire, ! le soldat., l'intellectuel aussit bien que le I commerçant, la Banque cependant no tsé sert de l'émission qu'au seul proili ]du commerce dont «lie escompte les ef-J l'els de commence. •La force immense que représente la ÎBuiWtaJiUé de confiance de la nation de-\ra.it, au «ouferaire, être employée à tour tes lès fins sociales. Le crédit au cultivateur, à l'artisan, au pécheur, au colonial. à l'inventeur, à l'artiste même, à iquiconque veut améliorer son sort-, en faisant une acquisition qui dépasse ses moyens actuels mais non ses moyens lu-furs échelonnés, —-ce crédit-là n'est pas organisé, il ne l'est même pas pour l'industriel dont .tes immobiilisaiïons ont plus de trois mois de date, pour les exportateurs qui .ne rentrent dans le pris de- leuirs ventes qu'une année après la ■livraison, il ne l'est pas pour les coopératives à peine pour les communes, et pas du'tout pour les œuvres d'utilité publique et sociale : assistance, entr'aiçle, cnsed«nemient, -sciences, a>m molral).& Le crédit n'a pas été socialisé. Il a été accaparé par et uu profit de quelques-uns. Et cette injustice est d'autant plu» 'frappante qu'il ne s'agit pas ici d'une richesse produite par la nature, telles que mines chutes d'eaux ou terres nouvelles, mais d'un moyen d'enrichissement à la tormation du-quel coopère tout ■membre de la société par le tait de la, •epnllance qu'il accorde à l'instrument du crédit il y a là. de pressant desiderata. - c.-ite aûdajtsawént-an-çi'am « pat \ conséquent de la monnaie, est en rapport direct avec le problème général de la socialisation et les moyens d'assurer ■à chacun une minimum d'existence. La ■guerre, à ce sujet, nous a apporté quelques leçons imprévues : i° Le ration-înement qu'elle a institué a, en effet, introduit pratiquement un principe nouveau de l'économie. Quels que soient les mey.éns d achai dont dispose un individu, il ne peut plus actuellement se procurer certains produits qu'en se conformant à certaines règles dislrtïmlives. Les cartes de pain, de sucre, de charbon, d'essence, de viande, sont venues constituer pour lui en quelque sorte une deuxième monnaie. Sans leur complément la première demeure inopérante. IBien analysé, ce fait nous révèle l'exis-itertee actuelle pour chacun d'un droit social à une quote-part de l'ensemble des produits dont dispose la nation-. Ce klreit vient, se superposer au droit individuel. à user de sa monnaie, c'est-à-dire de sa propriété ; il le limite et le conditionne dans un intérêt général supérieur. Chose remarquable, le droit social a tout de suite pris la force du droit individuel, si bien que, depuis des mois, on les voit fonctionner l'un et l'ai lire, .•parallèlement, représentés tous doux par titres qui en sont les équivalents symboliques, ici les tickets, là les. billets de banque.-. Cette invention trouvera certes, des explications après la guerre quand il s'agira de réaliser certaines mesures de justice sociale eU de démocratie économique. .. ■ 2* La guerre nous a fait faire la connaissance de la souscription obligatoire aux emprunts (en Allemagne, en Hollande). C'est là une forme de l'épargne obligatoire. Elle n'est pas la seule à entrevoir- L'épongne va se dédoubler db plus en plus en collective et en individuelle. Un outillage économique national créé et exploité, c'est 1 épargne collective puisqu'il ne peut être formé que par voie d emprunt ou d'impôt semblable. Cet outillage a une énorme valeur, il procure des utilités similaires à 1 ou* .tillage privé que -chacun doit établir à j'aide de ses pi-opies ressources ; 3° La guerre nous a apporté encore une autre leçon en matière de socialisation du crédit. On s'attendait à une répression industrielle générale et voici au contraire ique les industries qui1 ont pu (travailler se sont montrées presque florissantes. La cause en est aux milliards mis en circulation. p.ar les gouvernants. l'industrie a pu s'en tenir à sa fonction piopre : produire pour les commandes faites au moyen "d'avances facilement consenties. L'œuvre industrielle est retardée, dénaturée, compromise souvent quand les ^hefs doivent et chercher des commandes et négocier des crédits. Que les commandos viennent à se tarir, que le marché monétaire se contracte, et la crise industrielle apparaît. A 1 avenir, l'industrie aura, ù se poser sur un programme national de travail et de production élalïoré la fonction de l'utilité se tuile.' Toutes Je? grandes- usines au ront à coopérer à sa réalisation. Un office central, contrôlé pair ^Gouvernement et en relation avec le consortium assurera la coordination des commandes, de manière à éviter chômage et production d'inutilités ou superfluilés. Cet i office procurera, auprès d'un service financier national,tout le crédit nécessaire. il utilisera ainsi a-u maximum la force de confiance qui doit faire lever les moissons industrielles. # * * L'Internationalisation da crédit.. — Ele va èlTO une autre conséquence des événements actuels. Nous marchons •tout droit à une grande Banque internationale. Sans une coordination financière supérieure, toutes les mesures nationales de reconstruction seront instables. S'imagine-l-on les Etats se concurrençant entre eux pour le placement de leurs emprunts ne cherchant pas à s'entendre pour protéger leur marché finan-> cier contre l'ennemi d'hier, désireux d'y venir puiser, se désintéressant du change des pays qui sont leurs débiteurs ? Mais, la Banque internationale, c'est, en perspective, un .système monétaire, universel et un bUlet de banque mondial. Chaque ffilat garantirait ce billet à concurrence des crédits dont il aura pu réellement disposer. Le crédit international superposé au crédit national serait l'analogie de la réassurance nationale superposée^ à. l'assurance nationale. Avec le système actuel de comparti-mentation financière, comment entrevoir jamais le remboursement, ou la consolidation de mille ou quinze cents mil-ir.ïTUs qu<: ta guerre aura c'aiits aux Etats ? C'est pour chacun d'eux la banqueroute nationale ou c'est la faillite des individus succombant sous l'impôt. (Charles Gieve a calculé et établi que le budget français menace d'absorber après la guerre, la moitié du revenu na-tk-nal total d'avant la guerre.) Un système qui considérerait communes toutes les dettes nées de la guerre mondiale, en répartirait les charges entre les filais au prorata de leurs habitants. En y ajoutant une dette de i aix, dédiée à là reconstruction et formée de 1.500 autres milliards, soit un apport à cOté d'un passif, il faudrait que toute la population du globe garantisse le service de 3.000 milliards. A raison de i.SOO millions d'êtres humains, cela ferait pour chacun une part sociale de D.806 francs, soit à 5 0/0, une_ cotisation annuelle ou un impôt d'environ 84 francs. A première vue cette charge serait supportable Mais il ne faudrait- l'admettre que si en même temps des mesures internationales étaient prises^ : a) pour mettre en état de productivité les colonies et les pays arriérés dont les habitante seraient, sinon incapables de pourvoir à leur quote-part ; b'; pour as-s'urerà tout être humain un travai suffisamment rémunérateur F°ur cu'il jouisse d'un minimum d'existence et puisse supporter sa charge d'impôt ; o) pour stabiliser les prix des articles de première nécessité ; d) pour empêcher les fluctuations arbitrales du pouvoir d'achat de la monnaie. Dans ces conditions la delta des Etats se transforme en un véritable /onds social desliné à-assurer le prem ier établissement de la nouvelle civilisation.. Chaque homme devient véritablement l'actionnaire, d'une Société économique des Nations, placée à la base d'une Société politique des Nattes. Au lieu de payer ses actions en une fois, il les paie par annuités équivalant à l'impôt et les dividendes, il les reçoit on nature grâce à la jouissance d'un milieu de mieux en mieux adopté à ses -besoins et paix c-r-forls qu'il doit faire pour y p.Q.urvo.ife. A * Conclusions. — L'exposé de ces quelques faits montre que nous assistms à d'immenses transformations économiques et nous devons en entrevoir de plus grandes encore. C'est que nous v.tvDns à l'heure émouvante où l'utopie devient réalité. Nous ne sc-mmes plus à la spéculation pure, mais dans la vie : In Ùla aginius movemur et su-riixts. Une fois les premières désarticulations produites, de l'ancien ordre des chosesr le processus.des transformations semble automatique et la face des pro blêmes est modifiée dans une mesure que nul de nous n'aurait pu imaginer. De la discussion sur le privilège de la Banque de.France, nous les Belges, nous devons, dès à présent retenir ces coud usions : I. Le crédit doit être réorganisé en" tenant «ompte à la fois des leçons do la guerre, des progrès de la technique financière et des justes desiderata formulés avant les derniers événements.ij 2. Ce n'est pas de pièces et de i lorceaus' que doit se faire cette organisation, mais selon un iplan d'ensemble soigneusement élaboré- La Banque de la Nation doit être l'agent d'exécution de toutes les parties ds ce plan, ou tout au moins l'organe de coordination de toutes les organisations spécialement instituées pour distribuer le crédit. 3 Ce plan et le système qui en dérive doivent être eux-mêmes en corrélation élroile avec l'ordre éesasraùfue instauré. Pour que'toute modification apportée à cet- ordre retentit sur l'organisation dm crédit, on ne saurait statuer de celui-ci sans avoir élalé au préalable devant soi le plan leul. entier, le plan lia- , ticna'1 et international qui doit présider à l'avenir à la production des échanges et aux exportations. 4. Commencer par consolider ou réformer le billet, de banque tout seul, c'est manifestement mettre la charrue devant les bœufs. PAUL OTLET. échos AU FOYER DU SOLDAT BELGE En présence de S. A. la princesse Pierre do Caraman Chimiay, entourée du. Comité du « Fov-er du Soldat lislge », d'un grand nombre de permissionnaires du Iront et de plusieurs personnalités civiles et militaire-;, .VI. le ministre Brunei a remis, au nom du. Roi, la médaille dis' la «eine Elisabeth a Mme Marcello Paseoi, darne infirmière de l'Assistance publique^ la dévoué directrice de la section uu quai d-e Valavy du « Foyer du Soldai Betga ». En dh-s tenues élevés, le ministre a rappelé les grands services rendus par cette buiuïvi Française. Plus de trente œill>e ner-i:!ÏSEionnaàrS3 ont passé par la section dont elle a la chaîne. Tons y ont trouvé l'accueil lé ehOTiafïnfc ï'il'tision <te qtltf.tjncs Jonins passés en famille et les soins, maternels dont leur cœur est sevré depuis si longtemps. r .DH I D'innombrables bu'iouets et gerbes on. été offerts à Mme Pascal par Bus « jas » belges, par nos jeunes boy scouts, gui avaient tenu à assister à celte cérémonie, par le Comité, etc. —3f— LA CRISE DE VESSENCE On sait, que le O. M. P. (lisez : Gouvernement Militaire de Paris) a interdit l'accès des voilures militaires aux civils et que cette défensr est applicable aux voilures des nations alliées. itra;irra>'wKi, *: ». k m m ». m m; *. >«t m m » <* ■ kiribk««v ■ •««■;»! n m. i+ Censuré • k w * «r m * * • * *• i-- * •- * w « '* . ••>:**»' m> m m m w « .m «T . m- m) m v « » » • » * « • « • '« •: !» m * w • Ji fî f *9 f !■' * w v w I*I » i* • la' w m W V I) ^ t* «»•«:•«» C ^ •• NOTRE ŒUVRE COLONIALE Une Commission belge d'études coloniales a été formée en Hollande. Elle est placée sous le patronage de M. Renkin, ministre belge des colonies et sous la prési dence d'honneur de M. le baron Fatlûri, ministre de Belgique à 1 -i Haye ; la vice-présidence d'honneur est dévolue il M. Van der Meyde, consul générât ùi Commission est composée de Mgr le prince de Ligne, président ; de M. Léonce du Casli'ion, vice-président, et de M. Fraps Jansscn secrétaire général. I.c siège est à. La Ilave, Princegrachl, 40, où loute la dceumentatiori est réunie. Neuf sections ont élé formée : Amsterdam, La llave. Rotlerdam. Arnhem, Maes-tricht, Tilboùrg, Flessingue et les deux camps d'internes do Zeisl et d'Iîardcrwiilc. Qiaque section se subdivise en quatre sous-seclyins : Propagande, éludes, enseignement et questions économiques. Chaque section locale possède son budget spécial qui est alimenté par des dons, cl des cotisations. Tous les coloniaux, militaires et civils, se sont mis à la disposition de la Commission d'études coloniales- Nombre d'officiers internés de tous grades se sont toit un devoir do seconder l'œuvre do propagande aux Pays-bas. Des financiers, des industriels, dc-s commerçants, des intellectuels s'y sont intéressés aussi. La guerre et l'épanouissement- prodigieux de iâ colonie en pleines hostilités ont converti ceux qui doutaient de l'avenir de la eolonie. Tout le monde a compris la valeur inestimable des ressources en matières premières qu'offrira le Congo à la Belgique do demain. Tel banquier ho'lnndais émellad-il un paradoxe en disant qu'après, cette guerre la métropole dépendrait de sa co-I lonie 1 Le. monde des affaires de Hollande, si positif commence à s'intéresser au Congo, qui lui. était pre?que inconnu. On peut même ajouter que la Commission d'études «oto-n'iales, h peine en action, rencontre déià de l'appui et de la sympathie dans le monde colonial des Pays-Bais. Des conférences ont élé données par MM. le major de Wàlsebe, Côppietérs-van Caloen et L. du Castil'on. Un cours colonial est donné à Técole be'ge de La Haye, section de l'athénée, par. la lieutenant Mêla ancien capitaine-corn mandant de Sa force publique. L'enseignement colonial, qui se réjouit de l'appui de la commission scolaire néerlan ;daisc pour réfugiés, présidée pat' M. Otto, membre de la deuxième Chambre, et d ni le secrétaire; M. Verviers, se montre tlês sympathique à l'œuvre, sera organisé dans toutes les écoles moyennes belges, pour l'année lOlS-lO-19. On étudiera même l'organisation de cours coloniaux belges aux Universités de Leyde et de Rotterdam On y trouvera des éléments jeunes et enthousiastes. Ils produiront des études, des monographies, èlc. La Commission d'études coloniales s'occupe aussi des milita»es belges internés. Dm cours et des conférences pratiques seront organisés. On y groupe les hommes qui sentent en eux la vocation coloniale. Un petit noyau d'anciens agents coloniaux-rappelés sous .les c'rapeiniï, a!o>'s qu'ils se *u iiivàicnl en Belgique, eL actuellement in [ temés, a élé trouvé. Tous ces braves se [, sont mis à la disposition de la Commission, l'-s ne demandent qu'à travailler pour la grande œuvre coloniale. POUR NOS FONCTIONNAIRES ' Monsieur le Directeur, Comme suite à l'article paru dans votre estimable journal La Patrie Belge du | 11 juillet dernier, concernant la fameu-||se circulaire de Fln-tendance, permettez [«.moi de vous adresser quelques détails intéressants. Le peli! magasin privé où se ravitaillent e:i denrées alimentaires les fonctionnaires civils des administrations présente de glands avantages. Malhcu-scmeul seuls les agents des administrations résidant au Havre y ont droit. Le fait d'Iiabiler à Paris ou'd'a-utrés lieux, plivo du sérieux avantage do i-Kmvotr ïborder le petit magasin. Cependant M. Yandervelde a cru devoir bien faire,en autorisant à ses collègues ne fésiftcM pas au Ilavre, l'entrée des magasins de l'inteniitenço. Ne pour-lit-il pas. étendre sa Solti-^Hirle qu'aux "agériils belges des aiiniinistra-tions publiques et leur permettre à eux aussi l'accès des magasins de l'Intendance. V! Ne semble-l-il pas que les agen'.s de l'Etat Belge, dont les traitements n« sont pas"it comparer à ceux de Messieurs les ministres, puissent comme ce dernier atteepter avec plaisir la main secetirable de I7ntenuance ? Un agent de l'Etat Belge■ LES BELGrES EN SUISSE La fête nationale belge, le 21 juillet, a dù se célébrer dans l'intimité, sans manifestations publiques et joyeuses de la pari de roux qui nuiraient tu plaisir à. acckiincr iû diCLWîau b icolore et les hôles flamands ou wallons <le notre pays. La grippe infectieuse, dite « espagnole », et qui nous \ic-nt d'ailleurs et de p'ros loin ! oblige a prendre des .mesures. Les réunions publiques, partout où elle règne, sens* supprimées, même les cailles : il y a, tous les jours encore, quelques déoès de soldats patrmi les troupes à la frontière et en caséine : ici ou la les civils sont atteints mortellement aussi. Il a donc laite se passer de la manifestation traditionnelle rlbiis les centres d'internés en Suisse, en l'honneur des hùtes tejges. La grippe -n'augmente pas d intensité et Ton p'eut eaé&m qu'elle entrera bientôt dans sa .période de déclin; ; ejoulons que, si d'antres internés ont succombé à cette maladie perfide, ce n'est pas le cas d'internés belges, a notre connaissance. Par contre l'un, d'eux, M. François de Wllte 25 ans, domicilié à Glion-sur-Mc-n-treux, a été victime d'un accident dans les gorges du Chaudcron, une délicieuse promenade, où il a dû s'égarer cl a tait une chute. On> ne savait dopais une dizaine de jours ce qu'il étfut devenu ; on vient de retrouver son cadavre, avee une fracture du crâne, uu bas d'un tong couloir. Le 22 juillet, un certain nombre d marnés belees ont élé rapatriés, en France, iwinr faire place à d'auitres. Lépiaumie de grippe fera ralentir ou suspendr e les transports d'éwicués c-t d'intérims pendant quel-qua temps. La grippe a, tout- de même fait ocs vicli-mes dans les rangs des internés anglais, français et belges. Mercredi 7 août ont élé C. li hréès les funérailles du sous-lieutenant Cens ; il -avait été fait prisonnier en août llllt à Kanuir : il était inle-rné en Suisse depuis le mois de mai. L'abbé Vermant, le major Bech et le général Roncker de Wat-let, de l'armée belge, lui ont adressé un dernier ndieu. fjc sous-lieutenant Gens était l'enfant unique d'une mère veuve. — 13. Rg. B. IC >r n> n IC rr m ne f»: {r. r»: te rr m: ic t»3 ic w r» •»- y, m ir w to nr rr t«c tfi ir, t»; mi tr tr t.j t.] t»; nr rr t*' m: IK ir en la V « "0 V, nu rs; -f i.- it wj . '»• fj- • rt* •»* f#i f»î v rv f»' •»: r»: te a» t«j i«. i») ■ r,- i*. n; r»> r»> W m w i»; '•* ■•-" t*i r»; '* •• rf r». t*! w :«j ik •»' m ik m ih k t»: t») t«; '«j . ■» r#- >• -- r.- (»• »: r» r*-. :• /•! r*: ns i« [»: . •» m: f»: .»•. f.t v • • • • 'fi w a: ua & !•} Censuré • t te -<* f»" v "*'■ >* • '• ^ T- ^ ,r P" y « -r*» r»i c«5 f*' r*l mi B' #1 m (« w m ® ® tr tu in fi t r«* '*] r,- r»- m f»r m m r»: f»; i«i ici T*" w w >• « w •», '«t !>' m >»" w i« rr »■ .'*■ w M' m m •») w ur »' «" m r* •*' '*i f»- t if tu ai »i « v*- & «. »*»• r* «i ?*'■ »" i»1 w a; t«; f«* rr t«- m t«j n ■ i' f M n* v ® it ir wi ut »t B w * M n f • t >: ït ir tr m » ir. m t»: u: w »* « t»~ i«; m, y: NOTRE ARMÉE REFLEXIONS ET IMPRESSIONS IN MEMOR1AM En ce lemps l<i l'appel sonna aux cloches de nos beffrois, et dans les simples tours des paisibles villages. Parmi la lumière d'aoïit d'élonnants drapeaux tirent chanter la gamme lourde des couleurs, et, des campagnes joyeuses de moissons, des gens accoururent vers le tumulte des villes. La clameur de nos ci-lés s'exaspéra, doublée du heurt vibrant des tocsins, parmi les cris des foules, la longue stridence des musiques et le murmure grave des .cortèges. L'acier des armes neuves luisait, dans la goîre de la lumière, -et les mains tendues, vers d'invisibles autels, haussaient l'offrande des merveilleux el purs enthousiasmes. La guerre grondait déjà î%ux rives wallonnes. On parlait avec orgueil des devoirs, avec joie du sacrifice, et. avee confiance des lendemains. Soleil, fleurs, sourires, so mêlaient pour 11 beauté de l'heure belliqueuse. Les hommes brandissaient des -poings rugueux vers les fusils offerts, de lointaines; canonnades exaltaient les courages ardents. Les armées partaient vers le rauque bourdon des artilleries, et c'était toul un Peuple, gratin d. généreux, fort, honnête at vainqueur déjà qui s'en -allait vers les batailles, vers les dévastations et l'indicible souffrance, une fleur aux lèvres, et en chantant,. Théo. Fleischman. ï. P. V. En ces tristes temps, où tout est hors do prix, il est intéressant d'examiner un peu Tes trois, initiales qui servent Uâ .t Càl. . « L P. V. » signifient en tangage ordinaire Indemnité de pain et de viande. Pour gouverne, les susdits n pain el viande" » constituent presque la totalité de la nourriture du soldat, à part les petits vivre/ et sont, avec ces derniers, évalués 5 2 tr la ration ; autrement dit, la nourriture d'un soldat présent à. l'u-nilé coûte 2 francs. Mais si l'Intendance a besoin de 2 fr. pour nonrriirt 'un 'homme, il in'e-n est plus de même quand celui obtient une permission. En effet. l'I. P. V. fait apparition. En cFaulres lermes, l'Autorité estime que le permissionnaire peut s'en tirer avec O fr. 60 pour se nourrir, car 1T. P. V. va.ut 0 fr. CO et cela depuis 1014, alors que le prix de la ration de vivres complète "qui, jn 1914, était de 1 fr. 54 a été t>orté à 2 fr., i cause do la ohcrlé de la vie cl cela en 1917. Le poilu français quand il va en permission louche, outre sa solde, 2 franc* par jour pour se nourrir. Puisque 'îles- Alliés fre battent ipour une égale œuvre de justice, (pourquoi ne traite-t-on pas le ij-as comme le poilu ? Et puisque les permissionnaires français dé "tous rangs voyagent, graluitc-li enl, pourquoi -faut-il qw le permissionnaire belge dès qu'il est caporal, doive payer son voyage î Un Jas. LES AGENTS DE COMMERCE A la_ demande dé nombreux représentants. désireux de se grouper ei de ! rormer une Ligue, afin de revendique!' certains droils^et mieux encore pour sauvegarder leurs intérêts, je suis toul prêt <1 prendre les adhésions et à mettre en relations les personnes désireuses Je prendre rinilialive de créer les statuts d'une Association de. ce genre H suffira d'envoyer i;cs adhésions Ci M. Pierre De RycKe. Z. 02, Front Belge, FOUR L'EGALITE L'amHé royal du 25-G-1S1S juge qu'il est équitable de restituer aux officiers Vaticicn-nelé qu'ils ont perdue par suite de leur éloignenj&ht de l'année de campagne, pour blessure ou maladie résultant de leur ser. vice au front ou pan suite d'erreur ou d'omission.On reconnaît 3onc en haut lieu qu'on a commis des erreurs I Il y a longtemps que nous ne l'Ignorons pas l 11 est' temps que les autorités s'en aperçoivent. Mieux vaut tard que jamais. Auparavant, les officiers malades étaient privés d'avancement, puis impitoyablement mis ù la pension. Je fais exception, bien entendu, pour quelques-uns qui Ont bénéficié du « régime des catriarudes: » et qui sont toujours en activité. Aujourd'hui, les malades sont placés sur le même pied que les blessés et, dtés qu'ils .sont reconnus inaptes à l'Année de campagne ils ne son,t -plus frappés de la pension, mais ils ont invités à solliciter, en-déans les 3 mois, leur passage dans les S A (services administralffs). De plus, on né les prive plus d'avancement. Bravo ! La justice finit par avoir raison. 11 semble donc qu'on rompt avec les premiers crremenls, que l'on veut agir plus lo-giquemeut. plus loyalement, en somme selon le 'drrit. Car celle différence entre les malades du fait de la guerre el los blessés die guerre, en quoi se jusIULe-l-etlfe î Los uns cl les autres n'ont-ils pas sacri-, fié leur santé h In Pairie ? Les officiers pensionnés depuis le début de la guerre pour infirmilc incurable, ce ce qui est prouvé par leur dossier qui est au Ministère de la guerre, bureau des pensions, el qui continuent à servir dans des emplois sédentaires (services administratifs et autres) doivent-iis être considérés comm« moins méritants que les malades actuels qui sont, conservés en activité de service et qui sent autorisés à passer effectivement ■ dans les S. A ? Si I on Teetifie les erreurs, que l'on agissg franchement <-l qu'on n'en laisse subsister aucune, que l'on rende -i chacun ce qui lui revient, oue l'on, répare les souffrances tant morales que matérielles subies par un bon nombre de nos officiers, parce qu'ils ont eu le malheur de devenir malades incurables au lieu d'avoir .la chance d'être blessés. Un Omœa. NOMINATIONS (Suite) C) DANS l'iSriXTEtllB Colonel. — Le lieulenanl-oolonel Préaux. Li&ulc nitnt-cal o net, — Le major A. IL -M. Moulin (date du £6 mars 1918}. Major. — Le capitaine-commandant La-beau (idG mars 19IS). CapUainas<om mandant. — Les capitaines en second Verriers (2G mars 19'1S), Van de Plttc, Waltripoiit, Uccbet, Snnonet, Berge-, Cciyetle, Gastogne, Mathieu, Sondag, Berna, DeuCve, Wrbckiïa, Rieux, Dénie, Haiicux, Colline t. Van 4e Eoscli, .VIodave, Lallemand, Ameye, Crispieis, Bcclt. Macs; . JaequeL 'rrOlim .v neniy, V'erslraelSn, fioiv:iiinans, Botiiy, Wennebort, Bidon, Duquesne, Breycr, Philippin, Van Berwaer, llanncl. Capitaines en secim'l. — Les lieutenant» Da Bruyn (26 mars 1918}, Sonval, Laplan-ehe, Beglnuru Lieutenants. — Les sous-lieutenants Le. febvre (2C mars 1918), M aisselle (18 juin 1918}r Henrard, Croissant, Van den Berghe, Go. niand, Vandenbcrg, Ilubinont. Van den Bosch, Riolîir L., Rioliir J., I.oyenp, Her-messe. Ma.nlfer, Landfricu, Hfcrmans, Bo. lund, Dejardin, Lenoir, Van tseghem, Bous, celte, Lootjcns, Qément, Le Ilui," Mommaert, Ccrtlials, Dncssen, Van Nuffel, de Patoul, de Gi'oolc, Vandenhautc. Noteris, Deryck, Dockers, de Hcmptiiine, Tuteleers, Tack. d) dans lu CAVAtr.niR Cohnel. — Lo heulcnant-colonel Haff gelstecn. Capitaine-commandant. — Lo capitaine co second comte d'Outtremont Lieutenant. — Le sous-lieutenant comte de Boreligrav,o d'Allcna. C) DANS 1,'AnTILLERIB Colonel. — Le lieutenant-colonel Bernard. Lieulcnunt-coutnet. — Lo major Schouten. Capitaines-commandants. — Les capitaines cil second Richard, Swnlue, Lallcmàntt, "l erfve; Tbiryn, Bouloulto, Niçoise, Walens, Craliuy, Mollianl, Delhaise, Stevens, Desoi!, tîoels, Delvaux, Bech, Petit, De liocheter, Van Saceg^iem. Lieutenants. — Les sous-l-ieulenants Wa-lelel, Lejour, Gilles. f) DANS LE CÉNIÏ Capilair^'s-commandunts. — Les capilaN nés en second "Pricot C., Eckslein, DindaJ,-tsscreniant, 'fricot M., Stroobant, Renard, De -Mot, Barella, Jaumotte, Vandezandç, Boudin t. Gigot, Delforge, Kevers, Sevrin. Capitaines en second. — Les lieutenant» Maroye, Severin, Coris. Lieutenants. — Les soûs-lieutenants Ver-raes, Mcyers, Smal, Raes, Verwee, Carlier, Cnops, Radar, Courlois, Maquct. <7) dans n; coru's des m.wsronTs Capilaincs-cominaadunts. — Les capitaines en second Vandcbroeck, Met, VarpJen-bouihedo G., Vandciiboulied H., Plaetsier, pot tôt, Woutens. Lieut-cnanl. — Le sous-lieutenant Dengisu h) dans les "services administratifs Sous-inJendunt de 1™ classa. — Les sotrs-inlendanls de 2" classe Descbepper, Meuret. i) dans les comptables des coiu's ce 'inoupk» Lieutenan t-payeur. — Le sous-lieulenant payeur Van Besien. j] dans 1.es troupes d'administration Capitaine en second. — Le lieutenant Grt-gnard,k) dans le service de santé Médecin général. — Le médecin princL pal de l™ clause Maislriau. Médecins principaux de 1™ classe. — Le< médecins principaux de 2• classe MahiôUi DUpont. Médecins principaux de 2« classe. - Le* médecins de régiment d© 1" cl. CoUin,. De-gnée, Mpaaert Médecins de régiment de i™ classe. — Le» médecins de régiment de 2" cl. Dewandre^ Ilcrmank, Deelercq, Plus. Médecins de. régiment de 2° classe. — Lca médecins de bataillon de 1™ cl. Disolez, Do Block, Van Reeth, Focquet ljîlebvre. Médecin de. bataillon de 211 classe, — Le médecin adjoint Capart. Pharmaciens principaux de 1" classe. — Les pliarmaciens principaux de 1" cl. HtC-ceour, Tripels, Labasse. Pharmaciens de 2° classe. — Les pbarala* i ciens de 9" cl. Da Bougne, Dackwe-illor. (/I suirre.) r ClNQÛlgfiïËÀNNËe. — Îî" 251, 'fiôWtjîiÉ-OMl : TtHSÊ ?EMNY. —- LE NUMERO : îff CENTIMES DIMANCHE 18 AOÛT 1918.

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This item is a publication of the title La patrie belge: politique et littéraire belonging to the category Oorlogspers, published in Paris from 1914 to 1919.

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