L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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07 February 1915
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& 1 c Dirnariclbe 7 Février 1915 Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 51 ' "j, lï'Vt rïON \L)M I \ UTRA J IU\ II. RI l UOI (il-:. Il AN VF»S Pour BRUXELLES S'adresser à au» 8, RUP. I.fiOX FREDERIC 2s L'AVENIR RTTREATJX OTTVFRTS ii lu .< .ml: et .fc J.". 1 , heures \NNUNCE8 A rORPA-fr 103, place de Meir, 103 ANVERS Journal Quotidien d'Anvers SUEZ ET PANAMA II Mais le canal a su provoquer une énorme augmentation du trafic. Il fallait jadis aux vaisseaux partant du golfe d'A-den pour la côte de Malabar le même temps que celui, exigé de nos jour-, par nos grands paquebots, pour arriver de ia côte occidentale d'Europe au Japon et retour ; de plus, le trajet jadis si aventureux s'accomplit actuellement avec une sûreté et une exactitude qui se rapprochent de celle du service des chemins de fer. Le nombre de navires et le tonnage qui passent de nos jours, par ce détroit ne sont plus à comparer avec les statistiques d'autrefois. Les ports de la Méditerranée reprirent une grande prospérité. Marseille et Gênes sont de nouveau des ports de premier ran,^. La mer Rouge, jadis si déserte et si périlleuse, est devenue une voie sûre, sorte de canal marin, par suite d'un cordon de feux placés vers sou milieu, loin de ses dangereuses côtes ooralifères. L'antique ville d'Aden, qui, au temps de sa prise par l'Angleterre, en 1830, ne comptait plus que 000 habitants, est devenue aujourd'hui un important point d'irradiation du trafic vers les Indes et l'Afrique Orientale. Bombay qui,au temps de la réalisation du canal de Suez, était la place commerciale des Indes anglaises la plus proche de l'Europe, est devenue, depuis, line ville comptant des" millions d'habitants.Colombo, en Ceylan, se développe de plus en plus comme centre ::e trafic d'où rayonnent les lignes de bateaux vers la côte indienne occidentale, l'Australie, le golfe de Bengale et l'Asie orientale. Madras, Calcutta, Rangoon et Singapore sont des villes en pleine vitalité;Le commerce maritime de Hongkong se trouve, comme chiffre de tonnage, en première ligue avec Londres et Xew-V ork. Shanghai,à l'embouchure du Yangtsé, se révèle le port capital, international de la Chine, que l'on dénommerait volontiers le futur Londres de l'Orient. Le'service régulier de communications s'étend aujourd'hui de la côte Est-Asiatique au delà de la baie de Kiaoutcheou jusqu'aux villes commerciales de îa mer Jaune intérieure, avec Tientsin en tête, et même jusqu'à Vladivostock, pourtant si éloigné. Une. autre branche part de Shanghaï et va jusqu'au Japon. L'Archipel qui, dans cette cinquantaine d'années, fut de nouveau fermé par violence, à l'extrémité Est de notre canal mondial, possède à ce jour en Nagasaki, Kobe, Yokohama, des ports mondiaux de premier rang; de plus, il nous envoie activement des navires qui, pour la première fois, dans les entreprises commerciales de l'Asie orientale, poussèrent jusqu'à l'Est de l'Europe. Parmi les innombrables difficultés et obstacles que Ferdinand de Lessc-ps eut à surmonter pour la réalisation de son canal, il y en eut surtout un, bien plus ardu et pénible que l'alluvion nécessairement continuelle dès moyens financiers à créer, que la pénurie désolante de bons travailleurs manuels, le manque d'eau potable dans les sables arides du désert africain. Ce fut la formidable et opiniâtre résistance que l'Angleterre y opposa sans trêve ni répit par toutes les voies diplomatiques, parce que la réalisation du canal constituait, à sa vue, un danger pour ses possessions des Indes. Mais dès que la perspicace Albion eut reconnu que la réalisation de cette grande route marine était indispensable, elle modifia du tout au tout ses batteries et faisait volte-face; elle suivit un plan diamétralement opposé, notamment l'obtention en ses propres mains du contrôle de ce canal, nettement construit comme voie navigable internationale. Et en l'occurrence, l'Angleterre montra, une fois de plus, sa très grande confiance en sa puissance navale et financière, ainsi que son extrême habileté politique. Elle atteignit son but en achetant une importante partie des actions, en occupant militairement l'Egypte, pai laquelle le canal passe et à qui le canal doit revenir en toute propriété après le terme de la concession. Depuis Gibraltar, en passant par Malte, la Chypre, l'Egypte, Ferim, Aden, Ceylan et l'Empire indien, Penang, Singapore jusqu'à Ilongkonk, s'étend tout le long du canal une chaîne de places fortifiées anglaises et de ports d'abri pour les flottes. A cette savante tactique maritinro-militaire, aucune autre puissance ne put opposer quelque disposition tant soit peu adéquate. Néanmoins il n'existe pas, à l'oppo-site de la pratique ancienne, un monopole britannique du canal, mais les autres nations . puissantes prennent pari au trafic suivant leur importance et leurs intérêts nationaux ; à côté des lignes anglaises, nous voyons aussi, er une rivalité commerciale pacifique, de< lignes françaises, allemandes, autri chiennes, italiennes, hollandaises, espagnoles et même japonaises. Il est très important de remarquer ici que comme valeur du trafic, l'Allemagne tient la première place après l'Angleterre, alors qu'au début elle n'avait pris qu'une part insignifiante mais indispensable au trafic du canal, i Ses ports de Hambourg et de Brème situés jadis dans la contrée visitée par voie de nier par l'audacieux navigateur grec Eythcas sont à ce jour les points terminus européens du grand canal in-termaréen et interocéanien -— en tant: que nous puissions nous exprimer ainsi j en envisageant les relations d'affairés! qui comprennent et traversent actuelle-1 ment toute la sphère terrestre. ' I A côté de Londres de Liverpool et j d'Anvers, dont- la prospérité maritime' croît toujours dans des proportions colossales et dont le commerce et l'industrie peuvent être considérés à juste titre, comme des, plus florissants dans Un territoire petit par son étendue de surface, mais grand, très grand par ses opulentes! productions et ses initiatives grandioses, ] ces deux villes hànséatiques, je dis Hambourg et Brème, Sont les plus importantes places de trafic sur ce Canal (dont je suis obligé d'étendre le sens suivant les besoins de sa cause maritime). Et sur cette vaste route liquide les va • peurs colosses du Norddeuts.cher Llovd peuvent passer comme les plus brillants et les meilleurs bateaux de passages entre l'Europe et l'Est Asiatique. Suivant les dernières statistiques,'parmi les bateaux ayant passé en 1013 le canal de Suez, il y a environ 60 p. c sous pavillon anglais. Quant au commerce allemand dans le canal, il occupe le second rang, bien avant tous les autres, correspondant au 1 '4 du trafic anglais, en première ligne. Telle est l'historique-rendue aussi fidèlement que possible de ce canal, qui joue un rôle; prépondérant dans la splendeur grandissante du coniiuent . euro-, péèn et élans l'évolution nécessaire et salutaire des confins de l'Est Asiatique. NO VUS. . 10-7-1914. Echos Calendrier 7 lévrier. — Soleil, lever 7 h. 21 ; coucher 5 h. 06. Sexagésime. St-Ro-inuald, ab. ; St-Richard, c. 8 février. — Soleil, lever 7 h. 22 ; coucher 5 h. 07. — St-Honoré, év. ; -St-Jean de Matha, c. 9 février. — Soleil, lever 7 h. 21 ; coucher r> h. 09.— Mém. dé la Passion. — Ste -Apolline, v. ; St-Nicéphore, m. ; St-Ansbert, év. La prière pour la paix C'est donc aujourd'hui que sera récitée dans tous les sanctuaires de l'Europe la touchante prière pour la paix composée par Benoit XV. Que le Christ daigne exaucer cette supplication de tous ces peuples qui composent la vieille Europe, qui, depuis la naissance du Christianisme, l'a toujours honoré et cultivé et l'a défendu maintes fois au prix des plus grands sacrifices. Que le ciel accueille cette prière comme les pouvoirs temporels ont accueilli déjà les prières du même Pape en faveur des' plus malheureuses victimes de cette guerre, les prisonniers invalides. Que cette prière soit récitée, malgré des oppositions qui se sont fait jour pour l'interdire et la supprimer, dans toutes les familles de l'Europe catholique et chrétienne et que celle-ci voie poindre bientôt l'aurore de cette paix tant désirée.Les communications postales avec Anvers L'Association des firmes d'exportation westphalo-rhénanes Elberfeld a émis un vœu pour que les communications postales avec Anvers soient rendues libres afin de faciliter la valorisation des marchandises allemandes restées eu souffrance par suite de la guerre. Le chef du département des communications, au gouvernement de Bruxelles a promis d'étudier la question et de donner line prompte réponse. Gaz Depuis quelque temps déjà, l'éclairage et le calorique que nous fournit la puissante société anglaise la « Continental Gaz Cy Ltd » laisse beaucoup à désirer, pour ne pas dire plus. Par suite de la pénurie de pétrole, nous constatons journellement Je placement, surtout dans les quartiers pau-vres, du u vijf-cent j es-gaz ». Dans une i seule rue de la lOme section nous avons ■ compté hier jusqu'à cinq emplacements. Tout cela serait normal et ne donnerai L lieu à aucune remarque si la Compagnie du gaz servait sa clientèle consciencieusement. Mais, il y a un grand mais ! A ce propos, nous savons qu'il Çxisto dans une des dépendances du local de Tir, au Kicl, un appareil justifiant le pouvoir éclairant de la marchandise livrée par la Compagnie du gaz, sous le contrôle de la ville. Chaque mois un communiqué était fait jadis, aux journaux, donnant le résulta t de l'analyse. Nous serions très curieux et nos lecteurs aussi, de .savoir pourquoi cette opération a été supprimée.Les Belges enrôlés à l'étranger D'après les journaux de Paris et de Londres an a qbl'tgx: maintenant tous les Belges entre ;S et 30 ans à s'enrôler et à se soumettre aux exercices militaires. A Paris le préfet de la Seine a usé d'un truc pour faire marcher les récalcitrants, il a convoqué tous les jeûnas Belges dan^ une caserne pour leur faire une communi-ca'tion, mais une fois qu'ils y étaient il les considéra comme enrôlés et ne les laissa plus sortir malgré un grand nombre de protestations. A Londres et dans différentes viles d'Angleterre on employa des moyens semblables pour obliger les. jeunes émigrés à se mettre au service de l'armée. L'Académie des Beaux-Arts Elle a donc ouvert ses portes le 1er février, notre vénérable Académie des Beaux-Arts, et les candidats artistes dfc la peinture et du dessin peuvent donc mettre fil}, à l'oisivité forcée qui les a tenus éloigné de leurs études chéries pendant plus de quatre mois. Comme le directeur M. Jultaaii de V-riendt ne répond pas à l'appel et préfère rester en Hollande, c'est le plus ancien membre du corps académique, AL le professeur Dens, architecte, qui est chargé de la direction, par intérim. Quant à l'Institut 'supérieur des Beaux-Arts, il ne rouvre provisoirement pas ses portes. Internationalisme potager kLe petit marché qui se tient journel- 11e,nt place de la Gare offre cette particularité de nous apprendre que les choux- blancs s'appellent, actuellement choux allemands, que le beture est fait de lait « Echte melkboter h, que les oignons viennent d'Espagne, les carottes d'Amérique ; on ne dit pas la provenance des poules ni des œufs, etc. A voir les - établis » remplis de légumes et de victuailles de toutes sortes, ou se demande qui parle encore de famine possible à Anvers. Très instructif, une petite promenade matinale dans ces parages. Les Coiffeurs Les figaros ont beau être les gens te plus gais .et les plus pacifiques de la terre, ils n'en souffrent pas moins et terriblement de la guerre ! Ce sont d'abord les fournitures qui leur font défaut ! Le Portugal a beau ii£ pas participer officiellement à. la guerrt mondiale, la lotion qui porte son nom 11'est plus à obtenir chez nous, pas plu; que celle à la violette. On conçoit que dans ces temps terribles il n'y ait plu; moyeu de rien préparer à l'eau ele rose Et à l'eau de Cologne elonc? Elle" esl épuisée comme les autres. Il n'y a plus- de pommade hongroise cela se conçoit. Le hennin et les colorants fout défaut ! Et ainsi on voit vieillir doublement nos concitoyens qùaclra ou quinquagénaires ! La guerre leui donne tles cheveux blancs et cela devient en fait l'« irréparable outrage » Les coiffeurs ne peuvent donc plu; prélever les petits impôts indirects sui les rares clients assez bien rentés poui continuer à leur confier leur tête. Cai ces clients sont rares. N'avez-vous pa; remarqué que la mode anglaise des imberbes a disparu? Tel aussi que vous connaissiez pour sa physionomie anglaise dont il était un tantinet glorieux vou; apparaît avec une barbe broussailleuse qui le fera ressembler bientôt à Barbe-rcusse ! Ne croyez pas que c'est par antipathie.pour la perfide Albion ! Elle faii subir par. son figaro une partie de se; charges de guerre. Ce n'est pas juste. La guerre et l'Exposition de Ganc Un des navires coulés par le croiseui allemand « Enidén » était le « Clar Grant », coulé en octobre, dans l'océat Indien. Ce navire avait à bord les modèles, plans et cartes exposés successive nient à Londres {Roy al' Âcàdemy), Chel sen, Dublin, Belfast et Gand, par 1< ■< Cities and Town Planning Exhibition: Connnittee». Déjà"M. John Burns, président ele cet te commission, demande dans les jour naux anglais des fonds pour refaire uni nouvelle collection. Les collections per dues devaient être exposées en dernie: lieu à Madras, Bombay et Calcutta. U11 emprunt de guerre auversois Avant la fin du mois, notre conseil communal devra se réunir pour délibérer sur le budget de .1915. Il va de soi qu'il faudra uu tour de force pour équilibrer le budget, attendu que-les téquisi-tious ont absorbé des millions et que les ; ccettes ele la ville sont nulles. Et pourtant, l'échevin-des finances, M- Cools, s'est mis à l'œuvre avec courage:, aielé par le nouveau secrétaire communal M. Melis. O11 peut s'attendre à ce qu'un emprunt de guerre sera conclu, aliu d'ajourner à plus tard la mise en couverture du déficit énorme. « La Kommandantur » Ne vous effrayez point, mademoiselle* il ne s'agit pas ele l'organisme fonctionnant canal des Récoliets. Il s'agit d'une chose moins grave, mais — révérence parler — plus réjouissante: d'une pièce de M. Franz Fonson, l'un des auteurs du « Mariage de Mlie Beu-lemans », des « Moulins qui chantent » et ele la « Demoiselle de magasin ». (( La Kommandantur » se joue en ce moment à Londres, au théâtre Crité-rion. L'auteur situe son- action dans la petite bourgeoisie bruxelloise, et sa pièce, encore que d'une charpente peu soliele, permet la mise sur scène'de quelques types savoureux et croqués sur le vif. Il y a là-dedans de quoi rire et de quoi pleurer, tout comme dans l'histoire de Suzanne Beulemans, et n'est-ce pas que cette alternative de rires et de larmes, c'est toute la vie? Sachez donc que, durant les premiers jours ele l'occupation allemande à Bruxelles, le brave Jabot, fonctionnaire au ministère de la guerre, resté dans la capitale par ordre élu ministre, voit avec douleur « son » ministère occupé par les « casques à p'ointe ». Mais les choses s'enveniment pour lui , quand on l'arrête du chef d'espionnage, et lorsque l'arrestation se trouve sous la conduite d'un Allemand résidant à Bruxelles avant la guerre et qui avait vainement sollicité • la main de Mlle Catherine Jabot, l'héroïne de cette palpitante histoire. Or, il-se fait que... Mais à vouloir . vous raconter cela, nous nous embarquons dans une périlleuse aventure. Du reste, l'action importe peu. Il y a surtout les «types» qui font le succès formielable, à la vérité, de. ces1- actes : le Bruxellois gouailleur, frondeur, bon enfant contre vents et marées; et l'occupant militaire, un peu guindé. Ajoutons que M. Fonson a eu le bon goût — bien que sa pièce -fût destinée^ à l'exportation de ne pas faire la caricature ele l'occupant germanique: : ce qui prouve sa probité artistique et son dédain des succès faciles au milieu eles réfugiés à l'abri eles coups. Nous irons voir «La Kommandantur» — plus tard. L'industrie du gaz en Belgique « H et Gas », organe de l'Association eles fabricants de gaz .en-Hollande, reçoit une communication du sieur Cari Haas-ters, d'Utrecht. qui a passé une semaine en Belgique. La production des mines de charbon a ' été. beaucoup plus importante en décembre qu'en novembre. Si les expéditions ' du bassin de Charleroi.out diminué, par suite cl u manque d'allèges, celles du bassin cl' Liège et du Borinage ont progressé, surtout dans le Borinage. Les charbons du Borinage sont presque tous indistinctement envoyés aux ■ usines à gaz,ce qui permet de restreindre les envois de charbon de la Westphalie. J'ai visité entre autres lus usines à gaz de Bruxelles, Schaerbeek, St-Josse-ten-Noode; Laeken, Forest, Koekelberg, An-1 derlecht, St-Gilles. J'ai également visité les usines d'Anvers, Liège, Gand, Bruges, Mali nés, Louvain,. Charleroi. Aucune de ces usines n'avait une pre-i vision de cokes. De grandes quantités de ce combustible sont employées par les > usines à gaz pour leurs installations d'hy-: clrogène, le reste est enlevé par la clien-1 tèle bourgeoise et les détaillants. Les provisions de terre ferrugineuse el d'ammoniaque sont assez importantes. Le dernier article est exporté en AUe-: magne. Les combustibles sont amenés en quantités suffisantes et lé prix n'en est pas plus élevé qu'en Hollande. Il est vrai qu'au commencement d'octobre les prix étaient très élevés, mais le gouvernement ■ allemand' a Aussitôt pris des mesures ; pour arrêter la hausse1.. Pour les philatélistes l'ne nouvelle émission de timbres-pos ? tes est venue au jour eh Epire (Grèce). ; Il y en a sept d'une valeur de 5, 10, 25 50 lepta ; 1, 2 et 5 drachmes. En haut, à » gauche, se trouve la couronne royale de ■ Grèce. Sur tente la longueur des tim-î bres, sont imprimées, l'une sous l'autre. - trois- bandes blanches, avec l'inscription • Epire grecque et l'indication de la valeur. Le dessin et la nuance sont de bon goût. NOUVELLES DE LA GUERRE Sur le front de l'Ouest Divers engagements Paris, 4 févr. (Reuter.) -— Au nord de a Lys il y a eu des duels d'artillerie, ces duels ont été d'une grande intensité dans la région de Nieuport. Notre artillerie a repoussé une attaque près de Notre-Dame ele Lorette et a fait cesser le bombardement ele l'ennemi sur 1;' route d'Arras à Béthune. Dans toute la vallée de l'Aisne les canons, ont eu la parole. Sur les autres parties élu front les opérai ions ont eu peu d'importance. Attaques françaises repoussées Berlin, 6 février. — Du quartier général : Des attaques françaises répétées sur les positions que nous avons conquises au Nord de Massiges ont été vaines. En Angleterre Toujours la bataille de la mer du Nord Bâle, 6 février. — Le lieutenant Allen du « Indomitable », dans une lettre qu'il a écrite à sa mère, parle de la bataille d'Hcligoland ; « A onze heures et quart, le « Lion » a dû cesser le combat après avoir touché une mine. Une torpille, tirée par ic (c-Blucher » au moment de s'enfoncer, est'passée devant la proue de 1' « Indomitable » qui a manqué d'être touché. Le « Tiger »; par suite du feu des Allemands, se trouvait dans un enfer. Le « New Zealanel » n'avait pas assez de vitesse et n'a pas pris part au combat. Aussi 1' « Indomitable » et le « Princess Royal » sont restés derrière le « Lion » et le ,« Tiger ». Londres, 5. févr.(Reuter.),— Le «Daily Telegraph» annonce qu'on a trouvé dans l'embouchure de - la Tamise le cadavre d'un aviateur allemand en uniforme d'officier. LTne balte de shrapnel a été trouvée dans le poumon. On croit que c'est l'aviateur qui à la Noël a survolé Sheer-riess.Au Parlement anglais Londres, 4 févr. (Reuter.) — Grey. a oit au Parlement qùe le gouvernemenl anglais n'a pas-eu connaissance des communications faites par Giclitti au Parlement italien concernant le projet de l'Autriche qui en 1913 avait déjà l'intention d'ouvrir les hostilités contre la Serbie. Sur le front de l'Est Divers engagements Pétrograde, 5 févr. (Reuter.) -— L2 bataille près de Borjimof continue avee un acharnement.extraordinaire.L'ennem: essaye de percer nos lignes. La 7me division allemande s'est battue sur un from de 10 verstes appuyée par le feu de. cent batteries. , Mercredi nous avons pris deux tranchées ennemies. Dans les Carpathes nous nous somme? avancés dans la direction d'Uszok. Dans les passes de Beskiden nom avons offert une grande résistance.Après dix attaques à la baïonnette et une eontre-attaqûe nous nous sommes retiré^ le 3 février pour nous mettre dans des positions préparées d'avance. L'ennemi est très puissant dans cette région. Des tentatives de l'ennemi poui avancer du côté de Wvçkskof et Tai-staiof ont é*é repoussées avec de fortes pertes pour lui. Paris, 4 févr. (Reuter.) — 11 s'est livre un Belgique des duels d'artillerie ains qu'au nord d'Arras et à l'ouest du chemin de Lille à Arras. Notre feu a atteint des divisions de troupes et des convois ennemis près d'Herbuterne, au norc o'Albert. Le feu de notre artillerie a chassé des avions ennemis. Nous avons descendu un avion allemand près de Verdun, les occupants on été faits prisonniers. L'ne attaque allemande près d'Uff holtz, en Alsace, a été repoussée complètement.Attaques russes repoussées Berlin, 6 février. — Du quartier général : Les Russes ont attaqué nos positions ■à la frontière de la Prusse orientale, liusi qu'au Sud de la Yistule sur notre front Humin-Bzura. Toutes leurs attaques ont été repoussées. Nous avons fait mille prisonniers tout en prenant six mitrailleuses. L'autocratie russe Paris, G févr. :— La presse socialiste s'inquiète de la condamnation de Burt-tzews, La ,« Guerre Sociale ». écrit : Nous avons rêvé d'un Tsar de la liberté qui aurait affranchi non seulement les peuples slaves, mais qui aurait également-ouvert les portes des géoles sibériennes aux révolutionnaires. Nous avions également rêvé d'un Tsar, epii aurait fait de la Douma une Chambre ele députés du peuple russe. La condamnation de Burtzews montre que nous nous sommes rudement trompés. » « L'Humanité » élit : « Cette condamnation, ele même epie le fait que cinq députés socialistes ele la. Douma sont traduits devant un conseil ele guerre, démontre que le Gouvernement russe n'a rièn oublié, mais aussi qu'il n'a rien voulu apprendre » La Roumanie et la Bulgarie Berlin, 3 févr. (Korr. Norelen.) — Le correspondant du « Berliner Tageblatt » à Sofia annonce que l'ambassadeur de Roumanie est revenu à son poste et a eu un long entretien avec Radoslawof, le ministre-président. Que la Roumanie ait promis dé faciliter le commerce de transit vers la Bulgarie, a. fait une bonne impression, dit le correspondant. On nous assure que les relations entre la . Bulgarie et la. Roumanie se sont améliorées et n'ont jamais été si bonnes que maintenant. Dépêches diverses Les télégrammes échangés entre l'Empereur d'Allemagne et le Tzar Le «-Norcldeûtsche Allgemeine Ztg » écrit : ♦ Le gouvernement russ'e a publié un télégramme que le Tzar a envoyé à l'Empereur d'Allemagne le 29 juillet. Le gôu-gernement russe suppose que le gouvernement allemand n'a pas publié le texte de ce télégramme afin de cacher la tentative du Tsar qui a essayé à la dernière minute d'empêcher la guerre. A ce sujet on peut dire que le livre blanc allemand a reproduit seulement le texte des télégrammes* les plus importants des négociations entre les souverains. Ce télégramme est conçu comme suit. «Je vous remercie de votre télégramme exprimant vos sentiments amicaux et conciliants. La communication officielle C|ue votre ambassadeur a faite aujourd'hui à mon, ministre était tout autre. Je \ous prie d'expliquer cette différence. Il seràit désirable que le différend entre l'Autriche et la Serbie fût réglé par une conférence de La Haye. Je me fie à votre sagesse et à votre-amitié. » La réponse de l'Empereur d'Allemagne a été publiée dans le livre' blanc sous le n. 23. A part la question de la proposition du Tzar de soumettre le différend à.un arbitrage, proposition qui a été faite par lui à la hâte, il est à considérer qu'elle avait perdu toute sa valeur en présence de la mobilisation de la Russie contre l'Autriche-Hongrie. En fait la mobilisation russe avait déjà commencé le 24 juillet. La proposition de faire régler le différend par un arbitrage,émanant d'un Etat qui par la mobilisation de ses troupes fait une menace de guerre, ne peut être considérée comme sérieuse et efficace. La démarche de l'ambassadeur d'Allemagne à St-Pétersbourg, à laquelle il a été fait allusion dans le télégramme du Tzar, concernait la communication faite par l'ambassadeur à Sasonof, c'est-à-dire ejue la mobilisation russe devait être considérée comme une menace sérieuse contre la paix européenne et que la communication de l'ambassadeur devait être considérée comme un rappel amical à ce que l'ambassadeur avait déclaré le 25 juillet. Cette communication n'était donc nullement en. contradiction avec le ton conciliant pris par l'Allemagne pendant tout le temps des négociations. L'offensive allemande et ^'anniversaire de l'Empereur Berlin, 6 février. (Wolff.) — Les An-glais principalement, mais également les Français, ont raconté qu'à l'occasion de l'anniversaire de l'Empereur, l'armée allemande avait tout spécialement ce jour là organisé une offensive qui s'est résumée par des pertes considérables pour les Allemands. Que cette assertion a été faite malicieusement, se trouve confirmé dans notre communiqué officiel des événements du 27 février. Une telle manière de faire la guerre .ne peut toucher en aucune façon le chef suprême de notre année. Cependant l'état-major allemand désire faire connaître au monde entier ces lamentables procédés de l'adversaire.

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