L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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21 January 1915
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s.n. 1915, 21 January. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 28 June 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/c824b2z16q/
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I Jeudi 21 Janvier 1915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 34 REDACTION et ADMINISTRATION : 44. RUE ROUGli, Il ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à. nos Bureaux : 28, RUE I.EON FREDERIC, 28 L'AVENIR nnee, numéro 34 BUREAUX OUVERTS de 10 à miiii et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 10,'i VNVERS Journal Quotidien d'Anvers AU TRANSVAAL UN CONTRASTE Les Anglais s'y connaissent à faire d la mise en scène. Ils viennent de forme une commission de secours pour les so] clats invalides belges. Dans cette commissoin ils font figure des Belges blessés et en ont envoyé un dizaine, qui seront suivis par d^autres, a Transvaal pour leur donner, disent-il: l'occasion de se rétablir dans un endro propice et, dit une note, aussi pour lei permettre d'exposer aux Afrikaanders ! point de vue belge dans la guerre ac tuelle. S'il y a assez de ressourcés, on k mettra à même d'avoir contact surtoi avec les Boers. La première caravane es mise sous la direction d'un jeune avocf belge. C'est le général Botha qui a suggér cette idée et le gouvernement anglais permis sa mise à exécution en subsidiar la commission. Un patriote boer fusillé Le contraste î II se trouve dans 1 même numéro du « N. R. C. » dont nou extrayons cette nouvelle. A la même pag nous pouvons suivre au long et au larg le procès du commandant Jozef Fourri qui,avec De Wet, Kemp, Maritz, Beyers avait levé l'étendard de la révolte contr l'Angleterre qui voulait forcer les Boér à se battre contre les Allemands. Jozef Fourrie fut condamné à mort ( e fusillé. Dans sa défense nous notons ces r iières paroles : « Le 10 octbbre 1914 . on donna à l'Opéra un concert à la mémoire du pré r sident Paul Kruger. Au lieu d'un pané-c gyrique ou de la musique j'ai entendu là L1 des insultçs ignobles c*t pendant que le pasteur récitait la prière d'ouverture, on 11 nous fit chanter le «Rule Britannia» à coups de canne, pendant qu'on jetait des e œufs pourris à nos dames. Si cela est de l'égalité, je ne veux pas y passer ma vie s et il m'est un plus grand honneur d'être 1 ici comme prisonnier devant vous que ,1: comme otficier de votre armée.» t Les droits de la langue méconnus é r . » , rourrie protesta également contre la ^ méconnaissance de la langue maternelle. f< On parle, dit-il, de droits ' égaux ; mais quand l'administration me donne une quittance, voyez s'il y a un seul mot en hollandais. Où est donc l'égalité des e droits?» s Quand Fourrie veut fournir la preuve, e les juges refusent... c se croirait en Belgique et les Belges e qui vont parler là-bas de la situation en '» Belgique feront bien de ne pas oublier ce c' chapitre de notre histoire où des inno-s cents ont été condamnés à mort par des juges qui ne les comprenaient même pas. Un livre c'est une vie ! Quoiqu'immobilisés et muets, rangés systématiquement dans les rayons sombres et silencieux de nos bibliothèques, les' livres n'en ont pas moins une vie propre : oui, ces trésors concentrés de notre pensée sont des êtres vivants qui rêvent, souffrent et espèrent. Telles des âmes patientes ils attendent le contact de nos âmes et-lorsque, tour à tour, notre bonheur insolent, notre faiblesse découragée les questionne, ils nous répondent en nous faisant méditer sur la fr.i-gili.é de notre destin, calmant ainsi notre absurde égoïsme, ou bien ils nous exaltent vers l'avenir, réveillant tout à coup notre joie de vivre et l'effort de notre volonté. Ne sont-ils pas nos meilleurs conseillers aux heures sombres, aux heures rosées? De leurs exeino'.es, de leurs conseils, rien ne s'impose à nous, sinon ce qui nous convient par excellence, c'est-à-dire ce que notre caractère portait déjà; d'invisible en lui-même. Les hommes peuvent, dans une certaine mesure, par leurs phrases et leurs gestes peser sur une âme qui les interroge et lui faire accepter, ne fût ce que momentanément, une solution non conforme à sa nature intime, souvent si peu connue. Les livres, au contraire, sont des miroirs fidèles où l'âme elle-même se contemple et se retrouve avec ses qualités et ses défauts. Dans ces pages silencieuses, l'âme de l'auteur se trouve seule, le lecteur qui en parcourt le mystère prêtera une vie lumineuse aux nuances de cette âme correspondant aux nuances de sa prôpre âme; ce qui lui aura plu dans l'œuvre, subsistera plus tard par raison d'affinité dans son souvenir et influencera son caractère. En réalité la beauté ou la lai-*-deur nouvelle qui en' jaillira lie sera qu'une partie faiblement éclairée d'un monde anciennement existant. En un mot, l'âme du lecteur se développe ai contact de.-: livres, selon ses propres lois. Les livres de science, d'histoire, de toute littérature technique et mathématique ne peuvent nous soumettre que des faits inconnus, mais ce ne sont ni des. sentiments, ni des idées, ce ne sont, en somme, que des spectacles plus ou moins impressionnants .suivant la mentalité ch. lecteur. Mais les œuvres des poètes et des philosophes faites toutes de sentiments et de pensées Dlongent Ken au delà des choses et des événements et semblent vouloir prêter leur idéal au lecteur. On pourrait les comparer à des lumières projetées par la solendeur de leur rêve sur le prodigieux, mystère de son âme à lui. Celle-ci con'ient à l'état conscient ou inconscient une poésie particulière et une philosophie spéciale, il faut donc pour qu'une œuvre y laisse des traces qu'elle présente des points de jonction avec cette insondable "merveille qui fait de chaque âme humaine un monde, un microcosme, mais diversement éclairé. D'où le l1,est: 11 des livres. Il en est qui passent inanerçus dans le temps qui les a vus naître et ne revivent vraiment que bien des années plus tard quand leur auteur est mort'et qu'on ne peut plus l'envier ; d'autres ont brillé, puis leur jloire s'est éclipsée pour renaître ensuite lux yeux de nouveaux admirateurs ; Tautres enfin sont interprétés de façons :rès différentes, et même contradictoires l'un siècle à l'autre, ce qui prouve bien jue l'âme du lecteur se mire dans le li-rre de ^'auteur et cherche à s'y retrouver.C'est pourquoi il est logique de juger les gens selon leur auteur favori. Une i.ncère admiration équivaut presque psy :hclogiquement à une Sympathie égaii-:aire entre celui qui admire l'œuvre V. :elui. qui l'a écrite. Vivre c'est apprendre à connaître au-rui : lire c'est apprendre à se connaître soi-même. NO VUS. Echos AVIS « L'Avenir » est envoyé gratuitement, i titre d'essai, pendant quinze jours, à mite personne qui en fera la demande. Calendrier » 21 janvier. — Soleil: lever, 7 h. 4G ; :oucher, 4 h. 37. — Ste-Agnès. 22 janvier. — Soleil, lever 7 h. 45; coucher 4 h. 38. — St-Vincent. 23 janvier. — Soleil, lever 7 h. 44; coucher 4 h. 40. — S.-Raymond. Un Belge contre l'Angleterre Une des notabilités financières belges des plus en vue, M. Emile Francqui, adresse dans le « Times » l'apostrophe suivante aux Anglais : « Les sept-huitièmes de la population belge, dit-il, sont restés sur le sol de la patrie. Entourés des armées combattantes, coupés de toutes communication, les Belges sont soumis aux prescriptions du gouvernement général allemand. » D'après la convention de La Have, l'armée d'occupation n'a pas à se soucier de l'entretien des populations dans la partie occuDée.Nous avons donc à compter sur le secours seul de nos amis.. Et qu'est-ce qui arrive? Vous autres, Anglais, vous prétendez ne pas pouvoir nous aider sons ce rabborU Vous prétendez devoir bloquer le uert d'Anvers parce qu'autrement l'ennemi tirerait profit de celui-ci. Vous prétendez même ne pas pouvoir nous envoyer même de l'argent parce qu'il pourrait tomber en'.re les mains de vos ennemis. Ainsi les Alle-mans. les Français et les Anglais ont forgé un carcan autour de la Belgique. Aucun Belge 11e peut quitter le pays sans l'autorisation des belligérants ; aucun ne peut y entrer et ainsi il y a sept millions d'hommes qui sont exposés aux plus grandes misères. Voilà notré, situation par votre faute ! )) Sous le patronage de l'Espagne pi des Etats-Unis, continue M. Francqui a été commencée une œuvre de secours qui a oréservé nos populations de la famine. Sous le pavillon américain, il nou; est parvenu des vivres provenait de souscriptions et d'interventions de 1: part "d'une douzaine fie nations. Le peu pie américain conçut l'idée, créa i'orga nisme et livra la grosse partie des vivres et de l'argent. » Vous autres, Anglais, vous vous êtes vantés, au nom de l'humanité, de ne -pas avoir entravé ces importations. La Hollande nous ouvrit ses frontières dans ce bat et les fonctionnaires "belges répartirent tout ce qui s'offrait. » Et que fit l'Allemagne? Elle s'engagea à ne pas saisir un grain de blé pour l'en.retien de ses troupes et elle a tenu parole, malgré une situation serrée. » Et qui plus est, les fonctionnaires allemands ont interdit à leurs troupes toute réquisition de vivres dans la région pù arrivèrent les provisions introduites pour être- réparties, afin qu'indirectement même rien ne fût a'.tribué de cette masse à l'armée allemande. » Aussi je remercie le comité pour se-efforts et aussi nos ennemis d'avoir préservé le peuple belge dans cette extrémité.» La magnanimité de l'Amérique, dt Canada, de la ' Nouvelle-Zélande, de .'Australie nous a> sauvés. Mais si vous autres, Anglais ,vous continuez à persister dans votre façon de faire, alors nous sommes .exposés aux affres de la famine. » Taxe sur les absents Voilà décidément le danger conjuré 30'Uj? ceux qui villégiaturent aux frais de la princesse en Angleterre. En effet la Commission intercommunale dans sa der-: lière séance a voté le retrait de cette pro-Dosition défendue par MM. Van Peborgh jt Delvaux. Espérons que cette décision sera appréciée par ceux qui critiquent si aisément leurs concitoyens restés ou rentrés dans notre bonne ville prenant à cœur de dé-.'endre .le « home » de l'absent. Si pourtant les nécessités de la guerre avaient donné lieu à l'envahissement des demeures de MM. les absents qu'auraient-ils eu à réclamer? Que fait-on dans tout cela des conseillers communaux, qui ont accepté le man dat de représenter le «populo» et qui restent à l'étranger? Ceux-là, il faudrait vraiment les clouer au pilori. Un ambassadeur hollandais au Vatican? D'après le « Secolo » le gouvernement néerlandais est d'avis de nommer bientôt un ambassadeur au Vatican. La Reine a fait féliciter le Pape, dit ce journal, par l'organe du cardinal Var Kossum, à l'occasion de son élection. Le jardinai aurait demandé au Pape s'il lu: s if ait agréable qu'un représentant desor pays, fut accrédité près du Vatican. Le iJape aurait répondu affirmativement. Un journal flamand en Hollandt Sous le titre « De Vlaamsche Volk-stem » vient de paraître , en Hollande ur nouveau quotidien. Dans la liste des collaborateurs on trouve les noms de MM, tyrans Van Cauwelaert, Alberic De Swar-te, René de Clercq, P. van Oyen, Andr< , de Ridder, Julius Hoste Jr., G. Raal Struys, A. Jacobs, Norbert Gysen, Gust /an Hecke. Nous espérons que le nouveau journa iura à cœur de rappeler au devoir tous .eux qui là-bas se tiennent loin des mi .ères et des difficultés que la guerre en raîne pour la nombreuse communauté oelge qui est restée dans le pays. C'es jie-n ici qu'il s'agit de lutter et de tra . ailler pour réparer tant de maux dont le: lumbles et les pauvres ne connaissent n .es causes, ni les responsabilités et don une bonne partie aurait pu leur être évi iée. avec un peu plus de réflexion et d' sagacité. La guerre au point de vue mora et économique Le Dr J. Van der Flier, de Schevenin ?;ue, président de la Société Vooruitgang a fait une conférence remarquable sur 1; vuerre. Nous nous empressons d'en don ner les grandes lignes. Le conférencier commence par expri mer sa satisfaction d'avoir trouvé un occasion pour dire sa façon de pense dans un cercle où il y a divergence d' v ues au sujet de la guerre. Parmi ceu: qui défendent la guerre on en trouve qu croient que la guerre est nécessaire pou le maintien du droit. M. Van der Flie trouve que cela est un argument asse faible qui ne rendra aucun service à 1 défense de la thèse. Si l'adversaire es plus fort, on peut dire que la défense d droit n'est pas toujours en bonne posture D'autres prétendent que la guerre es un produit de la nature humaine. Ceux-1 disent : Corrigez la tendance néfaste qi veut la guerre, et la guerre disparaîtra. La nature humaine ressent le besoi de faire la guerre, exclament les enthoi siastes de la guerre, et il faut que pou les besoins de l'humanité elle reste. Pour ce qui est des partisans de la pr< mière thèse, le conférencier dit : Quoiqu la nature humaine ne se soit pas corrigé* la lutte entre certains centres d'un pa} a cessé. Pourquoi la guerre entre pays r • pourrait-elle pas disparaître même en d< : pit de la nature humaine qui ne se ebrrig i pas. Quant à la thèse que l'humanité a b ■ soin de faire la guerre,que ceux qui feroi la guerre posséderont le paradis sur terre, i est faussé, attendu que les peuples, qui : ont toujours été.en guerre, sont arrivés à la déchéance. Le conférencier dit qu'au contraire les pacifistes posséderont le paradis.D'aucuns disent : la guerre a toujours sévi el sévira.toujours, mais cette théorie est dénuée de fondement. Si quelqu'un avait condamné l'esclavage au temps des Romains on l'aurait taxé de folie et cependant nous ne voulons plus subir l'esclavage"! Et il en est de même de toutes choses qui sont abolies. L'orateur a taxé le despotisme religieux, et le despotisme politique d'autorité absolue. Il croit donc que la guerre doit disparaître et cela avant longtemps. Le développement de la société l'exige. Le partage du travail s ^étendant au delà des frontières, les pays ont besoin l'un de l'autre pour leur propre développement. Ce même partage du travail rend la collaboration nécessaire entre nations, et cette nécessité même amènera la suppression de la guerre. La guerre, actuelle est le meilleur plaidoyer de cette manière de voir. La collaboration entre nations est devenue indispensable, cela est démontré par cette guerre qui a brisé cette collaboration et a créé la misère dans tous les pays intéressés.Que donne la guerre? demande l'orateur. Extension de territoire? Peut-être bien mais à quoi sert-elle. Si la Belgique devenait une province allemande l'Alle-nagne aurait-elle un plus grand avantage :le ce pays que celui qu'elle en tirait ivant la guerre? Toujours non 1 On ne Fait plus de conquête de territoire. Un pays conquis n'est pas soumis au conquérant mais ses habitants doivent avoir les mêmes droits que ceux du pays même. Les conventions internationales sont devenues telles qu'un pays ne produit plus aucun avantage quand le terri-.oire est élargi. L'Allemagne fait un ^rand commerce avec le Canada, ce com-, Tierce serait-il plus important si le Ca-îada devenait allemand? L'orateur est d'avis que la guerre n'a )lus de but. On doit là considérer comme unfc expression de la volupté brutale des peuples qui n'a plus sa raison d'être. Yussi il espère que bientôt on n'entendra plus parler de la force des armes et que 'out. le monde se rangera du côté des pacifistes.L'heure allemande à Bruxelles A Bruxelles l'autorité allemande-exige depuis quelque temps que les horloges dans, tous les cafés et estaminets de l'ag-domération marquent l'heure de l'Eu-ope centrale. Dans certains faubourgs. .'d police communale belge a informé les '.ébitants que, s'ils ne se conforment pas lux instructions données par la komman dantur à cet égard, des réprimandes, oire des amendes leur seraient infligées ■ par celle-ci. Des agents de police allemands passent dans les cafés pour s'as-;urer que cet ordre a été compris et exé : juté. Un bureau féministe ' Il a été fondé à Lausanne, en Suisse, ■ an bureau international féministe de ■ renseignements en faveur des victimes ; de la guerre. ; Ce bureau s'occupe principalement cl< : la recherche des réfugiés et a, jusqu'à ■ présent, déjà fait retrouver plusieurs 5 milliers de parents. 1 Afin d'étendre encore son action bien-t faisante, le bureau prie tous ceux qui on ■ des parents 011 des amis dont ils sont - 3a 11s nouvelles, de s'adresser à Lausanne.Les renseignements sont donnés gra-' tuitement, mais les lettres doivent être ■aussi courtes et aussi précises que pos- - sibîe dans leur teneur. , On est prié de joindre 1111 timbre pour 1 la réponse. La vipérine 3 Ce produit est aussi ancien que le r monde et se classe parmi les distillations j clandestines qui n'ont jamais pu être pro-c hibées légalement. C'est surtout dans cer- i tains petits cafés tenus par des vieilles r vipères humaines,que journellement leur^ r flots fielleux se répandant entre une 7. goutte de «parfait amour» mielleux et ur a doux mêlé-cassis. t Lorsqu'on dit d'une femme : c'est une x vipère on sait fort bien ce que cela veul . dire. 11 y a toutefois lieu de remarquei t que la vipère animale montre souvent s£ k langue qui est inoffensive et ne se seri ii que rarement de son crochet à venin. • L'autre vipère ne montre pas la langue ri mais elle n'en mord pas moins fort sou ;- vent ! r II paraît que le serpent vénimeux qu s'-appelle vipère abonde dans la «Loui > siane». Cléopâtre se servit d'une vipèn e pour terminer ses jours de luxe vedup î, tueux. Cette reine qui fut la digne rival s de Messaline a été exhibée, sur les plan e ches de nos théâtres à pièces suggestives ï- «Messaline» aussi. Terminons en regret e tant que l'on aie donné le nom de Louis à une pièce pathétique où il n'y a pas d e- vipère vénimeuse — que nous sachions d it moins. NOUVELLES DE LA GUERRE L'Angleterre attaqués par les Zeppe ins Berlin, 20 janvier. — Officiel : Dans ■a nuit du la au 20 janvier, la fiotie «eiienne allemande a entrepris ( attaque contre certaines places fortes sur la cote anglaise orientale. l ar temps brumeux et pluie, plusieurs bombes ont été laucees a.ec succès. Les aériens ont été visés par îles canons anglais mais ont pu se retirer indemnes. LES DEGATS. — LES MORTS Londres, 20 janvier. — Les dégâts occasionnés à Yarmouth par l'aérien ont été officiellement estimés à plusieurs milliers de livres sterlings. A Yarmoutii, >1 y a une personne et à Hingslynn deux personnes tildes. 11 n'y a pas de confirmation de la chute par tir ennemi du .avire aérien à Hunstanton. PAS EN NEERLANDE La Haye, 20 janvier. — Le cjjef de . état-major de la marine mande que les u;riens qui étaient visibles hier de nos i.es du Nord, n'ont pas survolé la Néer-ande, mais ont p.ané sur mer à une listance considérable de la côte. Amsterdam, 20 janvier. — Le «Tele-Jraaf » mande que des informations, venant d'un vapeur à Yinuiden, il résulte ^ue trois navires aériens ont été aperçus ju-dessus de la Mer du Nord. L'EFFET DES BOMBES Londres, 20 janvier. .. Le « Times » Jit : A Yarmouth la plupart des habi-.ants étaient chez eux. Aux bâtiments publics il y a probablement peu de dégâts ; <ar contre beaucoup de maisons dans ?eters Raad ont été atteintes. Une bombe :jmba près de l'église St.Pierre, une i litre dans Norîoiks Square en face de .'hotel du Mayor. Tontes deux firent des :rouées profondes. Sur Sherringham furent lancées cinq lombes ; mais personne ne fut atteint. A Kingslynn sept bombes causèrent de jrands dégâts. A Londres on a convoqui la nuit der-lière les fusiliers auxiliaires et le service ies pompiers fut tenu i»êt pour toute iventualité. DEUX BOMBES Amsterdam, 20 janv. — Le «Nieuws an den Dag » rapporte de Yarmouth iâ Londres, qu'une bombe du Zeppelin ;^t tombée à côté de la caserne et une utre près du dépôt de marine. CINQ BOMBES Londers, 20 janv. (Reuter.) — Hier jo.r, un natire aérien partit sur Yar-îouth, resta 10 minutes sur la ville et ança cinq bombes. Trois personnes filent tuées. Beaucoup de maisons sont jétruites et beaucoup de fenêtres ont sauté. Deux des bombes tombèrent sur e rivage. Le Zeppelin ne put être aper-,a à cause de l'obscurité ; mais on en-endit distinctement ses moteurs. On iistingua également des fiammes dans air. Le navire aérien continua vers iherringham où il jeta deux bombes qui îe firent nas de dégâts. Des bombes furent jetées également ■ur Corner. A onze heures trois quarts le Zeppelin parut sur Kingslynn où il jeta ,uatre bombes. Deux maisons furent détruites et une autre endommagée. Dans .ine maison un jeune homme fut tué alors ne son père fut enseveli sous les décom-jres.Le bruit des moteurs ndiqua que le aavire aérien vola vers l'Est. De San-Jringham, une campagne du Roi, on mande que le Zeppelin y a paru. En Flandre Légère avance d*s alliés Paris,. 17 janv.(Reuter.) — Nous avons progressé dans les environs de Nieuport . jt Lombaertzijde. Nous avons pris sousfeu les ouvrages j ennemis au sud de St. Georges. Des . duels d'artillerie ont eu lieu à Ypres, La ; Bassée et Lens. Les opérations Paris, 18 janv. (Reuter.)' -— Le témoin - oculaire officiel français clonne l'aperçu ^ que voici sur les opérations du 5 au 15 2 janvier : .1 Développement et confirmation des avantages que nous avons obtenus sur l'Yser entre St-Georges et la mer. Nous nvons gagné du terrain de l'autre côté de l'Yser. Une .nouvelle conquête de terrain dans la région de Perthes où toutes les contre-attaques des Allemands ont échoué. Continuation et maintien de nos succès dans la Haute-Alsace. Sur le front de l'Ouest Berlin, 20 janv. (Wolff.) —- Du quartier général : Entre la Lys et la côte, il n'y a que' des eluels d'artillerie. En France La crue de l'Aisne Prîris, 18 janv. (Reuter.) — Autour de Soissons où notre offensive a commencé, nos batailles ont été gâtées par la crue de l'Aisne qui a détruit les ponts et qui nous \ empêchés d'envoyer des renforts. Nous l'avons pu garder nos positions mais notre retraite ne va pas au delà de 1,800 mètres sur une largeur de front qui n'atteint pas même cinq kilomètres. Une reprise d'une partie de la Boiselle Paris, 18 janv. (Reuter.) — Par suite Je l'explosion d'un magasin de munitions une partie du village de la BoiseUe qui Stait occupé par nos troupes, s'est mis à Drûler. Nous avons dû l'évacuer, mais ce uatin nous avons repris une partie de la Boiselle. L'ennemi a bombardé St-Paul près Soissons. En Champagne des aviateurs allemands ont survolé nos positions. Nous [es avons reçus à coups de canons et de mitrailleuses. Deux avions ont dû descendre dans nos lignes. Les appareils étaient pour ainsi dire intacts. Quatre aviateurs furent faits prisonniers. Pétarade En Argonne on n'entend que le canon et des coups de fusils. Entre FArgonne et les Vosges, de la tempête et de la neige. Berlin, 20 janv. (Wclff.) — Près de Xotre-Daine-de-Lorette, au Nord-Ouest. d'Arras, nous avons pris à l'ennemi une .ranchée de 200 mètres de long. Quelques prisonniers et deux mitrailleuses ont été pris. Dans l'Argonne, nous avons également pris une "tranchée. Dans une position-, nous avons de nouveau gagné 500 mètres de terrain. Dans le bois de Seiinheim, notre offensive marche bien. .Nous avons pris le Hirzstein. Deux officiers et quarante chasseurs des Alpes ont été pris. En Angleterre Les précautions en Angleterre Londres, 20 janv. (Wolff.) — La police a reçu les instructions suivantes pour l'éventualité d'une attaque par les airs : Tout policier qui est témoin d'une explosion de bombe, doit immédiatement donner l'alarme et appeler au besoin les pompiers, avertir aussitôt le bureau de police le plus proche. Le commandant du bureau principal téléphone au bureau central, qui ( à son tour, avertira l'amirauté et le ministère de la guerre tout en répandant l'alarme par tous les moyens1. En cas de danger, on remettra aux policiers des revolvers à répétition.En Pologne Situation inchangée Vienne, 20 janvier. — Rapport officiel : La situation générale reste inchangée. En Pologne, sur le front, à part quelques escarmouches entre patrouilles, il n'y eut que des combats d'artillerie. A Dunajec, notre artillerie décida avec succès de couper les retranchements des lignes d'infanterie ennemies, et fit évacuer une métairie fortement occupée. Une division parvint jusqu'au fleuve et occasionna à l'adversaire une perte de plusieurs centaines d'hommes. EHe détruisit aussi le pont de guerre, construit par l'ennemi sur le Dunajec. Dans les Carpathes, rien que des petites attaques insignifiantes. Sur le front de l'Est La situation sur tout le front de l'Est reste inchangée. Dépêches diverses Défense de déterrer des cadavres d'Allemands Bruxelles, 20 janv. — Le gouverneur général en Belgique a publié l'arrêté suivant :

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