L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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19 January 1915
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s.n. 1915, 19 January. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 30 September 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/mp4vh5dd3m/
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I Mardi i9 Janvier 1915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 32 REDACTION et \DM I N'IS l'K \ I 1U\ : 14, RUE ROUGE. 11 ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux >*, RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR Journal Quotidien d'Anvers BUREAUX OUVERTS de 10 A midi et de 15 À 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS LA BUKOWINE » Bukowine » est le nom d'un duché ! rattaché à la couronne d'Autriche. L'action actuelle de l'armée russe dans ces parages force l'attention sur ce coin de terre. Pour faire retenir plus facilement la situation géographique, nous donnons ici un schéma par lignes droites de 13 u-kowine en indiquant les villes de Len-berç et de- Przemvsl. bre de commerce et de l'industrie et i'2 envoyés des communes rurales. On le voit, cette formation dénote encore une vie archaïque et patriarchule. Elle nous paraît de nature à contenter beaucoup de gens et assurer ;ine administration adéquate aux nécessités locales.La Bukowine envoie au Parlement à Vienne 11 députés. La Bukowine est bornée au Nord et Nord-Ouest par la Galicie ; au Nord-Esi par la Russie ; à l'iSst et au Sud par la Roumanie, et "à l'Ouest par la Hongrie et Transsylvanie. Presque tout le territoire, environ'dis mille kilomètres carrés, est pays de montagnes. Au Sud-Ouest, la Bukowine est traversée par les Carpathes, dont la plus grande élévation sur ce territoire est de 1800 mètres. La passe de Borgo, menant à la Hongrie-Transsylvanie, est à 1200 mètres d'altitude. La température moyenne de l'année est dè 7.1/2 degrés à Ozernowitz et de 5 1/2 degrés dans les plaines. La population de tout le duché comprend environ 800,000 âmes et la densité est de 80 par kilomètre carré. La Bukowine est occupée par des Ru-thènes dans le Nord et par 82 p. c. de Roumains dans le Sud, outre 22 p. c. d'Allemands. 70 p. c. des habitants appartiennent à . la religion grecque orthodoxe, 15 p. c. sont catholiques romains, 13 p. c. sont israélites et 2 p. c. pratiquent la religion protestante. Au point de vue des ressources que le territoire peut fournir aux armées de passage, alors que l'altitude rend les approvisionnements plutôt difficiles, il v a [ lieu de noter que le pays contient 65,000 l chevaux, 250,000 tètes de bétail, 250,000 j moutons, 200,000 porcs et 20,000 niches I d'abeilles. Les bois immenses qui couvrent cette partie des Carpathes donnent abri à des multitudes de gros gibier : cerfs, ours et sangliers qui constituent une agréable variation de l'ordinairç, alors qu'ils ne sont pas pour effrayer des soldats armés. Il n'y a guère d'industrie, ni une \ie économique intensive. A preuve, le pays ne possède qu'environ 500 kilomètres de ! chemins de fer. Czernowitz est la capitale de et district, qui a une diète spéciale où siègent [ 81 membres : l'archevêque grec-oriental : de Czernowitz, le recteur de l'université 1 de la même ville, 10 députés choisis i ar-nii les propriétaires, terriens, 5 députés fc) élus par les,villes, 2 délégués de la cham- Voici quelques notices historiques q,. no is feront connaître les vicissitudes de ce pays à travers les âges. . Kn '57;"5 ,les Huns chassèrent les Visi goths et, depuis, la Bukowine- fut occa pév pendant des siècles par des nomadi -Vers le douzième siècle, les Ruthcn. : et vers le treizième siècle les Roumair vinrent enfin s°y établir. Les Roumain: donnèrent le nom à ce pays que l'on ciU pour la première fois en 1412 dans i.» traité entre Sigismond de Hongrie et k roi Wladislaw de Pologne, comme suzerains de la Moldavie voisine. Les Titrer ont occupé ce pays en même temps que la Hongrie. Ku 1709, la Bukowine fut conquist par les Russes. En 1774, l'Autriche occupa le pays et la convention du 7 mai 1775 lui céda ce territoire qui fut placé sons une administration militaire autrichienne d'abord. Le 1 novembre 1786 la. Bukowine fut réunie en un districl avec la Galicie. Depuis 1840, Bukowint es 1 autonome et rattaché à la couronna d'Autriche. En regardant le schéma, on remarque tout de suite que Lemberg occupé pai les Russes, et Przemvsl investi, l'aile droite de l'armée russe opérant dans cet parages, est bien couverte ; l'aile gauchi rase la Roumanie ; les arrières n'ont riei à redouter. L'armée russe était séparée de- la Hongrie par les Carpathes en Bu kowine. Quelques passes, à une grande altitude en cette saison sont couvertes de neige: et rendues impraticables à la ca^ valerie. Les passes étaient détendues avec té nacité par l'armée austro-hemgroise. Le: Russes prétenelent qu'ils ont réussi l traîner de l'artillerie lourde sur les hauteurs elominant les passes. Pour arrêter les forces russes, il faudn peut-être que le quartier général autrichien se déciele à retirer une forte armée couvrant actuellement la frontière silé-sienne!Naturellement, ce ne sont là que de; hypothèses et des indications, non de; pronostics. UN PEKIN. Echos AVIS « L'Avenir » est envoyé gratuitement, à titre d'essai, pendant quinze jours, à toute personne qui en fera la demande. Calendrier 19 janvier. Soleil: lever, 7 h. 48; coucher, 1 h. 84. — St-Sulpice. 20 janvier. — Soleil: lever.. 7 h. 47; coucher, 4 h. 35. — St-Sébastien. 21 janvier. — Soleil: lever, 7 h. 46; | coucher, 4 h. 87. — Ste-Agnès. Le Pape et la paix Nous continuons à enregistrer ce que i nous avons déjà appelé les étapes de l'œuvre de pacification entreprise par le Pape Benoît XV. Aujourd'hui 1' «Observatore Romano» donne le communiqué suivant : « Le Pape a ordonné par bref des j prières spéciales pour la paix qui seront dites à des époques déterminées. Ensuite, suivant le désir exprimé par Sa Sainteté il sera célébré, le 7 février en Europe e le 21 mars dans les autres parties dt me>nde, des services spéciaux dans toute: les cathédrales et églises du monde en tier pour le même objet.» L' «Observaton RomanO» publie le texte du bref et de: pr'ères prescrites. Nouveaux billets de banqu< Comme nous l'avons déjà dit la Banqu< Nationale a été déchargée de l'émissioi de billets de banque et cette mission es confiée dorénavant à la Société Général» de Belgique. Celle-ci procède déjà à h ee.nfection des nouveaux billets. L'im pression se fait dans les ateliers de 1; Banque Nationale. Les nouveaux billets seront prêts inces sa aiment. Espérons qu'ils auront meilleu aspect que les petits chiffons.de 1 et d< 2 fr. qui circulent maintenant et surtou qu'ils seront plus difficiles à imiter. Le président d'une banque allemand urveille les opérations d'impression e '.J,'émission des nouveaux billets. Nivôse La blanche souveraine hivernale qu: n'a daigné nous faire jusqu'à présent qu'une courte visite en décembre derme, semble vouloir cette fois venir établir ses quartiers:..- d'hiver parbleu.. Hier, elle a envoyé quelques vagues éclaireurs peu nn-istants du reste car Messire Phœbu-es :i convertis en pluie d'une taçon humiliante.C'étaient de pauvres flocon de neige f^ndanie,lamentablement friables et mourants dès qu'ils atteignaient le pavé. Mais il y a là un avertissement et nous pouvons-nous attendre à de nouvelles tombées blanches et à de la gelée. Un de ces jours nous irons à nouveau consulter la grande chouette blanche des neiges à la Zoologie pour connaître la date prochaine eles avalanches à venir! En attendant, génfês lectrices, emmitouflez-vous bien de vos chauds «opossums» qui narguent les frimas. La taxe sur les célibataires à Gand Décidément, ça y est, à Gand. Les célibataires sont imposés tout comme de vulgaires boutiquiers. Voici les détails de la taxe comme elle vient d'être votée par le conseil communal de Gand : Art. 1. — Tous les hommes non-mariés, les veufs ou époux séparés sans enfants, qui, lu 1er janvier J915 auront atteint 27 ans et habiteront, au cours de 1 année 191."), des habitations ou bâtiments situés à Gand, paieront annuellement une contribution personnelle de : 5 lr. pour les hommes de 27 à 30 ans 10 frr id. 30 à 3;5 ans fr: id. 35 A 40 ans f>- id. 40 à 45 ans 25 fr id. 45 à 50 ans et davantage Art. 2. — Ils seront eu plus soumis a une taxe supplémentaire dont l'nnport es: calculé a i art. 4, et cela pour toute ! : valeur iocative des maisons ou bati-mènes qu'ils naDUenc en tout ou en partie, si ces îmmeiiDies sont irappes uaus la contnoution personnelle pour une va-. leur Iocative d'au moins i>0v trancs. Au cas touteiois où les personnes qui tom-- ! il. sous, l'applicauon de ce tu- taxe j n'occuperaient pas le rez-de-enaussee, ' elles seront soumises seulement à la moitié ou au tiers de la taxe supptémenraue, suivant qu'us occupent le 1er ou ie 2nic étage. Art. 3. — Si aucune valeur Iocative n'est reconnue à ces immeubles, il sera tait application du revenu cadastral conformément à la loi du 30 décembre lbi®. Art. 4. — La taxe supplémentaire prévue à l'article 2 s'élèvera, à : 5 fr. pour ceux qui habitent des maisons ou bâtiments, ayant une valeur Iocative de 300 à 500 fr. J0 fr. de 500 à 750 fr. 20 fr. de ,50 à-, 1000 fr. 35 fr. de 1000 à 1250 fr. 55 fr. de 1250 à 1500 fr. 80 fr. de 1500 à 1(50 fr. 105 fr. de 1/50 à 2000 fr. 130 fr. de 2000 à 2250 fr. 100 fr. de 2250 à 2500 fr. 100 fr. de 2500 à 2 i50 fr. 220 fr. de 2,50 à 3000 fr. 260 fr. de 3000 à 3250 fr. 300 fr. au delà de 3250 fr. Art. 5. — Sont exempts, de la taxe prévue à l'art. 1, les indigents, les ouvriers qui jouissent d'une pension et les domestiques". Art. 6. -— Les personnes appartenant ■ à une communauté religieuse et qui cc-: habitent dans un même local seront im-. posées chacune personnellement de la ■ taxe prévue à l'art. 1. Au ponton >■ Que cette promenade au ponton et aux promenoirs si chère aux Anversois paraît triste et délaissée ! D'ailleurs beaucoup de choses attirant l'Anversois et les ' touristes font défaut en ce moment. On aimait contempler ces géants de l'océan et toute l'activité qu'ils comportent. Les quais sont vides et abandonnés. Sur le fleuve rien, ou autant dire : rien que les petits remorqueurs des bassins assurant péniblement le service du passage. Ces derniers jours, par le vent 1 violent, l'Escaut poussait avec violence ' ses flots glauques ou limoneux ! Aux heures de la haute marée le po,n-; ton dépassait de cinquante centimètres ' le niveau de la chaussée et nous ne sommes pas aux périodes des fortes marées. Cela nous promettrait-il des inonda-, tions? Ne crions pas misère avant terme. Lés misères présentes nous suffisent î vraiment. i —: Les batailles de la vie '• Une jeune fille-mère qui s'accuse elle-1 même à tort d'un infanticide! Ce cas bizarre qui eut pour conséquence l'empri-1 sonnement assez long^de la jeune non-coupable a été débattu dernièrement devant les tribunaux. r Au banc d'accusation dut prendre place ; une jeune servante de 22 ans nommée 1 Marthe Nitschke. Le 19 février 1913 l'accusée se trouvait sur le même banc pour 3 répondre du meurtre de son enfant âgé { de 7 mois. D'après ses propres aveux, le Tribunal conclut à la situation suivante : L'accusée, fille d'un contremaître ho norable, fut chassée pa* son père. Elle partit pour Berlin et trouva un ^sile dans une maison d'accouchements. L'enfant maie chétif, lut confié à des étrangers, cependant que la mère s'engageait comme servante à raison de 30 marks par mois. Comme elle payait 27 marks par mois pour la pension dé. son enfant, il lui restait mensuellem.nt 3 marks pour elle-même. Lorsqu'elle perdit son poste, elle ne put plus payer le coût de la pension. . Sa nouvelle place ne lui rapportait que 18 ( marks par mois. Elle dut aller reprendre , l'enfant: qui, depuis, disparut. Quand le , parrain et le conseil ele tutelle s'informèrent 'de l'enfant, l'accusée se perdit en Içjjites sortes d'échapattoires. Elle donna des adresses où l'on pourrait trouver reniant. Comme à ces adresses on ne connaissait pas le petiot, on en vint au soup v(->n que la mère avait fait disparaître son enfant par mort violente. Au réquisitoire, l'accusée a.voua, dans des sanglots, avoir rué L'enfant. Elle raconta n'avoir, pu ccn lier l'enfant à personne, vu que l'on de mandait 20 marks et plus pour sa pension.En errant elle était arrivée au lac de IVgeler. Là elle avait jeté l'enfant à j'eau, dans une crise* de désespoir. Les recherches faites à l'endroit indiqué ne do nièrent aucun résultat. Comme il fallait bien admettre le meur-:re l'acte d'accusation fut maintenu, et la ïialheurçiise-fut condamnée à un an et six nois de prison. Cette peine, elle l'a épurée dans la prison de Kottbus et son entière innbcence vient d'être reconnue. Car "n vient de trouver que l'histoire du meurtre de l'enfant par l'accusée avait été forgée de toutes pièces. Elle avait remis l'enfant à une certaine femme G. en donnant un faux nom dans le but de se libérer ainsi du payement de la pension. La mercenaire bien que non pavée conserva l'enfant assez longtemps et enfin fatiguée de cette charge, elle s'adressa à l'autorité. L'enquête prouva qu'il s'agissait bien de l'enfant de la malheureuse Marthe. Une contre-enquête fut faite er. faveur- de la*victime et il s'ensuivit un acquittement.Les jurés firent une collecte on faveur de la pauvre fille-mère qui se : ouvait sans emploi et le produit en fui considérable. De plus, un juré se chargea de placer la mère-martyre dans les meil leures conditions possibles. La circulation Avant la guerre, en pleine prospérité la bourgeoisie cossue de notre ville avait créé la mode italienne du « Corso » de l'après-midi. Une-circulation très drue s'établissait place de Meir à l'avenue De Keyser et nos gentes Anversoises, jolies-femmes et coquettes avec cela, y faisaient assaut de grâces et d'élégances. La guerre est survenue. Les belles dames se sont réfugiées à Londres 011 ailleurs et le « Cours » ne voit plus guère que les uniformes allemànds, les rares « petits » bourgeois à la physionomie soucieuse... et aussi les « undesirables » de tout acabit. Par contre, dans la matinée on peut voir dans certaines directions les longues théories de silhouettes énergiques de nos travailleurs chômeurs. Ils s'avancent, lentement, par groupes, discutant les ra les nouvelles et les commentant, vers les bureaux où ils doivent estampille: leur fiche... et c'est la mort dans l'âme que ces braves gens se traînent dans cette- pénible inactivité ! Qui nous rendra le brillant « Cours >. de jadis, et quand le reverrons-nous? Les paroles suggestives d'un évêque schismatique L'archevêque de Wolhynie, Enlogius, a adressé au peuple et au clergé de Galicie une lettre dont voici quelques passa-ges : Bons pasteurs dans la Galicie russe ! Vous ayez bien mérité du peuple. S'il a ronservé jusqu'ici sa mentalité russe, il le doit au zèle et au travail du clergé. Vous avez été élevés dans la tradition de la civilisation latine. Elle n'a pas eu it pouvoir cependant d'élouffér l'esprit russe dans le peuple. La force d'une tradition séculaire est grande; mais il y a des moments dans la vie où l'on ne vit pas de traditions et où elles doivent être soumises à la censure de la critique et tle l'examen. Ce moment est venu. Conduisez dorénavant le peuple dans la voie de l'union intime avec la grande Russie et surtout rétablissez l'antique alliance historique avec l'Eglise russe orthodoxe. Songez, combien de misères sont nées de l'union forcée du peuple, avec Rome ; combien de vos frères, auxquels cette union pesait, ont brisé leurs liens et se sont mis à la tête dès populations dans le pays de Chclm et en Amérique.De ces centres resplendit dans sa beauté idéale l'image du Père du peuple russo-galicien, le grand ami et le martyr de la eause populaire, le Père Johann Raumo-witch. Il deviendra votre guide spirituel. Indiquez au peuple cette voie que l'histoire a sanctionnée et que Dieu a bénie. Menez votre troupeau là où la conscience etu peuple vous invite : pour la foi de nos pères, pour la foi dans laquelle vécurent nos ancêtres et par laquelle ils furent sauvés. NOUVELLES DE LA GUERRE En Flandre Duels d'artillerie Berlin, 18 janvier. (Wolff.) — On umonce du grand quartier général que lans les environs de JSieuport il n'y a jue des duels d'artillerie. Un n'a pas •onstaté dans les derniers jours des mouvements d'offensive de la part des idversaires. A la côte 011 trouve sur différents points des mines flottantes anglaises. Paris, 17 jaiivier. (Reuter.) — Nous avous continué à progresser dans les environs de Nieuport et Lombaertzijde .votre artillerie a obligé les Allemands d'évacuer leurs tranchées sur une longueur de 200 mètres derrière la grande lIuiic, et a anéanti une redoute au 1101x1 de cet emplacement. Nous avons pris =ou,s feu les ouvrages ennemis au sud de 3t-Georges. Des duels d'artillerie ont eu ueu à Y-prés, La Bassée et Lens. En France Divers engagements Paris, 17 janvier. (Reuter). Dans une vive bataille à Blangy le: Allemands ont pris une forge que nom avons reprise aussitôt en maintenant noi positions. Notre artillerie a encore détruit de: retranchements à La Boiselle. Entre Ailly et Craonne l'ennemi a fui 1111e vaine attaque. Mous avons égale ment repoussé une attaque près Beaulne Dans la région de Pertlies et Beau Séjour notre marche eu avant, contiuui malgré une forte tempête. A Bois-Le-lJrctre nous avous repouss: .me attaque des Allemands. Nous avons gagné quelque terrain : l'ouest d'Orby. Il y a neigé fortemen pendant toute la journée. A Reims Paris, 16 janvier. (Reuter.) — Un ha bitant de Reims écrit de cette ville, ei date du 13 courant, : Malgré les atta .jucs des Allemands, ceux-ci se trouven .01.jours dans les mêmes positions. Opérations diverses Berlin, 18. janvier. (Wolff.) — Prè de la Boisselle au Nord-Est d'Albert 110s troupes ont expulsé les Français de: positions qu'ils occupaient dans le cime tière et dans le faubourg au Sud-Est di .a place. Trois officiers et une centaim de prisonniers furent capturés. Dans le bois de l'Argonne nous avou pris plusieurs tranchées françaises a\ e. la presque totalité des occupants. I e Français nous ont attaqués au Nord-Es de Pout-à-Mousson sur une hauteur : deux kilomètres au Sud de Vilcey. L; jataille continue. Dans les Vosges et dans la Haute-Al sace. les opérations sont contrariées pa .a neige et le brouillard. Les habitants de Soissons quittent la ville 'Lyon, 18 janvier. (Wolff.) — L' 1 Progrès » annonce : Par les trains de nuit du 15 janvic .111 grand nombre d'habitants de Sois 3011s sont arrivés à Paris. Ils ont dû fâir quinze kilomètres à pied avant de pou voir atteindre 1111 train. Ils ont déclan que la bataille, spécialement celle d> l'artillerie, continuait toujours et qu Soissons était fortement bombardé. De obus incendiaires sont tombés sur tou les quartiers de la ville. L'évêque, l'ar ■hi-prêtre, le sous-préfet et le juge d-taix avaient quitté la ville dans laquell seulement le commandant de place, le membres du conseil municipal et ira cinquantaine de citoyens notables son restés. Plusieurs maisons ont été incen diées par les bombes allemandes. D grands renforts sont arrivés à Soisson pour remplacer les troupes fatiguées. Les Français en ont assez de la guerr Ce n'est plus un secret pour personn que le dégoût de la guerre et le désir d faire la paix prennent de plus en plu corps en France malgré les efforts d gouvernement et de la presse d'aller à 1 rencontre de ces sentiments. Ce sont sui tout les femmes françaises qui pousser à la paix. Malgré la' défense du gouvei nement on distribue partout des millier de circulaires qui demandent la fin de 1 guerre.Ce mouvement est surtout appuy par le fait de l'insuffisance de l'aide ar glaise. Joffre a fait savoir, dans les de: niers jours, que l'Angleterre, comme c le dit à Londres, n'a nullement envoj jusqu'ici 300,000 hommes, mais qu'e tout et pour tout pas même 200,000 lion mes, y compris les soldats exotique: ont été envoyés au front de l'Ouest. L m'Contentement est si grand que le gci ù-rnement s'est vu obligé d'annoncer de victoires et l'expulsion des Allemands c la France pour le mois de mars au pli [tard. Si d'ici-là les alliés n'arrivent pas ■s. un résultat satisfaisant, on peut s'attendre à une agitation à Paris, La censure en France Paris, 18 janvier. — En raison des réclamations contre la censure le gouvernement français a proposé au député socialiste Varenne, un des principaux collaborateurs de u L'Huinanité », d'accepter la direction du bureau de censure. Mais le parti socialisée a défendu à AI. Varenne d'accepter cette proposition. Eu même temps, le parti a adopté un ordre du jour demandant que la censure se borne à des questions militaires et di plomatiques. Bombes sur Paris L'hôtel du Prince de Monaco atteint Zurich, 18 janvier. — D'après des dépêches particulières, un aviateur allemand a lancé, le 3 janvier, une bombe sur les Halles Centrales de Paris. O11 dit que le magnifique hôtel du prince de Monaco, près de" la place de l'Aima, a été également endommagé par une bombe d'aviateur allemand. En Angleterre Les précautions en Angleterre • Londre,s j.8 janv. (Wolff.) — Le Mail» annonce des instructions qui ont été données à la population civile de Norfolk en cas d'invasion allemande. D'après ces instructions les chevaux, le bétail, les camions, les automobiles, etc., joivent, en cas de danger, être transportés dans des lieux déterminés, sinon être ; tués ou détruits. Celui qui ne suit pas l'ordre de détruire ou de rendre sa pro-l priété inutilisable, n'aura pas droit à un dédommagement. En Pologne La misère en Pologne russe Le « VVarschauer Zeitung», dont par hasard quelques numéros de décembre sont parvenus à Vienne, écrit qu'en Pologne russe il y a pénurie de tout article de première nécessité. En premier lieu on manque de charbon^-ce qui a entraîné te chômage de toutes les usines et indus-' tries jetant sur le pavé des centaines de ' milliers d'ouvriers. Les mines de charbon de Jagledie sont occupées par les Allemands. Principalement à Lodz plusieurs usines chôment.Dans la province, et principalement dans les petites villes de la région de Varsovie, règne une misère 1 effrayante. A Varsovie le prix du charbon a augmenté considérablement. Entre l'of- . ' fre et la demande il y a une si énorme ' différence que 80% des habitants de Var-1 sovie se trouvent dans l'impossibilité de 1 se procurer des combustibles. Il y a aussi grande -pénurie de bois et de pétrole. Situation inchangée Berlin, 18 janvier. (Wolff.) — En Prusse orientale la situation reste inchangée. En Pologne-Nord les Russes ; essayèrent d'avancer par la coupure de Zkra, mais ont été repoussés. A l'Est de • la Vistule, rien de spécial à signaler. Dépêches diverses La victoire de Tanga Berlin, 18 janvier. (Wolff.) — Le secrétaire d'état du ministère des colonies s a reçu le télégramme suivant de l'Em-. perèur: Votre communication au sujet de la belle victoire à Tanga, en Afrique orientale, m'a hautement satisfait. J'adresse - à cette occasion à nos troupes mes plus cordiales félicitations. Veuillez transmet- t tre ma reconnaissance à ces braves qui, - loin de la patrie et pour l'honneur du ; nom allemand, ont sti battre des forces s quatre' fois supérieures. La patrie est fière de ces enfants. Guillaume I. R. » e — e Le Cardinal Mercier e Londres, 17 janvier. (Wolff.) — Sui- s vaut les journaux le Pape aurait fait u comprendre au Cardinal Mercier qu'il a doit s'abstenir à l'avenir de tout acte qui ■- pourrait être considéré connue hostile t par les Allemands. s Le siège de Przemysl dure toujours a Vienne, 16 janv. (Wolff.) — Suivant é la «Neue Freie Presse» on reçoit journel- i- lement des marconigrammes de Prze- '- mysl. Les Russes ont retiré une partie de n leurs trouDes de siège peur les envoyer é au Dunajec et sur les Caroathes. L'artil- n lerie russe se tient sur la limite du feu des i- forts. Toute tentative pour enserrer les i, -issiégés est repoussée par l'armée assié- e gée qui journellement harcèle l'adver- i- saire et lui prend des prisonniers. Les s Russjs ont essayé de mettre en avant de e l'artillerie lourde, mais celle-ci a été ré- s duite au silence par les canons des forts Ji appuyant la sortie de bataillons qui re-

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