L'avenir: journal quotidien d'Anvers

512 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1915, 05 March. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 30 September 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/1n7xk8598j/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Veodrech^ mars 1915 Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 75 .- ' - Al * . -r] ,,-l RBI^pTION \V• ÀJ)^fSTRATION ROUGE, 44 ANVERS pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux : 28, RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR BUDEAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures 0 ANNONCES A FORFAIT 103, Place de Meir, 103 44, RUE ROUGE, 44 ANVERS Journal Quotidien d'Anvers De l'Escaut à la Meuse et au Rhin Dans le « programme d'amélioration du reseau navigaoïe Delge », ètaDli par ]'« Association Delge des intéressés à la grande navigation», il est lins en avam comme un cits pointa capitaux le prompt é.aolissement a'une voie navigable à grande section entre Anvers et -Liège. Comme points subséquents viennent entre autres la régalarisat.on de la lueuse entre 1,-ege et v'isé (trontière hollandaise) ainsi que l'élargissement du canal de la Campine, d'après l'ancien programme de l'administration des Pont; et Chaussées élaboré en 1907. M. Wauters, secrétaire général de la « Fédéra .ion de la Batellerie Belge », dans son rapport paru en avril 19±2, a donné des tableaux statistiques concernant les frets d'Anvers vers différents Leux de l'intérieur et de l'étranger (comme vers Liège, Ostende, les frontières françaises, Cologne par Hans-vveert-Ruhrort et Mannheim) et des indications qui prouvent que rétablissement d'une grande voie navigable entre Anvers et Liège et plus loin vers le Rhin était pour la vie économique belge une impérieuse nécessité. Comme preuve le ce beso.n économique urgent on a également iait ressortir que la durée moyenne de l'acheminement des marchandâtes par eau entre Anvers et Liège sur les voies d'eau très primitives actuelles (canal de la Campine-Meuse), principalement par le passage inévitable du territoire hollandais,. requiert 15 jours, alors que la distance à vol d'oiseau n'est tout au.plus que de 155 km. et que la communication nouvelle de ces deux grandes villes belges nar Hasselt n'empruntant que le territoire belge et le territoire industriel du Limbourg belge, fermé jusqu'alors, est nouvellement relié maintenant au Centre-Hasselt. Quanl à la réalisation de cette voie navigable vers le Rhin, la publication nommée attire l'attention sur le fait que le commerce d'Anvers vers le Rhin comprenc les proportions suivantes : 11/20 entre Anvers et les bassins de la Ruhr ; 3/2( entre A nvers et Dusseldorf, Neuss e Coloene ; 1/20 entre Anvers et le ter ritoire de Coblence et enfin 5/20 entri Anvers et Mayence, Mannheim, Stras bourg et le sud de l'Allemagne. Ell; compare le projet récent allemand Heu ket (Anvers-Urdingen) avec ceux d< Havestadt et Poutag (Anvers-Crefeld) de la Chambre de commerce de Neus: (Anvers-Neuss), et de Hentrich (An vers-Crefeld), et de Schneiders (Anvers Wesseling) (1), pendant qu'elle pèse 1 pour et le contre de chaque projet ai point de vue belge. La dissertation d. M. Wauters en vient à dire que, pour 1 distance actuelle de 424 km. d'Anver à Colosrne et les villes situées plus loii en aval de Cologne, le projet Hentric! constitue un gain de 111 km., et celui d Schneiders par contre un de 190 km. Leu réalisation ferait ainsi que la durée d voyage, au lieu d'être comme mainte nant de neuf jours, ne serait plus qu de cinq jours, ce qui constitue un gai de quatre jours. La brochure, belge en vient, après ce développements et une série d'autre comparaisons et oppositions, à la const; tation suivante : La création du capital nécessaire ]'exécution du projet Hentrich devra être faite exclusivement par la Belgiqui tandis que le canal Schneiders pourra être construit par les moyens financiei des trois pays intéressés, chacun d'eu prenant à sa charge le tronçon trave sant son propre pays. Cette combinaisc serait donc tout à l'avantage de la Bc gique. Et. comme résumé à la concli sion, nous disons : Abandonnons le pr< jet Hentrich, probablement impossib à exécuter ; demandons le projet Schneiders, ou tel projet qui s'en rapproche. A côté des données et des études belles il y aurait lieu évidemment d'exa-niner les statistiques allemandes et spécialement celles du transit de l'eusem-ole de l'Allemagne du Sud vers la mer >our ;. rendre compte quel intérêt présente pour ces régions une voie navigable directe entre Cologne et Anvers. Il est difficile ele se faire une idée quelles seront, lors de la conclusion de ia paix, les relations de la Belgique et surtout d'Anvers avec les provinces rhénanes. Ensuite il y a lieu de tenir compte de l'attitude de la Hollande, Notre voisin peut-il, vis-à-vis de ce projet et sur la question des droits de navigation. sur le Rhin, qui y est liée si intimement, prendre telle attitude qu'il lui plaît ? Question difficile et délicate! L'intérêt pour Anvers d'être relié par voie d'eau avec le centre du pays rhénan allemand a été démontré à satiété depuis d,es années. Du côté allemand le besoin d'une communication économique par eau est également très compréhensible. Aussi par la création d'une voie navigable pareille des territoires économiques considérables allemands, belges et — en cas d'intervention des Pays-Bas — hollandais, particulièrement les districts ndustriels du Limbourg et d'Aix-la-Chapelle, dépourvus jusqu'à présent ele uoyens de communication suffisants, seront reliés directement au grand trafic uondial. Par là — et avant tout — toute l'Allemagne du Sud se verra rapprochée le plus de 200 km. du grand port d'Anvers et, par là, de l'Océan. Si on joint à cela les plans prêts, et déjà en partie en exécution, de la mise en état navigable du Rhin supérieur jusqu'au '.ac de Constance, de la jonction du Rhin et du Danube, de la. jonction du réseau 1 jeu dense encore des voies navigables illemaiides au réseau très étendu des : :anaux français et encore beaucoup '.'autres, on a une vue de la significa-: '.ion incommensurable et aujourd'hui en- ■ :ore exceptionnelle, qui feront dans un : ivenir raooroché d'une Europe intérieu- ■ rement divisée et partagée, une Europe : 'orte et canable d'entrer en lutte économiquement parlant avec le lion pati- > américain, et de ne pas devoir céder de- - vaut le tigre pan-asiate ! Mais il y a plus. Le peuple belge ; - été depuis sa plus tendre jeunesse ut 1 peuple s'intéressant heureusement ; : l'organisation des moyens de transport 1 Le réseau de chemins de fer belge es - îe plus dense des réseaux existants. L; 1 circulation quotidienne sur les réseau; 1 de l'Etat en temps de oaix, pour ne par s 1er que des voyageurs, comprit un trans r Mort de 440,000 personnes, dont la moi 1 tié environ appartient à la circulatioi " ouvrière. e Le trafic est, en effet, le pouls de 1 1 vie économique,. et cela est vrai avan tout Dour le trafic des matières par for s tes quantités par les voies d'eau. Rie] s n'est mieux capable, ni si aoproprié, cl i- jeter autour des peuples un lien d'unio: que la. voie d'eau, que ce soit l'océa: à qui sert de grande voie au trafic mon t dial oacifique ou que ce soient les voie î, navigables intérieures qui avantages it l'échange entre les races voisines d'u 's même continent ! x (1) A ce moment le projet Valentin (Ai n vers-Dussëldorf par Gladbach) n'avait pï 1- encore été produit et ne. put servir à la con 1- paraison... Les mêmes données se retrouvei > d'ailleurs dans le projet Havestadt et Co; le tag. Echos Calendrier 5 mars. — Soleil : lever 6 h. 86 ; coucher 5 h. 49.— St-Casimir, c. ; St-Adrien et ses comp., martyrs. 6 mars. — Soleil : lever 6 h. 34 ; coucher, 5 h. 50. — Ste-Colette, v. ; SS.Vic-tir et Victorin, martyrs. 7 mars. — Soleil : lever 6 h. 32 ; coucher. 5 h. 51. — Oculi. — Sf-Thomas d'Aquin, d. ; Ste-Perpétue et Ste Félicité, martyres. Montmartre L'incendie" qui vient d'atteindre le Moulin-Rouge ele Paris donne un regain d'actualité à Montmartre.Nous en avons déjà dit un mot hier ; ,nous y pouvons - revenir, puisque les Anversois, de passage en la capitale française, ne manquaient pas de rendre visite à la célèbre Butte sacrée. Et nous complétons d'autant plus volontiers nos renseignements que nous en possédons qui sont inconnus de' la Dlupart de nos concitoyens. L'ancien Montmartre était, très jadis, le quartier de Paris qui évoquait le plus la province, avant d'être le rendez-voi des artistes, de ceux qui y attendirent gloire, ce soleil de la Mort, comme d Balzac. C'était le coin de la piété, de ! chasteté aussi. Il y avait pour ainsi di: exclusivement dés abbayes, des églis et des couvents. Les Normanels, aune vième siècle, après avoir ravagé les riv de la Seine, brûlèrent tous les. sanctuîi res qui " s'y trouvaient ; mais, une fc les Normands partis, ou les rebâtit à hâ'.e. Dès lors, la butte était couverte < bosquets et de vignes, des parties be sées s'étendaient sur tout le flanc es depuis la chaussée de Clignancourt. Henri IV y apporta des mœurs d pravées. Les religieuses voyaient da le -Béarnais un diable dangereux. Pe dant la Révolution, l'abbaye de Mot martre fut évacuée par le décret de l'A semblée nationale qui stipnrimait to les ordres monastiques. La dernière ,i •besse, Louise de Montmorency, monta l'échafaud « nour expier le double crû d'avoir porté la crosse-abbatiale et'd's ■oartenir à la noble race des premiers t tous chrétiens». Enfin, Montmati changea encore une fois de nom : l'appela Mont-Marat, narce que le . -ueux rédacteur dé l'« Ami du Peuoli s'y réfugia après son retour d'Angleti re. Le vandalisme des révolutionnaires détruisit toutes les abbayes ele Montmartre : c'était la fin,- ou presque, du Montmartre religieux, qui ne devait renaître que plus tard, avec l'église du Sacré-Cœur.Il y avait, jadis, deux pèlerinages : celui de Saint-Raboin, qui savait « ra-bonnïr » les caractères les plus intraitables, puis la procession septennaire, pour honorer la mémoire des martyrs. Cornaient explique-t-on qu'un quartier aussi pieux ait pu dégénérer en un quartier aussi nrofane tel qu'il l'est encore maintenant? Il en faut imputer la faute à 1781). Les cabarets de Montmartre Ainsi que nous le disions hier, la plupart des cabarets montmartrois appartiennent déjà à l'histoire. Le plus célèbre' fut le « Chat-Noir », rue Victor Massé. On se souvient de cet établissement original avec ses lanternes en ter forgé, où rougeoyait le chat no.r hérissé et furieux. On y admira plusieurs peintures de Willette, de Salis et de Steinlen. Le succès élu «Chat-Noir)) fut tel,. que des concurrents surgirent. Ce fut d'abord 1' « Ane-Rouge », dont un frère •le Salis fut le propriétaire. L' «Ane-Rouge » avait remplacé, avenue Tru-daine, la « Gr-incl'Pinte ». Puis, ce fut le « Carillon », rue de la Tour. d'Auvergne, pour lequel le peintre Griin ava.t tomposé un tableau curieux. C'est du :i Carillon » que partent les premières pièces de Courteline. Horace Valbel v fit le boniment, avant de devenir... directeur de la prison de La Rochelle. D'autres cabarets encore s'implantèrent à Montmartre : les « Quat'z-Àrts », où chanta le malheureux Fragson et où débutèrent Louise France et Charles de Sivry ; c'est des « 'Quat'z-Arts » que partit l'idée des cavalcades de Montmartre, de ces couronnements de la Muse, que Gustave Charpentier a chantés dans «Louise». Enfin, nous avons tous connu le Conservatoire de Montmartre, la « L'une Rousse » et le « Tréteau de Ta-barin ». Peu d'Anversois ne sont jamais allé; au « Ciel » et à 1' « Enfer », où, pann; les « anges » et les « diables », il en étai de toutes les nationalités, si bien que ie Siujoor, dès son entrée, pouvait s'entendre interpeller en son dialecte le plu.' pur par un des Montmartrois qui n'avai' pas la même pureté de langage : — Awel, hoe is 't rond 't Gruun Kâr rekof. bâ olle? Une partie du « Moul'n-Rouge » i brûlé. Un peu de Montmartre s'en va Il n'en restera plus grand'chose. La pêche en Hollandi La crainte de la disette est quasi géné raie. De toutes parts on s'émeut en son i géant à la nouvelle production de la terr. : dont le rendement sera certes beaucou] moindre que celui de la saison précé - dente, car il est un fait indéniable que d - nombreuses étendues de champs labou 1 rables resteront en jachère taute de bras Nous avons cependant une autre res 1 source* et qui ne périra pas de sitôt, 1 t mer, l'immense nappe d'eau pourvoira - notre satisfaction gastronomique. Ell i grouille de délicieux poissons qui se lais ■ sant capturer comme à plaisir. Les résu i tats de la pêcherie ne se font pas al 1 tendre si longtemps que ceux de la terr - meuble; d'ores et déjà on nous les s s gnale da Hollande comme excellents. t Pendant le mois de février il a ét :i vendu dans la Halle-aux-Pcissons, Ymuiden, pour environ 1,030,000 florir ele poisson. Jusqu'à présent on n'avait j; mais atteint le chillre de 1,000,000 poi ■s les ventes d'un mois. L'agriculture manque de bras. Le ■t poissons aussi ; mais au moins, ils noi '• viendront en aide. Clemenceau et la Hollani 1S « Le Courrier Belge » est heureux c a pouvoir mettre sous les yeux du publ belge cette note du « Telegraaf » qt a ane fois de plus, fait justice des brui -L tendancieux mis jadis en circulation : ,s sujet de l'attitude de la Hollande vis-. vis de nos frères du Sud : Voici ce qui dit le « Telegraaf » 1 l'occurrence : js « Il avait été dit dans certaine feui' là » hollandaise que l'ancien orésidënt ( ]e S conseil des ministres, M. Cleinencea » possédait un document diplomatiq t » constituant la preuve de ce que not ' » gouvernement n'aurait pas adopté u - » attitude strictement neutre dans is » première période de cette guerre. l ii; M. Clemenceau vient de prier noi _ > correspondant à Paris de démen ^ » cet'e allégation et l'a autorisé à r » blier la note suivante : k » Je vous autorise à dire en mon ne . » que je ne possède pas un tel dot » ment. Je ne l'ai jamais'dit- Les al ' » sions ciue j'ai faites au sujet de l'ai » tuele du gouvernement hollandais \ » pas de la nation, dont je connais » sentiments — m'ont été inspirées T » des confidences... que je n'ai pas _ * » droit de répéter... » Poursuites judiciaires MM. De Vos, bourgmestre, Louis Franck et Ryckmans, président et vice-président de la Commission Intercommunale, ont déposé une plainte au parquet contre les auteurs anonymes d'un ignoble pamphlet, dont les termes sont à ce point grossiers que.nous renonçons à les reproduire. Encore un journal réfugié A côté ele l'organe flamand De Vlaain-sclie Stem, dont nous avons annoncé l'apparition, vient de se fonder à La Haye un second journal flamand, sous le titre de Het i 'iaamsche Land. La nouvelle publication est éditée sous la direction de l'avocat malinois Jozef Crets. L'inauguration du tunnel des Pyrénées La et Gazette de Francfort » annonce que le tunnel de Canfranc, dans les Pyrénées, qui forme la troisième ligne ele communication par chemin de fer entre la France et l'Espagne, a été officiellement inauguré. Des ingénieurs de l'Etat procédèrent- à cette cérémonie sans aucune solennité au milieu d'une bourrasque de neige. La construction de ce tunnel, long de 8 km., a coûté 24 millions de francs et, par suite des difficultés du terrain, une quantité d'ouvriers ont été victimes d'accidents mortels. Petit billet à une dame anglaise Je n'ai pas, madame, l'honneur de vous connaître ; mais je sais que vous .ctes*Ancla:se et, par le fait même, j'ai le droit ele présumer que vous avez des cheveux blonds comme les blés,des yeux bleus comme l'infini, que vous êtes peut-être suffragette mais que vous avez sûrement bon cœur. Car je lis dans un journal hollandais que vous envoyez des naquets aux prisonniers de guerre anglais eh Allemagne. C'est d'un bel exemple pour cer-'■ t-cines de nos jeunes femmes belges qui n'affirment leur pa'riotisme •lue.par le ■lort du bonnet de police et des. séances irolon^ées dans les pâtisseries d'où n'est Mas exclue la dégustation de petits ver-' 'es ;rrisés. Adonc, madame, vous envoyez des naquets aux soldats anglais internés dans les « ICriegsgefangeneii-Lager ». Et c'est très bien, Ce qui est mieux, c'est que 1 vous avez une perspicacité toute féminine pour adresser vos dons aux plus éprouvés. C'est aiiiiii que l'un de vos colis était destiné au prisonnier qui se : rouvait être dans la plus grande Solitude.Ah, votre cœur d'Anglaise compatis- " santé avait admirablement compris quel ' ie doit être l'affreuse nostalgie de ce so ' iitaire en pays ennemi, et comme Fins " ant s'éternise, les. heures deviennent de: ' siècles ! U avait, sans doute, dans son in salaire.- patrie, une petite amie rieusi sous uu chapeau Miss Helyêtt ; un mère, peut-être, qui lisait la bible au; vespérales heures ; un ami, qui lui ex * pliquait. Shakespeare ; 11e fût-ce qu'un pauvre mansarde, accueillante et failli lière où se sont élaborés ses premier rêves de bonheur et d'orgueil. Vous vous êtes dit, madame, que c prisonnier de guerre était bien malheu reux, loin de ses foyers, lui qui n'avai . personne, là-ba's, à qui confier ses pe: .L nés, à qui parler du netit coin de terr où il était né, où il avait prié, où : S avait senti les premières et mystérieuse commotions d'une printanière amour. E c'est avec une sorte de piété, madame que vous avez ficelé à son intention 1 paquet qui lui apporterait, à l'inconn si esseulé, un salut de son pays, un sou fie de l'âme populaire, un sou du vieu clocher qui chante à la brune... J'im: |e rine même que, lorsque vous femiâte le paquet, vous avez apposé sur le nœu !e lu ruban un baiser très long, très cM 10 «--e', un baiser de vos lèvres que je devii: adorables à faire défaillir de désir. ts Vous avez écrit sur le paquet : « A prisonnier le plus solitaire. » « Le pli solitaire » veut dire, en anglais, « tl loneliest». Or, un fonctionnaire ail în nand vous fit savoir par après, madam . que le contenu du paquet avait été r . larti entre différents prisonniers : en t "et, le dit fonctionnaire avait pris Vn 1 u' iloneliest » -pour un v, et dans le can Jc -n n'avait pu établir quel était le pl ' ' aimable ( « the loveliest » ). tic 1a Celui qui se sentait le plus seul n Mas reçu votre paquet, et le baiser do r( vous le scellâtes s'est perdu parmi d'à tj. res compagnons d'exil, qui n'ont p u. compris- la poésie de votre geste chf tiant. Itr Qu'importe, madame ! l e petit aba donné à qui vous avez- pensé saura pl p tard, sans doute, qu'une femme de s t; ays s'est occupée de lui ; qui sait si, r _ "crès, il 11e vous reconnaîtra pas, d'il i,., 'net, dans lés rues brumeuses de L< 'res. Alors., je présume qu'il vous : |( creiera à renoue, et nue ce baiser q o"s aviez l'intention de lui envoyer, o"dra le cueillir aux bagues de \ doigts. TA.VE NOUVELLES DE LA GUERRE Sur le front de l'Ouest Paris, 3 mars. (Reuter.) — Rapport officiel : En Champagne, nous avons occupé la première ligne de tranchées ennemies. En Argonne, il y a eu un_ combat d'artillerie. Sur les autres points du front, il n'y a rien de marquant à signaler.Londres, 3 mars. (Reuter.) — Non officiel : Le « Témoin Oculaire » près du quartier génétal anglais dit dans un bulletin du 26 février, que les trois jours précédents se sont passés calmement. Comme on l'a communiqué, les Allemands ont fait sauter élans la matinée du 21 février une petite partie d'une tranchée à l'Est d'Ypirès et en a occupé 40 mètres. Ils ont essayé d'avancer au moyen de tranchées de jonction, mais sans succès.Berlin, 4 mars. — Officiel. — On mande du grand quartier général : Par méprise de l'équipage ivre, un vapeur à munitions français et eu destination de Nieuport, arriva en vue d'Os-tende. U a été coulé par notre feu ; l'équipage blessé a été sauvé. Sur la hauteur La Lorette, au Nord-Orest d'Arras, nos troupes ont pris les positions ennemies sur une largeur de IG00 mètres. Huit officiers et 558 soldats français ont été faits prisonniers; sept mitrailleuses et six canons de petit calibre ont été pris à l'ennemi. Des contre-attaques ont été repoussées dans l'après-midi. Des attaques françaises répétées en Champagne ont été facilement repoussées.Un assaut français à l'Ouest de Saint-Hubert a échoué. Par une contre-attaque nous avons pris une tranchée aux Français. De même dans la forêt de Chippy, une attaque française fut brisée. Une des dernières publications de 1e tour Eiffel apporta la nouvelle qu'une colonne allemande,, en marche sur le; hauteurs de Tahurne, avait été canon-née avec succès. Nous devons confirme! par exception l'authencité de cette nouvelle : La colonne était composée de prisonniers français, dont 38 furent tué: : et 5 blessés. Ce nui s'est passé sur le Iront ouest pendant le mois de février. Le collaborateur militaire du « 1 imes donne un aperçu des opérations militaire ' en France pendant le mois de février. Voici la conclusion de ses considéra a tions : ; « Le bref aperçu des opérations des al . liés sur le front de l'Ouest justifie com . plètement la plus récente déclaration d . l'observateur anglais près des troupe 3 françaises, d'après lequel les opération militaires de ces derniers temps ont con ; plètement absorbé l'ennemi pour se mair _ tenir dans les positions acquises ; qu'elle j l'ont empêché d'affaiblir son armée pou . réaliser une bataille iimportarite ailléuri e Nous agissons de concert ave 1 les intérêts généraux de la Russie et c s la Serbie, par le fait que, tout en état ;t sur la défensive, nous continuons à 1101 : remuer et menaçons continuellement l'ei e nemi de surprises nouvelles. Le long c u la ligne occidentale les Allemands n'oi pas remporté d'avantages remarquable x Le moral des alilés et leur ardei 1- au combat sont bons, cependai s que, du côté matériel, il y a des améli< d rations constantes. D'une manière gén raie, ce ne fut point une phase brillan e de la geurre, mais elle était nécessair a il Sur le front de l'Est c- Pétrograde ,3 mars. — Bulletin of c, ciel de l'état-major général : Dans le courant des 1 et 2 mars, ! ■" Allemands ont pris, dans la région e 'e tre le Niémen et la Vistule, l'offensiv 'P nais seulement sur Osowiesc. '' Dans, la région de Grodno et da d'autres secteurs de ce front les troiq: a russes ont continué à avancer. Qt Sur la rive gauche de la Vistule, u* situation est inchangéec Dans lés Ca'rpattes. entre la Ouda et la San, nous avons, continué à rés ter avec succès aux attaques autrichie n" nés. IIS Les Allemands ont fait des attaqi 'lans la région de Koziowa et de Rojî " ka. • -t-A n_ Dans la Galicie de l'Est, lions ave -(> eu des succès contre les Autrichien"..) l1e défendirent les passades de la Lomni j] Nos troupes eut. Dassé la I.omnica et < os occupé le village de Krasno. En Galicie Vienne, 4 mars.— Officiel. — Au Bia-la, au sud-ouest de Zacklicyn, des troupes russes, qui avaient pris l'offensive, furent repoussées hier, après une lutte sanglante. Des deux côtés de la vallée du Latorcza, ainsi que sur la hauteur au nord de Bisna, les combats se poursuivent sans interruption même la nuit. Partout où nos troupes parviennent à gagner du terrain, les Russes font des contre-attaques qui sont repoussées régulièrement d'une façon sanglante.C'est spécialement le long de la route de Ba-'.igrod que les Russes essayèrent d'avancer avec des forces considérables, pendant une forte tempête de neige. L'attaque qui s'était produite jusque près <ie nos positions s'est effondrée finalement avec ele grosses pertes pour l'ennemi, sous le feu de nos canons et de nos mi-tia.lieuses.Sur les autres fronts, il n'y a pas eu de modifications, le tout se bornant à des combats d'artillerie. Devtmt Przemvsl, le calme domine. Dans les Carpathes Vienne, 4 mars. — Le correspondant de la « Neue Freie Presse » mande : La grande tempête de neige n'a point diminué la violence des batailles dans les Carpathès. Sur l'aile de l'Ouest, où les Russes ont subi eles pertes les plus considérables, l'intensité de leurs attaques a cessé. Avec d'autant plus de violence la bataille sévit au centre.antre les passes de Lupkow et de Uszoker. Le. calme règne au Sud-Est du pas d'Uszoker. L'aile droite extrême au Sud-Est de Galicie se trouve vis-à-vis de grandes forces russes. Journellement, l'ennemi ipporte des renforcements au front. La durée dé la bataille n'est pas à prévoir. Autour de Przemvsl, les Russes restent tranquilles. Rien de nouveau sur le front rétrograde, 4 mars. —- A la date du 2 mars, l'état-major de l'armée du Caucase communique: Sur le front entier, il n'y a eu aucune rencontre importante. Prise et reprise de Prasnysz Berlin, 4 mars. — On mande du grand quartier général : Après l'admirable prise d'une forte , tête de ligne à Prasnysz par un de nos corps d'armée qui s'avançait dans la direction de l'Est, la situation pendant un jour devint critique, quand trois corps d'année russes attaquèrent les ailes allemandes par l'Est, le Sud-Est et le Sud, et les obligèrent à se retirer de-> vaut cette supériorité de forces. 5 Des parties du corps d'armée ont été attaquées violemment ainsi qu'une gran-• de partie de blessés, qu'on avait mis en sûreté dans eles villages environnants, . n'ayant pu être transportés à temps. Les Russes n'ont pas été à mêmes e d'interrompre la retraite régulière, et s perdirent contact avec les corps alle-s mands. Par ce fait, on peut inférer que _ par leurs attaques ils ont subi des pertes _ sérieuses. s Le succès tout à fait insignifiant des r Russes 11'est rien en comparaison des attaques précédentes allemandes sur c Prasnysz, où l'ennemi a laissé 10.000 Mrisonniers entre nos mains ainsi qu'un riche butin de guerre. Si toutefois les Russes s'efforcent de se vanter par leurs ^ communiqués si longs qu'invraisembla- „ bles, on ne peut qu'en conclure que ce . sont eles efforts superflus pour détour- ! ner l'attention publique de la défaite de leur dixième corps el'armée, anéanti ir dans la bataille des Masures. it y~ L'offensive russe te Berlin, 4 mars. — Des attaques russes e. au nord-ouest ele Grodno échouèrent pris à revers par un feu nourri de notre artillerie.Au nord-est de Lomza également des attaques ennemies furent déjouées et l'en-f: nemi dut se retirer après avoir éprouvé de fortes pertes. Au sud de Mysziniec et ele Cherzela, es ainsi qu'au norel-ouest eîe Prasnysz, les n" Russes prirent à nouveau l'offensive. e' Quant aux autres parties du front, il n'y a eu aucune modification importante. ns es Les masses russes en œuvre ja Berlin, 3 mars. (Corr. Nord.) — Le correspondant du « Berliner Tageblatt n va dans les Karpathes mande à son journal: ;s' Malgré de' nouvelles tempêtes de neige, n les combats dans les KarDathes ont pris de nouveau le caractère d'une lutte sanglante sur tout, le front. Il y a ici des les batailles violentes qui, surtout vers Sta-m" nislau, ont des résultats divers. La stratégie des Russes a pour but de noyer les as ,rn,ip .s autrichiennes et de regagner les nu crêtes des passes ainsi que le terrain stra-ca. .rép-ique si favorable qu'ils avaient perdu. >"t Pour cela ils font eies sacrifices gigantesques mais sans atteindre un résultat de quelque signification.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title L'avenir: journal quotidien d'Anvers belonging to the category Gecensureerde pers, published in Anvers from 1914 to 1915.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Periods