L'avenir: journal quotidien d'Anvers

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17 January 1915
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s.n. 1915, 17 January. L'avenir: journal quotidien d'Anvers. Seen on 30 September 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4q7qn6012m/
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Dimanche i7 Janvier 1915. Prix 10 Centimes - Pour Anvers 5 Centimes. Première Année, numéro 30 REDACTION et ADMIN'IS l'RATION : 44. RUE ROUGI-, 44 ANVERS Pour BRUXELLES S'adresser à nos Bureaux : M, RUE LEON FREDERIC, 28 L'AVENIR BUREAUX OUVERTS de 10 à midi et de 15 à 17 heures ANNONCES A FORFAIT 103, place de Meir, 103 ANVERS Journal Quotidien d'Anvers La lettre pastorale de MGR Mercier Xous recevons d'un de nos lecteurs 1; lettre qui suit : » Permettez moi de féliciter ivoire jour nal d'être sorti de l'ornière où de puis le début de la guerre la presse s'es enfoncée et de servir au public autn chose que des nouvelles truquées et de considérations à son goût. Pourrons nou entendre enfin la vérité et soulever le voi le sous lequel l'excitation et la passio: ont caché la véritable situation? » Votre correspondant bruxellois s permet de critiquer la lettre pastorale d son Eminencc le Cardinal de Malines Permettez-moi de compléter cette"critiqu en toute franchise. » Pour le fond, en effet, la lettre pas torale ne diffère pas des attaques qu nous"ont servies les littérateurs français ou franco-belges de Maeterlinck <i Ana tole France, Richepin.et autres. » Ce que votre correspondant dit di sauvetage de la France s'y trouve d'un façon étrange : « \Tos soldats sont no sauveurs. Une première fois, à Liège ils ont sauvé la France, une seconde e: Flandre ils ont arrêté la marche de l'en nemi sur Calais. » » C'est en plein la mentalité francc belge d'avant la guerre où il était deven impossible de distinguer encore, ces der nières années, la patrie belge de ce qu nos soi disant patriotes appelaient la pa trie commune: la France. » C'est cette mentalité qui nous a prt eipités dans Fabime effroyable de notr propre déstruction. » Justifier cet aveuglement devai Dieu, devant les hommes, devant l'histo re semble être le but principal de la pa: (orale. » Le sauvetage de la France, de lJAi gleterre et sans doute aussi de la Russ voilà, à quoi a servi l'héroisme de ne soldats. « C'est une guerre sainte. C'e: un acte de charité. D'un coupable el tait, sur l'heure, un saint. » » Le Coran ne dit pas autre chose. » Mais cela ne suffit pas. Nos popuh lions pourraient se ressaisir. Elles pou raient ouvrir les yeux sur le rôle qu'c leur fait jouer. Désormais ce ne sera pli la France seule qui rêvera de revanch La Belgique aura le même rêve. Le m< y est en plein dans la lettfe et ceux qi devraient prêcher la paix et la pacifie; tion, seront là encore plus tard pour s> mer la haine et la vengeance. » Pas un mot dans cette longue letti du crime initial qui a mis le feu à cet horrible guerre: l'assassinat des hér tiers, catholiques cependant, de la coi i rorine impériale d'Autriche. Pas un mot de e s nombreuses populations catholi- - ques subjuguées, opprimées, torturées - par la Russie, l'Angleterre, celles-ci sont t devenues nos alliées et sans doute de - coupables elles sont devenues saintes éga- * lement. » » Son Eminencè ne croit-elle pas que - le cri des Irlandais, le cri des Polonais ne 1 soit enfin parvenu au trône du Très Haut, et que le glaive vengeur du iout Puis-" sant ne soit levé pour châtier des siècles - de tyrannie et d'oppression? Croit elle • que l'extermination de deux braves peuples au Sud-Afrique, il y a à peine treize ans, par la bande Chamberlain, ne doive - recevoir un jour son châtiment? Ou croit-; elle que l'Angleterre, uniquement parce > qu'elle s'est faite notre alliée, est lavée " ainsi du sang qu'elle a répandu pour s'emparer cyniquement des trésors d'or et de diamant qu'elle convoitait depuis si longtemps? » Certes notre cause est juste. Mais nous risquons de jouer le rôle de celui qui à force djivoir raison finit par avoir tort. » Il n'était écrit nulle part que nous devions nous faire massacrer, nous faire - détruire, nous faire anéantir par des for- i ces dix fois supérieures uniquement pour - les beaux yeux de la France et de l'An-e gleterre. Dès le début il a été dit: que - nous avions lait assez et même trop et à diverses reprises l'occasion s'est pré- - sentée à la Belgique de conclure une paix e honorable. » Mais décidément « La France nous ' trottait en tête ». Son sort nous tenait - lieu de patriotisme, alors que de là, ce- - pendant, dans le cours des siècles nous sont toujours venus tous nos malheurs. » La pressé française, que Son Emi-e nence doit pourtant bien connaître, les ►s intrigues et les décor®!ions françaises ont égaré à ce point la mentalité de nos! e braves populations belges, qu'elles ont oublié ies avertissements vraiment patriotiques, que ses dirigeants, le clergé t- en tête, lui ont toujours donnés à ce sujet. » Reste la nomenclature de nos désas-n très. Certes ce n'est pas à nous d'excu-ls. ser le mal qui nous a été fait. Mais ce n'est pas le moment d'en causer. Nous le >t ferons plus tard quand il s'agira de de- ii mander réparation du dommage causé, et i- de nous faire rendre justice. Comme vo-î- tre journal l'a dit dans son artide-pro- gramme : cela se fera, en une attitude di-■e gne et calme, envers et contre tous, forts :e de cette même dignité et de ce calme qui i- rendent réellement invincible, i- » Veuillez agréer, etc. » La trêve de Noël Dans les tranchées On sait que le quartier général a di fendu sévèrement les rapports entre so dats ennemis. Toute relation avec u adversaire sera punie. C'est la répom des diplomates aux soldats. Ceux-d'ailleurs avaient joué un mauvais toi aux diplomates. N'ont-ils pas réalisé trêve que le Vatican n'a pu faire ado] ter ]x>ur la Noël? A la veillée de Noël on a commeru des deux côtés dans les retranchement il chanter — bien chez les Allemands très mal chez les Anglais, paraît-il, puis les Allemands ont invité'leurs ai versaires à festoyer avec eux. Quélqm Anglais ont accepté l'invitation. C s'est rencontré à mi-chemin entre 1< tranchées, on échangea des cigares des cigarettes et très régulièrement c convint d'une trêve de 48 heures. Puis les Allemands rentrèrent dai leurs tranchées pù ils jouèrent et chai tèrent toute la nuit. Le matin ils soi haitèrent aux Anglais une bonne fêt Les Anglais ne paraissent pas attt buer cette conduite à la bonté cordia et à la simplicité des troupes allemand mais à la force de la foi chrétienne de l'Eglise. .Des rapports sur des relations anal gues sont faits par des officiers que qu'une note moins sympathique y se jointe. U y en a qui ont fait abattre 1 petits arbres de Noël que les solda allemands avaient ornés de luminair et plantés sur les bords des tranchée: On a profité de'cette trêve pour enterr des soldats allemands morts sur le te rain situé entre les .deux positions et 1 Anglais plantèrent eux-mêmes les cro en bois sur les tombes. Nous avons sous les yeux le récit d'i officier d'un régiment du Nord-Staf-fordshire. U fut le porte-parole des Anglais à la fête pacifique de la veillée de Noël, et il n'en montre aucun remords. Tous, raconte-il, nous grimpions sur les i. rebords des tranchées et les bons rap-j_ ports s'établirent aussitôt. Je criais aux n Allemands d'entonner un chant popu-ie laire> ce qu'ils firent aussitôt et des ,j deux côtés on applaudit en demandant ir un autre chant. Je demandai alors un [a Lied .de Schumanu et un Allemand en-j. tama « Les deux grenadiers ». J'eus alors un entretien avec l'officier allemand et nous engagions alors une [S trêve de 24 heures et nous autorisions ;t les Allemands à enterrer leurs morts, jt Pins tard nos hommes se rencontrèrent j. avec leurs adversaires, s'amusèrent en->5 semble et échangèrent tabac et cigares. n I.e lendemain matin les rapports se colins tinuèrent lors de l'enterrement des sol-dats tombés la veille. Je me suis entre-n tenu avec plusieurs camarades allemands. C'est merveilleux. Ils étaient ls charmants et polis. Nous avons photo-j'_ graphié des groupes d'officiers et de sol-t_ dats des deux nations. Les Allemands, , des Saxons, ont bon air. Ils désirent la j_ paix, mais il des conditions digues et |e n'en paraissent pas à leur dernière car-;a touché. Je suis étonné de voir coni-bien rapidement nos hommes devenaient camarades avec eux ! a_ Que tout cela prouve que la paix ne ,j_ Soit pas être impossible à rétablir ! Seu-lement il ne faudrait pas trop de diplo-,s mates pour la réaliser. C'est curieux, les officiers y conviendraient peut être ^ mieux. X. X. X. ; t r r" AVIS es x «L'Avenir» est envoyé gratuitement, à titre d'essai, pendant quinze jours, à in toute personne qui en fera la demande. Echos Calendrier 17 janvier. — Soleil : lever, 7 h. oû ; coucher, 4 h. 81. — St-Antoine. 18 janvier. — Soleil: lever, 7 h. 49; coucher, 4 h. 32. — Chaire de St-Pierie à Rome. I..VJ janvier. — Soleil: lever, 7 h. 48; coucher, ! h. 34. — St-Sulpice. Saint Antoine C'est aujourd'hui la fête de saint Antoine, qui dut endurer tant de tentations de \v part de l'e{sprit du Mal. Sait-or qu'en Belgique plus de quarante églises lui sont dédiées? Beaucoup de métiers, entre autres les mariniers à Bruges, les bouchers, gantiers et porcelainiers à Liège, les jardiniers à Malines, les charcutiers à Anvers et à Mons, l'ont choisi pour patron; bier des confréries sont érigées en son honneur et plusieurs sanctuaires où se vénèrent de ses reliques comptent parm les pèlerinages les plus fréquentés. Saint Antoine qui, à l'époque des terribles ravages du «feu sacré» (nomiru! plus tard «mal des ardents») était invoqué contre cette «peste» qui a pris de le le nom xle «feu saint Antoine» préserve bêtes et gens de toutes les maladies cutanées et protège les fruits de la guerre. Jacques de Yoragine, le moiine don nous avons invoqué le souvenir quanc nous avons écrit notre articulet au suje de l'Epiphanie, nous donne, dans sa «Lé gende dorée», quelques détails sur le fa meux «compagnon» de saint Antoine. Ui roi de Catalogne, ainsi nous le narre 1< biographe du Allie siècle,avait sa femme possédée du démon : sachant les victoire: signalées que le pieux solitaire avait rem portées sur l'esprit malin, le roi le fi venir. Saint Antoine pratiqua des exor cismes et la débarrassa du diable qu'ell' avait au corps. Au même moment, un' truie arriva et déposa aux pieds du sain un de ses petits qui venait de naître san yeux et sans pattes; puis, poussant de cris aigus et tirant le saint par la robe vile sembla lui demander la guérison'd son infortuné rejeton. Le saint fut touch de commisération et guérit le porcelet,qi devint allègre et voyait clair. Et l'anima reconnaissant lui tint compagnie jusqu' la fin de ses jours. D'autres auteurs prétendent que, dan le principe, le cochon était l'attribut dis tinctif de saint Antoine, martyr du pre mier temps du christianisme et qui, exei çant le métier de boucher à Rome, y vi périr plusieurs chrétiens et fut à'ce poin touché par leur fermeté qu'il se converti et souffrit le martyre pour Jésus-Chrisl Les bouchers le prirent pour patron, et afin de le distinguer, par la suite, de autres saints du- même nom, ils le firer représenter ayant près de lui un cochoi: Les confréries de Saint-Antoine avaieni au moyen âge, le privilège de faire paîtr dans les villes un pourceau, clochette a col, et nourri par les habitants. Il y eu abus, à Mons notamment, où les propri^ taires de cochons leur appendaient de clochettes et les faisaient courir par le rues; aussi, en 1648, une requête de 1 confrérie au magistrat fit-elle interdir cette concurrence déloyale. Notre cont Notre feuilleton qui a été assidumen suivi par nos lecteurs qui se sont pas sionnés pour sa captivante actualité vient de se terminer. Comme en ces temps de guerre, le pu blic n'aime pas les œuvres de longue h? leine, nous avons décidé de donner un ou deux fois par semaine, surtout le di manche, un conte de notre collaborateu Novus. Nous espérons que 110s aimable lectrices et dévoués lecteurs apprécieron les efforts que nous faisons pour les sê tisfaire le plus possible. Nous donnon aujourd'hui un conte champêtre intitul «Fleur d'Ardenne», tout empreint d'un douce et saine poésie de la nature et li souhaitons bon accueil surtout parmi ne gentes lectrices qui aiment les fleurs e la poésie de la vie simple. Dans tous les cas jamais nous ne doi: lierons de contes... à dormir debout! L'Annuaire pontifical pour 191 En dépit des circonstances, Mgr Pr< caccini di Montescaglioso a pu remetti au Saint-Père ponctuellement, le jour c l'An, l'annuaire pour 1915- Dans la série des successeurs de S Pierre, S. S. Benoît XV occupe le 26c rang. L'Annuaire renseigne la nomim tien du Pape au cardinalat, contrairemei à l'usage, parce que cette nomination eu lieu le 25 mai 1914 et qu'autremei elle ne serait mentionnée dans aucun Ai nuaire. Le .Sacré Collège se compose actuell ment de 60 membres, dont 19 ont é nommés par Léon XIII, 41 par Pie } Il y a 29 cardinaux italiens et 31 carcl -naux étrangers; 6 cardinaux-évêques, l cardinaux-prêtres, 9 cardinaux-diacres,] chapeaux sont vacants, 8 cardinaux soi octogénaires, 18 septuagénaires, 25 sexagénaires, 10 quinquagénaires. Le doyen d'âge des cardinaux est Mgr Netto, qui compte 31 années de cardina-iat ; puis Mgr Gibbons, 29 années; Mgr Sérafino Vanutelli, 28; Vincent Vanu-!elli, 26. Pendant le pontificat de Pie X, 48 cardinaux sont décédés, depuis l'avènement de Benoît XV, 4. Dans la seconde partie de l'Annuaire, 1 tious voyons que depuis l'an dernier, f l'Australie a été érigée en délégation apostolique ; Regestro di Ara'guaja en prélature; Togo, Kuam-Si,Canton, Blue-(ields, Tchao-Tchéou en vicariats; Lang- j so.11, Adamana et Gibuti en préfectures» Le secrétariat d'Etat a subi les changements qui suivent : chef, cardinal Gas- ' pari; Mgr Pacelli, secrétaire pour les af- ( fa ires ecclésiastiques extraordinaires; ' Mgr Tedeschtm pour les affaires ordinai- 1 res ; Mgr Sebastiani, chancelier des : brefs. A l'Académie des Beaux-Arts A son tour le « Handelsblad » insiste 1 pour que les cours de l'Académie des Beaux-Arts soient rouverts sans retard. Jamais nos jeunes gens de 16 à 20 ans n'ont eu l'occasion, comme maintenant ' d'employer utilement des leçons sans j cela entièrement perdues. Beaucoup de Jeunes Anversois ont des dispositions naturelles pour la pratique des Arts. La dure nécessité de gagner ieur vie les empêche parfois de suivre les leçons de professeurs capables. Main-' tenant qu'ils pourraient y aller sans rien abandonner de leur gagne-pain l'Acadé-■ îfiie reste fermée ! C'est une mauvaise plaisanterie à la-1 quelle la commission responsable voudra mettre fin. La Ville aussi peut contribuer à la réouverture des cours. L'absence du directeur n'est pas un empêchement. L'administrateur M. F. Don-net est resté à son poste... et cela suffit, La neutralité italienne En ce qui concerne une récente appréciation de M. Sazonow sur la neutralité 5 italienne, le «Giornale d'Italia» dit: , — La guerre a éclaté à la suite d'un choc de forces étrangères à l'Italie, par-é tant la neutralité italienne était de plein i droit. Nous avons fait cependant alors I toutes nos réserves, en prévision d'éven-^ tualités où nos intérêts se trouveraient, par la suite des événements, directement s 011 indirectement menacés. Cela s'esl-il produit jusqu'à présent? - Non. M. Sazonow doit donc nous permettre de penser que l'Italie agit bien en se maintenant -dans la neutralité et qu'elle a le droit évident de s'inpirer seulement de son propre intérêt pour les décisions , qui lui seront suggérées par le dévelop-s pement ultérieur des événements. L'Ita-t lie restera toujours généreuse et libérale, . fière de son droit. Nous ne songerons ja-, mais à fermer l'Adriatique aux Yougo-e Slaves. Nous ne voudrions pas non plus u rendre amères et difficiles nos relations t avec des peuples avec lesquels nous se- - rions éventuellement appelés à collaborer s pour le développement économique et les s progrès de la civilisation dans l'est de a l'Europe. e Avions et sous-marins En dehors de services que l'aviation e peut rendre dans la guerre terrestre pour r l'observation de l'ennemi et pour le bombardement, cette arme, qui est déjà intervenue dans la guerre navale en s'effor-' çant d'atteindre au moyen de ses bombes les navires ennemis, peut aussi être utilisée efficacement pour l'observation ou la c découverte des sous-marins et des mines flottantes. D'une certaine hauteur au-r dessus de la mer, il est possible d'aperce-s voir les objets qui se trouvent sous l'eau t aux profondeurs où les sous-marins se meuvent et où les mines sont ancrées. s Des essais faits en 1912 ont été con-^ cluants à cet égard. L'avion peut donc e découvrir le sous-marin, tandis que ce j dernier, immergé et privé de l'usage de s son périscope, se trouve lui-même dans l'impossibilité de découvrir son adversaire aérien. Les navires trouvent donc chez les aviateurs un concours efficace au point de vue des reconnaissances et par suite à celui de leur protection. ^ En ce qui concerne les mines flottantes, le danger consiste dans l'ignorance où >- l'on se trouve de l'emplacement et de e l'étendue des champs miniers. Ici encore e l'avion peut, par temps et vent favorables, opérer des reconnaissances utiles, t- permettant aux navires de détruire les ie mines et de manœuvrer sans danger. II Avis aux habitants d'Anvers quant ^ aux appartements à louer i- La « Kommandautur » nous envoie l'avis suivant : -- Des citoyens d'Anvers qui désirent é louer des chambres meublées à des offi-^ ciers et à des fonctionnaires allemands, i- sont priés de se présenter quotidienue--5 ment, entre 8 et 10 h. du matin et 3 à 4 o heures de l'après-dîner, à la Komman-it dantur, Canal des Récollets, 21. NOUVELLES DE LA GUERRE En Flandre Duels d'artillerie Berlin, ,L0 janvier. (Wolff.) — Dans es environs de Nieuport on ne signale |ue des duels d'artillerie. En France Jifférentes attaques et contre-attaques Berlin, 16 janvier. (Wolff.) — Des iliaques sur uos'positionsau Nord-Ouest l'Ari as ont été repoussées. Par une coure-attaque nos troupes ont pris deux ranchées ennemies avec les occupants. Nous avons complètement détruit le vil-age de la Boisselle au Nord-Est d'Al->ert et en avons expulsé le.s Français. \u Nord-Est de Soissons calme plat. .,e nombre de canons pris à- l'ennemi )rès de Soissons dans les batailles du 12 ru M janvier s'élève à 33 pièces. De petites batailles ont eu lieu dans 'Argonne et dans le bois de Consenvoye lu Nord de Verdun et se sont terminées ">ar un succès pour nos armes. Une at-aque sur Ailly, au Sud-Est de St-Mihiel i été repoussée. Dans les Vosges rien de spécial. La bataille au Nord de Soissons Paris, 15 janv. (Reuter.) — Le communiqué d'hier soir dit : Nos troupes ont réussi à détruire les tranchées faites récemment par les Allemands au Nord-Ouest de Fouquescourt, au Nord de Roye. Les attaques faites par l'ennemi dans la région au Nord de Soissons sont arrêtées. Par suite de la crue de l'Aisne, qui a détruit plusieurs de nos ponts, nos communications avec nos troupes sur la rive droite du fleuve ont été rendues difficiles et nous ont empêchés de leur envoyer des renforts- Ceci a été le motif de la rétraite de ces troupes qui devaient combattre dans des conditions difficile; Nous avons, été obligés de laisser quelques canons en panne par suite de 1, rupture d'un pont. Ces canons ont étc détériorés. Les prisonniers faits par les Allemands sont pour la plupart des blessés que nous n'avons pu emporter dan! la retraite. D'autre part nous avons faii un nombre important de prisonniers nor blessés appartenant il sept régiments dif férents. Nos adversaires ont eu un suc cès qui n'aura aucune influence sur l'ensemble des opérations. L'ennemi, pai suite de la crue des eaux, se trouve dan: l'impossibilité de faire valoir son succès au Sud de la rivière. En Pologne Les Autrichiens et les Russes Viénnç, 15 janv. (Wolff-) — Au fron en Pologne russe ,il n'y a eu que de; duels d'artillerie et de mitrailleuses. Su: le Dunajec également des duels d'artil lerie. Notre artillerie lourde a bien tra vaille. Elle mit le feu à un grand maga sin et fit taire une batterie ennemie. Dam les Carpathes, calme plat. La gelée per sistante a une^ grande influence sur l'ac tivi té des opérations. Situation inchangée Vienne, 16 janvier. — Officiel : En Ga licic, Pologne et dans les Carpathes 1 situation est inchangée. Sur le Dunaje notre artillerie, en lutte avec de la gross artillerie de campagne ennemie a de nou veau remporté de beaux résultats. Dépêches diverses Le Pape hors du Vatican? Les journaux italiens discutent i question si le Pape en portant secour aux sinistrés du tremblement de terr a quitté son palais. Le « Tribuna » di que le Pape a quitté le Vatican mai pour se rendre par des bâtiments qu lui appartiennent dans les propriétés di Saint-Siège. I.e «Giornale d'Italia» di que l'événement ne manque pas de si gnification. Le journal rappelle que 1 Pape Pie X n'a pas visité ce même lie pital Santa Maria lors de la catastroph dé Calabre. Il y avait envoyé alors 1 cardinal-secrétaire. Le journal est d'avi qu'on peut discuter si le Pape a quitt le Vatican de propos délibéré ou sans ; faire attention ; mais qu'il est certai: que, poussé par la compassion, il a né gligé toute considération politique o juridique. Les prêtres belges peuvent rentrer dan leurs paroisses Cologne, 16 janv. (W^olff.)— Le «Ko! nische Zeitung i■ confirme que le gouvei neur général en Belgique a autorisé 1 retour dans leur paroisse des prêtres a< tuellement internés en Allemagne, pot autant qu'il n'y ait pas de poursuite contre eux. Le cardinal Mercier, arch< vêque de Malines, et le nonce pontifie; peuvent iibrement se mouvoir dans 1< provinces belges occupées par les AUi .mands. Toujours les accusations françaises Berlin, 10 janv. (Wolff.) — Le Journal Officiel répand un avis officiel français sur les « cruautés allemandes». Cet avis complète la campagne de mensonges qui se fait contre l'Allemagne depuis le commencement de la guerre. Des cas spéciaux sont rapportés par les Français connue ayant été prouvés,mais sans qu'il y eût moyeu de les examiner impartiale nient. L'armée allemande se trouve si haut placée que cette boue né peut l'atteindre. Elle se rend compte cependant à quelle arme empoisonnée a recours la haine impuissante d'un adversaire reconnu jadis connue chevaleresque. Les Russes n'auraient pas assez d'armes Vienne, 15 janv. (Wolff.) — Le correspondant de guerre de la « eue Freie Presse » annonce : L'ennemi reste dans une attitude passive. Il a l'air d'attendre l'arrivée des nouvelles recrues de la dernière levée. Suivant des renseignements puisés à source sûre et selon ce que rapportent des prisonniers, les hommes arrivent au front sans fusils et sont armés des fusils devenus disponibles. Vapeurs internés servant à la navigation côtière Copenhague, 15 janv. (Wolff.) — National Tidende annonce de Londres : L'ordre du gouvernement anglais de mettre les navires internés dans, la navigation côtière cause ici un certain étou-nement. L'ordre en question servira à faire baisser les frêts, surtout si une entente internationale se fait avec l'Amérique à l'effet de placer dans le trafic ie l'océan les navires se trouvant en Amérique.La question arménienne Paris, 16 janv. (Wolff.) — Le correspondant du « Temps » à St-Pétersbourg apprend que le gouvernement russe publier un livre orange sur la question arménienne. Le livre contiendra la correspondance diplomatique échangée au ; sujet des réformes qui ont été examinées : pour l'Arménie turque, ainsi que quelques documents au sujet des projets d'organisation pratique de l'Arménie. Vente de navires allemands capturés Londres, 10 janv. (Wolff.) — Avant-; hier, on a vendu aux enchères les voi-1 liers allemands capturés et déclarés prise de guerre. Il s'agit des navires « Fritz i , « Orlanda », « Orlona »et « Helgoland >. Les prix ont varié entre 1070 et 1800 livres sterling. Sur le front de l'Est ' Berlin, 16 janvier. (Wolff.) — La pluie et le mauvais temps excluent toute ' activité dans les opérations. La situation ' reste inchangée. ; Une chute de neige en Suisse Sitten (canton de Valais), 15 janvier. — Hier matin le village Obergestelen, dans le Haut-Valais, a été détruit eu partie par une chute de neige et à plusieurs endroits entièrement rasé. Les ha-" bitants ont heureusement pu s'enfuir à ' temps de leurs maisons. L'anniversaire de l'Empereur Berlin, 15 janvier. (Wolff.) — Le journal officiel de l'Empire allemand publie une proclamation de l'Empereur au chancelier de l'Empire et dont voici le texte dans ses grandes lignes : Etant donnée l'époque troublée que 1 nous traversons, mon désir est que mon 3 prochain anniversaire ne soit pas fêté, ni - dans les églises, ni dans les écoles. Pe'i-' dant les longues années de mon règne, ? j'ai été habitué, eu ce jour, à recevoir 1 des milliers de télégrammes et d'écrits 1 de la part de patriotes qui se souviennent t de moi. La transmission de ces missives " en pays ennemi, où je puis me trouver, - pourrait causer des interruptions dans le " service télégraphique et postal en cam-; pagne et déranger mes travaux au quar-? lier général. f Je suis donc obligé de renoncer cette ' année aux vœux de bonheur et de pros-' périté qui me sont destinés. En un pareil 1 moment, je ne puis songer à faire cas " vraiment d'une telle réminiscence pa-' 1 triotique. J'ai pourtant vu avec la plus grande satisfaction combien je suis entouré par s l'amour et la confiance du peuple allemand. Je remercie d'avance tous ceux . qui le jour de mon anniversaire enver-■- ront à mon intention une prière au Très-e Haut. Je suis de cœur avec tout le peu :■ pie allemand et ses souverains qui prient r pour que Dieu Tout-Puissant nous soit s miséricordieux, nous accorde de uouvel-:- les victoires sur nos ennemis, une paix il honorable et un avenir heureux pour no-■s tre chère patrie. :- Quartier général, 13 janvier 1915. Guillaume I. R

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