Le Belge indépendant

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01 February 1919
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s.n. 1919, 01 February. Le Belge indépendant. Seen on 17 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/p26pz55008/
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LE NUMERO 1 PENNY LE BELGE INDÉPENDANT No 57 ADMINISTRATION ET KEDACTION : rCDOH HOUSE. TUDOR ST.. K.C. 4. TÉLÉPHONE: CITY 39S0 SAMEDI 1 FEVRIER 1919 fi MOIS 9 SHILLINGS ABONNEMENTS < o MOIS. 17 SHILXJNGS ( 1 AN. 32 SHILLINGS ' - t AVIS A NOS LECTEUR! Nos compatriotes regagnent leur foyers ; les correspondances s'amélic rent ; et nos bureaux doivent être occu pés par un confrère anglais à la fin de c mois. En conséquence, considérant notr tâche comme terminée ici, nous cesse rons notre publication à Londres fin d cette semaine. Les abonnements seront remboursé pour la partie non servie, mais nous se rions heureux de savoir si nos lecteur seraient disposés à seconder nos effort pour la continuation de notre journal ei Belgique. A Nos Lecteurs Nous voici arrivé au dernier numéro do notre journal qui paraîtra en Angle terre. Quand, en août 1914, nous quittion: Bruxelles et allions publier 1' "Indépen danoe Belge" à G and d'abord, à Os tende ensuite, nous estimions que notr< action devait être nulle à Bruxelles ei pouvait être'utile au dehors. Notre titre d'alors était un symbole C'était le drapeau national que noui maintenions haut et ferme devant l'en nemi. C'était l'affirmation de notre con fiance dans l'avenir. Puis nous avons dû quitter le sol de 1e patrie et nous sommes arrivés dans oett< Grande-Bretagne qui accueillit avec une cordialité, une sympathie, une gêné rosité inouïes les 250,000 Belges qui comme nous, avaient dû fuir leur patrie Notre tâche était tout indiquée. Nous nous devions à ces 250,000 déracinés, el nous avons reparu à Londres pour les renseigner, pour les encourager, les réconforter, les soutenir. Avons-nous réussi daus la mission qu< nous nous étions imposée? Les nombreuses — et touchantes — lettres que nous recevons actuellemenl nous rassurent à cet égard, et nous dédommagent de l'effort aocompli. Les obstacles étaient nombreux, maif nous avons rencontré des concours qui nous ont permis de les surmonter. Notre reconnaissance va d'abord à nos confrères anglais, qui nous ont chaleureusement accueillis, en particulier à notre ami M. Alfred Watson, de la "Westminster Gazette," qui, dès le premier jour, nous a guidé, renseigné, encouragé avec une obligeance et une complaisance que nous n'oublierons jamais; à M. F. Lloyd, qui nous a traité en véritable ami; à la maison S nith and Son, qui nous a si puissamment aidé, à notre dépositaire à Londres, M. Pelletier, qui nous a été si dévoué. Grâce à tous ces généreux concours, grâce aussi à nos amis industriels, armateurs, négociants, qui nous ont favorisé de leur publicité, nous avons pu accomplir notre œuvre, à laquelle le gouver nement de M. Asquith voulait bien témoigner ses sympathies dès la première heure. Nous aurions vivement souhaité pouvoir en ce moment remercier aussi notre gouvernment. Mais, à regret, nous devons constater que nous avons plutôt rencontré opposition et obstacle lorsque nous avons voulu pénétrer près de nos braves combattants, et nous ne caoherons pas que nous fûmes sensibles à cette attitude, disons peu bienveillante, que rien ne motivait de notre part. Un étrange reproche nous atteignit plus profondément: ce fut celu: des Belges restés au pays, qui disaieot que nous leur étions hostiles ! Cette cabale, montée et entretenue par les Boches, réussit —■ et nous en constatons encore aujourd'hui les résultats —-alors que nous n'avons cessé de glorifier et de magnifier nos compatriotes torturés par les Boches : notre collection est là pour démontrer la fausseté, l'inanité de pareille accusation. Au contraire, après avoir aidé les malheureux fugitifs à se retrouver, nous avons multiplié nos efforts pour venir en aide à ries compatriotes de Belgique, pour soulager leurs misères, pour leur apporter quelque adoucissement à leur terrîble situation. Nous avons d'abord voulu fournir à nos vaillants soldats la douceur d'un paquet de tabac, de quelques cigarettes, et nous organisâmes le fonds du "Tabac du Soldat," qui fonctionna jusqu'au moment où les magasins militaires fourni- | rent aux combattants en Belgique le » tabac à prix réduit. s En ce moment, nous avions lancé de . nombreux appels pour que des dames de . cœur voulussent bien adopter un ou plu-3 sieurs filleuls pour leur relever le moral par des correspondances suivies, pour g leur envoyer au front quelques dou-. ceurs, pour les accueillir lors des congés. £ Nous avons ainsi pu inscrire des centaines de généreuses et aimables mar-5 raines, qui gâtèrent affectueusement nos , jàs- 5 Puis, nous nous consacrâmes aotive-3 ment à l'Œuvre du Congé du Soldat. 1 Ce fut pour nous un plaisir, une réelle satisfaction de recevoir ces braves, de les « faire parler du pays et de leurs actes héroïques, de leur fournir un bon logis, j une bonne table et de l'argent de poche. Ils étaient heureux, et nous aussi. Et notre Œuvre du Congé du Soldat a pu > ainsi s'adresser à 5S730 braves. Ce fut - pour nous une réelle joie et un véritable réconfort que de recevoir en amis ces s vaillants soldats. Mais nos appels furent adressés encore - pour d'autres œuvres intéressantes. C'est > ainsi que nous répondions avec empres-; sement à l'appel de notre ami si ardemment dévoué aux Belges, M. Hastings Pimbury, qui revenait de Hollande na- > vré d'avoir constaté l'affaiblissement des ■ pauvres enfante belges, et nous nous • adressions à nos lecteurs pour venir en aide à la Santé à l'Enfance. Nous secondions encore autant que > possible la souscription ouverte par notre ) dévoué consul-général, M. Polies. en fa- ■ veur des orphelins de guerre. Le tableau ci-dessous dira ce que nos efforts ont produit: ; Recettes que nous avons effectuées > pour les diverses œuvres en faveur des ' Belges : Fr. Belgian Relief Fund.... 50,349.00 Santé à l'Enfance 47,893.70 1 British Gifts for Belgian Sol- diers 24,774.95 ' Prisonniers de Guerre 20,811.05 1 Croix Rouge de Belgique.... 10,585.00 Noël du Soldat Belge 7,225.75 Victimes de Ste-Honorine... 6,030.10 1 Soldats blessés de la dernière offensive 5,421.60 Institut de Rééducation de Port-Villez et Mortain.... 3,240.00 Les Orphelins belges de la Guerre .< 3,092.85 Vêtements du Soldat 1,437.05 j Dispens. anti-tuberculeux... 1,335.60 Soldats belges aveugles 745.20 Théâtre de la Reine 351.00 Working Men's Belg. Fund. 351.00 Club for Belgian Soldiers... 276.10 Penny Belge 151.65 Divers 6,564.25 Fr. 190,637.85 Congé du Soldat... 150,687.60 Total 341,325.45 A côté de ces résultats -matériels, nous sera-t-il permis de rappeler les " campagnes" que nous avons soutenues et qui ont généralement abouti — sans que nous nous attribuions cette victoire — au but que nous pousuivions. Ce fut d'abord la polémique pour obtenir un ministère national tripartite — et qui faillit nous faire supprimer. Puis nos revendications pour nos travailleurs, accuellis d'abord avec méfiance par les trade unions, et pour les réformés, et pour les hommes de Birtley, et pour le rapatriement, et pour la reconstruction économique. Enfin, en ces derniers temps, ce fut le développement du programme de la Fédération Nationale: d'abord, revendication d'ùne indemnité pour les Belges qui ont vu pendant la guerre disparaître leurs économies, qui ont dû rester inactifs quand ils n'ont pas été déportés, à qui une juste réparation est due pour Je chômage forcé qui leur a été imposé par la guerre. Enfin, la reconstruction de la patrie, le rétablissement de nos- industries, de i nos activités par le concours de toutes les compétences, à quelque parti » qu'elles i appartiennent, par l'union de toutes les 1 bonnes volontés. 1 Aujourd'hui les exilés regagnent leurs * villes et leurs villages. A eux, qui ont vu -ici de près régner la tolérance, d'appuyer ( le programme de la Fédération Natio- < nale, et ce sera pour nous une vive satisfaction si nous pouvons, ohez nous, con- s tinuer le bon combat pour exposer et ] défendre ces idées de justice et de patrio- ( tisme éclairé et désintéressé. £ A. LEMONNIER (A. de Lavaux). j REMERCIEMENTS I Nous avons reçu de nos lecteurs de nombreuses lettres témoignant de leur gratitude pour ce que nous avons pu faire pour eux. Nous les en remercions de tout cœur et nous n'enciterons qu'une Au journal " Le Belge Indépendant " La mission que la direction du journal s'était imposée ici en Angleterre étant presque terminée, nous croyons devoir lui payer un juste tribut de reconnaissance en venant le remercier pour la sollicitude qu'elle n'a cessé de témoigner aux Belges exilés, chaque fois qu'il s'agit d'appuyer leurs légitimes revendications.En ce faisant, nous croyons être le fidèle interprète des sentiments qui animent les lecteurs du journal, lequel a été pour eux, pendant ces malheureuses années de guerre, un soutien moral aussi puissant que salutaire. Quel est celui qui n'a pas remarqué le talent avec lequel ont été rédigés les articles " La situation," lesquels nous donnaient connaissance de la marche journalière des opérations militaires, tout en émettant souvent d'intéressants et clairvoyants pronostics. Quel est celui d'entre les lecteurs qui n'a pas admiré la façon hautement intelligente et toute patriotique avec laquelle la rédaction a sans cesse remonté le moral de ses lecteurs dans les moments les plus critiques de la guerre, et cela, tout en instruisant de la vérité: problème souvent d'une extrême délicatesse. Enfin, quel est le lecteur qui n'a pas été touché de la manière impartiale avec laquelle le joui-nal a envisagé bien des questions qui cependant se prêtaient à des critiques de partis, donnant ainsi l'exemple d'un patriotisme noble et courageux. Aussi, nous nous empressons de lui rendre un public et juste hommage, et nous fe prions d'agréer nos remerciements les plus cordiaux. MARTIN. LA VIE DE PARIS On se décide à élever un peu les salaires de famine des professeurs, salaires qui sont restés les mêmes depuis 1853 à peu de choses près. On a fait remarquer combien étaient intéressants ces pauvres en habit noir dont personne ne se préoccupe parce qu'ils n'ont pas de Syndicat pouvant revendiquer leurs droits. On faisait remarquer récemment qu'un professeur de dessin dans un lycée gagne Fr. 233 par mois; un de ses camarades qui a quitté l'Université pour entrer dans une usine comme dessinateur bénéficiant du tarif imposé par le Syndicat ' ouvrier touche Fr. 900 par mois. Les J professeurs de lettres ou de sciences-son t encore plus mal traités. Un agrégé, sortant de l'Ecole Normale à 25 ou 26 ans, est payé Fr. 12 par jour. Il lui faudra attendre jusqu'au moment de sa retraite pour toucher six ou sept mille ' francs. Et celui-là fait partie de l'aris- ( tocratie universitaire. La position des simples licenciés ou dans l'enseignement j primaire des simples instituteurs est ^ lamentable. ; Les journaux ont publié ces jours-ci ' les conditions arrêtées par les terrassiers pour leur travail dans les régions libérées. Les chefs d'équipe seront payés Fr. 600 par mois; les ouvriers de la T pioche toucheront Fr. 1.90 par heure " avec un minimum de Fr. 17. Le Syndicat a en outre demandé des installations de douches et lavabos, ce qui est juste, j et on ne saurait trop approuver ces me- ? sures d'hygiène. Si on avait réclamé quelques précautions contre l'empoison- a aement national par l'alcool oe serait (-parfait. Le gouvernement offre Fr. 25 ^ par jour aux chauffeurs démobilisés pour qu'ils continuent à conduire les auto- r mobiles oe qui représente un salaire de j Fr. 8,125 par an, et il ne trouve pas la ^ vingtième de la main-d'œuvre qui lui ïst nécessaire. Si on compare les salaires misérables . les professeurs on est un peu humilié 0 x>ut de même par la façon dont sont c jraités les maîtres de l'intelligence fran- r saise à qui nous devons la génération qui 1 dent de lutter avec tant de vaillance et r l'héroïsme pendant les quatre années de c guerre. Tous ceux qui vivent de leur cerveau ont logés à la même enseigne. On va eur assurer des augmentations variant le cinq-cents à mille francs par an. Ce r era misérable. De la misère ils vont c. >asser à la gêne. Et on se croira quitte t: envers eux. Tout le monde ne peut pas être tout de même terrassier ou chauffeur et un pays a besoin de maîtres, d'instituteurs et de professeurs. Ces hommes d'élite qui se consacrent à oe pénible et honorable labeur ont bien le droit de ne pas mourir de faim. Car c'est au demeurant ainsi que la question se pose. Les journalistes étrangers qu'on réunit à l'Hôtel des Champs Elysées, qui fut construit par Dufayel, demandent ce qu'était ce notable qui avait fait édifier oet immeuble de mauvais goût où il y a tant de marbres de toutes les couleurs, mais d'où le sens artistique est si totalement absent. On leur explique que oe Dufayel fut un des gros riches d'avant la guerre, qui maniait les millions gagnés en vendant des mobiliers à tem-perament. On l'avait surnommé le "Napoléon de la petite semaine." Sa fortune est une des plus curieuses et son histoire est un roman étrange. Son père était garçon charbonnier, et montait des sacs de charbon à travers les étages ; sa mère, un brave femme, était concierge. A seize ans, il entrait comme palefrenier à Fr. 30 par mois dans la maison Crespin, le fondateur d'une petite maison de vente à crédit. Quelques années après son patron meurt et le jeune domestique épouse la veuve quoi qu'elle ait près de vingt ans de plus que lui. Il y eut des procès assez retentissants au sujet de la succession, qui mirent aux prises deux avocats célèbres : Me Waldeck-Rousseau, pour Dufayel, et Me Barboux pour le fils Crespin. J'ai là les notes de ces audiences que le6 jeunes avocats d'alors suivirent avec intérêt: elles sont édifiantes. Il serait peu séant de les publier .aujourd'hui; on dirait quelques chapitres du "Journal d'une Femme de Chambre" de Mirbeau ou pis encore. C'est ce singulier personnage qui connut l'idée de faire construire cet hôtel où on loge aujourd'hui les journalistes étrangers. Il dépensa là une douzaine de millions mais il'imposa son mauvais goût de soldeur de pacotille, et les artistes vrais qu'il avait appelé refusèrent leur colla-ixiration. Dufayel avait désiré un fronton qu'il demanda à Rodin; le grand irtiste soumit une maquette et demanda sent mille francs. Le mercanti trouva le prix trop élevé;.il marchanda, offrit a moitié, et Rodin refusa. J'avais interviewé M. Rodin à propos de oe qu'il y avait de vrai sur cet incident intéressant pour la vie de Paris et le célèbre sculpteur me répondit de Meudon, une ettre que j'ai conservée. "L'anecdote, mon cher ami, me répondit Rodin, est vraie, sauf qu'elle ionne trop de proéminence à la question sécunière, laquelle, permettez-moi de *ous l'assurer, fut la moins importante lans l'affaire et est, en général, celle qui n'occupe le moins." En réalité, M. Rodin aurait accepté l'exécuter le travail pour Fr. 50,000, nais il refusa de satisfaire les exigences le l'ancien groom des écuries Crespin jui avait gagné des millions, mais ne mouvait comprendre les idées artistiques l'un homme comme M. Rodin, qui pré-'éra s'abstenir plutôt que de collaborer t une œuvre d'architecture qu'il jugeait sévèrement. Me Waldeck Rousseau, quoi qu'ayant >erdu son procès contre le fils Crespin, l'en resta pas moins l'avocat de Dufa-rel ; c'est lui qui le fit décorer à propos le l'Exposition de Bruxelles en 1896, et :'est lui qui le nomma officier de la Lé-;ion d'Honneur quelques années plus ard. Ce furent deux faiblesses du ninistre. Dans cet hôtel, il donnait des fêtes omptueuses et des dîners qui faisaient poque; les personnages les plus impor-ants de l'Etat étaient ses hôtes. L'ar-ent n'a pas d'odeur. Quand ce multi-nillionnaire mourut, il ne laissa ni un sgs à une œuvre intéressante, ni le sou-enir de quelque institution utile. S'il y avait eu ,un Balzac à la fin du iècle dernier, il aurait- campé dans un e ses romans, ce trafiquant grossier et 1 lal élevé, mais enrichi d'insolente ma-ière. Son nom serait oublié sans 1 Hôtel des Champs Elysées où les jour- 1 alistes étrangers viennent travailler et i auser, employant comme ils peuvent, » loisiers que leur procure la Confé-- i snce de la Paix, qui est fort occupée à i lire—je le crains—de la bouillie amé- i icaine pour les chats et pour les esprits ( tiimériques du parti socialiste-révolu < onnaire. JEAN-BERNARD. 1 A BRUXELLES (Correspondance particulière du "Belge Indépendant") La ville La capitale renaît lentement à la vie, mais chaque jour toutefois se manifesta un nouveau progrès. Ce sont des taxis qui apparaissent, des fiacres qui renaissent, d'élégantes limousines qui surgissent. Oh ! pas encore en bien grand nombre... Us suffiront cependant à faire illusion sur la circulation et à rappeler le passé... Le Parc n'est pas encore ouvert au public et le garage situé à l'angle de la rue de la Loi et de la rue Royale et construit par les Huns, continue à humilier notre chère promenade. Quand nous sera-t-elle rendue? Sans doute aux heures printanières. En les5 attendant que l'on mette bas cet horrible abri, inesthétique, hideux, digne de la Kultur allemande, à l'exemple de la Deutsche Bank. A la classe des Beaux-Arts de l'Académie, M. Lenain, le graveur.wallon, a proposé la démolition de cette façade odieuse, une protestation contra tout ce qui est beau et harmonieux et l'assemblée à l'unanimité a appuyé son vœu. Puissent la ville et le gouvernement s'unir pour le réaliser. La rue d'Arenberg, débarassée de ce décor teuton si indigeste, retrouverait son bel, aspect d'autrefois. Salles, halls, galeries, pièces peuvent évidemment être respectées... Avec un entrepreneur habile il sera aisé de ne faire disparaître que la façade et de la remplacer par un vêtement mieux en rapport avec notre physionomie urbaine. Le tout, bien entendu, fait aux frais de la Deutsche Bank... La population aspire également à voir se rouvrir le grand hall de guichets à la gare du Nord, l'ancien corps de garde des Boches, pendant l'occupation. Actuellement, les départs s'opèrent par la salle des bagages, d'un aspect frustre, rudimentaire, et, disons le mot, brutalement malpropre. Les étrangers, condamnés à la traverser, en gardent la plus mauvaise impression. Cela tient du campement, d'un abri de nomades, d'une station en pays de sauvages. Heureusement ses jours sont comptés... et l'on travaille avec ferveur au grand hall des départs, ainsi qu'aux deux salles d'attente. Leur prochaine reouverture sera le signal de notre renaissance. Des monuments en plâtre qui l'ont glorifiée le jour de l'entrée royale le 23 novembre, la plupart sont démolis. Quelques-uns avaient de l'allure, une pensée généreuse, de belles lignes; je vous les ai décrits. Les autres ne repondaient pas au symbole qu'ils voulaient incarner. Ils manquaient de sentiment et d'âme; ils n'étaient que d'informes esquisses... De tous ces monuments un seul, parait-il, serait destiné à survivre, celui de miss Edith Cavell, par Morin. Il sè hausserait devant l'Ecole des Infirmières fondée par l'héroïque nurse... En dépit de la beauté des figures, cette évocation monumentale manque de cohésion ; une révision de l'épreuve première le lui apportera.La cité a appris avec joie le don d'un million fait par un généreux étranger à notre Hôtel de Ville. Cette somme sera consacrée à son embellissement, surtout à l'exhaussement de la salle gouuque travail qui lui apportera un nouveau rayonnement. G. V. • • # Le 23 janvier. Les grèves Depuis trois jours les Bruxellois, qui avaient pris l'habitude de ne plus marier, sont privés des multiples tramways, qui les transportaient dans toutes les directions. Aussi bien, dès le matin, notre bonne capitale est-elle très mimée, les travailleurs se rendant hâtivement à la besogne " pedibus oom jamais," en maudissant à part eux " cette gênante grève des wattmen. " C'est qu'en effet, les conducteurs, les -eceveurs et les ouvriers des tramways Druxellois, des trajnways économiques et les chemins de fer vicinaux ont quitté jui leurs voitures, qui leurs ateliers, afin l'obtenir une amélioration de leur sort, fis reclament huit heures de travail, à ■aison de Fr. 1.25 les manœuvres, et de ?r. 1.50 pour les ouvriers qualifiés, plus in jour de congé payé par semaine et un :ongé de cinq jours par an. Au prix où sst la vie, cela n'est pas excessif. Aussi )ien, les grévistes sont généralement

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This item is a publication of the title Le Belge indépendant belonging to the category Liberale pers, published in Londres from 1918 to 1919.

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