Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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27 January 1918
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s.n. 1918, 27 January. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 05 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/hm52f7mj00/
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ABONNEMENT , Bruxelles - Province - Etranger !.e abonnements sont reçus exclusivement par tous le§ BUREAUX DE POSTES. Les réclamations concernant les abonnements doivent être adressées exclusivement au bureau de poste qui a délivré l'abonnement. PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois 2 mois 1 mois ■ Fr. 9.00 Fr. 6.00 Fr. S.00 TIRAGE : 125,000 par joisr Le JOURNAIv QUOTIDIEN INDEPENDANT ANNONCES Faits divers et Echo« La iigne.fr. 500 Nécrologie 3C0 Annoiwes commerciales 2.C0 Annonces financières 2.C0 PETITES ANNONCES... La grande ligne. 2.00 Rédacteur en chef : Rpvè ARMAND Rédaction, Administration. Publicité, Vente : BRUXELLES, 33-35, rue de la Caserne TIRAGE : 125,000 par Jour LETTRE OUVERTE S. M. Albsrt Ier, roi des Belges Sire, « Permettrez vous au pefcit-'fils d'un ancien vo'tigeur ardenuais, qui, épris d'héroïsme atavique et Iran é par la gloire chimérique des «.veotiiires roanane&qu: e, fut un des artisan» obscurs et anonymes pour Vous de l'mstau-raCion ds ia dynastie dont votre grand-père fuit le chef, — p rmettez-vous, au souas gné, f.la d'un républicain, de Voue faire eaiendre par dessus la barricade qui nous sépare depuis quarante mois la vois, indépendante et franche du citoyen que n'effrayent ni les vérités à dk"0 aux puissants, ni l'audiat-e d'oser Vous rSpé.ier tout haut ce que tan; de milliers de v.cibuiiea ou de vos p&ureux sujets, moutons de Pauurg© p us que citoyens, n osent, encore se risquer à Vous déclarer, tant (ot énorme leur héréditaire ignorance, seule excuse de la servilité des â-mos. Or donc, ùnan.m ment, la naion be;.ge qui en décembre 1909 voue v.t av c déférence rem-plac-r Léopold II, désire aujourd'hui avec une ardeur inexprimable que la paix clôture enfin le cycle d'horreurs saa* nom e>t de massacre» inutiles, qui a.vec l'inanité des résultats pour iiûù.j, oa-raotérieera à jamais; dans l'hi|stol|rK ds la folie humaine, la barbare et sanguinaire guerre fratricide, que 1914 a vue se déchaîner sur le moJidifc, guerre inexpiable, cataclysme insensé, tellamen. illogique et paradoxal, que déjà la science des occultis.cs ne i'.xp'iqtte que comme un châtiment collectif réservJ à l'hu ma 'i.é que la Providence semble avoir voulu purifier dur6 un bain de sang frais et vermeil, aim de la lalre 6o'd«r ai»»., par le sacrifice de l'ékte des vies et des espoirs de la race humaine, les principales et 1.» pltu criantes iniquités sociales et morales, dont en leur course d'égoïstes tr&[) mut-tui., les 'hommes avaient chargé leur ootiseiénoe au point, comme dit l'Ecriture, de lu W/y-r sous un f ul de -péché». Tout là-bas. à Broat-Litowsk, en une o.té se, conduire, tasie par l'mœnd.tr e; la mi raille, dans-quelques décombres de os palais, d'où C-ulllaunu» Il contemplait w 1910, accoudé au balcon, à co.é du 'isar Niçois II, le défilé de gala de la fleur dû* armée» russes, dans o-tte forteresse qui s'-icroula au son des obus de 42, t 1 Jéricho s'abîmant sons les sonner:ea d s . trompettes d'aira n d'israë., là-Las, à l'heure où j écris, des frères d'armes, réudj après un aimistice d'une beauté antique, empicinU de l'esprit chrétien d.» premiers âges, abordant résolument le* négociation® d'une paix léoo-n-ciliatrlce qui réjouira l'Univers et dont l'Histoire gtor fiera les courageux initiateurs. 'iniimimèmt, selon la 'apidalrt et mâffîeur&js* foi mule qu'une maladroite Emmeno- gris: de ' Votre gouvernement a osé imprimer — sans réfléchir au mot f/uneux de ïaileyrand : « De mes amis, pfésséiVea-inod, Seigneur! Quint à m£s ennemie, je m'eu- charge. » — « Et surtout, m testeurs, p-\? d® zèle! » efl! répété cet ancien natals.re de Napoléon 1er, s'il lui avait ê'é donné de diriger l-?s opérations si souvînt s-mb'ables à d.s pavés de l'ours, de Vos diplomates et d s arrivistes notoirement in-compéuents sinon trop intéressés que les hasards d^'s él c'.io.s de parti Vous ont, pour le malheur de la pairie, impee-és comme ministres ' et ins' rumenls. Vous continuez donc à Vous taire iniiensé-tnin , jusqu'au moment où Us journaux officieux de M. de Brocqueviile, voire omnipotent Richelieu, jugeant utile à la politique du maî-■ tre dont les largesses arrosent leur dévouement, dt Vous fa rc parler poux vous cudesser des in p.les ijmd'gnes d© vous. C'est ainsi * que 1' « Rejxtvdeg .Jiajmenu » b 'igàs d'Ams tètrtfcim - se pan ai/ . dan» août numéro du 28 décembre 1917, au up'~c'aa.e qu'il croit « ré-oewifer a.-ïL » de Vos ango saes pitrlot ques : « Quand les nouvt'les du « guerre qui Lui ai rivent d'heure en heure ne sont pas aussi ratsurantes qu'il le souhaitera t, su -phydono-tr.te trahit son anxitli ~ c'est de Vous, Sire, . qu'il s'agit. — On ajoute, il est vrai, le cliché Usé : « Sa confiance dans l'avenir ne l'abandonne jamais; à son entourage, à son année, il donne l'exemple quotidien de la patience e-t de- l'abnégation, » l'eus v eut sous la p'ume du B.crib' à gags 'e poncif obligé de l'anecdote , qui veut êrs spirituelle ou héroïque, ei Vou, hiisant. sur un piédestal de sur-homme, mais qui ne réussit, liéias! dans la lourde patte de et obséquieux court san d': p'liume, qu'à s& transformer- eu un eonivcau et Uerr.'.b'e p«tvé de l'ours dont l'idole que \ous êtes tisque fort de tonib r fraca sée. Or donc, S. M. Aibert 1er le Grand, aiesi que vous a surnommé l'anonyme auteur du pamphlet j;atrictaid La lie g.que cm iovrn'cni de ion histoire •— consécration d'apologie et d épopée dont un clérical torchon clandestin a d'ailleurs réclamé ia paternité, pour mieux a-tns doute vous couvrir de ridicule, — Voua, Sire, notre troisième souverain que la v gue fa-taie emporta, su.vi des restes de vo.re armée, vers l'exil où depuis près de quarante mo u la tO'omé d'Albion et la veulerie de vos minis-tirïb responsab'eg Vous ont transformé ea ca-p-taine des -inercenair'e auxiliaires d s arméîfi franco-a.ngiflises et Oie; — Vous, S re, le petit-fils d;- Léopoîd 1er le Sage qui, résçlamoab, au iend'.maim -dp son avènement, orientait sa {>o.itiqiie vers "Allemagne, d'où sont erigina-rct les Cobourg, dont Vous êtes, et les Wittels-bacb don: Votre femme, la Reine Elisabeth, de Bavière, est la fiile, — Vous Vous êtes laissé" incojiaidérément inféoder à la politique et au plan d'une nation de proie dont le dessein capital depuis Edouard III et la prise de C'a-: tais, fut de mettre la main sur tes côtes flamandes et de faire en attendant cle notre jiau-vre patrie, une tête dé pont < t uue avant-gards jjermànente qui empêcherait éternellement ia race germanique" redoutée d« as baigner dans la mer du Nord, d'où ellè verrait di trop p.ès |eti falaises anglaises. La mort vckus a hissé trop tard et trop tôt sur le trône, trop tôt, pusque ia guerre vois a surpris en pleine inexpérience de jouvenceau tenu jusqu'à la dernière mlnule dans l'i-g 'orance de toutes choses de l'Etat- par le vieux si uverain jaloux qu'était Votre oncle; trop tard, puisque les mentors dont l'expérience e-le haut jugement Veus eussent sauvé des écucils où Vota ê.es res.é jusqu'ici aeoroché, au ris- i que d'y voir sombrer vo.re b.rqu<e dynastique ont >eur bouche scellée dans 1. sépulcre, qui i malgré leur vieinesse lts a ravis encore b'aj- ( coup trop tôt pour la gioû-e de votas nom et < Le bonheur des B' Ige-s. Is't Emile Bann ng, au-naiisjb et dépositaire infaillible de la patisée. gupième des deux Léopold, ni le baron L?.m- < beimoût qui, en 1905, avec l'aide de Guillaume II et l'appui éclatant de la diplomatie allemande, arracha aux Anglais le consentement 1 toujours refusé jusque là, à l'affr.;nchis;, ment commercial de l'Escaut, rival abhorré de la Tamise, ni Augus.e Beomacrt qui, intsirv i\vé au retour de la dernière Cçsnfér.oce de La ] Haye, confiait a I auteur de ces lignes ses pa- 1 triotiques appréhensions sur le rô e nvu<Crruiii, 1 louche et < (jutvoquC de la yoliUque anglaise i cncerc<ant l'Allemagne afin cle a forcer, di- t sa t-i', à la guerre, pou, briser l'ê^rHnke d : f r < nous ta quel e Edouard Vil avait rivé, d'éiouf- < fit la céhearr me, enfin triomphante de la proii- t f que r.joe g rmanique. (J'ai conté jad:s le dés- j espoir du grand ministre Aug.tsfc© Boern rfc 1 ((UJ-nd i'Augfe>t?rre fit avorter ses projois d'u. c ni n économique et douanière entre la Bngi- t que et lia Hollande et surtout le mariage dé- 1 siré du Roi dius Belges et de la jeune Redae Wïl- J h' imine qui eût favorisé l'Allemagne). Ni Ban- i ning, ni Lambermont, ni Beernaert, ni Frère < Otban, qar &e plaignait en 1903, à Liég;, que e « i'omuijwténce maritime anglaise maintient < jiar.uut asservie l'exp r.ation b 'ly », ni eux, ] ni 1 s autres — et je Vous fais grâo- de leurs 1 nom,, ne Vous ouse-Cnt conseil é de Vous ren- < dr le vassal perpé-Uel de l'étranger. i Si le major Jungblu'h, le franc-maçai dont on fit Votie mentor, jie- vous quittant pas plus ( quo vo.re ombre, avait oo.;nu l'histoire de * la Be'.gique avant 1830, il vo. s aurait apj> is ' qu ce furent nos « 'ibérateurs » de ï'ranoe que l Voue servez sri humblement aujourd'hui, qui, 4 en 1794, après Jem pp:s et Flettru6, confisqué- ^ rent : otre -ndépenda c et au nom des Im/mor- £ *£■ s Droits de l'Homme et du ci-oyon, nous annexèrent jusqu'en 1815 à la France imporia-lis.e et conquérant-, I: Vous eût d t que Phi-1 ppe Van Art-velde et las S»x e nts Franchi-tuo.itois av.jent vai..cu à Gtoaninghe (1302) et s étaient mor.s héroïqifin nt sur les coteaux de * Sàinte-AVtdburgc, pour valnore ou repouarier 1 las Français de Philippe L - Bel et,les Bour- J « pSfjti'*,'■# ■ 'J i" àtirum-nt du cauteleux Roi d.- Fra-ce Louis XI. I. Vous Cû: rappelé que depuis qu'elles exfe- ( t nt, ros villes flamandes: Ypr;«, Brug.s, Os-tende, Ganct, Ativ-is, n'eurent jamais de cen- ' currcnt et d'ennemi plus t nace que l'Anglais, dont les jjoris et les manufactures s'e.;irichls- ' salent chaque fois que la guerre ou la fatale politique gailophiile de nos eottveraiins portaient un nouveau coup à la prospérité de nos c tics. Feu l'hatorien catholique Godefro'ld ' Kurth, tout autant que le libéral Henri Pi~ r'nnc, auraient pu Vous confirmer cette vérité hs.o.ique que noirs camarade Max Obubster rappelait naguère aux Beiges ignorants, à savoir que la prospérité et le sort même de noire ' métrojwle commerciale dépendent de notre h>a- ■ t rlapd germanique. Alors po^^t èùrei ouœ-iez-Ve-us compris i'intérêt essentiel qu'on; les Balg.'g à favoriser le plan allemand de creuser de,i canaux du Rhin à l'Escaut, projet qui fit h r'er de co.ète ton e notre presse fi a-asquil-lonne et anglcmaae. ^ ; Songea d-titie. Sire, faire d'An"Vers le premier1 port du monde au dé riment de Londres, .qu 1 crime' de lè^ -patrie aux yeux d s vendus cjui Vous i ntouteu; et pour qui — ils eont payée Ï6i3ez gravement pour le proclamer — Paris est le Cœur et le Cerveau du Monde, et Loa-d.e, esit le courtier obligatoire et l'entreposi-ta re prédestiné de l'Univers. Sire, vous avez sagement agi en ne signant ras l'ihumiliante Déclaration de Londres, du 5 septembre 1914, aux termes de laquelle , les serviles caudataires d'Albion s'enga-g.-aient à ne pas conclure la paix sans la permission des marchands anglais. Hélas ! nonobstant, Vous n'en avez pas moins dû tolcr r que le gonvirneineiit betge baz ,r-dâ à vil prix et livrât aux Angla"îs et aux Français 1,100 sur les 1.700 Locomotives belges , que nos ministres fuyards avaient -envoyé.s en Fiance avec d''s milliers de wagons. Vos allés ou plutôt ijcb fnaîttres, on ont Lai e c se louiller une grande partie , cédées pre>que pour , iven, à titre de garantie, d'hypothèque ot de r.antisis'ment, répe«dant pour un des t.itjp nornbr ux emprunts, consentis comme une au môae, à Vos mins'res,' par les banquiers off-ci 's de Paris et de Londres. —L'Echo des Entretenus belges d'Amsterdam prétend que Votre oons a te préoccupation n'est pas le bien de Votre peuple, nvus plutôt celle de quelque puérile gloriole personnelle. Périsse la Belgique! Meure cle faim le peuple te ut entier, pourvu que sur des ruines a travers nos plaines silencieuses et dévastées, Vous puis-sic/, enjambant des monceaux de cadavies belges, rentrer victorieux à Bruxelles ! L'opinion beige consultée voue crierait qui. ùuïfc être insensé eu vendu pour avoir f it cadeau des G00 locomotive que la rapacité des Ang'ais nous avait laissées en France et que noj ouvriers y conservaient pour servir de noyait à la reoonsilituh'on du commerce ds notre malheureux pays. Voici qu'en effet, l'of-feieux « XXe S-èc e » anno. ça.rt triomphalement avec un titre é.iorihe, e.i Ire pagi, clans son numéro du dima .che 9 décembre 1917, que « Le» six cctLiv locotuotiv.s qui nous restent son. données à l'crslrvg. « Hier, en reccmiiet'ùance (?) de ce <fue les Etats-Unis et ilettre ciioyens ont fait pour la Be-yique, le gouvernement belge a ternit au -t corps expêdttionna re américain le restant de s sa force motrice avec complète lïbcAé pour le gé irai l'ershing d en d sposer comme d le ^ jug ra convenable pour le transport de ses i troup s. » > Souvenez-vous, Sire, que dès 1904, une ban-s de de financ £rs imcrlopec et Votre mitiioare s Jules Renktn, l'homme aux trente millions qui alors présidait aa Rai way b-^Ige, et était, a.6u-i raft-on, tout acquis à leur, eoinbinai&oa, allait :i satir notre Parlement d'un projet mirifique destiné à créer une compagnie ps-udo-natoual-e : dont 1 s maî.r s n'étaitnt fcatr s que d s syn-d.icatù ban.< res te hdujMt'iela die Paris, die ; Londr-s et de N w-York, et dont le but était cle faire paeser tous nos chemins de for nationaux, vicinaux compr.s, des mains de l'Etat b Ig j dans 6& le; de cm rois de la grounide fii-j busse*. Après avoir bazardé pour ui morceau de pain toutes les 1 gués stiajégique^ du Nord B« g , qu'o-i n'a jamais o ■(**>.< chetgir au Nord Français qui les détient, on ■' vaLldu pour un pla. d; lentilles 1103 mines etu Limlwurg aux usines fra: çaises^du Creusot, jet l'en a lat achever oè.te œuvre de détrous®feent patrioi.que en nous 'dépossédant de nos oOmius de fer, le tout pour rendre à jamais trié vocable la tuielle étrangère, le vasDelagS huuii.iant donc la mise et le maint'en de so.dats b-iges au serviot d«« troupes anglo-frat.çiiacfi eu qualité de m.rce. naireis, n'a àj'î que/ le ooiuomiiemeiii obligé. Notre gouv.ru ment clérical avait d'ai-leurts e^ surabondamment fourni d s gag-'s de 1 acct-p-t-ation de la tutelie et -du vas* lage auxqu©^ il liviait, <-11 n.Are nom, la nation ©n n'osout jamais déc arer à la Chambre /.taie vérité que tes ingénieurs, les banquiers, les liommes poliitli-que-3, savaient ê--re le seca-ii de Polich jneile, s 'c'es.-à d.re que la construction ausj ruin use ! qu'inutile ( lie mous coûta /250 millions,) du part- artifietel de Zecbrugge était wlui. par l 'En.cn c cordiu .e, parce que. -Zeehmgg \ après O atende et Anvers et avant "Vas deoail servir de pon de débarquement loràd: la guerre déjà préméditée. C est dans c- beau dessein aussi ; qu'on pressait fébrilement ^adhèvement des . forts d'Anvers, qu'on achetait f01x53 oanote, leu . yeux fermés, — te rappeler*-|le.s his.wr a scan-, daîe-uses qui circuicient aie».;à propos do l'achat d.s batteries de campagns ei leg accusa-tèons de pots de ym sur Isfejuellea ou fit le sile.ic — qu'ou vo ait onf»n après t erne ans de ré.:-is'ance le service personne', qu'on lançait emprunt sur emprunt, à omps d'émiajions créréuoçfe de bans de trésors garantis et açic.p-tés par les banquco de Londres et de Parts, t suies du but qu'elles poursuivaient pour le compte de leur gouvernement, bu dà-nt Vos ministres nous firent, Vous et nous, le- complices ig-wv. rants, sans nous dire jama's H h ii qlu"!llffj«u^ei^lge^^^^^ Hélas ! Nos pauvres s; Idate ern leur cœur chiviré, Vous ont pourtant crié leur douleur, leur diiiespérance, 1 ur dégoûo d: cette guerre, si mutile pour no.s, et vous ont surtout formulé l'a,dente 2J'r-ère qui monte des sillons cù d-ormcn. ta it d,- leurs frères sacri-fiéti au Mino'aure. Ce qu'ils veulent," ce qu'ilg exigent dè Vous, Sire, c'Cbt que vous aussi, imposant tinfin silence aux mauvais borgers, j aux vendus à l'Entente, aux caboins arrivistes et aux solennels imbéciles qui forment le plus clair du lot des politiciens, vous proclamiez Votre vjlonH d'en r.st-er là, et à l'instar du peuple m «e, vous affirmiez votre droit souverain de conclure un armistice préliminaire à- une pa x séparée qui, toujours possible, puisque la Convention de Londres ne Vous lie pas, Voua tendra votre royaume libre, «iadépisuda-nt et p ut-ê re neutre affrata hi au'tout de la varan-t . 0 t • tic illusoire des « protec.eurs douteux » d'aujourd'hui, qu'un pioche sv nir verra ennemis juré* e. dont vous s-rez aloivs bleu heureux de î.e plus être ^:id ifi. Or donc, VEc-ho des En-1 ireientts belge (u° 6, décembre 1917), maniant , le pavé de l'ours avec sa virtuosité ooutumière, 1 nous tévèle téxtuelhnient que « e>m ,e il (le Roi des Belges) demandait à s. s so'dats, un 8 cours d'une inspection dans les tranchées, ce' qu'ils .souhaita en t le 'jtfw vivement, h:s ans 'rêpofidïr m qu'ils voudraient rejoindre leur femme 11 leurs enfants, d'autres revoir leur f vd qge et 1 ur fiatic-ce, d'autres reprendre levr 1 nié icr et retrouver ia léc ri'.é. Lorsque chacun e Cûe i.xprjné eon désir, quelques-uns s'enliar- di-r&nt à pceer la même question au Roi. 5 «Je vaudrais r-ntr r victorieux à Br tx&llea, répondi.-ii doucement... » s Ainsi donc, voi à I av u setvi par le p:us zélé et l'un d.s mieux stipend és parmi les piumltifs s à ia solde de nos m nistres du Havre : Nos toi-s datj en o.,t assez, p us qu'as ez. Aucun d'eux 1 n> Vous parle plus de victoire ni de conquête foi e ni d'annexion de territoire hollandais ou e allemand ; ce qu i's récament, c'est la pa x, r quelle qu'e le soit. e Voi à, Sire, ce que je voulais Vous faire cn-? tendre. Vous saurez ai .si qu'il r.ste encore en B 'Igique des gta- qui pensent librement- 01 ont le courage de penser tout haut. Veuil'ta médit,er dans risolement oit Vos alliés Vous n confia nt à La i'-inne ies considérations que u j'ai eu l'honneur de développ ir pour Vous 1 s.uli » D-itncz-noUs la paix, Sire, e.t vous aurez pour L" lonsi'fmps consolidé vo.re tiône et v:»tre dv-s lias t le. J reste, Sue, quo cpte fils d' répub'ioain, aufesi b Ige que Vous et aussi profondément attacha à l'indépendisncî de ma Patrie et au main.i.,11 de sa ii-berta et de a 11 intégrité que r Vowb- sautez le re jamais, Vous, Souverain constitutionnel ou Vos m nistres passagers. » ^ Mare de Sa m. ,«jie»aBiS3EP»»'i»' ËommsiRlQisâs ëitliMs m ALLE^IAKÛS ® BERLIN.-j 26 janvier (Officiel), midi.;, Tûéâtre da !a guerre de l'OueBt. Groupe d'aïmée du leld-maréchal gcnéral j a mince hérit er Euppiocht do Ba-iÀre ; w Ait front de Flandre^ entre le. lac Bianliaatt | le it la Lys, -près de Letis et de fart et d'autre de t ir la Scarfe, à partir de miàu, duel d'artillerie. t le A otre in fa iterie rajypor a des ■prisonniers de re- j is connaissances près de LenSj Croisilles et Epchy. s Groupe d'armée du prince impérial 1 2~ allemand : s Dans certains secteurs au canal Oise-Aisne, en c 11 ■( '.ampagne et sur les deux rives de la Meuse, c l action d'artillerie s'est ranimée. Des troupes c lU tie choc H'estphaliennes ramenèrent après une c] )b crève action d'artillerie préparatoire, 21 prison- j e j.'ers et une mitrailleuse, des tranchées françaises s l" a ans le l/ois d'Avocourt. De même, un coup de r c nain hardi contre les lignes ennemies du bois j- t e.e Caurières eut un plein succès. f h- Aviation. — Pendant ces quatre derniers Tours, u j_ 11 .à avions ennemis ont été abattus en combat aé- t; u r en et par le. tir vena it de terre. Nos aviateurs I3 ^ ont exécuté aes attaques couronnées de succès 1 j contre la côte septentrionale française. Aous n a avons obs ne ae oons n-ultats à Duukerque, * K Calais et Boulogne. Le lieutenant lioeth a abattu t hier en quelques minutes trois ballons-captifs t< Q fiançais en flammes. 11 e Tiie-^.. v ^ ïa guÊïra italien. r Sur le plateau d'Asiago et de part et d'autre n e de la Brcnta, de vifs duels d'artillerie ont eu l'eu. 11 s Des autres théâtres ae la guerre, rien de nouveau. C e ^ BERLIN, 'Zo fa vter ^Officiel) ; n Rien de '.oui eau des théâtres de la guerre. ii autkïciiilek 51 VIENNE, 2;j janvier (Officiel) : 8 Bas d'événements particuliers. TURCS r, C ON S TA N T IN O PLE, 25 janvier ; r Act vité aérienne animée aux Dardanelles. Nos n aviateurs ont attaqué le fort d'aviation d'imbr s. P Nous avons constaté de bons effets au centre du champ d'aviation. Sur les autres fronts pas d'évé- a i.einents fart euh ers. Après avoir exécuté les opê- ^ g rations mentionnées et avoir franchi notie pro- B fre ban âge de mines j le navire de S. M. « laznts e' ^ Seli/nn a touché fond pt.r suite d'une cause en- '' core inconnue Aussitôt que le naviie sera dé- '' gag#, ce qiu s- ta bientôt fait, comme on le pré- c' e sume, d pourra ne nouveau être complètement c* s 'émis en s.rvi e. c* q Ù Vi L - cor^iH'N!auES OHS aeùhees a. OS L'ENTENTE 11 SI _. q " FRAMÇAXS Lei: l'ARISj 'lo. janvier (.Officiel), 3 h. P.M. : c' 5 r Au nord de fAtsni nous avons a'sement re- ^ ■poussé deux coups île main ennemis sur nos fe-ri it s postes. Activité des deux artill'eiies assez x 'ive udtis la première partie de la nuit sur le :s iront du bois ue Cha :ne.. Nuit calme partout i- a [leurs. ? Aviation — Deux avions ennemis ont été abat- b ** tus dans la journée du lî'i janvier, dont l'un pur g *' le tir de nos -canons spéciaux. CI fs PARIS, 25 janvier [Officiel), 11 h. l'M. ■ e Un coup de main ennemi sur nos petits postes e au nord c.u bois des C.aur ères a complètement il liftoué. Là lutte it~artillerie s est iiiaintenue vive ^ <e an cours de i après m dr. dans toute cette région. a journée t&lme partout ailleurs. £ ITALIEN V t- HOME, janvier (Officiel): ^ Nos détachements de reconnaissante ont exé- a ,s eut6 d'heur, uses opérations dans le secteur coin- j ° pus entre la rive droite du Piave et le versant „ l~ wia-est du monte Spinuccia. r Dans la t allée de l'OrniU, nous avons cap- t £ t'tri du matériel de guerre, tandis qu'au sud .de j ùiieria, un détachement français faisait quel-q"cs prisonniers e s'emparait d'une mitrailleuse. is En aval de Nevesa jusqu'à la tète de pont de tr l riula, fvsi Indes eut te patrouilles. t '.r Duels d'artillerie tout le long du front, plus 1 tr violents à certains moments dans la vallée de t .n l'Adige, daru la vallée de la Brcnta et dans t. r- art ans secteurs du frent du Ptave, t , ANULAAà J' LONDRES, 23 janvier (Officiel): e :,e Nous avons dispersé sais notre teu un petit f- ^ dctachem n'. ennemi qui avait léussi a l'aube r u- se rapprocher d' nos positions établies a l'ouest 1 x ae Yillers-O.ut-slatn. Lu autre détachement àt- ' e lemaud a pénétré dans nos tranche es au nord- ' III ouest de l.a Bassre; il en a été rejeté et a lais- T' se des pri,vnuie>s entre nos mains. Dans la ? i, ctiuee, t ennemi a dirigé une atuique sur nos galeries de mines à l'ouest de La Bassée; trois 11 Ce nos hommes manquent à l'appel. e»i 1 ^ L'arliller é. ennemie i été asses active enlie ... Saint Quentin et ta Scarpc, ainsi qu'au sud est * ? ' - l tie M essuies et près de Aonnebefce. j îS ■■mrrr.TwmtniBi.» c - it Sieurs iî 11 lin ; n, NSinistrâ des Affaires Etransàrss ..t- — Au cours de la séance de vendredi, de la Com- I mission principale du lîeichstag, le secrétaire ' d'Etat M. von Kiihlmann a prononcé le discours 1 suivant : « Messieurs, - (i A mon vif regiet, il m'a été impossible, lors , C de la dernière réunion 'le la Commission princi- i pale, de vous faire personnellement, Comme je 1 eusse désiré, un exposé de la marche, de la ; première pirasc des négociations de paix condui- ; tco à Brest-Litowsk. je suis heureux de pouvoir 1 maintenant, après le se<ond renvoi, vous tracer , à grands traits uu tableau de ces négociations et de toutes les questions qui s'y rattachent. Au cours de la discussion d'hier, plusieurs des orateurs ont déjà fait si bien ressortir et ont souligné les points importants que je vais peut-être, sur certains de ce? points, être contraint de me borner à des redites. » Avant d'entrer dans les détails je voudrais, dans ses grandes lignes, vous faire l'historique de la politique su'vie à Brest-Litowsk et des pria, cipes de cette politique même. Dans la polémiqvs de journaux très aguée et t'ès déconcertante à laquelle les difféients orateuis d'hier o.it fait allusion, on est presque généralement parti de cette fiction que les négociateurs sont tout simplement partis pour Brest-Litowsk et s'y sont façonné sur place, selon les besoins de la cause, une politique de circonstance. Ces interprétations, en partie très si irituetles, manquent cependant de toute b se sérieuse, parée que, comme il a déjà été expliqué ici hier, la politique que nous représentons remonte à longtemps. Cette.politique est organiquement e. çorréla-. tion av,cc la création d'une Pologne indépendante, comme il a également été exposé hier ici. le, ne puis pas dire avec une pleine assurance documentaire à quelle epoque fut f.xée définitivement chez nous ia politique relative à nos intérêts spéciaux vis à-vis aes états-frontières de l'Ouest de l'ancien empire russe, savoir : la Courlande, la Lithuaiiie et la Pologne. Mais j'ai eu certainement vous le3 yeux des documents remontant au printemps de 1917, et démontrant que, déjà sous M. von Bethmann-liollwèg, les bases d'une politique identique à celle que nous suivons actuellement, avaient été adoptées. » Lorsqu'au mois ae juillet de l'année dernière j'assumai les fonctions que j'ai l'honneur de remplir, la politique envers i lest, ia politique concernant ies ti'.is états limitrophes fréquemment nommés, avait été adoptée au cours des pourparlers intiodu<tifs de la Chancellerie du Dr Michaelis. Dans son grand dùoours-program-me, dans ia séance plénière du Reichstag, le Chancelier de l'Empire, comte Hertling a, de son coté, déclaré être prêt, en principe, à entrer en négociation» avec la kustie, sur la base des proposit ions énoncées' dans le message radiogra-l>hique «A Tous! » et tl a en outre déclaré qu'il comptait adopter et défendre la politique du droit de libre disposition des nations d'elles-mêmes, en ce qui concerne les trois états limitrophes en question. L'activité, a Brest-Litowsk même, de-vait se oc inder en deux parties nettement définies. La Russie, dans =on message radiogiaphkiue adiessé « A Tous I », -nous avait proposé une paix générale. Les négociations avec la Russie devaient donc poiter, tout diaboid, sur la question de la paix générale. La Russie avait, d'une façon qui la liait, l'accord de Londres, et s était solennellement engagée à ue pas conclure de paix sépatée. Et, en effet, au début de nos négociations de Biest-Litov.sk, la Russie s'est placée à ce point cle vue, qu'elle ne pourrait conclure une paix séparée avec nous que si l'un des partenaires de l'Entente, par une attitude nettement hostile à la.paix, lui aurait fourni la possibilité de se dégager, de plein droit, de ses obligations. La note amplement commentée du 25 déc. était en concordance avec les négociations sur la paix génitale. Dans cette note les coalisés, après mûre délibération, avaient pris position vis-à-vis des pibpositious russes relatives à une paix générale. Au cours de la très violente polémique de piesse il a été, à plusieurs reprises, demande : « Pourquoi permet-on à la Russie vaintue. de faire, c!e son côté, encore des propositions? » Ceci repose =-ur uue conception tout à fait fausse d«.s tait j historiques Dans son message rudiqgv.phieme u A Tous!», la Russie tuait posé certaines bases pour une paix géné-îale. Elle ?'e.-t donc trouvée obligée, après que nous eûmes reconnu dans ces bases matière à dis-cu-sion, de lés déveioppci dans une mesuré "suffisante pour nous permettre d'y fournir une réponse détaillée. >. La réponse lésuita des circonstances et cor. respondait aux principes au .quels le gouverne, ment impérial, depuis que j'ai l'honneur d'être m fonctions, s'est toujours strictement conformé. La Kus.-ie s'e'-t déclarée d'accord avec notre réponse, c'est-à-diie qu'elle déclara que cette réponse con tituait Une base appi-aprice pour l'En. tente .en vue d'une- conclusion de paix. Si l'Entente, dans un délai fixé à 10 jours, ne se ralliait pas à eette base, :a mauvaise volonté, au point de vue russe, se trouvai; suffisamment démontrée et la Russie deven. il libre d'entrer avec nous en négociations poui la conclusion d'une paix séparée. Afin de ne pa« laisser passer inutilisée toute cette période de dix jours et pour préparer déjà les travaux en vue de la négociation d'une paix séparée, on procéda, dès le 26 déc., sans aucun engagement et sans forma ités à des échanges ut vues sur la conclusion éventuelle d'une paix séparée. Au cours de cet échange de vues sur la 1 aix séparée, il tut ciuesuon inofficiellcment de l'évacuation des ten toires et, sui le désir spécial de la délégation russe, cette question de l'évacuation, comme la question de- Etats limitrophes fut placée au premier plan de la discussion. Des c'eux côtés on adopta comme base pour les déli-béiatior.s la formule que Vous connaissez, messieurs, par leur publication. » La tormule en cause, du 2i déc., ne pouvait eue, dans ie sens, pas considérée comme un acte officiel, mais uniquement comme une note prise aa coins des pourparlers et dans laquelle les partis en présence levaient plus nettement leur point de vue respectif, li a été diversement tenté d'établir entie le document du 25 et celui du 27 déc. une différence intérieure, une anomalie. Messieurs, cela n'est pas exact. Des légendes sont nées, d'âprès"lesquelles, entre le 25 et le 27 déc. des influences extérieures sont entrées en action, et le point de vue de la Délégation auiait subi ua déplacement, une modification. Tout cela, ce sont des légendes! D'ailleurs, tous ceux qui annoncent que les pseudo-faiblesses de la Délégation ont été, d ici, ravivées d'un coup de fouet, ou qui répandent d'autres racontars de ce genre, déprécient hautement la persévérance et la fermeté de but de no» aspirations politiques. DaUt Bm* année. - M» 1194 - Ed. B DIX CENTIMES Dimanche 27 Janvier 1918

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This item is a publication of the title Le bruxellois: journal quotidien indépendant belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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