Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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13 February 1917
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s.n. 1917, 13 February. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 25 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nv9959dc34/
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Le Bruxellois Journal Quotidien Indépendant ABONNEMENT POSTAL, ÉD. g Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.60 l.es bureaux île poste en Belgique «t à l'Etranger n'acceptent que des abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci jucniKiit cours les 1 Janv. l Avril 1 Jciuxt î Octob. On peut s'abonner toutefois pour les ocux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au fris de : » - Mois t Mois Fr 3.00 - Mk.2.40 Fi .1.50 - Mk.î .20 TIRAGE : SIO.OOO PAR JOUR ANNONCES — La lignt Fiiiis divers et Echos. fr. 5.0G Nécrologie 3.00 Annonces commerciales , 1.50 > financières. . . 1.00 PETITES ANNONCES La petite ligne ...... 0.50 La grande ligne. ..... 1.00 TIRAGE :IIO.OOO PAR JOUR Rédacteur en Chef : Kené Armand Rédaction, Administration, Publicité, Vente : BRUXELLES. 45, RUE HENRI MAUS DERNIERS COMMUNIQUÉS OFFICIELS ALLEMAND!» BERLIN, 12 février. — Officiel (midi) : Théâtre de la guerre à l'ouest. Groupe d'armée du prince héritier Rupprecht de Bavière: A l'est d'Armentières et au sud du canal de La Bassée, des attaques anglaises, préparées par une rive canonnade, ont échoué. Toute la journée, une ligoureuse action d'e.rtilleiie a clé dirigée sur nos positions des deux côtés de l'Ancre. Au cours de ta nuit, les Anglais ont attaqué à six reprises les tranchées bouleversées depuis Serre jusqu'à la rivière. Toutes les attaques ont été repoussées. L'ennemi, dont les troupes d'assaut portaient souvent des blouses blanches, a subi par notre jeu de défense au ' nord de Serre, de lourdes pertes en corps à corps. ' L'évacuation d'une ligne de tranchées devenue in-; utilisable au sud-est de Serre amit été effectuée i méthodiquement et sans dérangement avant le coin• '■ mcncemenl des attaques anglaises. Théâtre de la guerre à l'est. Front d'armée du îeldraaréchal général Prince Léopold de Bavière: Les poussées de nos détachements d'attaque sur U Duna et près de Kisielin à l'ouest de Luzlc ont réussi dans toute leur ampleur. Près de Kisielin, deux officiers, 40 soldats et une mitrailleuse ont été iamenés. Dans les montagnes des deux côtés de la vallée d'Oitoz et dans le bas-fond de la Putna, fréquentes ' rencontres de détachements mobiles. Sur le Sereth, escarmouches de sentinelles. Sur le Danube inférieur, action d'ailillerie modérée. Front de Macédoine. Rien de nouveau. BERLIN, 12 février. — Communiqué officiel 'de hier soir : Des deux côtés de l'Ancre vive activité d'artillerie et de luttes de tranchée. Sinon à l'ouest et à l'est rien d'essentiel. AUTRICHIENS VIENNE, 11 février : Théâtre Ue la guerre à l'Est. Au sud-est d'Ocna, à Bekas, et au sud-est de ZToczow, des déiachements mobiles ont été repousses: sur le Stochod inféiieer un détachement d'ei- . laque a ramené des positions russes un certain nombre de prisonniers. Théâtre de la guerre italien. Dans la région de Gorilzia on a combattu en phi-sieurs endroits autour des tranchées, conquises par , nos troupes ; les cintre-poussées ennemies ont ê-choué. De nouveau 370 prisonniers sont restés en notre pouvoir. Des détachements du 37me régiment de la Landwehr se sont particulièrement distingués. ■ Des aviateurs italiens ont lancé des bombes sur Triest, Muggia, le chantier de Roceo et l'ambulance de campagne de Cycino. Au nord de Tolmein une opération réussie a rapporté 42 Italiens. Une attaque ennemie contre nos positions sur le Stiefjer Joch a été repoussée avec des pertes sanglantes. Théâtre de la (juerre au Sud-Est. Inchangé. TURCS CONSTANT 1NOPLE, Il lévrier (officiel du 9) : Front du Tigre: 1 D'après des nouvelles qui, fiar suite de l'interruption télégraphique, ne sont parvenues que plus tard, un grand engagement a eu lieu le 5 février au sud d'J Tigre. Dans la nuit du 5 février et le matin, l'ennemi a pris nos positions sous une violente canonnade. Il procéda à l'attaque vers 10 h. du matin. La première attaque de l'adversaire lui permit de s'em parer d'une partie de nos premières lignes, mais il fut partiellement icpoussé par noire contre-attaque. Il parvint alot s à pénétrer plus avant, mais nous réussîmes à repiendre, sauf une légère fraction ,notre seconde ligne, par une violente contre-attaque. Le même après-midi, des attaques ultérieures furent repoussées. , Plus à l'est, une brigade de cavalerie, renforcée d'artillerie, qui cherchait à s'avancer sur le Tigre, fut obligée de ba'tre en rdroite, sous le feu de nos canonnières. •: Le 8 février et les jours suivants, jeux d'infanterie et d'aiMilleric au sud du Tigre,dans la position de Fellahieh. Front ûu Caucase: Dans le secteiu de l'aile droite, nos troupes d'attaque pénétrèrent dans la première ligne de l'ennemi en lui occasionnant des pertes considérables, capturèrent "ne quantité de pièces d'équipement et de matériel de guerre. j Sur les autres fionts, aucun événement d'importance.CONSTAiyThXOIJLE, 11 février (officiel du 10): Front du Tigre: t Le 9 lévrier, après une préparation d'artillerie, commencée dès le matin, l'ennemi a attaqué vers 30 h. du matin, nos positions au sud du Tigre. L'attaque fut repoussée avec de fortes perles pour l'ennemi. Une seconde attaque de l'adversaiic permit à un seul de ses bataillons de pénétrer un instant dans nos lignes, mais il fut chassé de notre position ù coups de grenades à main et de baïonnettes. Nous avons ainsi leconquis nos positions vers 3 h. de i'ii-près-midi. Un aviateur ennemi a été forcé d'allé/-rir sous notre feu d'infanterie. Front du Caucase: L Dans le secteur de notie aile gauche, des détachements de reconnaissance ennemis mit tenfé un coup de main contre deux de nos positions qui fut iomplètement repoussé. 1 Pas d'événements ù signale/ sur le restant du Iront. BULGARES La circulation monétaire en France. Un document de vraie neutralité. un autre de noix et un troisième SOFIA 12 février. — Officiel du 11 : Rotterdam, 11 février. — Comme l'annonce la Vienne, 10 février. — Les journaux considè- son de bois de mine. Des voilii Front en Macédoine : " Neue Ztiricher Zeitunj », le maximum du mon- rent la réponse du gouvernement suédois à l'injonc- saient des vivres pour 1 Angleterr Pendant toute la journée, l'ennemi a souteittt un tant des billets de banque que la Banque de France fion de Wilson, comme un document de vraie neu- D'autre part ont été coulés 10 \ assez violent jeu d'artillerie et de mines, qui s'est pourra émettre est porté 'e 18 à 20 milliards. t.alité et un monument impérissable de vérité; ils liers jaugeant au total 39,000 toi accru vêts le soir â un jeu roulant, dirigé contre La guerre tous-marine. ressortir comme particulièrement remarqua- vapeurs de pêche. ifas positions au sud du lac de Doiran. Veis 10 h. Londres, 10 février u royd). — Le vapeur an- b'e) ^ait <5ue 'a Suède a su trouver en une heure. Berlin, 10 février. — Un de r du soir environ, un bataillon d'Anglais s'est élancé giais « Japanese Prince > et les vapeurs norvégiens grave, une parole libératrice ,courageuse et sin- coulé récemment au cours d'une contre notre position; il fut cependant attaqué par « Ellavore » et « Havgaré » ont été coulés. Le ca- cère à l'adresse d'une puissance qui lui est dix fois rine dans la mer du Nord cinq vi nos troupes à la baïonnette et à coups de bombes pitaine de J'« Ellavore » a été débarqué; il hom- supérieure, parole qui a provoqué une profonde connus formant un tonnage total et a été rejeté d'une manière sanglante, subissant mes manquent à l'appel. impression dans le monde entier. La Haye, 10 février. — Huit h de loures perles en morts, blessés et prisonniers. Christiania, 10 février. — Le « Dagbladet » an- La « Nouvelle Presse Libre » citant le « Nou- à, V(}jie « Marianne Sch. 235 » qt Beaucoup d'ennemis morts gisent dans et devant nonce que le vapeur norvégien « Sortland » a été veau Journal de Vienne » écrit : Un esprit neu- ont été amenés la nuit dernière à noç nhslnrlpç nn fil iïp ipr Nnuç mjmi<s rrtnhîrA une ™^ o .A - î-o ..nv toi-rï^n_ tre ne nouvait récondre à l'annel de Wilson d'une m .-r „ :.w, n U un autre de noix et un troisième avec une cargaison de bois de mine. Des voiliers, deux conduisaient des vivres pour l'Angleterre. D'autre part ont été coulés 10 vapeurs et 13 voiliers jaugeant au total 39,000 tonnes, ainsi que 8 vapeurs de pêche. Berlin, 10 février. — Un de nos sous-marins a coulé récemment au cours d'une attaque sous-marine dans la mer du Nord cinq vapeurs anglais inconnus formant un tonnage total de 14,000 tonnes. La Haye, 10 février. — Huit hommes du lougre à voile « Marianne Sch. 235 » qui avait été coulé, ont été amenés la nuit dernière à bord du bateau-phare « Terschelling Bank ». Bâle, 11 février. — D'après le « Daily Chroni-cle » les 27 navires déjà mentionnes qui ont été coulés du 6 au 7 février, se répartissent entre les nationalités suivantes: 18 anglais avec 46,000 tonnes, 5 norvégiens avec 9000 tonnes, 1 espagnol, 1 russe, 1 suédois et 1 péruvien. Berlin, 11 février. — On mande de La Haye au « Tâgiiche Runschau » : L'équipage du vapeur norvégien « Vinch » nui vient d'arriver à Rotterdam, raconte que leur navire a été coulé par un sous-marin sur la route de Newcastle. Rotterdam, 10 février. — Quatre vapeurs anglais sont arrivés aujourd'hui de Londres, au Nieuwe Waterweg. Le vapeur « Westerdijk », arrivé de New-York à Rotterdam, a laissé son courrier à l'almouth. La Haye, 10 février. (Officiel). — Le département de 'a marine communique que le bateau-' phare « Ter-Schelling Bank » se trouve ancré en ce moment par 53° 29' de latitude nord et 40' 17' do longitude est de Greenwich. La Haye, 9 février. — On annonce de source autorisée au « Korrespondenzbureau », que la marine allemande a pris autant que possible des mesures, pour protéger dans la zone dangereuse les deux remorqueurs hollandais envoyés à Storno-way pour î amener le vapeur céréalier « Wester-diik » retenu en Angleterre. Christiania ,10 février. — Le journal d'anna-teurs « Sjofarts Tidende » émet l'opinion en faveur d'une imposition plus forte des navires nor-vrgiçns. en _taisf.ii J&s aiiccès pYfranrrtmflirP-S blocjs maritime allemand. Berne, 10 février. — On mande de New-York au « Matin » : L'Amérique n'entreprendra pro-' bablement rien, dans le cas du « California », vus qu'aucun Américain ne lignre parmi les victimes. Les armateurs se refusent à laisser partir les navires, vu l'absence de garantie donnée par le gouvernement. L' « Amerika Linie » annule tous ses tickets. On mande de Washington au •< Petit Parisien »: Le commerce américain se trouve bloqué de fait jar la menace allemande. Les vapeurs américains sont retenus dans le port par leurs possesseurs. Evénements militaires de la semaine finissant le 6 lévrier 1917. Au front de l'Ouest la situation de la semaine dernière n'est pas essentiellement différente de celle de la semaine précédente.Malgré que le froid, qui règne de l'Est à l'Ouest, ait augmenté en rigueur, les opérations de patrouilles ont été extra-ordinairement animées. Même les Français y ont plus participé que les semaines écoulées. Entre l'Aisne et l'Oise ils ont tenté un coup de main et près de Moulins-sous-Touvent, au nord-ouest de Sojssons, ils ont tâté les tranchées, allemandes. Dans la région de Verdun, près de St-Mihiel et dans le bois d'Apremont, l'artillerie française a été très active. Sur des points isolés, ainsi près de Chambrettes-Ferme, ils développèrent également des entreprises d'infanterie. Leur penchant entreprenant à la frontière de l'Empire, prouve qu'ils s'affranchissent difficilement des démonstrations politiques . La région de Pont à Mousson et de l'Alsace ont été presque journellement inquiétées par l'ennemi. 11 est également tenté un coup de main, sans, atteindre un résultat de quelque importance, contre le Reichsackerkopf, le point d'appui à l'ouest dei Munster, attaqué déjà pendant les étés de 1915 et 1916. Les Anglais ont encore montré si possible plus •de prédilection qu'auparavant pour les opérations; de patrouilles. Parmi les Anglais, ce sent avant tout: les Canadiens qui ont un penchant particulier pou S le service de reconnaissance — ce en raison do leurs habitudes de chasseurs et de leur vie forestière dans leur propre pays. Souvent ils sont très téméraires, mais ils obtiennent malgré cela des résultats insignifiants. Toutes ces entreprises n'ont pas grande importance au point de vue de la situation militaire. Elles n'atteignent partiellement pas leur but, car la plupart des fois elles échouèrent devant les positions allemandes. De plus de poids est toutefois le fait que les Anglais. ont de nouveau étendu leur front au-delà de la Somme vers le Sud. 51 prouve qu'ils aspirent à prendre de plus en plus en leiu's mains la direction des opérations dans la France nord-orientale. Si on tient compte par contre du mécontentement! croissant de la population française contre ïa soldatesque anglaise, comme on l'apprend par les dé< clarations de prisonniers, ce fait donne beaucoup à • réfléchir. - A l'Est, les Russes ont constamment essayé de regagner les avantages remportés «u début bu front de Mitau. Dans la région des dunes, au sud du lac de Babit jusque près de Kakizem, les Rus-se9 renouvelèrent toujours leurs attaques sans uvancer d'un pas. Le froid à la moitié septentrio naîe du front de l'Est est ests-aordioairemetn rî~. goureux e-t la nappe de neige blanche-, « ei uni- BULGARES SOFIA, 12 féviier. — Officiel du U ! Front en Macédoine: Pendant toute la journée, l'ennemi a soutethi un assez violent jeu d'artillerie et de mines, qui s'est accru vêts le soir à un jeu roulant, dirigé contre tfos résidons au sud du lac de Doiran. Vei s 10 h. du soir environ, un bataillon d'Anglais s'est élancé contre notre position; il jut cependant attaqué par nos troupes à la baïonnette et à coups de bombes et a été rejeté d'une manière sanglante, subissant de loures pertes en merts, blessés et prisonniers. Beaucoup d'ennemis moiis gisent dans et devant nos obstacles en fil de fer. Nous avons capturé une mitrailleuse, des fusils et d'autre matériel de guerre. Parmi les prisonniers se trouve un officier anglais.Sur le restant du front, assez faible activité d'artillerie des deux côtés et échange de feu entre avant-postes. Vive activité aérienne dans ta vallée du Wardar et le long du littoral de la mer Egée, entre la Mesta et la Struma. Front en Roumanie: Par notre feu d'artillerie, mus avons dispersé des détachements d'infanterie ennemis, qui ont été aperçus sur la rive gauche du canal St-Georges, au nord de Tulcea. FRANÇAIS PARIS, Il février, officiel, 3 h., p. m. : En forêt d'Apremont, nous, avons pénétré dans les lignes ennemies et fait neuf prisonniers, dont h ois sous-officiers. En Argonne et en Lorraine, l'ennemi a tenté deux coups de main qui ont échoué sous le feu de notre infanterie. Nuit calme sur le reste du fiont. PARIS, 11 février, officiel, U - h., p. m. : Activité moyenne d'ariillerie sur tout le front. Un avion ennemi a été abattu par nos canons spéciaux aux environs de Verdun. Des bombes ont été lancées sui Nancy et Pont-St-Vincent sens résultat.AVIATION Dans la journée d'hier, au cours de nombreux combats aériens, deux avions ennemis sont tombés en flammes, l'un dans les lignes ennemies, l'autre dans nos lignes. Celui-ci a été abattu par le lieutenant Deullin. C'est le onzième appareil ennemi descendu par ce pilote. Dans fa nuit du 10 au 11, nos es'cadrilles de bombardement ont effectué de nouvelles? opérations en Lorraine sur les usines et hauts fourneaux de la Sarre, d'Agondage, d'Esch et de Mézières-lez-Met:. Un incendie a éclaté à proximité de la gare d'Arnaville. Le terrain d'aviation de Colmar ei le port de Zeebrugge ont été également bombardés. RUSSES PETROGRAD, 10 février ; Sur le front à l'ouest, canonnades réciproques et opérations de détachements de reconnaissance. Sur le front en Roumanie, lien d'important à signaler.ITALIENS ROME, 10 février. — Sur ious les théâtres de la guerre, l'habituelle activité d'artillerie et de nos .détachements de reconnaissance. Sur le Kaist, un de nos détachements a pris, dans la nuit du 8 au 9 février, par une attaque imprévue, une position ennemie, a mis l'ennemi en fuite et a fait des prisonniers. Dernières Dépêches Sarrail menacé par les sous-marins. St-Pétersbourg, 8 février. — On annonce de Sa-lonique au journal « Slovjanski Jug » que l'aggravation de la guerre sous-marine dans l'Adriatique met l'armée d'Orient de l'Entente devant un problème de renforts complètement nouveau et dont la solution rencontre des difficultés extraordinaires. Il y a eu ces derniers jours, une série de conférences importantes dans lesquelles on s'est occupé du problème. Il y avait d'abord la question de la sécurité des communications entre les étapes des îles et la base principale de Salonique. Dans le cas où le barrage des sous-marins se démontrait réellement efficace, l'armée d'Orient se trouverait, dans le cas d'une offensive ennemie contre Salonique, dans une situation absolument critique, dont on est déjà très inquiet. Les travaux préparatoires pour la construction d'une route continentale de la France viâ l'Italie, en utilisant une courte voie maritime dans le golfe de Corinthe, n'ont pas avancé, malgré toute l'accélaration qu'on y met, en raison des obstacles presqu'insurmontables; au point que l'exécution de cette voie de communication pour l'envoi des renforts reste encore pendante. De par le barrage des sous-marins, l'armée d'Orient doit encore, plus qu'avant, prendre des précautions pour sa sécurité en Grèce. Il est probable qu'en raison de l'aggravation de la guerre sous-marine des puissances centrales, l'Entente fera de nouvelles représentations à Aliènes, visant une modification de l'attitude neutre du gouvernement grec. On a commencé des irats} vaux considérables qui devront assurer la sécurité^ complète dé la courte voie maritime- lialie-Grèce. L'île de Corfou a "de nouveau été choisie comme base principale pour les forces navales de surveillance de' l'Entente, nécessaire à la sécurité des lignes déjà signalées. On exécute à Corfou des travaux de fortifications étendus devant servir de pro-pection aux côtes. L annonce de l'aggravation de la guerre sous-marine a provoqué à Athènes une vive sensation. La Grèce demandera à l'Entente un« indemnité pour chaque navire coulé, mis en dan ger par 'a saisie opérée de vive force par les Anglais. . La circulation monétaire en France. 1 Rotterdam, 11 février, — Comme l'annonce la « Neue Ztiricher Zeitutr », le maximum du montant des billets de banque que la Banque de France pourra émettre est porté 'e 18 à 20 milliards. La guerre tous-marine. Londres, 10 février Ù ioyd). — Le vapeur anglais « Japanese Prince > st les vapeurs norvégiens « Ellavore » et « Havgan' » ont été coulés. Le capitaine de J'« Ellavore » i été débarqué; 11 hommes manquent à l'appel. Christiania, 10 février. — Le « Dagbladet » annonce que le vapeur norvégien « Sortland » a été canonné la nuit d'avant-hier dans les eaux territoriales par deux contre-tormlleurs anglais. Stockholm, 10 février. — Le « Dagens Nyheter » annonce que l'assemblée tenue hier par les armateurs suédois a donné lieu à une déclaration d'après laquelle le tonnage suédois serait suffisant peur assurer l'importation nécessaire de la Suède, en admettant que le tonnage se trouvant dans les ports des pays belligérants reçoive*-libre sortie vers la Suède, et que l'on pût se procurer le charbon de soute nécessaire, sans devoir exécuter des traversées qui ne serviraient point les intérêts suédois. Une députation des armateurs a communiqué les déclarations ci-dessus au ministère,,en exigeant des mesures propres à assurer- le tonnage nécessaire aux intérêts vitaux de la Si'ède. New-York, 11 1 février (Reutlr). — Deux vapeurs de charge américains non armés partiront selon toute probabilité aujourd'hui pour la région du blocus. Ce sont apparemment le9 premiers navires qui navigueront sous pavillon américain dans la zone dangereuse, depuis la publication de la note allemande au sujet de la guerre sous-marine sans réserves. Aucun des deux navires ne porte les bandes latérales prescrites par l'Allemagne, mais tous deux portent en grandes lettres, l'inscripion « U. S. A. ».Les navires entreprennent la traversée^ sous la circonstance que les propriétaires se basent sur le droit des navires américains de naviguer sur la mer libre. Le navires ne portent aucun canon peur se défendre contre des attaques illégales. A bord d'un des deux navires, nemnié « Orléans », se trouvent le capitaine américain ,ïucker et un équipage de 35 hommer, dont 32 cHvens américains. L'au-f > qu'aucun des deux ne tranfpofte de 'a contrebande. Tous deux se rendent à B rdeaux. D'après une information ultérieure, les deux vapeurs de charge ont pris la mer vers la zone de guerre dans l'après-midi.La Haye, 9 février. — Le journal « Het Vader-land » considère la destruction de la flotte marchande des alliés comme possible dans un temps déterminé et conclut des hésitations du président Wilson et de? circonstances heureuses se rapportant au cas dit « California », que l'Amérique ne serait pas disposée à faire la guerre. Rien qu'à la côte française, le « Nieuve Rctterdamsche Cou-ran » signale une perte de 30.000 tonnes et en augure que l'effet en sera sensible, surtout étant donnée la forte diminution de la navigation neutre vers les ports de l'Entente. DEPECHES tfûi ÈZt Ï.&. àU t>3 (Reproduites de l'édition précédente.) Le voyage de M. Gérard. Berne, 11 février. — L'ambassadeur américain, M. Gérard, est arrivé ici ce soir. Gérard est parti. Berlin, 10 février. — L'ex-ambasssdeur américain à' Beriin, Gérard, a fait hier (le 10) les visites d'adieu habituelles, notamment au chancelier de l'Empire, et est parti ensuite ce samedi soir avec tout le personnel de l'ambassade et environ 50 correspondants de journaux américains par le train spécial de 8 h. 10, à destination de Zurich. Il traversera ensuite la France à destination de l'Espagne, où il pense s'embarquer. La «Gazette de Voss» déclare, que, de même qu'à son retour d'Amérique, il ne communiqua mot à n importe quel correspondant de journaux, de son entretien avec le chancelier de l'Empire. Il aurait déclaré aux correspondants de journaux américains,qu'il s'abstiendrait de toute communication aux journalistes, jusqu'à ce qu'il ait conféré avec le président Wilson. L'ambassadeur laisse à Berlin, une somme s'éle-vant à 400,000 Mark pour le soutien des veuves et des orphelins de9 soldats tombés au front. Cette somme est notamment constituée par des cotisations volontaires de citoyens américains, qui ont été, remises à l'ambassadeur, lors de son dernier séjour en Amérique. Un comité composé de personnalités en vue, s'est constitué pour la répartition de cette somme. A la Douma t Copenhague, 10 février. — On mande de St Pé-tersbourg au « Berlingske Tidende » ; Le premier ministre prince Golitzine a démenti les bruits, d'après lesquels la réouverture de la Douma d'Empire a de nouveau été ajournée. 11 a déclaré qu'il comparaîtrait en personne à la première séance de la Douma. Il dépend de la Douma de savoir si une ■Collaboration commune entre le gouvernement et la Douma est possible. Quant à lui, il se conformera au- programmé contenu dans le manuscrit impérial.Conférences d'ambassadeurs neutres. Lugano, 11 février. — D'après une information de Washington au « Secolo » les ambassadeurs des Etats neutres en cette ville, ont tenu une conférence dans le but de discuter les moyens pour empêcher les autres neutres d'être entraînés dans la gueac. îTn document de vraie neutralité. Vienne, 10 février. — Les journaux considèrent la réponse du gouvernement suédois à l'injonction de Wilson, comme un document de vraie neutralité et un monument impérissable de vérité; ils font ressortir comme particulièrement remarquable, le fait que la Suède a su trouver en une heure grave, une parole libératrice ,courageuse et sincère à l'adresse d'une puissance qui lui est dix fois supérieure, parole qui a provoqué une profonde impression dans le monde entier. La « Nouvelle Presse Libre » citant le « Nouveau Journal de Vienne » écrit ; Un esprit neutre ne pouvait répondre à l'appel de Wilgon d'une façon plus incisive et plus digne, four celui qui veut bien approfondir l'esprit et la lettre de l'a note suédoise, il est facile de deviner pourquoi l'Amérique s'est opposée à lia propesititan que les royaumes Scandinaves ont fait à l'Amérique, en se basant sur les principes du droit des gens, comme il ressort clairement de la note suédoise. Il est manifeste que les Etats Scandinaves désirent pour les deux partis belligérants, mêmes droits, mêmes avantages, mêmes désavantages et non point le seul avantage de l'Angleterre et l'humble assujettissement à la dominatrice des mers. Ceci ne pouvait évidemment convenir à l'Amérique,- car c'était à l'encontre de ses intérêts. La situation en Finl:.^de. Francfort sur-Mein, li février. — On annonce de Stockholm à la « Gazette de Francfort » : On mande de Haparanda que le nombre des déserteurs russes qui passent la frontière finlandaise s'accroit de jour en jour. Parmi eux on relève- me me des officiers. Vu les grands troubles qu'on prévoit par suite des nouvelles levées prévues, la surveillance militaire russe des Etats frontières a été considérablement renforcée. Des nouvelles -parvenues d'Hel-singfors, signalent que la famine règne en plusieurs régions, de la Finlande.Des bruits rarvenus en Finlande, d'après lesquels des émeutes et des pillages, causés par la faim, se sont produits en plusieurs villes russes. D'après le « Journal suédois du matin » on ne peut se procurer qu'une fois par semaine de la viande à Helsingfors et encore est-ce en quantité insuffisante. La situation sur les divers fronts. iJeilîn, Il février. — Hier, les Français ont fait une nouvelle tentative pour prendre leur revanche de leur défaite sur la hauteur 304 où leurs positions leur avaient été enlevées le 25 janvier, sur une largeur de 1 à 1 1/2 kilomètre, en leur occasionnant de lourdes pertes en morts et blessés. Au feu matinal habituel succéda une activité plus vive de l'artillerie française, qui atteignit peu à peu une grande intensité. L'artillerie lourde des Français entra en scène. Après un feu de plusieurs heures, on put observer vers 7 heures du soir,dans le crépuscule hivernal, que les tranchées françaises se remplissaient de troupes d'attaque. Le feu destructeur des Allemands, braqué sur les tranchées françaises, dégénéra bientôt en feu anéantisseur et l'attaque française fut étouffée par un feu efficace. Vu la précision de la grêle des grenades allemandes, les pertes françaises doivent avoir été énormes dans les tranchées combles. De même que les quatre contre-attaques repoussées le 8 janvier, avec de lourdes pertes pour les Français, cette nouvelle tentative d'attaque resta infructueuse. Pendant le combat un détachement de reconnaissance allemand sortit des tranchées et s'empara d'un poste français. Dans la région de Sailly le feu des Anglais avait atteint après minuit une grande violence.Les troupes d'attaque anglaises qui vouii"v"f ccpsolider le petit succès, .remporté en cet endroit, furent repoussées sur toute la ligne. En Ruf ie et en Roumanie, la neige et le froid prédominent. En Macédoine on signale depuis quelque temps une forte activité d'artillerie en divers points du front. Pershing restera-t-il à Mexico? Londres, U février. — On mande de New-York au « Central News »: On signale que l'ordre donné au général Pershing, d'évacuer le Mexique avec ses troupes aurait été retiré, en présence de nouveaux troubles qui auraient éclaté au Mexique. Des stations sous-marines seraient établies dans le golfe du Mexique. En outre on aurait décrété la mobilisation d? techniciens et leur emploi aux fabriques qui ont été reprises par l'Etat et affectées à des buts de guerre. Nouvelles attaques contre le gouvernement français. Berne, 11 février. — Au cours de la séance, tenue hier au Sénat français, la discussion de l'interpellation au sujet de la crise charbonnière a donné lieu à de violentes attaques contre le gouvernement, oit l'on a surtout critiqué l'incapacité du ministre français des transports, Sembat. Le ministre Herriot a rejeté l'ordre du jour tendant à infliger un blâme à Sembat et posa au milieu de cris hostiles la question de confiance envers Sembat. Sur ce violent tumulte, on adopta ensuite un ordre du jour exprimant la confiance au gouvernement et le vœu qu'il puisse conjurer la disette de charbon et la crise des transports. Berne, 11 février. — D'après des informations parisiennes la Seine est gelée jusqu'à mi chemin de Rouen. Plus de 40 cahots-remorqueurs ont été fortement "èndommngés et bon nombre de canots ont sombré. La guerre sous-marine. Berlin, 11 février. — Parmi les se-pt vapeurs et 3 voiliers, annoncés comme coulés, le 9 février se sont trouvés deux vapeurs, qui avaient une cargaison de minerai de fer, un vapeur chargé de froment « CIHQ CENTIMES Année - N. 854 - Ed. B Mardi 13 Février 1917 4m<

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This item is a publication of the title Le bruxellois: journal quotidien indépendant belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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