Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 22 March. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 11 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/th8bg2js9w/
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DEUXIEME ANNEE. - N° 174 CINQ CENTIMES DITION B LUNDI 22 MARS 1915. LE BRUXXLLOIS 1 an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. —• 3 mois, 4 francs. 1 mois, 2 francs. xmmmmva vaxat ^«m£fr «hmww.S».HMP«W àammm-vaaeiM «JoTtxxB,xîLSi,ï CT"o.otieii<35a ±:sa.cào]p©:o. c&®ox£ RÉDACTION, ADMÏMISTRÂTiON, PUBLICITE 45, 2=6X1© Henri 3\dCans, 45, Bruxelles Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc Petites annonces, la ligne 20 centimes Lisez en TROISIÈME PAGE ies derniers télé-«grammes arrivés pendant la nuit. La Pérennité de l'Art L'Art est une force, sinon éternelle, au moins ;r;ssi vieille que l'Humanité et aussi vivante qu'elle. Rudimentaire ou affinée par la. civilisa-ti >n, cette extériorisation plus ou moins consciente du sens instinctif de la Beauté immanente ■enclose dans l'Idée, la Vie et la Matière, est restée à l'état permanent et sans éclipse durable, même aux âges de fer et de sang. Le souvenir de faits, même atroces et destructeurs, le désir inné d i perpétuer l'image des choses et des êtres aimés ou horrifiques, le besoin foncier de rendre hommage à l'inconnu, à tout ce qui charme ou ai tire l'homme, le mysticisme originel de l'es-pi'Ce humaine, toutes les puissances latentes, en un mot, qui relient l'Humanité à l'Idéal, reflet de l'Incognoscible infini, selon le mot d'Auguste Comte, enfantent et perpétuent l'expression du culte de la Forme qui, en dernière analyse, constitue le substratum de l'Art. a L'Art, a écrit John Ruskin, est la religion de la Beauté. C'est l'acte d'adoration inassouvie de l'intelligence humaine devant la Matière idéalisée par notre conscience de l'harmonie, ce fruit dis'in de l'ordre et de l'unité. » Rien de plus exact que cette synthèse métaphysique de l'original penseur anglais. Elle nous donne la clef de ce phénomène anormal et presque choquant, constaté à l'heure ac-tu île et observé déjà au cours des pires cataclysmes (notamment à Paris en 1870-71), à savoir qiu le goût, l'amour de l'art se rit des contingences les plus douloureuses et ne chôme jamais, même devant le deuil public universel. Par essence international et neutre, comme la Science, cexve autre incarnation suprême de la Vérité sou-vei line et éternelle, l'Art garde ses fidèles jusqu'au milieu des ruines et voit communier, fra-i.unellement et sans sacrilège, devant la flamme sae-ée qui brûle sans fin sur ses autels, les ennemi.; les plus irréductibles que des abîmes séparai; f. Par lui, vainqueurs et vaincus se réconcilient dans l'illumination de leur Moi, atteint jusqu'aux fibres du subconscient, par l'étincelle jaillie de l'immortel foyer 'de lu Beauté (qui ap..ise, recueille et console. Ainsi qu'il sied de s'y attendre, surtout aux heures douloureuses comme celles que nous vivons, c'est surtout à l'élite sociale, sélectionnée par une atavique culture de l'intellectualité sub-jeeiive, qu'est dévolu presque exclusivement l'apanage de s'abstraire des considérations ambiantes, si opprimantes soient-elles, de s'affranchir même de tout respect humain en heurtant les préjugés et les hostilités de la masse, d'oser enfin, malgré tous les philistins ignorants, afficher une immarcescible foi en l'Idéal concrétisé par la forme et la vie. On colorera alors cette ferveur sous de multiples prétextes d'altruisme agissant, au bénéfice de la charité ou de l'entr'aide. Le snobisme des pharisiens l'érigera même en une mode de circonstance qu'il est de bon ton de suivre, même sans y rien saisir; le bourgeois s'en proclamera l'adepte enthousiaste parce qu'il faut bien distraire l'esprit et le cœur eh deuil. Mais ces hypocrisies excusables voilent sans franchise le besoin inné de l'Humanité de ne jamais laisser s'éteindre la petite flamme bleue de l'Idéal qui, mieux que le feu sacré de Vesta, consumera éternellement l'âme humaine, en quête du mystère de ses destinées jamais encore élucidées, en dépit des plus vénérables hypothèses et de la métaphysique verbale des philosophies, quelles qu'elles soient. a Nous sommes, écrivait Ernest Renan, les amants inconscients de toute Beauté. Or, l'amour ne connaît ni frontière ni moment. » Ainsi s'explique pleinement la raison de l'af-fluence, sujet de scandale pour certains, que l'on constata au récent, concert classique de musique allemande donné à la Monnaie. Ainsi se justifie également l'incompréhensible succès des expositions qui s'ouvrent en ces temps de guerre où, semblerait-il, doit seul se poser le problème égoïste de survivre à la catastrophe et de manger bêtement en attendant la mort qui plane sur nos têtes, telle une fatidique épée de Damoclès. « Plus de lumière! » s'écriait Goethe mourant. Plus de Beauté, semble redire, aux instants d'angoisse, l'Humanité inquiète,' qui se sent ainsi instantanément rapprochée de ses origines et, qui sait ? de sa fin... Nos lecteurs trouveront plus loin les notes hâtives de notre collaborateur Mario sur sa visite au salonnet du Studio. Lui aussi, on le verra, fut frappé de l'intensification du sens de la vie qui s'avère en cette manifestation d'art, s'affir-mant victorieusement, après celle du Musée Moderne, à une heure où la Faucheuse paraît, là-bas, narguer la vie éternelle qu'elle décime sans espérer jamais en tarir la source divine... Ainsi va le monde, marchant comme à l'étoile des Bergers de Palestine, vers des destinées inconnues, à tray&s du sang, des larmes, des rires éphémères, des joies fugaces, des communions de chair et d'âme qui perpétuent l'Etre; à travers l'inquiétude agissante de vouloir et de savoir, qui le tenaille et résume finalement son mouvement ininterrompu d'ascension radieuse sur la route aveugle du Progrès et du Temps. Ce n'est point la course à l'abîme, mais plutôt l'évolution incessante de son immortel devenir, que jalonnent, comme des points perdus dans l'immensité,les siècles d'efforts inconscients qui passent comme un rêve et apparaissent, aux passants de la. vie que nous sommes tous, comme autant do fugitives étincelles qui fusent en éclairs troublants pour s'anéantir tout aussitôt dans la nuit éternelle du Mystère... MARC de SALM. DÉPÊCHES LE BLO.GUS DES COTES ANGLAISES Londres, 19 mars. — Le vapeur Glenartney, de Bangkok en route pour Londres avec un chargement de riz, a été torpillé ce matin tôt dans le Canal. Le navire coula en une demi-lieure. Ymuiden, 19 mars. — Le vapeur Waalstroom, arrivé de Londres, annonce qu'il a été arrêté devant le phare de la Meuse par un sous-marin qui venait de couler un navire marchand, probablement anglais. Itotterdam, 19 mars. — Le vapeur Batavier IV, arrivé hier de Londres, a été arrêté devant le Nieuwe Waterweg par un sous-marin allemand. Le nremier officier du Batavier IV s'est rendu à bord du sous-marin avec les papiers du bord. Ceux-ci étant en règle, le vapeur put continuer son voyage. Rotterdam, 19 mars. — Le vapeur danois Ca~ nadian, loué par une ligne de navigation suédoise pour le trajet au Mexique, a fait naufrage sur la côte ouest de l'Angleterre; on ignore la cause de l'accident. Berlin, 19 mars. — L'Amirauté anglaise a fait publier le 13 mars une déclaration se rannortant au bombardement des sous-marins allemands par un yacht à vapeur anglais dans la. mer d'Irlande le 1 février, dernier. Contrairement à l'exposé allemand, l'Amirauté prétend que le yacht à vapeur Vanduaro, qui est signalé comme croiseur auxiliaire armé, a arboré le pavillon de guerre avant d'ouvrir le feu sur le sous-marin. Cette affirmation de l'Amirauté anglaise est inexacte. Le yacht bombarda par surprise le sous-marin naviguant à la surface à 5-6,000 mètres de distance. Ni en ouvrant le feu, ni après le tir d'environ dix autres couns de canon, le yacht n'a arboré de pavillon. Après que le sous-marin eut plongé, le commandant de celui-ci fit constater formellement par un second observateur que le yacht n'arborait aucun pavillon. SUR MER. — Perspectives de la guerre sous-marine M. Itiddar publie dans le N ew-Y orker Staats-zeitmig, d'après un entretien qu'il a eu avec une autorité maritime, un examen intéressant sur les perspectives de la guerre sous-marine contre l'Angleterre. Dans l'article, qui est rédigé en anglais afin de le rendre compréhensible à tous les Américains, il est dit : a Chaque mois le danger des sous-marins allemands devient plus grand et si l'Angleterre ne trouve pas les moyens pour se défendre contre cette menace, la finale de la guerre peut être influencée par l'activité des sous-marins. On peut construire trente sous-marins pour le prix d'un seul dreadnought. Techniquement il n'y a aucun motif qu'un sous-marin ne puisse être construit de telle façon qu'il pourra se maiiitenir pendant plusieurs semaines et à des milliers de milles de distance de sa base d'opération. Ceci n'est qu'une question de technique, de construction hardie. » Un des premiers constructeurs de sous-marins LA GUERRE CommuniCTués officiels FRANÇAIS Paris, 18 mars (15 heuret). — L'artillerie; belge continue ses -progrès ver,s J'Y ter'. Elle a bombardé un transport ennemi sur la chaussée Diœ-mude-Eessen.Entre la Lys et l'Oise,-des combats d'artillerie. L'ennemi a surtout dirigé son jeu contre la hauteur de Notre-Dame de Lorette et las villages de Carnoy et de Maricourl. Rien de nouveau en ce fui concerne les opérations en Champagne. En Lorraine_, duel d'artillerie. Un de nos amateurs a bombardé la gare de Couflans. c Paris, 18 mars (23 heures). — Un Zeppelin a c jeté des bombes sur Calais, il a visé la gare maritime; les dégâts en matériel ne sont pas graves, j cependant 7 employés de lia gare furent tués. c En Champagne nous avons obtenu de.s gains à l'Ouest, au Nord et à l'Est, de la crête 196 (au Nord-Est de Le Mesnil). IJ ennemi a entrepris une contre-attaque qui a été repoussée. Nos progrès se sont, prolongés à l'Est dans la gorge, gui i commence A la crête 196 et qui s'étend, dans la 1 direction de Beau-Séjour. < Dans le bois de Consenvoye (au Nord de er-'un), nous avons 'pris deux tranchées allemandes t. fîmes, des prisonniers. Au Hartmannsweilerlccpf nous avons gagné un teu de terrain et avancé nos posii'.yns. Les /< V Vennemi sont grandes. TURCS Constantinorle, 19 mars. — Deu/v croiseurs culasses anglais, Z'Irresistible et Z'Africa, qui fu-ent déjà annoncés hier comme endommagés, oui té coulés à minuit par le feu de nos batter!*::. fut l'Américain Robert. Fulton, qui se rendit en France avec ses plans e'-x les offrit à Napoléon. Un accident malheureux fit échouer le premier essai et Napoléon, en colère, laissa tomber l'idée. Fulton proposa donc son navire à l'Amirauté an. glaise qui était disposée à l'acheter à la condition de pouvoir le détruire. Déjà il y a plus d'un siècle,les autorités anglaises reconnurent donc que le jour viendrait où la guerre avec des sous-marins serait pratiquement, possible et que la. sécurité de l'Angleterre serait ainsi mise en jeu. Ce jour est arrivé et la guerre entière en est déjà empreinte. L'Allemagne peut donc jouer tranquillement son jeu,elle peut entretemps construire des sous-marins d'un type moderne perfectionné et augmenter de jour en jour la pression exercée sur l'Angleterre. Ses armées n'auront qu'à tenir en échec les armées françaises et russes jusqu'au moment où une flotte de plusieurs centaines de sous-marins sera terminée et pourra exécuter le blocus effectif de l'Angleterre. Au point de vue du résultat éventuel, la guerre de longue durée a perdu beaucoup de sol horreur pour l'4Uemagne et ses alliés. .Si dix sous-marins peuvent infliger en six mois tant de dommages aux flottes de i guerre et marchande de l'Angleterre, il est évi- i dent quel cent de ces sous-marins signifieront l'ef- i fondrement de la suprématie anglaise sur mer. » ; Les chiffres officiels concernant le commerce I anglais du mois de février en disent beaucoup plus long que toutes les discussions de la presse anglaise au sujet de l'inquiétude croissante relativement à l'approvisionnement des Iles britanniques. La déclaration de « territoire de guerre » . publiée au début de février par le Gouvernement allemand, mais n'entrée en vigueur que le 18 février, a eu pour conséquence, une augmentation d'importation de vivres dans l'intervalle du 1 au. 18 février. L'importation totale en février s'est" élevée à £ 65,208,814, soit une augmentation de £ 3,215,163, proportionnellement à février 1914. L'importation décroissante de matières premières, notamment en coton, est confirmée par l'augmentation de l'importation de vivres. L'importation de viandes fraîchis ou conservées, a augmentée de 263 p. c. contre février 1914; du sucre raffiné de 156 p. c., de sucre brut 124 p. c. L'importation du froment a augmenté, au point de vue de la valeur, de £ 3,382,029, c'est-à-dire 43.2 p. c. ; du maïs, de £ 1,466,717 ou 167 p. c. La vie économique déprimée de l'Angleterre est encore mieux caractérisée par les chiffres d'exportation. L'exportation de février donne £ 26,176,987 contre février 1914, soit une diminution de 36.5 p. c. L'exportation du coton est tombée à £ 4,356.734 proportionnellement à l'année passée, soit 46.5 p. o. FRANCE. — L'efficacité des bombes d'aéroplanes Amsterdam, 19 mars. ■— On annonce de Dun-kerque, de source belge, au Telegraaf que les Taub'es allemands ont épargné la ville depuis quelque temps. On en a assez de la dernière attaque de nuit, qui, d'après les nouvelles officielles, a causé la mort de 102 personnes. Les dégâts matériels en ville sont évalués à plus de 10 millions de francs et au port à des millions. Les blessures occasionnées, par les bombes (que le peuple appelle « œufs durs ») sont extraordinairement cruelles et entraînent souvent l'empoisonnement du sang. Daus les maisons on ne renouvelle plus les milliers de carreaux brisés, mais ils sont remplacés par des planches, pour qu'ils ne soient plus détruits à nouveau. Sur les carreaux non brisés on colle du gros papier en croix, ce qui les empêche de se briser. Dès que le surveillant de la tour d'église aperçoit des aviateurs ennemis, les cloches sonnent. En peu d'instants les rues sont évacuées. Tout le monde s'enfuit dans une maison voisine, où les caves sont apprêtées pour-les oa-cher jusqu'après le danger. ANGLETERRE. — Pour favoriser le recrutement Londres, 19 mars. — Le Département, du commerce somme toutes les femmes capables et voulant travailler de se faire inscrire sur les listes mises à leur disposition, afin de pouvoir libérer leurs maris ™our le service militaire. ANGLETERRE. — Pertes anglaises à Neuve-Chapelle Rotterdam, 19 mars. — La liste officielle des pertes anglaises, publiée hier, contient les noms de 45 officiers tués ou blessés le 12 mars, près de Neuve-Chapelle. 15 ont été tués, 30 blessés; il y a 1 manquant. Certains de ceux-ci appartenaient au 2e bataillon du Régiment de Londres. ANGLETERRE. — A la Chambre des lords Du Times : Depuis l'ouverture de la session actuelle du Parlement, lord Kitchener vient d'assister, pour la première fois, à une séance de la Chambre des lords. Lord Kitchener expliqua à la haute assembîee a que la production des munitions n'est pas seulement insuffisante, pour les besoins, mais ne répond pas à notre attente, un très grand nombre d'ordres n'ayant pas été livrés aux dates pour lesquelles ils avaient été promis. Le travail de nos nouvelles armées, aussi bien que celui de nos troupes en campagne, a sérieusement souffert par suite de l'impossibilité d'obtenir une main-d'œuvre suffisante et des retards apportés à la production du matériel nécessaire, aussi bien que par les besoins énormes de la Grande-Bretagne et'de ses alliés ». Dans un passage de son discours, dans lequel • il formula de sérieux avertissements, le ministre de la guerre dit qu'il avait entendu certains bruits d'après lesquels les ouvriers de certaines usines pensaient que la guerre marchait, si bien qu'il n'était pas nécessaire pour eux de sa surmener. a Je puis seulement dire, ajouta-t-il d'un ton grave, que la question de la fourniture du matériel de guerre à l'heure qu'il est et pour les deux ou trois premiers mois à venir, me cause de très sérieuses inquiétudes. » Le Times commente ainsi l'appel de lord Kit-i chener : a Lord Kitchener nous dit que, bien que | les fabricants de munitions de guerre aient tra-I vaille sous la plus haute pression possible, la pro-' duction ne suffit pas à nos besoins et n'atteint même pas notre attente. En d'autres termes, nous nous trouvons retardés dans l'emploi de nos nouvelles armées et ne pouvons donc amener la guerre à une fin favorable parce que nous ne pouvons obtenir assez vite les armes, munitions et équipements nécessaires. Lord Kitchener a reconnu que la majorité'de nos ouvriers travaillent loyalement et bien, mais il a ajouté ouvertement qu'il y avait des cas où l'absence, l'irrégularité et. la lenteur du travail avaient causé une diminution dans la production. Certains de ces cas devaient être attribués à la boisson, tandis que d'autres étaient la conséquence des restrictions imposées par les syndicats ouvriers. Lord Kitchener dit également avoir appris que dans certaines usines les ouvriers croyaient, que la guerre marchait si bieu qu'il n'était pas nécessaire qu'ils travaillassent à la plus grande vitesse. Nous avons nous-mêmes entendu parler ainsi, et cela ne nous étonne pas du tout. Mais la faute est aux méthodes tout à fait trompeuses appliquées par le gouvernement dans son contrôle sur la presse. Aussi longtemps que nos revers seront représentés faussement ou cachés, tandis que chaque bonne nouvelle est répandue immédiate ment à coups de grosse caisse, aussi longtemps que les listes de nos pertes seront réduites et rendues confuses de façon délibérée, aussi longé ap, que le Bureau de la presse gardera son attitude antérieure, aussi longtemps prévaudront égaliv. ment les idées que lord Kitchener a condamnées.» RUSSIE. — On arrête toujours La révolutionnaire russe Figner, qui était en prison depuis vingt ans dans la forteresse Peter-Paul, et qui avait été graciée en 1905 et vivait depuis lors à l'étranger, a été arrêtée, d'après le Retsch à son retour en Russie, à la frontière rou-mano-russe et conduite à Pétrograde, escortée de gendarmes. TURQUIE. — Le bombardement des Dardanelles Constantinople, 19 mars. — Le correspondant spécial du Wolff's Bureau télégraphie des Dardanelles, en date du 16 maTs au soir : Les opérations anglaises et françaises ont été complètement arrêtées devant, les Dardanelles après le bombardement inefficace de deux forts près de Tschanak Kale et Kilid-ul-Bahr. L'ennemi est visiblement désemparé par les mesures de défense étendue», par le barrage des mines et par les fortifications de la côte, tin hvdroplane anglais survole journellement les positions turques, mais descend bien vite quand on le-'bombarde : il ne peut- donc faire aucune observation. Toutes les tentatives de repêcher les mines et de bombarder les projecteurs restent inefficaces et. sont toujours annihilées après la première portée des batteries du barrage. Un croiseur anglais dut se retirer lundi, ayant été touché sérieusement après un court combat. Depuis lors, le calme est de nouveau général.Londres, 19 mars. — Le correspondant du Daihi News à Athènes annonce que les Turcs s'occupent fiévreusement de la fortification ■ :u Bosphore. Ils ont déjà placé des pièces de ci-calibre à Canlindja et Scutari. CHINE. — Les provocations du Jmx-n Copenhague, 19 mars. — On annonce ù ïo-irio au Wesnik, en date du 11 : Les cercles < tent-s du Ministère de la Guerre ont déclaré :: la presse que la relève de troupes commencée ma il • tenant en Chine et en Mandchourie peut av ur ! une sérieuse signification, si les négociai inn>. .•-•••.• la Chine prenaient une tournure défavorable. Le. bruit court que les navires de la première et de la deuxième escadro ont été concentré.:- à S ! . pour compléter en toute hâte les équipages. Stockholm, 19 mars. — Le correspondant à Londres du Stockholm s Tidningen annonce : D'après un télégramme de Pékin, 122,000 hommes de troupes japonaises viennent d'être embarqués à Sasebo pour la Chine. ETRANGER HOLLANDE. — L'éducation de la princesse Juliana. — Du Ntemee Rotterdamsche Centrant : S. M. la Reine et S. A. le Prince de Pays-Bas ont chargé Mlle B. Cohen Stuart de commencer l'instruction de S. A. la princesse .Tu-liana à partir du .15 avril prochain. A cet effet, il sera formé une petite classe: de. quelques autres élèves. Le cours de religion ne sera pas donné les premières années dans la classe en question, car S. M. la reine désire continuer elle-même la formation religieuse de sa petite fille. BULGARIE. — l'agitation ouvrière. — Sofia, 19 mars. — On annonce de .Warna à l'Agence bulgare : Avant-hier après-midi un groupe de manifestants s'est rendu devant la préfecture de la. Chambre de Commerce où il demanda du tra- Bureau de vente du BRUXELLOIS 115,'Rue des I eintuners . — — —^ ,tâ\uucLr- uuûdrj .«-.i..,., - ■ I— m. ■iiiiinn>iMiww —iw—immn—■ MU i ii i m m iwihiwiimhi mhhii nnrir nrwir n'TiiTTmiimwïifiririiniiiiirTrniri—ri r— ""

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