Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 23 March. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 11 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/pr7mp4x17n/
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ÇEUXJEME ANNEE. - N» 175 CINQ CENTIME© EDITION B MARDI 23 MAR» m*. LE BRUXELLOIS AB03VNKMB3XTTS : I an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 francs. 1 mois, 2 francs. Joiirnal c^ixotic^-ioxi. ixsLcaiéipesxi deux RÉDACTION, ADMINISTRATION, PUBLICITE 4G, JElixe Herurt 3VEs*,ia.s, 4t€>, Hruxelles AIVIVOWGKS : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 fra Petites annonces, la ligne 20 centimes Lisez en TROISIÈME PAGE les derniers télégrammes arrivés pendant la nuit. Chronique des a bas Rentiers mendiants. — A l'Hôte! t ville È Bruxelles. — Nomination seandaleuse Un rentier devenu mendiant et client (le la i soupe communale nous écrit sur un ton navré : ; Bruxelles, 19 mars 1915. : Monsieur le Directeur. Votre Chronique des Abus de ce jour se termine par : « Le Bruxellois luttera sans pitié contre les abus. » Vous ne vous occupez pas beaucoup de finance, ce qui vous distingue avantageusement des autres journaux de tous les temps. Mais vous ne devez pa.s oub.Uer ceux qui ont prêté leur argent aux communes de l'agglomération bruxelloise pour leurs installations et qui, maintenant, comme moi, doivent aller à la soupe communale. Les gros bonnets de^-ces communes touchent d'abord leurs appointements sans s'occuper des intérêts à payer. D'abord eux! Voilà uu gros abus! Agréez, etc. o Ils n'ont pas de pain, disail, cyniquement la dernière reine de France, Marie-Antoinette — qui monta sur Péchafaud —, eh bien qu'ils mandent, de la brioche î » C'est ce que se payait sans doute naguère encore ce peu scrupuleux rond-de-cuir de l'hôtel de ville do Bruxelles qui, chargé de payer la rémunération aux veuves et aux femmes de nos héroïques soldats, avait trouvé pratique de barboter ; cette caisse sacrée et de lui voler 3,000 francs pour solder ses menus plaisirs. Ce fonctionnaire vient, dit-on, d'être mis à l'ombre à la prison de Saint-Gilles, où il a comme voisin, dans la cellule adjacente, notre joyeux Nestor Wilmart, l'escroc de Gand-Terneuzen. dont l'affaire viendra en appel au mois de mai. Le gaspillage et les abus, mes frères, ce qu'on s'en f... iche à l'hôtel de ville de Bruxelles ! Certains, paraît-il, en vivent, même cyniquement.Certain monsieur R... contait naguère à qui voulait l'entendre sou entrevue avec l'eminente « robette di croie » qu'est le soliveau ff. de bourgmestre : a M. l'échevin Lemonnier, aurait dit ce monsieur R... — uu gros courtier eu denrées alimentaires — je ne parviens à rien vendre malgré mes prix plus avantageux que ceux des concurrents, à des employés chargés des achats pour le ravitaillement; certains de ces gaillards, et non des moins influents, exigent de moi 5 p. c. au moins de pot-de-vin et je ne puis ni ne veux voler ni la ville ni les firmes que je représente et qui m'allouent déjà une commission. » lie tout-puissant. M. Lemonnior hocha la tête, leva les bras au ciel en un geste désespéré — et. on ue fit rien, naturellement.. Autre chose : La campagne récente du Bruxellois avait porté ses fruits, et en présence de l'indignation publique, MM. les roûds-de-cviir S..., B... et "W... ne décrochèrent point les fameuses augmentations de traitement ni la promotion au grade de chef de division ou de directeur que le Collège échevinal prétendait si inconsidérément leur octroyer, malgré la misère générale et la pauvreté notoire de la caisse communale. Mais, malgré toift, le tout-ouissant échevin des finances, M. Max Hallet — lequel, en dépit de tous les démentis, a été pendant vingt-quatre heures démissionnaire, puis s'est recramponné à son maroquin d'échevin — a si bien manœuvré que son protégé et secrétaire. M. R..., a décroché la fameuse timbale et a été nommé chef de division — après seulement cinq ans de grade —, passant ainsi sur le ventre d'une bonne douzaine de vieux cl méritants employés dont plusieurs ont plus de 25 ans cle service à leur actif. M. R..., lui aussi, pourra manger des brioches au lieu de pain. La caisse communale lui versera jusqu'au dernier centime ces plantureux appointements augmentés des majorations de salaire que lui Tiîut sa nouvelle promotion. «. Quand Auguste avait bu, la Pologne était ivre ! » AUAMIS. DÉPÊCHES LE BLOCUS DES COTES ANGLAISES Londres, 20 mars (Reuter). — Les vapeurs I Hlue Jacket et Hyndford ont été torpillés à hau-ieur de Beachv Head. Le Hyndford fut légèrement endommagé, mais uut atteindre Graverend. lie Blue Jacket se maintient encore sur l'eau. Les équipages ont été sauvés, à un homme près du a peur Hyndford. D'après un communiqué de l'Amirauté anglaise, les navires suivants sont encore signalés manquants : Dorrowdale, 1,098 tonnes, qui naviguait ie 21 janvier de Cardiff à GranviJle; la barque en acier Engelborn, 2,459 tonnes, qui transportait le 26 août un chargement d'orge de Valpa-raiso à Falmouth; le Mambland, 3,027 tonnes, qui naviguait le 15 février de Hull au Tvne, et le remorqueur Diplomat, manquant depuis le 15 février. On annonce encore de Newhaven, au sujet de la perte du vapeur Glenartney : Le vapeur dont te chargement de riz était destiné en partie pour î Londres ei en partie ^our Liverpool, a été tor-| pillé sans avertissement jeudi soir, à 10 h. 45, à 10 milles de Beachv Head. L'équipage n'aperçut le sous-marin que lorsqu'il était déjà dans les canots. L'équipage vil encore le vapeur une demi-heure après qu'il avait été torpillé. Rotterdam, 20 mars. — Le Nïeuwe Rotterdmn-sche Courant annonce : Les vapeurs anglais Ad-vokat. et Lettres, qui ont été poursuivis dans la mer du Nord par des sous-marins allemands, sont arrivés ici. Le capitaine de VAdvokai a déclaré <{ue son navire a rencontré un sOus-marin allemand à 4 milles de la côte hollandaise. L'Angleterre ne possède pas de si grands sous-marins comme ceux des Allemands. FRANGE. — La défense de Paris La pénétration des troupes allemandes vers Paris, fi7i août et commencement septembre, et la fuite du Gouvernement français à Bordeaux, avaient inspiré aux Parisiens une crainte assez vive. Les gens ordinairement très sérieux se sentaient déjà menacés par les uhlans. Dans ce péril, on reconnut donc que les militaires qui avaient toujours signalé la négligence des travaux de défense de la capitale, avaient raison et après que le danger immédiat, pour Paris eut été écarté, on essaya de rattraper le temps perdu. D'un article dans la Gazette de Lausanne nous apprenons quelques détails sur les travaux de défense qui ont été .entrepris comme conséquence des jours de terreur. Nous empruntons à ce communiqué ce qui suit : El existe maintenant entre le front et la capitale cinq lignes retranchées dans des conditions formidables. La position est positivement irapre-riàbl'é'(?Y. Depuis le mois d'août des milliers ri'hommes y ont travaillé à .enlever la terre et à percer la ville au moyen d'un réseau de tranchées rapprochées. Dans le cas d'une nouvelle offensive contre la capitale, les Allemands devront s'attendre à une résistance invulnérable. Les tranchées sont prêtes, les nombreuses batteries sont soigneusement cachées, toutes les collines, toutes les peutes sont couvertes; de filets métalliques. Le général Gallieni a tout organisé avec un talent d'un savant fonctionnaire et de guerrier. Lorsque le gouvernement se retira le 25 août, on discutait encore la question si Paris devrait être déclaré ville ouverte ou non. Rien n'était préparé pour la défense et la prise de la ville ne semblait olus être qu'une question de jours, même d'heures. Le 30 août ou annonça que les forces allemandes s'avançaient dans la direction de La Fère. Le 31 août le communiqué disait : a A notre gauche, les Allemands ont gagné du terrain. D Le soir il publiait : a Les progrès de l'aile droite allemande nous forcent à abandonner du terrain. » I^e 5 septembre le bureau de la presse militaire de Paris annonçait : « L'ennemi poursuit maiutenant sa grande conversion, abandonne à sa droite le camp retranché de Paris et marche dans la direction du Sud-Ouest. » La bataille :1e la Marne se développe, Paris est sauvé et respire à nouveau. Fiévreusement on commença à travailler à la défense de Paris. Ceux qui se rappellent le grand danger dans lequel ils se sont trouvés en ressentent encore aujourd'hui un cauchemar. Si Paris avait dû être sacrifié, cela aurait produit dans toute la France, même dans le monde entier, une désillusion morale énorme. Cette ville, la reine du monde, l'abandonner aux Allemands, paraissait incompréhensible et on devait faire tout ce LA GUERRE Pînm -ïTm n -*-» î rrn ôc offi ni s FRANÇAIS Paris, 20 mars. — Pendant le bombardennen des Dardanelles du 18 mars, le vaisseau de lign> français Bouvet a été coulé far une mine. L< vaisseau de ligne français Gaulois a été mis hor de combat et deux cuirassés anglais ont été cou lés. L' équiyage du Bouvet aurait été sauvé e? partie. Les opérations continuent. Paris, 19 mars (15 heures). — A Noti J)ain* de Lorette nous nous sommes empai js tran citées de communication, qin / ;;sent de le crête, prise par nous, vers x ■ illajge d'Ablain Nous les avons détruites après avoir tué, chassé . ou fait prisonniers ses occupants. ^ Dans les Argonnes, nous avons progressé entre l Bolante et Four-de-Paris, d?environ 150 mètres après un combat, très acharné. Dans le bois de Cousenvoye nous avons repous-i se, au. cours de la nuit passée, une contre-attaque allemande. Nous avons maintenu nos gains du 1S mars. A E par g es, nous nous sommes emparés des po-; sitions avancées à Vextrémité Est des positions dans lesquelles Vennemi a réussi à se maintenir depuis les cou'.bat s du mois passé. Pendant la journée d'hier, nous avons repoussé deux contre-attaques et une troisième pendant la nuit. Paris, 19 mars (23 heures). — La journée se passa assez calme, sur la plus grande partie du front. Dans la vallée de VAisne un combat d'artillerie assez violent a eu lieu. En Champagne, devant la hauteur 196 (au Nord,-Est de Le Mesiril). l'ennemi a entrepris, après un bombardement violent de nos positions, une attaque d'infanterie qui fut reperussée. // ennemi a subi des pertes. qui était humainement possible pour échapper cette destinée. Il est étrange que beaucoup d Français n'ont pas encore pu s'en faire une idé et ne veulent pas croire à cette vérité cruelle, mai très réelle. Des esprits prétendûment forts, les stratèges d café et ironistes des boulevards, se sont moqué du gouvernement fugitif. Obéissant à la néces sité imposée de la première heure, le gouverne ment français n'a fait dans le temps que son de voir. Dans son grand ouvrage : La conduite de Z< guerre, le héros général Foch traite scientifique meut la question de l'importance de la capitale Ce qui intéresse particulièrement dans cet ar ticle, c'est le fait qu'on peut conclure de la si tuation négligée des travaux de défense que li France n'a jamais voulu la guerre. Si la gravit-des circonstances actuelles le oermettait, on pour rait rire de cette naïveté avec laquelle l'auteu: de cet article fait appel à l'ignorance et à la cré dulité de ses concitoyens. Donc, d'un coup, tout instigation de la presse/chauviniste française ; disparu. D'un trait dé pura/; on croit pouvoi: écarter la politique agressive iranco-russe ! Farci que la violation de la neutralité belge a été prou vée trop tôt et que d-s lors il était assigné à ce messieurs une nouvelle base d'opérations, qui eû pour conséquence la pénétration principale di Nord-Est au lieu de l'Est, parce que de ce fait 1: ligne de fortification perdait ainsi sa véritabl importance, c'est pour cela que la France est res tée pacifique! L'homme autorisé de la Gazette d Lausanne émet même la belle phrase suivante : a Avec une grandeur d'ame et une délicatess de conscience qui dépassent Souvent la mesure la France s'est chargée de renoncer à ses ancien droits et à ses idées de compensations. Elle étai prête à sacrifier sur l'autel de la paix les bles sures sanglantes dont elle souffre toujours î » Probablement, la France aura-t-elle assuré se frontières de l'Est rien que par plaisir de sacrifie et sur lesquelles elle mettait tout son espoir, at tendu qu'on croyait être sûr de l'habileté de 1; politique belge. Mais il est egrettable que 1 cours des événements peut flétrir les plus belle espérances. L'homme autoriié de la Gazette d Lausanne devrait y penser ; vaut de publier d pareilles niaiseries ! FRANGE. — La bataille d'hvei: en Champagne Berlin, 20 mars (officiel). — Du côté françai on répand à l'étranger le brut qu'il ne s'est pa agi dans la bataille en Champagne d'un déborde ment, mais qu'il ne s'agissait que d'enchaîner le forces allemandes oour décharger les Russes. On veut ainsi voiler l'insucès personnel et je ter du sable dans les veux de l'allié. Malheureu sement cette prétention est rétutée par le fait qu les combats, qui coinniencèmit le 16 février e: Champag-ne, ne pouvaient pa décharger les trou pes russes qui, ce jour-là, ét ient déjà encerclée dans les forêts des Masures <t que, d'autre part des ordres qui ordonnaient formellement le dé bordement, sont tombés dan; les mains des Aile uiands. Le commandant en chef anglais, comme o: l'annonce de Christiania à 1 ucarest, aurait éta bli les pertes des Allemands près de Neuve-Cha pelle à 18,000 hommes. Ce ciiffre dépasse le tri pie des pertes totales réelle Du reste, dans ces derniers temps, on répan des nouvelles en partie extr lordinairernent exa gérées, en nartie tout à faii inventées, au su je des pertes allemandes. La direction de l'armé allemande s'en tient donc à ^a décision de renon cer en général à combattre la campagne des men songes. Elle ne voit aucun, inconvénient, corn ciente de la confiance de sjon propre peuple, permettre comme auparavant la publication de nouvelles ennemies dans la presse allemande. t PORTUGAL. — La guerre dans l'Angola 3 Genève, 20 mars. — On annonce qu'un non-s veau corps d'expédition portugais est parti poui s Angola par le vapeur Joanda. PERSE. — Les Russes sommés 3 d'évacuer le territoire s Pétrograde, 20 mars. Le G o u v er n emen 1 perse a orié derechef la Russie de faire évacuei la province d'Asserbeidschan par les troupes russes.1 ESPAGNE. — Pour respecter la neutralité Berlin, 20 mars. — L'Eclair annonce que le:-autorités espagnoles à Bilbao ont réclamé le désarmement du croiseur auxiliaire anglais Norfielû qui resta plus de 24 heures dans le port. CHILI. — Les survivants du « Dresden » ^ Santiago île Chili, 20 mars. - - Le Gouverne-r. ment a envoyé deux navires de guerre à l'île ^ de Juan Fernandez pour y recueillir l'équipage du Dresden et le conduire à Valparaiso. Les ma-t rins du Dresden seront internés aù Chili. TURQUIE. L'attaque des Dardanelles î Constantinople,"20 mars. — TTC grand qmutiui général annonce que le calme a été complet hiei i dans les Dardanelles et confirme les information; t: du correspondant de l'Agence At il 1 i au sujet de î la destruction des cuirassés Irrésistible et Afnca, i ainsi que le dommage causé à un autre cuirassé ei i la destruction d'un torpilleur ennemi. Les dégâts matériels aux forts sont très minimes. Nos batte-? ries sont constamment prêtes à l'action. La perte en hommes est insignifiante, î Constantinople, 20 mars. — La nouvelle déjà > répandue par l'Ageuce Milli au sujet de la perte s des navires de guerre anglais Irrésistible et Afn-t ca, est confirmé par le grand quartier généra: turc, qui annonce à ce sujet ce,qui suit : Les vaisseaux de ligne Irrésistible et Africa, qui avaienl s été signalés hier comme gravement endommagés, r ont été coulés à minuit par nos batteries. Le cuirassé ennemi qui avait été remorqué en-1 dommagé à Tenedos, plongea de l'avant dam 3 l'eau. L'équipage a été sauvé par d'autres navi-s res devant Tenedos. Il s'agit d'un cuirassé fran-3 çais. Le Bouvet sans doute. On aniionce complémenlairement de Constan-tinople : Une escadre de six vaisseaux de lignt anglais et quatre vaisseaux de ligne français i s attaqué jeudi matin, à 11 1/2 heures, les fort; s des Dardanelles, pendant que d'autres parties d< la fotte alliée opéraient dans la baie de Saros s Après un feu violent, les forces adversaires se retirèrent vers 2 1/2 heures de l'après-midi. Un< partie de l'escadre continua le feu à grande dis tance et à grands intervalles jusqu'à 5 heures d* e l'après-midi. Le vaisseau de ligne fiançais Bon x vet heurta une mine dans l'après-midi, à 211a heures, près de l'entrée et coula au bout: de troi; s minutes. Un torpilleur anglais fut coulé. Le vais seau de ligne Irrésistible fut mis hors de comba et un autre vaisseau de ligne endommagé. Constantiuople, 20 mars. — Le grand quartier général annonce : La flotte ennemie, qui se com 1 posait de seize cuirassés, dont quatre français, d< trois croiseurs et de plusieurs destroyers, ouvri le feu avant-hier matin à 11. heures contre le: forts du détroit. A 3 heures de l'après-midi uni partie de la flotte ennemie se retira hors de por ] tée du feu de nos batteries. Huit cuirassés cou tinuèrent le bombardement à grands intervalles t jusqu'à ce qu'ils arrêtèrent leur feu et se retiré e rent vers 6 heures. En dehors du Bouvet, un torpilleur ennemi ; également été coulé. Un cuirassé anglais du typ< Irrésistible fut gravement endommagé et peu k cliait si fortement à bâbord que ses canons parais s saient vouloir plonger dans l'eau. Le navire étai incapable de faire le moindre mouvement. Ui autre cuirassé, l'Africa, fut endommagé de même façon, pencha et s'éloigna avec beaucoup de peine de nos projectiles, dont de nombreux touchèrent encore d'autres navires. On n'a pu constater le dommage occasionné. Le violent combat, qui dura sept heures, se termina par la victoire de nos forts. En dehors de dommages insignifiants à quelques-uns de nos ouvrages de terre, nous n'avons pas subi de dégâts. TURQUIE. Constantinople, pomme de discorde ? Les forts des Dardanelles résistent toujours, et les Alliés, unis dans l'attaque, le sont-ils encore dans leurs projets ? Nous avons cru intéressant de noter les appréciations de chacun des pays de la Triple-Entente : Le Daily News écrit à ce sujet : « Qu'est-ce qui s'ensuivrait, si Constantiuople passait des mains d'une puissance à celles d'une autre Les vieilles inimitiés resteraient et de nouvelles intrigues se tisseraient comme une toile d'araignée autour du Bosphore. Peu importent les promesses données, de nouveaux forts renaîtraient aux Dardanelles des ynines de ceux oyie les obus britanniques détruisent à cette heure. Les amitiés politiques sont, aussi peu stables que le temps, et peut-être nos fils et petits-fils seront-ils envoyés un jour pour détruire les nouveaux forts comme nous démolissons les vieux aujourd'hui. Comment la Russie peut-elle vouloir prétendre à une ville qui ne lui a jamais appartenu et dont les habitants ne forment point partie de sa population ? Si l'on ne devait tenir compte que des considérations ethniques et historiques, les prétentions de la Grèce seraient encore plus justifiées, mais, en réalité, il serait aussi injuste vis-à-vis de la Russie de donner à la Grèce la clef des Dardanelles et la souveraineté de Constantinople, qu'il serait injuste vis-à-vis du monde et dangereux ponr l'avenir de remettre cette clef à la Russie. D'ailleurs, cette question ne, peut pas être traitée séparément. L'avenir de Constantiuople est une affaire trop intimement liée aux intérêts de tous, et. sur-i tout trop importante pour tous ceux qui ont des intérêts dans la Méditerranée et dans l'Orient. » Voyons ce que Pétrograde pense de cette grave question : La Correspondenz Rundschau apprend de Stockholm les détails suivants publiés dans le Pedrogradiski Curier : Dans cette affaire si importante pour nous, aucun doute ui incertitude ; ne peuvent subsister. Les relations avec nos amis et alliés nous donnent non seulement le droit, mais elles nous imposent le devoir d'être francs et résolus dans nos désirs et nos déclarations. Nous somme d'avis que la dernière déclaration de Grey — qu'il ne voyait dans le dernier dis-. cours de Sa.sonow à la Douma aucun indice des intentions de la Russie de s'établir définitive-; ment à Constantiuople, — est très peu claire et . pourrait provoquer des malentendus. Cette déclaration ne concorde nullement- avec les faits. Les paroles de Goremykiue ont été comprises, par la Douma et l'opinion publique, comme la résolution inébranlable de la Russie de s'installer à tout jamais aux Dardanelles. » Les Birshewija Wjedoniosti s'expriment comme suit : « La solidarité entre les Alliés, qui jus-; qu'ici a régné dans toutes les entreprises, aura : nue base nouvelle et solide du moment où nous aurons la confirmation claire et nette que les citoyens britanniques, de même que leur gouvernement, se seront définitivement soustraits aux préjugés surannés et seront disposés à aider à l'établissement de la puissance russe dans les dé-( troits. » ; Voici maintenant une opinion française. Dans un article intitulé « La situation diplomatique telle qu'on la voit à Paris », le Journal de Genè-t ve écrit a que les gouvernements de la Triple-En-i tente seraient arrivés à se mettre d'accord au su- Bureau de vente du BRUXELLOIS . ■nimiii il iwmuwm i—wmm— : 15, Rue des Teinturiers

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This item is a publication of the title Le bruxellois: journal quotidien indépendant belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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