Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1917, 13 March. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 07 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/9p2w37nf0m/
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Uns Crise au sein m Uâmnei français Berlin, 12 mais. — Le vote d'avant-hier a la Chambre française, par lequel le cabinet Briand n'a obtenu qu une majorité de 15 voix à peine, a mené, d après ce qu'annonce la « Vossische Zeitung » de Genève, en date du 11 mars, à une crise ministé-rlelle. Hier, samedi, à 9 heures du matin, les minisires se sont réunis au Quai d'Orsay en une séance extraordinaire. Plus tard, à l'Elysée, une-nouvelle délibération a eu lisu, sous la présidence du Président Poincaré. Dans tes couloirs de la Chambre et'du Sénat ont régné hier l'agitation et ia tension des jours politiques décisifs. La situation du ministère dont la majorité au c.mrs de ces derniers 18 mois s'est peu à peu effritée, est maintenant tellement affaiblie et incertaine, que chaque jour peut mettre le cabinet en minorité. La nouvelle des journaux de l'opposition, que le ministère aurait délibéré, si la démission était offerte immédiatement, paraît par conséquent très plausible. Une note, publiée cette nuit par la chancellerie cTê M. Briand, déclare toutefois que le cabinet a décidé finalement de faire dépendre sa décision définitive du nouveau débat qui aura lieu à la Chambre, et embrassant toute la politique gouvernementale. L appoint -que l'opposition V -, paTticuilC-rCmeilt pénible a M.Briand.Les adversaires de son gouvernement comprennent actuellement 58 socialistes, donc ia majorité du parti socialiste, 140 membres de la gauche bourgeoise et 11 de la droite. M. Briand en aurait assez de la tendance extrêmement excitée et de ia vie d'enfer que l'opposition lui ménage. Le président du-Conseil s'est déjà, montré irrité à l'extrême lors de son discours prononcé à la Chambre et lança vers la fin de son allocution ce cri dans la salle ; Faites ce que vous voulez. Néanmoins, il est peu probable, qu'on en arrive à une nouvelle modification au sein du gouvernement. La situation est extrêmement peu claire et très embrouillée. L'opposition reproche à M. Briand que le gouvernement n'a pas prévu les difficultés survenues à présent du fait de la guerre sous-marine, qu'il la juge encore actuellement avec trop d'optimisme, trompe la population par les racontars de sa presse et par la censure, sur la véritable gravité de la situation et remplace de sérieuses mesures économiques par de beaux articles et des discours comme récemment à la Sorbonne. (Ciémenceau critique aujourd'hui d'une manière extrêmement incisive cette mise en scène théâtrale.) Genève, 12 mars". ■— Le « Temps », le « Matin » et le « Petit Parisien » doivent avouer que l'impression produite par l'abstention de 155 députés a été très profonde, de sorte que 'c cabinet de M.Briand, pour sauver son prestige, doit maintenant jouer son va tout.Il s'aoit maintenant de provoquer un débat sur la pcîûiquc générale, afin que l'opposition se manifeste clairement et sans équivoque. Le gouvernement veut savoir si l'opposition dispose d'un ministère national et capable de prendre les rênes du gouver-neme nt. Les Anglais à Bagdad. Cologne, 12 mars. — On mande d'Amsterdam à la « Gazette «s Cologne », que ia ville de Bagdad a été occupée dimanche par les Anglais. Késis^îice tuiqu» devàût Bagdad. La Hay», >0 irprs. — D'après c. s' nouvelles parvenues ici, le bruit court à Londres, que Bagdad est déjà tombée. Le « Da.ly Mail » signale déjà l'importance de cet événement dans un article de fond. Dans les cercles bien informes d'ici, ia chute de Bagdad n'est pas confirmée. On annonce au.contraire que les Turcs résistent énergiquement devant Bagdad. 50,0<)8 Allemands au Mexique. Berlin, 12 mais. — D». Genève au « Balia-îr ïa-geblatt » : D'après une information du « Matin », le nombre des Allemands qui ont passé des Etats Unis en territoire mexicain s' lèverait à 50,000. Là cl-;éUs de calé -en Suède. C- peni agi e, 11 mers. — De Stockholm au « Bsr-lingske Tidende » : Les stocks minimes de café.existant en Suè le, y causent de gravés soucis, il parai: qu'il y a un dépôt de 600 000 k.ks disponible, ce'qui, étsnt donné !es circonstances actuelles, répond à la c»r>sf>auna ion de 15 jours. Les autorités s ,édoi~:i.; > déclarent que J.*s nég cation; s.nt en cours pour obtenir Jp. répartition des siocks-.de café existant temporairement en Suède peur compte de propriétaires é.rangers. On espère que ces r.égociatior^ aboutiront à i n résultat favorable. La corruption des petites nations. Berlin', 9 mars. — Le « Noreùeutsche AUgemcine Ztituna » écrit sous le titre « L'Angleterre protège les petites nations » : Dans ia séance de la Chambre du Commerce, le gouvernement a été l'tbjet de vio- Uns Crise au sein m Uaismet français Berlin, 12 mais. — Le vote d'avant-hier a la Chambre française, par lequel le cabinet Briand n'a obtenu qu une majorité de 15 voix à peine, a mené, d après ce qu'annonce la « Vossische Zeitung » de Genève, en date du 11 mars, à une crise ministé-rielle. Hier, samedi, à 9 heures du matin, les ministres se sont réunis au Quai d'Orsay en une siéance extraordinaire. Plus tard, à l'Elysée, une nouvelle délibération a eu lisu, sous la présidence du Président Poincaré. Dans les couloirs de la Chambre et'du Sénat ont régné hier l'agitation et ia tension des jours politiques décisifs. La situation du ministère dont la majorité au c.mrs de ces derniers 18 mois s'est peu à peu effritée, est maintenant tellement affaiblie et incertaine, que chaque jour peut mettre le cabinet en minorité. La nouvelle des journaux de l'opposition, que le ministère aurait délibéré, si la démission était offerte immédiatement, paraît par conséquent très plausible. Une note, publiée cette nuit par la chancellerie cTê M. Briand, déclare toutefois que le cabinet a décidé finalement de faire dépendre sa décision définitive du nouveau débat qui aura iieu à la Chambre, et embrassant toute ia politique gouvernementale. L appoint -que l'opposition V -, pHticul.'èrmeilt pénible a M.Briand.Les adversaires de son gouvernement comprennent actuellement 58 socialistes, donc ia majorité du parti socialiste, 140 membres de la gauche bourgeoise et 11 de la droite. M. Briand en aurait assez de la tendance extrêmement excitée et de ia vie d'enfer que l'opposition lui ménage. Le président du-Conseil s'est déjà montré irrité à l'extrême lors de son discours prononcé à la Chambre et lança vers la fin de son allocution ce cri dans la salle ; Faites ce que vous voulez. Néanmoins, il est peu probable, qu'on en arrive à une nouvelle modification au sein du gouvernement. La situation est extrêmement peu claire et très embrouillée. L'opposition reproche à M. Briand que le gouvernement n'a pas prévu les difficultés survenues ù présent du fait de la guerre sous-marine, qu'il la juge encore actuellement avec trop d'optimisme, trompe la population par les racontars de sa presse et par la censure, sur la véritable gravité de la situation et remplace de sérieuses mesures économiques par de beaux articles et des discours comme récemment à la Sorbonne. (Ciémenceau critique aujourd'hui d'une manière extrêmement incisive cette mise en scène théâtrale.) Genève, 12 mars! ■— Le « Temps », le « Matin » et le « Petit Parisien » doivent avouer que l'impression produite par l'abstention de 155 députés a été très profonde, de sorte que 'c cabinet de M.Briand, pour sauver son prestige, doit maintenant jouer son va tôt.t.Il s'aoit maintenant de provoquer un débat sur la pt'.uiquc générale, afin que l'opposition se manifeste clairement et sans équivoque. Le gouvernement veut savoir si l'opposition dispose d'un ministère national et capable de prendre les rênes du gouvernent: nt. Les Anglais à Bagdad. Cologne, 12 mars. — On manae d Amsterdam à la « Gazette de Cologne », que ia ville de Bagdad a été occupée dimanche par les Anglais. Késis^nce Uuqtïo cievant B?gdad. La Hayfi, 10 rmrs. — D'aprô-- c. s' nouvelles parvenues ici, le bruit court à Londres, que Bagdad est déjà tombée. Le « Ds.Iy Mail » signale déjà l'importance de cet événement dans un article de fond. Dans les cercles bien informes d'ici, la chute de Bagdad n'est pas confirmée. On annonce au.contraire que les Turcs résistent énergiquement devant Bagdad. 50,03i! Allemands au Mexique. Berlin, 12 mars. — D*. Genève au « Balia-îr ia-geblatt » : D'après une information du « Matin », le nombre des Allemands qui ont passé des Etais Unis en territoire mexicain s' lèverait à 50,000. La cl.-'oUe de calé -en Suède. C- pem agi e, 11 mars. — De Stockholm au « Ber lingske Tidende » : Les stocks minimes de café.existant en Suè le, y causent de gravés soucis, il parai: qu'il y a un dépôt de 600 000 k.ks disponible, ce'qri, étsnt donné les circonstances actuelles, répond à la consomma ion de 15 jours. Les autorités s .édor::.; > déclaie;:. que J.*s nég cation; s.nt en cours pour obtenir >a répartition dès s,ocks de café existant temporairement en Suède pour compte de propriétaires é.rangers. On espère que ces négociation aboutiront à i n résultat favorable. La corruption des petites nations. Berlin', 9 mars. — Le « Noreù;utsche AUgemcine Zeitung » écrit sous le titre « L'Angleterre protège les petites nations » : Dans ia séance de la Chambre du Commerce, le couvememeat a été l'tbjet de vio- 4"* Année - N. 882 - Ed. 1 ABONNEMENT POSTAL, ÉD. B Bruxelles - Province - Etranger 3 mois : Fr. 4.50. - Mk. 3.(>0 Les bureaux (le poste en Belgique et à l'Etranger n'acceptent que des abonnements TRIMESTRIELS; ceux-ci prennent cours les 1 Jakv. 1 Avril 1 Juillet I Octo». On peut s'abonner toutefois pour les deux derniers mois ou même pour le dernier mois de chaque trimestre au prix de : 2 Mois i Mois Fr. 3.00 - Mk.2.40 Fr.1.50 - M kl .20 TIRAGE : ifO.COO PAR JOUR Elli CÊHTIMES Mardi 13 Mars 1917 ANNONCES — La ligne Faits divers et Echos . fr. 5.00 Nécrologie 3.00 Annonces commerciales . 1.50 » financières. . . 1.00 PETITES ANNONCES La petite ligne 0.5C La grande ligne 1.0(1 TfÊt&£E;8f©»0®0 PAR JOUR - — — hfli1- Reivt Ajt-iiit » *-»cï J m tournai Qnatfdlan Indépendant m \ S"S8 ; | DERNIERS CQ^MyiliQUlS OFFICIELS ALLEMAND# BERLIN, 12 mars. — Officiel de midi : ïheâtre de la guerre à l'Ouest. Le temps très clair a eu pour effet, en beaucoup j d'endioits du front, une activité plus intense de l'artillerie et des aviateurs. Le feu a été particulièrement fort dans la région de VAncre, entre Bucquoy et Le Transloy, vif dans plusieurs secteurs le long de l'Aisne et en Champagne. Au sud de Ripont, les Français ont attaqué ce matin une de nos positions. Ls ont été repousses. Au cours d'attaques aériennes prononcées par nos aviateurs, les adversaires ont perdu 16 avions et deux ballons captifs; par le feu de notre défense spéciale, un avion. Théâtre de ia guerre a l'Est. A côté de l'action d'artillerie et des amnî-postes souvent vive, pas encore d'opérations d'envergure. .Front de Maeedoius. Entre le loc d'Ochrida et celui de Prespa, de faibles engagements se sont déployés devant nos lignes. BERI.IN, 12 mars. — Communiqué ofjiciel de hier soir ; Sur l'Ancre, entre l'Avre et l'Oise, en Champagne et des deux côtés de ia Meuse l'action de l'artillerie a été plus intrus-'. Rien de particulier à annoncer du théâtre de la guerre à l'esst. ÀUTKIÇf-ilENS VIENNE, 11 mars ; i'héâtre da la guerre à l'Est. Théâtre do la guerre au Sud-Est. Pas d'événements particuliers. ïnéalie de ta guerre italien. L'activité plus rive de l'artillerie et des aviateurs s'est surtout poursuivie également hier dans certains secteurs du front un littoral. Au cours de la nuit derniers des aviateurs italiens ont lancé des bombes sur les villes de Triest, Muggia Isola et Piranc. TURCS CONSTANTINOPI.E, 11 mars. — Communiqué officiel du 10 mars : front du Tigre: Depuis hier l'action çombattive est devenue plus intense sur les deux rives du Tigns. Une attaque, déelanehée de 5 bataillons ennemis contre nos posi- -T ■ ' ) ' M" - ""■■■' - — - — -, _ louftle-i parie* ptui fw ■ofs'ére pSf i&iré feà. L'ennemi i si fest en partie à environ G00 mètres de distance devant nos pt '-liions, en partie il a été forcé à se retirer. Front du Caucase: L'activité des pa.iouiiles et des détachements de reconnaissance a été des deux côtés vive. Pas d'événements importants de* autres jron's. BULGARES. SOFIA, 11 mars. — Communiqué off. du 10 mars; Fient en Macédoine: Action faible de l'artillerie sur tout le front. Dans la région de Bitolia et de la Moglena feu d'infanterie, de mines et des mitrailleuses. Dans la plaine de Seres combats de patrouilles. Une compagnie anglaise avec des mitrailleuses a tenté, après une préparation de l'artillerie, de s'avancer dans la direction vers Tschijlik Tetvfik, an sud de Seres, a été toutefois repoussée par notre jeu. Dans la vallée du Wardar et sur le littoral d'Orfano activité aérienne. diront en Koumanie: Sut le front entier entre Galati et Su'tina activité aérienne réciproque. Nous avons abattu un avion ennemi par notre feu a 'artillerie, il est tombé à pic et brûlant sur la rive gc.nche du^eanal St-Ceorges au nord- st de Tulcea. &ANÇA1S PARIS, 11 mars. — Officiel de 11 h. p. m. : Nous avons réussi plusieurs coups de mun sur les tranchées ennciiv. s dans la région de Lassiny et de C-anny-sur-Matz. Au cours - ces actions, nous avons fait une quinzaine de prisonniers et avons capturé une mitrailleuse. A. sez grande activité des deux artilleries dans le set leur de Maisons de-Champagne. En Alsace, une tentative de l'ennemi sur nos petits pestes ae la région de Largitzen a échoué sous nos feux. Nuit -aime partout ailleurs. AVIATION. — Il est confirme qu',.n avion ennemi a t abattu en t< mbai aérien le 4. mars. L'appareil e; nem: est iombi atûx environs de Raye. PARIS, 11 mars. — Ofj'.ckl de 11 h. p. in. : Dans ia ngion ae Nouvron, au nvtd de l'Aisne, grande activité des deux ' arJuleries. Une tentative de coup de main sur un saillant de nos lignes au nerd-oues de Reims a été arrêtée tn ■: par nos feux et a coûté des pertes à l'ennemi. Sur la rive droite de la -Meuse, une autre tentative de l'ennemi dans la région de Bezonvaux a complètement échoué. S r la rive gauche, nous avons exécuté des tirs de destruction sur les organisations ennemies du secleui de Forges. Un dép*> r munitions a explosé. Canonnade intermittente sur le reste du ftont, plus vive dans les secteurs de y.aisons-de-Champagne et de Navarin. AVIATION. — La nuit dernière, un avion ennemi a fêté des bot ibes sur Beljort .Ni perles, m ,dégâts. ITALIENS ROME, 10 mars ; D.ms ia vallée du Tia'vignolo, un détachement a: nemi a léussi dans la nuit du 8 au 9 mars, pendant une violente tempête, à ptn trer dans une de nos positions avancées sur le versant sud de la Cirna di Bezzhe. Il a été immédiatement repoussé pur notre centre-attaque. Au cours du 9 mars l'action habituelle de l'artillerie. Noue artillerie a canainè par feu concentré la gare de S .nta Lucia de Tolrnino et le secteur de Costagnovizza. AMCiîûAiS LONDRES, 10 mars : Nous avons attaque le viVagc d'ides et les installations de défense avoisinantes et les avons conquis. Noire progression s'étend sur un front de J milles. Nous avons fait un grand nombre de prisonniers dont déjà 100 ont été dénombrés aux emplacements de rassemblement. Nous avons capturé 4 morti ■,s de tranchée et 15 mitrailleuses. Nos pertes son minimes. Nos patrouilles d''aviateurs ont eu hier à parer une lutte dure avec d'importantes forces ennemies. Quatre avions anglais sont portés manquants.Un a-vion ennemi s'est abattu, d'après nos constatations. Dernières Dépêchés I lentes attaques qui sont particulièrement intaiessan-tes, parce que la vérité sort d'une bouche anglaise, e ont jeté la lumière sur la phrase si souvent employée de la « protection des petites nations Le députe national irlandais Diiîon a accusé !e gouvernent .nt d-; ce qu'il a emraîné la Roumanie dans la guerre par le< menées de la pre'sse Northç;.~<s"e, pendant qu'il fr supprimer par la censure l'opinion avérée du politi-cien et journaliste bien connu, le Dr Dillon (qui n'esi pas parent de l'orateur). En outre, l'expédition de Salonique a subi un é-chec omplet par les menées du V7ar Office, parce qu'on a retenu le matériel de guerre (munitions, chemins de fer, canons), si souvent réclamé par Sarrail. Quand le « Daily Mail » a voulu commencer récemment, avant l'ouverture du Parlement, une campagne de presse avec te mot d'ordre : « What are \ve doing at Ssloniqui? », le gouvernement est allé jusqu'à fermer la bouche à ce journal. Les déclarations du député libéral King sont encore plus précises au sujet du sens des attaques et de la personne attaquée et ont encore plus de poids en raison de la personnalité du plaignant. Celui-ci, un député en vue, bien informé, ami de Grey, accuse directement Lloyd George d'avoir causé 'a perte de ia Roumanie. Déjà en janvier 1915, le « Times » a annoncé la participation de la Roumanie dans la guerre et a joint à sa communication une appréciation détaillée de la situation militaire en Rcumane, écrite par Re-p'ington. Le 22 janvier 1915, le «Times» a annoncé en outre la promesse formelle à la Roumanie d'une avance de 5 millions de livres sterling. En février 1915, Lord Grey a déclaré à King, que les négociations au sujet de la conclusion d'un emprunt n'ont pas été menées, comme d'habitude, par le département des Affaires étrangères, mais directement par le département du Trésor, et que le chancelier du Trésor était à cette époque Lloyd George. Cette opinion mérite d'autant plus l'attention qu'elle a été systématiquement tue par la presse. La reproduction télégraphique par des cor. espoiidants hollandais a été empêchée et la presse de Londres .s'abstint également de tout commentaire. La déclaration du député King a été supprimée des nouvelles des séances de tous les journaux, même du «Times». Nous comprenons parfaitement que Lloyd Geoige tienne à ce que ces opinions ne soient pas publiées à l'étranger.—*Jt" V'~ «h £■"TÎ'îrryiet'-i-VTtrfr>5^t!v:îr<£ZeitiSig—r.- La compromission du gouvernement d'Asquith, qui s'est accentuée encore par les rapports au sujet de l'entreprise des Dardanelles, deviendra encore plus grave quand les rapporis au sujet de la Mésopotamie paraîtront. Condamnation de conspirateurs. Londres, 10 mars. — La Haute Cour a prononcé ce soir sa sentence contre les 4 personnes accusées de complot contre la vie de Lloyd George et Hen-derson. Mme Wheeldcn a été condamn'e à 10 ans de correction, Alfred Mason à 7 ans, et Wi.nnie Ma-son à 5 ans. Harriet Wheeldqc a éfo acquittés. La situation des années turques d'après Enver-Pacha. r Consïantinopîe, 10 mars. (Milii.) — Le fi. de généralissime, Enver-Pacha, est rentré aujourd'hui du front du Siaaï. A l'occasion de ia discussion du budget de la guerre, il a donné à la Chambre des déclarations au sujet de la situation générale et a dit en tre autres : « Les puissances coalisées attendent avec calme l'offensive que les ennemis exécuteront pjv-babkment au printemps prochain, sur l'un ou 1 au tre des fronts. La Chambre voudra bien rn'.excuser, si je garde le silence sur les plans des Puissances Centrâtes. » Enver-Eacha a insisté sur le fait que la défense des détroits et du littoral n'a jamais été plus sûre: « Au front de Mésopotamie, ajouta-t-i:, nous avons reçu c jusqu'au Tigre septentrional, par suite de mesures militaires. Au front persan, nous avons reculé nos lignes jusqu'à Kermensehad, poui les mêmes motifs. Au front du Caucase, la situation est mehangee. » Enver-Pac,:a conclut en exprimant sa confiance en l'avenir et en la victoire finale, avec i''appui du Tout-Puissant. Un démenti. Sofia, 10 mars. — L'agence télégraphique bulgare est autorisée à démentir formellement les bruits répandus dans la presse étiangère, d'après 1-squels le gouvernes.ait bulgare aurait adressé une'note aux Etats-Unis, qui doit avoir c . me suite inévitable la rupiyra-d.es reliions dipiomavijues entre l'Amérique et la Bulgarie. Ces jours ci, aucune note n'a été remise au représentant amérieua à Sorïa, ni au département d'Etat à Washington. 1 est absolument faux, que l'ambassadeur bulgare à Washington aurait rcyu l'ordre de réclamer ses passîfwts. IL. oy&wle tompête en ,i»d« de Gibraltar. Madrid, 12 mars. — Unciviulente tempête a sévi sur toute ia côte espagnole. Lu rade de Gibraltar a surtout été-éprouvée. Sept grands navires qui s'y étaient réfugiés, ont sombré où ont touché fend, 2»aforcement de la police russe. SUekho.'rn, 12 mars. — D'après l'« Utro Rossij » le département de l'intérieur prépare un renforcement considérable de la pc Le des villes et des c:. '.ii.Lgnes, même en Sibéri.. On ..orme comme toison do cette augmenteuen des eftectifs de la polie. les nombreuses'grives éciaEant dans les fabriques ci le mécontentement résultant de la cherté des vivres. La 'iUistion des médicaments en itussie. St-.ckholm, 12 mars.— Le « Djon » craint que la pénurie des médicaments ne s'étende à tout le pays,. Les grandes firmes anglaises qui, jusqu'ici, avaient été les principales fournisseurs des pharmacies russes, ne sont pas en mesure de continuer à remplir les ob;igations qu'elles avaient assumées. Les médicaments japonais sont'peu coûteux, à raison de leur qualité défectueuse ; quant à la France, elle ns fournit qu'un minimum. L'impôtta;i n éîan, complètement arrêtée, l'industrie dos produits pharmaceutiques russes est réduite à .'inaction. Prosnotions en masse dans l'année italienne. Milan, 12 mars. — Le 10, le Journal officiel a donné les noms de 21 nouveaux lieutenants généraux-et de G5 nouveaux généraux-majors. L'arïivéè du comte BernstorS retard'. *. Copenhague, 11 mars. — Le ministère danois des Affaires étrangères publie que, par suite des entraves apportées à la navigation par ia formation de glaces près de Copenhague, le départ du vapeur « Frededic VIII » de Christiania, a été provisoirement retardé. Aussitôt que les circonstances sa présenteront sous un meilleur aspect, le vaisseau prendra îs «*v.tc de Copenhague, Christiania, 11 mars. — La presse locale s'occupe de l'arrivée du comte Bernstorff, dont le voyage ultérieur a été provisoirement suspenou par suite de la formation de glaçons dans le Kattegat. Le comte Bernstorff a refusé tout renseignement politique aux représentants de la presse. Des informatiems basées sur les narrations de l'équipage danois, démontrent avec combien peu d'égards les employés de la douane canadienne à Halifax ont apporté à visiter les bagages, les cabines et le personnel, même en ce qui concerne les dames et la suite du comte, à tel point que même des officiers anglais en furent péniblement impressionnés. Le résultat des perquisitions qui ont duré douze jours et qui ont été exécutées à diverses reprises, fut la découverte de trois chaufferettes en caoutchouc, qui ont été saisies. Le correspondant du « Morgenbladet » fait remarquer que parmi ies passagers l'opinion générale régnante est que le long retard du départ d'Ha.ifax n'a d'autre motif que celui-ci : on a trouvé qu'il était désirable que le comte Bernstorff restât éloigné de l'Allemagne le plus longtemps possible, pendant que les choses allaient leur train à Washington. La guerre sous-marine, Rotterdam, 10 m3rs. — D'après des statistiques officielles, 40 navires garde-côtes anglais ont été sinistrés pendant le mois de février. Berlin, 12 mars. — De Stockholm au « Berliner Tageblatt » : On mande de Vladivcstock au « Russ-koje Wjedcmosu» qu'à Tokio.les armateurs japonais ont augmenté leur fret, en raison des bruits qui cir-«uiartt JWîcernant l'entrée en sctec .sems-martn-;, ennemis dans l'occ-an Indien. Copenhague, 11 mars. — Des journaux locaux annoncent que le câble télégraphique entre le Danemark et 1 Angleterre est de nouveau coupé, de sorte que les communications télégraphiques existent encore seulement entre Hirtshals et Kowbiggin près de Newcastle. Il existe certes encore un autre câble, mais celui-ci est réservé uniquement au transit anglo-russe. De même que lors de la rupture du câble il y a cinq semaines, cette fois encore l'endroit de la rupture est situé à la côte anglaise, dans la zone dangereuse, de sorte qu'il ne faut pas compter sur une réparation du câble. B:-r;in, 12 mars. — De Luxembourg au « Berliner Lcv.al-Anzeiger » ; Il ressort d'une information du « Temps », que depuis le début de la guerre sous-marine à outrance, les importations françaises ont baissé de 40 p.c. DEPECHES l'instar de Jeanne d'Arc, se sent appelée à délivret la France de ses ennemis. Il s'agit ae Claire Per-chaud, fille d'un paysan habitant la ferme de Rsia. fil'itrs, et âgée de 20 ans. La jeune fiile prétend avoir entendu des voix célestes; en outre la Madone lui serait apparue et lui aurait ordonné de délivrer la France. Toute la population du département afflue pour la visiter. Le clergé d'abord menant a amené la jeune fiile à Paris où eile séjourne dans un couvent, sous la sauvegarde du cardinal-archevêque Les combats au front de l'ouest. Bénin, 10 mars. — De nouveaux combats opiniâtres se développent à proximité de la hauteur 185. Par une brillante attaque, les Allemands ont réussi à reconquérir la ferme de Champagne avec les éléments de tranchées attenants. Les Français ouvrirent un feu roulant de plusieurs heures contre les restants de tranchées en ruines, et par une contre-a.taque prononcée le soir, ils réussirent à se nicher dans cette partie ainsi que dans des éléments ue la tranchée la plus avancée à la lisière ouest de la hauteur. Au cours de ces alternatives de combat iia perdirent un officier et 55 soldats qui furent fait prisonniers, sans compter de lourdes pertes sanglantes. La poussée en avant allemande cens la forêt da Caurières, qui nous valut la capture de 6 officiers et 200 soldats fut entreprise après une courte préparation d'artillerie. Les détachements d assaut pénétrèrent à l'improviste dans les tranchées françaises, et les défenseurs qui cherchaient à opposer de la résistance furent abattus; les autres jetèrent leurs fusils et prirent ta fuite, de telle sorte que les troupes assaillantes purent détruire à leur aise la position ennemie et faire sauter les abris. Nous avons prononcé d'autres petites attaques pleinement réussies près de Flirey et dans la région de Pruney, qui nous ont valu au total 29 prisonniers. Des reconnaissances ennemies dans la région de Bucquoy, au sud de 1 Ancre st dans ia région d'Avocourt ont échoué. Les Anglais et les Français y perdirent 20 prisonniers et deux fusils à tir rapide. Ces poussées coûtèrent aux assaillants des pertes sensibles. En un seul endroit au sud ae l'Avre, où les Anglais; avaient momentanément réussi à pénétrer dans va élément de fanchée allemande, ils laissèrent 30 morts sur le terrain. La neutralité belge. StvXCKlïO^iUj iu 2ii£-lS. — Lté CW;i du « Dn&cns Nyheter » a eu un entretien aveu is ministre beige ces affaires étrangères, au Hâ-viv, au sujet des consiaerations émisés par ia « isoiaùeut-sene Aligemeine Zeitung » du cO février, concernant l'aiiiance angio-belge. Le baron Beyens a Cicwa-ré « que ies soi-aisant aceuments nouveaux, ne sont autre chose que des annexes aux informations connues depuis longtemps ju g.néral ûucarrte, chef ae l'état-major belge, et que l'on publie maintenant seulement, dans ie but a attirer ce nouveau 1 attention des neut.es sur toute 1 aftaire. Tomes les négociations qui ont eu lieu entre l'attaché miutsne ang.ais à Bruxelles, Barnardioton et le générai bu-carne, s'expliquent par ta crainte d'une iuvasiba allemande souuaine en B Jgique. On n'a vuu.u vûu que le cas u'une vioiation ae la neutralité b^.gc pat l'Allemagne. Le véritable but des Alternat ds en répandant ia fabte de i'aùiance secrète' anglo-beige, serait de préparer des concilions de paix, ou la Liet-gique ne jouirait plus que d'une liberté ^ïiu3c>ii;. On veut cacher ia politique de conquêtes pangeimanis-te, derrière un simple progtamme de garanties nouvelles exigées pour ia sécurité de 1 empire allemand. Les affirmations actuelles de la « Nordd.ut-dche AUgemcine Zeitung » sont en contradiction avec les tentatives antérieures eu même organe, de prouver aux neutres, que tandis que ia Trix ie 1.1-tente préparait une'" guerre contre i'Aiicrnagne, la diplomatie belge aurait été d'avis, depuis 1905 ;us-q. en 1914, que l'Allemagne était beaucoup moins à craindre que la France et l'Angleterre. » Il faut remarquer à ce sujet : que jamais, il n'a été question au côté allemand d'une alliance anglo-belge, mais simplement u une violation des dé.^irs de .a n^utialité par le gouvernement beige. La « Ncrddeutsehe AUgemcine Zeitung » a éu.li nue fois pour toutes, dans ses révélations, que !a Belgique, d'accord avec l'Angleterre avait pi3s dès mesures contre une invasion possible ue l'Aitemagi-, , et que par contre elle n a rien fait pour se prémunir contre les dangers qui ia menaçaient du côté de l'Angleterre et de la France. L.es iteti* constatations ne sont pas contradictoires, niais résument d'une façon logique l'image cte la conduite contraire à .a neutialite du gouvernement belge. Le baron Beyens est précisément, par sa note connue du 24 avril 1914, yn témoin classique pour prouver que la Belgique avait pleinement conscience du danger anglo-français. A la Chambre française. Paris, 10 mars. — A la séance a liicr a.- '.a Chambre, M. te député Bovet a violemmmi attaque ie gou: ernement. Après lui, M. K otz a rapp -lé, au milieu de l'attention générale, qu'ii avait depuis longtemps et avec insistance appelé i'attenti n ce M. Btiand sur tes conséquences de la guerre ces sous-marins et réclamé la lis.e complète des • fruits ce la fourniture desquels l'Angleterre s'était chargée. M. Briand a pris à son tour la paioie. — Qu'on parie ici d'aimement ou d'approvisionnement ,dit-il, c est toujours le gouvernaient qu'on attaque. Ccia est injuste et nullement conforme aux faits. Si grandes que soient les difficultés du moment, notre armée est abondamment pourvue do tout. La Chambre n'est pas obligée de se dire satisfaite, mais je tiens à lui dire très nettement que les intrigues parlementaires créent une atmosphère per- ) nicieuse qui empêche le gouvernement de remplir sa tâche. Le gouvernement veut s'appuyer sur la bonne volontâ d* tmu . à l'heure grave actuelio,

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This item is a publication of the title Le bruxellois: journal quotidien indépendant belonging to the category Gecensureerde pers, published in Bruxelles from 1914 to 1918.

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