Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 24 August. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 17 September 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/vd6nz82h01/
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2® Année. N° 327 TIRAGE 75.000 CINQ CENTIMES £don B MARDI 24 AOUT 1915 asKTOrcromoH Le Bruxellois ABONNEMENTS: 13 6 12 Mois Bruxelles et Faubourgs 2 fr. 4 fr. 7 fr. 12 fr. Province et Etranger ..... 3.50 8.50 16.00 30.00 «Xonrnal O""* otr ~ 0:0. IndépendÊint Rédaction, Administration, Publicité : BRUXELLES : 45, RUE HENRI MAUS Rédacteur en Chef : Marc de SALM Bureaux de vente ttuur Bruxelles et Banlieue; 15, RUE DES TEINTURIERS Directeur de vente : A. Gilliard / Faits-Divers et Echos . , . la ligne fr. 2.00 . \ Nécrologie, Annonces commerciales » » 1.00 ÂfïNONbES ) Annonces financières » » 0.50 l Petites annonces ... la petite ligne » 0.20 » » ... la grande ligne » 0.40 Impressions d'Orient Une avalanche de paquets et de voyageurs tombe sut le pont du bateau. On brouette, ^n emmagasine ; les arrivants se précipitent dans le salon et dans les dortoirs, les dames courent leurs couchettes comme les -canonniers à leurs pièces quand l'ennemi livre l'assaut. Il y a là des Russes d'Odessa, jolies et décidées; il y a une Roumaine de Moldavie, femme âgée, l'attitude fière, le geste dominateur, les yeux ardents et profonds, dévorée par la fièvre ; il y a des mes sieurs de Paris, bien gantés, bien cravatés, le visage rose et blanc; il y a un Anglais renforcé, chapeau gris planté derrière la tête, quelque échappé de West-End; il y a, enfin, un brave Allemand au rire d'enfant. Mais cet amalgame de nationalités n'est nulle paît plus typique qu'à tribord. C'est toute la péninsule de Balkans qui s'est résumée là en la personne de quelques passagers disparates. Deux dames serbes se promènent sur le pont, petites, les traits communs, elles ont juste d'embonpoint ce qu'il en faut pour éviter la maigreur, leur taille souple se passa du corset, leurs yeux regardant droit, elles appartiennent à ces races qui ne connaissent pas les prétentions parce qu'elles ignorent le goût. Une servante ou une amie, je ne sais trop laquelle,enfant de quinze ans, le teint foncé, les prunelles fauves, l'air d'une gazelle qu'on aurait prise au lacet, emboîte le pa0 derrière elles; pauvrement vêtue, elle se laisse baiser les mains tant qu'on veut par les frères ou ïes maris de ces dames; n'y voyez pas de mal, cela se fait en plein soleil, c'est une manière de causer et de se vouloir du bien. Parfois Jette individualité bizarre, sortie des forêts des Balkans, s'échappe en gaîtés folles, fantaisies de chamois bondissant par Jap-l\j-T!iÇ,bers ; puis elle reprend le «as crave.,. SVèirPa u ~ une princesse orientale, et je vous défie de soutenir alors le jet lumineux de ses prunelles. Quelques Turcs en pantalons flottants que serrent aux genoux des jarretières écarlates, que ceinture und écliarpe bariolée, se sont accroupis sur le pont. Deux autres Ottomans, le fez l'gèrement rejeté en arrière, ont les gestes si nobles, tant l'aisance native marque chacun de leurs mouvements ; la dignité qui ne les abandonne jamais, s'unit si naturellement à l'abandon, il sont si bien et si constamment seigneurs, qu'en vérité, lorsque l'image des races d < l'Occident européen, paysans, bourgeoi et beaux messieurs aussi, passe au fo d du tableau, elle y fait triste figure. Un autre 0:manli blond, au teint blanc, les yeux doux la barbe soyeuse, vêtu d'un somptueux caftan de cachemire, échange avec une belle haniun pâle quelques mots à voix basse ; l'accent est suave, le regard empreint de tendresse ; mais la belle hamun reste triste et garde son exquise tenue : froide, hautaine et réservée. Derrière euse tient une Egyptienne, une magnifiqu- créature ployée dans un bournous de tuns ; elle a lié sur son front son manteau qui tombe à grands plis et, dans cet encadrement lourd, sa figure de teinte bronzée, des yeux étincelants comme des diamants noirs, le nez aquilin, la bouche énergiquement fermée, tout se modèle d'un trait austère. L'art antique n'offre rien d'aussi beau. C'est une reine de Saba, dont les narines fièrement relevées, aspirent le souffle du dessert. As-tu passé sur son Afrique, vent du Sud qui nous effleure de ton haleine? Et toi soleil qui l'a regardée, ne vas-tu point saluer de tes rayons sa liuttD aux rives du Nil, là où elle vivait libre? Tout près u 1 Roumain du bord du Danube, svelte, la physionomie d'une extrême distinction, franc et rieur, l'élégance même, la regarde. Voilà, un bon vieux ménage grec, terminent à la hâte son pauvre repas; le mari, la femme, tout en mangeant, promènent leurs N*3ux sur le tableau ; ils ont tiré des sardines de leurs poches, ils ont extrait des tranches de pain de leurs souliers, un garde-manger portatif; comme la collation s'achève et qu'ils s'apprêtent à emmagasiner les reliefs du festin dans la paire de babouches, un aveugle se présente, besace au dos; la brave vieille rompt un morceau de galette, pas trop épais, l'aveugle prend et s'éloigne; alors le vieux mari se penche vers sa compagne et murmure quelques mots à son oreille, elle sourit, rappelle l'aveugle et met d'un geste charmant tout ce qui lui restait de pain dans les mains du pauvre homme.A deux pas un autre ménage grec s'aime en paix. La femme, sa veste_ chastement ouverte, allaite un enfant ; elle'a les yeux bais-sés sur lui comme une vierge de Raphaél ; le mari tient un beau garçon sur ses genoux et le regarde; ils causent voix basse, serrés l'un contre l'autre, et ils prennent leur modeste repas dans la même assiette; un rayonnement de joie émane de ces deux figures. Un peu plus loin, un Albanais en fusta-nel'le, à la ceinture de cuir rouge, encombrée de coutelas et de pistolets, la mine haute, la moustache hérissée, le front rejeté ©n ar rière, la hanche projetée en avant, le pas tragique, mesuré, sa noire prunelle errant sur ses voisins, tourne le dos à un Tartare aux trivts ramasses et laids, au corps souple, droit, a l'oeil énergique. Ça et là quelques types de juifs levantins. Un prêtre arménien, la barl o aux reflets embrasés, des yeux de velours impassibles dans l'orbite, une carnation aux tons doux et tranquilles dont la transparence rappelle la peinture »ur émail, promène partout son ample robe noire.Ajoutez à ces physionomies diverses ce type sans nationalité, sans caractère spécial, sauf la figure, une tête byzantine, le front blanc, la barbe d'un noir bleu, fine, soyeuse, les joues pâles, les lèvres un peu fortes et très rouges, ce type des saints de l'Eglise grecque, tels qu'on les voit peints sur leur fond d'or, avec la petite lampe qui fume devant l'image, éparpillez au milieu de cette foule cinq ou six de ces figures indifférentes qu'on voit partout sans les remarquer nulle part et vous aurez l'ensemble. — Thomel. La Guerre uomiiiuniqlies umcieis ALLEMANDS Théâtre de la guerr j de l'Ouest Berlin, 23 "août (midi). — Ce matin, une flotte ennemie d'environ quarante navires parut devant Zeebrugge; iprès avoir été bombardée far notre artillerie de la côte, elle repartit dans la direction Nord-Ouest. Dans les Vosges, de nouveaux combats sont en cours au nord de Munster, dans la ligne Lin gekopf-Schratzmànnle-Barren-7copf. De vigoureuses attaques françaises parvinrent hier soir partiellement jusque dans nos positions. Des contre-attaques refoulèrent l'ennemi au Lingekopf. Au Schratzmànnle et au Barrenlcopf, des corps à corps violents pour des tranchées isolées durèrent toute la nuit. Nous avons fait environ 30 chasseurs alpins prisonniers. Près de Wavrin, au sud-ouest de Lille, un aéroplane anglais a été abattu. Théâtre dr la guerre de l'Est Groupe d'armée du général feldmaréchal von Hindenburg Les troupes du lieutenant général von Eichhorn progressent à l'est et au sud de Kowno. Au Bohr, nous avons occupé la forteresse évacuée d'Ossoivice. Au nord et au sud de Tykocin il y a eu des combats efficaces. Tyltocina été pris; 1,200 prisonniers, dont 11 officiers et 7 mitrailleuses y sont tombés en.nos mains. Au nord de Bielsk,des contre-attaques désespérées russes échouèrent avec des pertes énormes pour l'ennemi. Au sud de cette ville nous progressons. Groupe d'armée du général feldmaréchal prince Léopold de Bavière Le groupe d'armée a franchi la ligne Kleszczele-Razna dans de<■ combats opiniâ' très et continue à attaquer avantageusement. 3,050 prisonniers ont été faits et 16 mitrailleuses capturées. Groupe de l'armée du général feldmaréchal von Mackensen Le passage du secteur Pulwa a été forcé, après une violente résistance, sur le front et à Vembouchure de la Razna. L'attaque au delà du Bug, en amont du secteur Pulwa, progresse. Devant Brest-lÀtowsk la situation est inchangée.Des deux côtés du lac de Swit-jaz et près de Piszcza, à l'est de Wlodaica, Vennemi a été défait hier et refoulé vers le nord-est. AUTRICHIENS Théâtre de 5a guerre russe Vienne, 83 août (hier). — Les troupes du général von Kôvess ont culbuté de nouveau l'adversaire hors de plusieurs positions. Elles le refoulèrent sur la ligne de chemin de fer allant de Brest-Litowsk vers Kielsle. L'armée de l'archiduc -Joseph-Ferdinand a de nouveau gagné du terrain dans de nouveaux combats près de Wysoko-Litowsk. Ici et à l'ouest de Brest-Litowsk et à l'est de Wlodawa, l'ennc :i opposa encore une violente résistance à la poussée des armées coalisées. Entre Wladimir-Wolynsk ei Czernowitz, la situation est inchangée. Théâtre de la guerre italien La canonnade ennemie a recommencé hier avec plus de violence contre les hauts plateaux du Karst. Une attaque prononcée par des bersaglieri contre le Monte dei Busi échoua devant notre position. Les Italiens attaquèrent sur un Large front la partie nord-ouest des hauts plateaux, mais ils furent culbutés en partie dans un combat u homme à homme et en partie arrêtés par notre feu d'artillerie. L'après-midi, l'adversaire, par-dessut, nos positions, a canonne quelques parties isolées de ta ville de Gurz au moyen de canons de campagne et de canons de gros calibre. Les nouvelles poussées contre nos positions au nord de Celo et une ai-taque de nuit contre les ponts de l'Isonzo, à l'ouest de Tolmein, ont échoué avec des pertes considérables pour l'ennemi. ' Dans le territoire de Km, dans la région de Flitsch ei à la frontière de la Carinlhie, U y a eu par endroits des combats d'artillerie. Au front du Tyrol, deux bataillons italiens attaquèrent deux fois, après des préparatifs d'artillerie ayant duré six heures, les passages de montagne à l'est de 'Ire Sassi; ils furent repoussés et perdirent SOU tues ri beaucoup de blessés. Le feu sur nos ouvrages de Folgaria et Lavarone et au groupe de Tonale continue avec une violence alternative. Sur mer Par une reconnaissance effectuée le 21 août tôt, il a été constaté que l'île de Peiagosa a ete complètement 'évacuée par les Italiens. Toutes les installations de défense et bâtiments ont été détruits L'île, qui n était habitée que par les familles de gardiens de phares, a été « conquise » par les Italiens dans la nuit du 11 juillet et on y installa al,,rs une station radio graphique. Des raids de nos aviateurs et un triple bombardement intensif par notri flottille infligèrent à l'ennemi des pertes considérables et continuelles en victimes humaines et en matériel. Le sous-marm Nereive a été détruit. Ceci amènera l'aveu que la valeur stratégique techni- , que de cette île n'est pas si sérieuse comme on a voulu le faire croire lors de la conquête. FRANÇAIS Paris, 21 août. — (15 heures.) — Ca- ■ nonnade toujours intense au cours de la , nuit en Artois, entre l'Oise et l'Aisne, en ' Champagne etjtan• aux Courtes- ] Chaussées et ù Saint-Hubert, .où nous avons ( occupé et aménagé le terrain bouleversé par t une explosion. Deux faibles attaques d m- ( fanterie de ' ennemil l'une à Frise sur la , Somme, et l'autre en Lorraine (forêt de Par-roy) ont été toutes deux repcnissées. Paris, 21 août. — (23 heures.) — En Artois, grande activité de l'artillerie de part et d'autre, dans la région de N oulette et dans le secteur de Neuville. La canonnade a été également assez vive dans la région i de Iloye et de Lassigny, dans la vallée de l'Aisne ainsi qu'en Champagne. L'ennemi a lancé une quarantaine d'obus sur Reims < où l'on ne signa'e qu'un blessé. Lutte de bombes sur le front Perthes-Beauséjour. En Argonne, l'ennemi ayant bombardé Vau-quois, nous avons exécuté sur les tranchées ennemies un tir efficace. En Alsace, dans la région d'Ammertzviller, nos engins de tranchées ont bouleversé les positions ennemies et y ont fait sauter plusieurs dépôts de munitions. RUSSES Pétrograde, 81 août.— Sur tout le front à l'ouest de Big.i jusqu'à la Wilija inférieure, pas de changements essentiels. Après la prise des fortif ications de Kowno par les Allemands, le reste de la garnison se joignit aux troupes de campagne qui occupent des positions à l'ouest du chemin de fer de ■Janow (à 25 kitom. au nord-est de Korczcdary). Au sud de Kowno, nos troupes se trouvent encore sur la rive gauche du Njemen. Près d'Ossowietz et au sud de cette localité, sur tout le front du Na-rew supérieur et du Bohr, les Allemands prononcèrent les 18 et 19 août de violentes attaques. Sur ix rive droite du Narew, près de Gora Strenkowa, au secteur de Strabla-Bielsk et près de Lyszczyce (à 20 verstes au nord-ouest de Brest-Litowsk j, nos troupes ont encore arrêté l'ennemi. Notre cavalerie a participé au refoulement de l'offensive allemande près de Lyozczyce en attaquant l'infanterie avec des forces considérables. Au Bug, à l'est de Wlodawa, l'ennemi, qui depuis le 19 août au matin occupe la rive droite du fleuve, continue ses opérations le long de la route vers Piszcza. Devant Nowo-Georgiewsk, les Allemands, après avoir occupé la rive gauche de la Wkra, concentrèrent leurs efforts contre le front nord-est à l'ouest de la Wkra jusqu'à la Vistule par un bombardement ininterrompu. Au moyen d'un véritable ouragan d'obus, ils détruisirent nos fortifications dans ce secteur presque complètement. Le soir du 18 août, les Allemands abattirent un fort dans la région de Wymysle et dirigèrent leurs colonnes assaillantes contre l'arrière du secteur de Zakroszyn. Cette opération força nos troupes de se retirer pendant la nuit dans la ligne des vieux forts de la citadelle. Après que les Allemands eurent détruit pendant la journée du lendemain deux de ces forts par leur feu, ils occupèrent les ruines après une série d'assauts sanglants et de là dirigèrent leur feu contre la citadelle. Nous avons fait sauter le pont du Narew et les forts abandonnés du secteur nord. TURCS Constantinople, 22 août. — Sur le front des Dardanelles, l'ennemi, fort de plus d'une division, tenta, au cours du 21 août, après un violent bombardement d'artillerie des batteries de terre et de la côte, une attaque dans la région d'Anaforta. Non avons repoussé complètement l'attaque de l'ennem en ii infligeant des pertes immenses. Au cours des batailles des 10, 17 et 20 août, nou avons conquis plus de 400 fusils avec baïoni\ettei une caisse de bombes et une grande quantité de ma tériel de guerre. % Le 21 août, dans le courant de l'après-midi, l'en nemi tenta une attaque à Ari-Burnu qui échoxu sous notre feu. A Sedd-ul-Bahr, rien de particu lier. Sur les autres fronts, pas de changement à si gnaler. 111 ' Dernières Dépêches LE BLOCUS Brest, 23 août. (ïïavas.) — Le vapeur anglais Cartersivell a été coulé par un sous-marin allemand en route des Etats-Unis en Angleterre. L'équipage serait sauvé. Le Cartersivell avait un chargement de graines à bord. Le vapeur pétrolifère belge Nagues-tan et trois voiliers ont également été coulés.GUERRE SOUS-MARINE L'Arabie Paris, 23 août. — Le nombre des victimes de l'Arabie s'élèvç à 59. FRANCE. — Le bombardement de Reims Berlin, 23 août. — On annonce de Copenhague au Berliner Lokal Anzeiger : Les journaux français décrivent la situation à Reims comme désespérée. Les trois cinquièmes de la population ont fui ou sont tués ou aiessés par le bombardement ininterrompu. La plus grand partie de la ville est un mon-seau de décombres. ANGLETERRE.— Le service obligatoire Le Daily Chronicle constate que Le député L'homas vient d'mnoncer, au nom de 500,0U0 cheminots, qu'ils ont décidé d'op-)oser une résistance violente à tout projet le_S-trviœ oLiida-toiiM» -L' rionde le droit moral de proposer le service ibligatoire. 11 faudrait pour cela que le pays oit consulté, mais de nouvelles élections •ouperaient la natijn en deux et créeraient me opposition très forte. ANGLETERRE. — Pertes Londres, 23 août. — La. liste des pertes l'hier donne 72 officier^ et 700 hommes. SNGLETERRE. — Perplexité et soucis Londres, 20 août. — Le Daily Mail écrit lans un article de fond : Si Brest-Litowsk devient intenable, les Allemands seront parvenus a provoquer un coin important -titre l'armée usse du nord et celle du ^ud. Si une diversion à l'ouest pouvait se faire pour aider les Russes, elle s'exécuterait. 3ertainement. Enfin, si nous jetons les peux vers Gallipoii, nous constaterons que nous sommes encore loin de Constantinople 3t que la route n'est pas facile. Le correspondant militaire du Daily Te-legruph écrit : On doit craindre en ce moment que les chefs de l'armée allemande ne profitent de la situation, en infligeant à l'armée xusse des coups terribles. Pour l'empêcher, nous devons trouver, en France, un chemin pour menacer l'existence de l'armée allem mde à l'ouest, mais des poussées décisives ne peuvent être faites sans une provision suffisante de munitions. Dans une lettre au Morning Post, il est dit : Des réflexions, du temps, du papier, d£ l'argent, tout cela est gaspillé pour des choses insignifiantes. Qu'est-ce que cela signifie si la musique allemande est jouée en Angleterre, des étudiants allemands d'Oxford tués sont compris dans nos prières, si l'empereur allemand est chevalier de la Jarretière? Ce qui est essentiel, c'est d< remporter la victoire. A cet effet, il nous faut le service général obligatoire, comme en Allemagne, la mobilisation de l'industrie comme en Allemagne, l'internement de tous les étrangers ennemis comme en Allemagne, l'emprisonnement de tous les agitateurs comme en Allemagne, la méthode scientifique de la guerre comme en Alle^ magne. RUSSIE. — Evacuation de Wilna D'après des dépêches de Pétrograde, h commandant en chef du district militairi de Wiilna, le général Tumanoff, a porté i la connaissance de la population que i'oc cupation de Wilna par l'armée ennemie se rait probable. Tout ce qui reste d'objets di valeur, de matériaux, de chevaux, de bé tail, de peaux, etc , devrait être transport* vers l'Est. Les cloches des églises doiven être enlevées. On conseille le calme à la po pulation parce qu'il est impossible d'évacué encore d'autres fugitifs par chemin de fer RUSSIE. — Evacuation des faubourgs de Riga Londres, 22 août. •— On annonce de Pé trograde à Reuter ; 300,000 civils sont res s tes à Riga, pour la plupart sur la rive droi-1 te de la Duna, tandis que les faubourgs de la rive gauche ont été abandonnés. Des diri-6 geables, des aéroplanes font sans cesse ('es ~ ' reconnaissances au dessus de la ville, mais ils volent à une si grande hauteur qu'ils sont hors de portée des canons. ( RUSSIE. — L'encerclement de Brest-Litowsk Berlin, 23 août. — On annonce du quartier de la press de guerre au Berliner '1 age-blatt, au sujet de l'encerclement de Brest-Litowsk : Les Russes opposent une rAiistan-ce opiniâtre avec des forces considérables à l'encerclement de Brest-Litowsk, sans pouvoir influencer la marche en avant lente, mais systématique et régulière, des armées coalisées. Des deux côté_ du Bug les troupes de l'armée Mackensen s'approchent des cu-vrages méridionaux de la forteresse.Au uord du Bug, le chemin de fer Brest-Litowsk-Bieiostock est franchi sur un large front sur tout le secteur entre Wisloki-Litowsk et le Narew au nord de Bielsk. Lors de cette opération de l'armée de l'archiduc Joseph-Ferdinand les troupes du général Kovess ont particulièrement gagné du terrain. ITALIE. — Impression causée par la chute de Kowno MJan, 22 août. — La pris© de Kowno, publiée oe matin seulement dans la presse et enregistrée hier soir comme simple rumeur, a partout provoqué une profonde impression. La semaine dern ère, les journaux avaient toujours déclaré, d'après les communiqués russes et les inforr .ations anglaises, que Kowno serait énergiquement défendu, ha Stampa avait même comparé la forteresse de Kowno, au point de vue de son armement et de sa force de résistance, à la forteresse de Verona. Aujourd'hui, le Corriere délia Sera doit avouer que la prise de Kowno ouvre une ère de dangers pour l'armée de campagne russe et pour un certain nombre d'autres forteresses. Le journal fait- ressortir expressément que le contact de J'armée von 13o low en Courtaude est-nnut^âtr» établi r..« claircmentetabTi Le journal ne croit pas que.l armée russe, concentrée près de Brest-Litowsk, pourra encore trouver une issue vers le nord-est. ITALIE. — La déclaration de guerre à la Turquie Berne, 23 août. — Le correspondant de Rome de la Stampa donne des éclaircissements suivants au sujet de la déclaration dt ; guerre de l'Italie à la Turquie : Le gouvernement italien s'est montré plus énergique qu'on l'avait ^jipposé. Alors que le gouvernement aurait pu simplement rompre les relations diplomatiques, il a préféré la déclaration de guerre, une décision qui était ' ur-tout chaudement appuyée par Sonnino et naturellement tirés favorablement accueillie par les Alliés. SERBIE. — Situation grave Paris, 23 août. — On annonce de Nisb au Matin : A la suite des démarches de la Qua-| druplice on considère la situation comme très grave. L' débats secrets de la Skoup-tschina prendront encore quelques temps, ba réponse de la Serbie ne sera expédiée à la Quadruplice qu'après une entente avec le nouveau Cabinet grec. Les journaux s'occupent de la même question, mais ils se bornent à faire ressortir les services que la Serbie a rendu depuis un a-- à la Quadruplice. BULGArtIE. — Démenti Sofia, 23 août. — (Agence Bulgare.) — La retraite du ministre de la guerre Fit- , chew est diversement, commentée dans la presse étrangère. Nous apprenons de source semi-officielle, que toutes les informations , affirmant quo cette mutation est destinée à | modifier éventuellement la politique du cabinet Radoslavow sont kifondées, ainsi que celles disant que la nomination du général Jekow, comme chef du département de la guerre, est le signa d'événements décisifs imminents. BULGARIE. — L'accord turco-bulgare Berlin, 23 août. — L'accord entre la Turquie et la Bulgarie ne serait pas encore complètement terminé, comme l'apprend le Lokal Anzeiger de cercles diplomatiques neutres à Berlin. Par contre, 1 on peut dire que tous les indices sont en faveur ■ d'une solution satisfaisante. L'affirmation qu'il existe entre l'Italie et la Roumanie une convention par laquelle la Roumanie serait maintenant tenue à intervenir n'appartient pas au domaine des ! faits. U peut être dit affirmativement qu'un en- -5 gagement semblable d© la Roumauie n'existe pas ^ et que cet Etat est toujours comme avant maître - ; de ses décisions. PERSE. — La situation ' Le consul aï glais de Bouchir a été nom-" mé gouverneur de la Perse méridionale, ' annonce-t-on de Londres. Partout où cela se pouvait le drapeau anglais a été hissé. Le nombre des troupes anglaises débarquées ne L dépasserait pas 3,000 hommes. On prépare * | une résistance opiniâtre si les Anglais s'a-I venturçpt à l'intérieur. Les tribus de !a Perse méridiorale ont décidé de déclarer la - guerre sainte. -i ■<>•-♦

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