Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 10 April. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 07 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/8w38050516/
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DEUXIEME ANNEE.' N4192,' Clrag-e justifié 58iOOO «xemplaires ©3^0 QjjgrtreaffBip S®S¥S@Si g BAMEDI 10 AVRIL 1915. '>■'-> iiwWiiim[■nnmiw—————XTre-sv ' ■ i ■ inminin'i » ■—winmi Mnin »mwi «HMpn i ij» LE BRUXELLOIS ABON'lVBSIUCEÏIV'rS : 1 an, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 francs. 1 mois, 2 francs. JT oixxmqlsi,X ciTio tidiea j i:o.ca®^43xs.câ.£&:o."i RÉDACTION, ADMINISTRA|ON, PUBLICITE 45, Rue XXenri AXau», <4S, BraxeUesi ANNON CES : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc Petites annonces, la ligne 20 centimes DOCUMENTATION HISTORIQUE Le Siège de Liège par les Allemands en 1649. — Son bombardement. — Sa capitulation. Jje lu juillet lb4ô, le prmce-eveque Ferdinand de Bavière qui, par suite d'émeutes dans la cité, avait dû l'abandonner, quitta Bonn sur le Rhin et sous l'escorte de troupes allemandes, vint camper à Visé où il leva de nouvelles milices recrutées surtout parmi les Cliiroux, c'est-à-dire la faction adverse des Grignoux (la faction populaire). Ces derniers étaient les partisans des libertés communales et étaient l'immense majorité à Liège. Ferdinand de Bavière avertit la ville de son arrivée. Le Conseil de la cité, qui se composait de Grignoux (bourgeois et aristocrates) craignant de nouvelles querelles entre ces deux partis dont les luttes tragiques avaient déjà ensanglanté l'histoire, pria le prince d'éloigner de sa garde l'élément Chiroux. Pendant ces pourparlers, quelques Cliiroux, surexcités, se laissèrent aller à des actes regrettables. Aussitôt les Liégeois prennent les armes, ferment les portes de la ville et courent aux murailles. Le conseil de la cité prévint immédiatement le prince-évêque Ferdinand de l'état d'esprit de la population. Ce dernier, mécontent, retourna à Visé et se fit voter un subside pour entamer la lutte contre la ville de Liège rebelle. En vain, les magistrats des villes voisines intervinrent aunrès de Barthel, bourgmestre de Liège, pour éviter une lutte aussi inégale que cruelle, « Que Ferdinand retire son appui aux Cliiroux j), dit-il, a qu'il nous rende nos libertés et nous lui serons soumis. » ^ Par crainte ou par politique, Ferdinand de Bavière renonça à prendre personnellement la direction de l'attaque de Liège. Il en remit le soin à son neveu, Maximilien Henri, dans les circons-tances^suivantes. Ln-r* A a 1» j, ? de "Bavière de la cité, il avait invité le chapitre de la Cathédrale à se retirer de la ville. La plupart étaient restés, entr'autres le grand doyen Gilles de Bocholt qui vint à décéder. Les chapitres de Liège et de Huy, s'invitèrent réciprociue-ment à venir procéder à l'élection de son successeur. Aucun d'eux ne voulut se déranger, si bien que les Liégeois nommaient le baron de Leerode, les Hutois acclamaient en cette même qualité Maximilien Henri de Bavière. C'est dans ces conditions nue Maximilien vint camper à Liers à la tête de 2,000 Bavarois. La ville de Liège y répondit en levant des milices en masse, se préparant à ia résistance et, tandis que Maximilien interdisait toute communication avec la cité, les Liégeois expulsaient de la ville tous les Chiroux. Les Bavarois vinrent occuper Itocour et Ou-peye. Lès Liégeois sortaient chaque jour et harcelaient victorieusement les troupes bavaroises qui reçurent alors 2,000 hommes de renfort sous le commandement du général Spaar. Le 9 août, Maximilien décida d'approcher de Liège par Fléreu et Jupille. Les habitants de ces deux villages résistèrent vaillamment, faisant de chaque chaumière une véritable redoute, ce qui fit subir aux assaillants des pertes considérables. Néanmoins, devant la force croissante du nombre, les milices de Fléron durent se replier sur Jupille où elles vinrent renforcer l'armée liégeoise qui, flanquée d'une pièce de canon, venait de s'y retrancher sous la conduite du bourgmestre Hennet. La'lutte fut effroyable pt les mercenaires allemands durent se replier après avoir subi de grosses pertes.Mais la nuit suivante, le général Spaar, qui avait roussi à installer deux batteries sur les collines de Jupille, ouvrit un violent feu d'artil-j lerie sur les milices liégeoises. Elles tâchèrent de battre en retraite, mais la cavalerie allemande put les en empêcher. Plus de trois cents Liégeois, dont le bourgmestre Hennet, périrent dans ce combat. Le 12 août, les Allemands arrivèrent à Rober-mont- et commencèrent le bombardement du quartier d'Outremeuse. Les bourgeois de la cité parvinrent à repousser les assaillants qui étaient descendus jusqu'à Cornillon. Les Allemands, qui avaient déjà pris possession de la Chartreuse, durent se retirer. Ils reçurent bientôt de nouveaux renforts, se composant de Franchimontois, de Condroziens et de Herbignons que Maximilien Henri avait obligés à marcher. Ils occupèrent bientôt la Chartreuse, le faubourg St-Gilles et S te- Walburge. Insensiblement, les Liégeois perdirent confiance; seul, Barthel, à la tête d'une centaine d'hommes, luttait encore à l'abbaye St-Laurent où il s'était retranché. Le peuple, redoutant une brusque entrée en ville, réclamait la, paix. Des parlementaires furent expédiés au général Spaar pour obtenir un armistice. Il accorda 24 heures, à 1 expiration desquelles le bombardement général devait être ordonné. Pc son côté, Maximilien, qui avait d'abord exigé que six têtes de Liégeois notables lui fussent offertes, consentit à réduire à trois le nombre de ses trophées. Mais les habitants n'avaient pas attendu le résultat des négociations. Ceux du quartier d'Outremeuse livraient passage aux troupes allemandes. Rentrés dans la cité, les Chiroux (nobles et r - 1 *— «•f uvouja* |Aa'M»Ul ici dé\ .taîion et les troupes allemandes prirent possession de la ville. Par ordre, on brisa la statue érigée place du Marché au bourgmestre Beeck-mau et défense fut faite de conserver à domicile images ou gravures rappelant le bourgmestre Sébastien La Ruelle ou son assassinat par le comte de Warfuzée, que nous avons relaté dernièrement.Le 10 septembre, à dix heures du matin, jour de rentrée à Liège du prince-évêque Ferdinand, Barbière, Léonardi et Hennet, frère de l'ancien bourgmestre, montaient à l'échafaud place du Marché. Lo 25, avait lieu l'exécution de Barthel. Avant de mourir, il cria d'une voix sonore : « Ferdinand, je t'appelles dans l'année au Tribunal de Dieu, car je meurs innocent... » Le reste de ses paroles fut couvert par un roulement de tambour. Ferdinand mourut onze mois après l'exécution de Barthel, le 13 septembre 1650. JEHAN". (1) Antérieurement, en 1314, le'dernier grand maître des Templiers, Jacques Bourguignon de Molay. brûlé vif dans une île de la Seine à Paris après un procès civique, sur l'ordre du spoliateur de l'ordre, le roi de France faux-mon-nayeur Philippe IV-le-Bel (1268-1314), lui avait de même crié, en montant sur le bûcher de l'Inquisition : a Roi Philippe, je t'attends et te cite pour bientôt au Tribunal de Dieu pour félonie i>. Six mois après, le roi de France, âgé de 46 ans, fut renversé de son cheval par un cochon dans une rue de Paris et mourut le lendemain. J. B. de Molay est un des fondateurs de la franc-maçonnerie (voir I)r G. Encausse (Papus). MARC" DE SALM. Lisez en TROISIÈME PAGE les derniers télégrammes arrivés pendant la nuit, SiïËT LE BLOCUS Londres, 5 avril. — On annonce de Blith que Je voilier anglais Acantha a été torpillé hier dans la mer du Nord à hauteur de Longâtone. Les 13 hommes de l'équipage ont été sauvés par un vapeur siiédois. ' Roine, 7 avril.'— On-annonce de Gênes an Corrïere, (lelïa Sera : On n'a aucune nouvelle du vapeur-Luigi Parodi qui a quitté Baltimore il J ja a 70 jours. On le considère comme perdu. On croit vj qu'il a été coulé par un torpilleur allemand. U1 Les familles des matelots sont secourues par la m caisse nationale d'assurance. Dans les cercles ma- re rit.im.es italiens, on croit que la version du Cor- r/ere derla Sera est inexacte, attendu que 1 e.Pa- (>.( r xli ne devait pas traverser les eaux anglaises et q qu'il n'y a pas de sous-marins allemands dans cj l'Atlantique. Ù FRANGE. — Guérison du général Vaillant g'ï Paris. 6 avril. — D'après le Matin, le général Pe ! Vaillant est complètement remis de ses blessures. . re FRANCE. — Navire saisi jp-, Lyon. 5 avril. — D'après une nouvelle de Nice p< I av .Y urelliste, le croiseur auxiliaire Corti a ar- qi : reî v le vapeur espagnol Therësa Fqbregâs dans ai | la nuit du 2 au 3 avril à hauteur du cap Cama- d I r-ï». Le vapeur a été amené à Nice. On a décou- él j vori dans la chambre des bagages deux Allemands m | qui ont été.arrêtés. d' LA Gf^HIRRE Cîommimicpiés of0.ciels FRANÇAIS Parisy G avril (15 heure?), —j/ïien d'essentiel n est à ajouter à notre com-miniïué d'hier so-ir. Au Sud-Est de Vauquois, avons pris pied dans un retranchement ennemi. J Lors du succès obtenu danwi bois d'Ailly, au Sud-Est de Saint-Mihiel nous, cyons fait de nombreux prisonniers ; une mitrailleuse et un lance-mine furent pris. Nous avoris yagné du terrain lu Bois Brûlé, à l'Est de la fhret d'Ailly. Le ter-"ain gagné au Nord-Est de Regiiévilïe fut maintenu.Paris, 6 avril (23 heures). — La journée a été narquée par des progrès remarquables pour nous. A. l'Est de Verdun nous avons'occupé le village le Gussainville (au Sud d'Etam), ainsi que les 'l'êtes des montagnes qui dominent le cours de 'Orme. Plus au Sud nous avons'progressé le long >. le la route qui conduit de la lieuse vers Mars-la-rour dans la direction de Makevay. Dans le bois d'Ailly et dan^ic Bois Brûlé nous wons maintenu nos gains et avons conquis de ,, wuveilles tranchées. ; Dans le bois Le Prêtre nous avons à enregistrer de nouveaux progrès. Au Sud-Est de Hartmann sweiler nous avons occupé une crête, qui a servi comme point d'observation au colonel allemand, commandant d'une brigade, lors des combats qui y eurent lieu le 26 mars. Nous avons avancé au delà de la crête et ious fîmes des prisonniers. ANGLAIS Londres, 6 avril. — Le maréchal French annonce j du grand quartier anglais : La situation "este calme. Au matin du 3 avril nous avons faàt muter une mine souterraine sous une tranchée allemande près de La Bassée; par Vexplosion envi- \ •on 100 mètres de tranchées furent détruits. Les Allemands ont dû évacuer la partie atteinte et leur action dans le voisinage fut influencée. Notre front voisin fut cependant bombardé avec violence par les batteries allemandes, en position sur 1 "autre côté. RUSSES Pétrograde, 6 avril. — Dans la région a l'Ouest ! de Njemen, non loin de Mariampol, seulement des combats de peu d'importance ont été livrés pendant la journée d'hier. Dans les Cavpathes notre poussée en avant, au ! cours de la journée du 4, fut continuée sur le front entier, au Nord dans la direction de Bart-feld et celle d'Uszok. Nous ayons gagné surtout du terrain au sommet des montagnes à Rostok ; dans le voisinage de cette localité, nous avons conquis un secteur important. Nos avant-postes ont traversé la pente Sud de cette chaîne de montagnes et ont occupé les villages de Smolnik et d'Orrosz-Ruska. Toutes les tentatives des Austro-Hongrois d'arrêter en différents secteurs des Carpathes notre offensive ont échoué. Les attaques ennemies furent repoussées. L'adversaire en se retirant a brûlé les nonts ainsi que ses dépôts de vivres. Au cours c, la journée, nous fîmes 1,500 prisonniers, y compris 20 officiers. Dans les autres secteurs, quelques patrouilles de reconnaissance ont échangé des coups de fusils. FRANCE. — Encore un général blessé Paris, 6 avril. — Le Nouvelliste annonce : Le général Tremeau a été gravement blessé. Il se rendait en voiture à Briare quand celle-ci se renversa. Le général fut projeté sous le cheval et resta inanimé. FRANCE. — Exploits d'aviateurs Rotterdam, 7 avril. — Vendredi dernier l'aviateur français Pégoud a descendu un aéroplane allemand près de Saint-Ménehould. Paris, 7 avril. — Le Matin apprend de Châ-lons-sur-Marne qu'un aviateur allemand a jeté 24 hnnihfis »u.r 1 o'raja: ■ ^ 1 ÏOTCe tiCO .LVA gpnolfb. \ Paris, 6 avril. — On annonce de Montbeliard au Journal que six aéroplanes ont survolé Bel-fort dans la nuit de jeudi à vendredi. Six bombes ont été jetées. Budapest, 7 avril. — Le correspondant de l'Est annonce du théâtre de la guerre Nord-Est : Il y a eu hier un combat aérien entre un aviateur austro-hongrois et trois aéroplanes russes ; les aéroplanes russes poursuivirent l'aviateur autrichien. Celui-ci jeta des bombes sur ses poursuivants. Un appareil russe fut touché et tomba d'une hauteur de 1,500 m. ; l'appareil est détruit. Les deux autres aéroplanes russes furent entraînés dans un tourbillon et furent précipités sur le sol. L'aviateur autrichien s'échappa. Genèves 7 avril. — D'après des nouvelles de plusieurs journaux, St-Dié a été bombardé hier par un aéroplane allemand. Trois bombes ont été jetées, tuant plusieurs personnes. TURQUIE. — Au Bosphore Pétrograde, 7 avril. — Le 3 avril notre floti..-a échangé à grande distance à la côte de la Cii-mée, un feu violent avec les croiseurs Goeben ei Breslau, qui furent poursuivis jusqu'à la tombée de la nuit. Nos torpilleurs ont pénétré dans la nuit jusqu'à 100 milles du Bosphore ët attaquèrent ies croiseurs. Mais l'ennemi ouvrit un feu violent, nous obligeant d'éviter le combat. ALLEMAGNE. — La cloche allemande Qui de VAllemagne ou de VAngleterre anéantira Vautre ?— Le Deutsche Tages Zeitung du 2 avril publie l'article suivant que nous repro-! duisons à titre documentaire : Des journaux américains publient la communication suivante de Karl von Wiegand relative à une interview du secrétaire d'Etat du aéparte-ï ment de l'étranger, le ministre d'Etat von Jagov.-: a Nous le savons, a dit le ministre, de ' ;la bouche de M. Grey même, que l'Angleterre 1 -vise à abattre et à anéantir l'Allemagne. C'était uii aveu public. Le nlonde connaît maintenant le 1 motif de celte guerre, que nous connaissions, du reste, depuis longtemps. » M. von Wiegand ayant demandé à M. von Jagov.' si le Gouvernement; répondrait au discours de ' Grey : « Le discours de Grey est une nouvelle dé-° claration de guerre, me dit M. von Jagow. Il signifie la guerre jusqu'à l'extermination. L'Angleterre le veut! Nous acceptons ce combat et si j ce massacre, d'hommes continue sans fin, le monde pourra endosser la faute à ceux qui en sont responsables, c'est-à-dire à l'Angleterre, qui a provoqué cette guerre. Les paroles de M. Grey e porteront un terrible coup à ceux qui avaient - quelque espoir de voir se rétablir la paix. Mi Grey s annonce que l'Angleterre ne cessera pas avant d'avoir écrasé l'Allemag'ne. Ce jour-là est très éloigné. L'histoire 'à montré que' le'.peuple alle-s m.and n'est pas facile à abattre. Des milliers d'existences humaines seront sacrifiées, beaucoup de sang sera encore versé, tout cela parce que L'Angleterre ne pâlit pas devant le mot effrayant côté de l'Angleterre, -"arce aue l'Angleterre a mis dans la balancé sa suprématie absolue sur mer, parce que son monopole commercial est menacé, parce qu'elle croit que sa domination universelle ne soit mise en danger par une nation progressiste. C'est la 1 unique origine de la guerre et toutes les phrases du discours de M. Grey ne pourront ni le faire vaincre, ni cacher le motif à l'auteur de la guerre. Nous lui sommes reconnaissants d'avoir avoué devant le monde le motif 1- i'i1 ^i ■ v ïï"'1T'Aiire cte l'Angleterre, croient-ils que l'Angleterre se bat dans un but désintéressé? L'Angleterre se prétend le champion des opprim'és, rendant qu'elle affamait des milliers de femmes et d'enfauts pour étendre la domination anglaise sur les Boers. Elle rêve de transformer maintenant l'Allemagne en un grand camp de concentration et si elle le pouvait, elle condamnerait des centaines de milliers de femmes allemandes à la mort par la famine; tout cela afin d'écarter l'Allemagne de son chemin. L'Angleterre ne pâli pas devant le mot effrayant de la faim ! Elle a entendu trop souvent les cris de milliers de gens morts de faim aux Indes sous le pavillon anglais ' A ma question relative ~à la conférence à laquelle se référait Grey, le secrétaire d'Etat déclara : a Nous ne sommes pas allés à la conférence parce que nous ne pouvions exiger de l'Autriche quelle se soumette, elle et ses affaires, à l'arbitrage d'autres puissances que la chose ne regardait pas. Nous avons préconisé une entente directe entre l'Autriche et la Pussie et nous avons encouragé ce projet. » Lorsque îe fis allusion à l'affirmation de Grey au sujet de la Belgique, M. von Jagow me répondit : a La Belgique a été entraînée dans la guerre par l'Angleterre, tandis que l'Allemagne ne voulait pas d'abord envahir l'intérieur du pays et entendait même maintenir son indépendance et son intégrité. » En ce qui concerne les préparatifs militaires de i l'Allemagne, le secrétaire d'Etat me fît remar-. quel- : ; « Certainement, l'Allemagne se préparait à se ; défendre. Les événements ne l'ont-ils pas justi-; fié ? L'intention de l'Angleterre, avouée mainte-| nant par Grey, d'abattre l'Allemagne, n'était l plus un mvstère pour nous. Maintenant l'Angleterre veut nous mettre le couteau sur la gorg'e ! A deux reprises elle a fait la guerre sans succès à votre pays. L'Angleterre n'a pas toléré de ri-vans sur mer. Croit-on en Amérique que l'Angleterre verrait avec plaisir se cr.cer une grande flotte américaine, en faveur de laquelle elle commence à s'agiter ? Est-ce que l'Amérique, plus que l'Allemagne, supporterait sur ce point des ordres étrangers? Je ne le crois pas ; nous en attendrons la réponse de l'histoire à venir. » Malgré tous les discours et tons les démentis, l'histoire et les actes montrent que l'Angleterre aspire à fa dictature politique sur le monde; qu'elle considère la construction de chaque navire de guerre comme une menace contre elle; qu'elle fera la guerre pour abattre ses rivaux dès qu'un peuple, usant de méthodes progressistes, deviendra le rival redouté du commerce anglais sur le ma'rché universel. » Ces paroles du secrétaire d'Etat von Jagow auront un écho dans toute l'Allemagne. ETATS-UNIS. — Qu'est devenu 1' «Eitel Friedrich »? Hardie tentative Rotterdam, 7 avril. — Le bruit court à New-Tort que le croiseur auxiliaire allemand Eitel Friedrich a quitté New-York dimanche à 10 heures du matin. Le moment était favorable pour échapper à la surveillance des croiseurs anglais, ancrés devant le port, attendu que ceux-ci avaient dû gagner la haute mer en raison de la tempête de neige. Ce bruit n'est pas encore confirmé. A New-York on y ajoute foi, d'autant plus que le Lusitania, de la Cunard Line, a retardé son dé-iNew-York, 5 avril. — Le Prince Hitel-Frie'd-rich sera interné à New-York. ETATS-UNIS. — La perte du « William P. Frey » Washington, 7 avril. — La note américaine à l'Allemagne, au sujet delà perte du William P. Frey, a été publiée. Elle propose d'accorder au propriétaire une indemnité de 228,060 dollars. L'Actualité Le Comité neutre de relèvement moral et intellectuel de la Classe ouvrière Ce Comité vient de suspendre ses soirées (connues plus spécialement sous le nom de <r Soirées bruxelloises s) pendant les vacances de Pâques. Ces soirées, se donnant dans le grand préau de l'école n° 7, rue Haute, 255, ne peuvent se continuer momentanément à cause du nettoyage général des locaux qui a lieu chaque année à pareille époque. Elles reprendront le lundi 12 avril courant. Le comité en profite pour dresser un premier rapport sur son activité à l'effet de faire ressortir, non seulement 'Ce qu'il a déjà pu faire pour atteindre le but quf'il s'est prescrit, mais aussi ce qu'il se propose de .faire dans cette même voie. Tout le monde së rappellera sans aucun doute que les soirées bruxelloises, organisées à l'intention des indigents (qui bénéficient de la soupe communale ainsi q'Cie des chômeurs, dans le but de les instruire touj} en les distrayant et particulièrement pour les ^retirer de la rue et du cabaret, ont commencé le lundi 1" mars 1915. Elles ont. lieu le lundi et le jeudi de chaque semaine et se donnent à titre., purement gratuit. Jusqu'ici, 9 soirées ont été domnées. Chacune d'elles a été précédée d'une conférence éducative. C'est ainsi que nous avons eu le plaisir d'entendre comme conférenciers : ?OI. Brohart, directeur de l'école n° 1, sur i Les Phénomènes de la foudre », avec démonstrations,»; A. Capart, docteur en médecine, sur 1' i Alcool:'(sme n avec projections lumineuses; Ad. Buyssens.^ professeur à l'Ecole d'horticulture à Vilvorde, e.tix « La Suisse », conférence qui constituait urne étude générale et variée sur le pays avec 80 clichés. 4 chants et 1 morceau d'ocarina; Ch. j/ïé-tont-Picard, compositeur de musiques, sur a} Les auteurs belges » avec audition musicale. Quant aux ai-tistes qui ont bien voulu prêter leur grr<cieux concours pour la partie concert, de nos programmes, nous aimons à signaler : Mmte et Mlle Duquesne, pianistes ; Mlle Cécile Gale-maerts,'cantatrice ; M. Eugène Bourgeois, baryton; M» Mathieu, ténor; M.' Mouton, de l'Opéra-Comiquie de Paris, dans son répertoire; M, Èeih-le, comique paysanneries; M. Eoure, violoniste?

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