Le bruxellois: journal quotidien indépendant

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s.n. 1915, 11 April. Le bruxellois: journal quotidien indépendant. Seen on 22 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/s756d5r53b/
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DEUXIEME 'ANNEE. - N4193. Tî-agra Snat'Ré 58,COQ ©*ewpl»¥e8 O0NQ ■©ÉMVBBfiB® !3®SY"®K ••• DIMANCHE 11' AVRIL 1915. LE BRUXELLOIS -^soisrivEci^îc-.sBcswsrs : 1 mn, 12 francs. — 6 mois, 7 francs. — 3 mois, 4 francs. 1 mois, 2 francs. ^roTo^sxss,! QÏTXO' SlcLioaa. ±3a.cio;?p>o:Kï. €LsuxxX RÉDACTION, ADMINISTRATION, PUBLICITE 45, mue» Henri Maùs, 45, Bruxelloa ^i^srivowcîïssi : Faits-Divers, la ligne 2 francs. Nécrologie, la ligne 1 franc Petites annonces, la ligne 20 centimes AU MEXIQUE XJT.itx jpsiy® miir pour [raune^Hon Nos lecteurs oui suivi avec Intérêt, depuis le début de la guerre européenne, les avatars du gâchis mexicain, où une douzaine de bandits costumes èh généraux sont en train de livrer iètir patrie à l'anarchie et à la guerre civile. Depuis la révolution qui a fait tomber du pouvoir le président-dictateur Porfirio Diaz qui, pendant plus de trente an", avait su. malgré son népotisme donner au Mexique une ère de stabilité relative : gouvernementale, politique et économique, l'insurrection et les prononciamientos sont à l'ordre dit ioi>r; .Dans ce magnifique pays d'une superficie de 1,787,000 kilomètres carrés, vivent 13 à 15 millions d'habitants, dont 9 millions d'Indiens et de métis, réparlis en 27 Etats, 3 territoires ët 1 district féderïils Lé Mexique est une région de plateaux, parfois désertiques, encadrés par de hautes chaînes de montagnes volcaniques au milieu desquelles se développent des vallées d'une fertilité prodigieuse. La richesse des gisements métallifères du illexique est légendaire depuis les Aztèques que les Espagnols de Fernand Cortez (14S5-1547) dépouillèrent.odieusement et dont le dernier empereur, (iuatimozin, fut pendu par les conquistadores en 1529, après avoir été atrocement torturé afin do lui arracher le secret de ses trésors. On r.onpaît. sa fameuse réponse : a Et moi suis-je sur Lii lit de roses? i soupirait à son ministre, crucifié à côté de lui, le malheureux prince indien. Depuis lors, c'est le pays entier qui n'est plus sur un lit do rosés. Tour à iotir en proie à la guerre civile et à l'invasion étrangère, lé Mexique n'a jamais pu jusqu'ici acquérir la stabilité j?olitii]iie héce&sîiire à sfrn relèvement. Depuis que dans les fossés de Qu'eretaro, l'archiduc Maximilien d'Autriche périt en 1867 avec son empire (qui avait duré trois ansî, les conti- aji » frOTBfe.sa» yaiuoueur. l'ayncat Dcuito Jjia-vv. (iGUD-ï ■■->), — .•< . icue TKH • • --- s. sont acharnés à se déchirer en fomentant la gûër- TS Btvtie. Depuis In chute du vieux Porfirio Diaz exilé, l'annexion du Mexique se prépare lentement, mais sûrement. L'élément indien et métis semble Socialement, ingouvernable. Les affaires éc.o-tioiniqn'Yî, lirâ jjiSeîiienis iiiinëraûx et pétroli-fères, les chemins de fer sont aux mains des étrangers.. des. Anglais .et des Américains sur-imil: Tiô c*ti devenu une vaste ferme exploitée par des trusts de capitalistes yankees qui, de New-York et de New-Orléans et de Gal-voston, entretiennent soigneusement les dissensions entre les partis mexicains tous vénaux poulies user l'un par l'autre et achever leur mainmise sur ces superbes provinces en proie à une Savante anarchie, chronique et incurable. Des g:: C-::ux d'opérette, Ûroz Ci. /lapata, Villa, Rogue Gonzales, Garza, Obregon, Carranza, Pablo Gonzales, Salazar, tiennent tour à tour la corde, mettant le pays à feu et a sang, incendiant,, I i-iii-i..... .nmiM ■ .mil I I II-rr 1-11 im— rTm—rir—1 pillant, faisant s'entr'égorger leurs partisans et massacrant aussi des Européens, ce qui est plus grave, des Anglais et d«3 Yankees. t'ei-a Oruz fut ainsi occupée par les Américains à la suite d'un de Ces assassinats de bandits. Tôt ou tard, probablement bientôt, et le plus tôt sera le mieux, les Etats-Unis, qui ont déjà annexé la majeure partie de la Californie, le Texas €t l'Arizona, devront pour pacifier le pays et assurer enfin la protection des biens et de la vie des blancs, étendre la main sur le Mexique tout entier. Avouons que ce sera mérité, car cette nation hétéroclite et de sang mêlé semble de plus en plus incapable et indigne de vivre libre et indépendante, puisqu'elle né réuesit point à s'organiser autrement que sur le papier. Le potlVoir suprême y est, en effet, divisé en trois corps indépendants de fait : pouvoir- législatif, présidence et justice. En réalité, c'est partout le règne de l'arbitraire, du despotisme des généraux bondit» et de leurs condottieri déguisés en soldât^. L'intervention américaine, Sollicitée par tous les étrangers, mettra au moins fin au gâchis qui paralyse toute vie économique. Les républiques centro-àniéricaines évoluent déjà dans l'orbite économique des Etats-tfnis et l'on peut prévoir le jour, pas très éloigné, où la grande République étoilée s'étendra jusqu'au Canal de Panama qui déjà lui appartient. Cependant, tandis qu'à la Maison Blanche M. Wilson hésite encore, la tendance, sur certains points du Mexique, paraît se manifester de secouer le joiig d'une minorité de bandits. Les Etats de (jaxaca de Tucàian, de Sonorn, la Basse-Californie et d'autres régions, ont déjà chassés tous ces éléments pernicieux. Est-ce de là que pourra partir le mouvement régénérateur qui rerm1^*— * I'_i ■■ ■■ — ,— | ' i. ' •••• —oyfVM^rwfejis qui -i vaient Vis «i<*a- j cnés San! les eaux dit ffolfe de Jïexique'en vue d'assurer la protection éventuelle des compatriotes, ayant été par suite de la guerre européenne affectés à d'autres besoins, les gouvernements se sont maintes fois entretenu, avec le gouvernement do Washington des demandes de protection qui présentaient une in.périeuse urgence et pour K-a-.■i.-elles le3 bons offices du gouvernement aoaéri cain ne leur ont pas fait défaut. D'autre part, à Mexico, les services par voie | ferré'e ont été organisés pour ceux des étrangers 1 qui désiraient quitter le pays et des secours de rapatriement ont été donnés à ceux d'entre eux i qui se trouvaient dans le besoin. Toutes ces mesures seront continuées en attendant que l'ordre et la paix soient enfin rétablis au Mexique. Ncus persistons à croire que cette pacification ne peut s'accomplir que sous la tutelle de la grande et forte .République étoilée du Nord-Amé-rique-. MABC de SALM. Usez en TROISIÈME PAGE les derniers télégrammes arrivés pendant la nuit, DEPECHES LE BLOCUS Londres, 8 avril. — On aulit nce de Blyth qut le trawler anglais Acantha a été torpillé hier à hauteur de Jjongstane, dans la mer du Nord. : ; mdres, 6 avril. — On est sans nouvelles du vr.peur Pinr>, de Gêùes. C.; vapeur a quitté Na-ples i! v a quarante jours pour prendre du char-bon à Cardiff et a été aperçu ]>our la dernière fois '{"and il passa devant Gibraltar. Milab1; § avril. — Le vapeur Pino, qu'on prétendait avoir été torpillé par un sous-marin allemand, e;t arrivé en bon état à Savonne. Londres, 7 avril. — La vapeur suédois -îapar, et le vapeur norvégien Stavn ont été remoatpjés f Leith pour l'examen de leurs chargements. FRANCS. — Entre généraux allemands et fronçai? 17n ami du général d'Amade a communioùé l un' jourinj de' Tfantes. le Téléfli'dm'fhr, 'a lettre qu'il vient de recevoir du général d'Anij'! . I,;i voie; : a Corris expéditionnaire d'Orient. "Ru .mer 3 ma'rs 1915. \ » Je suis bien en retard pour vous, accuser réception de votre lettre du 28 décembre 1914. Ce qui m'a -ntig en retard avec vous, c'est le grand malheur qui nous a franoés. .T'ai perdu ifiOH plus jeune fils, Gérard d'Amade, un petit sous-lieute-ï liant, de 18 Bus, qui venait ti'étfe reçu à Saiut-Cyi ; au dernier concours de juillet 1914. Il est glori'etl. sement tombé pour la France, au cours d'une reconnaissance de nuit, en Argonne, dans la nuit du 25 nu 26 janvier. Il est tombé fiiortellement fra-pé sur les tranchées mêmes de l'ennemi, qu'il avait reçu, bien qu'arrivé seulement depuis qua-tro ou cinq jours, la périlleuse mission d'aller reconnaître. Deiix généraux allemands, témoins dp sa. bravoure et de son courage, m'ont spontanément. écrit leur admiration et m"'mt dit où notre pauvre enfant avait été inhumé. C'est près de V... (Meuse), dans les grands bois de l'Argonne... » ; FRANCE. — La France craint-elle pour l'Indo-Chiael I La France crair.drnit-elle de voir ses colonies ; englobées dans les événements provoqués eu Asie l par les exigences du Japon ? On pourrait le croire : à en' juger par -ce télégramme de lu M-':rojihle . | A la suite" d'une réunion du cr»!R-?il de 3eïfiij?j ' de V'Indo-Chïhê, tenue à Hanoï,, le gouverneur r ( proclame l'état de siège pour la Coél.inehijie, 1« s Tonkin et a prescrit la mobilisation do toutes les fl-.sseg de résen'ç de l'armée active, à dater di , | 15 avril. FRANCE.— Toujours la crainte (Jes Zappelir.s à Parv On a procédé de nourv-eau vendredi soir, dit 1< ; F'ftaro, aux essaie annjoncés de réduction des lu nr'èves. Da:!i leV rûe5, rdn Paris, ce fut dore un ! manière de réwHïfiba gën'ofalé.de l'obs^jT'ité. 1 i faut avoiièr rra'iT'neii'ïàisaiï pas très elâir. Sur les boylevards. ; dans les grandes riies. le bees de gaz rplumés répandaient que ,des lueur ! GUERRE GomnmîîicïTiés officiels FRANÇAIS Parisf 1 avril (15 heures). — Le détachement allemand, qui avait réussi' "' atteindre avec trois mitrailleuses la rive gauche de t> J ser, au Sud de Driegrachien, fut attaqué var les iTOllves belges et refoulé. A l'Est de Verdun une attaque dans la direction sur Etain, nous rendit maîtres des hauteurs 219 et 221, ainsi que des métairies de Hautbois et de Hôpital. A Eparges nous avons gagné du terrain. Nous avons maintenu nos gains et fîmes environ 60 prisonniers, y compris 3 officiers. Dans le bois d'Ailly et au Bois Brûlé nous avons repoussé une contre-attaque et obtenu de nouveaux progrès légers, Au même dans le bois Le Prêtre. A Ban-de-Sapt, à Fontenelle, nous avons fait sauter par une mine souterraine, des ouvrages retranchés ennemis. Paris, 7 avril (23 heures). — Le temps continue à être exécrable. Malgré 'cela l'activité était grande entre la .1/cuse et la Moselle, où nous avons maintenu tous nos gains et où nous avons obtenu de nouveaux progrès. A l'Est de Verdun nous avons pris deux rangées de tranchées. A Eparges nous avons fait un grand saut en avant au cours de la nuit de mardi à mercredi. Pendant toute la journée, les Allemands ont livré de vigoureuses contre-attaques, sans obtenir de résultats. Leur dernière attaque, particulièrement violente, f ut brisée par notre feu. Egaiement nous sommes restés maîtres des positions conquises hier dans le bois d'Ailly, malgré plusieurs contre-attaques, qui furent repoussées. Nous fîmes sur cette vartie du front de nombreux prisonniers. RUSSES Pétrograde, 8 avril. — Dans les Carpaihes nous avons continué notre offensive entre le fleuve To-plia et dans la direction vers Uzsok, malgré des renforts considérables, amenés par les Allemands ainsi que var les Austro-Hongrois. Les plus importantes crêtes des montagnes, anvartenant à la chaîne principale des Beskides, dans la région de Ustzylci Gornyia, se trouvent entre nos mains. Nos trouves se sont emparées des dernières crêtes méridionales l'une après Vautre. Pendant le 5 avril nous fîmes de nombreux prisonniers et nous prîmes 3 canons et plusieurs mitrailleuses. Sur les autres secteurs de notre front aucun changement essentiel n'a eu lieu. Des combats de I moindre importance continuent encore. Les Allemands ont arrêté depuis le 27 mars leurs attaques dans la région de KosiuwTca et Ro-zanko. Les tentatives de briser notre front dans cette région ont commencé le 1 février. Pendant deux mois les Allemands ont vainement essayé de prendre nos positions d'assaut. Les régiments allemands qui combattirent ici ont dû être complété à trois ou quatre reprises, comme suite aux pertes subies. Que les Allemands ont maintenant arrêté leurs attaques vrouve qu'ils se sont aperçus de l'inutilité de leurs tentatives. Les Allemands nous ont attaqué sans succès le G avril à Ijutwinouio, dans la région de Suicalki. Le même jour nous avons capturé un hydro-plané. qui a lancé des bombes sur IAhau. TjCs avia-jj teurs furent sauvés par nous et faits prisonniers. Pétrograde, 8 avril. — On annonce du théâtre i de la guerre en Caucase : Toutes les attaques des I Turcs, pendant le 3 et 4 avril, contre l'aile droite | de notre front le long de la mer furent repous-i sées. Dans la direction sur Olti, nos troupes ont ' refoulé les Turcs vers Ochov. Les Turcs tenaient j de bonnes positions. Nous avons fait un nombre K de prisonniers. ' Sur les autres fronts, rien de changer. infiniment discrètes. Tout au plus pouvaient-ils servir'de points de direction aux passants, d'ailleurs médiocrement nombreux. Il pleuvait; fiacres et taxis brillaient par leur absence... Et cela seul brillait. • - _ Ce fut une soirée tranquille, du moins pour ceux qui restèrent chez e'ix, car pour les imprudents qui se hasardèrent au dehors, le^ boîtes à gnaîé'Teurs jusres plaintes et note que ia taçon détaché* dont les ramasseurs d'ordures en usent avec ces boîtes — qu'ils jettent au hasard sur les trottoirs — fut cause de nombreuses chutes dans les ténèbres... FRANCE. — Une invraisemblance L'Humanité publie, sous cette rubrique, la note suivante : « Est-il vrai, comme nous l'apprenons d'informations venues des régions d'Arras et de Soissons, que l'on diminue les rations des hommes qui vont dp front à l'arrière pour se reposer et se refaire ? » S'il en est ainsi, l'on peut dire que la logique des autorités militaires a des raisons que la raison ne connaît point. FBANcSi — Un député tué Paris, 8 avril, — Les journaux annoncent que le députe du département de la. Gironde, ,1e lieutenant Cllaigne, est tombé dans l'Argonne. FRANCE. — iio service sanitaire Paris, 7 avril. — Le Tcmvs écrit : Il y aura des changements importants dans la direction du service sanitaire de l'armée. La personne du directeur général du service sanitaire n est pas atteinte par ses changements. FRANCE. ~ Exploits d'aviateurs i Râle, 8 avril. — Des aviateurs français ont ' poursuivi mardi soir un train de blessés allant ae ; JO'ihlLausen à Mfillheim et jelèrent deux beffi-i 1 dirigées contre le train. E'.les explosèrent j toutefois dans un champ et blessèrent un agricul-'; teur et deux enfants. SUISSE. — Atterrissage d'aviateurs français Bftiçf 8 avril.'— Le biplan Fàrman descendu i à P, utrutt était arrivé de Paris en deux étapes ; pour renforcer l'escadrille de la frontière fran- ; enise. Dans le brouillard, les aviateurs, un effi- | cic-r et un mécanicien, s'étaient égarés sur le ter- j ;missf. Ils prirent, la rivière Aligne pour j le Boiifcs et les soldats suisses pour :de? soldats ■; , français, en raison' de leur capote bleue. Les avin- | teurs français n'ont pas eu de reneoiitre avec des . aviateurs allemands: ils ont été bombardés par j les troupe-- suisses au moment de passer-la fron- , ( suisse lis brûlèrent tous leurs papiers avant, j d'atterrir. Los deux aviateurs ont été conduits à j Dclsberg et resteront internes en Suisse jus- j rju'nprcs la onierr-1. j nT£.TS-UNI5 — Un avis fort sensé j A ni.; 1er dam, 8 avril. — D'après des nouvelles ; d-s ioumàtuÉ de Îïew-York, les membres de »a Conférence de l'Eglise méthodique épiscopale ont . exprimé l'avis que si le Gouvernement américain ïàisait- les démarches pécessoires pour empêcher ? l'exportation de munitions et de provisions de - guerre aux peuples belligérants de l'Europe, la o-ur-rre prendrait bientôt fin. ETATS-UNIS. — A propos du recrutement des Français s Nouvelle-Orléans, 7 avril. (Communication de VAssociated Press.) — Il s'est produit une grande tension entre la colonie française et le consul français, parce que le consul exigea de trois sociétés de secours françaises qu'elles lui signalassent tous les membres en âge de service militaire qui ne s§ seraient pas encore fait, inscrire chez lui pour l'incorporation. Le consul déclare que tous les Français nés à l'étranger sont eon-J&t. oaiump citoyens., français jusqu'à l'âge de o2 ans. ' ~ J 1 " a" ETATS-UNIS. — L'« Eitel-Friedrich » sera interné Washington, 8 avril. (Reuter.) — Le commandant du croiseur auxiliaire Prinz Eitel-Friedrich a déclaré aux autorités douanières de Newport-News qu'il désirait que son navire soit interné. Il y serait obligé, attendu que l'appui qu'il attendait, n'était pas arrivvé. Le croiseur auxiliaire sera interné au Chantier maritime Norfolk. AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE. — Faits de guerre Le Cap, 7 avril. — (Officiel). Les troupes de l'Union ont occupé, le 3 avril au soir, sans résistance, Warmbad,à 25 milles au Nord du fleuve Orange. Warmbad est le point ^extrême du réseau de chemin de fer de l'Afrique sud-occidentale allemande. L'Actualité Le ravitaillement des navires de guerre en hauts mer Les derniers raids des navires allemands sur les côtes du Pacifique ont appelé l'attention sur la manière dont les bâtiments de guerre peuvent se ravitailler en combustible au large, sans être obligés, pour effectuer cette opération, de relâcher dans un port. Eilo consiste dans l'emploi de bateaux charbonniers pouvant accompagner les escadres ou les rejoindre en uu point déterminé et munis de dispositifs spéciaux pour transborder, le plus rapidement possible dans les soutes des navires de guerre le combustible dont ils sont chargés. Cette question a vivement préoccupé les marines militaires des divers pays, car elle présente l'avantage de ne par obliger les navires démunis de combustible à abandonner, pendant un temps plus ou moins long, l'escadre dont ils font partie, et de donner, par suite, à celle-ci une mobilité beaucoup plus considérable. Le gouvernement des Etats-Unis s'est surtout spécialisé clans l'étude des navires charbonniers à utiliser à cet, effet, et, depuis 1008, il en a fait construire un certain nombre qui paraissent remplir toutes les conditions voulues. Le Jason, qui a apporté à Marseille les cadeaux de Noël envoyés par 1g3 Américains aux troupes a,lliéea,fait partie do cette flottille spéciale ; les Etats-Unis eu possèdent une douzaine du même type. Ce sont des navires de 14.500 à 20;000 tonneaux, portant une cargaison de 6.000 à 10,000 tonnes do charbon. Ils sont à double hélice et marchent à une vitesse de 14 à 15 nœuds. Ce qui caractérise ces bâtiments efc leur donne un as-| pect singulier, c'est tout l'attirail de leurs appareils de manutention, qui s'érige au-dessus du pont supérieur, | en uno masse de pylônes, de gru^s, de câbles et de hau-{ bans. | Les pylônes, formas de deux fermes métalliques re-| liées par dés entretoisës, sont au nomBïë de huit. Ch"a"cun sert de support à quatre grues ou biguea, —^ deux d« chaque côté du navire, — articulées au pylône à leur extrémité inférieure et maintenues par des haubans à leur partie supérieure. Elles peuvent ainsi prendre l'inclinaison voulue pour permettre à la benne dont elles sont munies d'aller chercher, dans les soutes du bateau, le charbon qu'elles iront déverser directement à celles du navire à ravitailler. Lorsqu'il s'agit de faire en pleine mer cette opéra- r. - -_-Q_ 1,-, : ■' .nh i ! vn ■ 1 loraaiY du n.iviio ae gûern-, on a > u - 71 y roir turc fonctionner les bennes. Par ce procédé, il est facile do ravitailler un navire à raison de 600 tonnes de charbon à l'heure. Les soutes d'un « charbonnier » tel que le Jason contenant 10,000 tonnes de combustible, elles peuvent être vidées en seize heures, et le même chargement peut être transbordé en moitié de temps si l'on procède, ce qui est facile, à l'aide de deux « charbonniers », l'un sur chaque bord du navire à ravitail ; ETRANGER FRANCE. — La santé de il. de Freycinet. — Paris, 8 avril. — Le sénateur et ancien ministre-président de Freycinet est gravement indisposé d'une attaque d'influenza; en raison de son âge, son état donne des inquiétudes, de Freycinet est actuellement président de la_ commission do l'armée du Sénat. FRANCE. — La baisse des recettes des théâtres parisiens. — Du l.'r août 1914 au 1er mars 1915, les théâtres parisiens n'ont encaissé que 300,000 fr., contre 17,000,000 de fr. dans la période correspondante de 1913-1914. Ces chiffres se passent de commentaires... FRANCE. — La crise de l'industrie hôtelière à Paris. — Ce sont les petits hôtels qui sont les plus fortement atteints dans la répercussion qu'a la guerre sur la vie de Paris. Le vice-président de la Chambre syndicale des petits hôteliers, M. Degrange, l'affirme au moins au Matin en des termes énergiques « Notre industrie est dans le marasme. jBien plus, ce sera bientôt la ruine si les pouvoirs publics ne nous viennent en aide. Tous nos collègues ont fait l'impossible pour accomplir leur devoir patriotique, mais la plupart n'ont pu se mettre à jour avec le percepteur, et aujourd'hui ils sont l'objet de sommations, de contraintes, de commandements, etc. La cause primordiale de leur impuissance à payer l'impêt est que, dans un intérêt d'ordre nublic, on les oblige à garder de nombreux locataires quiT non seulement ne payent pas leur location, mais ont le droit reconnu rt proclamé pur le juge de paix d'exiger le linge, le blanchissage, l'eau, l'éclairage, le service, et enfin tous Ira accessoires coûteux de la location meublée. Bans ces conditions, vous en conviendrez, il eût mis ux valu pour mous fermer nos maisons que d'en continuer l'exploi- • tation. Mais la défanse de fermer était absolue. b Nos,adhérents on! cherché à se faire payer tout au moins le blanchissage : les juges de paix les ont condamnés. En plus de sa patente, de son loyer et de ses impositions, l'hôtelier doit acquitter tous les mois une moyenne de 80 fr. de blanchissage, 30 fr. d'éclairage, 1-50 fr. de personnel, 25 fr. d'eau, 15 fr. de vidange, et il'faut, tenir compte de l'usure et de l'amortissement du matériel. I)e nombreux tenanciers or^t,, é^é obligés d'e'mpruntér pdur faire face à ces obligations. »

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