Le courrier de Bruxelles

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s.n. 1914, 09 May. Le courrier de Bruxelles. Seen on 23 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/qb9v11wv66/
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Samedi 9 mai 1914, 53*aaaîs. — V 129. LE COURRIER DE BRUXELLES ABONNEMENTS i MAIS tUIOH TMItBtn BELGIQUE. It 10.00 5-00 2.50 80LLANDË. . .1 19 20 9.60 4.80 LUXEMBOURG .) UNION POSTALE. 30 00 16.00 7.60 5 CENTIMES «iioolémervts nt «ont cas mil TÉLÉPHONb SaBLOS 1754 BUIR.IILAUX t * A BRUXELLESi 52, rue de la Montagne A PARIS i 30, rue Salnt-Sulplce, 30 5 CENTIMES iupo<émtitti ne sont pas fini* en vante TÉLÉPHONE SABLON 1754 Pro aris et focis Le suffrage plural ET LES ouvriers catholiques. Comme M. Woeste l a fait à la Commission 'des XXXI dans sa dernière scancc nous contestons formellement que les ouvriers catholiques soient opposés au vote plural, •nous disons même que c'est le contraire qui est vrai. Les ouvriers catholiques u'ont-ils pas voté avec nous aux élections de 1902 et l'enjeu de la lutte n était-il pas le maintien de notre Constitution et notamment de nos institutions électorales contre les révisionnistes l Beaucoup de nos ouvriers n'ont-ils pas une seconde et une troisième voix, qui •les porte plutôt à trouver bon le régime .plural? N'ont-ils pas les mêmes motifs que nous de se défier de l'adjonction de leurs Ijeunes fils au corps électoral et de chercher plutôt le renforcement de la partie la plus mûre et la plus saine de ce corps, ce que le .vote plural seul peut donner. La grève, soi-disant générale, a depuis les élections, singulièrement ouvert les yeux des ouvriers sur les agissements des socialistes, des meneurs socialistes qui sont les seuls partisans intéressés de la revision, de l'abaissement du vote plural et du suffrage universel pur et simple, trois côtés de la même., question. Nous disons que les ouvriers, non seulement les catholiques, mais même les autres, sont moins disposés que jamais, à sacrifier le régime électoral que nous avons à des aventures sur le sable mouvant. *** L'opinion émise par M. Verhaegen,devant la Commission, que les classes populaires même antisocialistes réclament la supppres-sion du suffrage plural ne suffit pas pour ■faire preuve et pour convaincre; elle ne repose sur aucun fondement. Nous contestons même que ce soit là l'opinion du groupe de sociétés catholiques que veut représenter 'M. Verhaegen sans aucun titre car ce groupe soi-disant démocratique n'a pas été institué pour traiter les questions politiques, ce n'était pas et cela ne pouvait pas être dans son programme, M. Verhaegen le sait parfaitement. Et de plus ces sociétés n'ont pas été consultées dan leurs membres, tout au plus certains dirigeants et agents ont-ils autour de M. Verhaegen manifesté l'opinion qu'il leur prête. M. Verhaegen dit qu'il est convaincu qu'on peut trouver un ensemble de garanties conservatrices. autres que le suffrage plural. Il se dispense de formuler ce système. Combien est plus sage et plus sûi l'avis de M. [Woeste, qui se refuse à démolir le suffrage plural avant qu'on ait trouvé un système meilleur. Ce n'est pas seulement l'opinion 'de M. Woeste, c'est l'opinion de la Droite parlementaire, c'est l'opinion défendue par presque tous les journaux catholiques. C'est sur ce terrain qu'il faut garder l'union. Démolir soi-même ce qu'attaquent les adversaires, est une politique de succès faciles mais provisoires. On ne guérit rien avec ces idées-là, on descend des pentes que l'on espère toujours remonter ensuite par de nouvelles habiletés. Nous ne pouvons croire du reste que M. Verhaegen veuille défendre lui-même le suffrage égalitaire comme une idée juste et fondée en raison. M. Hymans lui-même dans la discussion sur le suffrage universel a déclaré que pour lui l'idéal au droit de suffrage était de le proportionner à la capacité de chacun. *** Dans la même séance de la Commission des XXXI, M. Woeste a pu répondre à M. Vandervelde qui lui reprochait d'avoir été moins hostile autrefois au suffrage universel : « Je n'ai rien à retrancher à ce que je disais en 1870, mais au-dessus des considérations d'équité et de justice, il a le maintien de la société. Et quand j'ai vu grandir, se développer et s'organiser le 6oeialisme, j'ai estimé ou'il fallait non pas abattro les barrières dressées contre lui, mais les maintenir et les fortifier. » Voilà bien la vérité et la logique de la situation, vous avez fait du socialisme œuvre révolutionnaire, un instrument de destruction de la société et de nos institutions, et vous réclamez pour lui une place prépondérante dans cette société que vous voulez détruire ! Nous devons vous la refuser. C'est vous qui vous êtes transformés, ce n'est pas pou s. e La protection des sites naturels• II T^'-- Nos lecteurs ont pu remarquer, en lisant notre premier article, que l'Institut prussien, dont nous avons parlé, n'a pas seulement en vue la conservation des sites proprement dits, mais aussi la conservation et la préservation des animaux qui vivent librement sur t: - re ou des oiseaux, des airs de toute nature,des forêts en uj mot de tout ce que peut menacer le mouvement d'activité, de vie intense, le mouveme: t industriel d'exploitation générale* dont nous sommes les témoins autour de nous. Il ne peut s'agir d'arrêter, d'enrayer ce mouvement dans ce qu'il a de bon, mais de nous préserver des effets pernicieux qu'il peut produire. L'Institut de Berlin dont nous avons parlé, établi dans ce but, donne également des avis pratiques et utiles ,par exemple sur l'intérêt scientifique d'un objet naturel et sur l'urgence de sa préservation, sur un mouvement naturel ignoré ou méconnu et il joint souvent son influence conservatrice à celle d'autres organismes du pays ou de l'étranger. Des conférences sont données, des questions sont soulevées. Pour ne parler que des forêts naturelles, leur exploitation intensive qui se répand aujourd'hui ne restreint elle pas d'une façon inquiétante leur étendue pour ne laisser à leur place que des « bois plantés » ou des < cultures d'arbres » supprimant tout d'un coup la futaie naturelle, condamnant tous les arbustes des sous-bois, toutes les herbes et aussi to s les animaux dont la vie est liée à celle des plantes. Nombreuses sont les espèces rares et intéressantes qui ont disparu. Si l'on ne prend pas des mesures de protection nos descendants ne pourront plus se faire l'idéal de ces forêts primitives, association merveilleuse de végétaux caractéristiques, théâtre de nos légendes et de notre histoire. »** Les moyens proposés par le professeur Conwentz sont de plusieurs ordres. Nous ne les^ détaillerons pas. Constatons cependant qu'en 1907 il obtint un décret permettant au gouvernement de créer dans les .forêts de l'Etat des réserves naturelles étendues, et de les faire aménager tout autrement que les parties soumises à l'exploitation régulière et ce de façon à laisser à toute la végétation son caractère spontané. Le décret stipule aussi que les animaux qui ne sont pas nuisibles, et même ceux dont la nocivité est amoindrie par la circonstance de leur rareté, doivent être protégés contre la destruction; dans cette catégorie rentrent le hérisson, le pic, le grand-duc, la cigogne, la grue, etc. Les rocher» remarquables (dont chaque district forestier dressera l'inventaire) sont à garder intacts. Avant de publier une carte forestière, l'administration compétente doit s'entendre avec l'Institut central, afin d'y faire figurer les sites, pour autant toutefois qu'il soit opportun de les signaler au public. A la suit du décret de 1907, on a créé en Prusse de nombreuses réserves naturelles, grandes et petites. Dans la Marcha de Brandebourg une étendue de 167 hectares, est protégée totalement depuis six ans : la chasse et la pêche y sont supprimées, plus aucun arbre ni arbuste n'est coupé et le bois mort est laissé en place. L'Institut royal de Berlin a fait procéder-à l'étude méthodique de la réserve. Plusieurs géologues, botanistes et zoologistes s'y sont appliqués pendant un espace de deux à trois ans : un gros volume, avec plans et figures, expose d'une façon complété l'état actuel de la réserve. Dans quelques années on refera en détail l'examen du même territoire afin de constater les changements amenés par la nature, rendue à elle-même, dans cette forêt à laquelle plus personne ne touche. On voit le haut intérêt et l'utilité de pareilles études au point de vue des études biologiques : lutte pour l'existence, persistance, maintien et répartition des espèces, dissémination des graines par les divers agents naturels, influence du climat, etc., etc. Dans le district de SacUowo (Prusse orientale), on a réservé une forêt de hêtres ^,e.17 hectares, précisément à la limite de l'aire géographique de c3tte espèce que l'on suppose avoir formé le fond de nos anciennes forêts charbonnière et ardennaise. Près de Magdebourg : une réserve de tilleuls de 13 hectares 4. Dans le Reinhardswald : une forêt de 71 hectares, peuplée surtout de hêtres et de chênes, dans le but principal de conserver de beaux sujets d'étude aux peintres. Près de Neulinum, non loin de la Vis-tule, l'administration forestière a acheté un petit terrain marécageux où vit le bouleau nain, espèce ou variété peu commune en Allemagne. L'étude de la faune de ci petit terrain fut commencée il y a une di zaine d'années; son étude géologique et bo tanique est terminée et l'on publiera pro chainement 6a monographie scientifiqw complète. Près de Kœnigsberg, on a réservi le marécage de Zehlau avec les bois envi ronnants, sur une étendue de 2360 hectares i-c; prince Guillaume de Hoheiizollern a cré< lui-même dans son domaine de Boehmer wald une réserve de 214 hect&res, dans ui pays idéalement beau, entre les altitude de 1008 et 1343 mètres. L'Institut royal di Berlin s'est chargé également de l'étudi scientifique de cette réserve et, depuis deu: ans, un géologue, deux botanistes, un zoo logiste et un photographe y sont occupés L'Etat prussien a aussi acheté une île, dan; un lac qui lui appartient, afin d'y réserve un refuge naturel pour la conservation de oiseaux. D'autre part la chaîne des colline d'Ith en Hanovre et les rochers de gréa d< Nesselgrund, en Silésie, sont défendus con tre l'ouverture de carrières. Dans un troisième article nous examine rons la question au point de vue plus pkr ticulier de notre pays. Fayoz pas peur! N'ayez pas peur d'être bons. C'est là un crainte très répandue et qui donne leur au dace aux mauvais. Ne criez pas votre bont mais ne la cachez pas, à cause de l'excm pie. N'ayez pas peur du danger, toutes le fois que le devoir commanfle. Allez-y vivement, joyeusement, comme la fête. N'ayez pas peur des échecs. Le premie esit nécessaire, car il exerce la volonté. L second peut être utile. Si vous vous relev-e du troisième, vous êtes un homme, you êtes comme le raisin qui n'est jamais < bon que s7il mûrit sur les cailloux. N'ayez pas peur de la médiocrité de foi tune. Soyez persuadés que la paix, la fiei té, la générosité, l'honneur, la joie ausï ont été souvent pauvres, chez nous. Il y des races qui cherchent l'argent passionm ment. Il y en a qui en usent et qui croient mieux... N'ayez pas peur du victorieux, comme i la victoire était une raison. Ne restez pa dans l'esprit de la défaite.Les vaincus s'a< cusent trop eux-mêmes, ils perdent la mo: tié de leurs forces à copier leur ennem: , N'ayez pas peur parce que vous vous êt-e trompés de bonne roi, mais relevez-vous d l'erreur. Les saints comme tous les chef* d'œuvre, se font lentement. N'ayez pas peur de la mode; ne jugez pa d'une cause, d'une idée, d'une vérité pa le nombre de ses partisans. Voyez le ■chiens. Ils ne considèrent pas la pauvret de leur maître, ni son isolement. Ils l'a: ment. C'est un exemple. Vous aimerez Ne tre-Seigneur dans l'abandon où les ho ir-xe le laissent. N'ayez pas peur de l'obscurité, de la dii fiicujlté de votre métier, car l'homme n vaut non pas par l'importance et le reter tissement de ses actes, mais par la volont qui l'anime. Un brin de paille ramassé ave amour par une fermière pour le nid de se poules, méritera plus de récompense qu dix actions d'éclat faites orgueil!eusemenl C^uand l'homme a cassé des mottes, semé d 1 herbe, raboté des planches, conduit u tramway, graissé des roues de wagon, cc pié des lettres, aligné des chiffres, que qu'il ait fait, s'il l'a fait honnêtement-., s' n'a point causé de tort à son voisin, ni blas phémé, ni méconnu la Bonté par qui ton subsiste.^ Dieu lui donne son paradis. Pou ceux qui savent voir, tous les métiers lu: sent également de ce reflet d'en haut. N'ayez pas peur de la mort, parce qu'ell n'est qu'un passage, le défilé coudé obs cur, qui s'ouvre sur la Plaine de Lumière René Bazin, de l'Académie française Nouvelles de Borne. Le Saint-Père a reçu les pèlerins bavaroi et rhénans. Avant la réception, Pie X a donné, dan les appartements pontificaux, audience a baron Ritter von Gruenstein, ministre pie nipoteniiaire de la cour de Bavière, accom pagné du président de l'Œuvre séraphique Cette Œuvre a son siège central à Ail Oetting, en Bavière, célèbre sanctuaire d la Sainte Vierge, où l'on dépose les cœur des princes de la Maison de Wit-telsbacfc Bavière. L'Œuvre séraphique, fondée pa le P. Capucin Cyprien, est répandue au jourd'hui dans toute la Bavière,, dans le pa,ys souabes, rhénans et moenans, en Au triche, aux Etats-Unis, ♦ : Eevme de la Presse ' Echo des simples d'esprit. — Le moniteur socialiste insère en première page avec ; comme titre flamboyant: Un congrès natio-1 nal des socialistes chrétiens... belges! un j ordre du jour voté par six simples d'esprit, j Le « Peuple j> insère ce texte en gros ca-5 ractères : « L'heure est venue de travailler î activement au triomphe du S. U. pur et : simple... » Voici la finale du morceau: « Quoi qu'en disent les bourgeois, nous ' n'aliénons pas ainsi, comme le soldât qui - obéit aveuglément, notre liberté de pensée 5 et d'examen, mais' nous accomplissons un ' devoir de conscience, persuadés que, s'il vi-5 vait en Belgique aujourd'hui, Jésus nous entraînerait après lui à la Maison du Peuple, dans le parti de la justice en vue de l'amouir... » ( 1 ! ! ! !) Attendons-nous à voir un de ces jours, dans les colonnes du « Peuple » un ordre du jour en faveur du S. U. émanant des malheureux hospitalisés dans les différents asiles d'aliénés de Belgique. (jendarmophilc. — Le citoyen Berloz, le g fougueux député socialiste, a posé au ministre de la Guerre la question suivante : é « L'Association des commerçants de Mor-_ lanwe'z, d'accord avec l'administration communale, organise une cavalcade, char-s que année, le jour du « Feureu ». Pour cette cavalcade, le concours de gendarmes ^ à cheval était accordé. Cette année, on n'a plus eu le concours r que de gendarmes à pied, ce qui a nui beau-e coup à l'organisation du cortège. z M. le ministre est-il disposé à donner sa-s tisfaction à l'Association des commerçants ij susdite en accordant comme auparavant pour la cavalcade de Morlanwelz, et comme .. il le fait pour La Louvière, le concours de gendarmes à cheval ? » ri Le ministre a répondu : a « Les autorités de la gendarmerie res-7 ponsables sont juges de décider si l'exécution des réquisitions de l'autorité en vue . du maintien de l'ordre nécessitent l'emploi de gendarmes à cheval ». Un confrère écrit : Mon Dieu ! qu'il aime donc les gendar-. mes, ce socialiste ! s Et que les citoyens sont donc difficiles à e contenter ! Quand ils voient passer un gendarme, ils lui crient : « Assassin ! » En toute occasion, s interpellation, budget, voire débat scolai-r re, ils dénoncent la gendarmerie comme s l'institution la plus répugnante du monde, é A les en croire, la présence d'un « Bonnot à - poils t> dans une réunion publique est une >- provocation. s ^ Et quand on ne leur envoie pas de gendarmes pour rehausser l'éclat de leurs fêtes, ou même quand on ne leur envoie e « que » des gendarmes à pied,ils réclament ; et poursuivent le ministre de leurs ques-é tiens. c fl faudrait pourtant savoir ce qu'il leur s faut, ne fût-ce que pour tirer nos « Bonnots c à poils » de la perplexité où les a plongés la . question du citoyen Berloz s. i Une nouvelle série de brevets.— L' « Ave- - nir du Borinage » avait trouvé dans une ii de ces fcuples qu'élaborent les agents de la 1 Maçonnerie internationale, le récit poivré - et croustillant d'un viol suivi d'assassinat e attribué au curé de Cofelu, en Sicile. L'af-r faire se compliquait d'une inquisition pré- - paratoire au crime et dont les auteurs de l'infâme roman plaçaient le théâtre au e confessionnal. - L' f Avenir du Borinage » servit teut ! chaud a ses lecteurs ce plat pimenté. U se flattait bien, le lâche, que le curé de Cofelu, qui était loin, n'en saurait rien et ne ' reclamerait pas. Malheureusement pour 1' « Avenir du Borinage », le curé de Cofelu avait le bras plus long que ne l'avaient pensé ses calomniateurs et il le leur a fait sentir. H a porte l'affaire devant le tribunal civil de Mons. Celui-ci a déclaré l'aecusation s inventée de toutes pièces,condamné 1' «Avenir du Borinage » à des dommages-intérêts s et une insertion du jugement dans ses co-,i lonnes et à deux autres insertions dans - deux journaux au choix du demandeur. Le «: Vooruit » la feuille du citoyen An-. seele avait lancé il y a quelques mois les r p.us basses calomnies à l'adresse de quel-c ques prêtres d'une commune de la banlieue s anversoise. - Aujourd'hui, sous le titre « réparation ju-r diciaire » le « Vooruit » est contraint d'in-. sérer un jugement le condamnant du chef s de calomnie par le tribunal correctionnel - d'Anvers à 400 fr. d'amende et aux frais du procès. « La mauvaise foi du défendeur et son intention de nuire sont manifestes » dit notamment le jugement. Eu termes presque identiques, la Cour d'appel de Bruxelles, jugeant le 18 décembre 1912, le « Peuple », coupable d'avoir calomnié un religieux d'Helmet disait que les procédés de ce journal démontraient une intention méchante et un haineux dessein de nuire ». Pas un jour ne se passe qu'en quelque endroit du pays une feuille de ce «loyal parti»; ne soit l'objet d'une flétrissure analogue. ! Le procédé révolutionnaire. — Le < Pe- ; tit Bleu » ne permet même pas qu'on doute! de l'attitude de certains libéraux à l'égard du Pur et Simple. Us doivent en être partisans, et le seront malgré eux. A propos i du meeting de Seraing le « Petit Bleu » écrit : « Les dirigeants socialistes,pour excuser les excès de leurs électeurs, accusent M. Paul Van Hoegaerden de tiédeur vis-à-vis du suffrage universel pur et simple. Il ne nous paraît oas douteux que je premier candidat de la liste d'alliance libérale marque son accord complet avec l'unanimité des gauches^ libérales parlementaires en matière révisionniste. » U est bien entendu que le « Petit Bleu » ne compte nullement sur le scrutin du 24 mai pour avancer les affaires du S. U. « Peu importe le scrutin du 24 mai au point de vue de la marche vers le Suffrage Universel ! Tous ceux qui sont décidés à conquérir la grande réforme démocratique ne reconnaissent plus aucun crédit au suffrage plural qui s'aonrête péniblement à fonctionner encore une fois. Ce sera bientôt la dernière. La Belgique honnête et laborieuse le veut et l'exigera s'il le faut. » Eu d'autres termes,ce n'est point d'après les règles constitutionnelles que le S. U. doit être introduit dans notre droit public, mais d'après le procédé révolutionnaire pur, parce que la Belgique honnête et Laborieuse — lisez : la Belgique socialiste — l'exige. Petite Chronique A 1*.il nia Mater. — Nous sommes heureux d[apprendre que l'amélioration constatée hier dans l'état du professeur André Du-mont persiste et s'accentue. Nous espérons pouvoir bientôt annoncer la pleine convalescence du sympathique malade. La répression de l'indiscipline aux chemins de fer, — Le ministre des chemins de fer vient de prendre une importante décision au sujet de la réprèssion de l'indiscipline.Lo refus de service désormais pourra être puni de la révocation. Tou tautre acte d'indiscipline, tel que propos injurieux ou attitude grossière envers un supérieur, etc., sera réprimée de la manière suivante : la première fois, par la dégradation temporaire, avec renvoi en cas de récidive. Les faits de nature grave sont passibles de la dégradation définitive, avec menace de renvoi en cas de récidive voire même de renvoi immédiat; la seconde récidive amènera la révocation. Le transport des hommes de la nouvelle levée. — Un accord est intervenu entre le département de la guerre et celui des chemins de fer en vue de transporter en débit, par chemin de fer, pour compte de l'armée, les hommes de la nouvelle levée. Le transport des hommes de la nouvelle levée, qu'ils soient appelés à comparaître devant le conseil d'aptitude ou devant le conseil de revision, qu'ils soient dirigés sur un hôpital militaire pour y être tenus en observation ou vers un chef-lieu de province pour y être incorporés ou qu'ils soient convoqués pour recevoir lecture des lois militaires, s'effectuera sur présentation d'un réquisitoire dont le modèle est arrêté par les deux départements en cause. o- A l'armée. — Cours de sylviculture. — Les miliciens de 1914 désirant être admis au cours de sylviculture qui se donnent à 1 école des pupilles, à Bouillon, devront remettre au commandant de la province, au moment de l'incorporation, une demande écrite d'admission; un certificat de moralité, !e casier judiciaire. Les candidats auront a subir un examen et devront proroger de deux ans, leur service actif dans l'armée. Les épreuves d'admission auront lieu le 14. Cette année, vingt élèves, au maximum, seront autorisés à suivre les cours. LA VILLE Le Grand Prix de Bruxelles. — La joi née du Grand Prix de Bruxelles qu'lion reront de leur présence LL. MM. 1e Roi la Reine s'annonce particulièrement br lante.Les engagements nombreux nous pr mettent un sport de premier ordre; la re contre de nos chevaux, avec de très bo performers français se-ra particulièreme intéressante. Et nul doute que si messi Phébus daigne sourire à cette belle mar festation sportive le coquet hippodrome i Boitsfort ne soit trop petit pour conten tous ceux qui voudront assister dimancl 10 mai à cette belle réunion. La première coinmunion du Comte < Flandre aura lieu, — comme nous l'avo annoncé, — le jeudi 14 mai. en la chapel du château de Laeken. L'auguste cérémonie sera présidée par E. le cardinal de Malines, assisté de M, Pieraerts, aumônier do la Cour, et M; Crooy, professeur de religion des prince elle se déroulera dans l'intimité, en la pr sence des seules maisons civile et militai du Palais. Après avoir donné la communion au pri ce Charles-Théodore, Mgr Mercier admini trera au duc de Brabaut le sacrement < Confirmation. ♦ La mission chinoise venant de Paris, ari vera à Bruxelles, à la gare du Midi, sam di prochain à 16 h. 38. Elle a pour but < remettre au Roi le Grand Cordon de l'« 0 dre du Grand Mérite » — et non de l'E d'Or, comme on l'a dit par erreur — ord chinois le plus élevé et réservé uniqueme aux souverains et aux chefs d'Etat. La mission se compose de S. Exc. J. ] Lou-Tseng-Tsiang,ambassadeur spécial, a cien président du Conseil et ancien mini tre des Affaires Etrangères, de M. Shia-1 Ding,ancien conseiller au ministère des A faires Etrangères et de M. Li Chê-Tchon actuellement secrétaire de la légation t Chine à Bruxelles. Lo Concours hippique international i Bruxelles commence le 12 mai et se termii le 4 juin. Au Hall du Cinquantenaire, piste a été transformée en une immense co beille de fleurs entourant les obstacles l plus différents. Des^ officiers et des gentlemen françai anglais, allemands, hollandais, suédois e voient leurs meilleurs sauteurs. La partit pation belge est très importante. Le 12 m à 2 1/2 heures a lieu te Grand Prix et Prix du Roi. Le 15 mai se disputera championnat de hauteur qui réunit la pa ticipation des meilleurs champions c monde. Le Roi et la Reine de Danemark, le R et la Reine des Belges, et la Cour de Be gique assisteront au grand gala à 2 1/2 h. la journée du 20 mai (Prix des Nations). Le championnat international du chev d'armes aura lieu les 25 et 29 mai au Ha du Cinquantenaire et le 27 mai au champ ( courses de Boitsfort se disputeront 1 épreuves de Steeple-Chase. Le Concou hippique se clôturera le 4 juin par une fê patriotique. A 2 1/2 h. aura lieu l'arrivi (Hall du Cinquantenaire) des reconnaissa ces d'officiers,qui consistent en une épreu^ de fond, 300 km. en 81 heures.. Une reconnaissance comprend un ofJ cier, un sous-officier, un brigadier et tro hommes. On espère la piarticipation de groupes. U y aura un parcours d'obstael pour les équipes, puis grand défilé avec musique du 1er guides à cheval en tête, remise solennelle des récompenses. Les promotions au généralat. — Des jou naux reprochent à M. le ministre de guerre d'avoir promu au généralat sept c lonels qui n'ont pas été astreints, cornu les autres, à subir l'examen d'aptitude. Le rapport de M. de Broqueville au R dont nous avons publié le texte répond pi avance aux insinuations malveillantes ( ces feuilles. Ajoutons que parmi les sept colone nommés généraux sans examen, six appa tiennent à l'opinion libérale. Un seul e catholique. Si M. de Broqueville s'est montré parti c'est donc au profit de l'opposition. Autre remarque. Treize places de gén raux étaient vacantes. Quatorze candida ont été nommés, M. de Broqueville ayai proposé au Roi de créer une quatorzièn place au profit du commandant de l'éco militaire. Or le commandant de cet ét; blissement est le colonel Ouvelier dont U accointances avec le parti libéral sont bie connues. x'u.uiJ-UjrjivjLN u\J y IVIA.L . 33 Dans la Tourmente par jVJCai-gaiei-ifce liegixaud Lat: :ats de l'Académie Française. d A 10 heures, on entendit un grand bruit dans la rue. Mme Amache et Théo tressaillirent. François courut ouvrir U porte. C'était Robert qui ramenait un docteur de Pontarlier; il avait tant pressé les chevaux que, en arrêtant trop ' rar uement le traî-Qeau,'l'un d'eux s'étai'; abattu. -e nouveau venu, le docteur Larisier,était un long personnage, au visage sévère, à l'air solennel et triste; il montait lentement l'escalier en faisant crier ses b ttes. Quand il entra dans ia jolie chambre coquette, où flottait une douce chaleur, il sembla qu'il apportait avec lui un souffle de froid et de malheur Le docteur Carrez arriva bientôt; il y eut une longue consultation. Théo se tenait sur le seuil de la porte, n'osant avancer, regardant ces deux homme i peser la vie d'Hélène, l'ausculter, la soulever, parler gravement à voLi basse. A la fin, elle n'y tint plu* et, bouleversée, elle descendit l'escalier et gagna la salle à manger.Elle y trouva Robert, qui se promenait nerveusement de long en large. Il y faisait froid; une bougie éclairait à peine, et les Persiennes mal fermées, battaient contre la mur aille. ,~7 est-ce que tu crois qu'e'.le va mou-«r demanda Theo.Ce serait trop affreux l... rourquoi sommes-nous si maheureux? Ah ! oui, malheureux !... tu peux le dire. Mais le pire est pour moi, qui l'ai laissée si imprudemment s aventurer.u est ma faute... ma faute!... Et il se frappait le front ^ un grand geste désespéré. — Mais non, ce n'est pas ta faute, tu ne pouvais pas savoir. — Je n'aurais jamais dû la lâcher. — Qui sait! Tu n'aurais peut-être pas pu la retenir davantage, et elle aurait pu t'en-traîner. C'est assez déjà de trembler pour elle ; s'il fallait trembler pour toi! A travers ses larmes, elle le regarda longuement, sentant tout à coup, au milieu du bouleversement -de tout son cfcre, la joie qu'elle éprouvait de ce qu'il fût sain et sauf. On entendit du bruit dans le vestibule; Mme Amache reconduisait les docteurs. Quand la porte fut refermée sur eu:-; Robert et Théo s'élancèrent. — Eh bien ? — Comme je le craignais, ils ne peuvent encore se prononcer; tout est à craindre : bronchite, pleurésie,congestion pulmonaire; mais rien n'est déclaré ; elle a seulement beaucoup de fièvre et l'un des poumons so prend. Tout à l'heure, elle délirait. — Mais elle ne va pas 4 mourir, n'est-ce pas 1 interrogea Théo, qui revenait à son idée fixe. ~ Il faut bien espérer que non : nous la soignerons si bien I Demain, à la première heure, on passera une dépêche à son père... Pauvre Jeanl Mme Amache, quoique émue, conservait tout son calme- — Comment, Robert, s'écria-t-elle tout à coup, tu n'as pas changé de vêtements depuis l'accident? Regarde un peu, tu as le bras droit mouillé jusqu'à l'épaule et l'étoffe est toute gelée; tu vas attraper du mal, toi aussi : Rentre vite, mon petit, et couche- ; toi dans un lit bien chaud. Tu es vert, ton visage est décomposé... Oh! ces enfants t... Va-t-en vite... — Mais vais-je donc vou3 laisser seules? — Certainement; que pourrais-tu faire d'ailleurs? Il ne faut pas gaspiller inutile ment ses forces. Mme Amache remonta près d'Héiône. — Oui, va-t-en, dit Théo à son tour; te mains sont glacées, et bois quelque chose d chaud avant de te coucher ; soigne-toi, j t'en supplie; il me semble rue la vio est ac crochée à un tout petit fil que le bon Die tient dans sa main, et qu'il remonte si aisd ment! J'ai peur pour tous ceux que j'aime Robert se leva subitement et, joignant le mains dans r.n geste de détresse. — Oh ! que dis-tu?... Tu ne peux pas sa voi-, tu ne peux pas comprendre, tu ne peu pas te figurer ce que je souffre ! Le couven c'était déjà beaucoup! mais la perdre! 1 perdre ! U étouffa un sanglot, gagna b vestibul sans un adieu à la petits, ouvrit la port et s'enfonça dans la nuit pleine de vent. Il ne vit pas Théo oui restait appuyé contre le mur de la chambre, avec le regar fixe, étrange, illuminé... ° Tu ne peux pas savoir, tu ne peux pa comprendre!... » Quoi donc? Pourquoi prétendit il souffri plus qu'elle? Elle cherchait. Et comme tant d'émotions avaient rend son esprit extrêmement lucide, comme pou la première fois elle regardait la vie en facc elb crut comprendre. Hélène ne lui avait pas tout dit. Et ses yeux restaient agrandis dans leu fixité, comme s'ils venaient de s'ouvri tout à coup sur les réalités d3 l'existence. X Neuf heures venaient de sonner au clo cher. Dans la nuit, on entendit un coup d< sifflet £f- or briller les deux gros veu: de la locomotive. Le petit tramway arrivait ea gare. C'était le même qui, six mois au-, parafant, avait amené Hélène. Un seul - voyageur en descendit : un homme mince et déjà grisonnant, serré dans un pardessus au col relevé. s Robert vint à lui : s — Monsieur Rinelli, 6ans doute? 3 — En effet, et vous, M. Robert Gassin ? - Comment va-t-elle ? x — La- congestion pulmonaire est déclarée, -. sans complications jusqu'à présent. ! — Mon Dieu, gémit M. Rinelli, et sa mère s qui est morte de la poitrine I Ils se turent. Us s'en allaient tous deux, - côte à côte, par les rues désertes que ba-ç layait un vent glacé. Quand, à la clarté blô-t me de la lune, M. Rinelli aperçut la vieille % maison natale profilant sa lourde silhouette noire coiffée de neige, quand il vit la lumiè-3 re filtrer à travers les volets clos et qu'il re-d connut le grincement de la grille, alors seulement il éprouva un sentiment de réconfort e qui lui rendit courage. d Le voyage avait été si lugubre à travers les plaines de neige, les villes-brumeuses et s les gares froides, parmi le cahotement et le tumulte des express et des rapides ! r Dans le vestibule, sa sœur l'attendait, les bras ouverts. Oh ! la joie de se revoir, de se .i retrouver, vieillis sans doute, mais toujours r aussi unis malgré les années. Pourquoi fal-, lait-il cette angoisse? — Elle est plus calme, ce soir, dit Mme Amache ; "viens la voir tô\j. de suite-r Sur la porte, il eut une hésitation. Com-r ment allait-il la retrouver celle qu'il n'avait pas su garder auprès de lui,à la place qu'elle devait occuper et que Dieu allait peut être lui reprendre ? Il se rassura un peu en la voyant tran- - quille. Comme elle paraissait dorn?:/, il s'a-3 vança suf la pointe du pied et il restait là, z nrès du lit. scrutant avec inaniétude ce dé licat visage sur lequel la souffrance avait marqué les traces profondes. Elle ouvrit les yeux, le reconnut sans surprise comme sans joie apparente. — Tu vois, ma chère petite, j'ai pu prendre quelques jours de con^é; je viens les passer près de tbi; de loin, on s'^. to irmente trop. — Ah' tant mieux reste près de moi, fit-ellj très bas, la voix oppressée. Puis elle s'assoupit à nouveau. Nanne entra,apportant une bouillotte.Elle fit semblant de ne pas voir M. Rinelli ; mais . il vint à elle, la main tendue : — Ma pauvre Nanne! Elle retira sa main, le regardant sans mot dire avec cette expression de rancune qu'elle avait à Lyon. — Oh! Nanne, dans un paroil moment... est ce que tout ne doit pas être oublié? — Ah! certes non; tout cela c'est votre faute. Si vous ne l'aviez pas amenée «l'autre », est-ce que la petite serait là? Vous devez avoir > des remords ! — Tais-toi, je t'en prie, et soigne-la bien. La recommandation était superflue. Nanne était étonnante : plus de radotages et d'hisoires; la nécessite de soigner Hélène lui avait rendu ses forces et son activité. La vieille Nanne se souvenait tout à coup d'en avoir tant bercé, consolé, dorloté, que nul ne savait mieux qu'elle relever un oreiller, donner une potion et endormir la souffrance.M. Rinelli aurait voulu lui aider, veiller lui-même sa fille; mais l'hostilité de Nanue le repoussait. Quand il était là, elle élevait la voix à tout propos, se fâchait, s'irritait; et, pour la tranquillité de la malade, il s'en allait le cœur lourd. U descendait, errait tristement dans la grande maison silencieuse et froide, où il se sentait isolé, dépaysé,perdu, et, finalement, il allait s'asseoir solitairement dans la salle h manffer. Mme Ama che, si peu résistante, se# reposait tout le jour et Théo restait invisible, fantasque et changeante comme toujours; elle se cachait, fuyant tout le monde, entrant à peine dans 1 - chambre d'Hélène. — C'est le chagrin, disait sa mère. Mais le visage contracté et sombre de la jeune fille paraissait plus révolté que douloureux.Pourtant, le mal empirait; le3 complications redoutées survenaient toutes, les unes après les autres ; l'état se faisait très grave. Chaque jour, le traîneau du docteur Lavi-sier s'arrêtait devant la grille. Le praticien entrait i'air soucieux, hochant la ti'le quand on lui demandait s'il y avait du mieux Un jour, il y eut une grande consultation. On fit venir le docteur Breton, une célébrité de Neuchâtel. Théo, qui guettait derrière une porte, inquiète depuis le matin des larmes qu'elle voyait sur tous les visages, du prêtre qui était venu confesser Hélène, Théo, quand elle les aperçut, montant tous les trois l'escalier — Breton, Lavisier et Carrez — eut un subit battement de cœur. Elle chercha son oncle et ne le trouva pas; le salon était placé sous la chambre d'Hélène ; tremblante, elle y entra et prêta l'oreille; mais elle n'entendait qu'un murmure confus de voix. Tout à coup, la porte s'ouvrit pour laisser passer bs docteurs; on les introduisait là pour qu'ils s'y concertassent. Théo n'eut que le temps de se cacher derrière le paravent pour ne pas être aperçue, et, là, immobile, haletante elle écouta. Les médecins discutaient, et comme ils employaient des termes de science inconnus de Théo, elle ne comprenait pas. Ils so levèrent. —. Alors, plus d'espoir? fit M. Carrez. — Eh!... eh!... répondit Lavisier, constitué tion trop délicate; je ne pense pas qu'elle nuisso sunnorter la maladie.

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This item is a publication of the title Le courrier de Bruxelles belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1861 to 1914.

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