Le courrier de l'armée

1800 0
close

Why do you want to report this item?

Remarks

Send
s.n. 1918, 18 May. Le courrier de l'armée. Seen on 25 September 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4f1mg7gb9d/
Show text

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

paraissant le Mardi et le Samedi i i - i ■ - ... - - -r- .. _-....... ... ... ... .-. . Ce journal est. destiné AUX SOLDATS BELGES ; chaque compagnie, escadron on batterie reçoit dix ou quinze exemplaires français et flamands. Le Mystère rots main et la Défection russe 111 Au moment où la malheureuse Roumanie, abominablement trahie par la Russie maximaiiste, s'est vue contrainte fie signer ia paix, le nouveau livre de M. Ch. Stiénon est de poignante actualité. Le traité de Bucarest place notre alliée infortunée en état de servage vis-à-vis des Empires centraux qui. donnant libre cours à leur frénésie de domination, ont fait, une fois de plus, apparaître nettement le sort qui serait réservé aux peuples libres s'ils ne continuaient pas la lutte sans défaillance. Si douloureuse que soit pour elle sa capitulation forcée, ia Roumanie sait, . heureusement, que sa fidélité et son héroïsme trouveront un jour, pourtant, leur récompense. Ce n'est point le traité de Bucarest qui a réglé son sort. C'esX la victoire des Alliés qui. seule, l'établira définitivement, ainsi que le veulent la justice et le droit. On se souvient de J'enthousiasme avec lequel les Alliés accueillirent l'entrée en guerre, à leurs côtés, de la Roumanie, le 27 août 1916. Il semblait que cette force neuve, mettant dès le premier jour en ligne plus de 500,000 hommes, apportait avec elle une assurance absolue de victoire prochaine. Partout, en effet, les Allié* affirmaient en ce moment leur supériorité. En Russie. Broussilof venait à peine d'arrêter la progression de ses armées victorieuses qui avaient tout bousculé devant elles. Sur le front d'Occident, après l'anéantissement du gigantesque effort allemand contre Verdun, la bataille de la Somme infligeait à l'ennemi un re-,vers retentissant. En Italie, l'armée du duc d'Aoste avait commencé sur l'Isonzo la vigoureuse offensive qui devait lui donner Gorizia. ? Quelles circonstances plus favorables eût-on pu souhaiter pour le déclenchement de l'intervention roumaine, sur un théâtre où une action bien comprise semblait devoir aboutir à des résultats décisifs, par la mise hors de cause des Bulgares et même des Austro-IIongrois ? Or. loin que de tels résultats aient été atteints, .■la situation, au contraire, subit un revirement -complet. La Roumanie, dont la victoire paraissait certaine, ne tarda pas à être envahie, à perdre le bénéfice de ses premiers succès, à chanceler sous les efforts convergents de ses ennemis. On la vit perdre la presque totalité de son territoire, n'échappant au désastre irrémédiable qu'à force d'héroïsme obstiné. Une sorte de mystère a longtemps plané sur ces 'événements désolants et tragiques. Ainsi se justifie le titre donné par M. Stiénon à sa vivante étude, documentée et substantielle. L'auteur a voulu, par l'examen attentif des faits militaires et diplomatiques. éclaircir ce mystère pour établir que la Roumanie fut, dès l'origine, victime d'une véritable trahison de la part de la Russie. Cette trahison n'a fait que s'accentuer jusqu'au jour où le gouvernement maximaiiste. issu de l'anarchie, la consomma totalement. En se livrant pieds et poings liés à l'Allemagne, il n'a laissé à notre malheureuse alliée d'autre alternative que de conclure une paix signée le couteau sur la gorge. Il faut lire l'ouvrage de M. Stiénon, pour bien comprendre la succession des événements de la fatale campagne roumaine et découvrir au vif la véritable cause de la débâcle. Certes, comme l'auteur a soin de le faire remarquer, la Roumanie n'avait pas su mettre à profit sés deux années de neutralité pour adapter son armée aux nécessités de la guerre moderne. Elle disposait de soldats merveilleux. Mais son .matériel dé guerre était médiocre : pas d'artillerie lourde, pas d'aviation organisée, services techniques insuffisants. D'autre part, ses plans d'opérations contenaient en germe de graves dangers. On sait qu'au lieu de mener avec l'armée de Salonique une action combinée, soudaine et sans doute décisive contre les Bulgares ainsi pris entre deux feux, l'état-major roumain se lança, avec des moyens trop faibles eu égard au but poursuivi, dans une offensive en Transylvanie, destinée à libérer des territoires revendiqués par les aspirations nationales. Du fait (1) Cji volume in-16 avec 9 carte9. Prix : 4 fr. 50. — Plon-iSoumt et G", 8, rue ûarancière, Paris (6'J. même, la frontière Sud, couverte par le Danube, ne put être gardée que par des effectifs dérisoires.Mais le péril eût été beaucoup moindre, il eût même disparu, si la Russie avait envoyé en Do-broudja les renforts promis. Elle n'en fit rien. Et dès l'abord, ainsi, sa duplicité se dessine et son œuvre néfaste commence. Elle devait fournir 200.000 hommes. A peine envoie-t-elieau début le dixième de cet effectif. Elle ne consent que de mauvais gré a l'accroître et achemine ces renforts vers leur destination, avec une lenteur criminelle.Or précisément, par un hasard au moins singulier. Mackensen se trouve en ce moment à Sofia, accompagné de quelques unités allemandes. Il prend en mains le commandement des divisions bulgares et. connaissant le défaut de la cuirasse*, roumaine, fonce sans perdre un instant vers le Danube, enlève Turtukaï et Silistrie, avance en Dobroudja. Huit jours après son entrée en guerre, la Roumanie voit donc surgir un péril redoutable. Le?. Russes pouvaient et devaient le conjurer. La mollesse de leur intervention oblige nos alliés à retirer des divisions du front transylvain pour se couvrir au Sud contre la menace de Mackensen. C'est tout leur plan d'opérations primitif qui se trouve compromis. L'état-major roumain n'en poursuit pas moins l'exécution, faisant confiance encore au secours russe toujours annoncé. Alors, tandis que sur le front de Galicie et de Bukovine. au lieu de soutenir l'offensive roumaine, on demeure à peu près inactif, un nouvel orage se prépare. Hindenburg, impuissant à remporter ailleurs un succès, a compris la possibilité de frapper un coup retentissant en Roumanie. Il La Reine Elisabeth à Rouen La Reine Elisabeth a visité, mardi dernier, à 5 heures de l'après-midi, l'hôpital belge de Bonsecours, à Rouen. Reçue par les autorites militaires, en tête desquelles le lieutenant-général chevalier de Selliers de Moranville, elle a distribué des décorations de l'Ordre d'Elisabeth aux infirmières qui, depuis le début de la campagne, prodiguent sans compter leurs soins aux blessés belges. Elie a visité également, à l'hôtel d'Angleterre» le général Léman, qui vient de recevoir le grand-cox-don de l'Ordre de Léopold. — .■! !JH! I l ' . ' » I II !■ I. H LM»,.. Jll.M Hommage ilâiien à ia Belgique La mission des professeurs des Universités italiennes, de passage au Havre, pour se rendre en Angleterre à une conférence sur les relations intellectuelles des Alliés, a envoyé au chef du cabinet belge l'adresse suivante : « Excellence, « Les professeurs des Universités italiennes, qui se rendent en Angleterre pour établir une plus étroite coopération intellectuelle entre les nations alliees, sûrs d'interpréter l'âme de toute l'Italie, ont l'honneur de vous exprimer leurs sentiments de profonde admiration et de sympathie pour l'héroïque nation belge, avec les meilleurs vœux pour le triomphe de la cause commune de liberté et de justice. « Prof. Leonardo Bianchi ; Prof. Evedaro Sen ; Prof. Volteruo ; Prof. Arco.mieli ; Prof. Columba ; Prof. Giocoso ; Prof. Galante ; Prof. Lori : Prof. Nosini. » Un Hommaga espagnol au Cardinal Mercier Une dépêche de Madrid, datée du 15 mai. annonce que le cardinal Mercier vient d'être élu membre d'honneur de l'Académie royale des sciences morales et politiques d'Espagne. L'héroïque prélat est Je seul membre étranger qui soit revêtu de cette dignité. A l'occasion des fêtes de la Pentecôte, le n" 5y6 du Courrier de l'Armée paraîtra le jeudi 23 mai, au lieu du mardi 21 mai. expédie aux Austro Hongrois des renforts allemands. Pendant que Mackensen agira au Sud, Falkenhayn prendra la direction des opérations à l'Ouest. Ainsi, par un ensemble de mouvements • combinés, l'armée roumaine, prise comme dans un étau, sera écrasée. Bientôt commence, pouf notre infortunée alliée, l'effroyable drame. Il faut en suivre les péripéties dans l'exposé clair et méthodique de M. Stiénon, pour en saisir toute l'intensité ; pour être éclairé sur les desseins inavouables de la Russie qui laisse agoniser un peuple héroïque au lieu de le secourir. Voyez son rôle pendant la bataille qui se déroule aux frontières, comme en Dobroudja ; k l'heure épique, aussi, où se joue le sort de Bucarest. Voyez-la, ensuite, quand l'armée roumaine, épuisée, menacée d'un désastre irréparable, effectue une retraite qui est un véritable calvaire, arrêter les troupes russes sur le Sereth, se bornant à y recueillir les débris des régiments qui ont combattu en désespérés. Cependant, le flot envahisseur est venu mourir devant la nouvelle ligne de résistance organisée. L'ennemi renonce à pousser plus loin ses avantages. Alors, sous ia direction de la mission française du général Berthelot, l'armée roumaine se réorganise de fond en comble. L'œuvre est menée avec tant d'intelligence et d'énergie, qu'au printemps de 1917 une force splendide est reconstituée, et n'a plus d'autre volonté que l'offensive. Da côté russe,on s'est finalement préparé aussi pourdes actions décisives en Galicie et eu Bukovine quand, tout à coup, la révolution éclate. On n'en discerna pas d'abord tout le péril. Même on la célébra comme nne victoire qui devait infuser à la Russie.ivre de libération, un sang neuf et ardent. Hélas ! elle n'était ivre que de vodka. Et l'armée, d'où la discipline avait été bannie, apparut à tel point gangrenée. que le 1er juillet, lorsque le groupe de Galicie prend l'offensive, des divisions entières refusent de marcler, puis abandonnent leurs positions, Mais on ne désespère pas encore. Et le 22 juillet,, conformément aux plans établis, l'armée roumain» commence l'attaque des lignes allemandes. L'opération, menée avec une vigueur et une habileté admirables, produit tout de suite les fruits les plus heureux. En vainj l'ennemi tente de résister ; il est submergé, acculé à la débâcle. La victoire est si proche que tous les cœurs vibrent d'espérance et d'enthousiasme. Et voici soiv dain que se produit la catastrophe : Les IV* et VI* armées russes, qui doivent opérer de concert avec les Roumains, reçoivent du Gouvernement provisoire l'ordre d'arrêter immédiatement toutes les opérations. Pour la seconde fois, la Roumanie était trahie ! Ce qui suivit est encore présent à toutes les mémoires : la défection totale de la Russie maximaiiste signant une paix de honte et d'opprobre, avec comme conséquence l'isolement complet de la Roumanie obligée de subir, la mort dans l'âme, la loi du vainqueur ! Les véritables raisons de la défaite roumaine apparaissent désormais en toute évidence. Et M. Charles Stiénon les dégage sans peine des événements successifs qu'il a fait défiler devant nos yeux. Ils comportent aussi des leçons, mises en relief par bien d'autres faits encore, et qui ont finalement amené les Alliés à réaliser l'unité de direction dont nos adversaires bénéficièrent si largement quand ils surent saisir l'occasion propice pour acôabler la Roumanie trahie. Mais, nous l'avons dit. la victoire des Alliés effacera les détresses imméritées d'une nation qui fut héroïque et fidèle. La Belgique et la Serbie, de même, violentées par la force odieuse et brutale, attendent du triomphe prochain leur libération et la réparation des maux effroyables qu'elles ont soufferts. Elles, au moins, ont pu, dans leur malheur. garder intactes la vigueur et la fierté de combattre, l'indestructible résolution de lutter jusqu'au bout. De toute leur énergie plus virile que jamais, leurs soldats continuent de coopérer à ia victoire certaine que produira l'union intime et ' confiante de tous les efforts, désormais soumis à une seule et ferme volonté. Commandant Wiliî Breton. 18 Mai 194 8 Numéro 575

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software. 

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
This item is a publication of the title Le courrier de l'armée belonging to the category Oorlogspers, published in Anvers from 1914 to 1940.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Add to collection

Location

Subjects

Periods