Le matin

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01 September 1914
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^ardi Septembre 1914 QUATRE PAGE§ - CÏI¥Q ClkrëTIJIlËS ■ 21me Année — 244 irédaction VIEILLE BOURSE, 39 ^ WVITliB Téléphone Rédaction : «lï ^poïHiements : t rn >.'i lr. l'i OO ' 'iiis'niois .... «S KO Hf»* rois mois .... 3.KO i Un an 16-OO ,„sŒUR Sii mois _ S £îî ™ /Trois mois .... î».00 A.i«res • France, Angleterre, Allemagne et Union ®ïï. par trimestre, fr. O.OO. -, Hollande et | {nid-Duché, par trimestre, fr. V .OO. .jjlmnnement se poursuit jusqu'à refus forme). LE MATIN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AKVDRS Téléphone Administration : %61 C. de CAUWER, Directeur Annonces : Annonces la petite ligne, fr. O.JiO> Annonces financières id >1. OO' Réclames la ligne, » 1 .î»0» Faits divers corps id. J 3.00» Chronique sportive id. » 3 OO' Faits divers fin id. i î OO La Ville id. • S OO Emissions Pris à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J, Lebkgue & C". i ■ — ——- — -« JOURNAL QUOTIDIEN U SITUATION EN BELGIQUE aerschot et malines ANVERS, lundi, 10 heures soir. — Officiel. d3 partie de la Campine. „La situation est restée aujourd'hui station- A MaSines, le bombardement a recommencé ,fljre dans notre pays. Les troupes alleman- ce matin, vers 9 heures 1/4, et a duré environ des ont évacué Aerschot, n'y laissant qu'un une heure. Cependant, la ville n'a pîus été faible détachement. Les communications par occupée par les troupes belges. C'est donc un chemin de fer ont été rétablies dans une gran- nouvel attentat contre Sa population civile. Une mission belge DIVERS, lundi. — Une mission composée je KM, Carton de Wiart, ministre de la jus-(W, Ce Sacteieer, Hymans et Vandervelde, Ministres d'Etat, est partie ce matin pour Londres, d'où elie se rendra aux Etats-Unis, «me Hymans reaîe à Anvers, où son mari ntiifea le rejoint? se. SIIH MER fljrè l'engagement d'Keligoland ■ Nouveaux détails - Le troisiè-mecroiseur coulé est l'tArladne» ■ Le rôle des sous-marins. MVERS, 31 août. — Communiqué officiel lu ministère des affaires étrangères. — C'est i croiseur cuirassé léger Arethusa, et non "imthyst, primitivement, indiqué, qui a joué t rôle principal. Ce navirq, qui est le premier les vingt construits sous le ministère de la urine actuel, portait le pavillon du commo-tae Tyrwhitt, commandant les navires de la mnière flotte. L'opération consistait en un. Bravement exécuté par une force importante le destroyers convoyés par le Arethusa et Dut pour but d'intercepter de la côte les na-®s légers allemands et de les rencontrer à Kir en îïalîfè îiiéP;'VArethusa, conduisant lu gte rte? destroyers, a été attaqué d'abord «t deux croiseurs allemands et a été forte-M,engagé pendant 35 minutes, à une dispute d'environ 3,000 yards; ce navire a subi Ses dommages et a perdu quelques hommes, fois a chassé les deux croiseurs allemands, W! l'un fut touché sérieusement par ses ca-ws de six pouces. Plus tard, dans la matinée, le même navire D'engagé successivement avec deux autres Mres allemands, qui furent rencôntrés dans ! combat confus qui suivit, et, de concert rec le Fearless et l'escadre de croiseurs lé-us, contribua à l'anéantissement du croi-® Maintz. A1 heure, VA rethusa était sur le point d'être «que par deux autres croiseurs allemands "type Town, lorsque l'escadre des croiseurs Massés arriva fort à propos, poursuivit et * les deux nouveaux adversaires. Le blindage, la rapidité et les qualités de Mit de VArethusa viennent de faire leurs |®es et c'est une constatation satisfaisan-î, étant donné qu'un grand nombre de ces avires excellents et uniques vont rejoindre ' flotte dans les premiers mois. Arethusa avait seulement été mis en ser-ïe quelques jours auparavant, comme na-J'e de complément, et les officiers et l'équipe ne se connaissaient pas et ne connais-®®t pas le navire. Dans ces conditions, la ®e des opérations du matin revêt une im-gance considérable et ajoute une nouvelle Weaux annales d'un navire glorieux. t®? 'lie deux seulement des destroyers en-®s aient été vus en train de couler, la plu-wdes 18 ou 20 navires voisins et attaqués, S été touchés et n'ont dû leur salut qu'à une «j rapide. La puissance supérieure des ca-h et la force des destroyers britanniques, navire à navire, ont été péremptoirement Entrées Les destroyers eux-mêmes n'ont .... ,'té à s'attaquer aux croiseurs ennemis « leurs canons et leurs torpilles, avec har-.J?e; et deux d'entre eux, le Laurel et le ont été détruits dans l'affaire. Des 'a« a^eraanc's lui ont été interceptés et : ®s renseignements de sources alleman-n .^"'.nnent le rapport de l'amiral Beatty lipm concerne la perte du 3me croiseur ®and qui, on le sait maintenant, était le œtr destr°yers britanniques se sont anvtià un Srand danger en tâchant de ,/5 le Plus possible de marins allemands 7 » noyaient. Ifirm °®ciers anglais qui étaient présents ®®t que les officiers allemands tiraient istoWS pr°Pres hommes dans l'eau avec des wets et que plusieurs ont été tués sous . Yeux dans ces circonstances spéciales. it /f'royer Defender était occupé à recueil-L ? blessés dans ses canots lorsqu'il a été »and ^ar ^'aPProch® d'un autre croiseur alle- iéquiPages des cinq navires allemands aviron c?mme ayant été coulés comprenaient iii. '>200 officiers et hommes d'équipage, lé fait ont péri à l'exception de 300 qui ont ign.| s Prisonniers. En outre, il y a lieu de *>rd ,1» Perte. qui a dû être considérable, à TOn ■ \orPiUeurs allemands et des croire tnfUli n ont' l)as coulé pendant l'action. »és pt ki ^es Pertes britanniques s'élève à 69 fessés, parmi lesquels ont été tués leuten i01ers d'un mérite exceptionnel : le tle » ; commandeur N;gel K. W. Barttelet es navi ^ p Westmacott. Tous ians h i »S anS'ais seront prêts pour le service "i est i U dix i°urs- Le succès de l'opéra-îents f -en Premier lieu aux renseigne-le son-^rnis ^ l'amirauté par les officiers les trgt ,lrins lui ont fait preuve, au cours dernières semaines, d'une audace et d'un esprit entreprenant extraordinaires en i pénétrant dans les eaux ennemies. Note. — L'Ariadne est un croiseur de 2,650 tonnes, filant 22 nœuds. Il a été construit en 1900.  HÂLIWES Nouvelle canonnade—Lesvanda!es ont détérîoréi'égSsse Notre-Dame Dans notre édition de 3 heures, nous avons déjà annoncé que les Allemands avaient recommencé le bombardement de Malines. Nous nous y sommes rendus hier matin et, à notre arrivée, vers 10 heures, les Allemands lançaient leurs derniers boulets. Il en est tombé une centaine et les Teutons ont bombardé la ville de 9 heures à 10 heures et demie. Dès que le tir semble se ralentir nous entrons en ville. Cette fois les dégâts sont plus Importants. Rue de la Station plusieurs maisons sont atteintes, mais c'est surtout aux environs de l'église Notre-Dame que les ravages sont grands La maison du docteur Neefs est gravement atteinte. Devant l'église nous trouvons M. le curé Verschueren qui veut bien nous permettre de visiter le temple à l'intérieur. L'église Notre-Dame a été atteinte par plusieurs obus qui ont éclaté au centre de la nef. De toutes parts gisent des chaises fracassées; le ornements en pierre blanche sont entièrement brisés et des beaux vitraux il ne reste (jiTtïu aîaas «ie» v t.rre |cassé! Dans une des chapelles latérales se trouve le célèbre triptyque représentant La pèche miraculeuse et qui fut peint par Rubens. Les trois panneaux sont criblés d'éclats de schrapnellsl Le bas-relief de F. Fayd'lierbe représentant l'Erection de la croix est réduit en miettes. Au pied de la chaire de vérité gît une tête d'ange. Que de profanations! Quel vandalisme! L'église de Notre-Dame qui vient ainsi d'être canonnée, date de la seconde moitié du XVme siècle et offre deux jolis portails latéraux et une tour imposante flanquée d'énormes contre-forts.Dans l'église se trouvent encore: les Disciples d'Emmails par Huysmans, la Cène de Jean-Erasme Quellin, une Tentation de saint' Antoine de Michel Coxie, le Christ porté au tombeau par Rombouts. Et tandis que le brave curé Verschueren nous montre tous ces trésors artistiques, dont plusieurs sont irrémédiablement perdus, de grosses larmes coulent le long de ces joues. — Voilà 40 ans, nous dit-il, que je vis au milieu de ces œuvres d'art et de ces tableaux. C'étaient des amis, ils semblaient me parler et voilà qu'en une heure ces sauvages, sans aucun motif, détruisent mon temple. Hélas! le mal est irréparable. Etreint par une douleur qui fait peine à voir l'ecclésiastique nous serre la main et s'écrie: — Vive la Belgique! Vive sa vaillante armée!!Nous avançons jusqu'au pont du chemin de fer, sur la ligne de Bruxelles, où nous trouvons des soldats belges. Tout semble tranquille et il est probable que les Allemands ne reprendront pas aujourd'hui le bombardement E. V. Sur la route VERS THISSELT ET CAPPELLE-AU-BOIS On affirmait hier matin que des patrouilles allemandes s'étaient avancées dans la direction de Thisselt et Cappelle-au-Bois où elles se seraient trouvées aux prises avec nos avant-postes.Nous nous sommes donc aventurés hier après-midi dans cette direction, avec l'espoir bien arrêté de voir enfin surgir l'ombre d'un casque à pointe. Nous avons été déçus, hâtons-nous d-e le dire, mais c'est que nous arrivions trop tard; Les Allemands, en effet, sous les apparences d'une compagnie de cyclistes et de motocyclistes avaient traversé la région proche de Willebroeck aux premières heures de la journée. N'allez pas croire que la population rurale s'affoile autant qu'on nous l'a dit du passage inopiné de quelques éclaireurs. Nous avons causé hier, sur la route, avec bon nombre d'habitants de Thisselt et même de Cappelle-au-Bois. Ils s'exprimaient au sujet des Allemands en termes ambigus — comme le font toujours nos paysans flamands, mais sans marquer, il faut bien le reconnaître, aucune espèce de terreur. Il faut atteindre Willebroeck pour remarquer que la campagne aux environ d'Anvers a pris une apparence inusitée. On croise, sans doute, avant cela quelques groupes de soldats et il faut, de temps à autre, au tournant des routes, montrer patte blanche. Mais c'est à Willebroeck seulement qu'on trouve dans les grands arbres abattus, dans les1 maisons rasées, par notre service du génie,un premier aspect, un semblant de tableau de guerre. Dans les prés environnants les cultivateurs ont assemblé defe bestiaux sur les dos blancs desquels ils inscrivênt en noir des Initiales pour reconnaître leur bétail de celui du voisin. Plus loin encore, aux approches de Thisselt, le génie s'occupe d'incendier une rangée de maisons qui faisait face à une vieille église. C'est un spectacle de pittoresque désolation que celui dê toutes ces habitations incendiées et par les fenêtres desquelles on aperçoit, tronçons rougeoyants et fumants, les traverses, les madriers, les soupentes qui croulent. Tout à l'heure, quand le feu aura achevé de dévorer tout ce qui est combustible, la dynamite fera le reste et les murs s'effriteront soUs les déflagrations terribles.Pour l'instant, les habitants, privés de leur logis, prennent un étrange et mélancolique intérêt a ces opérations. Et pourtant, je le répète, ils restent calmes; il semble qu'ils ne distinguent pas eux-mêmes quelles sont les conséquences de tous ces étonnants travaux. Ils répètent stoïquement: (-C'est la guerre», et l'on se demande si après tout ils ne s'amusent pas un peu de cl tohu-bohu Et partout, au long des chemins et des routes c'est la mort, des arbres aussi. Tout paie tribut, à la calamité commune. Les hommes se battent, les bestiaux tombent pour les nour-rir, les arbres se jettent en travers du sentier pour barrer la route à l'ennemi, et le pays entier, plantes, bêtes et hommes, n'a plus qu'une àme et 'communie dans un sacrifice unanime pour la défense du territoir originel. Quelle sombre beauté, quelle émotion naturelle et profonde en ce drame. A Thisselt, on nous dit que les Allemands ne sont pas loin et que bientôt la route nous sera barrée. Nous trouvons, à mesure, couchés ou assis dans les tranchés, les avant-postes de nos armes. Arrivés au canal, nous tentons de bifurquer dans la direction de C... Mais cette fois un piquet de chasseurs a cheval nous arrête. «Vraiment, nous déclare le lieutenant que le conduit, il vaut mieux ne pas aller plus loin, y Un petit bois se prolonge en marge du canal où, le matin même, ses hommes ont été aux prises avec les cyclistes allemands, qui furent dispersés sous la hêtraie. Pertes: un soldat, blessé, un autre disparu. Mais on sourit, car lès «Al-boches » en ont eu davantage. Sur ces entrefaites un ordre survient, et voici que nos cavaliers se remettent en route. Ah ! le glorieux entrain, le beau courage jeune et fervent de ces hommes ! Mais voici qu'un cortège mélancolique s'en vient, sur l'autre rive, au long de l'eau. On porte un mort sur un brancard improvisé | qu'une toile recouyr^. Quelques paysans sui-i verte la «lejhAuUj qjij i'uu v|'jnf de rtiirei-, pâ-rait-il. du canal. C'est le disparu du matin. Il a reçu une balle dans la tête, qui lui a fra- | cassé la mâchoire supérieure, et il est tombé à la renverse dans l'eau glauque qui l'a roulé, entraîné, à quelque cent mètres au delà du pont. « Bail !, disent les autres, c'est la guerre ! » Et déjà leur troupe s'éloigne du pas pensif des montures et disparait dans un nimbe de poussière doré par le soleil couchant.A Cappelle-au-Bois, les Allemands, arrivés à neuf heures du matin, se sont désaltérés en pillant les caves et en s'attablant à toutes les auberges. Ils invitaient même la population à trinquer avec eux. Sans doute ont-ils payé dans les estaminets de la contrée, car une • brave femme nous montre leurs marks et pfennige dans le creux calleux (je sa vieille main. Ils n'ont pas molesté les habitants et s'en sont allés vers quatre heures, après avoir détruit le mécanisme et les rails de certain pont. C'est tout. En somme, leur ligne d'avan-postes. demeure presque immobile et aucun de nos forts n'a eu encore l'occasion d'intervenir.Pour gagner Malines, nous poussons jusqu'à un pont, mais celui-ci se trouve barré par nos troupes. U est cinq heures et demie et un enfant en vélo, qui prétend arriver en droite ligne de la ville bombardée, nous affirme que tout y est calme pour l'instant. Nous rentrons avec cette pensée réconfortante.R. S. A LIEGE Le vo! organisé u X)u Handelsblad: Le bourgmestre Kleyer et l'éclicvin liégeois Digneffe sont arrivés à Bruxelles pour essayer de contracter un emprunt de " 36 millions. Il est inutile d'ajouter que leurs efforts n'ont pas abouti. Voici le motif de cette démarche : depuis l'occupation de Liège, les Allemands ont fait appel à des comptables de leur pays qui ont vérifié les livres des différentes banques privées de la ville. Ils sont arrivés ainsi à établir le disponible de chaque banque et ils en ont saisi la moitié en exigeant que l'équivalent de l'autre moitié leur soit versé dans un temps déterminé, sans quoi ils menaçaient de s'emparer des dépôts particuliers. Des voleurs professionnels n'agiraient pas , autrement. Chez les Français ; HOMMAGES AUX BELGES Un de nos concitoyens, professeur de gym- i nastique, attaché au corps des pompiers de la Ville, vient de recevoir une lettre du capi- , taine adjudant-major du corps des sapeurs- | pompiers de Paris, expédiée le 9 août, et don- i liant une idée exacte des sentiments qui ani- • ment les Français à notre égard. j En voici la teneur : < i Mon cher ami, Votre charmante lettre me parvient avec un i retard sérieux mais, «â la guerre comme à la i guerre!». Ne nous montrons pas trop exigeants i et acceptons philosophiquement ces petits ennuis qui ne sont rien, absolument rien, à côté < du grand drame actuel. J'ai montré votre mission aux collègues à : Paris — merci au nom de tous 1 A votre tour i recevrez notre salut fraternel et nos vœux : ardents pour lè succès final. Vous parlez des petits Belges! Petits?... par ; le nombre peut-être, mais grands, très grands par le cœur, le courage et la volonté. Impossible de vous décrire les sentiments que votre admirable conduite a fait renaître dans nos 1 âmes de Français ! Impossible de vous dépeindre l'admiration, la reconnaissance de tous nos compatriotes pour votre intervention terrible et votre utile héroïsme ! En donnant la médaille militaire à votre Roi, en décorant Liège de la Légion d'hon- ' neur, notre président a accompli les deux gestes exacts, car ils veulent dire que toute l'armée belge et que toute la vieille cité liégeoise ont mérité les deux décorations suprêmes que nous réservons aux braves, pleins d'honneur, de loyauté et de vaillance. J'attends impatiemment l'heure de partir et dè jouer ma très modeste partie dans ce phénoménal concert ! La Belgique, la France, l'Angleterre et la Russie ont le droit avec elles, elles obtiendront fatalement la victoire et la récompense logique de leurs efforts, .'e leurs sentiments civilisés... et de leurs souffrances passées. Oui, cher ami, haut l'es cœurs ! Vive la Belgique et son noble Roi, Vive la France républicaine, et sus à l'ennemi ! Bien à vous; nos meilleurs sentiments aux camarades d'Anvers et de tout cœur En Autriche- Hongrie Une dépêche de Trieste confirme j les insurrections en Autriche- {' Hongrie TRIESTE. — Le Messagero confirme que des I mouvements insurrectionnels se sont produits ; dans toutes les provinces de l'Autriche. Les I exécutions en masse continuent. Le Petit Journal apprend de Saint-Pétersbourg que de nombreux déserteurs autrichiens j fhKtfthtesèat la frontière et se réfugient er Russie. Ils appartiennent tous a des régi- i ments slaves. LES AUTRICHIENS VIOLENT LE SECRET DES LETTRES < Des informations de Vienne, parvenues à Rome signalent que les lettres adressées aux étrangers habitant la capitale autrichienne sont ouvertes indistinctement par l'administration des postes autrichiennes et délivrées i ' ensuite avec une bande « ad hoc » portant la mention : « Ouverte par la police d'Etat ! » Tous les hommes valides étant appelés sous les drapeaux, la plupart des services publics | sont assurés par des femmes. » Chez ses Hollandais] VERS ROZENDAEL — Doe dit strikje af, as je blief... C'est notre petit ruban belge que la maré-3haussée nous demande d'enlever aussitôt que nous franchissons la frontière hollandaise. ! — Vous comprenez, s'excuse ce brave, ce [l'est pas une manifestation contre la Belgi-ÏUe, au contraire, mais depuis que le malheur j i frappé votre beau pays, nous sommes réel-lement, innondés d'Allemands ici et afin d'évi- 1 :er toute querelle le gouvernement a décidé ] le ne plus permettre aux étrangers d'arborer ' leurs couleurs nationales. Vous comprenez, ' nous sommes pays neutre... Ce garçon avait vraiment l'air de regretter j lue son pays était neutre. Nous passons. Cinquante mètres plus loin ; an officier s'avance. «Vos papiers, s. v. p.» { < Bien, vous êtes en ordre, mais un bon con- •' seil, arrêtez-vous aussitôt qu'on vous fait 1 ïigne sans quoi vous risquez une balle de ïusil. Vous n'ignorez pas que nous sommes j 3n état de siège et on est sévère, car ce qu'il : f a des espions par ici! » Cela continue ainsi sur toute la chaussée. | Partout des sentinelles. A chaque centaine de * nètres il faut montrer patte blanche. L'état 1 le siège des provinces frontières est vraiment sérieux en Hollande. De-ci de-là nous croisons ( les campements. Des piquets sur lesquels * sont tendues de grandes bâches sont enfoncés lans les prairies. Quelques-unes de ces tentes linsi formées servent d'écuries aux chevaux, i'autres sont les logements des hommes, d'au-,res encore servent de cuisine. Ils ont bel air, les soldats hollandais, propres sous leurs uniformes sombres, et les chenaux sont de belles bêtes. Nous gagnons Roozendaal. La petite ville présente son aspect ordinaire des dimanches. Peut-être un peu plus de monde que d'habi-;ude dans les rues et les cafés. Une chose qui 'rappe de suite le promeneur, ce sont les con- j /ersations françaises qu'on entend partout, s S'ous demandons si ces gens sont tous des i 'éfugiés wallons et français. ( Pas du tout, nous répond-on. Ce sont pres-jue tous des Allemands réfugiés de la Bel- ( t çique. Ils n'osent pas parler l'allemand, mais s icoutez leur français, vous serez vite con- j 1 vaincu de leur nationalité. En effet, les f qui f. ■emplacent les v ne laissent aucun doute à i e ■e propos. Et puis aussi, il y a les enfants 1 jui parlent l'Allemand. i « C'est bien à cause d'eux que nous sommes r :n état de siège, nous déclare notre interlo- t mteur, car vous ne pouvez vous imaginer i ;omme il y a des espions parmi ces gens, t rous les jours on en cueille des dizaines. Ils jnt établi un véritable service d'espionnage .ci. Tous les jours, ces individus essaient de [aire la navette entre Roozendaal et la Belgique pour venir donner leurs renseignements .ci à d'autres individus qui les expédient eni \llemagne. Aussi tout homme suspect est arrêté sur-le-champ et déshabillé complètement. Vlais ils sont si malins. Ainsi, la plupart du». ;emps on ne trouve sur eux que des billets linsi conçus: «Ce jour, je vous expédie. >0,000 œufs», ou bien : «J'ai 600 œufs à votre iisposition. » Naturellement, le langage est ;rès bien compris là-bas, mais comment prouver ici que l'expéditeur est un espion ? » Disons tout de suite que le gouvernement lollandais agit très; sévèrement contre tous ;es personnages peu recommandables. Quant au peuple même, il est très monté :ontre les Allemands et ne se gène de dire combien les actes de barbarie auxquels ces akulturherren» se li-vrent dans votre pays révoltent la Hollande. Ce n'est que «Duitschei moffen» et «hatelijk ras» qu'on e»tend. C'est surtout la destruction de la bibliothèque da Louvain qui a mis le comble à l'îndignatioa iu peuple hollandais, car celui-ci avait 'a bibliothèque de l'Aima Mater en haute estime. \ussi aimons nous à constater ici combien les Hollandais souhaitent avec, vous la destruction complète de l'armée allemande, car plus, un seul Hollandais ne doute que si, par mal-lieur, le kaiser devait triompher de ses ennemis, c'en serait fini aussi bien de la Hollande ïue de la Belgique. Mais cela ne sera pas..— U. J. Chez les Anglais Les Boers se battent contre les Aiiemands LONDRES, 28 août. — Il a été confirmé à, l'agence Reuter que les Allemands tentèrent un raid de l'Afrique occidentale allemande vers les territoires anglais. Les Allemands furent aux prises avec des, fermiers boers. voisins de la frontière et per-lirent plusieurs hommes et un sergent. Le gouvernement britannique a pris des mesures pour empêcher tout nguwau raid. La chasse aux colonies allemandes I ondRES, 31 août. — Le Pressbuseau communique que le secrétaire aux coloniee a reçu in télégramme de M. le gouverneur de la Nouvelle-Zélande déclarant que Apia, ville illemande aux iles Samoa, assiégée par une expédition anglaise, capitula le 2j) courant. Les Etats neutres -E MAJOR Dr LOUIS LIVINGSTON SEAMENi ENVOIE UN TELEGRAMME AU PRESIDENT WILSON Voici le texte du télégramme adressé au président Wilsoji par notre hôte le major Dr vOUis Livingston Seaman, de New-York: Hon Hoodrow Wilson, Président, Washington, D. C. My dear Mr Président, Unless the barbarism of the German Kaiser :eases the civilization of Europe will be set >ack a century. The rules of the Hague Tribunal have been ;rossly ignored Innocent women and children layoiïeted. Old men noncombattants sJiot.The vhite flag ' and red cross ambulances firei îpon, a red cross officer shot wliile assisting it the burial of a dead German. — Wounded nen brained with rifle butts or bayoneted. — Villages of noncombattants burned, historic nonuments desecrated. — Churches sacked; >ombs dropped from Zeppelin in attempt to issassinate Royal Family, killed eight and lesperatly wounded many more. — Cities ackecl, citizens masacred, Hostages murde-■ed.Tbis is not war but murder. — As a mem->er of the Execution Committeê of the Peace md Arbitration Society of United States I mplore you to back American protest so vi-jourously that German vandalism must cea-;e, and the général disarmament of Europe nade possible. RespectfuiHv yours. (s.) LOUIS LIVINGSTON SEAMAN, surgeon Major U. S. Army, Médical Reserver Chez les Allemands MENTALITE ALLEMANDE Parmi les prisonniers allemands capturés il r a quelque temps au pont de Snaeskerke, il 'en est trouvé qui ont avoué qu'ils avaient ormê le projet de se rendre dès que leur ommandant serait atteint. II y a dans cette déclaration la confirma-ion du peu d'empressement apporté par les oldats allemands dans l'accomplissement de a mission que le kaiser leur a confiée, à [rand renfort de proclamations ampoulées et m agitant son glaive. Il est certain que si 'appréhension du browning des officiers l'était là pour stimuler l'ardeur du soldat, ious verrions souvent se produire des défec-ions pareilles à celles qui marquèrent les encontres des troupes autrichiennes avec les roupes russes.

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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