Le matin

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14 September 1914
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■ Lundï "®4. Septembre 1914 wg»mvii3SBa«ew«!w:'.Mfc^ >.w^.vœy.a-a -i-v*»v **jp n im ia 1 it»jadjijyHbAMiiu&i33SCBKfflA^y..\3yra-agH^^ QCJAXJEliB~g*AOfc.â - C£M^" CUflreTIJllÊâ iiTM^r"Wia^.TiÉB«inFtffiwafP>».r.h ,„ 21me Année — N° 257 I? ■'•/ RÉDACTION /jlrLLE BOURSE, 39 ' ' ANVERS jélépbone Rédaction s SIT1 ^jjoniiements : 1 Un an fr. IS.OO —„« ? Six mois ..... 6.KO •'^ /Trois mois .... 3.KO lUn an ..... . 145.OO < Six mois 8 KO ,a® /Trois mois .... S» OO web : France, Angleterre, Allemagne et Union siale.rar trimestre, fr. O.OO. - Hollande et ami-Duché, par trimestre, fr. Tt.OO. «nneinent se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION ;39,VIEILLE BOURSE, 39 AXVElt» Téléphone Administration : 261 C. de CAUWER, Directeur Annonç as : Amuun*js la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id » 1 OO Réclames la ligne, » 1 BO Faits dirers corps id. » 3.00 Chronique sportiye id. > 3 OO Faits divers fin id. » 2.00 La Ville id. • S OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de -ta *iajice, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. Lebegue & Co. JOURNAL QUOTIDIEN ■ ataille acharnée pendant 4 jours — Résultats importants — Leur influence sur les opérations en France ANVERS, dimanche, 10 heures soir. — Offi< lel _ Après 4 jours de combats acharnés, nos jiipes Se campagne qui étaient sorties de U uiiion fortifiée d'Anvers pour attaquer le: ireés allemandes stationnées dans le triangli uxsItes-Lwi vain-Mali nés, se sont replacée: dis la protection des forts de la première og:. Le but de la sortie qui avait sembW ietre qu'une opération contre les troupe: gbservation laissées par l'ennemi en face d< oui, s'est développé dans de grandes propor Bll la position défensive de l'adversaire étai jf/erte, grâce à la topographie de la régior aux travaux da terrassement exécutés de is une quinzaine de jours. l'obligation de conserver à tout prix cett; Biticn a forcé les Allemands à y appelât ites les forces dont ils pouvaient disposeï tore dans le pays. C'est ainsi que le troi im corps allemand, qui déjà avait pris le Bte de Ninove à Nederbrakel, est revenu er [rte hâte vers Bruxelles pour soutenir le choc i nos troupes. Le 9me corps, déjà engagé sui route d'Audenarde à Ruyen, a également s rappelé vers le champ de bataille. Les dé Aemènts de Landwehr et de Landsturm qu «paient la région au sud de Bruxelles on; «si coopéré à l'action, de même que lei JOC fusiliers marins arrivés à Bruxelles de lis peiques jours. le résultat atteint présente donc, au point ■ ■ _____ ■ ■ - • _ ■ de vue de l'ensemble des opérations conduites par les états-majors français et anglais, une importance capitale, puisque par notre intervention deux corps d'armée se sont trouvés dans l'impossibilité de se porter au secours des armées allemandes en retraite dans le nord de la France. Cette constatation a déjà été signalée dans le communiqué officiel du 12 septembre. A cause de cette concentration de toutes les forces allemandes disponibles dans le pays, notre armée s'est trouvée à la fin de la quatrième journée en présence d'un ennemi supérieur en nombre. Son repliement sous Anvers s'est effectué aujourd'hui. Notre armée de campagne continue à êtn pour l'ennemi une menace constante qu l'obligera à Immobiliser des forces importan tes dont i3 a, en France, le plus pressant be soin. Les pertes de ces quatre journées de corn bat sont importantes et montrent bien l'achar nement de la lutte. De même que lors de; précédentes rencontres, le tir de l'infanterie allemande s'est montré très inférieur ai nôtre. Il en résulte que si ie nombre1 des bies sés est assez considérable, les blessures son: on général peu graves de notre côté. Il n'er est pas de même du idté ennemi, car nos soi dats, aux dires de leurs officiers, ont faii preuve de beaucoup de sang-froid et leur tir parfaitement ajusté, était en conséquence très meurtrier. Sur le front (De nos. envoyés spéciaux-). Le Roi Dimanche. BtCVfef Ta'TÏg'ure wanquîïfement héroïque i Roi qui domine les événements glorieux i ces quatre dernières journées. Nous avons issé partout sur le front depuis jeudi der-a. et partout nous avons retrouvé la gran-i silhouette, Va fi ère attitude calme de no-t jeune souverain, passant devant le front s ss années. C'est à chaque fois la même simplicité, la m force sûre d'elle-même, une autorité beeatrée et comme contenue, qui fait que, s généraux aux soldats, chacun s'incline ne joie et fierté devant elle, heureux de ser-r, tareox de mourir s'il le fallait pour un S chef. Nous pouvons bien l'écrire à présent, puis-ie le fait se passait samedi dernier. C'était Holstade, vers quatre heures de l'après-née. Nos batteries étaient en action de cha-ie côté de la grand'route, crachant à plei-i gueule les shrapnels et les obus par-des-b la ligne du chemin de fer, dans la direc-"i de Haecht et de Wespelaer. Et les Aliénais ne se faisaient pas faute de répondre, 1 «us prie de le croire 1 Pourtant, notre soudain était souriant, parlant aux officiers prieurs, s'informant de l'exécution du dé-il des ordres qu'il avait passés, encourait tout le monde et, d'un seul mot, sus-fait l'enthousiasme parmi les troupes. Chef Fs toute l'acception du terme, et chef d'au-pt plus vénéré qu'il s'est révélé en un jour ses armées entières en leur affirmant que pnemi foulerait son propre corps avant que paser leurs dernières légions. ps l'avons entendu ce cri de : « Vive le poussé par des hommes que la pous-« de trois jours de combats avait faits p comme des mineurs, et il nous a arra-larmes d'enthousiasme, car il expri-Ï:1 en sa forme fougueuse et spontanée le 1 Profond de la Belgique serrée autour de 111 diapoau et de son Roi. Ah! ce drapeau, wl émouvant lui aussi quand on le voit au-dessus des villes reconquises, avec 5 'rws couleurs qui synthétisent toutes les ©es claires ou sombres de la vie, noir comtes nuits, doré comme les plus beaux jours rouge comme les couchants 1 Le déjeuner un bois de sapin en marge de la route ; ™s braves lignards sont au repos. C'est <uoergé du bon Dieu qui fait toujours cré-comme l'affirme à bon droit le poète. mus voici assis en rond, notre ami Fox .™'rt'Àng Post, notre chauffeur et vos deux 'leurs, sur le sol élastique de la sapinière. !».constatons alors que nos provisions de "e sont par trop minces; il nous faudra cette fois recourir à la bonne obligean-■a ' 110s amis les officiers et les soldats. M ( ■P, d'entre eux d'ailleurs nous connais-ïe? hC-est a <TU* nous offrira des biscuits Iton s. de sardines ou de « plata ». Nous it 5.en Change ce qui nous reste, à sa-5jv mnorobrables cigarettes — ^toujours :rn]rues — et notre bonne volonté. Cette sa.,. est à contribution pour quelque ira n comrnission en ville, compliments à sttre rassurer des proches, lettres à re-s ri ®ouï ann°ncer a des parents que leur Et'» t a eux et se Porte bien. s„t ,t, 'e déjeuner se poursuit le plus gaie-e cwrrionde' Mais 11 nous faut jaunir d'en-; .«t a notre ami Fox que va tout le suc-tari su^it de dire: «Allô! » ou «Bonne aip,".Pour s'attirer des serrements de s «u ,® «ïhrée cheers for England ! » ' Riêm , sont libéralement fous de lui et t ton Ld ailleurs ne cesse de déclarer qu'il les An î Ùe voil" a quel P°int -l'Angleterre be n sont devenus populaires en Bel-l'ils ]■°Us avons cru pouvoir lui affirmer ine m,t1faii.ent' aussi bien- toujours été, au-urtS , ne nous étant plus chère que la ' s'e- la droiture et la sincérité- | Le réveil des cloches p-; Le carillon de Lierre, pour un quart d'heu re, a fait trêve à son deuil. Les attachés militaires étrangers se trou valent momentanément rassemblés dans la co queite petite ville et le bon carillonneur Nau welaerts, qui passait également par là, fut con vié à leur faire les honneurs de la tour. Quelle ne fut pas la surprise des Lierrois ei leur émotion, à entendre tout à coup le régis tre entier de leurs cloches familières s'ébran 1er et chanter dans le soir. Ce furent trois morceaux seulement, mais ils valent, en ces jours, tous les autres : La Marseillaise, le Goc save the Kivg, la Brabançonne, enfin. Claires musiques de nos clochers, je souhai te que vous soyez allées porter notre grand de fi collectif jusque dans les lignes prussiennes Cette voix aérienne des tours est notre voix.cel le qui domine de cent coudées le vomissemeni de vos canons, la vraie voix du cœur, de l'es prit et de la tradition narguant d'un chant aile le hurlement lugubre des barbares, — R. S. La bonne humeur des blessés Je ne vous donnerai pas aujourd'hui le récii d'un combat, pour la bonne raison qu'il n'j a eu aucun engagement. Les Allemands oni cru inutile, et pour cause, de continuer une lutte où nous les obligions de reculer depuis trois jours, tout en leur infligeant des pertes considérables. Nous prenons une nouvelle fois la rout« de Aerschot. Tous nous reconnaissent quanc nous arrivons avec nos journaux et je puis vous assurer que le Malin a un succès qui n'est même pas comparable à celui avec le quel on accueille nos édition ici à Anvers. Au fur et à mesure que nous nous avançons nous rencontrons quelques blessés, mais les cas graves sont extrêmement rares. Un soldat chauffeur, blessé à la tète, conduit même bravement sa voiture qui contient d'autres blessés. — Je vais reconduire ces lascars à Anvers, nous déclare-t-il, ils ont des maux de dents et je les déposerai chez le premier dentiste que je rencontrerai. Tous les hommes, dans la voiture, rient et l'un d'eux, qui a un bandeau autour de .a tête, ajoute : — Je fais mes dents de lait ; une fois qu'elles seront percées, je retourne dire bonjour aux Alboohes ! Et voilà la mentalité de presque tous nos blessés. Ceci donne, d'autre part, un démenti formel à ceux qui propagent en ville la rumeur que nous avons de nombreux blessés et qu'ils sonl gravement atteints. Moi, qui suis chaque jour parmi nos braves, qui vois de près ce qui se passe, j'affirme que la grande majorité de nos soldats qui ont été atteints ont des blessures qui se guérissent en quelques jours. J'avance toujours et, aux environs d'Aer-schot, je rencontre quelques fuyards. L'arrêt de l'attaque de nos troupes fait croire à ces malheureux que les Allemands vont revenir...Les trophées de nos soldats C'est toujours le même cortège lamentable de femmes et d'enfants. Parmi eux nous remarquons un pauvre infirme qui s'est fait des béquilles de fortune avec des lattes de bois. Le pauvre se traîne péniblement, mais nos soldats, apercevant ce malheureux, le soulèvent à deux et le transportent jusqu'à un chariot qui se rend à Waelhem. Presque tous les soldats que nous rencontrons reviennent du combat avec des trophées allemands. Ce sont des cartouchières, des Baïonnettes. Les carabiniers ont presque tous, attachés à leur selle, de casques. L'un des nOtres nous montre un vélo pris k un Allemand. — Vous voyez, nous dit le soldat, j'ai d'abord touché la jante de son vélo. L'Alboche ne s'arrêta pas. Je lui ai envoyé un pruneau dans la cuisse et il a basculé. Comme je devais retourner au déoût uam comnlAtar mm) équipement, je me suis contenté de lui prendre ses cartouchières, sa baïonnette, son fusil, son sac et... son vélo. — Et l'Allemand, qu'en avez-vous faitî — Le pauvre ne savait plus marcher; je l'ai chargé sur sa machine et je l'ai remis aux premiers avant-postes belges. En ce moment l'on doit lui faire une ovation, car il passera dans les rues d'Anvers... Avec le vélo allemand je suis retourné à Aerschot. Sept camarades m'accompagnaient. Nous avons trouvé 42 Allemands qui, à notre vue, levèrent aussitôt les bras en l'air et sç laissèrent emmener. Ces individus sont plus courageux en présence de femmes et d'enfants qu'en face de soldats belges! Un drapeau ae 1830 Détail à noter, les Allemands avaient « oublié », à l'hôtel de ville, un drapeau belge de 1830. Nos troupes sont allées reprendre ce glorieux souvenir et une délégation spéciale ramène le drapeau à Anvers. , Cortège émouvant et qui soulève partout i l'enthousiasme. A Heyst-op-den-Berg Nous ne poussons pas jusque Aerschot. Par ; Raemsel nous regagnons Heyst-op-den-Berg. Je vous ai déjà décrit les effets du bombar-! dement de cette petite ville. Un cirque ambulant y reste toujours en « panne ». Les artistes j n'ont plus de chevaux. La réquisition les a ! tous pris. ^ Un incident » 1 Au moment où nous voulons reprendre le chemin de Malines une auto arrive à toute allure, un officier en descend et nous crie: 1 — Halte! où allez-vous? Qui êtes-vous? Voilà depuis 20 kilomètres que l'on vous signale -comme suspects. Vos papiers! L'on s'explique et le lieutenant, après avoir reconnu notre qualité de curieux professionnels, nous souhaite bonne chance. En route pour Malines et pour Anvers, où nous arrivons vers 7 heures du soir. — E. V. Entre Russes et Belges ANVERS. — Dimanche soir. — Officiel. — . Le ministre de la guerre a reçu de S. A. I. le grand-duc Nicolas, généralissime des armées russes, le télégramme suivant : « Je suis heureux et m'empresse de vous an-' noncer que la bataille générale en Galicie, engagée il y a dix-sept jours, se termine par une 1 grande victoire de nos armes. Les trophées enregistrés pour les journées du 8 au 10 septembre seulement se chiffrent par 100 canons et. 30,000 prisonniers, dont 200 officiers. Les armées autrichiennes reculent sur tout leur front poursuivies par nos troupes. — (signé) grand-duc Nicolas. » M. de Broqueville a immédiatement répondu dans les termes suivants à S. A. I. le grand-duc Nicolas, généralissime des armées russes : « Profondément heureux et plein de reconnaissance pour l'annonce de la splendide victoire, j'adresse respectueusement à Votre Altesse impériale l'expression de notre admiration pour le grand généralissime et de notre ardente sympathie pour la glorieuse armée russe; tous nos vœux accompagnent Votre Altesse impériale et ses superbes 'troupes. — (signé) : Le ministre de la guerre de Belgique, baron de Broqueville. » Chez les Russes Victoire complète des Russes en Autriche — Les Russes prennent 94 canons, 30,000 prisonniers et du matériel de guerre ANVERS, 13 septembre. — Le ministre de Russie en Belgique a reçu de Pétrograde, le 12 septembre", les communications officielles que voici : Victoire éclatante sur tout le front autrichien.L'armée autrichienne, dite « du Nord », renforcée de contingents allemands, a été acculée à la rivière San. Du 26 au 28 août (vieux style), nous avons pris 94 canons, 30,000 prisonniers, dont 200 officiers, quantité de mitrailleuses et de matériel de guerre. La poursuite continue. Le résultat de la grande bataille de la Galicie, à laquelle deux millions d'hommes prirent part et qui a duré dix-sept jours, finit par la victoire complète de nos armes. UNE CHARGE D'AEROPLANE PETROGRADE, 9 septembre. — Un terrible duel d'aéroplanes a eu lieu. Après de nombreuses reconnaissances, le capitaine aviateur Nesteroff — qui fut le premier à accomplir en Russie le «looping the loop » — vit un aéroplane autrichien qui survolait les forces russes. Sans hésiter, le capitaine se décida à attaquer l'ennemi pour l'empêcher de jeter des bombes. Le courageux aviateur, au péril de sa vie, chargea en ligne droite et entra en collision avec l'appareil autrichien. i Les deux aviateurs sont mort» La retraite des Allemands en France Télégramme du colonel d'Orjo d< Marchovelette Anvers, dimanche, 10 heures soir. — *Wfi ciel. — Télégramme du colonel d'Orjo de Mar chovelette, représentant l'état-major belge ai grand quartier général français, le 13 septem bre, à 16 heures 30 : Grand vent et pluie depuis hier soir. Armée allemande poursuivie, continue re traite dans direction générale non encor précisée. Droite allemande a repassé hier l'Aisne, déji franchie ce matin par gauche française. Amiens évacué ce matin. Gares Pont-de-Metz et Longeau détruites pa troupes allemandes repliées vers l'Est. Corps allemand dirigé de Tournai vers Va lenciennes aurait hier soir dépassé Antoing. Entre Soissons et Reims, ennemi poursuiv a repassé la Vesle, au sud-ouest de Reims. Il n'a pas défendu ta IVHarne. Au sud de l'Argonne, il tenait encore hiei soir Lasmont et i-Oupigny-le-Château mai avait perdu Revigno! et Brabant-Ee-Roi. En Lorraine, les forces ennemies qui te naient la Meurthe battent en retraite. Français ont poussé Jusqu'à Nomeny e Pont-à-Mousson. Nombreux mouvements de trains de personne ét de matériel signalés le 12 sur la voie ferré< Château-Saline-Metz. Communiqué officiel français PARIS, 13 septembre. — Communiqué offi ciel de 15 heures. A notre aile gauche, l'ennemi continue 1 mouvement de retraite ; il évacua Aiment,, s< repliant vers l'Est, entre Soissons et Reims. Les Allemands se retirèrent au nord de li Vesle. Ils n'ont pas défendu la Marne, au sud-est de Reims. Au centre, l'ennemi, qui perdit Revigny et Br»bant-le-Roi, tient encore dans le sud de l'Argonne. A notre aile droite, les for-ces adverses qui étaient sur la Meurthe. battent en-retraite au delà de St-Dié et de Lunéville. Nous avons réoccupé Raon-l'Etape, Baccarat, Remereville, Nomeny et Pont-à-Mousson. En Belgique, l'armée belge poussa une offensive vigoureuse au sud de Lierre. En Russie, la bataille engagée en Galicie depuis 17 jours se termina par une grande victoire russe. Les Autrichiens battent en retraite sur tout le front, laissant aux mains des Russes un grand nombre de prisonniers et un matériel important. — Havas Reuter. Ordre du jour du général Joffre PARIS, 13 septembre. — Ordre du jour du général en chef des armées : La bataille qui se livre depuis cinq jours s'achève en une victoire incontestable. La retraite des ire, Sme et Smc armées allemandes s'accentue devant notre gauche et notre centre. A son tour, la 4me armée de l'ennemi commence à se replier au nord de Vitry et de Ser-maisc.Partout l'ennemi laisse sur place de nombreux blessés et des quantités de munitions. Partout nous faisons des prisonniers en gagnant du terrain. Nos troupes constatent les traces de l'in.ten-sitc de la lutte et de l'importance des moyens mis en œuvre par les Allemands pour essayer - de résister à notre élan de reprise vigoureuse de l'offensive. 3 Cela a déterminé le succès. î Tous, officiers, sous-officiers et soldats, vous avez répondu à mon appel. i Tous vous avez bien mérité de la patrie (signé): JOFFliE. Chez les Anglais Ce que dit Sir Wilfrid Laurier LONDRES, 13 septembre. — Sir Wilfrid Lan rier, ancien président du conseil au Canada, a déclaré que l'Angleterre s'est -engagée dans la guerre sainte : « Selon mes informations, i: y a peu de gens dans les Etats-Unis dont les cœurs ne sont pas avec nous et si Lord Kit ch-ener a encore besoin de soldats du Canada il les aura. » — Reuter. Comment i! faut terminer ia guerre LONDRES, 13 septembre. — Lord Charles Beresford, dans son discours prononcé à LeedS: s'est plaint des Allemands. «Quand le jour de la solution arrivera, la Belgique recevra la plus grande réparation pour les atrocités allemandes. La Belgique doit être considérée au premier rang. » Il faut que la guerre soit finie à Berlin, que tous les navires de la flotte allemande soient coulés, que toutes les forteresses allemandes soient rasées,que l'établissement Krupp soit dispersé au vent, que le canal de Kiel soit donné au Danemark pour qu'il soit utile aux évolutions pacifiques du monde.» — Havas. Au Canada D'une lettre de Buffalo en date du 31 août que l'on nous communique, nous extrayons ces lignes: « Ici à Buffalo, nous sommes en face du Canada. Le Canada c'est comme Ste-Anne avec la seule différence que le fleuve ici, le Niagara, a un peu plus de 1.500 mètres de largeur, et que le courant est de 11 kilomètres à l'heure. Eh bien! ici au Canada, on ne fait que recruter des soldats tirés de la garde civique. Et je puis vous assurer que la «Militiâ» ou garde civique américaine et canadienne dépasse tout ce que j'ai jamais vu au monde. Toute la journée retentit au Canada l'écho des coups de canon, etc.; car les Canadiens se préparent sérieusement.Samedi dernier sont partis de Québec 32,000 hommes, un premier contingent; 125,000 ou 150,000 hommes de plus vont partir dans quelques jours. Ajoutez à cela les 150,000 hommes qui doivent encore arriver de l'Australie et les régiments que l'on attend des Indes et vous verrez que l'Angleterre est loin d'être à bout de ressources.» Si peu, ajouterons-nous, qu'elle aura bientôt une armée de plus d'un million d'hommes. L'AIDE DES INDES LONDRES, 13 septembre. — Le Aga-Khan, chef spirituel des musulmans de l'Inde, est arrivé en Angleterre. Il offre ses ressources et son service personnel pour la guerre; mais comme il n'a pas reçu d'éducation militaire, il s'annonce pxêt à servir comme simple soldat. — Reuter. Chez les Français La mort de Bufquin des Essarts LA ROCHELLE, 13 septembre. — Le publiciste * Bufquin de Essarts, directeur du Journal di Charleroi, ex-sénateur socialiste; bourgmestre de Mont-sur-Marchienne est décédé aujourd'hui à La Rochelle, où il s'était réfugié. Les œuvres d'art à l'abri de !a bombe Il parait que le bombardement de Pans par des aéronefs avait été prévu dès le début de la ; guerre. La direction du musée du Louvre a pris à cet égard toutes les précautions désirables. En 1870-71, pendant le siège de Paris, la Vénus de Milo avait été murée dans une cave voûtée. Les progrès modernes ont permis ett cette année 1914 de donner à la Vénus hellénique un asile moins prosaïque : la merveilleuse statue a été enfermée dans une espèce de coffre-fort dont les parois sont formées de solides plaques de blindage. La Victoire ailée de Samothrace est entièrement recouverte d'une cuirasse. Monna Liza a dû quitter une fois encore le Salon carré où elle avait repris sa place après sa fugue aventureuse avec Vincenzo Peruggià. Elle cache mainxenant son énigmatique sourire avec d'autres chefs-d'œuvre dans une armoire blindée à l'épreuve de la bombe et du feu. La salle qui contient les statues grecques a été recouverte de sacs de terre et de sable en quantité suffisante pour la mettre a l'abri des projectiles aériens. Les galeries supérieures vitrées ne contiennent plus d'œuvres d'art. Elles ont été transformées en ambulances et sur elles flottent en grand nombre les drapeaux de la Croix-Rouge. Telles sont les précautions qu'il a fallu prendre pour mettre ces œuvres d'art à l'abri d? la « kultur » germanique et de ses atteniats. Les Etats neutres La Bulgarie, la Turquie et i'Iîafie Le Daily Telegraph a pris d'un correspondant suédois à Bordeaux la note suivante: « J'apprends de source absolument sûre que la Bulgarie a fait à la Turquie une déclaration importante dans le but d'empêcher celle-ci d'attaquer la Grèce en passant par le territoire bulgare. Cette déclaration a tiré la Roumanie d'un grand embarras qui, jusqu'à présent,empêchait toute coopération de sa part avec les puissances alliées. » L'Allemagne s'est trompée concernant toutes les puissances. Seule, l'attitude de là Turquie paraît suspecte, mais il faut espérer que l'attitude de la Bulgarie fera réfléchir la Turquie deux fois avant d'intervenir dans la guerre. » Tout ce qu'on attend de l'Italie, c'est une bienveillante neutralité. » L'attitude de fa Turquie Tous ies ambassadeurs protestent contre l'abolition des capitulations — La note italienne LONDRES, 13 septembre. — Les ambassa deurs de toutes les puissances à Constantino-pie protestèrent contre l'abrogation des capitulations.| Les ambassadeurs des puissances de l'Entente et l'ambassadeur italien présentèrent une note identique à la Porte en ce sens ; les ambassadeurs allemand et artrichien présentèrent une note différente, mais soutenant , même point ùe vue.

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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