Le matin

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s.n. 1914, 18 August. Le matin. Seen on 02 October 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/4m91835351/
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|^rdMfTÂ<>Ût 1914 QUAYBE PAGES — ÇS1JSTQ CEIVriMES 21meAnnée — N° 230 H R RÉDACTION | (VEILLE BOURSE, 39 ■ ASfVERS I Téléphone Rédaction : SI? ^ i Un an , . * • .fr. 12.00 I eus ' Sis mois . • . « 6SO lis»»5 ) Trois mois .... 3KO (Un au 16.00 ) Six mois fi KO ■ Ht® (Trois mois .... tî.OO H i ivrPH • France, Angleterre, Allemagne et Union ■&trimestre, fr. ®.«0 -BolU,nde « I oïï-Dadié, par trimestre, fr. T.«». ■ jïtonDement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 AIVVEStS Téléphone Administration : SOI C. de CAUWER, Directeur An t» onces : Annonces la petite ligne, fr. 0.30 Annonces financières id «1 *>0 Réclames Ja ligne, » 1 £»0 Faits divers corps id. » ïi.OO Chronique sportive id. J 3 OO Faits divers fin id. > ÎÎ.OO La Ville id. • Jî.OO Emissions Prix à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de tAmérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. Lebkgue & O. JOURNAL QUOTIDIEN Patrouilles de uhlans Arivei*s, 17 août, 11 heures du soir —■ Communiqué officiel. ,Des patrouilles de cavalerie allemande ont été signalées àGheel et dans les environs. Il n'y a pas lieu de s'affoier pour cela. De petits groupes je uhlans et de hussards ont été vus ainsi dans diverses parties du pays. Ils ont passé sans grand dommage pour les habitants. Du calme, toujours du calme ! Comme on peut le voir par les dépêches officielles, la situation est plutôt bonne pour nos armes. lli Reine à Anvers ■ U reine Elisabeth et les enfants royaux, ■jes princes Léopold et Charles et la prin- ■ Marie-José sont arrivés lundi soir, ■kbî1/4 heures à Anvers. ■ La Reine, accompagnée du général Jung-Hiéetde ses dames d'honneur, se trouvait ■ansla première automobile- les princes et Hk précepteurs se trouvaient dans une Brade automobile.Le cortège arriva ainsi, là assez vive allure, escorté par une garde Hpéciate d'une trentaine de gendarmes. A Hmaines allées et venues qui s'étaient pro-Mjuites dans la journée, aux abords du Balais de la place de Meir, on s'était aperçu l;iie«quelque chose» se préparait. ■ lue foule considérable se massa bientôt Hi\ant le Palais, acclamant notre Souve-Hraine et les princes. Peu à peu, cependant, ■tes manifestations de loyalisme cessèrent Ht bientôt tout rentra dans le calme et la Hirculation redevint normale dans l'artère Hentrale de notre ville. ■ Dès l'arrivée de la Reine au. Palais, le dra-Heau national y a été hissé. Vive la Reine ! ■ La reine est parmi nous. ■ Depuis hier, Sa Majesté, le prince héri- ■ fe Léopold, le prince Charles-Théodore |è.' Ja princesse Marie-José ont établi leur ■ résidence au palais de la place de Meir. I Les Anversois sont heureux et fiers de Blette décision qui, dans les circonstances ■ïctuelles, ne fera qu'exalter leur patrio-Hii,I La Belgique, après une ère de prospé-■rùé de plus de quatre-vingts ans, traverse Biie heure critique. I Mais elle a pour elle le bon droit. • Confiante dans la justice de sa cause et ■«ans ses destinées, elle se serre autour de dynastie en qui reposent l'honneur et ■'avenir de la nation et se montre certaine ■w triomphe final. B Vive le Roi ! Vive la Reine ! Vive la fa-HjBiile royale ! Ce qui nous a été dit HNous avons pu joindre lundi soir un of-■»®r appartenant à l'entourage immédiat ■ie M. de Broqueville, chef du cabinet et ■®iistre de la guerre, et nous lui avons ■"tondé si l'arrivée de la Reine à Anvers ■huait une aggravation dans la situa-■« générale de nos troupes : H. ~ En aucune façon ! répondit notre in-■^Muteur. La situation n'a jamais été •*ure, au contraire, et je me demande ■r v^in pourquoi le public se montrerait ■«Met. ■ : ',e public se dit que la Reine vient à ■"^rs parce que Bruxelles est menacé. ■ - f-e'serait une grossière erreur et qui ■ «repose sur aucun fait précis. Je vous le ■ *e: nous n'avons aucune raison d'être Kp®iste. Le départ dé la Reine était d'ail- ■ llN décidé depuis le jour où l'Allemagne ■iu'V env°yé son ultimatum. Mais il fal- ■ "Wn achever les quelques préparatifs ti'tinsfert du gouvernement à Anvers I n'est plus juste. ■|, p v°iei une autre raison qui a retenu ■r 'ein® 11 Bruxelles pendant quelques ■ ' ; Sa Majesté tenait essentiellement à ■ "•i elle-même à la bonne organisation HoiBs ,,lance <îni a été installée par ses ■.."an Palais r0yal. Notre souveraine n'a Hw» 1 "îu'tter la capitale avant que Ktn lIfti:"ilance fût prête à recevoir les ■tai '.^ blessés. Or, ce matin encore, on y ■feiii, • .e'' après-midi même, la HJ' u yisité les installations jusque dans H^momdres détails. ■fcr C'"' rassurera pleinement nos H JéP%-leur surtoiat que tout va bien Hip a s'tuation ne s'est en rien aggra- contraire! ■tidé;^.1'^^ de la Reine a donc été dé- Bit('if^P conf°ndons pas : ce départ a été H»"^ l'envahissement du territoire, ■!rMui|U -a "ïu' a ^a^ d'Anvers notre ■■ont Dn "a^onal ». Je vous ai dit les rai- ■ s!. "r lesquelles la Reine a prolongé ■toc(ire |'l Bruxelles. Je puis vous dire a"e ie Roi a reçu M. de Broauevillî ce matin et n'a décidé le départ de la Heine qu'après avoir visité lui-même l'ambulance du Palais. Tout s'est donc passé de la façon la plus naturelle et aucune nouvelle inquiétante n'est venue peser sur des décisions qui étaient prises depuis longtemps. Le gouvernement à Anvers BRUXELLES, lundi, 17 heures. — Communiqué officiel. — Contrairement au vœu du législateur de 1859 le gouvernement est demeuré à Bruxelles pendant la phase de la guerre durant laquelle notre armée s'est trouvée seule pour faire face à l'ennemi. A présent que les armées amies sont sur notre territoire, le gouvernement a jugé que son siège peut être sans inconvénient transféré à Anvers conformément à la volonté de ceux qui ont créé la grande position fortifiée. Ce n'est pas que les événements soient plus graves. Nous enregistrons au contraire un nouveau succès de nos troupes secondées par la cavalerie française. Mais comme il est nécessaire que le transfert se fasse normalement et qu'il n'y ait pas la moindre interruption dans l'exercice de la souveraineté, le gouvernement a estimé qu'il était préférable de commencer le transfert des services des divers ministères. Alors que leurs familles restent dans la capitale certains ministres vont donc résider à Anvers où les services de la guerre seront mieux à leur place pendant que l'armée est en campagne. Déférant au désir du gouvernement S. M. la Reine et les princes s'installeront au palais d'Anvers, tandis que le Roi reste au milieu de nos vaillants soldats. Les services du palais continueront à fonctionner à Bruxelles. A la demande du gouvernemet, plusieurs ministres d'Etat, notamment ceux de l'opposition, se fixeront provisoirement à Anvers. LE CORPS DIPLOMATIQUE Le ministre de France, M. Klobukowsky, le ministre de Grande-Bretagne, Sir Francis H. Vrlliers, le ministre de Norvège, M. Hagerup, le ministre de Suède, M. C. F. De Klerker, et le ministre de Roumanie, M. Djuvara, sont arrivés lundi soir, de Bruxelles, à la Gare centrale où se trouvaient pour les recevoir M. Crozier, consul général de France, M. Kear-ney, vice-consul de Grande-Bretagne, M. Ha-rald Pétri, consul dé Suède, M Mendl, consul général de Roumanie, etc. LA SITUATION EST BONNE BRUXELLES, 17 août. — L'Indépendance belge publie la note suivante : Lundi, 5 heures, soir. — M. le commandant Chabeau, en fournissant aux représentants de la presse bruxelloise les renseignements sur le départ des ministères, leur a déclaré nettement, en toute sécurité et avec vigueur, que la situation, au point de vue des opérations, était meilleure qu'hier. Insistant, il a ajouté: «Elle n'a jamais été aussi bonne que maintenant et dans trois ou quatre jours le gouvernement rentrera à Bruxelles. » AU PALAIS DE LA NATION BBUXELLES, 17 août. — On lit dans l'Indépendance belgp : MM. Campioni, greffier du Sénat, et Maes, partiront mardi pour Anvers accompagnés de trois huissiers, afin d'y installer la haute assemblée.MM. Pauwels, greffier de la Chambre; Ber-ta et ColsouJ se rendent également dans la métropole suivis de deux huissiers. Les autres fonctionnaires de la Chambre et du Sénat- n'abandonneront pas le Palais de la Nation. M. KLOBUKOWSKI BRUXELLES, 17 août. — Le siège du gouvernement sera transporté à Anvers à. 8 heu-rés. 11 est probable que les légations l'y suivront. En ce qui concerne le ministre de France. nous croyons savoir que M. Klobukowski reste à Bruxelles. Pour toutes les affaires de chancellerie relevant du consulat.c'est au consulat d'Espagne que momentanément il faudra s'adresser. — Havas. UN DEMENTI BRUXELLES, 17 août. — Officiel. — Un article paru dans plusieurs journaui dit en substance: «Le chauffeur d'une voiture Sun-beam, pavoisée du drapeau anglais et au service de la légation d'Angleterre, a été arrêté, inculpé d'espionnage et dirigé sur Anvers.» Cette nouvelle est sans aucun fondement. La voiture Sunbeam à laquelle il est fait allusion est la propriété d'un sujet anglais bien connu, qui a patriotiquement mis sa voi- j ture à la disposition de la légation, dans le but de l'employer au service de la Grande-Bretagne et de la Belc-inue. 1 ——— — '■ ' 1 —n— C'est lui et son fils qui se chargent de piloter la voiture à tour de rôle. .. 1 ■ i Hostilités i Beliip Succès beige lundi BRUXELLES, 17 août. -* La situation pour les troupes belges est considérée comme très bonne. Il se prononce un mouvement des troupes allemandes ver» le Sud, qui dégagerait nos lignes. Les troupes belges ont remporté un succès important aujourd'hui à un endroit qu'il nous est défendu de préciser. Tout un mouvement allemand a été arrêté. — Havas-Reuter. A Wavre BRUXELLES, 17 août. — Du Soir : « Il y eut, hier après-midi, un moment de panique à Wavre. On signalait l'arrivée de uhlans à Gistoux et, d'autre part, un engagement entre troupes belges et allemandes, celtes de l'ennemi étant du côté de Sart-Risbard. » Une patrouille de uhlans était en effet arrivée à Gistoux, à 1 1/2 heure. » Les cavaliers se rendirent d'abord chez le nommé Adolphe Flémalle, connu dans le pays sous le sobriquet de « Canada », et, malgré les supplications de sa vieille mère, ils le fusillèrent, voulant ainsi immédiatement répandre la terreur dans la commune. Chez Grégoire, ils exigèrent qu'on leur remit le fusil dé Hilaire Grégoire, qui passe pour un des meilleurs chasseurs de l'endroit. Dès qu'ils furent en possession de l'arme, ils la brisèrent. Us menacèrent de leurs revolvers le bourgmestre de Gistoux, M. Delfosse. » Passant ensuite devant la maison de M. Maximilien Dandois, ils enfoncèrent la porte à coups de crosse, et sommèrent les six personnes présentes, dont deux vieillards, de se mettre à genoux et d'implorer leur pitié. Ils exigèrent que les armes qui auraient pu se trouver dans la maison leur fussent remises. » Ils prirent trois habitants de Gistoux comme otages, les nommés Gendrain, Léon Len-grand«t un autre portant le surnom de Mayeur l'Zqiù:. Ils les fouillèrent, les menacèrent de mort s'ils leur donnaient de» renseignements inexacts, puis ils se firent avcompagner par eux jusqu'au territoire de Picaude, du côté de Tourinnes.' Ils les relâchèrent pou après. » Entre-temps, l'arrivée des uhlans à Gistoux avait été connue de nos troupes. Une automobile blindée, chargée d'un mitrailleuse, arrivait de Dion-le-Mont, et en face de l'ancien bâtiment de la poste commençait 1s feu sur les uhlans, qui prirent la fuite. L'un d'eux fut tué net. On l'enterra, le soir, au cimetière de Gistoux. » En fuyant, les cavaliers allemands sommèrent M. Hubert Fortamps, de leur montrer la route de Wavre. Il leur indiqua celle de Cor-roy-le-Grand.» Durant toute l'apres-midi de dimanche, on entendit à Gistoux d'innombrables coups de fusil. » Un taube qui passait, ce matin, au-dessus de nos troupes, reçut une grêle de balles, mais on ne croit pas que l'aviateur fut blessé. Les ailes de l'aéroplane furent fortement endommagées par les projectiles. » On rapporte que deux paysans de Tourin nés, qui s'étaient rendus à la messe, furent tués par des balles égarées au moment où ils sortaient de l'église. » Un dragon de Mecklembourg, qui avait été blessé dans l'engagement de Borneffe, a été trouvé blessé dans une ferme des environs de Chaumont-Gistoux. Il a été ramené à Wavre. d'où il a adressé à sa femme une longue lettre qu'il a fait écrire par une jeune fille de Wavre connaissant l'allemand. » Dans cette lettre, le uhlan disait qu'il était content d'avoir été blessé et d'être retenu prisonnier par les Belges, car il croyait bien que ses compagnons d'armes qui continuaient à combattre les Belges ne regagneraient jamais l'Allemagne. » Un aéro repris BRUXELLES, 17 août. — Un trait de nos aviateurs : Deux d'entre eux, regagnant leur centre, avaient dû atterrir, par suite de panne, dans le voisinage des uhlans. Impossible de réparer. Les aviateurs s'échappent, restent dans les lignes. L'avion était considéré comme perdu. Deux jours plus tard, on apprend qu'il est toujours en place, gardé par des uhlans. On arme aussitôt d'une mitrailleuse, un auto de 80 HP. On arrive à grande allure auprès de l'avion ; on surprend les uhlans, qu'on met en fuite et qu'on tient en respect à l'aide de la mitrailleuse.Pendant ce temps-là. les hommes .démontent l'avion, le chargent sur une remorque, embarquent, puis le convoi file à la barbe des Allemands, stupéfiés de tant d'audace. Un avion allemand bien reçu BRUXELLES, 17 août. — Un rédacteur de la Dernière Heure s'est rendu à Chastre, au nord de Gembloux. Vers 8 heures trois quarts, écrit-il, nous trouvant au centre de la ville, nous voyons et entendons un avion. Nous regardons et, à simple vue, reconnaissons facilement un « Taube ». Cet oiseau allemand doit voler à moins de 500 mètres peut-être, car, à l'aide de jumelles, nous voyons distinctement un homme ; l'allure de l'avion n'est guère vive. En un clin d'œil, les habitants sont sortis et trépignent, les soldats ayant ouvert une fusillade nourrie sur l'aigle I Toujours avec nos jumelles, nous suivons les' évoluions plus rapides maintenant du a mécano », qui craignant les balles, filé, file tant qu'il peut. Mais nos tireurs sont nom breux et savent viser. A un moment donné, 1 l'appareil est atteint II ne pend par l'aile, mais < baisse assez bien. Les curieux acclament nos soldas et voudraient les voir continuer le' tir. s Seulement, l'oiseau est hors de portée des fu- < sils. Nous le suivons toujours et le voyons < virer vers l'est. i D'autres soldats ouvrent le feu à leur tour ; puis, c'est la pétarade des mitraileuses, qui a ( dû être néfaste. i La reconnaissance de l'aviateur allemand i n'a pu être fructueuse, ce dernier étant obligé ; i de faire de la vitesse pour fuir. i Un habitant de Grez, en compagnie duquel nous regagnons Ottignies, nous dit avoir vu 1 l'avion piquer net une tête dans les environs < de sa localité. « Je ne l'ai pas vu tomber, mais je suis cer- ' tain de ce qu'il a été « descendu ». Ce n'est pas < le premier d'ailleurs, » ajoute-t-il. J Une victoire franco-belge i BRUXELLES, 17 août. — Du Soir: ' « Des nouvelles arrivées cette après-midi à 1 Bruxelles, et que confirme le département de la guerre, des troupes belges, avec de la cava- 1 lerie irançaise, ont brillamment repoussé aujourd'hui une attaque allemande sur notre front est. » LES CORRESPONDANTS DE GUERRE BRUXELLES, 17 août. — Les autorités militaires des puissances alliées se sont mises d'accord pour ne plus admettre les correspondants d'aucun journal sur le front des troupes, ceci pour éviter toutes indiscrétions éventuellement profitables a l'ennemi. Plus tard, ils pourront probablement être admis à la suite des armées en campagne. — Havas. LA JOURNEE DE LUNDI BRUXELLES, 17 août. — Officiel. — Les troupes allemandes qui ont échoué hier dans leur tentative de marcher vers Wavre se sont retirées aujourd'hui sans combattre dans la direction de Hannut. L'échec subi par la cava lerie allemande au combat de Haelen l'a rendue visiblement circonspecte. Dans la journée d'hier, dimanche, elle a marché avec prudence et s'est retirée sans s'engager sérieusement. Toutes les troupes allemandes signalées ces jours derniers sur le front de notre armée ont pris d'ailleurs une attitude nettement défensive et partout se retranchent. Toutefois, elles semblent vouloir faire une nouvelle tentative en se portant vers le nord, dajns la. direction de Bourg-LêopOId Molh La journée d'aujourd'hui s'est donc passée sans combat ni rencontre d'aucune sorte. — Havas-Reuter. Les Aliemands essayent de passer la Meuse à Dînant TENTATIVE INFRUCTUEUSE. — LE RECIT D'UN TEMOIN OCULAIRE £®®UXELLES, 17 août. — De l'Indépendance On connaît, dans ses grandes lignes, la tentative faite par les Allemands, samedi dernier, de forcer le passage de la Meuse et de s emparer de Dinant. Nous avons pu joindre, dans un village des environs de Dinant, où il s'est réfugié avec sa femme, M. Corbaye, le sous-chef de la gare de Dînant, qui, avec sa famille, n'a échappé à la mort que par miracle. A peine remis de son émotion, M. Corbaye nous fait le récit que voici du » bombardement de Dinant par les Allemands». « Il était six heures du matin — samedi lorsqu'un fracas épouvantable nous fit sursauter.» Une batterie allemande établie à proximité des carrières de Dréhance (rive droite de la Meuse) venait de lancer des obus sur la ville encore endormie. » En moins d'une minute, six obus furent tirés. » Le premier atteignit l'hospice et vint se loger dans l'annexe d'un café situé près du passage à niveau. » Le deuxième s'enfonça dans le talus, en face de la gare, un autre défonça le bureau des marchandises et un quatrième frappa le bâtiment des recettes et la salle des pas perdus, heureusement sans faire de victimes. » Je n'eus que le temps, avec trois autres employés de la gare, de me réfugier dans les sous-sols d'une cabine Saxby. J'avais à peine tiré la porte sur nous qu'un obus emporta la superstructure de la> cabine. » Une accalmie de quelques minutes qui se produisit après ces premiers coups permit aux habitants de se mettre en sécurité. La plupart se réfugier..it dans la cave, qu'ils ne quittèrent plus jusqu'au soir, plus morts crue vifs! . » La batterie allemande, reprenant son tir, concentra son feu sur le quartier Saint-Mé-dard.» L'Hôtel de la Gare, l'Hôtel du Nord, la> Banque et d'autres bâtiments furent plus ou moins -sérieusement atteints. » Les Français, qui occupaient la Citadelle et dont deux sections seulement gardaient le pont et Tes alentours, répondirent immédiatement au feu de l'ennemi, mais, n'ayant aucune batterie en place à proximité, se trouvèrent, au début de l'action, en état d'infériorité manifeste. Ils semblaient avoir été pris à l'im-proviste, mais se défendirent avec un acharnement inouï. » Leurs mitrailleuses inondèrent les Allemands de mitraille. » Elles ne purent cependant empêcher les Allemands de s'emparer de la Citadelle, sur laquelle, triomphalement, ils hissèrent — pas pour longtemps — le drapeau allemand. » Une partie des Français qui occupait la Citadelle et qui en fut délogée fut faite prisonnière. mais des renforts français survinrent à temps et ils purent délivrer leurs camarades, après avoir chargé les Allemands à la baïonnette, et après leur avoir fait subir d'im-\ portantes pertes. i, » Des batteries françaises étaient venues ■ < entre-temps se placer sur les hauteurs et elles j inrent tête victorieusement aux Allemands, lont le feu, bientôt, faiblissait. - y pouvait être deux heures, lorsqu'un obu-;ier français, placé sur les hauteurs, intervint •fficacement et définitivement. De quatre :oups, bien visés, il fit taire les batteries enne-nies qui se replièrent en arrière. » Des régiments français, arrivés au pas de :ourse, passèrent la Meuse et chargèrent sans 'épit les Allemands, supérieurs, cependant, en îombre, et les obligèrent à évacuer la Cita-lelle, dont le drapeau allemand fut arraché tu milieu des acclamations des vainqueurs. » Les Français, avec un entrain admirable, loursu'virent l'ennemi, qui fut repoussé jus-ju'à sept kilomètres en arrière. » L'importance des effectifs engagés m'é-:happe », dit M. Corbaye en terminant, « car, lès que nous avons pu nous échapper, nous iommes partis. » Tout ce que je sais encore, c'est qu'on a lit que les Allemands, pour opérer leur coup le main, avaient passé la Lesse près de Wal-sin et que les pertes françaises, dans cette opération, ne sont pas importantes, surtout :omparativement à celles des Allemands.» Une partie des blessés français ont été évalués sur Philippeville. Citez les Français L'avance des Français PARIS, 17 août. — Les troupes françaises continuent à progresser dans la région de Donon. Elles occupent Schirmeok, à douze ■cilomètres en aval de Saales. Les Français ont pris douze canons de campagne, douze caissons, huit mitrailleuses. La cavalerie française a poussé jusqu'à Mulbach et LutzelhauSen. \u Sud les Français ont occupé une ville à. l'Est du col d'U ois, sur la route de Schles-stadt et Sainte-Marie-aux-Mines. E;i Alsace, les Français occupent la ligne Tliaiin-Cernay-Dannemarie. Le premier drapeau enlevé aux Allemands a été remis ce matin au ministère de la guerre pour être transféré ensuite aux Invalides. C'est le drapeau du "132me régiment de ligne allemand, pris par le dixième chasseurs. Les Allemands, en reculant,continuent leurs actes de sauvagerie. Ils ont tué sans raison, à Blamont, une jeune fille et un vieillard de 36 ans. LE SANC-FROID DE L'AVIATEUR PARIS, 17 août. — Un aviateur français forcé d'atterrir en territoire annexé, faute d'essence, continua de remplir son réservoir malgré l'arrivée d'une forte patrouille allemande lui n'osa pas l'approcher craignant un piège. L'aviateur est reparti essuyant» alors une fusillade qui ne put pas l'atteindre. — Havas. sue MER Succès maritime des Français sur les Autrichiens PARIS, 17 août. — L'amiral Boué de Lapey-rère fait savoir qu'il a surpris ce matin devant Antivari un croiseur autrichien du type Zenta et l'a coulé. — Reuter. Note de la Rédaction. — Le Zenta est un croiseur protégé de 2,350 tonnes, construit en 1897 et filant 20 nœtids. Il est armé de 8 canons à tir rapide de 12 cm., de 10 canons de 4.7. cm., de 3 canons-revolvers, de 4 mitrailleuses, de 2 tubes lance-torpilles. Son équipage se compose de 305 hommes. Il y a deux autres croiseurs protégés du même type: le Szigetoar et le Aspern, construits en 1899. CONFIRMATION FRANÇAISE OFFICIELLE PARIS, 17 août. — Au conseil de ia défense nationale, tenu ce matin a l'Elysée, M. Auga-s*neur a annoncé que la flotte commandée par l'amiral Boué de Lapeyrère a coulé devant \ntivari un croiseur autrichien qui faisait le blocus de ce port. CONFIRMATION ANGLAISE LONDRES, 17. — Le Bureau de la presse anglais annonce que la flotte française de ta Méditerranée a opéré un raid dans l'Adriatique et a coulé un croiseur autrichien du type Aspern. Le "Goeben" et le "Breslau"fj DES EXCUSES DE LA TURQUIE A LA FRANCE CONSTANTINOPLE, 17 août. — La Turquie i exprimé à l'ambassadeur de France ses regrets pour le traitement infligé par l'équipage du Goeben à deux paquebots français ancrés ians les Dardanelles. — Havas. En Extrême Orient L'INTEGRITE DE LA CHINE TOKIO. 17 août. — Le gouvernemept japonais s'est déclaré fidèle au principe de l'intégrité de la Chine. Il se bornerait à une action éventuelle aux limites du protectorat de Kiao-Tcheou. — Reuter. La Chineveut reprendre elle-même Kiao-Tcheo PEKIN, 17 août. — Le gouvernement chinois. Smu de l'ultimatum japonais, aurait l'intention le reprendre éventuellement possession de Kiao-Toheou par ses propres moyens.— Reuter.

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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