Le matin

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s.n. 1914, 19 April. Le matin. Seen on 02 October 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/3r0pr7nr08/
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smmanche 19 Avril 1914 ¥Ï^GT JPAG1ES — <Cmy€j CEMTIMEë wyMwMBMt«g<a«Ba»MOHaMg~n^TriMiïrifli r ^ *a* * 21me Année — N° 109 kédaction ig,ViEltLE BOURSE, 39 aisvbb8 Téléphone Rédaction : fi 1 * ^onaements : ITJnan Jr. 1SOO j»» ffil : : : : » ;m> 10.00 l^KCR jlo&' : ' : • *:<*> '"T'îFSlrett»!<>0.m-iHoUaidcri BBlsle,?arminesire. if. .(m1-BhcM> jw tnmestre, fr' ' 1 .ïu^nent se pptjwtt jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL QUOTIDIEN ADMÎNISTRATiON 39.VIE5LLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Admimstration : S2<$1 C. de CAUWER, Directeur ^SL.33L33,OXl.ceS ï Annonces la petite ligne, fr. O SO Annonces financières id « 1 OO Réclames la ligne, » 1 .ÎSO Faits divers corps id. » 3 OO Chronique sportive id. » Si 4iî> Faits divers fin id. ï V OO La Ville id. i S.OO Emissions Pris à convenir. Zes annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez mm. j. leségce & o. AUTRE CHOSE C'est bien «autre chose» que la Franco1 aujourd'hui rêve ou souhaite, sans du tout! «voir quoi, comme line femme. Nécessité d'an choix meilleur ou simple goût d'un changement. Cette préoccupation s'exprima | tu symptômes divers dans la présente pé-riode électorale. On ne discerne pas nette- j rnt sur quels problèmes de législation le ' pays est consulté. Il y a le service militaire Rirais ans mais M. Malvy, ministre de \ l'intérieur, qui s'y est opposé comme député, déclare au nom'du gouvernement qu'il ne fait plus question. Il y a l'impôt sur le revenu mais les modalités en sont encore si irdemment contestées, les formes d'appli-(jtion si incertaines, que le corps électoral : je comprend pas sur quoi on l'interroge et [me, partant, son verdict n'apporterait [ point d'indication probante. 11 y a la dépense laïque de l'enseignement mais ici tous lits partis de gauche sont d'accord sinon sur les moyens du moins sur le principe. Il y a œiin la réforme électorale qui n'a pas dé S jBitisans absolument- désintéressés, chacun y cherchant ou y espérant un profit pour i soi groupe ou pour sa personne. Aussi les inventeurs de systèmes nou-[ tas se présentent-ils assez nombx-eux. Ce-ti est toujours un signe que le système en rigueur a cessé de plaire. On ne cherche pïs «autre chose», on ne se prépare pas à [ «ccueillir «autre chose» quand on est satisfait de ce que l'on a. Nous avons déjà jlignalé le projet d'auto-démocratie basé sur [l'institution de jurys communaux, régio-Itaux, nationaux recrutés par voie de tirage i eu sort pour l'adoption ou le rejet de for-Miles législatives élaborées par des com-Itaissions techniques. D'autres projets s'énoncent qui nous occuperont un moment Irais il sera tout d'abord entendu que l'opi-iiion française aspire seulement, à des réformes. à une révision constitutionnelle. Elle ne songe pas à répudier la République pour restaurer la monarchie mais bien • perfectionner la République par des institutions meilleures. C'est dans la République même qu'elle poursuit la réalisation | cta)S6» «t non en dehors. Son atta- 1c ® régime n'a pas faibli. Les Fran-qui préconisent dans peu de journaux, pr 1 organe de peu de comités, un retour pi empire ou à la, royauté forment une tou-f Petite minorité dans le pays; on pour-P..3?,tromPer parce qu'ils sont intrépides, i s et turbulents, mais vous verrez que (|u 26 ratifieront à nouveau leur t réduisant encore leurs effectifs. L ff urÇ*us les inventeurs de systèmes qui LikT'I.11? ni des orléanistes ni des frepos ma^s des r^Publicains de tout Rtotifn M' Mareel Sembaf. Sa con-fcimrn j j Souvemement républicain se Crin laut(>(îémocratie par l'impor-Eiii» m- •ïïï<?^e aux commissions tech-to'lTitm»11? ie^les' e^e sen écarte par le taft n , Prir-cipe électif. Ce n'est pas Wtfellp ■rp, emeîlt que le gouvernement lambre ,ersssf- 11 y aura toujours une SLnJ®.8™* recrutés selon des lois tosiiHn mises au Point. La réforme por- w sur les ministres. 1 Pnfifef^1! ?ertains ministères sera Ptletnent ,, 'c'ens Pris en dehors du fcfttMn,' : M a«rait donc plus ainsi ferait ]p,, J1?, ™ réellement politique qui 'pas de Dort^fi n? du c?nseil- <îui n'aurait ifôcipale ri- 1ui aurait pour tâche la conformité rie la Fes par 1p s services aux fins vou-modifiai î?ur* 11 ? auraft même We caren «ôlrf/ ^ re de ce "ûnistre poli-BÈêil, ij ç Ù, ne Présiderait plus de ^®istériVin' n supprime la solidarité fetres infirmDn ne veîTait Plus douze mi-F1® de km,, 1 ,?u approuver les décisions i^'exemni/w ^1(rsi 011 ne verrait plus, '"cs> du pnm„ ministres des travaux pu- ^ beam-lrf6'P9stes et télégra-'•ésenté car û . re échec à un décret. Sinistre noMm mi,mstre de la marine. Le ! iMiviciupii'v!'Ue ^ravaiUeràit directement ^technifine, tn ,ave? chacun des minis-Ntt la riif,' 8 ait les questions inté-!! ''^fflini.ti-^f6 nationale avec les chefs Mlriae, les nîfv°n ?. 8uei're ou de la f?teehnioiip ,i^ f -.^.^oroatiques avec le ministres8 fr8 étrangères- cha" 'devant in rr,. " !mi(îues serait respon- !!]!® ^mbinaison^t f6 politicîue président i ait que nnnl À conseil ne s'assem--• s mesures exceptionnel- mateUr PTOPose le b lle la léffkiat\1 es chambres au mi-' ta'chir période, non seulement pour ^ent^tsmai 'fement l'autorité des re- °a ^rlemenhîit11381 pour assurer à l'ac-tl, mentaire une continuité désira- Pet,^consistern,tea? aPP°rte aussi son rtitu«onn® "nf1 ,ans une réforme r?1 les forint; . quelques lignes par fes a«x parle&tfm+S*^rï8^es seraient in-| ^Publiouo !?! ?s et la Présidence fcl1 des mfai an?eins Présidents du tita11 P°ur effet'A tte organisation sénîur,ecC^per1C0,-lrt aux ambi-tbloi Prescrit ,d,es déPutés. Du jour tte f ateUr p0Ur d'être député mterpeiiatjnT,iarnai? clevenir minis-r"4s T,r(V? . suivies de crises mi- uiraiént fort rarement. * 1 Du jour où la direction suprême des affaires n'apparaîtrait plus comme une étape vers le septennat de l'Elysée, on verrait se calmer l'appétit boulimique du pouvoir. Il y a là des idées excellentes. Malheureusement pour leur avenir M. Clemenceau ajoute que «les sept huitièmes des parlementaires veulent être ministres». C'est de mauvais augure pour le succès de sa proposition le jour où elle entrerait en discussion devant le congrès de Versailles: elle rencontrerait une opposition formidable chez les parlementaires ambitieux des grandeurs ministérielles, soit chez sept sur huit. Aussi M. Clemenceau n'a pas plus que M. Sembat l'intention de formuler sa conception du gouvernement républicain en projet de révision constitutionnelle. Tous deux se proposent d'y intéresser le pays et de l'y conquérir tout d'abord. Ce ne sera pas encore pour ces élections-ci. C'est une réalité que la constitution française n'a jamais passé pour un modèle, en dépit des améliorations qu'on s'est efforcé d'y apporter. Enfantée en 1875 par dès réactionnaires qui s'y ralliaient faute de s'entendre sur un empereur ou sur un roi, adoptée à une seule pauvre voix de majorité; amendée timidement en 1884 et en 1885 dans les chapitres relatifs au recrutement du sénat, elle offrait surtout cet inconvénient de ne rien apporter de nouveau à un régime nouveau, d'être calquée sur des organismes monarchiques, d'être en un mot plus monarchiste que républicaine. L'heure a sans doute sonné de lui donner une forme, * un caractère sinon définitifs du moins mieux appropriés aux besoins actuels d'une grande démocratie. D'ailleurs nous devons prévoir que le régime parlementaire ne durera pas éternellement. Les peuples adopteront «autre chose» non pas seulement en France mais partout tôt ou tard. Il serait par trop extraordinaire, lorsque tout se transforme, lorsque tout évolue, lorsque tout se perfectionne, que le parlementarisme seul demeurât immobile et commè achevé. Il n'est pas de droit divin, que je sache. Il n'est même pas de logique nécessaire. Il est simplement une institution humaine, imparfaite et fragile comme toutes les institutions humaines, et que nous remplacerons fatalement par «autre chose» quand cette «autre chose» nous apparaîtra plus pratique et meilleure. • Camille Liaame Lettre de Londres (Correspondance, particulière du Matin J La réforme du service civil. — Rapport de la commission royale. — Fin du favoritisme. — Clauses antiféministes. — Célibat «tes rcn-ties-de-cuir.Londres, 17 avril. Le gouvernement vient, de faire distribuer aux membres des deux chambres, et. il communique aux journaux le rapport de la commission royale instituée en janvier 1897, sous l'administration conservatrice du nîarquis de Sa-lisbury, pour étudier la réorganisation de notre service civiL Par cette expression "Civil Service» nous comprenons tout ce qui est administration publique, sauf l'armée, l'amirauté, la magistrature. Cela paraît simple au premier abord, mais souvent ces démarcations administratives se confondent, ou se compliquent. C'est ainsi qu'un officier de marine détaché au département des colonies cesse «ipso facto» d'être un marin et passe au service civil tandis qu'un commis expéditionnaire attaché aux bureaux du lord haut-chancelier n'est pas du service civil et relève de la hiérarchie judiciaire. Le département du secrétaire d'Etat pour l'Inde est un service civil bien qu'on y rencontre des fonctionnaires, militaires en quantité. Nous manquons d'unité administrative au point de vue des nominations, des traitements, de l'avancement, des pensions de retraite et la commission royale semblait, particulièrement investie pour nous proposer des règles meilleures. Pourtant elle avait été formée sous l'empire d'une arrière-pensée politique. On se plaignait un peu partout, — et naturellement plus qu'ailleurs dans les bureaux du service cîvil — de l'autorité presque sans limites des ministres sur leur personnel et des abus qui en résultaient. La précédente administration libérale, celle du comte de Roseberry, passait pour avoir créé nombre d'emplois aussi inutiles qu'onéreux au budget et on l'accusait à mets couverts d'avoir poussé trop loin les pratiques du favoritisme. On lui reprochait des nominations ou des avancements scandaleux. Par là, la commission royale ressemblait un peu à une commission d'enquête et on en attendait d'émouvantes révélations. A ce point de vue elle aura trompé bien des espérances. Cela tient à ce qu'elle a survécu_ non seulement au ministre qui l'avait formée, mais encore au parti qui l'avait jugée nécessaire. Elle a pris son mandat, très au sérieux. Elle a procédé avec une sage lenteur. Quand les élections de 1905 ont ramené les libéraux au pouvoir, quand les élections de 1906 les y ont installées si solidement qu'ils y demeurent encore après de périlleuses épreuves, les commissaires ont compris qu'il ne s'agissait plus de découvrir des griefs contre le népotisme du comte de Roseberry et ils se sont attaqués résolument au problème de l'administration. Aujourd'hui ils nous arrivent avec un projet où tout n'est certes pas excellent mais qui paraît au moins inspiré d'un large esprit de jus tice et d'égalité, sans l'ombre de préoccupations politiques. * r" * Nous avions pris de fâcheuses habitudes. Tout politicien appelé dans les conseils du roi installait avec lui au ministère une nombreuse clientèle de secrétaires et d'attachés immédia- ; tement- pourvus de fonctions et d'emplois définitifs, sans nul examen, par simple arrêté. A chaque changement de gouvernement, le personnel du service civil s'augmentait ainsi de. cent cinquante à deux ceiits fonctionnaires sans doute recommandables et pleins de mérite mais qui ne devaient rien qu'à la faveur. En dehors de l'entourage immédiat du chef de département, dans les bureaux vraiment administratifs, non politiques, pour les petits employés à petits t raitements, l'examen et le concours étaient de règle, sinon de rigueur. Le rapport cite d'honorables exceptions. M. John Burns, ministre depuis bientôt neuf ans, n'a pas signé une seule nomination dans le service central de ses bureaux; il a seulement nommé quelques fonctionnaires en province dans des localités importantes où son département n'avait pas encore d'agents. Il a conservé intact et complét le sècrétariat de son prédécesseur et il fait avec ces adversaires politiques très bon ménage. ■ Lor-sque seront adoptées les résolutions de la commission royale, les ministres pourront, continuer à s'entourer de collaborateurs de leur choix mais ils ne pourront plus inscrire au budget de l'Etat le-traitement de leurs attachés ni conférer à ces attachés un emploi quelconque sinon après un examen ou un concours et en vertu d'un diplôme — la. fonction et le traitement se rapportant toujours au grade régulièrement, conquis. Aucun favori ne sera élevé d'une classe à la classe supérieure sans un an au moins de service dans la classe précédente et toujours après un concours. On compte ainsi enrayer sérieusement l'arbitraire et le favoritisme.Le rapport a, prévu le cas d'un avancement exceptionnel justifié par des talents exception-nélS. Il peut arriver que le ministre découvre dans ses bureaux, au bas de la hiérarchie, un sujet, du plus rare talent, d'une réelle valeur, qu'il y aurait injustice à laisser croupir dans des emplois subalternes, intérêt-à faire avancer rapidement pour le plus grand avantage de l'Etat. En faveur de ce candidat précieux Je ministre pourra déroger aux règles, élever d'autorité la fonction et le traitement, mais il devra s'en expliquer immédiatement devant une commission du parlement qui aura, pour tâche de veiller au respect des règlements. La commission'.propose.qufe ces dispositions s'étendent, à .tout le « Civil Service », -voire dans -l'administration des comtés, des communes et i de la Cité de Londres. * * En ce qui concerne les fonctionnaires ou em- : ployés du beau ^exe, elle énonce des conclurions qtïï seront très vivement discutées. On attendait ce chapitre avec curiosité ,en raison : de la grande importance du feminisme officiel. Les femmes sont partout dans lés fonctions publiques. Rien que dans l'administration des postes et, télégraphes, elles sont soixante mille! On en rencontre dans tous les bureaux, voire à la guerre et à la marine, non seulement comme dactylographes mais comme commis-expéditionnaires. Il y en a aux affaires étrangères, à l'intérieur, aux colonies, chez le lord haut-ch'aiïcelier,' dans les bureaux de l'a police métropolitaine, et aucune n'a été admise sans Concours et sans diplôme. Le chanchelier de l'Echiquier en a choisi deux dans l'administration des finances pour les attacher à son cabinet: elles ont rang de sous-chef de bureau. La commission ne les admet pas dans le Service Civil sur un pied d'égalité avec leurs concurrents du sexe fort. Elles passeront les mêmes examens, elles affronteront les mêmes concours devant les mêmes examinateurs-jurés, elles occuperont les mêmes emplois et fourniront la même besogne dans le même temps mais elles n'émargeront pas le même traitement et les postes supérieurs leur seront inaccessibles. Le grade de sous-chef restera leur bâton de maréchal. A l'unanimité les commissaires estiment que leur travail ne vaut pas tout à fait le travail des hommes et qu'à moins de diplômes universitaires, elles manqueraient de compétence dans les fonctions directrices. Une autre exception leur sera imposée quant à l'âge de l'entrée au service. Les candidats mâles peuvent demander à concourir dès leur dix-huitième année révolue. Elles ne pourront se présenter qu'à vingt-un ans. « * » Une autre clause de ce projet soulève déjà des protestations véhémentes: La commission exige que les femmes employées à un .titre quelconque dans le « Civil Service » fassent vœu de célibat. Elles seront admises célibataires ou veuves. Celles qui viendraient, à se marier étant en fonctions seraient aussitôt, congédiées. Elles prendront l'engagement d'avertir l'administration de leur projet éventuel de mariage au jour même où leurs 1 fiançailles se traduiraient en publications lé- 1 gales. Les commissaires estiment qu'une femme : mariée n'apporterait plus le même zèle et la 1 même exactitude au travail des bureaux. On comprend ce qu'ils entendent en disant que la fonctionnaire mariée «aurait parfois besoin de congés en dehors des périodes réglementaires » mais on lés comprend moins bien lorsqu'ils insinuent que les fonctionnaires mariées « perdraient plus ou moins le sentiment de leur responsabilité vis-à-vis de l'administration », Ceci est grave. La plupart des jeunes filles qui se présentent au « Civil Service » ont en vue de gagner leu? vie d'une manière honorable en suivant une carrière rectiligne dont les progrès sont déter- i minés par des règlements et qui aboutit à une i retraire assurée, mais beaucoup y sont con- i duites aussi précisément par l'ambition de : trouver plus facilement un mari..Leur position officielle, leur traitement fixe comme une rente leur ajoute une valeur sur le marché matrimonial parce qu'elles pourront mieux contribuer à, la prospérité d'un ménage en y apportant une part, de revenu; et jusqu'à présent beaucoup trouvaient en effet à se marier dans le personnel même dont elles faisaient partie. Le : « Civil Service » compte en grand nombre d'heureux ménages de bureaucrates. Serait-il juste, est-il nécessaire d'introduire dans les règlements administratifs et d'y imposer par une loi une prohibition de cet ordre qui priverait les jeunes filles d'amour, les obligerait à opter entre le pain quotidien et la famille? Est-il prudent aussi d'édicter une interdiction qui pourrait être tournée hypocritement par la pratique de l'union libre, au détriment de la morale? t Le parlement y regardera à deux fois. Earry LES FAITS DU JOUR LE RAVITAILLEMENT EN TEMPS DE GUERRE Le correspondant du Temps à Berlin rappelle qu'en saisissant le Reichstag d'un projei le loi de statistique des approvisionnement! ie blé en Allemagne, le gouvernement de l'em pire a affirmé l'intérêt qu'il porte depuis quel jue temps à l'a question de l'alimentation ei du ravitaillement en temps de guerre des grandes villes allemandes. Le syndic de Leipzig, M. Martin Schneider ouvrit récemment une enquête à ce sujet, e' aboutit à une conclusion pessimiste. La famine est à craindre, dit. M. Martir Schneider, si des mesures d'efficace prévoyan Ce ne sont point prises à l'avance. Dès le; premiers jours de la mobilisation, la rèquisi tion par l'Etat de tous les services de trans port priverait Leipzig de lait, de bétail, d( pommes de terre et de légumes. Même si l'administration ' militaire laissai circuler quelques trains spéciaux, ces convois ne suffiraient pas à assurer le ravitaillemen le la ville. Il faut organiser à-l'avance des services qu: concentreront les vivres sur certains points ï'où on pourra les transporter aisément vers la ville. Le rédacteur militaire de la M or g en Post remarque à ce propos que la distribution de cer iainç produits, comme les céréales, existant er juantïtés suffisantes dans le pays, serait en ;ore plus malaisée. L'Allemagne doit compte) avec un blocus de ses côtes. Les greniers è niés des pays du Danube déverseraient leurs sxcédents tout d'abord en Autriche; la route le la Méditerranée serait probablement fer née. Il est donc nécessaire de procéder de iongue date à de considérables approvisionne nents de blés en Allemagne. Ces approvision nements seront augmentés selon les besoins si les statistiques que le gouvernement se propose d'établir indiquent qu'ils seraient in suffisants en temps de guerre. On attend dans les milieux militaires avec tin réel intérêt le résultat de l'enquête proposée par le nouveau projet de loi soumis a r Reichstag. Fox. Etranger La politique allemande OPINION OFFiSSEUSE SUR LES RELATIONS AUSTRO-ITALIENNES ET LA RENCONTRE O'ABSAZSA COLOGNE, 17. — On télégraphie de Berlin 3 la « Gazette de Cologne » au sujet de l'entrevu€ i'Abbazia: <c Les ministres ont eu le temps de discutei les grandes et les petites questions qui servent ï une collaboration toujours plus cordiale df .'Italie et de l'Autriche-Hongrie dans les Balkans et dans l'Adriatique. Ils ont eu le temps le confirmer cette conviction que la création le l'Albanie, le maintien de l'équilibre dans 'Adriatique, le règlement des débouchés com-nerciaux sur ses côtes demandent le continue] iéveloppement des relations entre les deus aays et qu'en face de ces deux questions vitales, 'es questions de Trieste et de l'Université italienne en Autriche, sont pour les deux pays de oeu d'importance. Avec un peu de bonne vo-onté on les réglera. Les chaudes paroles avec esquelles on a commenté à Rome et à Vienne .'entrevue des deux hommes d'Etat ont trouvé partout, en Allemagne un vif écho.» L'article déclare ensuite que les efforts de la presse française pour faire douter de la solicité de l'alliance entre Vienne et Rome, et pour îaire croire à un accord méditerranéen de la rriple Alliance çont vains: n II n'y a pas de semblable accord. La poli-:ique méditerranéenne de la Triplice est réglée i'après celle des autes puissances de la Médi-.erranée. Une autre conduite ne répondrait pas i l'idée de la Triplice, qui est défensive, une léfensive d'ailleurs vigilante. » L'ANNIVERSAIRE CE LA BATAILLE DE DUPPEL BERLIN, 18. — Une édition spéciale du <r Jour-lal des ordonnances de l'armée » publie un mire de cabinet à l'occasion du cinquantenaire ie la prise d'assaut des retranchements danois 1e Duppel. Après une appréciation de détail de .'importance historique de la journée l'ordre lit entre autres choses: « La journée de Duppel Alfen a fait épanouir, somme fruit de la victoire, après de pénibles et sanglants combats, l'union depuis si longtemps >t si ardemment désirée de l'Allemagne. C'est :1e cette journée que sont nés l'empereur et .'Empire.» En matière de conclusion, l'ordre dit: d Les exploits des pères vivent dans la mé-nojre des' fils et des petits-fils. Je sais que ;eux-ci dans leur profond dévouement à_ l'empereur et à la patrie sont capables des mêmes exploits au cas où un ennemi, quel qu'il soit, porterait la main sur le fruit de ces grands sacrifices.» La politique anglaise CE QUE DIT SIR EDWARD CARSON BELFAST, 17. — Le comité du conseil unio-liste de l'UIster publie, avec une proclamation le Sir Ed. Carson, un communiqué déclarant }ue le général Paget s'était conformé aux nstructions du ministre de la guerre en avisant, le 20 mars, les généraux que le gouvernement avait décidé d'entreprendre des opéra tions contre l'UIster. Le plan consistait à envoyer la troisième brigade de cavalerie occuper les points stratégiques le long de la côte de la Boyne. 10,000 hommes devaient arriver d'Aî-dersh'ot et de Liehfield, ce qui portait à 25,000 les effectifs pour cette campagne. Suivant ce communiqué, le général Paget avait expliqué qu'il s'agissait de faire des opérations contre i'TJlster par terre et par mer. Il n'entendait pas faire entreprendre par les troupes des hostilités, mais ces dernières devaient se tenir prêtes à soutenir la police chargée de l'aire des descentes dans les dépôts d'armes. La situation en Orient LES GRECS ATTAQUENT LES GENDARMES ALBANAIS DURAZZO, 17. — D'après des nouvelles de source o'ïficielle 400 soldats grecs réguliers ont 1 attaqué à Vebeck, au nord de Liskovitch, un détachement de gendarmerie albanaise. Les détails sur l'issue de la rencontre manquent. On dit que près de Viglista les insurgés se " réunissent avec l'intention d'attaquer Coritaa, DANS L'ALBANIE DU NORD 1 BELGRADE, 17. — Une dépêche de Prizrend " à la «-Politika» signale une grande agitation ; des Albanais du Nord dirigée contre la Ser-" bie. Le même journal publie une dépêche d'Oln ! rld annonçant le massacre de chrétiens en Albanie, notamment à Cori'tza, par des ban-; des arnautes. La situation au lexique LE POINT DE VUE MEXICAIN ! MEXICO, 17. —■ Le ministre des affaires étrangères disait aujourd'hui à midi que l'on croyait que le conflit avec les Etats-Unis serait réglé ce sôir. Il ajoutait que le gouvernement mexicain considérait la demande des Etats-Unis de ti-'rer une salve comme une reconnaissance virtuelle par eux du gouvernement du général Huerta. Dépêches diverses LES GHEMSNOTS ITALIENS ROME, 18. — Les délégués du syndicat des cheminots sont de retour à Ancone et d'après le «Giornale d'Italia» le. comité central se réunira cette nuit pour prendre une décision dé? îinitive. | D'après le «Giornale», on croit à la grève à Ancone. . I La nouvelle du «.Giornale» est, accueillie à—y i Rome avec quelque scepticisme. D'ailleurs, si (le-syndicat déclare lo-grève, on assure, étant données les nombreuses défections prévues à , l'égard dès décisions du syndicat, qu'il sera ' facile d'organiser un service de trains suffisant.L'ATTENTAT CONTRE LE MAIRE DE NEW-YORK NEW-YORK, 1S. — L'homme qui a commis l'attentat contre le maire a été interrogé pendant deux heures. TI se nomme Michael Ma-honey. Il est âgé de 70 ans. Il est forgeron de son métier. U était sans travail depuis une année. Il chercha dernièrement à. avoir Une entrevue avec le maire, mais celui-ci refusa de le recevoir. Mahoney décida de le tuer. Il assista hier à une réunion anarchiste, près de l'hôtel de ville. Après avoir pris quelques verres de whisky, voyan* le maire et ses amis 1 quitter l'hôtel de ville, il décida de le tuer. En courant il déchargea son revolver sur le maire. L'avocat qui reçut le coup de revolver est à l'hôpital. Il a la mâchoire trouée et quelques dents enlevées, mais son état est satisfaisant. X-aO, "VIllO Notre concours L'avis que nous donnions hier à nos lec* - teurs a été suivi. Les «malins», ceux qui tiennent à avoir une collection complété c(e bons, ont acheté leur journal dès la première heure et à, l'ouverture de nos guichets les vendeurs se présentaient déjà pour se réapprovisionner. Comme nous avions fortement augmenté notre tirage, on a pu-se procurer des Matin jusqu'au soir et il nous reste quelques numéros que nous tenons à la disposition des derniers et rares hésitants... Le cinquième bon, que nous publions aujourd'hui, porte le nom d'Henri Conscience. Tout Anvers se souvient encore du glorieux centenaire du grand romancier fia* mand, qui fut célébré au mois d'août 1912. Il nous suffira d'évoquer ce souvenir et nous ne ferons pas à nos lecteurs l'insulte de retracer une biographie complète da «celui qui apprit à lire à son peuple». Bornons-nous donc à citer ses œuvres les plus connues: le Lion de Flandres, Jacques Van Artevelde, la Guerre des Paysans, Batavia, le Conscrit, le Gentilhomme pauvre, etc. , vvw Electoralisme et syndicalisme Les catholiques ont-ils assez répété, sur tous les tons, aux syndicalistes chrétiens qu'ils n'avaiènt pas à se mêler de politique. Comme nous le rappelions dernièrement, le congrès de Gand a tourné court parce que la question politique avait'été soûlevée et que la. revision constitutionnelle avait été mise sur le tapis. Mais voilà, à la veille des élections, l'Ae-tion démocratique qui prend cette consigne au sérieux et qui somme les syndicalistes chrétiens de rester en dehors, même à titre individuel, de la propagande électorale, j Diable! Ce ne serait pas à faire. Si les catholiques n'aiment pas la discussion, par les syndicats chrétiens, des formules révisionnistes,-s'ils entendent écarter les candi-( datures ouvrières, ils comptent tout de mê-

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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