Le matin

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17 January 1914
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H 17 Janvier 1914 M13L PAEUMI y OïïNacmmSMKm ^ 21^ Année — N° 17 » . .*,iirfri»Mit.\ " "i i iiMMMÉrtl RÉDACTION /50 VIEILLE BOURSE, 39 ^SVERS Téléphone Rédaction : Sir »î,o»ïiemeïlts : lUnan lv• *2"2£ M®8 /r™ois : ! s»*» S as mois ' ! * 1 ' 's'.ÎÎO &TÉi®w|^®0moig . . . . J5,OO • France, Angleterre, Allemagne et Union fond-Duché. par trimestre, fr. >.<><>» L'abonnement se poursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN ADMINISTRATION 39,VIEILLE BOURSE, 39 A1WERS Téléphone Administration : S61 C. de CAUWER, Directeur ■^n rt onces : Annonces la petite ligne, fr. O S!> Annonces financières id >1 OO Réclames la ligne, » 1 .êSO Faits divers corps id. » 3.00 Chronique sportive id. » S OO Faits divers fin 3d. » S.OO La Ville id. > S.OO Emissions Prir à convenir. Les annonces de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique sont exclusivement reçues à Bruxelles chez MM. J. Lebkgue & C°. JOURNAL QUOTIDIEN Le député d'Hazebrouck ——— M l'abbé Lemire rend à la troisième république le service de compléter son parlement Il y est nécessaire. On ne conçoit pas plus une assemblée délibérante républicaine sans un ecclésiastique qu'une académie sans un •••ér.érâl ou qu'un conseil d'administration0 de société anonyme sans un ancien ministre. C'est là une tradition dont la continuité s'exprime par la présence à la tri-tune do l'abbé Grégoire, de l'abbé de La-m-tnais, de Mgr Dupanloup, de Mgr d'Huist et de l'abbé Gayraud. Si elle n'apercevait une soutane dans l'hémicycle du Palais-Bourbon, la France ne se croirait pas exactement représentée. Si l'abbé Le-aiire n'existait pas, il faudrait l'inventer. Dans une législature bien ordonnée il y a place pour des délégués de toutes les caté-| jories de citoyens. ' Ceux-là môme qui ne partagent point les : opinions de l'abbé Lemire rendent hommage à son caractère. Il est un modeste et un laborieux. Ses convictions républicaines sont sincères bien qu'elles ne le rattachent étroitement à aucun des groupes constitués dans le parlement. Dans les débats qui précédèrent le vote de la loi de séparation, son attitude fut particulièrement nette. Il a lutté tant qu'il l'a pu contre le projet du gouvernement présidé par M.Waldeck-Rous-seau, en rappelant à ses collègues que le Concordat avait donné à la France un long siècle de paix religieuse et que l'Etat restait suffisamment armé contre les abus de l'égiseopat ou contre les incartades accidentelles du clergé. Le vote acquis il s'est prononcé pour l'organisation des associations cultuelles jusqu'au moment où le Saint-' Siège les a réprouvées, exprimant ainsi la pensée d'un certain nombre d'évêques qui ne s'étaient pas moins engagés que lui et qui eurent à réprimer leur premier élan. On lui a reproché de manquer de zèle pour les réguliers menacés par le cabinet Com-! bes mais c'est méconnaître le sentiment in-E fa du clergé français de lui attribuer à ' l'égard des congrégations une sympathie W» réserves. Il semble bien que, dans ces épreuves délicates, l'abbé Lemire ait exprimé discrètement mais clairement les dispositions d'esprit et les aspirations de conscience de la plupart des prêtres français, quitte à s'incliner immédiatement devant la parole du pape. Ainsi parvenait-il à concilier sa mission de prêtre et son mandat de législateur. Nous devons supposer que son attitude méritait spécialement l'approbation des électeurs d'Hazebrouck, puisqu'ils ans r^'U SanS 'n^erruP^011 depuis vingt iwU- de sa carrière parlementaire arme Lemire n'avait rencontré d'opposi-on m chez 1évêque de Lille ni chez l'ar-^ évoque de Cambrai. Ses supérieurs diocésains ne firent pas obstacle à l'exercice n;«mt de citoyen. On ne lui demanda al T' ,enoagements. C'était le temps où le î,l. , „ interprétant à son gré Ja ie ae M- Eugène Spuller sur l'«esprit ■•• au» recommandait au clergé français hïvJ se ra'lier à la doctrine répu-^ne comme on l'a dit à tort, mais de vùw^ <-r j6S liens <lui l'unissaient aux vii I,paras ?e réaction pour adopter vis-à-m JL°«v°,r une rèSle d'impartialité fer-nr - nnrt rente' d.e se dégager des polémi-!sV -,C le comPromettaient sans conrlitîA ' 3i Lemire fut libre, libre sans <i(WfomS' ?3,P°ser sa candidature dans le raii-! al 0Iî jU Nnrd comme l'abbé Gav-a;,; IIe département du Finistère. Les sorte r'a Jce,i!ames apportèrent même une ïpronJnr,i:i'UMU ? à se désintéresser de leur ; maTande électorale. r'se w tf?U-e le ®ai,d'nal Merry del Val di-1 (in ïïinnrin'1ires.®cc'ésiastiques et politiques Pie l f-utorité nominale du pape fm nm-o-t p . ?ue est redevenue l'enneigé franp!,;.611- désignée non point du cler-|sf- faudrait ma'S l'épiscopat français. Il f'«ÏSÏ T S> tr0mper- En France le i lités fin onr, un demi-siècle les fata-ligranclp r^,w?/ruîemeiît: -11 est devenu en Kvote des ù; \ républicain. Bien avant le ! la bourLS , f^Pàration, l'aristocratie et paires- t i ' ^ seta'?n.t éloignées des sémi-Bque leô1-vnoot e9cfésiastique n'attire plus Isente p]us î, ?"invincibles; elle ne Se pré-he nnp r-^pi^ ^des 'î6111163 gens com- [ges qu'elle oftâia^ai^ageus^- Les Privilè- rion du servit -lu is ~ 0°mme l'exemptas. Auionrrl'h ? rtaire — ont été suppri-I ^!<es ouFfan^e' sur dix curés, P"nt des fjjo r]„C!fervants .de paroisse, sept respect d-s ,lp:^'?ans aisés, élevés dans le Ifri. Pai:; avecè^t®1 acc°utumés à vivre ra:n3, c'est î ri;! P'npart sont républi-Wup montrent ? 8°uyernementaux et beau-œuvres soeiMû6 tendance à participer 1 ' dément rlsa • ??ns être P°ur cela vé-|»ntdeSiesi0„clal^es.Les évêques seuls P^'ersaires irr--.A ,?,ment' redevenus les P": •. Encore pa^toùs dU nouveau ré~ K ' "lèpuis'vinol l lemire n'ont pas |^4 H était "le rr'nnhrS" ^eS les électi°ns de [ 11 aujourd'hui; «ain .m?d6l'é,conciliant [ ? crime. "n t "v '' Son eveque lui en fait |f" voue ses m,»--r C'ue l a^e Lemire Il lu; PT1nvflc l0ns et renonce à son | :'!)1terdire s'il a sommation et menace |ourQai U Cri il Ve soumet- Le gérant du - w des Flandres, fondé pour pro pager et défendre les doctrines politiques de l'abbé, a déjà été frappé d'excommunication 1 Cette excommunication s'étendra à tous ceux qui participeront à l'édition ou à la vente de ce journal, voire à tous ceux qui le liront désormais. La réponse des populations ainsi menacées ne s'est pas fait attendre. Dans une réunion publique tenue à Hazebrouck, mille auditeurs se sont levés comme un seul homme en s'écriant: — Nous voulons tous être excommuniés, tous! Allons-nous assister à ce spectacle nouveau d'un évêque poussant les fidèles hors sa cathédrale et ses églises en raison de leurs opinions politiques? Car il n'est ici question que de politique et d'opinions. Si l'abbé siégeait à l'extrême-droite, si son journal traînait dans la boue le gouvernement de son pays, s'il acceptait le mot d'ordre d'un prétendant royaliste ou bonapartiste, il ne rencontrerait daïis le haut clergé que bienveillance et encouragements. S'il consentait à obtenir le renouvellement de son mandat pour trahir aussitôt ses électeurs, il connaîtrait des protections avantageuses. Comme prêtre il est sans reproche et c'est cependant comme prêtre que l'autorité diocésaine se dispose à le frapper. Il faut qu'il se rétracte et qu'il s'humilie, sans conditions. En le menaçant d'interdiction on n'a même pas daigné l'avertir s'il s'agissait d'une interdiction complète ou d'une interdiction partielle, d'une interdiction" locale ou d'une interdiction universelle, d'une interdiction perpétuelle ou d'une interdiction à temps. Dans sa hâte à sévir l'é-vêque de Lille n'a même pas observé le respect de formalités essentielles. Quelle outrecuidance et quelle maladresse! Voici l'abbé vice-président de la Chambre des Députés, — ce à quoi il n'avait certes jamais songé, ni lui ni personne. Cet honneur exceptionnel, inattendu, c'est évidemment à son évêque qu'il le doit. Sans doute lui devra-t-il en mai un triomphe électoral sans précédent. Camille Liaume Lettre de Berlin (Correspondance particulière du Matin.) Encore Saverne ! •— Les Junker prussiens contre l'Allemagne du Sud. — Nos bons "absolutistes". Berlin, 15 janvier. Elle va Bien "l'affaire de Saverne" 1... A propos des frasques d'un jeune lieutenant, à cause du manque de sens des réalités contingentes d'un colonel, à cause aussi du manque de doigté d'un sous-préfet se sublimant dans la conception administrative, ce n'est pas seulement la question du gouvernement au Reichs-land qui est soulevée à nouveau dans les plus mauvaises conditions, ce sont les dissentiments entre Allemands du Sud et Allemands du Nord qui menacent de renaître, c'est la lutte entre Junker et Prussiens libéraux et catholiques qui prend plus d'acrimonie que jamais. Je ne reviendrai pas sur le cas du lieutenant von Forstner. Pour le colonel von Reutter, il semble bien aujourd'hui qu'il avait raison de se croire dans son droit puisqu'il existait un ordre de service de 1899, rappelant l'ordre de cabinet 1820. La faute première incombe à ceux qui ont donné ces instructions en 1899 alors qu'ils devaient savoir que ces instructions allaient à rencontre des prescriptions de la Constitution prussienne. Quant au Kreis-direktor de Saverne, il a fait preuve vraiment de sans-gêne administratif. Le soir où Saverne était sens dessus dessous, il dînait chez son chef, à Strasbourg. On l'avertit à diverses reprises que les événements menaçaient de tourner mal; l'administration des chemins de fer s'offrit à mettre un train spécial à sa disposition; il refusa d'aller se rendre compte par lui-même, sur place, de ce qui se passait, parce que... sa femme l'avait accompagné à ce dîner et qu'il ne pouvait pas la laisser seule... seule avec les plus hauts fonctionnaires d'Alsace-Lorraine 1... Ce serait ridicule si ce n'était profondément triste. En vérité, le sous-préfet de Saverne connaissait l'état d'esprit de la population et des militaires. Que le lieutenant ait commis des gaffes, rien n'est plus certain; que le colonel ait eu de son autorité une opinion erronée au point de vue constitutionnel, justifiée, au point de vue de ses règlements,, on le sait; que la population prenait un malin plaisir à se gausser des officiers, personne n'en doute; or, dans des conditions pareilles, dans un pays-frontière, ce sous-préfet ne devait-il pas s'attacher à prévenir les conflits, à apaiser les incidents ? Il avait bien autre chose à faire que d'aller dîner à Strasbourg 1 Notez que je ne tiens pas à excuser les fautes commises par les autres. Cependant il faut bien partager les responsabilités premières. * ♦ * Les responsabilités premières... Les autres retombent lourdement sur les réactionnaires prussiens dont le chancelier von Hohenlohe a pu écrire qu'il se moquaient de l'Empire: "auf das Reich pfeifen". Ils réclament à grands cris une "prussifi-cation" de l'Alsace-Lorraine et par prussifica-tion ils entendent leur régime de prédilection, celui contre lequel protestent précisément les libéraux prussiens et les alliés d'hier des conservateurs, les catholiques, un régime dont ne veulent ni les Bavarois, ni les Saxons, ni les Wurtembergeois, ni les Badois. Cës gens sont incorrigibles. Ils ont combattu Bismarck, ils ont combattu Waldersee, ils ont combattu Hohenlohe, ils ont combattu Bûlow. Ils combattent actuellement Bethmann-Holl-vveg. Ils s'entendent à merveille à rendre le nom de "Prussien" désagréable aux oreilles des autres Allemands, comme si Kaempf, le président du Reichstag, comme si Dr Wiemer, qui ] a pris la parole au Landtag, n'étaient pas d'aussi bons Prussiens qu'eux-mêmes, dont lak parole gagne une singulière autorité par le fait que ceux-ci sont les élus de milliers d'électeurs prussiens. N'est-il pas désolant pour l'unité de l'Empire de voir le ministre bavarois de la guerre amené par une interpellation du député Muller, de Meiningen, à faire de la méthode de nos hobereaux une critique indirecte mais formelle? Le général Kress von Kressenstein a pu dire hier à Munich: "Les règlements bavarois sur l'intervention de la force armée dans des troubles intérieurs sont particulièrement simples (be-sonders feinfach), au point que je ne crois pas qu'il puisse surgir, pour les officiers reponsa-bles, en un seul cas, des doutes fondés sur leur compétence... Ces règlements, dans leur conception, existent depuis 1870 au moins et ne se trouvent en opposition avec aucune disposition légale. A l'occasion d'une réédition de ces règlements, en 1884, les ministères de l'intérieur et de la justice se sont déclarés absolument d'accord avec leurs prescriptions. Ces règlements, depuis le long temps de leur existence, se sont montrés excellents à l'expérience et on ne peut pas conclure des récents événements dans le Reichsland que la nécessité de les modifier se fasse sentir. Des ordres secrets ou des dispositions spéciales quant- à l'intervention de la force armée n'existent pas en Bavière." En Bavière... Et en même temps que nous lisions cette dépêche de Munich, une note paraissait où le gouvernement prussien faisait prévoir la revision de l'ordre de service de 1899: " Il est exact que le règlement de service de 1899 a utilisé, en ce qui concerne l'usage de leurs armes par les militaires, certaines parties de l'ordre de cabinet de 1820. " Jusqu'ici, il n'en, était résulté aucun fait inadmissible dans la pratique; mais, les événements de Saverne ayant permis de se demander si le règlement de 1899 délimitait comme il convient les droits des autorités militaires et civiles, l'empereur a ordonné que le règlement en question fût examiné de nouveau à cet égard. " Vraiment, nos réactionnaires ont le droit d'être fiers, après les fameux incidents dont l'origine gît dans l'ordre de service de 1899, de la nouvelle que nous allons le modifier "à la bavaroise"... Au même moment d'ailleurs, à la Chambre badoise et à la Chambre wurtembergeoise, — car Bade et le Wurtemberg sont moins indépendants que la Bavière de l'administration militaire prussienne, — on annonce des interpellations dans le genre de celle de M. Miiller-Meiningen pour demander aux gouvernements respectifs de ces deux pays confédérés quelles mesures ils ont pri-\?s ou comptent prendre pour assurer, contre l'arbitraire de l'autorité militaire, la protection de la liberté personnelle des citoyens et celle de l'administration civie. Les hobereaux prussiens manient le pavé de l'ours avec une maestria vraiment étonnante... et profondément regrettable. • • S Et ce qui nous horripile plus particulièrement c'est que les Junker affectent de cacher leur esprit réactionnaire et leur soif de pouvoir derrière un respect affecté de la Couronne. A les en croire, ils détestent le parlementarisme et ils sont les triaires de l'absolutisme vazal prussien. Ce qui les a indignés, c'est que les citoyens de Saverne n'ont pas respecté l'uniforme, l'habit du Ro.i, le "Konigs Rock". Quand Bismarck était de mauvaise humeur parce qu'il rencontrait de l'opposition à ses projets grandioses et nationaux (il pensait "impéria'lement" avant que l'expression eût été inventée par les impérialistes anglais) soit à la Cour soit au Parlement, il aimait à citer ce quatrain où il se montrait sur une balançoire perpétuelle entre les faveurs du Souverain et les faveurs du Peuple, qui tour à tour lui criaient "hosannahl" ou "il faut le mettre en croix!": Des Volkes und des Fursten Gunst, Die sind wie eine Wiege: Was heute Hosannah schreit, Schreit morgen: crucifigei Bethmann-Hollweg se trouve sur la même "Wiege'', après Bismarck, qui était un Junker," après Bulow qui en était un autre, mais qui montrèrent moins de condescendance envers la caste dont ils étaient sortis, que lui-même n'en affecte aujourd'hui. Et pourquoi? Pourquoi ne dit-il pas aux hobereaux que leur respect pour l'absolutisme royal prussien est un leurre, qu'ils veulent que le roi de Pi'usse soit absolu à la condition qu'il fasse toutes leurs volontés: Und der Konig absolut, Wenn er uns're Wille thutl Il a une occasion propre entre toutes pour le leur rappeler. A l'initiative de Bûlow — ce Junker — le roi dé Prusse a exprimé la volonté de modifier le régime électoral prussien, ce régime des classes que Bismarck déjà — cet autre Junker — appelait une honte. Qui l'en empêche? La majorité réactionnaire de la Abgeorduc-ten Kammer, de la Chambre des députés, les hobereaux du Herrenhaus, de la Chambre des seigneurs. Comment ces absolutistes osent-ils s'opposer à la volonté du Roi? Oui, comment! Gùnther LES FAITS DU JOUR «»*> LES GREVES AFRICAINES Le général Botha a donné un rude coup aux organisateurs de la grève générale. Comme une dépêche nous l'a appris, le Trades Hall de Johannesburg, dans lequel s'étaient réfugiés les plus influents des chefs ouvriers, avec quelques centaines de leurs partisans, et qui était surveillé étroitement par la police depuis samedi, a été complètement investi par des agfiûts et des burgers armés. Deux canons de campagne ont été pointés sur le bâtiment et tous les préparatifs ont été faits pour prendre celui-oi d'assaut si les ouvriers ne se rendaient pas au bout d'un quart d'heure. Les agitateurs ont essayé de parlementer, ils ont demandé de conférer avec les membres du gouvernement. L'officier commandant les forces présentes, le major Douglas, a péremptoirement refusé, disant qu'il agissait par ordre et il a renouvelé aux ouvriers son ultimatum.Quelques secondes avant l'expiration du délai les grévistes se sont rendus. Trent-cinq personnes ont été arrêtées et emmenées en prison. Parmi elles se trouvent deux chefs ouvriers les plus en vue, notamment M. Wat-son, président de la Fédération des syndicats, et M. Bain. On croit maintenant que la fin de la grève est proche. Outre les ouvriers arrêtés devant le Trades Hall, de nombreuses autres arrestations ont été opérées dans d'autres endroits. Les grévistes sont plus ou moins paralysés, tant par ces arrestations que par l'application énergique de la loi martiale. A Durban, un aiguilleur a été condamné à douze mois de prison pour complicité dans l'attaque d'un chauffeur d'automobile, près de la station de Geduld. Dans le Reef, un homme a été tué par une patrouille, mais on ignore à la suite de quels incidents. Dans les mines, la situation est beaucoup variée; dans certaines d'entre elles, le travail continue comme par le passé, tandis qu'à d'autres tous les mineurs sont en grève. A Kimberley, les cheminots ont voté çontre la grève. Kimberley est un centre de chemins de fer important avec de grands ateliers. A Johannesburg, on compte voir les trains reprendre leur service normal. Tant mieux I Etranger La politique allemands L'ORDRE DE SERVICE DE 1899 BERLIN, 16. — Les journaux libéraux commentent la décision prise par l'empereur de faire reviser l'ordre de service de 1899 (voir notre "Lettre de Berlin") sur lequel se base l'arrêt du conseil de guerre de Strasbourg. Ils estiment en général que cette mesure ne remédiera en rien à ce qui est arrivé. L'opinion manifestée est assez fidèlement représentée par la "Germania", organe du centre catholique, qui écrit: "Si le gouvernement a des doutes sur la valeur légale de cet ordre il aurait été indiqué de donner aux juridictions militaires supérieures l'occasion de s'exprimer à ce sujet en revisant le procès. Cette mesure aurait en outre contribué à calmer la population au cas où toutes ces juridictions auraient rendu un jugement identique. " Le "Berliner Tageblatt" dit: "Les accusés de Saverne restent coupables d'avoir enfreint la loi qui seule entre en ligne de compte. Ils n'ont pas été acquittés d'après la lettre de la loi, mais par un acte de camaraderie. " Le "Lokal-Anzeiger", gouvernemental, salue avec satisfaction la renonciation au jugement en appel et ajoute: "Il s'agit maintenant de remédier aux défauts découverts. " Le "Vorwaerts" écrit: "Le peuple et ses représentants auront à former eux-mêmes le tribunal de revision. Ceux-ci auront aussi à parler énergiquement au sujet de l'ordre de service. Le peuple ne peut pas se contenter du fait que de pareils ordres, qui violent ouvertement la Constitution, soient revisés par quelques attachés du cabinet de l'empereur. Il doit prendre soin, par -son hostilité législative, que non seulement ils disparaissent, mais que les ordres de date récente qui ne sont pas d'accord avec la lettre et l'esprit de la loi, soient cassés. " DECLARATIONS DU CHANCELIER BERLIN, 16. — Le "Berliner Tageblatt" apprend que le chancelier de l'Empire, von Bethmann-Hollweg, s'est rendu hier, à 10 heures 57, à Potsdam. Il a eu une conférence avec l'empereur à 11 heures 30. Il est revenu en automobile avec le ministre de la guerre, le baron von Lyncker, et le chef du cabinet civil, M. von Valentini. Il s'est aussitôt rendu à la Chambre des députés, où il a prononcé un discours énigma-tique.Voici l'interprétation que donne la "Germania" : "Le chancelier de l'Empire, empêché d'assister au commencement de la séance par une conférence avec l'empereur, a adressé aux conservateurs un discours suppliant. Dans les couloirs, M. von Heydebrand était considéré comme le vainqueur de la journée. Il était très félicité. "Pourquoi le chancelier a-t-il demandé la paix aux conservateurs? Pa-rce que de plus graves soucis le tourmentent que la. question depuis longtemps réglée de la réforme des impôts directs. "On se demande ce que signifie ce discours. Les uns y voient le chant' du cygne de M. de Bethmann-Hollweg; d'autres ont prédit devant le Reichstag, comme le député progressiste Pachnicke, une prochaine dissolution du Reichstag. Les hommes politiques qui savent peser les événements ne se laissent pas aller à un pareil pessimisme." Telle est l'explication de la "Germania". Voici la déclaration de M. de Bethmann-Hollweg : "Lorsque j'ai dit au Reichstag que l'on ne devait pas vouloir transformer en Prussiens de l'Allemagne du Nord les Alsaciens-Lorrains, j'ai -\oulu dire par là que l'on ne devait pas tout régler et solutionner sur le modèle de la , > Prusse. Je veillerai d'ailleurs constamment à ce que les caractéristiques de l'Etat prussien "se manifestent dans leur plénitude. "Iil est bien loin de mes intentions de re-.jeter sur d'autres la responsabilité des impôts d'Empire. Vous pouvez être certains que j'ai passé plus d'une nuit d'insomnie, lorsque je me suis trouvé en présence d'une aussi importante décision à prendre. Veuillez m'accu-ser moins légèrement de faiblesse et de passivité."Si, pour faire face aux dépenses de la loi militaire, je n'avais pas frappé la richesse acquise, mon projet aurait été repoussé, et le Reichstag m'aurait présenté un projet d'impôt sur la richesse acquise qui aurait fait passer les rênes du pouvoir des mains du gouvernement dans les siennes. "Les questions nationales ont joué pour moi le rôle décisif. Si les partis et le gouvernement restent toujours conscients de ce fait que nous recherchons uniquement l'intérêt de la patrie, pénétrés que nous sommes de nos responsabilités, nous ne nous trouverons pas dans des situations qui mettent en danger la patrie pendant la période actuelle, où les temps sont sérieux." (Vifs applaudissements.) La politique anglaise LA POLSTÎQUE NAVALE LONDRES, 16. — Parlant hier soir à Hou-ton (faubourg de Londres), Lord I-Ialdane a fait la déclaration suivante au sujet de la politique navale du gouvernement libéral : "Le parti libéral ne se p opose pas de changer la politique qui a éu. exposée officiellement devant le Pailement. Nous n'avons pas l'intention de diminuer les forces de la marine en abandonnant cette politique." L'orateur est favorable à la réduction des armements, mais il déclare qu'elle serait seulement possible par des mesures concentrées» M. Herbert Samuel, parlant à Ca.lington, dans le Yorkshire, a déclaré que le gouvernement maintiendrait eh matière navale la politique qui - tend à assurer à la Grande-Bretagne une supériorité de 60 % sur la seconde puissance maritime. LE "HOME RULE" BRISTOL,16. — M. Bonar Law, parlant dans la soirée d'hier, a dit que les conversations échangées entre les chefs des partis au sujet du "Home Rule" n'ont pas abouti jusqu'ici et ne paraissent pas devoir aboutir. L'attentat contre Cherif pacha DEUX ARRESTATIONS PARIS, 15. — Burhan Eddine bey, qui se présenta chez Chérif pacha peu après ragresaion et qui avait été arrêté puis remis en liberté, vient d'être arrêté de nouveau. Il connaît Chérif pacha depuis de longues années et aurait pu, au cours de conversations, être l'indicateur de l'agression. Iskander bey, également arrêté dans la soirée, avait précipitamment pris un billet pour Cons-tantmople et devait partir demain. CHERIF PACHA ACCUSE LES JEUNES-TURCS PARIS, 16. — La tentative d'assassinat à laquelle a pu échapper Chérif pacha est une des conséquences de la lutte politique entamée par l'ancien ambassadeur ottoman contre le comité Union et Progrès. Le directeur du "Mecherou-tiette" se savait surveillé par les espions de ce comité et notamment par Azmi bey, ancien préfet de police de Constantinople, destitué à la suite d'un drame que les journaux ont raconté à l'époque et qui fut cause d'un incident sérieux entre le gouvernement turc et la Russie. Azmi bey était monté à bord d'un vapeur russe au moment où ce navire, venant d'Athènes et allant à Odessa, passait par les Dardanelles. A bord se trouvait un voyageur turc, Kavakli Moustapha. Il le réclama, exhibant des papiers tendant à prouver que ce voyageur avait été condamné à mort pour crime de droit commun. Le prisonnier fut livré. Mais on apprit bientôt que c'était un condamné politique. La Russie protesta et le réclama. Mais, quand on voulut aller le chercher, on le trouva étranglé dans sa cellule. Azmi bey fut révoqué. Il partit pour la France, et arriva le 16 décembre à Paris, où il descendit au Grand Hôtel. Il était accompagné de deux domestiques, ou plutôt de deux gardes du corps qui ne le quittaient pas d'une semelle. Dans la journée, l'un d'eux montait la garde devant sa porte. La nuit, il y couchait. Quand il sortait, l'un marchait devant lui, l'autre derrière. Pendant son séjour — du 16 au 24 décembre, -— il reçut souvent la visite d'une dizaine d'individus de nationalité turque avec lesquels il s'entretenait longuement. C'était, dit-on, des "fidaïs", adhérents fanatiques du comité Union et Progrès. Dès ce moment, Chérif pacha conçut des soupçons sur la mission de l'ex-préfet de police en France. Il crut deviner qu'Azmi bey avait, dit-il, pour instructions, sinon de le faire assassiner, tout au moins de le surveiller. La situation en Orient UN APPEL D'ENVER PACHA A L'ARMEE CONSTANTINOPLE, 15. — Le ministre de la guerre vient de lancer une proclamation disant: " Notre armée n'ayant pas pu remplir dûment son devoir et ayant perdu les régions les plus prospères de notre bien-aimée patrie, notre Souverain, pour ne plus voir à nouveau des jours aussi sombres et pour défendre l'honneur du Khalifat avec la bravoure historique de l'Islam, m'a chargé de réorganiser l'armée. Bien que la tâche soit grande et lourde, j'ai commencé ce travail. Je demande à l'armée deux choses: une obéissance absolue et un travail de jour et de nuit. J'ai la conviction que chaque officier travaillera à effacer la tache que les derniers événements malheureux causèrent à notre armée. " UN EMPRUNT AMERICAIN POUR LA TURQUIE CONSTANTINOPLE, 15. — Le bruit court que dans le cas où les négociations entamées à Paris, en vue de la conclusion d'un emprunt de 700 millions, viendraient à échouer, Djavnt pacha rentrerait à Constantinople pour engager des pourparlers avec ua syndicat américain.

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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