Le matin

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05 October 1914
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s.n. 1914, 05 October. Le matin. Seen on 22 October 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/hx15m63c92/
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Lundi S Octobre t914 JSZ whti ow - vm<j mSŒMm 21«* Aonés — N» 278 ...... r-~ 1 ■ ,„ RÉDACTION VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Rédaction : 817 ■AJboii n em ents : l Un an . . . . .ir. 19-.00 Asters ' Six mois ..... O.sso /Trois mois .... 3.5ÏO l Un an ..... . 16.00 Istûeieup. -J Sir mois ..... 8.SO [ Trois mois .... 26. ©O Êts vhcer : France, Angleterre. rt tfoion jiostaie, par trimestre, fr. 9.00. — Hollande et-(•laiid-ûuetié, par trimestre. &. Ï.OO. L'utotmpîileiit sepOursuit jusqu'à refus formel. LE MATIN JOURNAL (c^XJOTIDIEN ■■'***■■ ■» *«■ — ADMINÎSTRATIOk 39,VIEILLE BOURSE, 39 ANVERS Téléphone Administration : StïS C. de CAUWER, Directeur ■A-ira Tt onoes : Annonces la petite ligne, fr. 0..»iu Annonces financières ici » i otl Reclames la ligne, » 1 iîO Faits divers corps id. » îi titl Chronique sportive id. « ït OO Faits divers tir. id. » ïî OO I,a Ville id. » ïï.iiU Emissions Prix à. convenir. Les annonces ae -.a F rance, de l'Angleterre el dn XAwèrfqûe sont exchiatcemont rfftMtf a hnuceliet ctiez MM, J. LeukixGE A. 0®. EDITION DU SOIR LA SITUATION GÉNÉRALE A Anvers Les Allemands n'ont passé la Nèthe en aucun point pendant la nuit dernière. Leur infanterie a dirigé hier soir une attaque vigoureuse sur la ville de Lierre et la route entre Lierre et Vieux'Oieu. Cette position toutefois a été défendue par les nôtres avec une si farouche énergie que "ennemi fut repoussé avec des pertes terribles.Le combat fut extrêmement meurtrier en raison de ce que les défenseurs eurent à combattre sous le feu continu de l'artillerie i lourde allemande. A Lierre une rue brûle. On nous dit que la partie supérieure de la tour fut rasée pour des raisons stratégiques. A midi la situation était H peu près inchangée rie ce côté. Les Allemands ont profité cependant de leur 1 avantage sur la rive sud de la Nèthe pour y I avancer une partie de leur artillerie. Celle-ci : a commencé à bombarder ce matin Contich, où s la caserne n'a pas tardé à être réduite en ruines. 1 Ils ont tiré quelques obus également sur j Mortsel et Edeghem. A l'heure actuelle la brasserie de Mortsel et 1 ta rue où elle se trouve placée sont en feu. ANVERS, lundi 5 octobre. — Midi. — Officiel. f~ La situation dans la Position fortifiée d'An- I •mBm3®SBBÉ»œ!Wssm xmaemixc mmmi a» M fiais S o issa H B Via fian mm vers est restée statîonnaire depuis dimanche soir. A l'Ouest d «A l'aile gauche, les alliés ont repris l'offensive», nous dit le communiqué officiel. n Souvenez-vous du jour où le général Joffre ti prononça ce mot pour la première fois. Dès le £ lendemain, «il y avait du bon», comme on dit, g et les Allemands se retiraient en masse tout le v long de la Marne. Nous avons donc le droit de tout espérer de Ê ;ette nouvelle offensive française qui se produit ™ sur cette aile gauche où la bataille est la plus % acharnée depuis trois semaines,  S'Est L Les communiqués officiels russes confirment jne fois de plus les dépêches de notre correspondant particulier et ils établissent que les irmées du Tsar sont victorieuses du nord au sud. Les habitants de la Prusse orientale, rassu- v" ■és un moment par l'avance allemande,verront ■avenir, plus terribles que jamais, les détache- ,r nents de Cosaques, bientôt suivi du gros de 'armée russe dont les progrès doivent, malgré lr out être connus à Berlin. Le gouvernement allemand vient de rappe* er sous les drapeaux les enfants de 16 ans. Mais où les enverra-t-il? A l'est... ou â 'ouest ? Il en a besoin des deux côtés. ■i—iiiHiiiMiaimiiimiiiBnwniiiin m *■—*■■■ d LES HOSTILITÉS EN FRANCE fit l'aile gauche la bataille bat son plein — Progrès à Solssons -— Tranchées prises d'assaut par ' les alliés ' i. Service spécial du « Matin » J LONDRES, 5 octobre. —*■ Un message officiel Se Paris signale qu'à l'aile gauche, dans la région d'Arras, la bataille a atteint son maximum d'intensité. Les alliés ont progressé dans la région de . Boissons où quelques tranchées de l'ennemi , Stii été prises d'assaut. Calme sur les autres points du front, sauf îans la Woevre, ou les Alliés ont avancé entre Apremont et la Meuse. ( Les Français ont repris l'offensive ANVERS, 5 octobre. — Communiqué de la légation de France: Le ;î, à notre aile gauche, après avoir reposasse toutes les attaques ennemies, nous avons répris l'offensive sur plusieurs points; 6ux les. autres, nos positions sont sensiblement toaintéiuies. Le prince royal à a Bavière a pris le commandement de l'armée du Nord. Au centre, rien à signaler jusqu'à l'Argonne; j élans l'Argonne, nous avons refoulé l'ennemi ; vers le Nord. Dan- la Woevre méridionale, noua progrès- ; Bons, mais très lentement. A notre aile droite (Lorraine et Vosges), rien ie nouveau. ( j Dn se bat ferme dans la région ; d'Arras— Les alliés progressent 1 dans la région de Soissons i t PARIS, i octobre. — Communiqué de 11 heu- 1 res du soir. — A notre aile gauche, la lutte bat ' son plein dans la région d'Arras, sans qu'au- < curie décision n'ait été encore obtenue. 6 L'action a été moins violente entre la vallée 1 supérieure de l'Ancre et de la Somme et entre k la Somme et l'Oise. Nous avons progressé dans la région de ( Boissons où les tranchées ennemies ont été t prises. j Sur presque tout le reste du Iront l'accalmie 1 #éjâ signalée persiste. f Èn Woevre, nous avons fait quelques progrès 1 entre Apromont, et la Meuse et sur Rupt-de- ; Mad. — Havas. 1 la situation, d'après les journaux anglais Oit Daily TelegrapJi: «L'Exchanga Telegraph company avait lan- v té mardi un télégramme trop optimiste, et ïui était évidemment prématuré, car il n'est pas encore vrai, que le flanc droit al'emand est rompu, • Cependant le communiqué français disant, t 'lue d'action se développe p'uâ au nord de i.a 1 Somme» démontre que l'offensive des alliés t ie maintient mais progresse lentement. s Mais en elle-même, la nouvelle que les trou- c pes alliées avancent au Nord est, satisfaisante. Elle est, du .este, accompag: de cette autre, " pie les Français font des progrès r.nr leur cen- j ■i ' droit au sud de Verdun. Le mouvement cles t Allemands est arrêté.». Bataille de fatigue Lé Times donne exactement la même note ! F ît presque dans les mêmes termes. Il repro-luit d'autre part, une correspondance de Bor-ieaux sous le titre «Une bataille Ue fatigue, jrands espoirs des; alliés». . En voici quelques extraits.: La bataille est c1. une bataille de fatigue, le plus i distant sera J rainqueur. On commence à s'apercevoir de P .'extrême fatigue des Allemands, surtout chez P: .es prisonniers qui sont exténué0 de priva-;ions.Au contraire, le moral du soldat français et ;on état physique sont excellents, il est plus liscipliné, son action est plus calme et plus sfficace qu'il y a quinze Jours. A lire entre lignes de communiqués, le mouvement exveloppant continue et l'ennemi fait c' les efforts furieux pour le briser. (1 Les tranchées allemandes bien construites Cl ;ont trop rapprochées, l'effet de l'artillerie ^ 'rançalse est fantastique, on a trouvé des lignes entières d'hommes décapités dans l'atti-' 1: ,ude du tir, mais ils étaient tellement serrés n es uns contre les autres, qu'il leur était im p possible de tomber. p Six canons prix en cinq minutes ?,' Au passage de l'Aisne, les '«Guards» ont à L eur actif un glorieux fait d'armes: Ils avaient q' i traverser la'rivière sur un pont de bateaux, nais à peine la cavalerie anglaise précédée le wr les Scots Greys avait-elle commencé le g: sas'sage de la rivière qu'une pluie de shrap- si lells s'abattit sur elle. Un terrain découvert d'une étendue d'un p; juart de mille environ se trouvait imrnédiate-nent en face de ces gardes, puis un bois eon-iuisait à des hauteurs le long desquelles ©a. lerrière lesquelles se trouvait cachée l'artil-erie allemande. I/'ûrdre fut donné de marcher en avant,mais di Tien que les vaillantes troupes eussent la bon- ir ie fortune de ne pas tomber sur des réseaux v; le fil barbelé, elles furent reçues, comme ^1 'était à craindre, par un feu meurtrier des qi nitrailleuses en approchant des bois. Les gar- gi les mirent baïonnette au canon et chargèrent h it en 5 ou 6 minutes ils prirent plusieurs ca- te ions qui sont aujourd'hui clans les lignes an- à. :1a i ses. k Leur charge créa une diversion nécessaire [ui permit ;î l'artillerie lourde d'entrer à son our en action. Mais le pont de bateaux fut ce- lu >endant détruit deux fois avant que l'artil- ti erie lourde allemande fût réduite au alence, rràce à l'admirable reconnaissance de deux gi le nos aviateurs. Le passage de l'Aisne put : pi ilors se terminer relativement à l'abri de m 'artillerie ennemie. • n< Ce soir-là les «Guàrds» obtinrent un juste ribut de remerciement. Les brutes Dans un hôpital du Centre, on a trouvé,sur m blessé allemand, la lettre suivante: C,,., le 6 septembre. fo Ma chère Emma, gi Nous sommes ici dans un village français, bc Lorsque nous avons pénétré dans ce village, vi ous les habitants ont tiré sur nous avec les se 'rançais. Le village et, la ville environnante ce urent brûlés et tous les hommes, de 15 à 65 tr ns, fusillés. Les chemins étaient couverts de re adavres. tr Noufi faisons habituellement des marches de 0 kilomètres par jour et nous soinnles au- n' ourd'hui de ISO à 150 kilomètres de Paris,que m tous finirons bien par mett»"» a feu et à sang, ce En attendant, ils s'élwi nt,„ so La situation A propos de Lanaeken LONDI?Esi J ^ octobre. ^ Une dépêche Antsterdan: dtt Après un cou "t bombardement, les Alle-lands occujèretit Lanaeken, près de la frort-ère hollanlaise. Une garnison de cinquante el.ues offrirent une forte résistance, infli-eant quelques icrtes aux Allemands. — Haas R eu ter.. îur le front serbe es Autrichiens repoussés sur la Drinc (Servie ? spécial du Malin) LONDRES 5 octobre. --- Le correspondant du otning Pott à Nisch télégraphie que la baille sur lai Iront de la Drina continue avec itensitê. L s Autrichiens tentèrent de bom-irdei- Cha fitz et attaquèrent Drenovaichka, ;ais ils furent violemment repoussés. La milice citoyenne Pour répondre à de très nombreuses deman-!;s qui nuls sont adressées et information rise à l'ati-major général compétent, le ■and état-rtajor n'a pris, relativement à la iilice oitoyinne, aucune disposition spéciale. Che2 les Anglais our fes tfëssés et réfugiés belges (Seîice spécial du Matin) LONDRES, t octobre. — De notre correspon-nnt. — L'Unbn des éleveurs de la Nouvelle aile du Sud h expédié pour l'Angleterre un remier lot del,*0,000 moutons,spécifiant qu'une irtie devait àre réservée aux Belges. A Londres, tls arrangements sont pris poul' ;çevoir les blasés belges. Aux troupes indiennes Le roi George V, empereur de l'Inde, vient adresser le missage suivant aux troupes in-ipnnes débarquées à Marseille après une ex-îllente traversé et déjà actuellement en rou-: pour le théâtle des opérations militaires: «Vous avez étaappelé de votre service dans Ende, avec vos tamarades de l'armée britan-ique dans vos larnisons, afin de combattre jur la sécurité i pour l'honneur de mon em-ire.»La Belgique, die nous avons à défendre, a ;é dévastée, et li| France a ét«î envahie par le /-rue puissant eiiiemi. s J'ai toute conjance en vous, mes soldats, e culte du devoi est votre devise et je sais ie vous accomplirez votTe devoir noblement. » Je vais suivre ixacun de vos moments avec plus profond iiin-êt, comme aussi vos procès quotidiens; \|aiment, votre souvenir ne ■ra jamais absent rte mes pensées. » Je prie Dieu u'iiil vous bénisse, qu'il vous rotège et qu'il vols ramène victorieux.» Deux langages Le 19 août, à Aix-l|Chape!le, après une revue 1 ses troupes partait pour le front, GuiPau-.e II adressait à sa officiers les paroles sui- j mtes: «C'est par commaifioment royal et impérial ie je vous ordonné de concentrer %"os éner-es sur ce seul objft : employer toute votre ibiletè, touie la.vaSur de mes soldats à ex-ï-minér tout dahonlla traîtresse Angleterre, écraser la méprisa lie petite armée du géné-.1 Frénch.» On lisait hier (Taris l Berliner Tagéplait: oL influence des reiforts britanniques se it sentir de plus en dus. Us réussissent-effec-■"einent à arrêter notie marche.» Pourquoi diable alois l'empereur d'AUema-îe avait-il été si fier d, porter, dans cette mé-■isable petite armée, Us titres et les unifor- 1 es d amiral, de feld|inaiéchal et de colonel ho-•raire du 1er régiment de dragons?  OSTENRE Le Casino d'Ostend» est depuis hi'er, trans-rmé en un asile puBr réfugiés. On a inau j iré le nouvel établifcement en présence du 'urgmestre et du cpseil communal de la lie et de Miss Dormit Maunder.une généreu-.anglaise qui est ivrganisàtrice et l'âme de ; tte maison où nos compatriotes malheureux jiu'ent aide et réccfcfort. L'installation esx marquablÊ et digne fie tous les éloges. Qua-, ; cents réfugiés poutre»*» y être secourus. ] En inaugurant le reluge, M. le bourgmestre 1 pas manqué d'adifrssér de chaleureux re-erciements à Miss Dotmer Maunder et à lies de ses eompairiottis gui participent à n action de charité. { M. Poincaré part pour l'armée 4, —■ depuis le début des hostilités M* Poincupé avait exgiHmé ^intention sie rendre visite aua armées posur leur porter ses félicitations mais iS esi si été eetipêché jusqu'à présent par Sa nécessité fie présider quotidiennement Se conseil des ministres et Se désir de S'autorité militaire qui jugeait le moment peu favoraisle pour la réalisation de ce projet. Les circonstances permettant aujourd'hui ce (placement, E^S. Poincaré a quitté Bordeaux ©n compagnie de M. iliilerand et de Viwiam. (ISavas)^ LA MARCHE DES RUSSES La déroute allemande en Prusse orientale (Service spécial du Matin) PETROGRADE, i octobre. — Par dépêchi de notre correspondant. — Les Allemands qu étaient déjà en retraite ont été complètemen défaits au delà d'Augustoff et se reportent er désordre dans la Prusse orientale, abandon nant des canons, des fourgons, des provision: et des blessés. Le Tsar part pour la Galicis (Service spécial du Matin). PETBOQRADE, 5.— Oe notre correspondant — Le tsar Nicolas est parti satnedi pour Ie front de l'armée de Caficie. Il n'était pas ac compagne de sa sa tir. Confirmation officielle de nos dépêches particulières d'hier — Avasice des Russes en Hongrie ANVERS, le 5 octobre. — Communiqué d« l'attaché militaire de ftussic. — Nos troupe: ont réoccupé dans la gouvernement de Sou, valki les villes de CaSvaria et Ma?iampol ei tîans le gouvernement de Lomja-Raygorod ayant obligé les Allemands de battre en re traite. Des combats violents continuent i l'ouest ci'Avgoustov. L'action de notre cavale' rie a été particulièrement remarquable. Une partie de nos troupes ayant franchi les Carpathes par le détroit de Tucholka au sud de Lemberg, avance dans ia vallée de la ri vière Nagay dans la pleine de Hongrie. — Havas. Le ministre de Russie nous communique le télégramme suivant reçu cette nuit. Armée active, grand quartier général, 4 oc< tobre 17 h. 30. Armée allemande qui venant de la Prusse orientale avait envahi notre territoire jusque clans les parages du Oruskiniki sur le Niemeti et d'Ossovets a été complètement battue.Apres dix jours de combats acharnés, elle fuit, abandonnant blessés, munitions, canons. Ses pertes sont très considérables. Les gouvernements de Suvalki et Lomja so trossvenî de ce fait là-bérés de troupes ennemies dont ia poursuite continue. — Havas. Comment furent surpris eî déGimés les assaillants d'Ossovetz LONDRES, octobre. — Dans un dépêche de Petrograd à l'Agence Reuter, on donne les détails suivants au sujet dtt combat d'Ossovetz.Les Allemands n'ayant aucune autre voie pour approcher à la forteresse, s'engagèrent sur la route Graovo, Quand ils furent a une distance de 14 kilomètres ils constatèrent que. l'artillerie rie pouvait marcher plus loin, le terrain devenant marécageux. Ayant ouvert de là un bombardement acharné, l'ennemi lanoa en avant l'infanterie avec de nombreuses mitrailleuses, qui s'approcha de la place forte à 6 kilomètres.Alors les Russes firent un sortie de nuit et, profitant des %'oies que l'ennemi ignorait complètement, ils enveloppèrent les deux ailes allemandes qui étaient persuadées qu'elles occupaient toutes les routes praticables et ne s'intéressèrent que de la forteresse quant, un mouvement débordant fut révélé. Un combat furieux éclata dans des conditions très défavorables pour les Allemands, l'artillerie de la forteresse les décimait sur la routo ouverte tandis que l'infanterie russe par un fusillade infernale dévastait leurs ailes. Le combat dura 36 heures et se termina par une débâcle des Allemands qui dégénéra en une déroute désordonnée • sur la route de Graevo. Les Russes s'emparèrent de toute l'artillerie embourbée. — Reuter's Tele^ram cy. I La victoire russe d'Âugusîov PETROGRAD, 5 octobre. ■— Communiqué d\ Grand-Etat major. — La bataille d'Augustot se termina hier, le 3 octobre, par une victoire des armées russes et une défaite allemand! , complète. , L'ennemi se trouve en ce moment en retrai . te désordonnée fuyant vers la frontière de U 1 Prusse oriental». Les troupes vaillantes rus ; ses talonnent vigoureusement les Allemand^ . Qui abandonnent, dans une marche éperdu^ ' convois, des canons et des munitions, n ayant pas même le temps de recueillir leun blessés. I On sait que la bataille d'Auguslov comme» 1 ça le 25 septembre par un bombardement tiei grosses pièces allemandes dans la région da Sopotskine, suivi d'une offensive de l'ennemi sur la susdite position. En même temps, les Allemands firent maints efforts pour erifon-i cer et disloquer les forces russes près d« . Drouskeniki, sur le Niemen. Le 26 septembre, les Allemands entamèretrt également une attaque de la forteresse d'O» , sovetz, inais se heurtant partout à une rési» 1 tance acharnée, furent obligés de se replier. Ne se bornant pas à des contre-attaques v4-' goitreuses, nos troupes prirent l'offensive el poursuivirent l'ennemi en retraite. Les Allemands, malgré leur énergie dans la résistance, ne purent entraver notre poussée, i Nos troupes courageuses s'emparèrent succes-; sivemem des positions ennemies. Déroutés par cette action irrésistible, leg : Allemands fléchirent et sont présentement eu retraite quittant hâtivement notre territoire. Dans cerains endroits cette retraite ressem-i ble à une fuite et nous poursuivons énergique-■ ment l'ennemi défait. L'endurance des troupes russes PETROGRAD, 5 octobre. — Communiqué d« Grand Etat-Major. — D'après les rapports des ! chefs dans la bataille d'Augustov, Tes troupes russes firent preuve d'-une vaillance héroïque et d'un courage extraordinaire.Plusieurs régiments se battaient sans relâche durant toutg une semaine se tirant dignement des épreij-ves les plus pénibles. Les combats furent excessivement tenaces aux environs de Souva.'kj, où l'ennemi concentra des forces très impor, tantes et, ayant fortifié cette position, opposa une résistance des plus acharnées. Nos troupes ont passé en maintes reprises à des attaques à la baïonnette pour chasser l'annemi do» tranchées. Des prisonniers certifient que les pertes ail» mandes à Souvalki sont énormes. La voie de retraite des Allemands est e» combrée par leurs cadavres. De cette façon, l'invasion allemande de la ; Prusse-Est en Russie échoua complètement et ! l'ennemi quitte maintenant définitivement les 1 limites des provinces de Souvalki et de Lomja. ! Sur la rive gauche de la Vi.stule et en Gall-I cie, la situation est sans changement. — R» vas-Reuter. La nouvelle de ia guerre dans un village cosaque Comment la Russie envoie ses hommesde ia Sibérie aufront Du Times, de Londres: Quand la guerre éclata, je me trouvais dam 1 un village cosaque de l'Altaï, sur la frontière de Mongolie, à 1.200 vérstes au sud du chemin de fer sibérien, séjour de repos des plus vep doyants, avec des forêts de sapins majestueux, des chaînes de montagne: aux cimes neigeuse? les unes derrière les autres, des vallées vertej et pourpres fleuries do dauphinelles et d'aconits, Tous les jeunes' hommes et jeunes femmes étaient sortis couper l'herbe des pi s sur les collines, les enfants étaient partis cueillir des fruits dans les bois, les vieux étaient restés à la maison causant des fourrures quand,parmi cette population, parvint la nouvelle de la guerre. A 4 heures du matin. Je 31 juillet lé pieniiei i télégramme arriva: c'était l'ordre de mobiliser

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This item is a publication of the title Le matin belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1894 to 1974.

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