Le mouvement géographique: journal populaire des sciences géographiques

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s.n. 1914, 26 April. Le mouvement géographique: journal populaire des sciences géographiques. Seen on 15 November 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/dj58c9sh7r/
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->fi AVRIL 19 TI>P\TTP PT TTM ï 17H/T17 A TVT1VTI7I7 Mo A LE MOUVEMENT GÉOGRAPHIQUE ABONNEMENTS Belgique .... 12 francs par ai Union postale . . 15 — — On s'abonne au siège du journal et dans tous les bureaux de poste. JOURNAL PARAISSANT TOUS LES DIMANCHES PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE A.-J. WAUTERS, ..rniST< >»» n6vDDH r>» r * rnuDtfiMir nrr rnvr.n PflITP I.C PnMMERP.l ET I.'lNnriRTRIl. BUREAUX ADMINISTRATION ET REDACTION 13, rue Bréderode, à Bruxelles. Adresse télégraphique : « Congo » I SOMMAIRE : Une interview de M. Renkin à l'occasion de l'anniversaire de découverte du Congo par Stanley, en 1877. — L'Allemagne l'Angola. — Les redevances minières au Katanga. — Le gra barrage de l'Euphrate. — Nouvelles et informations. — Cor français. — Chroniaue séosraphiaue. — Cartes et livres reçus. IUne interview de M. Renkin à l'occasion de l'anniversaire de la découverte du Corn par STANLEY, en 1877. A l'occasion du 40mo anniversaire du mémorable voyage transafricain de sir II. M. Stanley, pour compte du Daily Telegrapli et du NewYork Herald, M. Renkin, ministre des colonies, a été interviewé, pour le premier de ces deux journaux, par notre confrère M. Gérard Harry. Voici l'intéressant récit de cette entrevue : « Il ne peut y avoir qu'un avis quant à l'initiative (les journaux qui chargèrent Stanley de cette fameuse mission de découverte, me dit M. Renkin. La presse n'usa jamais de sa puissance à des fins plus élevées et plus fécondes. Sans doute, elle eut la bonne fortune d'être secondée par la volonté, l'endurance et l'intelligence d'un homme tout à fait exceptionnel, capable de vaincre des difficultés qui eussent vaincu tant d'autres hommes. Mais d'avoir découvert un découvreur aussi extraordinairement doué, c'est un mérite de plus. « Assurément, tout ce qui a pu être fait, depuis, par d'autres personnalités de génie, par leur énergie et leur clairvoyance, pour ouvrir le continent mystérieux, et notamment notre Congo, à la colonisation et à la civilisation, découle, directement ou indirectement, de cette entreprise d'un grand journaliste-explorateur disposant des ressources de deux grands journaux. « A l'époque où je faisais mes études au collège Saint-Michel, sur les mêmes bancs que mon ami de Landtsheere, l'Afrique centrale était figurée sur la carte par une immense tache blanche. J'aurais douté alors de la santé mentale de quiconque m'eut prédit qu'avant longtemps ce semblant de néant serait constitué en colonies vivantes, magnifiques, dont j'aurais l'honneur d'administrer une des plus belles, en ma saison d'été. « En fait, quoi que nous sachions déjà des richesses du Congo, nous sommes incapables de les évaluer encore, même approximativement. Elles dépassent peut-être tout ce que nous nous plaisons à imaginer. Nos prospecteurs n'ont encore étudié que la surface du sol et ne peuvent que supputer ce qu'en récèlent les profondeurs. Et pourtant, sans parler du cuivre du Katanga et de l'or de Kilo, et en laissant de côté le caoutchouc, voyez quels trésors se sont révélés déjà, sous forme de minerais de fer entre le Lualaba moyen et la région des lacs, et sous forme de houille dans la région de la Lukuga, sur la ligne du chemin de fer du Tanganika, où le combustible s'offre en couches de plus de deux mètres d'épaisseur, si bien que lorsqu'on les entaille et les sectionne on a le spectacle de véritables murs de charbon ! « Sans doute, faut-il attendre, pour mettre en valeur toutes les ressources connues et inconnues de notre dépendance africaine, l'achèvement, de notre outillage de tran sports, par voie ferrée, surtout, car les richesses de la la Greater Belgium gisent beaucoup plus dans l'intérieur du B{ vaste pays qu'à proximité des fleuves et steamers. Mais cet '0 outillage et celui des colonies anglaise, française, allemande, portugaise, qui doit s'y raccorder et mettre, par - exemple, telle ou telle d'entre elles en relations directes avec l'opulent bassin du Kasai, se complètent rapidement et le développement de l'Afrique centrale marche et continuera à marcher à une allure qu'ignorèrent les pionniers l° des grandes colonies anglo-saxonnes ou espagnoles de l'Amérique. Car ceux-ci ne possédaient pas les merveilleux moyens de pénétration, d'investigation, d'exploitation que le progrès a mis à la disposition de notre siècle. Ils sont ;e tels que notre patience d'ensemenceurs du Congo n'a à \u encourir qu'une épreuve relativement bien courte, n, « Et quand on y songe, on s'étonne de la facilité avec ?r laquelle certains de nos compatriotes s'effarent des difficul-■d tés budgétaires de notre colonie. Il y a là une confusion absurde. Quel rapport existe-t-il entre ces difficultés et la valeur intrinsèque d'un territoire? « Un autre sujet de constant étonnement, c'est la per-311 sistance de l'opposition de tant de socialistes à la politique us coloniale. Elle me paraît en contradiction avec le principe !S', même et l'essentielle raison d'être de leur parti. Si je ne ar me trompe, leur rêve primordial est que chacun ici bas ut puisse manger à sa faim. Or, combien nous restons éloignés U1 de cet idéal ! Une statistique universelle montrerait que u~ ceux des hommes dont les zones pleinement exploitées de la jn Terre satisfont les légitimes besoins sont encore la minorité plutôt que la majorité. Il faut donc, de toute nécessité, 31 fouiller, cultiver, faire fructifier des terres nouvelles, encore U1 en friche, c'est-à-dire que si les colonies n'existaient pas, et il les faudrait inventer, ne fut-ce que pour aider à réaliser 11 ' le programme du parti ouvrier. Et c'est chez lui que la se colonisation se heurte à la plus grande somme de préjugés, es de méfiancps, de résistances systématiques... Pour moi, ( voilà une véritable énigme! » *e, Sur le désir exprès du Daily Telegrapli, je demandai ise à l'honorable ministre s'il pouvait affirmer que les griefs de humanitaires longtemps articulés à l'étranger et en Belgique de contre l'administration du Congo avaient perdu toute es, espèce de justification : es, « En principe, me répondit M. Renkin, je n'admets guère une interrogation de l'espèce. D'abord, si je me prêtais du à la discussion qu'elle suggère, il y aurait beaucoup à dire re, quant à l'étendue réelle des abus dénoncés autrefois et à jut l'attribution des responsabilités qui s'y rattachent. On a 1rs endossé au grand Roi défunt mainte tendance ou maint fait |ue où il ne fut sans doute pour rien et Stanley lui-même fut-il nt, toujours épargné par les critiques de l'ancien régime? Mais en encore une fois, n'insistons pas sur ces nuages du passé, ont Avec plus de recul, l'histoire se chargera bien de remettre iba toutes choses au point. ans « Quant au régime actuel, il correspond fidèlement au du programme de réformes que j'ai énoncé, en son temps, et de réalisé en trois étapes. Les indigènes du Congo sont traités ille avec une telle bienveillance, avec un tel désir de les faire de participer pleinement à tous les profits de la colonisation et de la civilisation, que si nous nous exposons à un reproche, eur c'est peut-être à celui de pousser à l'extrême notre règle de «n- bonté et de douceur envers des peuplades qu'il est, tout de an- même, difficile de gouverner exactement d'après les prin cipes appliqués aux vieilles civilisations et sociétés européennes. Mais à supposer qu'on se hasardât encore à mettre, à cet égard, en doute la politique, les intentions et l'action du gouvernement de S. M. le roi Albert, nous n'aurions que l'embarras du choix entre les témoignages officieux ou officiels que l'étranger leur rend, sans que nous ayons à les lui demander. Tenez, en voici un tout chaud, ou tout frais, si vous préférez. » Et le ministre des colonies me tendit un journal rhénan de la veille, reproduisant les déclarations de M. Amis, consul d'Allemagne, à Borna, lequel rend un hommage sans réserve au régime actuel, affirme que le programme des réformes y a été absolument réalisé, dans son esprit comme dans sa lettre, et qu'on ne constate pas la moindre trace d'abus sur un point quelconque du territoire. « En somme, conclutM. Renkin,le Congo s'achemine, sous tous les rapports, vers un état d'épanouissement remarquable. Et je n'hésite pas à reconnaître que, dans la genèse de la mise en valeur, matérielle et morale, de l'ancien continent mystérieux, l'initiative de deux journaux, une initiative qui en a suggéré tant d'autres et de si belles, en Belgique, fut pour une très notable part. » Gérard Harry. L'ALLEMAGNE ET L'ANGOLA (Voir la carte des voies d'accès au Katanga, jointe, en supplément, à notre numéro du 22 mars.) Il y a déjà neuf mois (1) que nous avons annoncé que les capitaux allemands s'apprêtaient a intervenir pour une soixantaine de millions dans l'affaire des chemins de fer anglo-portugais de Lobito, et, l'autre jour, nous répétions que les conversations se poursuivaient, à ce sujet, sans que nous pussions dire où elles en étaient. Les journaux allemands restent, en effet, muets; mais voici le correspondant du Temps de Paris qui télégraphie à son journal que « l'établissement de l'influence allemande dans l'Angola ne doit plus Être considéré comme une éventualité probable et prochaine, mais déjà, à en juger par les propos des banquiers, des industriels et des commerçants d'Outre-Rhin, comme un fait acquis ». Le Berliner Tageblatt confirme l'information du Temps en ajoutant que, déjà « les litres de la compagnie du chemin de fer du Lobito sont déjà pour une bonne part entre des mains allemandes ». Voici comment s'exprime le journal parisien dans son numéro de dimanche dernier : Selon une dépèche de Lisbonne, le ministre des colonies déposerait prochainement devant les Chambres un projet de loi en faveur de l'achèvement de lignes de chemins de fer dans la colonie de l'Angola. La construction de ces lignes devra être poussée jusqu'aux frontières des colonies avoi-sinantes. Ce télégramme est très favorablement accueilli par la presse berlinoise. Il s'agit évidemment, écrit le Berliner Tageblatt, du chemin de fer du Benguela dont les actions sont pour une bonne part entre des mains allemandes. Le chemin de fer du Benguela sera prolongé jusqu'au Katanga dont la voie d'accès la plus rapide est actuellement la ligne allemande du Tanganyika à l'océan Indien. d) Voir M. G. du 17 août dernier, col. 397. - 223 - 224 — — 225 —

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