Le nouveau précurseur: journal du soir

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s.n. 1914, 17 June. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 23 October 2019, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/xk84j0c28x/
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mfei-ci-erti «Jbsîiî 1014 GEretj CEi\TTlilïKa année — IV0 1©» Le Nouveau Précurseur A.BOÎSrKrE!5^CBlsT'r3 : ENVERS. un an 13.00 fr.; six mois G.50 fr.; trois mo;s 3.50 fr, INTERIEUR, - 15.00 fr.; • 8.00 fr.; . 4.50 fr HOLLANDE, » 32.00 fr.; » 18.00 fr.; » 8.00 fr. LUXEMBOURG. » 33.00 fr.; » 10.00 fr.; » 8.00 Fr. UNION POSTALE, . 42.00 fr.; » 31.00 fr.; « 10.50 fr. Tout abonnement se poursuit .jusqu'à refus formol. ON S'ABONNE à Anvers au bureau du journal et dans tous les bureaux des postes en Belgique. j JOURNAL DU SOIR ! j TÉLÉPHONES { SSSSSwUum: M° *«4 { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. AisT3>TOIsrOE% Ordinaires, la petite ligne, fr. 0.30 | Réclame», la ligne. . . fr. 1.50 » i à 4 lignes . '» 1.00 i Faits divers, la ligne. . » 2.50 Financières, la ligne . . » 0.50 ! Chronique Anvers . . . » 3.00 I*s annonces de L'etranye-r et ae ki Belgique sont reçues aussi par VAgence JJavas, 8, plaon des Martyrs, à Bruxelles, 8, Pince dû la Bourse, à Paris, et 20, Biffh Uolborn, à Londres» J3@la.037S PAYS-BAS Une élection Dans le district de Katwijk, M. de Fisser, chrétien historique, membre de la Droite, à été élu par 6,180 voix contre 958- au candidat libéral et 232 au socialiste. ANGLETERRE Les voles multiples La Chambre des Communes a voté en troisième lecture le bill abolissant le suffrage plural qui en est à son second passage aux r ,n-, munes et qui est destiné à fonctionner l'an prochain. Le Homo rule et les Lords Lord Lansdowne a demandé au gouvernement quand serait présenté le bill modificateur du bill de «Home rule» où le gouvernement doit inscrire les concessions à faire a l'Ulster, soit que ces concessions résultent d'une entente avec l'opposition (c'est tout à fait douteux, pour ne pas dire plus), soit qu'elles constituent simplement la rééd'tion des avantages accordés le 8 mars dernier, par le premier ministre et que l'Ulster s'est empressé de rejeter. Ltord Crewe a répondu que le bill de «Home Rule» viendrait en seconde lecture devant la Chambre au 30 juin. iLe bill modificateur sera publié quelques jours auparavant, pour que les Lords aient le temps de l'examiner. Le gouvernement ne le publiera pas plus tôt, afin de laisser plus de champ aux négociations d'entente, négociations qui, jusqu'ici ne semblent pas s'être ouvertes. Lord Lansdowne réplique que l'opposition au Home rule sera irréductible. Lord 'Milnér déclare que pour régler la question irlandaise il suffit de jeter au panier le bill du home rule. Lord Salisbury dit que la responsabilité d'empêcher une guerre civile appartient au gouvernement.Le Home rule et les Lords Les débats assez longs se sont terminés par le retrait de la proposition de blâme de lord Landsdowne. C'est un grand succès pour le gouvernement. En Irlande A la Chambre des Lords, le gouvernement a fait connaître que deux armées étaient sur pied en Irlande: l'une de 80,000 hommes et l'autre de 84,000 hommes, prêtes, toutes deux, à mourir pour leur autonomie si le gouvernement ne parvenait pas à s'entendre avec les insurgés de l'Ulster. L'armée de 84,000 hommes bien préparée et mieux aguerrie appartient aux gens de l'Ulster. Le gouvernement pourrait difficilement en venir à bout car il ne dispose, lui, que de 20,000 homwes sans compter bien entendu les nationalistes. On avoue maintenant du côté de l'opposition que le gouvernement peut compter sur une entente prochaine entre nationalistes et protestants et que c'est la politique libérale qui reste victorieuse. FRANCE Victoire (lu cabinet Vivian» Le nouveau cabinet français a eu hier le baptême parlementaire. Il a obtenu un très grand succès. Par 362 voix contre 139, la Chambre a accordé la priorité à l'ordre du jour Breton, accepté par le gouvernement, et cet ordre du jour a finalement été adopté par 370 voix contre 137. Le ministère Viviani a obtenu les votes de tous les groupes républicains à l'exception des socialistes unifiés. C'est en somme une majorité de 223 voix. La déclaration ministérielle M.Viviani a lu la déclaration ministérielle. Elle a été coupée d'applaudissements et de protestations. Les applaudissements ont souligné la déclaration quand elle affirmait la nécessité de maintenir la loi de trois ans.Les protestations des socialistes unités, protestations très violentes, ont répondu à ces applaudissements. L'attitude des socialistes Avant la séance le groupe des socialistes unifiés avait décidé (le voter contre le gouvernement, et avait chargé M. Jaurès de parler en son nom. Celui-ci avec son talent oratoire habituel a attaqué le gouvernement sur le terrain financier et aussi sur celui de la loi militaire. Mais il n'a pas obtenu grand succès et maintes fois il a été interrompu. M. Viviani répond Après Jaurès, M.Viviani monte à la tribune. Un grand silence s'établit. Le ministre remercie d'abord les orateurs d'avoir motivé les explications du gouvernement. «Il ne faut pas, dit-il,laisser r- ihsister la moindre équivoque.» Très applaudi à gauche, il indique qu'il accepta le pouvoir uniquement pour résoudre les difficultés présentes, notamment les difficultés financières. Pour la réforme électorale, le gouvernement est à la disposition de la Chambre. En ce qui concerne la situation financière, si le ministère a la confiance de la Chambre, il déposera ce soir le projet d'emprunt, puis il demandera au Sénat de voter l'incorporation dans le budget de 1914 du projet d'impôt sur le revenu. 11 demandera également l'incorporation dans le budget de 1915 d'une formule définitive demandant à ' ceux qui possèdent de supporter les charges qui leur incombent. M. Viviani, abordant la question militaire, j déclare que des paroles claires doivent être prononcées. | Tout le monde a été d'accord pour renfor-: cer le service militaire. «C'est ainsi que la loi militaire fut votée, explique-t-il. C'est la loi. Est-elle intangible? Non I II n'y a pas de loi intangible I» Toujours très écouté, le' président du conseil explique ensuite dans quelles conditions il se propose de préparer les projets relatifs à la préparation militaire de la jeunesse et à l'instruction des réservistes. Si à ce rfio-meilt, les circonstances permettent d'alléger les charges militaires du pays, la question pourra être posée. Très longuement applaudi, le ministre déclare que si, au mois d'octobre 1915, il a la charge du pouvoir, il ne libérera pas la classe. (Protestations sur les bancs socialistes.Les socialistes unifiés se prennent à partie à plusieurs reprises avec les membres de la droite. )- En terminant, le président du conseil demande à la majorité de s'unir autour du gouvernement pour réaliser avec lui son programme social, fiscal et laïc. (Très vifs applaudissements à gauche et au centre). Le président du conseil, qui a regagné son banc, est félicité par de nombreux députés. Le bruit est grand pendant un long moment.L'ordre du Jour Breton Voici le texte de l'ordre du jour Breton-Treignier accepté par le gouvernement: « La Chambre, confiante dans le gouvernement pour pratiquer une politique de réformes fondée sur l'union des républicains et appuyée sur une majorité exclusivement républicaine, et repoussant toute addition, passe à l'ordre du jour. * L'emprunt A la fin de la séance, M. Noulens, ministre des finances, a déposé un projet d'emprunt. La Chambre vote une proposition tendant à nommer une commission des crédits de quarante-quatre membres pour étudier cé projet. Le ministre demande l'autorisation d'émettre des rentes, du type 3 et demi pour cent,en quantité suffisante pour produire la somme de 805 millions, dont 800 millions pour les dépenses de la guerre et de la marine et 5 millions pour les frais d'émission. Le projet.de loi indique que l'exécution du programme social et naval coûtera 1 milliard 800 millions de francs. Il y aura donc lieu de faire un nouvel appel au crédit public pour une somme de un milliard en sus de l'emprunt actuellement demandé, mais l'exposé des motifs n'indique d'aucune façon comment et quand ce nouvel emprunt sera fait. Toutefois on présume que ce sera l'année prochaine. Le chiffre exact de l'emprunt dépend du taux auquel il sera émis, et qui ne peut, dès maintenant, être fixé. Au Sénat La déclaration ministérielle a été lue au Sénat par M. Bienvenu Martin. M. Clemenceau a souligné d'approbations le passage relatif à la loi militaire. Ce passage a d'ailleurs été généralement applaudi, surtout à gauche. La péroraison a été applaudie par la moitié de l'assemblée. La séance est ensuite ! levée. LUXEMBOURG Les ballottages Les ballottages ont tous été favorables aux ; partis de gauche. Les libéraux sont élus à Luxembourg-cam- ; pagne dans les cantons de Mersch et de Esch. 1 Avec les doux libéraux élus au premier tour ; de scrutin, le bloc a 13 députés au lieu de 1. Dans Je pays entier, les cafholiques gagner 2 sièges à Wiltz, 1 à Echternach et 1 à MersCt Ils en perdent 1 à Luxembourg et 2 à Esch. ALLEMAGNE A la Chambre prussienne La Chambre des députés de Prusse a repous ®sé, conformément à la proposition de la com mission des règlements, la motion socialist. en vue de l'abandon d'une procédure disci plinaire contre le député Liebknecht. Le débat a été très orageux et plusieurs ora tcurs socialistes ont été rappelés à l'ordre pou •réclamations offensantes à l'adresse de li Chambre. La Bsète prussienne ajournée Par décret royal, les deux Chambres de h Diète de Prusse ont été ajournées jusqu'au V novembre. AUTRICHE-HONGRIE L'opposition hongroise Le comité de présidence de l'union des par tis d'opposition au parlement hongrois a dôci dé que ses membres assisteraient* régulière ment aux séances de la chambre et prendraien . part aux débats. Il semble que l'opposition se soit rendu com te que la tactique consiiant à se tenir à l'ëcar des séances de la Chambre ne plaisait guère aux électeurs. ROUMANIE Les élections Voici le résultat: final des élections auxquel les on a procédé pour l'assemblée constituai te. Sont élus: 81 libéraux, 22 conservateurs, 1< conservateurs démocrates et 3 indépendants. ALBANIE A Durazzo Les insurgés musulmans, qui ont été sur 1( point de surprendre Durazzo, ont dû rebrous ser chemin. La lutte, commencée lundi dès l'aube, a re pris mardi matin. Mais les insurgés se sont retirés, .disent les renseignements officiels, probablement en apprenant l'arrivée de 1.30C Myrdites et d'un autre corps de volontaires conduits par Rib Dodu. Les rebelles étaient forts de 3,000 hommes. Ils se sont retirés au nord et à l'ouest. La population s'est montrée calme. Cà et là il s'est produit quelque agitation. Une par tie de la population italienne qui craignait le plus la panique s'est embarquée dans le port dans le courant de la journée. Les pertes subies par les troupes du gouvernement se sont élevées 'à 100 hommes tués et blessés. ta flotte étrangère Le petit croiseur «Breslau», de la division de la Méditerranée, a reçu l'ordre de se rendre à Durazzo. Le stationnaire russe du Pirée a reçu l'ordre de se rendre devant Durrazo. Insinuation contre les Italiens Une personne qui a des accointances sérieuses avec la fiallplatz (ministère des Affaires étrangères d'Autriche-Hongrie) déclare que les insurgés avaient des intelligences à Durazzo et savaient que le prince se préparait à les attaquer. Il semble encore que des officiers expérimentés soient à leur tète. Leur attaque fut aussi impétueuse qu'imprévue. Leurs mouvements trahissent un plan de campagne, une direction stratégique. Les insurgés ont voulu certainement attaquer Durazzo avant que les renforts attendus par 'le prince fussent arrivés. GRECE ET TURQUIE Pour la paix Les dernières nouvelles arrivées aujourd'hui do Constantinople sont plus satisfaisantes .que celle d'hier. Au cours de la journée, la Porte enverra à Athènes une note très conciliante. Les grandes puissances, la France et l'Allemagne en tête, ont envoyé tant à Athènes qu'à Constantinople des avertissements urgents pour que le conflit se termine à l'amiable. Cette démarche de la France et de l'Allemagne ne peut, manquer de faire une impression profonde sur les deux gouvernements.Note pessimiste On mande d'Athènes au «Times»; Malgré l'insistance de l'ambassadeur (français près l de la Sublime Porte, celle-ci n'a pas encor t répondu à la note grecque. De là situatio: i. précaire par continuation. A chaque instar on reçoit à Athènes des nouvelles de meui ires et de brigandages exercés contre le 7 Grecs en Asie-Mineure. Près de Smyrne, 80 femmes et enfants grecs ont cherché un re fuge dans l'école française d'Archéologie, le hommes sont partis pour Mytilène. La plus grande surexcitation règne à Smyr j ne dans les milieux grecs. Hier, les consul * | eurent une- conférence et discutèrent le - moyens propres à faire cesser l'état de cho ses existant. L" La Grèco rappelle ses navires i Un télégramme d'Odessa au «Daily Mail annonce que les autorités consulaires grec ques ont invité tous les navires se trouvan dans la mer Noire et la mer d'Azov à quitte, immédiatement ces mers et à repasser le i i Dardanelles sans tarder. ) t On télégraphie de Constantinople que plu sieurs steamers grecs ont quitté hier Constan tinople. D'autres ont traversé le Bosphore ve nant de la mer Noire et rentrent directe ment dans les eaux grecques. MEXIQUE La médiation Les médiateurs ont reçu une note dans la i quelle le général Carranza leur demande de lui indiquer les questions discutées par là con ■ i férence afin qu'il puisse envoyer à Niagara- • i Fails comme délégués MM. Cabrera, Zubaran i et Vasconcelos. Les médiateurs ont répondu au général en lui faisant observer qu'il n'avail pas pris en considération leur précédente no- ■ te, lui répétant qu'il devait s'en tenir aux termes de cette note. M. Bagata a répété à plusieurs reprises: «Nous ne varierons jamais sui ces divers points.» Une victoire des fîdôraux L'armée de Huerta a, défait les constitution-nalistes à Zocateca. Le général Alla est parti pour les secourir. A Vera-Cruz Les vivres manquent à la Vera-Cruz par suite de l'occupation américaine. Le gouvernement américain a décidé d'accepter en franchise, jusqu'au 25 juin, toutes les denrées alimentaires, quelle qu'en soit la provenance. BRESIL Un emprunt La Chambre a approuvé par 103 voix contre 20 le projet autorisant le gouvernement à contracter un emprunt pour faire face aux compromis actuels du Trésor. TRUC RELIGIEUX ET ANTIFISCAL Nous empruntons au Journal de Bruges un article d'un spécialiste du droit fiscal, M. Félix Rodenbach. Il montre combien les propriétés des couvents augmentent toujours et comment les congrégations religieuses s'y prennent pour échapper aux lourds droits fiscaux que les autres habitants du pays doivent acquitter. * * * Les juristes savent que les religieux, en Belgique, ont toujours acquis les immeubles qui composent leur communauté avec clause d'accroissement ou de survie, c'est-à-dire qu'à chaque décès, la part du défunt s'accroît aux parts des survivants; de manière qu'il y a là, à chaque décès, une mutation partielle à titre onéreux, qui paie le droit de 5.50 p. c. pour l'enregistrement et celui de 1,25 p. c. pour la transcription hypothécaire, en tout 6.75 p. c. Le survivant des divers acquéreurs vend l'immeuble dont il est devenu seul propriétaire à d'autres religieux, aussi avec droit d'accroissement et ainsi de suite; de manière que les immeubles des couvents restent ainsi dans la main-morte à l'infini. Cela est évident. Ajoutons que les religieux ne paient jamais le droit de succession, ni sur leurs biens meubles, ni sur leurs immeubles, et comme les prix de vente, fixés entre eux, sont fictifs, quoiqu'ils soient portés dans les actes comme payés comptants, dit très illégalement l'administration de l'enregistrement, ils échappent à l'impôt. Ce mode d'agir est certainement injuste et inconstitutionnel. C'est l'avis de tous les fiscalistes. Les religieux ont trouvé le moyen, ce que j nous avons prévu avec raison lors de la i e publication de la loi du 15 mai 1905, sur le: J cessions entre copropriétaires, d'éluder 1< oroit de mutation de 6.75 p. c. pour ne.plu: s Payer que le petit droit d'acte de 0.25 p. c. 0 établi par la loi précitée. Par acte notarié ils renoncent purement et simplement à lg s clause de réversion au profit du survivant de manière qu'ils sont alors dans Tiridivi - sion. Il en résulte évidemment qu'ils peu ® vent se céder ainsi, entre eux, leurs partî _ indivisés en ne payant plus que le droit de 0.25 p. c., même par acte sous seing privé En effet, ils font, entre eux, autant d'acte? de cession qu'il y a de copropriétaires, er » laissant la date en blanc, blanc qui esi rempli à chaque décès pour l'enregistre-t ment. Ils évitent donc ainsi 6.50 p. c. de : droit, c'est-à-dire la différence entre 6.7£ ' pour cent et 0.25 p. c. Il n'y a pas à dire, ce mode est légal et par suite incontestable. T ; est déjà mis en pratique, dans la pluparl des couvents, depuis le mois de novembre . 1905, ce que le public ignore. On le' voit, les religieux ont tous les avantages possibles au détriment des laïques.Ils ne paient jamais le droit de succession sui leurs centaines de millions de biens meubles et d'immeubles et seulement le petit droit d'enregistrement de 0.'25 p. c. sur les importantes ventes d'immeubles qui se font entre eux. On ne peut assez le dire et l'é-grirc, c'est criant et révoltant. Il n'y a plus de justice en Belgique; Les couvents possédant des centaines de millions d'immeubles, ce qui résulte positivement des inscriptions cadastrales, il est indubitable que leur nouveau mode ele transmission causera un tort considérable au fisc. Sans nul doute, les laïques qui ont aussi acquis avec la clause de survie, adopteront le même truc économique au détriment du fisc. Félix RODENBACH. Bruges, 12 juin 1914. Nouvelles de l'Étranger Grève maritime en Angleterre La grève générale des mécaniciens de la marine marchande,qui devait commencer mercredi, a commencé mardi dans les ports principaux. Les grévistes demandent une augmentation des salaire. Il est probable que la grève causera un chômage complet dans le transport des cargaisons dans tous les ports et amènera la suspension du travail dans "les centres hou il-lers du Pays de Galles et d'ailleurs. On s'attend à ce que, par suite de la grève, 700 vapeurs soient arrêtés aujourd'hui. Le sol de Paris miné. On signale un peu dans tous les quartiers de Paris de nouveaux affraissements du sol dus aux orages de lundi. A neuf heures et demie, rue d'Aguesseau, 8, un mur de quatre mètres s'est écroulé dans les sous-sols d'un immeuble nouvellement construit. Deux maçons ont été blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital Beaujon. Une excavation de trois mètres de diamètre et de 1 mètre 50 de profondeur s'est produite hier matin vers onze heures dans la cour d'un hôtel, rue Pierre-Ginier, 18. L'effondrement du sol s'étant étendu jusque sous la chaussée, la circulation a dû être interrompue. Une autre excavation de 5 mètres carrés et de 1 mètre 50 de profondeur s'est produite l'après-midi place d'Iéna, au dessus des travaux de la ligne métropolitaine, Porte de Saint-Cloud-Opéra.On a également constaté un affaissement inquiétant de la chaussée au rond-point des Champs-Elysées, à l'entrée de l'avenue d'An- , constaté également deux affaissements de 20 mètres carrés, l'un au carrefour Gluck-Halevy, l'autre place de Rome. Unj nouvelle excavation s'est produ'te devant le numéro 78 de la rue La Boétie. Un enfant de chœur enseveli Au moment, où l'excavation se produisit autour de 1 église de Saint-Philippe du Roule cinq enfants de chœur ayant assisté au salut sortaient de l'église. un instant, leurs parents craignirent cru'ils n eussent été ensevelis. Mais, vers 9 heures quatre d entre eux, attardés simplenmt par la curiosité, regagnèrent leur domicile Seul le jeune Alexandre Fabre, âgé de onze ans, na pas reparu au domicile de ses parents 5 118 boulevard de Courcelles. 1} doit être enseveli sous les décombres. M. Roosevelt conférencier La conférence de l'ancien président M. Roosevelt, faite hier devant la société de géographie de Londres, fut moins un exposé scientifique eju'un entretien de bonne compagnie. Durant plus d'une heure, M. Roosevelt raconta en termes heureux et choisis son vovago d'exploration au Brésil. Il fit part de ses découvertes géographiques. Elles n'ont pas paru de grande importance 'ët aucune discussion n eut lieu a ce sujet. Le président de la Société remercia M. Roosevelt au nom de ses collègues et l'assistance que l'on peut évaluer à un bon millier de personnes,, l'ovationna. NOS ÉCHOS Encore une affaire classée On vient de remettre en liberté le dernier des prévenus encore écroué pour le crime horrible de Deurne. Cette affaire, comme tant d'autres, est donc classée ou le sera sous peu, ce qui prouve une fois de plus qu'à Anvers on peut impunément tuer son monde. Il suffit de s'assurer si l'homme est bien mort et de ne pas laisser sa carte de visite a côté du cadavre comme le fit l'individu qui tenta de tuer rue du Roi, la servante de l'aumônier militaire. Si vous tenez note de ces petits détails, vous n'avez rien à craindre; vous pouvez tuer tant de personnes qu il vous plaira; nul ne vous inquiétera.A''-on jamais pris les assassins qui coupèrent. le cou au diamantaire Davidson le 3 février 1912; ceux qui tuèrent la concierge du boulevard Léopold; ceux qui abattirent à coups de revolver l'individu trouvé, il y a un an, à Deurne, au même endroit oi'i on a découvert le cadavre de Termon? Et les assassins du concierge du «Zeemans-huis», où sont-ils? Nous ën passons d'autres encore. , Et n'est-ce pas uniquement, grâce à l'initiative privée, qu'on a découvert les assassins du malheureux Provo, de même que ce sont les voisins qui ont livré les assassins du diamantaire Rozenthal, à Boom? Et les ligoteurs de femmes qui pendant des mois se livrèrent en pleine ville et en plein jour à leurs sinistres exploits sans que jamais on soit parvenu à les arrêter! Il faut vraiment qu'à Anvers les assassins soient décidés à se faire coffrer pour que le parquet se saisisse d'eux. Cela est fort triste à constater; l'on se demande quelles garanties de sécurité ont encore chez nous les honnêtes bourgeois. A quoi sert tout le formidable attirail judiciaire que nous devons payer très cher? Si le parquet ne sert qu'à faire condamner des automobilistes qui ont commis le crime grave de faire un peu de vitesse, ou qu'à conduire des enquêtes pour rechercher si un conseiller libéral n'a pas dit un peu trop durement des vérités à un comédien clérical, on pourrait simplifier de beaucoup notre parquet, et les contribuables en profiteraient. Le public se demande avec raison à quoi servent les magistrats s'ils ne sont pas capables de découvrir un seul assasin. * * * Paire des dettes, c'est s'enrichir Chaque année les comptes de l'Etat donnent un démenti formel aux affirmations mensongères du gouvernement. Pour répondre aux critiques de l'opposition, Je ministre des finances a chaque fois soutenu que les emprunts, qui atteignent un chiffre fantastique et ne cessent encore de s'accroître, sont employés à des dépenses productives. Une pareille thèse est radicalement fausse, ainsi que M. le député Franck l'a démontré à plusieurs reprises. Nous n'en voulons comme preuve que les comptes des exercices en 1911, 1912 et 1913 qui viennent de paraître dans la Situation ijé-nérale du Trésor Public au premier janvier 1914. D'après le compte de 1913, le service de la Dette publique et les dépenses afférentes aurc régies se sont élevés à la somme de 473,969,570 fr. 55. Quant au revenu privé de l'Etat et au produit brut des régies, ils se sont élevés seulement à ; 403,395,848 fr, 53. Le déficit a donc été de 70,573,722 francs. Si les opérations financières du gouver- Feuilleton du «Nouveau Précurseur,, 39 iTpuMii Grand Roman PAR lioSjea^t 8AIMVII,LE ... Je vous préviens que je ne suis pas d'humeur à supporter eju'on me manque d'égards. — Soit, je vais tâcher de mettre plus de formes. Soyez donc assez bonne pour me dire qu'elle est cette créature à tête de mort qui vient de sortir d'ici? — Une brocanteuse que j'ai connue autrefois.Elle m'a vendu souvent des bibelots, des antiquités, voire même des pièces d'étoffes rares. Aujourd'hui, elle a été plus insupportable que jamais avec ses passantes sollicitations.Voilà tout. — Bien, je comprends. Mais que voulait-elle dire en parlant de surprise et de preuves d'attachement pour moi? — Oh! quel interrogatoire, mon Dieu! ... Eh bien, elle voulait me contraindre à lui acheter un lot de point deVenise qu'elle avait reçu par contrebande^ Et dans l'espoir de m'allécner, elle ne cessait de me répéter que vous me trouveriez plus désirable parée de ces dentelles. — Alors, pourquoi avez-vous refusé cette emplette? — Pourquoi? Parce que je n'ai nul désir de me ruiner avec de pareilles extravagances. Sous prétexte que vous êtes riche, "elle me fait des prix exhorbitants. Ces dentelles valent tout ou plus neuf cents francs, elle m'en demande trois mille! Le baron Frémont garda un moment le silence. L'explication d'Yvonne était assez plausible.Pourtant, d'un naturel méfiant, il n'était qu'à moitié satisfait. — Pourquoi, insista-t-il de nouveau, cette femme avait-elle dans sa voix, dans son accent, dans toute son allure quelque chose de sarcastique et de menaçant? Yvonne leva les yeux au ciel avec une expression de victime résignée. — Ouf! Quelle enquête! Elle me menaçait, en effet de porter ailleurs sa marchandise. — Je trouve assez extraordinaire qu'une marchande à la toilette se croie le droit d'avoir une pareille tenue devant vous! — Ah! fit ironiquement Yvonne, on voit que vous n'avez jamais eu affaire avec ces elaines du regrat et du tac au tac . — Non, en vérité, jamais, fit d'un ton grave M. Frémont. — Parbleu, un grand seigneur tel epic vous, connaître tout ce monde interlope. M. Frémont fit la grimace. Il aimait peu qu'on fit allusion à sa première jeunesse écoulée sur les grandes routes parmi des aventuriers de toute espèce. Yvonne Lambert poursuivit avec hauteur et d'une voix mordante: — Inutile d'ajouter, n'est-ce pas, que l'éloquence de cette créature s'est déversée en pure perte. Pas même dans le noble espoir de fixer votre amour, je ne me permettrais de pareilles dépenses. ... Et maintenant, monsieur, avezrvous fini avec votre interrogatoire? — Oui. Toutefois, je vous serais obligé, Irène, cle ne plus recevoir un pareil magot. Sa figure ne me revient pas, répliqua sèchement le banquier. Toujours ironique Yvonne battit des mains et s'exclama: — Vous allez au devant de mes désirs! Quelle entente de nos cœurs. J'allais justement donner mes ordres pour lui interdire à jamais ma porte. Elle se dirigea vers la cheminée et sonna. Le valet de pied entra. — Célestin, lui dit Yvonne, sous aucun prétexte vous ne laisserez entrer chez moi ■ la femme qui sort d'ici. Est-ce compris? — Oui, madame la vicomtesse peut être ! tranquille, répliqua Célestin. — C'est bien. Le dîner est-il prêt? — Pas encore. — Portez l'ordre à la cuisine qu'on se dépêche, il est déjà tard. — Maintenant, dit la jeune femme, quand le domestique se fut éloigné, me permettez-vous d'allez changer de toilette? M. Frémont promena un regard étonné 3ur la robe noire d'Yvonne. — C'est décidément aujourd'hui la journée des surprises, dit-il. Pourquoi vous êtes-vous afffublée de la sorte, ma chère? — J'ai passé ma matinée à faire des courses assez fatigantes. A mon retour, la brocanteuse était déjà installée ici, je n'ai pas eu le temps de me rhabiller. — Mais, dit le banquier avec une irritation contenue, il me semble qu'avec la pension que je vous alloue, vous pourriez vous vêtir pius -convenablement. Vous savez qu'il me déplaît de vous voir mise avec trop de négligence. Vous auriez pu ce matin rencontrer des connaissances. Les envieux n'auraient pas manqué de m'accuser d'avarice. — Eh! n'ayez crainte! s'écria Yvonne avec amertume. Là où je suis allée, aucun de vos beaux amis du cercle ne m'aurait rencontrée. — Pourquoi? Avez-vous été faire une retraite? demanda le banquier. — Peut-être! fit-elle avec un étrange sou-' rirp. Maintenant, laissez-moi m'habiller. Nous serons en retard pour le dîner et vous savez, quand les plats sont manqués, votre humeur s'en ressent. XIV LE DINER Maintenant ils étaient à table, assis en face l'un de l'autre. Des chandeliers d'argent, coiffés de mignons abat-jour roses jetaient une clarté adoucie sur la vaisselle de Sèvres, sur la vieille argenterie et les cristaux à facettes. Des gerbes d'orchidées, de roses et de mimosas s'épanouissaient au milieu de la table, mêlant leurs troublantes flagrances au fumet dès viandes et à l'arôme capteux des vins. Le cuisiniei* de la vicomtesse de Nangy était un véritable artiste. Ses ragoûts savaient chatouiller jusqu'au palais blasé de M. Frémont. Yvonne Lambert était à présent pensive et silencieuse. I Ses yeux noirs, allumés par une flamme intérieure, étincelaient, sombres, inquiétants, sous l'arc légèrement froncé de ses sourcils. Ses lèvres pourprées se relevaient en un sourire dédaigneux. Elle était allée revêtir uh costume qui s'harmonisait avec le caractère de sa beauté étrange, et mettait en valeur les tons éclatants de sa carnation. Une robe d'intérieur en surah mais s'ou-vrant sur un fouillis de dentelles et relevée par des nœuds ponceau. Ses cheveux, tordus en une masse bleutée sur la nuque, étaient retenus par des papillons de diamants. Jamais aux yeux charmés du banquier, Yvonne n'avait paru aussi belle. Et complètement subjugué, il fixait sur elle des regards ardents. D'ailleurs, le Chambertin et le Château-îquem aidant, toute sa méchante humeur s'était dissipée. — Ah! Irène, Irène, quel pouvoir est le votre, et comme vous savez me dominer, fit-il avec un bruyant soupir. Ils étaient arrivés au dessert. — Célestin, ordonna Yvonne, placez sur la table le café et les cigares, et laissez-nous.Le domestique obéit. Do plus en plus expansif, M. Frémont reprit:— Vous êtes vraiment superbe ce soir, mon adorable vicomtesse. La jeune femme haussa les épaules et répondit avec nonchalance: — Je suis belle, oui, je le sais! Si je ne l'étais pas, serais-je la maîtresse du plus riche banquier de Paris? •— Oh! le plus riche! fit avec, fatuité l'archimillionnaire. Dites simplement l'un des plus riches! Il tira d'un étui de maroquin un «flor fina» de la Hollande et l'alluma. De son côté, la jeune femme étendit la main et prit sur le plateau une boîte de cigarettes.— Versez-moi donc un verre de ltummel, Irène, je ne' prendrai pas de café. Il m'agite trop, et mes vastes projets financiers suffisent pour jne tenir éveillé. — Vous allez devenir le roi du marché parisien, riposta Yvonne tout en versant le petit verre... A propos, jç vous ne vous ai pas encore remercié pour votre rivière d-e brillants. — Ah!... une bagatelle! Vous a-t-elle ' fil I "|I"| I II I I' IH IW II II | 11 M HIIIHTT—rrn"»i' nmw»»n un ■» plu? demanda-t-il d'un ton qu'il voulait rendre indifférent. — Mais oui, certainement, fit Yvonne Lambert entre deux bouffées ele cigarette. — Il me semble qu'elle est assortie au diadème que je vous ai offert au nouvel an. Maintenant, il manque encore une paire ele boutons d'oreilles et un bracelet, et votra parure sera complète. ; Vous.les aurez sous peu. j — Oh! non, s'écria Yvonne, de grâce, no j les achetez pas! j — Pourquoi donc? Est-ce par discrétion? ; Vous savez avec quelle joie je vous fais ces cadeaux. — Oh! non, ce n'est pas de discrétion! s'écria la jeune femme avec un rire assez ! insolent. Je suis parfaitement sûre que, si coûteux qu'ils soient, vos présents ne vous obligent à aucun sacrifice. i Seulement, fit-elle avec lenteur, je vous i avouerai qu'au lieu de bijoux je préférerais ; de beaux et bons titres au porteur. M. Frémont eut une expression de mé-! contentement, et il répondit: Il me semble, ma chère Irène, que j vous n'avez pas à vous plaindre de mes li-! béralités et... j —Je sais, je sais. Mais enfin, vous n'ignorez pas, mon cher monsieur, que tous mes trimestres servent à défrayer mes toilettes, cette maison beaucoup trop lourde pour moi. Si ordonnée que je sois, c'est à peine si je parviens à joindre les deux bouts. Vous-même qui êtes si exigeant pour mes toilettes et qui tenez à ce que je sois parée i comme un châsse, vous devez comprendre ce qui me coûtent mes couturiers. j [A continuer.)

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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