Le nouveau précurseur: journal du soir

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19 January 1914
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s.n. 1914, 19 January. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 12 August 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/nc5s757g5f/
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« .,wi: 1*6 JnntrÎAi* liftlA- fiirwo casrircrimiE» HO° année ■ IV 19 Le Nouveau Précurseur IAJBOisrisrEîy(EEisrra - *nV®3. un an 12.00 fr.; six mol» 6.80 tr.; trois moia 8.S0 tr. INTERIEUR, » 15.00 fr.; • 8.00 tr.; » -t.SOfr. HOLLANDE, - 32.00 fr.; . 16.OO fr.; » 8.00 fr. IIIXEMBOURO, « 82.00 fr.; » 16.00 fr.; » 8.00 fr. UNION POSTALE, » 42.00 fr.; » *1.00 tr.; » 10.60 fr. Tout abonnement »e poursuit jusqu'à refus îormeJ. ON S'ABONNE i Ainers *u bureau du jowtnl et dtft! iooi let txiMSuix dt* postes en Belgique. JOURNAL DU SOIR TflftMIB { 2£SSKu«; { 39, VIEILLE BOURSE. - ANVERS. JV-bOTOisrcrBs : QKDBU&W.Uftttfelitfite. fr. O.SO J RicLAiœ, 1* li^nc. . . fr. 1.50 • 4 14 ligues . » 1,00 wrims, itx Ugns . . * 2.50 FiXiMOàiyEe, ki ligne . . - 0 50 « CHROÏCWB ANYBRS . . - 3 .00 Lh aewoetca* de Vèkrcmftr et de te Belffiçue dctti reçues autel pété- t'Agence Hâve, t, jrfaea des Martyrs, à ûrvmelht, 8, Pfoç* de te Bowie, A Ptu is, et W, Hig\ Bolbom, à Lomirvs, Chronique anversoise A Paris, les pauvres gens n'ont pas d'abri, à Anvers, les criminels sont sans gîte. — Propos déraisonnés. — Comme quoi il ne faut pas imiter les géôles françaises. — Condamnés et prévenus. — Justice trop A Paris,, M. Cochon s'est évertué à donner I un logement aux sans-abri. Le feurtre noir I sur la nuque, la lavallière au vent, les yeux I clairs,un sourire éternel sous la brosse noire I de la moustache, il déménageait à la cloche I de bois des indigents qu'il allait loger en-I suite au gré de sa fantaisie et de son au-I jace, au Louvre, dans les églises, au Salon I d'automne, dans l'égout de N. D. de Lorette, I j l'Elysée, chez M. de la Rochefoucauld. Ou I j commencé par rire de ce grand garçon I jovial, qui a fait de son quatrième de la rue I des Martyrs le siège d'une véritable organi-I sation de défense des locataires persécutés; I on se gaussa de cet apôtre au nom saint-I anloinesque qui, avec le concours de quel-I ques souffleurs de trombone et de quelques I rouleurs de tambours, affolait les proprié-I [aires sans cœur, et qui,à tout prendre, fai-I sait du socialisme pratique. Vous savez que I ses innombrables exploits, qui ne man-I quaient pas d'avoir de temps à autre un I coté intensément comique, ont éveillé l'at-| tention de la Chambre sur la misère des I sans-gîte à Paris, et qu'on se met en mesure I de légiférer afin de parer à toute cette no-I toire indigence. A Anvers, nous n'en sommes pas encore I là; encore que, dans certains quartiers po-I pulaires,1 ainsi que je vous l'ai dit un jour, I surgissent de véritables casernes abritant I chacune plus de cent personnes, et où toute I idée d'hyg-iène et de décense se range dans I la catégorie des mythes! Mais voilà-t-il pas I que, si nous avons encore de quoi loger nos I miséreux, nous n'avons pas de quoi mettre I il l'ombre nos criminels? C'est comme j'ai | l'honneur de vous le dire. La prison de la I rue des Béguines est archi-bondée, à l'heure I que voici. Dites à tous ceux qui ont quelque [ peine à purger qu'ils feront bien de pren-I dre patience et de repasser un autre jour. I II n'y a pas de place. On y doit refuser du monde. Et le portier du sinistre immeuble, homme dont la tache est modeste, mais dont la responsabilité est grande, se trouve dans la pénible obligation de dire à ceux qui se présentent ce quo disent les receveurs de tramways les jours de grande presse: „Com- Evidemment, cela ticut à ce que les délits 6e multiplient et, si les délits se multiplient, cela tient à ce que le sentiment religieux s'émousse. Ce sont les funestes doctrines de la franc-maçonnerie qui conduisent au crime, ainsi que les abus signalés dans la lettre collective des épiscoges belges, à savoir la mode de l'époque qui permet des étoffes légères et des décolletages qui font rêver les chastes sous-diacres, et les danses nouvelles comme le tango, puisqu'il faut l'appeler par son nom. Tout cela conduit fatalement aux pires forfaits, de même que,toujours selon l'épitre de nos ministres à crosse et à mitre, les cinémas, les théâtres et les réunions mondaines.Cela ira mieux dès maintenant, puisque voilà les parents avertis; et cette missive aura pour effet do dépeupler l'hôtel de la rue des Béguines au point qu'on pourra y donner des bals masqués au prochain carnaval. Cependant, on trouvera toujours un tas do gens pour dire que, si les prisons sont insuffisantes pour héberger tous les chenapans, c'est que les dits chenapans ne les redoutent pas, et qu'ils y trouvent une pension sinon de premier ordre, du moins acceptable. Et comme, pour les catholiques, il n'y a que les contempteurs de la susmentionnée lettre ggiscopale qui se rendent coupables de délits et de criinçs, ce sont principalement les personnes irréprochablement orthodoxes qui trouvent le .régipie des prisons bien trop doux et réclament un peu plus de sévérité. Conséquemment, d'après eux, les criminels redouteraient davantage la vraie géhenne, et ils se garderaient bien de commettre des actions qui perturbent le bon ordre cle la société. »*. Le fait est que les prisons belges ne sont pas bien terribles. Aussi bien, il serait inutile de les rendre plus accueillantes encore, comme certaines prisons américaines dont le Nouveau Précurseur vous a parlé l'autre jour et où s'est créé un club de fôotball, un journal et un cinématographe pour les détenus. Mais ce serait, je crois, un grand tort de copier les prisons belges sur le modèle" de certaines géoles françaises. Il est bien entendu,comme le répondait un ministre gouailleur aux réclamations d'un captif que l'emprisonnement comporte la privation de certaines commodités; mais de là jusqu'à instaurer un régime comme à Saint-Lazare, au Dépôt et à la Conciergerie de Paris, il y a de la marge. Car, si les prisons abritent les condamnés, elles abritent aussi les inculpés, c'est-à-dire ceux qui sont détenus par précaution; mais qui sont présumés innocents. Prenons comme exemple Mme Steinheil, inculpée, présumée innocente, et que le jury a, finalement, déclarée innocente.Pen-dant une année, elle a été enfermée dans des bouges divers, également ignobles, en compagnie de criminelles, par conséquent soumise au même régime. Elle a moisi entre des murs puants, où grouailiait la vermine.Elle a raconté tout cela dans ses fameux Mémoires, et on l'a taxée d'exagération; mais une enquête en a établi le bien fondé absolu. La seule odeur de Saint-Lazare est un supplice; une crasse visqueuse et nauséabonde enduit les murailles. Les prisonnières respirent une atmosphère de maladie et de pourriture. Le D^pôt et la Conciergerie ne valent guère mieux; dans chaque cellule, un trou qui sert de water-closet, mais sans water ni closet, dégage tous les miasmes de la fosse d'aisance; une ■ chaleur lourde favorise la multiplication des punaises, qui assaillent un grabat infect...* » * Est-ce là ce qu'on voudrait? En ce cas, on se rallie à la doctrine des criminalistes rigoureux qui disent qu'il faut énerver la répression. Mais que tous ceux-là commencent par penser un peu à eux-mêmes, au péril qui les menace demain, s'ils devaient être victimes d'une erreur, d'une machination, d'une de ces mésaventures qui paraissent insignifiantes quand elles arrivent à des inconnus, mais qui deviennent terribles quand elles nous adviennent à nous-mêmes. La prison, disent les magistrats, doit être aussi rigoureuse avant la condamnation qu'après, parce quo la prison préventive se déduit de la peine totale. D'accord, si l'accusé est condamné; mais si on l'acquitte? Le juge d'instruction n'a pas le droit d'infliger l'emprisonnement à un accusé. Il doit le garder dans un lieu clos, de peur qu'il ne prenne la fuite ou qu'il n'échappe à la justice par un suicide. La prison doit donc être un endroit acceptable, tout au moins pour les prévenus. Et pour les condamnés eux-mêmes, il est très discutable si, comme dans certaines prisons parisiennes, la vermine doit grouiller daus toutes les cellules. Il n'y a plus de place dans l'immeuble de la rue des Béguines. C'est chose regrettable que rétablissement ait, pour le quart d'heure, une si nombreuse clientèle. Mais qu'on ne dise pas que c'est parce que les détenus y vivent comme chez eux, et qu'on devrait leur adjoindre quelques milliers de punaises I Mieux vaudrait demander que la justice fût rendue de façon un peu plus expéditive: il y aurait moins de détenus préventifs, et ce serait toujours autant de place qu',pn gagnerait. PlOfr» HAR2ERELLE. Au Dehors ALLEMAGNE Le colonel von Reuttep décoré Le colonel von Reutter a été décoré de l'Ordre de l'Aigle Rouge de 3e classe, L'hègemonle prussienne Les journaux annoncent que la première réunion de l'Union prussienne a eu lieu dimanche à Berlin. Divers orateurs ont fait ressortir le rôle prépondérant de la Prusse dans l'Empire allemand et de l'armée prussienne dans la fondation de cet Empire. Des télégrammes de félicitations ont été envoyés au roi de Prusse et au ministre de la guerre. La proposition faite par un orateur d'en envoyer un au chancelier a été repoussée au milieu de l'hilarité générale. ALBANIE Albanais suspecte Samedi sont arrivés au Pirée, à bord du paquebot roumain "Empereur Trajan", quinze Albanais qui prétendaient avoir été expulsés par les autorités de Constantinople. Une ehqu<He faite par la police du "Pirée a établi que ces individus sont affiliés au comité jeune-turc et ont été envoyés en Albanie pour organiser des bandes de pillards dans le nord de l'Epire. Ils ont été arrétés. Albanais défaits Dimanche, la gendarmerie du gouvernement provisoire a attaqué les rebelles près d'El-bassan. Les rebelles ont été repoussés. La gendarmerie a occupé les villages de Godolescl et Labinot. GRECE Pour conserver les îles Commentant dans son article de téte l'envoi d'une escadrille de contre-itorpilleurs grecs dans les eaux de Ohio , l'"Echo d'Athènes" déclare : Cette mesure de précaution n'a nullement la signification d'une ingérence de la Grèce dans la question des Iles. Celle-ci reste du ressort exclusif des grandes puissances. En essayant de préserver Ohio et Mityîè-ne contre un débarquement éventuel des Turcs, la Grèce agit non seulement dans son propre intérêt, mais elle travaille aussi à défendre le prestige de l'Europe, prestige qui se trouverait terriblement compromis si les Turcs, tandis que les puissances sont en train de délibérer, les mettaient, une fois de plus, en face d'un fait accompli. TURQUIE Pour la flotte Il est beaucoup question de négociations engagées pour l'achat de nouveaux navires de guerre; mais les milieux officiels démentent ces bruits. Cependant l'enthousiasme populaire pour la flotte est entretenu par tous les moyens. Une représentation a été donnée à Stamboul au profit de la marine de guerre. Chelif bey, président du Comité de la flotte, a déclaré publiquement que dans quelques jours il pourrait annoncer une nouvelle heureuse pour la marine ottomane et il a ajouté qu'il regrettait de ne pouvoir donner plus de détails. Au cours de la même représentation, un cheval arabe offert par Enver pacha et mis aux enchères fut acheté vingt-trois mille francs. Un croiseur restitué L'accord est fait entre les gouvernements italien et turc au sujet de la remise du croiseur cuirassé "Dramo", commandé par la Porte à un chantier italien-avant la guerre italo-turque. Le gouvernement italien, lors de la guerre, fit saisir le croiseur et le dénomma "Li-bya" et continua sa construction pour son propre compte. Aujourd'hui l'Italie consent à remettre le bâtiment à la Turquie moyennant le rembour- I sement des dépenses faites par elle. CHINE Une entente russo-chinoise D'après des informations officielles venant ! de Chine, le gouvernement chinois a l'intention de régler la question du district de Challar avec , l'aide de la Russie. La Chine serait disposée à introduire une large autonomie dans le district, | avec le droit pour les habitants d'élire leurs ! propres fonctionnaires, et Cela à la condition que le gouverneur soit nommé par le gouvernement chinois. Selon toutes apparences, la garantie relative h la situation privilégiée du commerce russe dans le district de Challar. Tout le monde soldat —— Maintenant que tout jeune belge doit être j soldat, il est bon de faire connaître les règles qui président à la répartition des miliciens entre les diverses armes; cette répartition a son importance, puisque la durée du service, et les termes de rappel ne sont pas les mêmes pour toute l'armée. La répartition se fait d'après les aptitudes physiques des miliciens; tel que serait un excellent fantassin ferait un bien piètre çavalier. Los règles de répartition viennent d'être arrêtées à nouveau par un arrêté royal, daté du 10 janvier 1914; les voici; Infanterie et génie L'infanterie doit recevoir les hommes les plus vigoureux du contingent. On exigera pour cette arme; Une constitution robuste, une poitrine bien développée, le dos régulièrement conformé, des membres sains et muselés, des pieds cambrés, exempts de tares et non sujets à une transpiration abondante, une acuité visuelle normale, au moins à l'un des yeux et de préférence i l'œil droit. On désignera tout d'abord pour cette arme les hommes dont le périmètre thoracique est, égal à la moitié de la taille plus: 2 centimètres, si la taille est inférieure à 1 m. CD. i centimètre, si la taille atteint ou dépassa 1 m. (35, Les hommes désignés pour le régiment et pour les compagnies spéciales du génie doivent posséder toutes les qualités requises des fantassins. Cavalerie et corps des transports On choisira de préférence pour ce3 armes des miliciens d'une structure svelte et souple; la longueur dos jambes doit être proportionnée à celle du corps et leur conformation devra permettre de prendre à cheval la position décrite dans l'école du cavalier à cheval. La cuisse doit,_ autant que possible, présenter une face'interne relativement plate afin de faciliter l'adhérence avec la selle. Les hommes devront être exempts de déformations corporelles pouvant gêner l'é-quitation, telles la cambrure des genoux,les défectuosités des mains, les exostoses, les cicatrices, les tumeurs bénignes, certaines varices, etc. Lo poids ne peut dépasser 06 kilogrammes.Artillerie montée et à cheval Conviennent pour cette arme: les hommes d'une vigueur moyenne ayant, d'autre part, pour l'équitation, les aptitudes exigées pour la cavalerie. On exclura ceux dont la faculté auditive ne serait pas normale. Le poids ne peut dépassor 70 kilogrammes.Artillerie de forteresse Cette arme nécessito une constitution robuste. On exclura les hommes dont la faculté auditive ne serait pas normale. Troupes d'administration Ce service réclame des hommes d'uno constitution robuste, sans antécédents pathologiques suspects;on pourra tolérer quelques défauts physiques et une réduction légère des acuités visuelle ou auditive) Remarque générale Les hommes atteints de varicocèle, d'hy« drocèle, ou d'hémorroïdes seront désignés de préférence pour les armes non montées ou les troupes d'administration; ceux atteints de varices, de transpiration abondauy te, ou d'autres défectuosités des pieds seront assignés aux armes montées ou à l'artillerie de forteresse. Les hommes présentant un certain degré d'obésité seront désignés pour l'artillerie de forteresse* Nouvelles de l'Étranger Le canal de Panama La date officielle de l'ouverture du oanal de Panama a été fixée au 1er janvier 1015 par une ordonnance di> président Wilson, nommant les membres du gouvernement de la zone de Panama et de l'administration du canal. Cette commission devra prendre les dispositions pour assurer l'ouverture du canal le 1er janvier 1915, après quoi elle se retirera. Un personnel de 2,500 employés pour le service du canal va être engagé. Violences des cheminots portugais Les grévistes des chemins de fer ont fait dérailler trois trains dimanche en déboulonnant les rails. Leur première tentative a été dirigée, près d'Alcantara, contre un train allant de Lisbonne à Cascaès. La machine et le fourgon se sont enlisés dans le sol et les wagons se sont renversés. La garde républicaine est intervenue. La deuxième tentative a eu lieu près de Povoa-Santa-Iria, contre un train qui se rendait à Porto aveo de nombreux voyageurs. La machine et quatre wagons ont déraillé. Plusieurs gardes républicains ont été blessés. Enfin, la troisième tentative a été faite entre Sacavem et Povca-Santa-Iria, contre un train venant de Porto et transportant notamment le courrier étranger. Quelques voyageurs et quelques gardes républicains ont été blessés. Un train d'exploration parti de Lisbonne a été obligé de rétrograder près de Sacavem. En Afrique du Sud Dimanche, à une heure tardive de la soirée, les employés civils du service des trains de Pré-toria ont décidé- de reprendre Immédiatement le travail. Un grand nombre de mécaniciens ont été engagés pour reprendro le travail lundi, à 0 heures. Les employés des ateliers n'ont pas encore fait connaître leur décision, mais on croit qu'ils reprendront également lo travail. Une proclamation a été publiée dans la soirée ordonnant la démobilisation de tous les commandos de la région, sauf de ceux de la région comprise eïHre le Rand et Farmouth. Il reste donc encore 30,000 hommes mobilisés.L'attentat contre Chérif pacha Le correspondant du ..Journal" h Vienne a interviewé Azmi bey, ancien préfet de police,dont on a parlé au moment de l'attentat contre Chérif pacha. Azim bey a répondu qu'il n'avait pas à répondre aux accusations de Chérif pacha qui ne pouvaient que prêter à rire. Il fait actuellement un voyage en Europe dans le but d'étu--dier l'organisation de la police dans le3 divers pays. Il est inexact qu'il ait reçu, lors de son passage h Paris, Burhan Eddine qui serall venu lui demander un emploi. Jamais il n'a entendu parler d'Iskaiider bey et ne l'a jamais vu. Cet individu n'a'ppartient nullement à la police ottomane. 11 ne connaît pas davantage et :'a jamais reçu Ali Djevah, l'auteur de l'attentat. 11 estime que ce dernier est un fou ou un fanatique las de la vie qui, avant de disparaître, aura voulu supprimer un homme qu'il jugeait néfaste à son pays. Un autre attentat Jeune-Turc Nubar pacha, le chef du parti arménien, qui, en raison de cette qualité, se croit en butte aux persécutions du gouvernement de Constanti-iople, est allé déclarer samedi à M. Drioux, juge d'instruction à Paris, qu'il y a quelques jours, Eddin bey lui avait envoyé deux bouteilles de lait caillé. Il n'y avait d'ailleurs pas touché,elles avaient été renvoyées,h Eddin bey. Il se demande si ces bouteilles ne contenaient pas du poison. La population de Rotterdam Une statistique récemment publiée indique que la population de Rotterdam était, au 30 no-\embre 1913, de 458,143 habitants, dont 223,695 hommes et 324,448 femmes. Au 31 décembre 1913, cette population se trouvait en augmentation avec un chiffre de 459,349 habitante, dont 224,308 hommes et 235,041 femmes. En 1912, à la même date, la population de Rotterdam s'élevait à 440,897 habitants. Elle s'est donc accrue, en l'espace d'un an, de 12,452 habitants— ce qui représente une assea notable augmentation. La criminalité en Allemagne D'après une statistique officielle, la criminalité augmenterait considérablement en Allemagne.Il y a eu, en 1912, 581,187 condamnations contre 552,560, en 1911, soit une augmentation de 5, 2 p. c. La population, dans le mémo temps, n'a augmenté que de 1,1 p. c. Un scandale de police à Cologne Le correspondant de Berlin du "Temps" té=. légraphie : Un procès de presse vient de révéler i\ Cologne la corruption de certains fonctionnaires de la police de cette ville. Les débats ont établi que quatre inspecteurs de la police avaient, dans certaines occasions, accepté de personnalités intéressées des présents en nature ou en argent. Un grand restaurant de Cologne fit, en quatre an:s, don à ces fonctionnaires de 160 bouteilles de vin et liqueurs et de 600 mark en espèce. Les envois d'argent se faisaient gnéralèment de la manière suivante: la femme de l'inspecteur recevait une corbeille de friandise dans laquelle se trouvait un billet bleu. Les cafetiers qui voulaient que leur établissement fût autorisé à rester ouvert pendant la nuit devaient avoir fréquemment recours aux pourboires. Un cafetier étant allé voir un inspecteur de police et lui ayant laissé entendre qu'il était prêt à lui rendre'des services, reçut, quelques jours après, la visite de la femme de rinspedteur qui venait lui emprunter cinq cents mark. Les bookmakers avaient des relations du même genre avec les inspecteurs. Ces révélations produisirent une grande impression. Le "Berliner Tageblatt" fait remarquer que les inspecteurs de police sont généralement recrutés parmi d'anciens officiers. Le rédacteur du journal qui a découvert cea abus n'en a pas moins été condamné à cinq cents mark d'amende pour a\oir outrepassé,dit le jugement, dans ses expressions et ses généralisations, le droit de la critique. Par contre, la direction de la police de Cologne a fait savoir qu'elle allait ouvrir une enquête contre les fonctionnaires incriminés. Lock-out au port de Rio A la suite d'une grève partielle de leur personnel, les patrons dockers ont proclamé le lock-out. Le service de chargement et de déchargement des navires est paralysé. NOS ÉCHOS Un mensonge èhontô Un petit journal clérical flamand prétend avoir découvert dans une feuille du nord de la France le récit des funérailles d'un libre-penseur. D'après ce récit, le garde-champêtre aurait été commis pour aller prendre le cadavre; arrivé à la mortuaire, il tira le sabre et dit d'une voix; caverneuse: "Mort, nous te réclamons au nom de la libre-pensée 1" Lorsque la bière était descendue dans la fosse, le garde-champêtre réitéra sa phrase et tous les assistants, devant cette macabre mise en scène, partirent d'un rire si formidable qu'ils durent quitter le cimetière. Le petit journal clérical,dans lequel nous lisons cette énormité, ne cite pas le confrère du nord de la France dans lequel il a trouvé ce récit. Et pour cause! Si, en effet, ce récit a paru dans un journal français, ce doit être une insignifiante feuille de chou sur laquelle ou dédaigne avoir prise et à qui l'on ne répond pas. 11 y a de ces papiers qu'on ne peut prendre eii main qu'avec des précautions infinies d'acide phénique. Mais ce qui est plus étonnant, c'est quo le journal clérical qui reproduit cette prose parait il Bruxelles, où tout lo monde sait combien dignes sont les cérémonies funèbres des libres-penseurs. Et il faut avoir un certain toupet pour tâcher de l'aire avaler cette bourde dans une ville civilisée. * « • Infirmières et ambulanciers Une cérémonie des plus touchantes s'est déroulée hier après-midi au Théâtre des Variétés, en présence des autorités et do l'élite de notre population. Le comité anversois de "La Croix-Rouge de Belgique", procédait à la remise des diplômes de capacité aux dames infirmières et aux ambulanciers d'Anvers, de Bei'çlient et de Borgerhout. Inutile de dire que la salle était archi bondée. Au premier rang nous avons remarqué le docteur Aug. Van Langer-meersch, le président intérimaire de la section anversoise de "La Croix-Rouge de Belgique", ayant à ses côtés Mme Léonie Oâ-terrieth, le gouverneur- baron Van de Wer- Feullleton du «Nouveau Précurseur» 38 SANG DE TRAITRE Grand Elemnn inédit PAR S'Y'Sicitîii TROISIEME PARTIE Vers l'inconnu Les premiers jours de villégiature furent tristes. Un souvenir de deuil oppressait le cœur de la jeune fille, et malgré l'amitié de Berckson, qui par tous les moyens s'ingéniait à la distraire, elle demeurait enveloppée de noires réflexions. Car elle se rappelait les années écoulées sur cette plage, sa vie depuis la soirée fatale, ce qu'elle avait souffert; et ii cette tristesse rétrospective s'ajoutait, non moins aiguë,la crainte d'un avenir plus ténébreux que 1e passé. Ce soir-là, Edmonne était en proie à un découragement profond. Assise sur une petite terrasse d'où on apercevait la mer, immobile, les yeux voilés de tristesse, elle attendait Berckson, elle l'accueillit sur un ton de léger reproche: — Vous m'oubliez ce soir, monsieur Berckson? — Ohl mademoiselle. — Il est vrai que c'est si triste chez moi. ^on, mademoiselle... je suis en retard, mais ce n'°st Pas Pour 06 e' vous n'en doutez pas". Son regard exprû,.,S1' accompagnait ses paroles et fortifiait sa Cén-é?a.Hon' — Je veux vous croire, monsieur, cai cette croyance m'est douce. Et dans un sourire, la jeune fille ajouta: — Je ne veux pas en savoir davantage... je n'en ai pas le droit... donc je ne vous demande rien. — Pourtant, mademoiselle, mes réponse.' vous intéresseraient certainement si vous me faisiez l'honneur de me questionner. — S'il en est ainsi, monsieur, parlez vit( et dites-moi quelle est la cause de votre retard. — Je pensais ii vous et, néanmoins, j'a: oublié l'heure... cependant, je m'occupai; de vous indirectement. — J'écrivais à Mme de Warellesl ■— A Mme de Warellesl Edmonne, d'une voix tremblante, ajouta — Elle vous avait écrit?... Elle vous par lait de Jean peut-être? En disant ces mots, la jeune fille eut ui sursaut, léger, un tressaillement nerveux impulsif, qui en disaient long sur la faiblesse do son état et l'anxiété que faisait naîto" en elle la réponse qu'elle attendait de Berck son. Celui-ci vit le frisson de Mlle Ridley. Il li regarda d'un air do profonde compassion ei disant: — Si au moins M. Jean de Villeray vou donnait de ses nouvelles de temps h autre — Depuis huit mois, fit Edmonne dan un soupir, il ne m'a jamais écrit. —Je le sais et il a gardé le-même silène ii mon égard... L'Anglais s'absorba un instant dans se pensées et reprit: — La dernière fois que je l'ai rencontr c'était ici même, comme je vous l'ai déj dit, et si vous vous souvenez c'était à 1 Tour de Bresles. Edmonne ne répondit pas. Elle ferma le yeux, dans l'attitude d'une réflexion absor banté. — Jean, soupirait-elle...il m'aimait pourtant... Terrible situation! Quand pourrai-je en sortir... Quand saurai-je tout. Puis à haute voix et relevant la tête, elle dit à Berckson: — Je n'espère plus le revoir! — Hélas! je crains bien le contraire. — Quelle raison avez-vous de penseï ainsi? — Simple pressentiment. Et l'Anglais, affirmatif, jeta: — M. de Villeray reviendra. — Mais, interrompit brusquement Ed-1 monne... pourquoi ce silence? — Ah! fit Berckson en soulevant mollement les bras en signe d'ignorance absolue — Cette disparition subite.ee retour clan-: destin i Knocke me font redouter les pire! suppositions. La jeune fille, triste, baissa la voix com-i me si elle avait peur d'être entendue pai . une autre personne que Berckson et ajouta — Si c'était lui l'assassin!... Est-ce possible?... je ne puis pas le croire... Pourtant, toutes les apparences sont contre lui — Pas toutes, rectifia Berckson. i Ces simples mots eurent un effet magi-i que... Ils réveillaient une confiante espé' rance dans le cœur meurtri de Mlle Ridley.. ? I Elle ne pouvait pas parler tant ses artère; battaient avec force, mais ses yeux interro s geaient plus éloquemment que n'aurait pi le faire une question. 3 L'Anglais reprit: — Ainsi vous rappelez-vous les expé s riences faites dans la chambre de M. Ridley — Oui. { — Les empreintes de doigts relevées su il le secrétaire n'étaient pas celles de M. d a Villeray... j'en al maintenant l'absolue con viction... alors que j'avais pensé au débul s — Que c'était Jean? — Oui. — Mais de qui sont ces empreintes? Berckson resta muet. Peut-être soupçonnait-il Auguste, mais i n'osait ni ne voulait le dire devant sa sœui Edmonne. Quel coup, peut-être fatal, lui porterai une pareille révélation! „rîon... non... je ne veux pas dévoilei ça", réfléchissait Berckson. Edmonne continua: — Pourtant Auguste m'a affirmé qui Jean il certainement vu mon grand-père li soir même de sa mort. — Mais de cela je n'en ai pas la preuve — Puisque Auguste me l'a dit. — Sans doute... — Comment! vous n'auriez pas i'oi en 1; parole de mon frère? 1 — Mademoiselle Edmonne! -— Répondez-moi par oui ou par non, in sista la jeune fille avec énervement. — Je vous demande de réfléchir. — Une conviction est toute faite. Est-c oui... est-ce non? L'Anglais fit un geste do contrariété, e dit presque sèchement: Je ne peux pas me prononcer. | Une pâleur subito couvrit le visage d'Ed monne. J Elle balbutia: — Encore, monsieur Berekson... quam , done sera finie mon épreuve!... Après moi fiancé, niQn frère 1 Tel un spectre, elle se leva et, d'un pn saccadé, s'approcha de Berckson et, les yêu: ? brillants de fièvre, lui scanda ces mots: — A présent, qu'y aura-t-il encore?... i p mesure est-elle comble? î Puis elle retomba affaissée dans son fau teuil. Tandis quo Berckson se reprochait déj amèrement d'avoir cédé aux instances d'Ed monne et cherchait ce qu'il pourrait dir pour atténuer sa demi-confidence, la jeun' l —r.t-CT-n III m mu II |IM m I mt———nu fille, décidée au contraire à boire lo calico I jusqu'à la lie, reprenait: — Non! maintenant, le plus fort est fait. Je suis prête h vous écouter sur le même - sujet... Je vous ai, tout à l'heure, appris quo M. de Villeray avait vu mon grand-père le ' soir de sa mort... ceci a-t-il une signification grave à vos yeux? „Ahl si cela pouvait êtro vrai, pensa ! Berckson en lui-même... Edmonne devien-î drait ma femme, car nous aurions enfin la preuve que Jean est coupable. „Mais est-il coupable!" Et à cet instant, l'Anglais se reposait la double question de la première heure: i „Serais-je le justicier qui au bout de son œuvre trouvera sa récompense dans la conquête du cœur d'Edmonne?" Et il se disait: „J'ai dans les mains lo bonheur ou le malheur de Jean de Villeray; mais si mon 3 cœur me dit de le sacrifier à mon amour, ma conscience fait entendre sa voix, et me t commande de le proclamer innocent," Edmonne parlait, après un silence: — Monsieur Berckson, vous êtes le seul en qui j'ai conservé confiance. — Ne vous abusez pas, mademoiselle; n'avez-vous pas retrouvé votre foi en M. de j Villeray? ! — Jean! exclama-l-elle d'une, voix étranglée, vous venez encore de le condamner, il y a une minute, par votre silence, lorsque je vous ai rapporté l'affirmation d'Auguste sur la nuit de l'aveugle fatalité; cela me donne des craintes si terribles que je n'ose vous les exprimer clairement. — Edmonne! s'écria Berckson, blêmissant.Et le ton avec lequel il prononça ce seul » mot semblait une protestation. La jeune fille le comprit, et s'empfçssa 3 d'ajouter: ' — Vous blâmez inon jugement? BerGkson, luttant en lui-même, fit un suprême effort, et dit: — Peut-être! — Ah! Une lueur do joie brilla au fond des pru nelles enfiévrées d'Edmonne, Berckson la vit; il n'en fut point jaloux, car sa pensée du momnet était redevenue ce qu'elle était d'habitude: celle de l'honnêteté, de l'équité. Mais Mlle Ridley ne s'apaisait pas, et, dans son ardeur inquiète, dominée par lu désir de savoir, elle formula tout haut sa pensée: — Ce n'est pas Jean.., mais qui est-co donc? La question était pressante, l'Anglais ne pouvait différer plus longtemps la réponse sans mettre le comble à l'exaspération d'Edmonne, dont il sentait passer l'impa^ tience sur sa réflexion. — Avant tout, je dois avouer, commença-t-il, que j'ai des doutes profonds sur la version donnée par votre frère au sujet de la mort de son grand-père. Edmonne lo regarda avec terreur et surprise, mais elle ne manifesta pas hautement son impression, quel que fût lo désarroi où la plongeait cette affirmation à brûle-pour-point do-Berckson... Elle voulait le laisser s'expliquer sur la phrase qu'il venait d'avancer.L'Anglais, du reste, entraîné par so^ dignation contre la conduite d'A'jimste ' con" tinua: — Je sais bien des choses, les expérience» que j'ai faites dans la chambre mortuaire m'ont révélé des empreintes... je. )IP puis pas dire encore ce qu'elles sont... mais c'es> une question de quelques jours j,> tri vaille dans mon cabinet à établir la vérité d'une façon indiscutable, A ce moment, Edmonne, ne pouvant plus contenir son anxiété, interrompit Berckson: * (A continuer.)

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This item is a publication of the title Le nouveau précurseur: journal du soir belonging to the category Liberale pers, published in Anvers from 1902 to 1914.

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