Le nouveau précurseur: journal du soir

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11 September 1914
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s.n. 1914, 11 September. Le nouveau précurseur: journal du soir. Seen on 02 October 2022, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/pc2t43k07j/
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veiWlredi 11 Septembre 1914 cnrraQ CEwanMK» SO™ année - IV» «KO Le Nouveau Précurseur abontm jjjvrensrrs • AWVXRS. un Ml 13.00 fr.; six mois 6.50 fr.; trois mois 3.60 fr. interieur, • 15.00 fr.; • 8.00 fr.; - 4.50 fr. HOLLWJDK, » 88.00 fr.; . 16.00 fr.; • ? 00 fr. LUXEMBOURG, • 2#.00 fr.; » 16 00 fr.; • 8 00 fr. DNION POSTàLk, • 4*.00 fr.j . 81.OO fr.; » 10.BO fr. Tout abonnement ee pourrait josqa'i refus tormeL cas r xsœœa i K»v*n m tann <ta {essai et dan» to* 1* bu««a: <toe fctte m Sai&tsA. JOURNAL DU SOIR TÉLÉPBOIES { K* { 39, YltiLLE BOURSE. - ANVERS. A.KTN"OT>TC® S r Oarasinura, la petite Hgne. fr. 0.30 I Rèclakk, U ligne. . . fr. 1.60 » 1 i i lignes . » 1.00 Faits divers, 1» ligne. . . B.SO fwancttatœ, la ligne . - 0.50 i Chroniqu» Anvers ...» 3.00 Lêt annonou de l'étranger et de la Belgique tùHt reçues auui par tkgemx Bavat, I, flf da Martyr', * BrmelUt, S, pimarde te Borne, * Périt, H TO IUçh ffolbam, A Ltmdm, Le recul des Allemands en France — les armées alliées poursuivent l'ennemi e<i retraite. — Une bataille de quatre jours.— Les Allemands reculent de 60 kilomètres Une communication officielle de la légation a l'heure actuelle,et après une bataille achar- de France en date d'hier annonçait qu'à l'aile ng0 q«j dure depuis quatre jours, les alliés gauche toutes les tentatives pour rompre celles ont refeulé l'ennemi à 60 kilomètres, des troupes alliées qui se trouvent sur la rive La garde pruSsienne qui a pris part au com- droite de l'Ourcq ont échoué. Deux drapeaux batj a été rep0ussée. ont été pris à l'ennemi. La bataj||e continue avec une extrême vio- Des nouvelles parvenues aujourd'hui disent ,ence ,(e les troupes anglo-françaises ont franchi la ^ ^ de Nancy on sjgna|e (m |éger pr0. »,ar„e entre Ferte sous Jounrre, Charley el jK AUcmands. Château Thierry entre Meaux et Epernay,pour- 6 Rivant l'ennemi qui ba; en retraite. La bataille qui est très acharnée est meur- .es Anglais ont fait de nombreux prison- trière de part et d'autre. Les pertes des deux niers et ont pris notamment plusieurs mitrail- côtés sont considérables. lîiises. Un important succès ses*ii© Us Serbes occupent Semlin. — Ils sont décidés à marcher sur Budapesth un télégramme de Nisch annonce due les Elle se trouve sur une langue de terre formée Serbes ont réussi à occuper Semlin, ce qui par le confluent de la-Save et du Danube de-eonstitue un succès important pour les troupes vant Belgrade, dont elle est séparée par la serbes qui sont fermement décidées à marcher Save à 65 kilomètres S. E. de Peterwardein. „r Budapesth. On y voit les ruines du château de Jean Semlin est une ville forte située en Hongrie j Hunyade, autour duquel la v.lle fut fondee en et constitue une base d'opération des plus , 1739. importantes. Waereghem bombardé Waereghem, commune entre Deynze et Courtrai, a été bombardé hier de 18 heures à 18 h. 30 par les Allemands. Il n'y a pas de morts mais des maisons ont été endommagées. Cette canonnade n'a aucune ut;: militaire,puisque aucun soldat n'était dans • les environs. On ne peut.se l'expliquer que j par le désir d'affoler une population pai- | sible afin de faciliter le pillage. A ANVERS Avis aux réfugiés Les réfugiés belges qui se trouvent dans la position fortifiée d'Anvers doivent la quitter. Les familles dépourvues de moyens peuvent obtenir le .passage gratuit vers l'Angleterre. Les chefs de ces familles s? présenteront à l'hôtel de ville (entrée principale, Grand'-Place), pourvus de pièces di-dentité ou accompagnés de personnes pouvant attester leur identité. Le bureau siégera tous les jours, jùsqu au dimanche 13 courant, de 2 à 6 heures après- midi- ,, Les personnes déjà munies dune caite délivrée par ce bureau doivent se rendre h bord du bateau «Kopenhagen», hangar 27, quai du Rhin, aujourd'hui jeudi, à 5 heures <lu soir. M. et Mme Mora-Neerinckx, rue de Jé-svts, 58, demandent des nouvelles de leur fils, le caporal A. Mora, du 34ine régiment ■de ligne, 3me division, compagnie 3/3, école de Louvain, dont on n'a plus de nouvelles depuis l'affaire de Liège. On demande des renseignements sur les familles Alaerts-ïirmarch'- et Van Criekinge-Alaerts, d'Aerohot. S'adresser, 166, longue j-ue d'Argile. L'adjudant Tyteca du ministère de la guerre à Anvers, demande des nouvelles de la famille, rue aux Tripes, n. 3, et rue Min-oklens, 120, à Louvain. Assurance des froments contre les risques de guerre Suivant autorisation de M. le lieutenant général, comnlà.ùdant la position fortifiée d'Anvers les négociants en sacs de la place tiendront à la disposition àu comité pour ôtre fournis aux moulins du périmètre travaillant à façon, les sacs à farlfls 100 kilos double chaîne et les sacs à déchets. Ces sacs seront réquisitionnés les premiers à raison de 1 fr. 25, les seconds de ±0 £ 65 centimes pièces. Un conseil du bourgmestre A mes concitoyens, Je prie instamment mes concitoyens de conserver leur calme et leur dignité au moment de l'arrivée, en notre ville, des soldats ennemis amenés prisonniers par notre armée. Quels que soient ses ressentiments contre l'ennemi, à cause des calamités dont souffrent si cruellement nos compatriotes, j'invite la population à s'abstenir do tous cris ou de toute manifestation hostile envers ces prisonniers, afin de conserver le bon renom de notre ville, qui doit rester intact à travers les événements. Fait it J'hôtel de ville, le 10 sept. 1014. • Le bourgmestre, - - ^ u _ J. DE VOS. Pour les soldats réformés Journellement un très grand nombre de soldats réformés se présentent chez Mme De Meyer, rue du Jardin, n. 14, afin d'être habillés en bourgeois,pour pouvoir rentrer dans leurs foyers. Quoique des costumes en grand nombre lui aient été envoyés^elle fait encore appel à la population anversoise pour lui envoyer des costumes hors d'usage, mais encore convenables. Ele signale tout spécialement une pénurie absolue en fait de chaussures et fait un pressant appel, particulièrement aux nombreux magasins de chaussures de la ville, pour lui faire don de toutes les chaussures pour hommes dont la vente est difficile ou impossible, soit par changement de la mode, soit par détérioration, etc. Mme De Meyer ne doute que son appel, soit entendu et qu:Ânverts méditera une fois de plus son surnom de: Reine de la Charité. Avis aux Italiens Les Italiens domit-ilié§ à Anvers qui n'ont pas encore obtenu le permis do géjoyr exigé par l'autorité militaire peuvent au consulat général, place de Meir, 23, munis dê leurs papiers d'identité, d'une photographie non'relié*? sur carton, et d'un certificat d'inscription au registre de la population, délivré par les autorités commun.'i les. Le consulat d'Italie se chargera de faire 1 s démarches nécessaires en vue de l'obtention du permis susmentionné, Un note de ia Croix-Rouge A Mepsiejjrs et mesdames les médecins, directeurs et directrice^. infirmiers et infirmières de la Croix Ùouge «j'Afivier,s/ Messieurs et Mesdames, Le délégué général a l'honneur et la grande satisfactioi de pouvoir vous féliciter er son nom et. au nom de tout son conseil poui le travail fourni «Jurant le premier mois de l'invasion de 1; Belgique. r.hacnp a rempl son .devoir et li Croix Rouge d'Anvèis peui être fière d,e ftAij. œifvr.e. Le (jçj ég#é générai et s.mi conseil rappellent à côj(a)jf>r.aj,e^rp. et collabo va tri ces que l'AssociUiorî Croix Rouge ne porte pas d'autrt nom et qué ,(i travail uoi: rester anonyme. ;Des bonnes volontés Ont *Ht surprises et certains journaux, certaine ment bien intentionné.^, ont commis la gra ve erreur de citèr des noms d'hôpUal qi d'ambulances de |a Croix Rouge, des nom: de médecins, des 'noms de particuliers, etc Nous attirons fout particulièrement l'at tention sur tous cqs faits déplorables. Noti-i but est la charité let non la réclame. Le délégué général et son conseil son convaincus qu'ils ^n'ujiirorit pas l'occasioi 4* devoir prendre àes mesures radicales. Anvers, le 10 septembre 1914. Le dégégué général, Dr A^g. Van Làng^rmeersch Bans le Nyassaland ANVERS, 11 septembre. — Communication de la légation britannique. — Le secrétaire des colonies a reçu, le 10 septembre, deux télégrammes du gouverneur du Nyassaland, du 9 septembre. Le premier télégramme porte que le 8 septembre la force principale anglaise avançait avec l'intention de repousser l'ennemi au delà de la frontièr . L'enemi, environ 450 hommes, réussit à éviter les -forces britanniques et, à l'aube du 9 septembre, attaqua Karonga qui était défendu par un officier, 50 soldats de la police indigène et 8 civils. Après trois heures de combat une des colonnes de la force principale anglaise arriva et repoussa l'ennemi. Quand le gouverneur a envoyé cette première dépêche, toutes les forces britanniques étaient aux prises avec l'ennemi. Le deuxième télégramme porte que la lutte a'été très dure à soutenir pendant toute la journée, que l'ennemi a combattu avec beaucoup d'acharnement et a dû être délogé par des charges répétées à la baïonnette. Il a été finalement refoulé vers Songwe.Les pertes des ennemis sont de 7 officiers tués et de 2 officiers blessés et faits prisonniers. Les pertes en troupes ne sont pas déterminées exactement, mais doivent avoir été considérables. Nous avons pris 2 canons de campagne et 2 mitrailleuses. Les pertes britanniques sont de quatre blancs tués et de sept blancs blessés. Une provision de sucre ANVERS, 11 septembre. — Communication de la légation britannique. — On mande de Londres, le 10 septembre, que le gouverneur de Maurice annonce au secrétaire d'Etat des colonies que les planteurs de Maurice ont offert un million de livres de sucre pour l'armée et autant à la marine,en témoignage de reconnaissance pour la protection du commerce par la flotte. Le gouverneur formule en même temps des vœux pour le succès des armes anglaises. Un navire oliarbonnier capturé ANVERS, 11 septembre. — Communication de 14 légation britannique. — Une dépêche de Londres, le 10 septembre, annonce que le Vindictive a pris dans l'Atlantique un navire charbonnier, avec 5,000 tonnes de combustible. LES PRISONNIERS Ce midi sont arrivés 50 nouveaux prisonniers allemands, pris au cours des opérations aux environs d'Aersehot. Un fils in kaiser blessé L.es journaux hollandais annoncent que Je prince Jo.aclyim, sixième fils de l'empereur, a été blessé à l'a caisse par un écftt d'obus. La blessure semble être assez grave. « «— Sympathies anglaises Parmi les nombreuses lettres de sympathie pour les Belges qu'a reçues M.l'échevin Strauss, il y en a une du grand leader libéral anglais Léonard Poel, qui met son superbe château de Chisle Hurst (Kent.) à la disposition des amis de M. Strauss. Tribulations d'Otages Lorsque les Allemands entrèrent à Tournai, ils demandèrent une indemnité de deux millions en or. Cette somme fut fournie en pspècçs sonnantes, mais après quelles péri-pétieslQuand les teutons exigèrent l'indemnité, il eut été impossible de trouver pour mille francs d'or dans tout le Tournaisis. C'est pe que fit remarquer le bourgmestre. A cette réponse, lg commandant prussien fit convoquer le Conseil commuiirti, conseillers dont un échevin et le bourgmestre répondirent à cette convocation. La séance à peine ouverte, le commandant fit part ^ édiles, qu'il les emmenait comme ôtages, jusqu'au mompn{, où la somme exigée lui serait versée. L'a colonne de prisonniers à laquelle on avait joint l'évéque de Tournai, fut dirigée sur A th. On logea les ôtages dans une maison vide en face de la gare. Le bourgmestre d^î Tournai protesta contre la façon dont*on le? traitait. Après de longs pourparlers on leur donna dCs cftaïspfs et dp la paillé pour, se cpi]chf?r. Le lendemain, un des échevins de Tournai., resté libre,'se rendit à Ath et se fit i»j-troduire près du bourgmestre pour lui annoncer qu'il apportait les deux millions en or. Immédiatement, le bourgmestre fit part de cette nouvelle au coin mandant t^itoii-Cg-lui-ci prit la somme et 'déclara que lés oià-gc» seraient mis .en liberté à condition qu'il* voulussent nieu iiigùgr nnr» at^fistnti.on', rp: | connaissant que la v-ile de 'Pourutti avait hébergé 1,500 soldats français. Ce fait étant faut, les ôtages refusèrent ui'.mVuiemcnt de signer le papier. Ils restèrent donc prisonniers. Le jour suivant, 1 l'aLtéstatioi* lut à présentée à leur signature. Comme on essuya i»a ûpjjv^^j.] ref ; i s ies d.;x 'uit d -ji-, s to.îï uaivem furent eiivoyé^ k Pj'ijxpljes- à la disposition de l'autorité militaire allemande ac. ceM? place. Emprisonnés îx la caserne des gre-1 nadiers, de la drêve Ste-Anne, à Laeken lr papier fut représenté à leur signature. Le'fait dé *0 trouver à Bruxelles, avail donné plus de courage ^ nos prisonniers. Cette fois ils affirmèrent qu'ils préféraient ( être fusillés plutôt que de signer une attes-j tation contraire à la vérité. « L'attitude énergique des tournaisiens dé-. . cida le commandant allemand à les relâcher, et c'est ainsi, dit VIndépendance, que ; nous apprîmes de la bouche même d'un j de ces ôtages, l'odyssée de ces vaillants ci-, toyens, qui pendant plusieurs jours avaient | bravé la mort pour refuser aux teutons la ; justification de leur rançon. La marche des lusses Dimanche dernier, 6 septembre, un combat violent a été livré entre Russes et Autrichiens.Le centre de l'armée autrichienne conti- ! nue à se retirer. Dans la région de Ravarusska, c'est-à- ; dire au nord-ouest de Lemberg, près de la ; frontière, il y eut un très fort engagement, j Les Russes ont commencé l'attaque d'une forte position fortifiée, nommée Gorodock, et située à un peu plus de 30 kilomètres à l'ouest de Lemberg. Les Autrichiens étaient à Ravarusska appuyés par des troupes allemandes, car de nombreux soldats allemands sont parmi les prisonniers. La bataille a duré quatre journées en-j tières. Les Russes continuent leur marche en i avant sur la rive gauche de la Vistule. Les chasseurs de Louvain j' On sait qu'une quarantaine de chasseurs ; de la garde civique de Louvain qui n'ont ; pas voulu désarmer à l'approche des Alle-■ mands, se sont mis à la disposition du gouverneur militaire d'Anvers. Commandés par le député Claes, bien exercés et entraînés, ces braves montent depuis, quelque temps avec nos chasseurs la garde .aux installations pétrolifères. Hier, cependant, apprenant que nos troupes marchent sur Louvain qu'on espère reprendre, tous lg$ chasseurs louvapistes ont demandé à l'autorité militaire de pouvoir accompagner l'armée et de se battre sur le front. Soyez certain qu'ils se battront comme des lions et sauront venger leur pauvre : villg déyastée. Le cri fie puerre dss cosaques « Le cri de guerre des Cosaques est terrifiant, a confessé un prisonnier autrichien a ceux qui l'interrogeaient; tant qu'on ne fait que tirer on n'a pas peur, mais quand on voit les lances pointues et qu'on entend le cri d'attaque des Cosaques, il est difficile de se posséder; le cœur cesse de battre. « Ah! ce cri de guerre des Cosaques,écrit un journaliste russe, ce guikl terrifiant et fou, il est aussi frais çt. redoutaMp qu'ail tfimjfjft d.es Zaporog-n.es. §u*fmp6rt"e*q\je sur }è champ de bataille planent les aviôBS.CîUQ ie's magasins de cartouches soient- * ja poudre sans fumée, les Cosaques poussent ÎC ttiêine cri en se lançant à l'attaque que poussait l'ataman Koukoubepko, il y a quelque deu* cents ans, à côté de Tarass Boubba. » Les craintes de l'Espagne 11 règne à Madrid une vive irritation à la suite de la découverte, au ministère de la marine, d'un document prouvant qu'un mois avant la déclaration de la guerre l'Allemagne entrevoyait la possibilité de faire des îles Baléares une base dp ravitaille-; ment do charbon pour ses vaisseaux de ! guerre dans la Méditerranée. | I Protestation contre les atrocités allemandes Quinze députés italiens ont présenté une motion au président de la Chambre pour inviter le gouvernement italien à s'associer à la protestation des Et&ts-Uili? contre les violations que le droit international a subi au cours de la présente guerre. Parmi ces députés figurent MM. Bisso-lati, chef des socialistes réformistes, le leader républicain Commandini et Mqsti,sft-cré^airs dp parti railicai, o Un avenir prochain La résistance des troupes belges, anglaises èt"françaises tient en échec depuis plus d'un mois les forces allemandes, qui rfo&fc pu avancer que pas à pas.au prix 'de sacrifices qui les' épuisent, et après lesquels l'armée du kaiser Guillaume ira se briser sur Paris comme la \ague sur le rocher, à ! supposer mémo, comme tout l'indique, qu'elle puisse atteindre ç§ bn| et {w -ik- ne sevj rçijousiiée, avant d'avoir aperçu les 'tours de Notrc-ftame. Et pendant qu'elle s'épijise en efforts condamnés à rester ri les, l'écho j n i 31)1)°*'!?. du ioijdatn le mu iç> du'Vy.ut)ft russe, qui (,onne déjà en Prusse, et du galop des oIiomuix cosaques foulant la terre allemande. Ce n'est plus qu'une question de semaines pour q.ie les armées russes arrivent de-yarr. Berlin. Paris,s'il ep est besoin,tiendra tout le temps nécessaire.Il a tenu cinq mois en 1870', sans '«armée de secours; il tiendra bien six semaines en l'914 avec {vrméç Ms&ïii éaee fi i:'<iiuee envahissante yt une autre armée française manœuvrant sui- les flancs de l'envahisseur. On doit se le dire, sinon dans le grand état-major impérial', où l'orgueil aveugle peut-être 1ô-> intelligences, tuais du moins dans lé peuple alïemafid, qui sérit déjà souffler le vent de la défaite, et voilà pourquoi,cette année, le «Sedantag» a éveillé en Allemagne si peu de joie! Les droits des alliés Dans un article de fond, le Times s'occupe des droits de chacun des alliés. «L'Allemagne, dit-il, doit savoir maintenant que la France ne se laissera jamais écraser par la brutalité allemande ou impressionner par les promesses falicieuses. Mais lé gouvernement allemand ignore peut-être qu'ils s'est placé dans une position extrêmement critique pour les négociations futures. Son crédit moral aussi bien que son illusoire crédit financier, comparé à celui d'un banqueroutier, ont disparu; il s'en apercevra au moment de la conclusion de la paix. En attendant, ,il doit s'étonner du sentiment idéal d'honneur des gouvernements alliés et de la déclaration qui en a été l'expression.»Cette déclaration donne l'aàsurance, pour autant qu'elle était nécessaire, que les grandes puissances se préoccuperont autant des intérêts de la Belgique et de la Serbie que de leurs intérêts propres. Les gentlemen-riders dans l'armée anglaise On annonce de Londres que lord Terring-ton et neuf autres gentlemen-riders se sont engagés comme simples soldats dans le 19e hussard. Lord Torrington, âgé de 28 ans, avait été lieutenant. Il est d'usage que le simple soldat marié laisse aux autorités, le soin de payer à son épouse un tiers de ses gages. Lord Torrington a signé cette autorisation et en conséquence, Lady Torrington touchera le tiers d'un franc 45 par jour ou 3 francs 35 par semaine. En Extrême-Orient lin croiseur japonais coule plusieurs torpilleurs allemands Une dépêche de Tokjo annonce que le croiseur japonais «Weland» a donné la chasse à plusieurs torpilleurs allemands: Après une longue course mouvementée, il a pu les atteindre et ses gros canons les ont coulés tous. Les bateaux allemand ont tenté, mais vainement, de torpiller le «Weland». Feu Louvain . Dans un récent article «Aerschot-Louvain en aéro», j'ai parlé de Louvain au point de vue architectural, quoique le si^j et d'alors ne se soit pas prêté à une dissertation dans ce sens. vl£ crois que la mom^J. n'est Pft? encore passé pour r^;re touûs beautés do la ville Martyre. En quitté "la gare on aurait mauvaise grâce en ne jetant pas un coup d'œil sur la statue de Sylvain Van de Wyer, membre du gouvernement provisoire, inaugurée le 1er septembre 1876; comme à-côté je citerai le bariolage dont elle fut l'objet par quel-, ques jeunes gens de l'Aima Mater dans la nuit du 19 au 20 février 1879. Depuis la gare on longe une longue artère toute rectiligne, c'est la rue de la Station qui mène à la Grand'Place; l'illusion de ceux qui conçurent ce plan était qu'en faisant déboucher cette grande rue devant rhôtel dé ville on ferait mieux ressortir les splendeurs du magnifique monument et ! pour ce faire on supprima un bâtiment j célèbre; la maison des Brasseurs. Quant au résultat attendu, il fut absolument râté; l'hôtel de ville qui est une vraie merveille évidemment été conçu de façon à disposer tous ses éléments pour la place qu'il occupe; il est fait à l'échelle de la distance persp'eo* tive à laquelle il se t*QUve ou pour mieux d.ire, laquelle i! se trouvait; on ne voyait pas de bien loin ce merveilleux joyau, on débouchait sur la place où il est construit, tout à fait à l'improviste et son aspeçt produisait un effet inattendu.4 Aujourd'hui on ^per^oû l'hôtel de ville (l'une distance telle qu'il est impossible de distinguer ce qui en forme le mérite capital et lorsqu'on arrive à distance voulue l'effet est amoindri, presque n.uj, La Grand'PlaçQj dénommée Jadis «Atrium J^rl!» ou «Parvis de St-Pierre», partie qu'une partie appartenait à l'église de c>? nom et servait aux enterrements^ fv.u nommée plus tard marché S,t-_Pierre et finalement Grand' Pl&cç, Trois monuments en style ogival orna.içut. jadis la Grand'Place de Loimi.in; c'étaient «la table ropde^ «l'hcHe! de ville» et «la collégiale ^t-Pierre», « La Table ronde» formait un quadrilatère isolé sur trois de ses faces. La façade principale présentait trois rangs de fenêtres au nombre de douze à chaque étage, à l'exception iqii^ofois du rez-de-chaussée, où i! a> 0,1 avait que neuf à cause des portes d'entrée auxquelles on montait par des perrons à paliers. Les fenêtres et les portes du rc£-(1e-.ohaussée étaient cintrées et surmontées chacune d'un are surbaissé, retombant sur des colonettes engagées. L'ancien-no table ronde fut démolie en 1818 et remplacée en 1840 par le monument lourd qui encore à présent sert, je crQifc, de salle de réunion à l'acaçUiipiç (te musique. * * * Llhôtel de ville avec ses tourelles élancées et ses floraisons de dais et de statuettes conspue le chef-d'œuvre de l'architecte Mathieu de Layens. Celui-ci conçut l'idée aussi originale que fastueuse de faire de la façade un livre ouvert à tous et reprodi»!^ sant en relief, sur les soc\ça et. dans' des niches les fo.jt.s_ plus intéressants de l'A.iyieu et du Nouveau Testament, 11 s'en trouve une par trop réaliste.. Cela orne la façade pri,nçipal£; oh se 14 montre du doigt en rougissant. La première pierre de l'hôtel de ville fût posée le jeudi après Pâques de 1448 (c'était le 29 mars) par le lieutenant du premier bourgmestre Gauthier de Nethene. Cependant, l'administration communale, désireuse de construire l'hôtel communal à ses propres frais, ne pût qu'y consacrer ses économies annuelles, c'est ce qui fit languir le travail. Le bas fut achevé en 1449; le premier étage en 1452; et l'édifice fut terminé en 1459, toujours sous la conduite de celui qui en avait conçu les projets primitifs. L'édifice présente un bloc couvrant 34 m.60 de longueur et 12 m. 72 de largeur. Il est isolé sur trois faces, tandis qu'il présente une élévation de 22 m. 34 du sol à la balustrade. * * * De l'autre côté de la Grand'Place, la «collégiale St-Pierre» oppose à ce palais l'image de l'attachement des Louvanistes à la croyance de leurs ancêtres. Elle fut construite à l'époque la plus brillante de l'architecture ogivale d'après les plans d'un architecte nommé Sulpice Van Vorst, natif de Diest et connu à Louvain sous le nom de «Meester Plissis van Diest». Une première église Saint-Pierre fut construite par Lambert le Barbu et dotée d'un chapitre qui comptait dix-huit cha-momes, mais ce temple devint la proie des flammjes et fut remplacé par l'édifice dont Van Vorst conçut le plan; il n'eut pas la joie d'assister à l'achèvement de son œuvre, qui fut continuée par son fils Eus-tache.Bâtie en forme de croix latine, en stvle ogival fleuri la collégiale Saint-Pierre était conçue d'après le plan primitif avec une voûte surmontée de cinq flèches, dont la plus grande aurait eu une élévation de 535 pieds. Mais les fondements furent jugés insuffisamment solides pour ce faix énorme.Un grand nombre de chapelles garnissent les bas-côtés avec une profusion d'oeuvres d art et de chefs-d'œuvre. ■- * * . I)e 'a Grand'Place, jadis ornée de trois joyaux de l'art gothique que nous venons de décrire, partent neuf rues. Ce sont les rues de Bruxelles, de Malines, de Diest, de la Station, de Tirlemont, du Chêne, de la Librairie, de Namur et la rue Courte. A la demande du duc de Brabant, Jean IV, Louvain fut dotée d'une université par une bulle du pape Martin V. en date du '1 décembre 1425. Depuis cette époque Louvain fût un foyer des sciences et des arts d'où ta conséquence que les monuments civils et religieux y abondent et que partout des vestiges _ subsistent de son ancienne splendeur. L'église St-Miçbel, rue de Namur, a été construite d'après les plans de Guillaume Hê^ns, c'est la plus belle ftçade en style rubénien que possède notre pays: elle affecte dans son ensemble les formes d'un autel, aussi l'appelle-t-on «den auter bui-ten de kerku. Sous la république française cette église fût ravie nu culte pour être convertie en temple (iç lft loi. d'ARGEVILLE. Une guerre austro-italienne? Un journal suisse dit que le gouverne-! ment autrichien a chargé les sociétés de tir ■ fin Tyrol méridional de former des corps i de volontaires qui seront placés sous la i direction des chefs militaires. Entre Bozon et Franzo-Enfeste, on construit activement des retranchements et des redoutes. Les autorités parlent de mesures préventives, j niais les gens au courant de la situation ne cachent pas que la guerre austro-italienne est imminente. La Gazette de Lausanne confirme que des forces autrichiennes sont concentrées autour de Trente. Elles comportent quelques régiments mixtes*et 200 canons. Les communications sont interdites entre Goritz et Tries.te, Les blessés autrichiens Les hôpitaux de Vienne sont absolument insuffisants pour recevoir tous'les blessés autrichiens des combats livrés en Galicie et en Pologne. Mais les écoles, les couvents les églises et tous les -bâtiments publics sont ençQmbrés et l'on doit acheminer les lllOHséH vers d'autres localités, Les journaux autrichiens disent que les blessures reçues par les Autrichiens sont généralement légères et que les blessés guérissent sûvçme'H. Mais les mêmes journaux reconnaissent que les pertes autrichiennes sont très importantes. Proclamation au peuple français A la demande de l'autorité militaire française, le président de la République et les membres du gouvernement ont quitté Paris pour s'installer A Bordeaux. Ils ont adressé à la France, à cette occasion une proclamation que nous aimons à reproduire, d'abord parce qu'elle montre la ferme volonté de nos alliés d'abattre la puissance de l'Allemagne; ensuite parce que plusieurs des parties de cette mâle proclamation s'appliquent aussi à la situation de la Belgique. Voici cette proclamation: Français, Depuis plusieurs semaines, des combats acharnés mettent aux prises nos troupes héroïques et l'armée ennemie. La vaillance de nos soldats leur a valu, sur plusieurs points, des avantages marqués, mais, au Nord, la poussée des forces allemandes nous a contient à nous replier.Cette situation impose au Président de la République et au Gouvernement une décision douloureuse. Pour veiller au salut ç\à, la nation, les Pouvoirs publics ont le devoir de s'éloigner, pour l'instant, de la ville de Paris. Sous le commandement d'un chef émi-

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