Le petit belge

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31 July 1914
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VENDREDI 31 JUILLET 1914 Aitaislratoin 4, Impasse de IsrFidélne, 4 Itruxelles ABONNEMENT8 pour toute la Belgique Un an. • ••••••«•••• 8 franc Six mois ,t(M 4 — Trois mois £ «— Pour l'étranger, le port en sus. Le Petit Belge VENDREDI 31 JUILLET 1914 Erection et Exaction : 4, Impasse de la Fidélité, 4 Bruxelles ANNONCES & RÉCLAMES —B— pour lout ce qui conoerue le. pubilclft adrcseei'directement et cxolusivemen à la DlKliCUCN 1)U JOURNAL, 4, im passe de la Fidélité à Bruxelles La dernière journée du Congrès de Lourdes Lourdes, le 26 juillet. Je no vois pas la possibilité de donner une idée approchant les deux speetaclies que nous avons eus devant les yeux ce dimanche: La messe du cardinal légat sur l'esplanade du Rosaire et la bénédiction avec le très Saint-Sacrement du haut de la coupole de l'église, au pied de la Basilique. Jamais ce site n'a livré comme aujourd'hui sa valeur, le prédestinant, peut-on dire, à servir de cadre à de telles splien-deurs. Péjà hier soir, à l'issue de l'assemblée de clôture marquée par une admirable harangue du P. Janvier, la procession avait revêtu une grandeur, une émotion inusitées. Les bannières des sociétés de cheminots catholiques y avaient, en se multipliant, introduit un élément de couleur et da participation populaire nécessaire pour Tanimer. La foule, saturée d'exhortations et d'éloquences, entrait davantage dans la ferveur coutumière aux moindres pèlerinages. Cette foule bigarrée, curieuse, avide do spectacles inédits devient homogène, se fond malgré les diversités de langue et de tempérament. Entre les prêtres, qui sont encore le grand nombre, des relations, des échanges se sont opérés depuis le premier jour. Et d'avoir écouté, prié,communié ensemble une vaste unité d'âme croit die minute en minute. Aussi lorsqu'après les acclamations et les implorations, l'agenouillement de tous ét-emd sur le vaste espace un même silence devant la bénédiction de la divine espèce, on la sent naître et se fortifier, cette vivante image de la communion des Saints. Le temps, gris et humide hier après-mddi, ce matin était ensoleillé, venteux et nuageux à la fois. Temps idéal, temps de montagne. A la première idoo de faire célébrer la grand'messe à la grotte, on a substitué avec raison la décision de dresser un autel dans le portail même de l'église du Rosaire. Et vraiment nul sanctuaire me se prête mieux à une messe pontificale que 'l'immense chœur en plein vent de l'esplanade entre les deux escaliers montant à la Basilique. Pour le remplir il faut autant de dignitaires qu'aux messes solennelles du Pape à Saint-Pierre de Rome. Et iîes voici desoendant en cortège par unt des rampes, traversant, entre deux haies de brancardiers et de soldats en uniforme, une foule de cinquante mille fidèles et s'éche-lonnant sur le parvis. Rome ne compte que r^Cvomerit ani a évèques et de cardinaux réunis. Et malgré son immensité la Basilique de 'Saint-Pierre ne peut donner le ciel comme voûte et des montagnes comme parvis au temple du Dieu-fait-homme. Le cardinal Granito di BeL'monte est, dans cjo cadre, l'officiant le plus magnifique. A le voir monter à son trône blanc, faisant face aux neuf sièges des cardinaux en «Cappa Magna » saluer les deux cents évêques alignés sur dix rangs opposés et parallèles, on a une vision de noblesse et de magnificence où vit vraiment tLa représentation du pontife et du roi. Et la messe se déroulant aussitôt apparaît le drame liturgique le plus ordonné, le plus harmonieux, le mieux gradué. Une musique à grand orchestre, heureusement placée à l'écart et hors de l'ordre diei la cérémonie, paraît, malgré son écrtat profane, au diapason de la mise en scène. Et elle fait place au motets chantés en plain chant et surtout au simple 'Credo grégorien que toute l'assistance accompagne. Ce chant du Credo par tout un peuple, où des résidus de toutes nations et de toutes races se confondent, ce fut une chose unique. Le parvis, l'esplanade, le® rampes chantaient. La route, la montagne, le gave chantaiient et sans doute îles échos s'en répercutaient jusqu'aux vallées voisines. Comme on eut bfen fait d'autoriser aussi le « Gloria », le « Sanctus », 1' « Agnus Dei » collectifs ! . . . * A cette grande rumeur disciplinée et unitaire, il faut opposer et associer par contraste le religieux, le complet siiience de l'élévation; seuls, à ce moment, le vent dans les arbres; le bruissement du gavie commentaient à leur manière le frémissement des âmes. <}e<tte minute extraordinaire fut encore dépassée par la minute de la bénédiction du haut de la pCate-forme du Rosaire à la rentrée de la procession. •Cette procession, à travers une petite ville, réservée au seul clergé, ne devait pas donner au couronnement du congrès eucha ristique le sens de participation universelle, J civique et publique qu'elle acquiert ail- * leurs, là où i!l y a une cité peuplée, ou un centre facile à atteindre. Elle fut cependant imposante et frappa certainement les habitants de Lourdes et des environs échelonnés devant les maisons ou aux fenêtres pavoisées un peu à la diable mais avec profusion.r En réalnté elle n'a valu, comme conclu- 0 sion d'une manifestation destinée à promouvoir lie règne social de Jésus<?hrist e qu'au moment de sa rentrée dans le do-g maine de la grotte. Et là elle a dépassé tout 6 ce qui fut atteint antérieurement. L'heure vespérale détachait les pics gradués entre lesquels s'ouvrent les Pyrénées; de lourdes 1 nuées traversées par des raies de soleil soutenaient d'un fond nécessaire les lignes de Ha Basilique et les rampes de l'esplanade. e Telle était la netteté de la lumière que le n fourmillement des têtes les découpait pres-^ que une à une par dessus la balustrade de pierre. Une rampe était noire, l'autre blanche et violette. A l'au tell éblouissant s'iso-t lait la fine silhouette du légat. Et trente r mètres au-dessous c'était l'immense tapis s de la foule; fleuri des bannières, il s'étalait, a débordait, se répandait sur le sol aussi loin que l'espace était pilane. Cent mille person-e nés prosternées sous la bénédiction de Jé-e sus captif parmi Les montagnes et l'air 0 libre créés par Lui, voilà le grand résultat t de la journée. s II est vivant, il est fécond, si l'on songe r que depuis vingt cinq ans il se renouveille avec des aspects différents de nombre, d'ap- • parat et de spontanéité, — si l'on songe qu'il est l'épanouissement d'une foi com- [_ battue, ridiculisée, persécutée et immuable n depuis vingt siècles, — si l'on songe qu'avec a l'aide des autres nations du globe il fleurit, j_ cette fois, au sein du peuple de France et n avec une force, une intensité, une richesse, dont aucun autre siècle ne peut nevendi-j quer d'équivalent ! L' Cette grande vocation surnaturelle des âmes, la voici décidément prête à les faire r vivre par delà toutes Les déchéances et l'ac-^ tualité la fait mieux sentir nécessaire, ,j urgente et comme appelée par une race qui > sent monter en elle la gangrène. Cette ^ grande unité entre les peuples croyants et j_ fervents la voici répondant à toutes les in-e quiétudes de l'heure. [_ Si le congrès de Lourdes a été surtout un [_ congrès de progrès sacerdotal et épiseo-u pal, il a paru à tous ceux qui y prirent part comme la seule leçon possible d'amour t et de paix, celle qui sort du cœur même de „ l'humanité avide d'un aliment éternel et 1 divin. Henri DAVIGNON ; À propos du moêtiag seecialiste ; de mercredi »o« Les délégués des partis socialistes des grands Etats d'Europe ont donc_ fait un meeting contre la guerre, mercredi soir, au Cirque. . % Le même soir, devait avoir lieu, a Paris, un meeting de socialistes français dans le même but. Mais le gouvernement radico-sociaKste français l'a interdit tout net. Au contraire, notre gouvernement a per . mis aux socialistes étrangers de dçnner libre cours à leur éloquence — et Dieu sait si l'éloquence des socialistes étrangers se tient toujours dans la mesure qui doit être gardée chez nous, surtout quand les circonstances sont trou oies! Nous ne pensons pas qu'un tel meeting eût été autorisé hier dans n'importe quel autre pays d'Europe. C'est à de pareils faits que se peut évaluer la liberté dont tout le monde jouit, en Belgique, sous le gouvernement catholique. Malheureusement les citoyens étrangers ont fort mal répondu à la confiance du gouvernement. Ils n'ont pas su observer les devoirs que leur imposait l'hospitalité. Dans le petit pays qui leur faisait accueil, gui doit et veut entretenir avec toutes les puissances des relations d'une égale amitié et d'une égale courtoisie, ils n'ont pas hésité à insulter l'Autriche. Nous ne reprochons pas à ces socialistes de partager l'horreur que tout le monde a pour la guerre. Nous ne leur faisons point grief de penser ce que bon leur semble du bon droit de l'Autriche et de celui de la Serbie. Mais il n'est pas admissible que des étrangers abusent de notre hospitalité pour se livrer à des manifestations contre une puissance européenne, au risque de nous attirer des désagréments. De même, il est indécent qu'en ce moment, dans notre pays profondément et honnêtement attaché à la monarchie, un Jaurès vienne, peut-être à la veille de la guerre, proposer aux acclamations du peuple sa république, la république Caillaux-J aurès, dont les événements récents nous dispensent de rappeler la physionomie. Nous espérons que, dans les présentes circonstances, le gouvernement n'autorisera plus des manifestations de ce genre. Echos et Nouvelles rl _ j s La retraite militaire \ >_ de samedi prochain suivra l'itinéraire su! ! vant: . * Sortie de l'Hôtel de Ville à 20 h. 30. Arrtô j Grand'Plaoe, sonnerie de la retraite. Le toui de la Grand'Place,rue au Beurre,rue du Midi. - Place Rouppe, avenue du Midi, boulevard - du Midi, boulevard du Hainaut, place For. t tainas, rue d'Anderlecht, boulevard d- . l'Abattoir. Place de Ninove, boulevard Bai : . thélémy, boulevard de l'Entrepôt, CasernJ) du Petit-Château. Dislocation, e ^ 0 e A la Bibliothèque royale . s L'« Etoile belge » attaque, à l'instigat^tsS-, . de quelques bureaucrates, probablement^ c dom Ursmer Berlière : Plaignons sincèreV ment M. l'administrateur de trouver cet a\ «î cat. e L'« Etoile » fait semblant d'ignorer, natu- - Tellement, que le directeur scientifique de 1# > e Bibliothèque est subordonné, depuis le nou - veau règlement, à l'administrateur, et qu^ ' tout le mal vient de là. Sans doute est ellé'J 0 hors d'état de discuter la question. Elle rattrape en parlant des moines et du moyeii [ 8 âge. '» O lumière, o progrès!... Au Salon Triennal L'approche des vacances n'a pas ralentir r l'afflux des visiteurs ni les ventes, dont nouj • avons déjà donné plusieurs listes. Voici la quatrième : Peinture : de Léon Billiet, « Le Soir s; i(i © Chariot, « Sur la Pelouse »; Mme Davin. e î Nature morte »; R. Ernest, «Nature morte -i- et Maurice Langaskens, « Le Printemps ». '' g Gravures : de Legoub Gérard, PoulToet et Wilctte. Médailles : de de iSmeth, Henry Dropsy. e Armand Bonnetain et Victor Peter. c Arts décoratifs : Mlle Suzanne Cocq, deux dessins rehaussés ; un grès d'Arthur Crace t une pâte de verre de Decorchement ; un grh 5, de Delaherche; une coupe de Massoul ; deuf [. grès décorés de Paulus; trois grès flammés df Vallombreuse et deux vases de Mme Var. Bisbroeck. 0 Le 21 juillet à l'étranger > A 1 o; l : ju des fêtes nationales, l'Associa-;, tion Belge de Cologne avait tenu à réunir ses ii membres en un banquet. ^ Parmi l'assistance nombreuse, on remar-^ quait, autour de M. Franz Wertz, vice-président ff. de président, MM. Arthur Vrancken ; J-J. Camal; M. Léonard ; E. Lambin et madame ; C. Roland, madame et mademoiselle ; n F. Breuer et madame ; G. Closon • A. Cou-)- plet; Mlles Y. et I. Deville; Th. Lamin et t fils; M. Jussiantj etc., etc. A citer aussi queî-r ques anciens membres spécialement revenu? pour cette occasion : MM.Chantraine, ancien président; A. Sapin et Cavereel. M. Alfred* 1 Deville, président, retenu pour affaires if l'étranger, s'était fait excuser. A riheure des toasts, M.Franz Wertz portai . en termes heureux, la sc-nté du 3./>i et d* f*-£ famille royale, et m. i>. Closon, cliancentfi du consulat, y répondit au nom de M. H. von Stem, consul de Belgique, en portant celle de l'empereur d'Allemagne. Une partie artistique clôtura cette belle' fête patriotique. _ Elle fut, comme tout 1<* ^ banquet, une vraie réussite. u La nouvelle église de St-Jean-Baptistc, à Molenbeek. Le conseil de fabrique a soumis à la com-6 mune les plans du projet pour la nouvelle »" église à édifier dans le centre de la commune. Le service des travaux a examiné les plans qui sous le rapport de l'aspect et ae la Ç construction lui ont donné entière satisfac-;1 tion. Au point de vue dépense, le chiffre se * monte à 525,000 francs. e La section compétente appelée à émettre ;S son avis s'est déclarée favorable à l'exécution et après vérification du coût, l'a reconnu ? exact. Elle a fait observer, avec raison, ^ qu'une église do belle conception architecturale ,au quartier du centre, ne pouvait que •r donner une plus-value considérable à cette partie de la commune. Le conseil avait précédemment prévu une s intervention de 100,000 francs. Un supplé-1_ ment de_7ô,000 francs lui a été demandé, l'E-î_ tat participant dans le total de la dépense ? pour une somme égale à celle que consenti- rait la commune. !S Dans ces conditions, Molenbeek suppor-c te rait le tiers de la dépense, soit 175,000 fr., l'Etat interviendrait pour sepiblable somme, çoit le second tiers et le troisième tiers res-!S terait à la charge de la fabrique d'église. ^ Le conseil communal a adopté cette ma-^ mère do voir à la presque unanimité. I Le temps qu'il {ait... et celui qu'il fera ie i- La situation s'est assez notablement modifiée depuis hier. Les plus faibles pressions, fc5 inférieures à 755 mm., s'observent aujour-e_ d'hui sur le nord-est de l'Allemagne et le nord-ouest de la Russie, et les plus fortes, supé-e rieures à 763 mm., sur les Iles Britanniques, la Bretagne, le golfe de Gascogne et la péninsule hispanique. s> Le baromètre baisse très légèrement au nord-Jt ouest de l'Ecosse et monte partout ailleurs. Le vent est faible ou moaéré d'entre W. et r- N .sur nos contrées, où la température est com-•a prise entre 12° et 16°o. Prévisions : Vent faible ; nuageux. |Les Belges au Mexique i jSouvenir» de la campagite de 1864-1867 ) Le brave vieux qui levait le coude près de moi l'autre dimanche au banquet des frères ■ d'armes du Mexique n'était pas un de ces M terribles moustachus que 'les gravures po-n pulaires ont faits des héros de la garde de Napoléon. Il avait appartenu à la garde * ' de l'impératrice Charlotte, mais il avait , une façon à lui d'être un vieux de la vieille. .-Son physiquô était aimable; son nez s'inclinait vers la tombe, comme celui du Père A^Vubry. di^nté par Chateaubriand ; mais en ''' i-~-r -i- > ^ a-"ait rencontré le menton, qui de ■ coié pointait vers 'c astres ; av*;c '/âo vif», <!--.« 1 n\fi}iyrf»l^,t.- ^ t<is et allumées, œtte.anatomie réalisait Wr "> type de la grand'mère cont-euse et rado-1 teuse, que les dessins d'Auguste Donnay ont 1;' vpoDularisé parmi les lecteurs des revues u . wallonnes. Jr_ i Sa voix ne venait pas d'outre-tombe : Ifc] d'outre-Atlantique tout au plus. XUar le 3\, vieux die la vieille parlait avec volubilité de -1) | la campagne mexicaine. i — Quel riche pays! disait-il en faisant j claquer sa langue au souvenir de quelque v ripaille. Des bananes, du riz, des fruits, . des légumes, tout pousse là-bas. Et des mi-T nés d'or et d'argent! Mais il y a trop de lU brigands. Il n'y a que des brigands. Nous ne nous sommes battus que contre des brigands1 — Bien battus, au moins? n. — Qu'est-ce qu'on pourrait dire? C'était D\ une guerre de guérillas. De temps en temps-on prenait une ville, ou bien on s'en sau-e^ivait : c'étaient les seuls engagements im-, portants. y- — Aviez-vous affaire au moins à de vrais soldats ? lx — Oeux-là, de vrais soldats? Poltrons et ?. traîtres, Monsieur, c'est tout ce qu'on peut p-f on dire. Ils avaient de mauvaises armes, et les nôtres ne valaient guère mieux. Mais H tous incomparables cavaliers; ils restaient n» des jours et des jours à cheval, et tous avaient le lasso. — Pour faire des prisonniers? Le vétéran se mit à rirê : a- — Vous ne savez pas que c'est la mode? es Les belles dames do Mexico et de La Véra - Oruz qui font des, promenades à oheval ont-r- toujours ie lasso pendu à la selle. C'est com-ïi- me oeia. »: Donc les brigands rançonnaient le pays, a- Ils sautaient sur un village, exigeaient une î ; contribution de guerre, puis filaient plus u- loin. Le lendemain arrivait une autre et bande, qui n'était pas toujours amie de la îî- première : « Tiens ! vous avez payé la con-1e tribution à ceux-là? Oh! mais, il nous en faut aussi, n Quand nous arrivions, tout le ' monde se mettait contre nous. La population aussi? i? — Mais fa population, mon vieux (le vé-aild\ian voulut bien m'appeLer son vieux), il/»,. 1 reL. ' Los curés excitaient contre l'empereur et >n' contre nous. C'était en oe temps-là l'anar-lc ohie complète, et encore maintenant, si vous lisez les journaux. Après les brigands, c'é-lo taient les fermiers les maîtres du pays- ils K' étaient tellement chez eux que plusieurs battaient mounaie. Quand nous avons vu cela nous nous y sommes mis aussi; nous arrachions le cuivre de no^ boutons d'uniforme, nous y faisions quelques signes avec 'a ?" pointe de la baïonnette,et c'était de la belle le monnaie. On nous donnait à manger pour e- cela. Js. — Sans doute n'était-il pas toujours facile la de se procurer des vivres? c" — Nous avions toujours quatre, cinq ou se six jours de vivres dans notre havresac ; quand ils étaient épuisés avant l'arrivée des re fourgons, on restait quelquefois vingt-qua-u" tre 'heures sans manger. Mais alors nous 111 tombions faibles. n> — Malheureux! . u" — Vous ne me comprenez pas, dit le vé-26 r.éran en me tapant sur l'épaule avec un ^ gros rire. On tombe sur un village et l'on fait razzia ; c'est cela qu'on appelle « tom-îe ber faible ». Il fallait bien. On trouvait des é- poules, des oies, des chèvres; on chapardait E" les petits compagnons, vous savez, qui font s.e gnon gnon gnon! Ah! c'était bien amusant t-i" Je mettre la moitié d'un cochon sur son dos après avoir mangé l'autre! ,r_ Et le vétéran but une large gorgée de vin r-j rouge, le visage tout éclairé de joie. 'ej — Ces braves Mexicains devaient être bien 'S- montés contre vous; voiis auriez dû au moins leur laisser quelques boutons de culotte, a- _ Les canailles méritaient bien cela. Quand nous étions en retraite — nous avons — fait 300 lieues de retraite en pays ennemi — lf> ils ne se gênaient pas pour élever des barri-U cades et tirer des coups de feu sur nos blessés, que nous emportions dans des charret-j- tes. Une fois ç'a été trop fort. Bazaine nous Jg~ .a dit de mettre le village à feu et à sang. irI Nous sommes donc retournés sur nos pas, <1- mais les bandits étaient prévenus; il n'y )é- avait plus personne au village, ni plus rien. :s, Mon seul butin à moi, ç'a été des petites mé-in- dailles c-i argent qui pendaient au cou de plusieurs statuettes, dans une maison. J'er ai fait de la belle monnaie 1 Encore un bon rire, une tape sur l'épaule ® et une lampée. — A propos de boire, ce n'était pas tou jours facile de trouver de l'eau. On avai peur de l'empoisonnement. Quand on #a-* gnait un village, on s'emparait de l'alcade et ' du curé, et on leur faisait boire de l'eau des puits ; puis on attendait une heure en montant la garde; s'ils ne mouraient pas, nous r pouvions boire. Comment trouvez-vous le truc ? Je confessai qu'il me paraissait excellent, puis je demandai à mon ami cte me parler de l'armée mexicaine. Car enfin, avec les Autrichiens, les Français et les Belges, il y avait une armée mexicaine, n'est-ce pas ? — Oui, des drôles de pistolets. Nous n'avons jamais voulu rien faire avec eux. Ils étaient furieux d'être commandés par de? officiers européens, et il y avait, à la fin surtout, des désertions en masse. Nous voyions quelquefois un régiment entier prendre la poudre d'escampette. On n'y pouvait rien fr-ire i les déserteur .s'en allaient, puis cent mètres ph.<i tom se iretouma' rli et nous fi- on leur disait : « Tu as servi l'empereur jus que maintenant, n'est-ce pas ? Et bien tu vas servir la république. » Ça ne ratait jamais. — Mais quelle idée aviez-vous donc de vous risquer dans cette çalère ? — Qu'est-ce qu'on sait? On est jeune, n'est-ce pas ; on aime les aventures. S'il y en t a qui comptaient sur la solde, ils ont été dé-, trompés; au commencement un simple soldat du corps belge touchait autant qu'un sergent - français, mais ça n'a pas duré longtemps. Et t puis on espérait se .faire une position dans s l'armée, la gendarmerie ou les administra- - tions du Mexique. Beaucoup d'entre nous, 5 même après les revers, sont restés là-bas 3 dans la gendarmerie; nous étions partis seize cents ; nous n'avons eu que 3 p. c. de tués , au combat, et nous ne sommes revenus que î 720. t Mc>n interlocuteur dit encore un tas de choses intéressantes ; il n'était jamais, comme ■ on dit, au bout de son rouleau. N'imitons J pas la prolixitétle ce '« miles gloriosus »,mais J n'omettons pas, ayant de terminer ces quel- - ques notes, le trait le plus sauvoureux. Les J membres du corps expéditionnaire belge au i Mexique ont formé une société, naturelle-t ment. Ils ont parmi eux une « bonne balle j» t de leur âge qui, ayant des relations de cama- - îaderie 'avec beaucoup d'entre eu m, s'est u*is - en tete de .faire partie de leur cercrïtsw^^p-— fcoijà au rang d'ancien combattant du ]S^g. i il est l'un des membres"les*&» de la société, se mêle aux discussions dans les : réunions mensuelles, fait des motions, et prend tellement son rôle au sérieux qu'il a , fini par se persuader qu'il était allé, lui i aussi, au secours de l'empereur Maximilien. - Bientôt il racontera ses campagnes; on m'a t même dit qu'il avait déjà commencé. t M. E. LA GUERRE^ Belgrade bombardée ei occupés par les Autrichiens ■ ■ i La Russie active sa mobilisation T ^ ^ T— La répartition des corps d'armée autrichiens LA SITUATION Xeucti, 4 heures. Nous n'avons pas fait un pas en avant : nous en avons fait quatre en arrière. A l'heure présente, nous ne sommes plus séparés de la conflagration générale que de l'épaisseur d'une feuille de papier. Inutile de se faire des illusions à ce sujet. Qu'est-ce donc qui, de mercredi soir à jeudi midi, a pu transformer aussi radicalement la situation ? Il nous suffira de signaler les faits suivants : 1° Les conversations qui se poursuivaient ' entre Vienne et Saint-Pétersbourg sont arrêtées. On a reçu de Londres une dépêche d'après laquelle la Russie aurait avisé le cabinet anglais que les conversations entre Russie et Autriche étaient devenues oiseuses, j étant donné leur parfaite impossibilité d'aboutir. i 2° Les puissances qui échangeaient encore des vues au sujet de la possibilité de s'accor-~ der sur la base des suggestions anglaises, au- rc: >«— >art e c •re, t a s tes çou1 nte gou ng( e - r raient admis que, telles qu'elles sont formulées, elles sont d'une réalisation très difficile —pour ne rien dire de plus. Il faut donc trouver autre chose. Voilà une perspective : de lenteurs. Et cependant les événements • marchent. s 3° Ce qui paraît avoir mis le feu aux pou- 0 dres, c'est la nouvelle, reçue à Saint-Péters-e bourg, du bombardement et de la prise de Belgrade. On tiendrait à Saint-Pétersbourg 1 que cet événement est une provocation de l'Autriche à la Russie et un « casus belli ». r De là le décret du tsar ordonnant une mobilisation générale. t Cette décision de la Russie aura fatale-î" ment cette conséquence de déclancher tous e les ressorts de la machine militaire en Alle-e magne. c Déjà le «Lokal Anzeigcr», dans une pre-5; mière édition de jeudi, avait annoncé la mo-e bilisation générale de l'armée allemande. Cette grave information a été démçntie par e le «Lokal Anzeiger» dans une seconde édi-r" tion. Mais nous ne croyons pas y gagner grand'chose. FEUILLETON DO PETIT, i3ELGB. ^ H du 31 JUILLbT PAR ERNEST DAUDfcT ( Suite) Malheureusement, l'absence de son fils adopta assombrissait son esprit, et il en serait ainsi tant que Gaston ne reparaîtrait pas. Les heures s'écoulèrent, de la sorte, pénibles et attristées. Le soir vint sans lui apporter la consolation à laquelle il attachait un si grand prix. Il la reçut cependant, alors qu'il était loin de l'attendre pour ce jour-là. A l'improviste, Gaston entra. Le visage d'Hervas s'épanouit. Il oublia les angoisses qui le torturaient dep'uis la veille. — Te voilà, mon fils! s'écria-t-il joyeusement. Te voilà sain et sauf. Dieu soit loué! Mais que t'est-il arrivé à la suite de cet enlèvement? Ne t'a-t-on fait aucun mal? T'es-tu échappé ou t'a-t-on remis en liberté? — Parlez-moi d'abord de vous, cher Hervas, répondit Gaston. Vous avez été blessé en cherchant à me secourir. L'êtes-vous gravement? — Non, grâce à Dieu. Il ne me faut que du repos. Tu peux donc te rassurer. Mais raconte. vite, j'ai hâte de savoir*. Gaston obéit, et, en peu d'instants, son ami fut instruit des aventures qu'il venait de courir. En apprenant qu'on avait voulu infliger un affront à son fils adoptif, Hervas s'indigna contre ces émigrés qui n'avaient pas craint de faire violence à um compatriote. Mais son indignation ne dura pas quand il sut que Gaston avait retrouvé les royalistes Mme de Ruquemare et sa fille et qu'il leur devait sa mise en liberté. — Elles ont fait pour toi ce que tu avais fait pour elles, dit-il simplement. Il faut bénir le ci.cl qui a permis qu'elles fussent là pour obtenir ta délivrance. ]e souhaite maintenant, qu'il me soit bientôt donné, à moi aussi, de les revoir. — Vous goûterez ce bonheur, mon vieil t ami, dès que l'armistice aura été signé. Elles s attendent à Bâle l'autorisation de rentrer en - France, et je suis chargé par elles de vous - dire qu'elles seront heureuses de vous recevoir J avec moi. Si vous êtes en état de m'accompa-t gner, vous les reverrez bientôt.^ — Oui, certes, je me rendrai à leur appel, e Ma joie sera plus grande encore si elles sont s rayées de la liste des émigrés et si leur dessein est de retourner à Hacquetot. En ce cas, si tu - le veux, nous serons leurs compagnons de ! voyage. :- Comme Gaston ne comprenait pas, Hervas u lui exposa le plan qu'il avait formé d'aller achever sa guérison dans leur village. L'armis-i, tice devant durer plusieurs mois, des periois-■- sions seraient accordées aux soldats pour after ? embrasser leur famille. C'était une occasion u dont il fallait profiter. e j — Je pense qu'il aie te déplaira pas d'aller respirer l'air natal. Quant à moi, c'est avec délices que je me retrouverai entre les murs de ma chère abbaye. La perspective d'un voyage en compagnie de Marie-Thérèse jeta Gaston dans le ravissement. Mais, pour que ce projet pût se réaliser, il fallait que Mme de Riiquemare eût obtenu l'autorisation qu'elle sollicitait. Dès le lendemain, d'accord sur tous les points, les deux amis s'occupèrent des movens de la lui faire obtenir. Sur le conseil d'Hervas, Gaston fit des démarches auprès des généraux de la division dans laquelle il servait. L'un d'eux, qui s'intéressait particulièrement à lui, écrivit sur-le-champ à un membre du Directoire,dont il était l'ami, afin de recommander à sa bienveillance la demande de Mme de Ruquemare. Il était tellement convaincu de la réussite de sardémarche qu'il autorisa son subordonné ?i engager la comtesse, lorsqu'il la verrait,à faire ses préparatifs de départ. Il ne doutait pas qu'à la suite de sa lettre n'arrivât une réponse favorable. Autant Gaston avait redouté l'armistice, autant maintenant il en souhaitait la conclusion. Elle ne devait pas se faire attendre. Le 31. décembre, une convention fut signée entre les généraux français et les généraux autrichiens, suspendant l'état de guerre jusqu'au mois de mai suivant et déclarant que les armées belligérantes resteraient jusqu'«à cette date sur les positions qu'elles occupaient ; elles y prendraient leurs quartiers d'hiver. Le mêrçe jour, des permissions d'aller temporairement en France étaient accordées en assez grand nombre par les généraux français aux officiers et aux soldats. Quoiqu'ils eussent le projet d'en demander une, Hervas et Gaston ne se pressèrent pas. Hervas n'était pas encore en état d'entreprendre un long voyage, et, pour qu'il pût se mettre en route, il fallait que sa guérison fût plus avancée. Quant à Gaston, maintenant que Français, Autrichiens et émigrés avaient la faculté de se vendre à Bâle, il ne souhaitait rien de plus que de pouvoir s'y rendre souvent puisque Marie-Thérèse y résidait avec sa mère. Il ne tarda pas à les. y revoir. Mais, cette | fois, ce n'était plus, comme à Ortemberg, dans l'agitation et dans la fièvre. Durant plusieuis jours, il put se croire revenu aux jours^ anciens qui le réunissaient à toute heure à sa petite amie. C'étaient les mêmes causeries qu'en ce temps-là, confiantes et affectueuses. Elles s'alimentaient des souvenirs de cet heureux passé qu'ils évoquaient ensemble sans se lasser jamais de la joie qu'ils goûtaient à ces évocations. Le bonheur de Gaston eût été sans nuages si, à plusieurs reprises, dans ses visites, il n'avait rencontré M. de Vallongue et constaté que ce gentilhomme poursuivait de ses fassi-duités Marie-Thérèse. Rassuré par le langage de son amie, Gaston se refusait à voir en lui un rival et ne le redoutait plus. Néanmoins, sa présence lui portait ombrage, car elle témoignait du désir de Mme de Ruquemare de favoriser une alliance que, jusqu'à ce jour, sa fille n'avait pas refusée. Il avait trop de confiance dans Marie-Thérèse pour douter de sa parole. Mais pourquoi continuait-elle à recevoir Vallongue? Que ne lui signifiait-elle sa résolution? Il eût voulu le savoir et n'osait le lui demander dans la crainte de lui déplaire. Peut-être aussi, dans sa loyauté, redoutait-il de se montrer injuste envers le jeune gentilhomme qui semblait sincèrement réconcilié et vouloir, par la courtoisie de ses procédés, gagner l'amitié de son ennemi de la veille. Douter de sa sincérité eût été lui faire injure, et quoique Gaston eût à se plaindre de lui, il avait trop de droiture d'âme pour le soupçonner de mentir. Il en résulta que, tout en regrettant de le trouver sur son chemin, il lui pardonnait d'aspirer à la main de Marie-Thérèse. Son nom et. sa fortune rendaient son ambition légitime. 11 était dans son rôle en recherchant cette alliance. Marie-Thérèse seule devait être regardée comme responsable des illusions qu'il conservait et qu'il avait raison de conserver puisqu'elle ne faisait rien pour le décourager.Ce fut seulement au bout de quelques jours que Gaston, bien qu'elle ne se fût pas expliquée avec lui, se rappelant ce qu'elle lui avait dit antérieurement, comprit que Ja conduite de son amie s'inspirait du désir de ne pas déplaire à sérmère et au marquis de Bellue en repoussant, sans motif avouable, un prétendant qu'elle n'avait pas eu le temps de juger. Il retrouva sa quiétude. Encore quelques jours, et Mme de Ruquemare rentrerait en France avec sa fille. Il les accompagnerait avec son ami Hervas. Ce voyage qui le rapprocherait de Marie-Thérèse aurait pour effet de la séparer de Vallongue. Cclui-n ne semblait pas disposé à solliciter sa j radiation de la liste des émigrés. Son royalisme et ses engagements le retiendraient longtemps I encore à l'armée de Condé. Une fois loin de i lui, /Marie-Thérèse pourrait plus aisément lui signifier la réponse qu'elle s'obstinait à ne pas lui faire de vive voix, et Gaston, fixé auprès | d'elle pour quelques semaines, serait plus libre; : de parler. Grâce à ces raisonnements, les jours qui suivirent furent pour lui des jours heureux. Allant à Bâle à tout instant, il pouvait à son gré ^oir son amie. Jusqu'à ce moment, Hervas avait été empêché de le suivre. Mais, dès qu'il put monter à cheval, il se joignit à lui, et il eut le bonheur d'offrir ses hommages aux dames de Ruquemare. Il reçut d'elles l'accueil auquel lui donnait droit son vieux dévouement dont il allait encore leur donner un preuve nouvelle. Il était maintenant en état de profiter du congé qui lui avait éfé accordé et de partir pour Hacquetot. Mais, comme elles attendaient toujours l'autorisation de rentrer en France, il leur offrit spontanément de différer son départ affn qu'elles ne voyageassent pas seules. Elles refusèrent, ne voulant pas le priver plus longtemps de la joie et du repos que devait lui procurer son séjour en Normandie. Néanmoins, convaincu que l'autorisation qu'elles espéraient ne pouvait tarder à arriver, il persévéra dans son intention, s'assurant ainsi de nouveaux droits à leur gratitude. _ Au commencement du mois de février, Gaston étant venu seul à Bâle trouva ces dames livrées à la joie la plus vive. Dans la matinée, la comtesse avait été appelée à la Légation de France en Suisse et avait appris de la bouche du représentant de la République qu'elle était ! autorisée à rentrer dans son pays. Ce diplo-I mate lui avait remis des passeports pour sa fille et pour elle. Désireuses d'en profiter sans retard et leurs préparatifs étant achevés depuis longtemps, elles comptaient se mettre en route le lendemain si toutefois Hervas et Gaston ! étaient prêts à les accompagner. (A continuer.) 20 A8NÉB— Hr. 2l2 Cinq centime» te aurnéro EDIT ION Onq centimes le ntaménf 20'ANHEE — N» 212

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This item is a publication of the title Le petit belge belonging to the category Culturele bladen, published in Bruxelles from 1895 to 1913.

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