Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 24 March. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 05 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/fq9q23s51x/
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23° ANNEE. — Sérié nouvelle. 1— N° 885 10 Coniimos <5 Cfen tlmes au Frontf rmt\'I.» IMMItulllHWII', ifflWWfMHMi^vïn"W;TM——BffMWMTBC———Bi Wl !■ Il SB—BMMaB3 MERCREDI 25 AVRIL' IW RÉDACTION IT ADMINISTRATION 3, Place des Deux-Ecus, PARIS Téléphone : Central 33 04 BUREAUX AU HAVRE: 28'", Rue de la Bourse, 28' le havre Téléphone : 64 Belge directeur. Fernand NEDRAY LE XXE SIÈCLE ABONNEMENTS Francs...S. 2fr.SO pap mois * 7 fr.50 pap trlmagtr# Angleterre. 2sh.6d. pap mois » . 7sh,6d. paptplmoatp# Autres pays 3 fr. — par mois • 9 fr. — pap trimestp# PUBLICITÉ fator à l'Afiministratian in Mras Les petites annonces sonl également reçue» à la Sueiéiô Europé^nno «ta Publicité, ÎO, rue de la Victoire, Parité {\ui en a le monopole pour Paris. Quotidien belge paraissant au Havre et à Paris Qui est responsable des déportations? C'est le maréchal Hindenburg répond M. Brand Whitlock Les dépêches de Washington nous ont apporté hier des extraits du rapport élaboré par M. Brand Wilhlock à son départ de Belgique pour édifier son gouvernement sua- les méfaits de l'ocupation allemande et la résistance obstinée de nos irréductibles, de nos « indécrottables » compatriotes. Quand ce de/m ment pourra être lu en entier, on trouvera sans doute que le chapitre le plus intéressant et le plus pathétique est celui des déportations. Des bruits ont circulé à la fin de l'année 1916 qui rejetaient la responsabilité des méthodes esclavagistes sur le maréchal Hind^nburg, Le ministre américain !>artage cette opinion. Voici ce qu'il écrit : Au y/sois d'août Hindenburg fut investi du coKinnancbcriient suprême. On dit qu'il •criltqua la politique de von Bissing comme trop douce. Il y eut Une querelle ; von Bit-sing se rendit à Berlin pour protester, et menaça de démissionner, mais il ne le (/il pas. Il s'en retourna, et un fonction-ve allemand d'ici déclara que la Belgique serait dorénavant soumise à un régime ylus terrible et apprendrait ce que c'est q;ue la guerre. Cette prophétie s'est justifiée.Après cette accusation formelle, M. Brand Withlock décrit les scènes d'enlèvement et confirme les informations selon lesquelles des victimes de l'esclavagisme allemand sont mortes par vingtaines, à la suite de mauvais traitements et du manque de soins, de la faim et de 1$. tuberculose. 11 ajoute : J'ai reçu des requêtes de bourgmestres de dix communes me demandant d'obtenir pour eux Vautowsation d'expédier aux déportés des colis de vivres semblables d ceux qu'on envoyait aux \>rii'jniUrs de guerre. Jusqu'à présent, les autorités: allemandes ont refusé de le pem*ttlr>'.' xanf dans des circonstances spériites ; <t les Belges qui reviennent au pays al testent tiiïà leur réception ces colis sont pour les autorités du camp un nouveau moyen de les forcer à signer un contrat de travail. Il se dit qu'en dépit du gros salaire promis à ceux qui signerai.r,t un contrat, îucun argent n'a encore été reçu en Belgique des ouvriers déportés en Allemagne. Rien d'étonnant, avec de pareils procédés, que les Allemands aient allum£, selon les propres termes de M. Withlock, des haines qw'j ne s'effaceront jamais. Leur méthode, continue implacablement le témoin des horreurs des Barbares, «« s'explique par une de ces actions froidement calculées et mûries qui font désespérer de l'aveniir de l'humanité, une action délibérément et systématiquement mise à exécution, une action si cruelle què même les officiers allemands disent maintenant en fo oe/in / 1 f tin 7 n >1 r\v\ t n UNE RÉUNION «le Parlementaires belg-es Une réunion de députés et sénateurs ibelges, résidant en France s'est tenue mardi après-midi dans les locaux ocuopés par les délégations du gouvernement belge, 70 bis, rue d'Amsterdam, à Paris. L'action parlementaire belge étant complètement suspendue par la guerre, cette conférence et celles qui suivront ne doivent pas être considérées dans leur portée politique immédiate puis-qu'iaucun vote effectif n'en saurait résulter ; il n'y flaut voir que des entretiens concertés pour assurer un lien constant entre le Parlement et l'Etat. Trois questions s'imposent plus particulièrement à ces délibérations. C'est d'abord l'examen du projet d'arrêté-loi préparé par le gouvernement de Sainte-Adresse pour la réparation des dommages de guerre. Un rapport sur ce projet a été rédigé par M/M. Brunet, Collaert, Théo-dor et Nolf, députés. C'est ensuite l'examen de la situation financière. Un rapport a été présenté par MM. Brunet., Féron, Lorand( Hubin, députés, en collaboration avec MM. Empain et Thiébaut, sénateurs. C'est enfin l'étude de la législation à adopter relativement à la suppression de 3a consommation de l'alcool et à la réduction du nombre des débits de boissons. On n'a pas oublié que cette législation éventuelle fit récemment l'objet d'une circulaire de M. Vondervelde, ministre d'Etat, chargé des services de l'intendance au département de la guerre. Un rapport a été présenté par MM. Hubin et Neven, députés, en collaboration avec MM. Empain, Thdéfoault, et Lambillotte, sénateurs. L'ordsre du jour mentionne également, mais sans rapport à l'a.ppui, un projet de réforme de la justice militaire. Le moral allemand Les manclulhs de leurs journaux Genève, 24 avril. Les titres se<uls des plus récente articles parus dans la presse allemande attestent, mieux que tous les commentaires, la pénible situation allemande. En voici quelques-uns comme exempta : la Frankfurter Za'tung : « Conservons nos nerfs » ; la Kœlnische Zeitung : « Tète haute » ; les Leipziger Nachrichten : « La lutte contre la faim » ; la Volks Zeitung : « Pensez, 6 mères, que si vos fils meurent de faim, d'autres mères pleurent leurs enfants qui meurent au front » ; le Berliner Tageblatt : « Le spectre de la faim » ; le Lokal Anieiger : « Pensez à 1a, patrie i> ; le Dresden Zeitung : « La victoire ne nous trahira pas » ; la Munchner Alleqemeine Zeitung : u An besoin l'Allemagne sçiura Souris, s • LES ÉTATS-UNIS EH GUERRE LE DÉBAT SE II iESTIEI OU',-ira A LA CHAMBRE Washington, 24 avril. — M. Dent, prési dent de la commission militaire, a la paro le dans,, le débat sur le projet miltaire. I se dér/iare partisan d'un appel aux volon tairas pendant qu'on prépare l'organisa tion du service obligatoire. AU SENAT Washington, 24 avril. — M. Weelcs ov. vre le débat sur le projet militaire. Il d, que le pays demande le service obligation ou le demanderait s'il était exactement ir formé. « Lorsque la guerre fut déclarée, ajout l'orateur, M. Wilson a reçu pouvoir d'en ployer toutes les forces navales et milita res pour mener la guerre à "bonne fin Nous avons engagé toutes les ressources d notre pays dans ce but. Nous devon maintenant nous demander, si nous allon accorder au Président ce que nous li avons donné le droit d'employer. » M. Weelcs fait remarquer que le gouve\ nement eut recours au tirage au sort pou mener à bonne fin toutes les grandes guei res qu'il a entreprises. « Il n'y a rien, dit-il, dans la conscrii tion nationale, qui répugne à la démocrc tie. Si cela était, nous devrions rejeter l réglementation gouvernementale Jes hti res de travail et l'éducation obligatoire. Un nouveau superdreafiiiought New-York, 24 avril. Le plus grand cuirassé qui ait jamai été construit vient d'être lancé : c'est 1 New-Mexico qui jauge 32r000 tonnes. 1 est muni d'un système d'appareils de pre pulsion électriques et est chauffé au p( trole. ECHOS Vu Conseil des »jiijistres s'est tenu mardi après-midi à Sainte-Adresse. M. de Broqueville, bien que légèrement indisposé, a tenu à le présider. UMU Nos attachés militaires Le général Xhardez partira inoesaim ment pour la Suisse, où il remplacera., em qualité d'attaché militaire, le colonel Le-iébvre, mis à la retraite. Le lieutenant-général Dossin est nommé attaché militaire à la La Haye. wvwv Tlii Congo M. de Meulemeester sera nommé incessamment gouvomeur de la province orientale.wwv» Baijs l'armée M. Henry, gouverneur général du Congo, vient d'être promu intendant en chef hors cadre, assimilé aux généraux. www l'ijioi) sacrée Le cardinal Amette a présidé dimanche en la basilique Saint-Denis une cérémonie fort improsionnante qui a été l'occasion de nouvelles manifestations d'union sacrée.Tous les journaux parisiens se sont accordés pour souligner le caractère patriotique do cette solennité ou l'archevêque de Paris allait « lever » l'étendard reconstitué à l'image de l'ancienne oriflamme si souvent élevée jadis au-dessus des Français dressés pour la défense de la nation. D'autre part, Mgr Pons, le prélat d'Alger, chargé de prononcer l'allocution de circonstance, a exposé que le geste du cardinal était inspiré en mtae temps par un sentiment de foi et une pensée d'union» Beaucoup de catholiques français ont exprimé le vœu de voir ajpposer l'image du Sacré-Cœur sur le drapeau national. Beaucoup de Français, au contraire, n'acceptent pas de voir ajouter un emblème religieux au drapeau tricolore et parmi eux se trouvent un grand nombre de catholiques croyants et pratiquants qui estiment qu'il serait regrettable de faire un sujet de division de l'étendard qui doit au contraire rester pour tous les Français, croyants ou incroyants, le symbole de la Patrie. Tenant compte de ces deux faits, a remarqué Mgr Pons, le cardinal-archevêque de Paris a eu la pensée d'apposer l'image dm Sacré-Cœur non pas sur le drapeau tricolore, mais sur la vieille oriflamme de Saint-Denis. Elle n'en altérera d'ailleurs nullement la physionomie traditionnelle puisqu'elle a été placée dans le monogramme du Christ qui surmonte la hampe. ■ VWWV ■ ■ ■ ' ■ » UN INTÉRESSANT ÉLOGE FUNÈBRE DU GÉNÉRAL VON BOTS Dans un article nécrologique consacré au généra] von Bissdng, le comte Revent-low écrit dans la Deutsche Tages Zeitung : « Il y a quelques semaines, le défunt exprima encore l'opinion qu'il était l'adversaire résolu de l'idée que le roi Albert ou ses fil? pussent remonter sur le trône de Belgique et Sur les trônes dfe Flandre et de Wallonie. » WWW ' — Le roi de Danemark est parti lundi soir pour Stockholm, afin de rendre visite au roi La Bataille est acharnée» mais les Alliés progressent * UNE BELLE JOURNÉE pour les Aviateurs britanniques « vu. COMMUNIQUES BRITANNIQUES 14 h. 25. De vifs combats se sont déroulés hier soir et pendant la nuit sur tout le front de Croisilles au nord de Gavrelïe. L'ennemi a lancé de nombreuses et violentes contre-attaques et a subi des pertes énormes. Toutes nos positions gagnées hier ont été maintenues. Nous avor.s progressé à l'est de Monchy-le-Preux et aux environs de Rœux. Ce matin, une contre-attaque particulièrement violente contre le village de Gavrelïe a été complètement repousste. LE CHIFFRE DES PRISONNIERS ACTUELLEMENT DENOMBRES A LA SUITE DES COMBATS D'HIER DEPASSE MILLE CINQ CENTS PARMI LESQUELS TRENTE OFFICIERS. BEAUCOUP D'AUTRES SONT ENCORE ANNONCES. PENDANT LA NUIT, AU SUD DE LA ROUTE BAPAUME-C AMBRAI, NOS TROUPES ONT CACNE DU TERRAIN SUR UN LARGE FRONT A L'EST D E-PEHY. ELLES ONT ATTEINT LE CANAL DE SAINT-QUENTIN AUX ENVIRONS DE VENDHU1LE. PLUS AU NORD, LES VILLAGES DE VILLERS-FLOU1CH ET DE BEAUCAMP ONT ETE ENLEVES. UN CERTAIN N0M3RE DE PRISONNIERS ONT ETE FAITS. 22 h. 15. Les renseignements complémentaires sur la bataille d hier montrent que la lutte a été particulièrement acharnée. Sept divisions allemandes ont été engagées sur le front Groisilles-Gavrelle. Un certain nombre de position importantes au point de vue tactique ont changé pJusieurs fois de mains mais sont toutes restées en notre possession sauf quelques bâtimems au nord de Rœux. Non seulement les fréquentes contre-attaques ennemies ont ete bri-cées par le tir de nos masses d'artillerie mais encore ceux des assaillants qui avaient réussi à franchir nos barrages ont été fauchés par nos feux d'infanterie et de mitrailleuses. Un corps d'armee britannique a fait des prisonniers appartenant à quatre divisions allemandes. Nos troupes ont progressé sur toute l'étendue du front. AUJOURD'HUI, DES COMBATS TRES DURS, QUOIQUE D'UN CARACTERE MOINS ACHARNE QUE CEUX DE LA VEILLE. ONT EU LIEU EN DE NOMBREUX POINTS DU FRONT DE BATAILLE. NOUS AVONS POURSUIVI NOTRE PROGRESSION ENTRt LA SENSÉE ET MONCHY-LE-PREUX POUSSANT NOTRE LIGNE JUSQU'A QUELQUES CENTAINES DE METRES DE FONTAI-NE-LES-CROISILLS ET DE CKERISY. Dans l'après-midi, une attaque ennemie exécutée par des forces considérables dans les environs de Gavrelïe a été brisée par notre artillerie et a reflué en déso*ore sous notre fou. PLUS DE DEUX MILLE PRISONNIERS ONT PASSE DEPUIS HIER MATIN PAR NOS POINTS DE CONCENTRATION OU IL NE GESSE D'EN ARRIVER DE NOUVEAUX. Le nombre des combats aériens a été hier plus élevé que de coutume. Nos pilotes ont attaqué avec plein succès les aéroplanes ennemis partout où ils les ont ren-contrés pénétrant profondément dans les lignes allemandes, bombardant les voies ferrées, dépôts et aérodromes et forçant l'ennemi au combat. AU COURS DE CES ENGAGEMENTS, QUINZE APPAREILS ALLEMANDS ONT ÉTÉ DETRUITS, VINGT-QUATRE AUTRES CONTRAINTS D'ATTERRIR, DESEMPARES, SONT VENUS POUR LA PLUPART SE BRISER SUR LE ËOL. UN GRAND AVION BI.MOTEUR, A TROIS PLACES ALLEMAND, A ÉTÉ ABATTU DANS NOS LIGNES ET SES PASSAGERS FAITS PRISONNIERS. DEUX SEULEMENT, DE NOS APPAREILS NE SONT PAS RENTRES. COMMUNIQUES FRANÇAIS 14 heures. Dans la région de Saint-Quentin et de l'Oise, notre artillerie a pris sou3 son teu des batteries ennemies et les a efficacement contrebattues. Deux reconnaissances allemandes qui tentaient d'aborder nos lignes vers îtan-court ont été repoussées avec de fortes lier-les.Violente lutte d'artillerie dans la région d'Hurtebise, de la vallée Foulon et de Craonne. Des actions de détail nous ont permis de progresser et d'améliorer nos positions sur le plateau du chemin des Dames et vers Juvincourt où nous avons enlevé un poste allemand. Au nord-est de Reims, nous avons fait échouer deux coups de main de l'ennemi qui nous ont procuré quelques prisonniers. En Champagne, combats à la grenade au cours desquels nous avons tait également des prisonniers. Nous avons exécuté avec succès des tirs sur les voies de communication ennemies. Près des Eparges, une de nos reconnaissances a pénétré dans les lignes allemandes et a ramené des prisonniers après avoir détruit plusieurs abris, 23 heures. La journée a été marquée principalement par ties actions d'artillerie sur l'ensemble du front. Nous avons continué nos tirs de destruction sur les batteries et les organisations ennemies dans les régions de Saint-Quentin, de l'Oise, de Carbeny-Juvincourî et en Champagne ; des explo- ■ s, en s ont été constatées dans un certain ' nombre do batteries. ' Nous avons ramené quatre obusiers allemands de 1G5, capturés'au cours des récents combats sur le plateau du chemin des Dames et non compris dans les chiffres précédem/nt donnés. Près de Moronviliers, nos éléments légers ont pénétré après une courte préparation d'artillerie dans les tranchées allemandes qu'ils ont trouvées remplies de 1 cadavres. Rien d'important sur le reste du front. COMMUNIQUE BELGE L'activité de l'artillerie sur le front belge a été intense au cours de la matinée du 24 avril. — WVVW -- , LES : MâaŒUVflES BOCHES Dîs histoires fantasmagoriques sur i'abiicaiian du Kaiser cJ les réfornus démocratiques Depuis quelque temps, un bruit dont il était impossible de fixer l'origine, courait ■ dans les pays neutres : Guillaume ÎI songerait à abdiquer. En Italie, où ce bruit était parvenu de Suisse, on estime qu'il a été lancé dans l'intention d'émouvoir les esprits dans les pays alliés, d'y faire lever les germes paciiistes et de dérouter les gouvernements de l'Entente dont l'union se resserre toujours davantage. Le Corriere d'Italia fait le récit sensationnel que voici : « Au cours d'un « conseil de famille », un membre plus courageux que les autres fit comprendre que l'empereur aurait pu sauver la situation en faisant le même geste que le tsar. Guillaume II devint blême et, voyant que tout le monde était du même avis, quitta la sale en murmurant : ci Nous verrons. » « Il aurait réuni — le soir même — un aure conseil de famille anquel assistèrent Bethmaran-Hollweg et quelques ministres, mais on ignore quelle décision fut prise, d Sans nous arrêter davantage à un récit tellement peu vraisemblable, nous signalerons plutôt à l'attention l'autre genre de mirages que fait jouer obstinément la propagande allemande en Amérique. Depuis que les Etats-Unis sont entrés dans la guerre, les correspondants s'efforcent de dépeindre aux yeux des Américains une Allemagne nouvelle, urne Allemagne où l'empereur prend la tête du mouvement libéral, une Alemagne démocratique, une Allemagne wilsondenne. Le problème de la modernisation du système électoral prussien, qui abolirait l'ancienne méthode, basée sur le montant dos taxes payées, n'est plus, télégraphie l'un d'entre eux, qu'une partie infime clu mouvement beaucoup plus étendu en faveur de la révision de la Constitution et de l'établissement d'un ministère responsable devant lo Rcichstag. Un mouvement se répand dans toutes les parties de l'empire et il y a un fort sentiment en sa faveur, I.e parti progressiste bavarois s'est nettement prononcé hier en faveur d'un gouvernement parlementaire. z Les socialistes, les progressistes, les radicaux, une partie des nationaux-libéraux sous la direction de Streseman, et la portion démocratique du parti catholique du centre, sous la direction d'Erzberger, sont maintenant englobés clans ce mouvement que l'on considère d'une importance telle que la réforme électorale prussienne ne devient plus qu'une question secondaire et sera la conséquence naturelle de l'établissement du gouvernement parlementaire.Quant à La réunion de la commission constitutionnelle du Reichstag, elle est déjà renvoyée au 2 mai. D'autre part, les correspondants germano-américains r.e semblent pas se douter que constitution-tellement ie Reichstag n'a aucun pouvoir, même celui de suggérer une réforme à la législation d'usn quelconque des Etats confédérés, etc. Le bon billet, remarque le Temps, qu'on donne là à la démocratie américaine 1 vwwv— ÉVËHEMENTFDE RUSSIE Le torpillage âuZnra a faifgrandeimpression sur les socialistes russii Londres, 24 avril. Le steamer Zara ramenant des exilés en Russie a été torpillé lo 13 avril. Cinq passagers ont disparu. Selon le correspondant du Daily Chro-nicle à Pétrograde, la nouvelle de ce torpillage a produit une profonde impression diaris les cercles socialistes de Pétrograde. Les social-démocrates avaient espéré que leurs rapports avec le prolétariat allemand leur aurait valu un traitement de faveur de la part du gouvernement allemand. Le torpillage du Zara a dii^ipé ces espérances. Parmi les vieitmes se trouve le fameux gt populaire Kairpovitch. LES LEÇONS DU PAYS OPPRIMÉ UIST Bel exemple ie tolérance de l'administration communale D'ANVERS Elle met 40,000 francs a la disposition des écoles libres pour babiller les premiers communiants On n<5 rendra jamais assez hommage à l'esprit d'union dont s'inspirent nos compatriotes du pays opprimé. Hier, nous citions l'exemple de prêtres de M aimes se laissant condamner et emprisonner plutôt que de concourir, même indirectement, à l'organisation des déportations d'ouvriers. Aujourd'hui, nous éprouvons la même joie à souligner l'attitude de l'administration communale libérale d'Anvers à l'occasion de la première commun-ion. Voici ce que nous lisons dan6 la Métropole : La première communion pour les enfants d'Anvers est fixée au 27 avril. Le nombre de ceux qui tombent à charge de la bienfaisance publique pour être convenablement habillés à cette occas.on est beaucoup plus grand que les années précédentes et les charges sont d'autant plus considérables que le prix des étoffes a augmenté dans de très fortes proportions. C'est ainsi qu'un costume de premier communiant, qu'on pouvait avoir antérieurement pour 45 francs, coûte aujourd'hui de 85 à 90 francs ! On évalue à quelque 1.200 le nombre des enfants qui doivent être habillés par les so ns du Bureau de bienfaisance, ce qui nécessite donc une dépense de 100.000 à 110.000 francs. Malgré cela, l'administration communale a eu ce beau geste de mettre une quarantaine de mille francs à la disposition des comités de l'enseignement libre afin d'alléger les charges des écoles paroissiales. Applaudissons, et de tout cœur, à ce geste de braves gens et saluons-y cette volonté qui s'a.ffirme chaque jour par mille et un traits chez nos compati'iotes opprimés de vivre fraternellement unis, loin des excès des vieilles querelles de classes et de partis. 11 y a là un admirable exemple dont nous avons tous à faire notre profit, que nous soyons de droite, de gauche, ou d'ex-trême-gauche...■ ■ www LE PAPE PROTESTE contre les dévastations Rome, 24 avril. Le Souverain-Pontife a fait remettre au gouvernement allemand une protestation formelle contre les dévastations et les déportations ordonnées par le haut commandement allemand au moment de l'abandon des régions de Roye et do IS'oyon. Les crimes de l'ennemi dépassent toute idée Londres, 24 avriL Cinq députés anglais, MM. Shirley Benn, Evelyn Cecil, T.-P. O'Connor, Goldstone, Henry, écrivent au Times, à la suite de la visite qu'ils ont faite aux régions françaises dévastées par les Allemands. s Les c/riiTAes commis par l'ennemi contre la ponulaiion civile et «a propriété dépassent vraianent toute idée. Nous espérons sincèrement que ces crimes ne seront pas oubliés lorsque nous exigerons de lAllemagne réparations et irétr.buitions dans les termes do la paix. » —.— vwwv — LA RIVE GAUCHE OU EH1N Le Comité de la rive gauche du Rhin qui comprend des personnalités françaises <« de toutes les opinions, de toutes les croyance et de tous les partis » a donn* dimanche, à Paris, sa deuxième conférence publique. Salle comble et enthousiasme très vif. M-.^le déiputé Fernand Engenand, qui présidait, et M. Georges Lecomte, ont exposé longuement les raisons qui s'imposent à leurs compatriotes de faire de la propagande partout, partout, afin que le Congrès de la paix « ramène l'Allemagne sur la rive droite du Rhin », afin qu'il n'y ait plus « aucun soMat prussien sur la rive gauche du Rhin ». Les guerres modernes ne sont plus faites par des armées de métier. Elles sont faites par des armées nationales, par des nations armées. Elles sont extrêmement longues, ruineuses et sanglantes. Elles doivent avoir pour cons-équence que les gouvernements des peuiples vainqueurs ne peuvent pas signer un traité qui ne"garantirait p>as d'une façon efficace et durable notre sécurité et notre relèvement économique. Il faut, ont. déclaré à p-lusieurs reprises les deux orateurs au milieu des acclamations de toute l'<asseanAJée, il faut que la victoire nous donne la frontière stratégique du Rhin, les gisements de houille, de fer, de potasse, les richesses agricoles, commerciales, industrielles des pays rhénans.www LA Consommation do la viande en Franco A partir d'aujourd'hui, la consommation de la viande, quelle que soit la forme de sa préparation, est interdite aux repas servis à partir de 18 heures, sauf les dimanches. Les bour cheries et magasins de conserves de viande seront fermés tous les jours à partir do 13 heures. La volaille, le lapin et le gibier sont considérés comme viande. LA CRUAUTÉ ALLEMANDE LE MARTYRE ssi linim sïicEi t siîîii Un récit émouvant d'un Français témoin des souffrances de nos compatriotes Nous étions à Noyon et nous attendion l'aimable officier qui nous pilotait et ou était allé prendre des ordres au Q. G. iris tallé dans une des petites vieilles maison de la place. J'avais rencontré au bord du trottoir uj ■grand diabile blond, et j'essayais de sa voir, par lui, quelques détails sur l'occu potion. Mon bonhomme était sourd, mai partait volontiers. 11 me conta qu'il étai un évacué de Siaint-Quentin et que, depui bientôt trois mois, il demeurait par ]; force des choses à Noyon. Puis, sans transition, il me dit : « Les Belges, Monsieur, sont encor pdus malheureux que nous ! J'en ai vu ici qui ont bien souffert l » Il vit à me yeux et au geste que je fis pour l'invite à parler que son histoire m'intéressait e voici le récit qu'il me fit. Je n'y chang pas une virgule : — Un matin de février, vers les d.'x heu res, nous vîmes arriver sur la place uni colonne de civils entourés de quelque; soldats allemands. Un lieutenant donm l'ordre de s'arrêter près de la fontaine e nous assistâmes au spectacle ordinaire au quel nous étions habitués : les soldat déposent lourdement les armes, relèvent 1< jugulaire et allument leur pipe tandis qu< les évacués exténués et épuisés — trou peau lamentable '— se laissent tomber su: ces malheureuses se jetèrent à terre litté fermés dans les plus épouvantables souf frances morales et physiques. Il y avait environ une heure que ce: malheureux étaient là, sous la pluie, lors que, du haut de la place déboucha uni autre colonne. Ah ! quel spectacle, Monsieur ! Nom vîmes arriver une trentaine de femmes jeunes ou vieilles et dont quelques-une: tenaient dans leurs bras des enfants L'iimipression sur nous fut terrible et ji frémis encore en pensant à ces miséra bles femimes qui se traînaient à peine. Les Boches poussèrent leurs victime: près de la fontaine, à côté dés hommes e ces malheureuses se jetèrent à terrelitté ralement abruties de fatigue et trompée: de pluie. Noue eûmes vite fait de savoir s'il s'a gissait de Belges qui arrivaient des envi rons de Courtrai et qui avaient refusé d( travailler (pour les troupes allemandes e1 que dès lors, en signe de punition, on Irai naît ainsi de village en village, le long des routes, pour l'exemple. Bientôt, les habitants de Noyon sortî rent de chez eux et apportèrent aux pauvres gens qui du pain, qui de l'eau, qu du chocolat ou de la charcuterie : on donnait ce qu'on pouvait, mais on donnait. Les sentinelles allemandes ne semblait»! du reste pas s'ajpercevoir de ces gestes df solidarité dans la douleur et nous liais, saient faire. Mais tout à coup surgit l'officier <ra commandait la colonne. Blond, maigre pincé dans sa tunique, l'air méchant, i! cria de ce ton guttural qui leur est particulier. un ordre et l'on vit les sentinelles, à coup de crosse, repousser avec brutalité les habitants de Noyon et isoler ces mialheureux Belges. L'officier était entré à la mairie. 11 en sortit bientôt accompagné d'un habitant de Noyon, M. Leb|ecq, flanqué de deux soldats. . . II fit signe au sergent et celui-ci donna l'ordre de se lever aux pauvres gens qu'ils traînaient. Et savez-vous, Monsieur, ce qu ils firent alors ? C'est une honte. Us amenèrent dans le pré de M. Lebecq les hommes, les femmes et les enfa.nts et les y enfermèrent comme du bétail. Puis, ils mirent trente sentinelles en armes autour du pré et défense fut faite à quiconque d'appro. cher. ,. , • Songez que le pré était rempli de boue et qu'on enfonçait dans vingt centimètres d'eau. Songez qu'il y avait là de pauvres vieilles femmes, et des mamans tuempées de pluie et grelottant de froid. Songez qu'ils traînaient derrière eux de vieux-belges au moins sexagénares. Peu leur* importait : ils laissèrent là toute la jour» née, toute la nuit et la matinée du lem demain, sous les intempéries, ces infortu-, nées victimes de leur barbarie. L'après-midi, à la grille qui sort den-i trèe au pré, un écriteau, fut affiché : « Ces Belges refusent notre travail ». « Défense de parler ou de leur donne! à manger ». « Par ordre ». J'ai copié le texte, mais j'aurais voulij conserver l'écriteau. C'est Si. Lebecq qui a dû l'enlever, lorsque le soir, enfin, la triste troupeau fut expédié plus loin, vers un autre lieu de souffrance. Et voilà, Monsieur, quel spectacle nous d.ûmes voir. Et voilà pourquoi nous admirons, sans réserve, ces Belges qui souffrent, qui préfèrent la mort, mais qui nJ cèdent pas et ne veulent pas travaille! pour aider l'ennemi dans son infâme be< SOgne' A. DE COBART. (Agence Paris-Télégrammes.) -—W/WW l-( pgt!& L3S PRISONNIERS SE 5'JERES ayant subi deux ans de captivité Londres, 24 avril. On annonce officiellement que d** dêt Marches viennent d cire entreprises (tua crès du gouvernement allemand, en vui in transfert réciproque dans un payi 'n uire des prisonniers de guerre, offi* :?ers et soldats, dont la captivité a 4ur4 olus de deux ans.

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