Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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29 October 1915
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s.n. 1915, 29 October. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 07 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/sn00z7255s/
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2VANNÉE.—Série nouvelle, - N* 552 he numéro ° 10 Centimes (5 CENTIMES AU FRONT} Vendredi 29 Octobre 1915 Rédaction & administration îbb lit ii Bonrsa — LE HAYRE Téléphone: Le Havre n-14,05 9i?ecteuï : FER84HD fiESEâl1 fentes les communications concei r.an Sa rédaction doivent être adressée s8u ,rne de la Bourse, Le Havre• LONDON OFFîCEi g1,Panton Street (Leicester Square) s, w' LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS Franco 2 fr. 50 par mois. » .... ... 7 fr. 50 par trima3tr» Angleterre...: 2 sh. G d. par mois. • .... 7 sh. 8 d par trlma.Hr» Hollande.. 1.25 florin par mois. » ..3.75 flor. par trimestre. Autres pays.. 3 fr. » pir mois. » .. 9 fr. » par trimestre PUBLICITÉ S'adresser h l'Administration du journal su Havre ou à Londres Annonces 4* page: Ofr. 40 la 11go Petitesannonces4* paga: 0fr.301atlgn» Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de publia oitô, 1o, ruede la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. Quotidien Iseiye paraissent au Havre Nouoeau rameau cTolfuier allemand K.vjs ne sommes pas au renom eau. Néanmoins les rameaux poussent, poussent sur les oliviers allemands... « que c'est une bénédiction », comme disent les ruraux de, chez nous. Il est vrai qu-e ce sont des oliviers cultivés 'On serre chaude, par les offices de la .propagande de Berlin. Nous en avons découvert un, l'autre jour, dans un journal de la Suisse alémanique (« National Zeitung » du 19 septembre 1915). Ce journal assurait, de source bien informée que l'Allemagne, une fois en état de réaliser son avenir économique du côté de l'Orient, serait toute disposée à faire la paix avec la France. L'Empire allemand était animé, affirmait le journal, d'un rare esprit de conciliation- Pas d'écrasement de lu Franco I Pas de conquêtes allemandes sur le front ouest î Ses destinées futures, l'Empire les plaçait vers l'Est, « nach Os-ten r dans la réalisation de la grande voie Hamliourg-Constantinople-Bagdad, et... les Indes, d'une part, Hambourg-Constantmo-iple-Suez et les mers asiatiques d'autre part. Lo seul ennemi réel de l'Allemagne, c'était l'Angleterre; au prix de pouvoir rester seule aux prises avec elle, l'Allemagne ferait preuve de générosité vis-à-vis de tous ses autres adversaires d'aujourd'hui. Le monde étonné allait assiter à la transformation à vue de Guillaumell le Conquérant en Guillaume II le Magnanime. C'était un premier rameau, timide, d un yart tendre, et poussé un peu gauchement. En voici un second, enté sur le tronc d'un autre journal de la Suisse alémanique,mais celui-ci, le n Berner Tagblatt », à la différence, semble-t-il, de la « National Zeitung », est un organe délibérément ererma-iiophile. au point que les Suisses, gens parfois d'une ironie cruelle, prétendent qu'il y a une abréviation dans son titre et pour être complet il devrait s'écrire : « Ber(li)ner Tagblatt ». Et bien donc, le « Ber(li)ner Tagblatt » du 14 octobre 1915, n° 479, gémit à son tour mi-sérieordieusement sur le sort malheureux de Ta France, sur la fatalité qui la lie à l'Angleterre et à la Russie pour faire la guerre aux puissances centrales : « Epou- I1 >«-»teiblo draine ! » mtitule-t-il son article, f Cette, épouvantable, chaîne qui « pend au cou de la France », c'est le pacte de Londres : « le traité en vertu duquel il lui est interdit de conclure une paix séparée ». Evidemment, cela gêne énormément te '« Ber(lii-ner Tagblatt » — pardon, l'Allemagne, dont le iouroal de Berne est le porte-voix. Écoutez-le gémir hypocritement sur la grande pitié de France : « Aujourd'hui aussi la Franco pourrait obtenir ■le l'Ai-emagne une paix tout-à-fait honorable (oincu ganz rinst-àntligen Frieden crhaltenl avec quelques dépens (mit einigen Ëinl ussen) naturellement, mais sans que son existence en tant TfuT'.i-Nî- fût menacée. Jamais l'Allemagne n'a eu l'intention do détruire complètement la France eon mû Etat, ainsi qu'on ie projt-llô en Angleterre en e qui concerne l'Emrtiro allemand. M'<is ce funeste traité empôdie les Finnçais, alors qu'ils voient a présent l'impossibilité île vnincre l'Allemagne, de conclure la paix avec l'Empire. [.'Ai . v' i'.'Y' n'éProuvero pas d' ' ' longtemps le bèse/n rte faire la nnLx. Sur son île. ciio résistera à In f:-<ne encore' longtemps. beaucoup plus lons'loiaps que la Russie et la France. » Le bon apôtre continue : « On no comprend pas du tout comment des ciiiplc maies perspicaces ont pu signer un semblable Imité. entièrement au profit de l'Angle, terre. L'Angleterre a, il présent, le moyen d« lirer en 1 : ncueur. à son gré, le combat- à mort d* la pauvre Franco. » Suit alors une historiette romanesque sui les origines du pacte : « -D'après co quo nous mnrenons. l'histoire d< la conclusion do ce traité serait la suivante «.prés la première avance allemande, le minfstri i]r- l.i '•■uc-i-ro d'alors, Messimy, reconnut que 1; Frai .-e allait û une défaite. Il était pour cetti rai.- a partisan de conclure rapidement la pab r-;, il ait d,''lit S pou prés l'agile le président i - s n mis >■<' f"t Delcassé qui, rapalemenl, con r-Uit - laé.aiant traité avec l'Anaieterre et li ï;i:- .: -, Tendis ou'au ministère on discutait à o su i -I or: sens divers, Delcasso fit répanTlre li t.-,40 par 'a presse, et le Gouvernement lu y 11 i I:') le.- bourdes dont so repaît l'opinior allemande. Conclusion du journal ber(li) I nois : a M. ir1 "liant cette lourde chaine met. à bas h Pra o. dont le Gouvernement compte des boni ncs qui voient tri's Wen qu'il serait dans l'intérê i cic ia Franco do s'entendre avec r Allemagne .» En cl'a.utrés termes, l'Allemagne a le plus grand besoin d'obtenir la paix de la Fran ce. Même les ours municipaux de Borne h comprendraient. Quand des olives auront poussé sur ci rameau-là le roi Albert sera rentré en vain queur à Bruxelles. BELGA. 3! n'y apas IL N'Y A QUE L'ALLEMAGNE DES PIL LftGES ET DES MASSACRES DON"! TOUS LES ALLEMANDS SONT SOLI D AIRES. C'est oo que ■disent en tenues très jus'e deux écrivains français qui ont de put longtemps étudie l'Allemagne et les Aile n-ands, .leaaina et Frédéric Réganey, dan un petit livre publié chez Bergc-r-Lev-Pault n Cette terrible guerre, éoriv-orit-ils, n'es ipas un occident, dont seuls quelques mili tairos, quelques bebareaux seraient rosçôn s-ablo.3. lt faut, en France, qu'on en finis® rvcc la perfide légend-e des deux Alterna gnes, l'une bonne, l'aïutre paaissienne. 1 faut m., [perce qu'est la véritable Allenui ■gne, colle qu'on nous cachait si soigneuse rnprd, qui s'est révélée, sans voiles no l'C'iut urio Allemagne nouvelle, liée de l'iir ét iiil!.- n o conquérant, mois l'Allemagu d'hier, de demain, de toujours, l'Allemagn dea 'invaaicns rêpétoos, des pillages, Te itki.i-i'i-'-.'-s, celle de F.rédôri'- dil. io Grani. cte Iii-iiOcirck-, do -taint d'autre.». - Ycrit..*' profonde dont on ni- aurait, je rcais assez se pénétrer pour le présent c flétrissure méritée I Nos lecteurs auront pu lire dans notre numéro d'hier l'arrêté ministériel révoquant MM. René Declercq et A. Jacob, directeurs de la et Vlaa.msche Stem », des fonctions qui leur avaient été confiées par l'Etat belge. Cette mesure était réclamée par l'opinion publique depuis le jour où il a été avéré que ces deux personnages étaient traîtres à leur patrie. Le gouvernement a voulu leur donner l'occasion d'expliquer leur conduite avant de les fraipper. Le châtiment qui les atteint n'en démontre que mieux la gravité de leur faute. Il sera ratifié par tous les Belges et les Flamands ne seront pas les derniers à y applaudir, eux dont les chefs autorisés ont depuis longtemps dénoncé la félonie des deux directeurs de la « Vlaam-sehe Stem ». Les sentiments du peuple flamand, nous en trouvions encore l'expression ces jours-ci dans un article éloquent do notre confrère « Ons Vlaanderen », le vaillant organe de l'ceuvre flamande de Paris : n Jamais, jamais, écrit « Ons Vlaanderen » (n° du 10 octobre), la Belgique n'oubliera tout ce qu'elle a souffert par votre faute, Allemands de traihison ! Que de bonheur vous avez détruit, que de souffrances vous avez causées ! Ceux qui ont été les contemporains de cette triste époque en parleront encore dans cinquante, dans quatre-vingts ans, et raconteront à leurs petits-enfants ce que notre Patrie aeni souffrir de l'Allemagne. » Cela n'est pas suffisant pour les générations qui naîtront plus tard. Les. forfaits des Allemands sont si <t kolossaux » que parmi nos enfants il y en aura peut-être qui diront. : « Mais, père, ce n'est vraiment pas possible ! » Nous devons conserver une leçon palpable des aibo.minat.ions commises dans notre pays par les armées allemandes; un témoignage incontestablo qui perpétue aux yeux de toutes les nations du monde et dans tous les siècles à venir, la barbarie des troupes allemandes- » C'est pourquoi nous ne gommes pas d'accord avec eux qui parlent dt<jà de la reconstruction complète de la Belgique. Reconstruire notre Patrie, soit; plus grande et plus belle qu'auparavant, soit; mais il doit rester un village, là quelque pnrt sur l'Ysor, fracassé en morceaux et en décombres, avec son église détruite et ses maisons brûlées; c'est là que plus tard nous irons en pèlerinage pour puiser dans ces ruines une nouvelle haine contre l'Allemagne; c'est là que passera tout le monde c.ivili9é et qu'il lancera son n na thème plein de mépris contre la barhare Allemagne qui a détruit sans nécessité tant de beauté et tant de noblesse, et a entassé sans nécessité les unes sur les autres tant de ruines et tant de décombres. » Quelle que soit leur langue, quelles que soient leurs idées politiques, tous les Belges sont unis dans ces sentiments à l'égard de leurs ennemia Le 'langage énergique d'ii Ons 'Vlaanderen » rapproché de l'article "Ue nous citions l'autre jour du « Bélgische Standaarâ » montre que personne chez nou3 n'est disposé à obéir aux suggestions des neutres qui voudraient qu'au lendemain de la guerre no-us traitions de nouveau les Allemands en « kamerades »... La fête ci m Roi Iiott f.e Courriel■ île l'Armée belge annonce que la fête du roi Albert sera célébrée avec beaucoup de. solennité en Angleterre le 15 novembre prochain. Il y aura une gronde manifestation organisée par la Ligue d-es patriotes.Notre confrère ajoute que des fêtes semblables auront lieu en France et en Hollande.FOC ÎÎO'S MORTS : »o« * ; On nous écrit de Londres qu'une messe ' pontificale de Requiem sera célébrée par Mgr Do Waehter, évêque auxiliaire de S. E. le cardinal Mercier, le mercredi 3 no-, vombre, à 11 heures, dans la cathédrale de , St-Cleorges St. Georges Road Southwark; , (S. E.) : POU'Ii TOUS LES OFFICIERS ET SOLDATS BELGES MORTS POUR LA , PATRIE. L'oraison funèbre sera prononcée par Monsieur le Chanoine Kernpeneer, professeur au grand séminaire de Malines. Chaque famille belge résidant à Londres regardera comme un honneur et un devoir d'être représentée à cette cérémonie patriotique. Un grandi nombre de trams et d'omnibus 1 s'arrêtent en face de la Cathédrale. Stations de l'Underground les plus rapprochées : ' Westminster Bridge Road; Eléphant and Castle. ' A Sainte-Adresse, un service solennel sera célébré en l'église paroissiale samedi à 9 h. pour le repos des âmes des fidèles défunts et spécialement des soldats dos armées franco-. belges, morts au champ d'honnéur. Le R. P. Rodand, prieur des Dominicains, ' prononcera une allocution. Au Havre, une mesie solennelle de Requiem sera célébrée, par tes soins du m Souvenir français »,en l'église Notre-Dame pour ; le repos de l'âme des soldats défunts des nations alliées, 1e jeudi 4 novembre. Nul doute que, comme l'année dernière, tes Belges habitant Le Havre tiennent à , assister en très grand nombre à ces ocré-; montes. SUR LA TOMBE DES SOLDATS DES i ARMÉES ALLHSES : Samedi, à -3 heures de I'aiprès-mS-di, une t cérémonie patriotique, organisée sous les - auspices de l'admiinislration communale du - Havre, aura lieu au cimetière die Saimte-3 Marie. Le gouvwnemeint belge, invité à y assis-1 ter, v sera représenté par M. Carton de - Wi'art, ministre de la Justice. Une couronne sera déposée sur la tombe des héros de la i guerre, avec cette inscription : tt Le gouvernement belge aux soldais 'les armées alliées et amies, morts au c-hamp 0 d'honneur. » S ut. i • — New-York. — Un télégramme de Manille annonce qu'un typhon a ravagé Lu- - cou, tuant- SOO personnes et. on blessant 800, t ' l,< - dégâts causés aux r.'coites de chanvre et d-' ri'/, sont énormes. [ii!is'iiiiilliiii| LE BOURGMESTRE DE BERLIN SOMME LS GOUVERNEMENT B'ÎNTERVENIR Cela va de mal en pis en Allemagne et les nouvelles que laisse filtrer la censure accusent une situation vraiment très grave. D'après une dépêche de Copenhaguoj à Berlin la crise a pris le caractère d'une panique. Les classes pauvres sont menacées de famine. Les femmes prennent d'assaut les boutiques et pleurent pour obtenir de la nourriture. On voit partout des glaces brisées.Le Vorwaerts dy 22 octobre nous apporte un long pomipte-rendu d'une séance du Conseil municipiai où tous les partis se sont trouvés d'accord pour réclamer une in-ter-vemt.ion du gouvernement. Le bourgmestre lui-même a prononcé un discours très énergique où il a déclaré que 1e « 1e gouvernement doit, agir rapidement-, car il y a péril on la demeure, n Le Vorwaerts approuve ces paroles et ajoute que les communes ne pauvenlt nlus rien faire pour amé'-i rer la siltiali'on.- Cette crise est d'ailleurs grave partout. Le et rrespondan-t du Maasbode en West-phalie dit. que les. protestations contre tes liante pr'x des vivres font place à une opposition organisée et urne dépêdfoe de Dresde au TaegUclie Rundschau annonce q-ue le •premier bourgmestre de cette ville a reçu une délégation de femmes des classes ouvrières venues pour lui exprimer la' profonde misère dans la-quelle olles se trouvaientD'autres dé-pêches se plaignent; des difficultés die ravitaillement ou lait, en légumes e[ surtout en pommes de terre. Deux ..traits bien signifieaitiïs : Unie; dépêclte de Genève dit que les aufo-rités militaires -nltemaiWiies font savoir qu'il Yr'ûst pas pnssiWe do prendre en considération la péfttion demandant que tes parties die cuivré des fourneaux de cuisine, bouil-tettes, cendriers-, etc.,' ne soient pas réquisitionnées.Urne a.'iiilre, de La Haye, dit qu'à Munich on e défendu de brûler, ie jour des Morts, des bougies et des lampes à huile sur tes tombas ou dians les chapelles funéraires. Les Alliés -dans , les Balkans L'intervention russe.— La situation en Grèse. — Un appel de ia Ser'jie I,'intervention des Russes en Bulgarie parait imminente, i,'armée expéditionnaire serait commandée par 1e général bulgare Radko Dimitrieff, qui est ictuellement à Bucarest- chargé de lia mission d'obtenir lo passage sur te territoire roumain. Peut-être v . est-il aussi pour enrôler et armer les 12,Ot)0 soldats bulgares qui, selon les dépêches d'Athènes, ont déserté en Roumanie. Si la Roumanie ne consent pas à livrer passage à l'armée russe, il reste à l'intervention russe la ressource d'un débarquement. Les transports réunis à Odessa dans œ but s'élèvent à plus de 400. M. Radcslavoff a déclaré que l'offensive bulgare avait comme seul objectif l'occupation de la Macédoino : à cela se borneraient les engagements qui lient la Bulgarie à l'Allemagne. Cette déclaration est répandue par la T. S. F. officielle allemande : est-ce une manœuvre pour éviter des. malheurs à la Bulgarie au cas où les affaires tourneraient mal ? Les ministres de BuJg-ario et île Turquie à Athènes ont eu des conversations avec M. Zaïmis au sOjet du débarquement des troupes alliées à SalonAqiue. Il est probable que ces démarches ont eu pour but de créer Ile droit, -pour les troupes bulgares et turques, de poursuivre, le cas échéant, les Serbes et leurs alliés jusqu'en territoire grec. En Grèce, les journaux vénizélistes continuent à réclamer l'intervention. Une crise ministérielle reste possible ; le cabinet, appuyé par la reine, a vivement désapprouvé 'l'idée d'un voyage du roi à Salonàque. Mais 1e rod Consteniin est déterminé à imiaintenàr sa volonté et il déclare, écrit 1e !Daily News, que sa place est à la tête de sos armées, afin de défendre l'intégrité du 'territoire grec si celte défense devient nécessaire.Il y a eiU' un incident à la frontière grecque ; près de Doiran, des comitiadjis" bulgares orut attaqué des gardes-frontière grecs ; ils ont été repoussés. En Bulgarie, l'armée ne parait pas se soumettre de bonne grâce à la tutelle allemande ; 1e correspondant de l'Exchange Telegraph à Copenhague déclare tenir de bounif) sou/nœ qtue deux généraux bulgares ont été assassinés par leurs propres soldais. Lies assureurs anglais acceptent une prime de cinq guiiiuées pour cent des polices d'assurances contre la perle totale de biens situés en Bullgariie si te roi Ferdinand est encore stur te trône 1e 30 juin 1916. Unie prime aussi basse, dit te Times, indique que, dans l'opinion dies assureurs, le risque contre lequel on s'assure n'est pas grand. M. Pachitch, président du conseil des mimastres en Serbie, a adressé à deux amis die Londres, pouir qu'ils le fassent connaître à la nxitikœ,, un appel suprême en faveur de son pays. Îî BENOIT XV PROTESTE CONTRE LE BOMBARDEMENT DE VENISE Une déipêche cte Rome dit que le pape, dès la réception de la nouvelle du bombardement de Venise par des aéroplanes, a télégraphié au patriarche de Venise, Mgr Lalontaine, pour lui exprimer sa vive douleur et demander des détails sur les dégâts suibis par les monuments et les églises. Dans les milieux du Vatican, on pense que le souverain pontife ne manquera pas de flatire entendre sa protestation contre l'inutile barbarie en publiant un document officiel comme celui adressé à l'évêque de Riinlm, loc^du bombardement maritime , de cette ci" ON HOMMAGE DK LA BELUIQlJK A LA MÉMOIRE DEMISS GAVELL un telegramme du gouvernement belge M. Carton de Wiart, ministre de la Justice, a adressé, au nom de la Belgique, à la mère de miss Cavell, 1e télégramme suivant : n Le Gouvernement belge s'incline avec émotion et respect devant votre douleur. Notre population tout entière associe dès aujourd'hui en un même sentiment d'admiration et 'de reconnaissance 1e nom de Miss Edith Cavell à celui de tant de femmes belges tombées en martyres de la barbarie allemande et dont le sang innocent fera germer de nouveaux héroïsmes pour la défense de la civilisation. » LES PROTESTATIONS EN FRANCE La municipalité de Paris, 1e conseil général cte la Seine, ont protesté, par l'organe tic leurs présidents respectifs, contre l'odieux assassinat de miss Cavell. La -commission des Affaires extérieures de la. Chambre des Députés a également voté à l'unanimité 1e texte d'une protestation. LES DERNIERS MOMENTS DE LA VSOTÎME Un correspondant de l'Indépendance il-inne des détails nouveaux sur l'exécution de miss Edith Cavell. Contrairement à ce qui fut dit. d'abord, miss Edith Cavell ne fut pas transférée tans une maison particulière, pour ^y être '-xùauifcée, mais au Tir national. C'est là yqiue se déroula la tragédie, ——-o> ■ ily a nn DiflflDonr nos aviateurs!... )JO« (De notre correspondant au front) 23 octobre. J'ai fait ressortir plus d'une lois la hardiesse dont nos aviateurs font preuve. Tout récemment encore, j'avais été stupéfié du peu de hauteur que prenait un de nos aétros monté par B... et de W... pour observer tes positions et tes mouvements de l'ennemi ers 1e bois de Merckem. Outre tes habituels shrapnels, tes fusils et mitrailleuses boches crépitaient pour abattre l'avion avec une intensité telle que l'officier avec lequel je me trouvais dans un abri, un peu en arrière des tranchées, se précipita vers celle-ci croyant à une attaque. I Je. ne fus pas étonné en voyant, peu de ïém-ps «pris, au terrain d'atterrissage, l'avion percé de plusieurs baltes; l'une avait troué 1e capot de part en part, de bas en haut, à moins de cinquante centimètres dos aviateurs. Une petite fraction de seconde plus tard, la balle eût percé les deux hommes. Un rien de vitesse de plus de l'avion, c'eût été la même chose. Mais nos aviateurs sont coutumiers du fait, et il y a belle lurette que l'on ne compte plus tes blessures faites par les balles et les slirapne'ls dans tes appareils. l.a plus extraordinaire aventure est arrivée cette semaine à deux de nos aviateurs,-tes lieutenants Geubel-s et do Crombrugghe qui étaient allés en biplan vers Zecbru-g . Un avion cte chasse boche beaucoup plus lapide qu'eux a dûehargé presque à bout Pétant sa mitrailleuse sur eux, sans presque égarer une seule balle; ils purent néanmoins rentrer dans nos lignes. Us volaient a envi-K.n&600 mètres •d'altitude entre Zeebrugge et Heyst quand un bruit anormal les surprit sulii d'un ralentissement su-bit du moteur L'observateur so retourne vers le moteur situé à l'arrière et remarque immédiatement un avion de chasse allemand derrière eux, en train de vider sa mitrailleuse. II arme la sienne, fait faire demi-tour. Mais l'avion ennemi refuse le combat et descend imMa"oteur a été, au cours du combat percé de plusieurs "balles. Au lieu de tourner à 1,800 tours à la minute,U en donne ^ ! je suis blessé, s'écria te pilote, je crains do devoir atterrir on I-Iollande! — Le vent du Nord est assez violent pour nous aider à regagner au moins Meuport, riposte l'observateur. — Impossible avec le moteur à cette nllure Prisonnier en Hollande, prisonnier en Allemagne, c'est la même chose. — Courons alors te risque de retourner. ■' — Oui et- courage, courage, courage! . Co bref propos échangé, nos aviateurs piquent vers te, Sud' en descendant continuellement. et sans dévier de In ligne droite pour ne r>as perdre un seul instant, ne pouvant s'écarter de la route la plus courte malgré les shrapnels qui allaient inévitablement la S'Vautre danger maintenant se P^sente... Les batteries contre avions dont-la cote est farcie et celtes de l'intérieur croisent, -leurs feux sur cet audacieux nêro qui vole si bas et si lentement. Il plane au. milieu des nuages blancs et. noirs des éclatements d'obus Les toiles sont percées, le fuselage est- atteint.. -- montant est brisé, plusieurs autres percés. Arriveront-ils? Oslende est dénassê: —«ai» à 1.100 mètres On descend t-oniours: voilà T omharlzvde à 600. La fusillade et la mitraille de se îoignent a la. canonnade. La route cte nos braves est, marquée d'un nuage blanc, qu'étire 1e vent en un cirrus sans fin, F/nfin l'estuaire de lYser. Ouelques minutes pprès, 1 avion p£ut at-terrir dans une praiiHe. I es aviateurs des-eendent.pâles d émotion et font le tour de l'ait-narerl. f.e moteur est criblé de baltes un cvVndre est percé et une bougie coupée. Les ailettes sont enlevées nar endroits. Le réservoir a reçu deux balles, l'une fi cflfé de l'autre. L'hélice est. trouée, près du centre heureusement, car sinon la balle en eût arraché le bout.. I.a toile est trouée partout. Le capot est comme une éeu-moire Une balle e«t passée juste derrière le coude de l'observateur. Mais où est-elle allée après 1e ehançard est. indemne. Un longeron cassé' deux montants aussi. L'imperméable du niiote est troué è la manche, la balle a effleuré le bras. Des fils d'acier pendent, venus on ne sait d'où. L'appareil est ramené au champ d aviation. Les autres aviateurs contemplent d'un mil étonné tous ces dégâts, puis regardent les rescapés. Comment ont-ils bien pu revenir Ah nui! Il faut, vraiment au'i Iv ait un venir' Ali oui! Il faut vraiment ou'il y ait un Dieu 'pour nos aviateurs et qu'il aime tes braves, les hardis, tes têmérai^^^ LA SITUATION MILITAIRE Jeudi, 28 octobre, midi Chacun mesure aujourd'hui l'étendue do l'avantage nerdiu en ne renforçant noiint à l'heure Voulue le front de Serbie. L'échec ne plus sanglaintTiuirait pu être infligé aux envahisseurs qui,répartis suit quatre fron-ts> — Drina, Danube-, Timolc et Vardar. — étaient exposés à être battus tour à tour et en détail n,ar urne forte armée alliée tirant te plein, parti du bénéfice sti-: des lignes intènfeures. L'histoire exn-liquera sans doute pourquoi Paris, Londres "t Pe-tirofjrad' sous-éwal'uèlrenitf l'importance du front d'Orient, alors que l'opinion communie, — on viouidra bien se souvenir que nous n'avons cessé d'v attirer l'attention, — estimait que la déciisiion die la guerre pourrait aussi bien, sinon mieux, s'obtenir ft Con-stentinople et sur la route de Vienne "ue sur le Rhin ou la Vistu-te. Mais tes erreurs sie réparent,, même à la guerre, .pourvu qu'on y mette 1e nrix. Les Serbes sont résolus à me se point laisser .investir et de fait, la tentative d'investissement de l'ennemi parait s'aissanupffiir bien Jenite-menit. A l'ouest, à la frontière de Bosnie, tes bataillons autrichiens, qui ont passé la DH-na à Vieihegrad, n'ont plus fait iirler d'eux. Au nioirdv l'armée de von Mackensen, divisée en plusieurs oorps, ne fait ctu'aborder la région montagneuse à 45 kilomètres au sud du Danube. Au nord-est, Allemands, qui ont passé 1e Danube dans la boucle d'Orsova, sont en marche vers Brza-Palan-ka, tandis que les Bulgares qui ont pris Negotin. s'efforcent de leur tendre la main. Dans cette région, celles des Portes-de-Fer, ■le pays est tout à fait sauvage et l'armée serbe, qui a dû l'abandonner, a cependant laissé derrière elle des n guérillas n qui doivent y| mener une redbiu,table guerre de partisans. A l'est, les Bulgares paraissent toujours' contenus sur la Egne de Zaïtchar-Kniajevats-Pirot. Enfin, au sud-est, où les Français sont intervenus, il paraîtrait que les Bulgares reculeraient 1e long des rives cte la Bnegiailnitza, après leur échec de Vélès (Koeiprwlu}. De fout quoi il résulte que rien n'est eJioore perdu. Si Uskub devait, être repris, l'armée serbe aurait une ligne de retraite non seulement sur 1e Monténégro, ■mais môme sur la Macédoine et, renforcée par d'imponlamls secours alliés, qui ne peuvent manquer de débarquer à SaJoniume, elle pourrait avant longtemps, reprendre l'offensive. Jusqu'ici, les Serbes ont fout fait pour ne se point laisser accrocher et vaincra ; leur vaillance et leur habileté nous «ont garants qu'ils continuerônl à échanner à la défaite : dès lors, l'avenir peut encore 'nions réserver en Orient quelques faveurs. Les Allemands sont toujours devant les immenses marais 3e Riga et les forêts pro-fondies de Dwin.sk. Leurs efforts opiniâtres et les orages déchaînés par leur artillerie lourde n'ont pu jusqu'ici rompre la ligne moscovite et voici que, sur leur droite, dans la région lacustre, au sud de Dwiinsk, la poussée de l'année russe devffeot-ti menaçante. D'autre part., sur le St*r. la bataille continue et les Russes sont parvenus, sur la rive gauiahe, à aitteindlre des positions distantes de 15 à 20 kilomètres de la rivière. Mais la nouvelle la plus intéressante est celle qui nous apprend que les Russes ont cointre-at-laqué en GaDieàe méridionale, au r confluent d.u Dniester et. de. la Strv-^a. à 50 kilomètres de la frontière roumaine et ont boiiisouilé l'ennemi. Toute action énergique dans ce secteur constituerait une di-j vemsion puissante au .plrafht des Serbes, beaucoup oints encore que ne l'est déjà l'intrépide offensive italienne dont l'importance ■peut être appréciée par ce fait qu'elle aurait Coûté à l'ennemi près de 80,000 hommes. Paul Crokaert. LES FAITS DU JOUR On télégraphie de Bile au Temps que les discussions sur la paix continuent dans plusieurs joummia: allemands. La Gazette de Francfort annonce que le chancelier de l'empire reçoit chaque iour û ce sujet des lettres de particuliers dont il prend, connaissance. Du reste, le chancelier s'assurera la coopération, pour l'œuvre de la paix future, de toutes les personnalités en vue de la nation. Les journaux espagnols rapportent que le prince Camporeale, sénateur italien, beau-frère du prince de Balow, a déclaré à ses amis que le voyage de Vex-chancelier à Madrid et à Washington a pour objet de soumettre au roi d'Espagne et au président XVilson un projet indiquant sur quelles bases l'Allemagne serait disposée à traiter les conditions de paix. Cette insistance à parler de paix n'est certainement. pas sans relation avec la situation économique de l'Allemagne, qui ne cesse de s'aggraver, sans que s'améliore sa situation militaire. WWWWYt I ~ Le nouveau cabinet français sera probablement un cabinet Briand. M. Briand y aurait, avec la présidence, le ministère des Affaires étrangères, où l'assisterait M. Jules Cambon, ancien ambassadeur de France à Berlin. M. Viviani prendrait le portefeuille de la Justice, le général Galliéni celui de la Guerre. On parle aussi de la nomination de plusieurs ministres d'Etat sans portefeuille, ptirmi lesquels on cite MM. d'r Freycinet, Combes. Denys Cochin, Léon Bourgeois. Dans la matinée de jeudi, le président de la République a reçu plusieurs hommes politiques ; M. Briand, de son côté, a également reçu, au minislère de la Justice, de nombreuses personnalités. IIWVWVVW Le rédacteur parlementaire du Daily Cltron-icle dit que M. Asquith a l'intention de réduire à dix le nombre des membres du cabinet anglais. iwtvwviu Aux. FAals-Vnis, l'indignation publique grandit contre les conspirateurs allemands. Dans l'affaire Fay, on s'attend à l'arrestation d'un cinquième prévenu, un riche Allemand. nommé Breilung. ' u. Gompers, chef du parti travaillisle. a eu une entrevue avec le président XVilson au. sujet des machinations des agents allemands ;.D„ur fomenter des grèves. m DERNIERS 1ISB1 ■ -- V — • 3 Gommusiquô oficid français —o— Paris, jeudi, 15 heures. On ne signale au cours de la nuit que dej engagements de patrouilles et des reconnaissances de ixeu d'importance qui onl tourné partout à noire avantage. IIOII-——■ LES CQMMUNIGATiONS SONT RETABLIES JUSQUE VELES Athènes, 28 octobre. — Les communica-tiionis entre Saloaiique et Vélès ont été rétablies.Suivant des nouvelles de Constantincxple, tous les moyens de défense du Bosphoiro ont été envoyés hâtivement à Tchataldja et à Andrinoiple. La garnison de Constantinople a été envoyée -à la froinitière bulgare. »ou LES AVIATEURS FRANÇAIS A SALONIQUE Athènes, 28 oct. —- On mande de Salonàque qu'une escadrille d'avions français es! concentrée à Salonique. Elle a procédé à des essais. Elle se ralliera incessamment à son para d'attache, sur 1e front franco-bulgare. Les voyageurs rapportent que la résistance serbe et l'action des flottes alliées ont provoqué de la déception et du décoilraget-ment ,en Bulgarie. ■ llO« LA PROTESTATION BULGARE CONTRE LE DEBARQUEMENT A SALONIQUE Athènes, 28 octobre. — On dit que la réponse faite par M. Zaimis, président du Conseil, â la Bulgarie, retotivem'ent à li prélsenee de tnoiuipes langkwBrançaj'ises en Macédoine est considérée à Scrfia comny ne donnant pas satisfaction. EN TURQUIE Constantinople, 28 oct. (viâ Amsterdam), — La Chambre ottomane a adopté les projets de loi concernant l'abolition des capitulations et les nouveaux règlements concernant les procès entre Turcs et étrangers. L'ARRESTATION EN MASSE DES JEUNES BELGES EST-CE POUR LES REDUIRE EN ESCLAVAGE ? Notre owWr» Belgisch DiujMad, qui parait à La Haye, a reçu d'un de nos compatriotes, qui venait de passer en Hollanda la nouvelle, que nous avons publiée h'er d'après l'Echo Belge, de l'arrestation è Bruxelles de_1.500 hommes en âge -de milice. C'és-t 1e mercredi 20, confirme notre oon-frère, que tes Allemands ont publié des avis obligeant les personnes en âge de servir à se présenter à la Korruniiandantur sons peine de mort. Comment décrire, écrit-il, l'affollie-merat qui s'est ennparé de la population-1 Quinze oents hommes environ, effrayés par la mlenace de mort, se présentèrent le premier jour. Leurs proches les accompagnaient : on les sépara brutalement. Les parents, qui voulaient savoir ce qu'il acïviendraill des majIiieu-rieuK, restaient à proximité de la Kommandaiiitur. Alors l'ordre vint de fermer les rues ; des patrouilles aBeinanides refoulèrent les fia-miililes.La Métropole, de son côté, oublie la nouvelle sans réserves ; u plus de deux rnilla jeunes gens, 6crilt-e!le, ont déjà été envoyés Outre-Rhin. Nous formulons l'esipoir qu'ils ne seront qu'enfermés dans des camps de prisonniers. Mais cette fois nous ne cachon3 pas notre appréhension de les voir obligés de travailler en Pologne ou en Courlande, si on ne va pas commettre ce crime de les en*, rôler dans l'armée allemande. » Un journal hollandais mis au pied du mu? Le Nieuwe Rotterdamsche Courant, qui sa vend en Belgique avec l'assentiment (les autorités allemandes, n'a pas obtenu cette faveur, an le pense, sans remplir centaines conditions. Notre conirère De Telegraa! quj s'est fait un devoir d'éclairer l'opinion sur 1' n embochage » de la feuille de Rotterdam, assure, dans son numéro du 20 octobre, que tes conditions sont les suivantes : 1° La non-insertten des annonces de réJu* giés belges ; 0» Non^insertion d'informations de cor* re.spandtants de l'Ecluse ; 3° Censure par l'autorité allemande dies informations et correspondances dies carres-pondants bruxellois. Gela suffirait à la gloire du Nieuwe Rotterdamsche Courant, mais il y a encore d'autres fleurons à sa oouronme : les révélations du Teleqraaf, en effet., établissent en outre ; Que 1e directeur de la feuille embochée, dmn-s son angoisse que sos journaux ne soient ar.néj;és à la frontière, aensuirait lui-môme et « noircissait « les bufflcrHiis des Alliés ; Que ses relations avec les messieurs aile-mtimds à Bruxelles sont de telle nature qua plusieurs Hollandais, membres dm Cluib hol-laniia»,s à Bruxelles, l'ont! menacé die te mettre à la porte s'il s'- montrait encore ; Que dans l'automobile qui transporte là N. B. C.. voyage un espion et recruteur allemand, se faisant nommer Hendrilrs, afin de. pouvoir exercer son sombre métier d'en-qaner des jeunes gens hollandais pour le service d'espionruige en Angleterre. C'est plus grave que tout ce qu'on avait cru.

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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