Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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27 January 1915
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s.n. 1915, 27 January. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 06 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/p26pz52q0b/
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A ! • ] W) ANNÉE. — Série nouvelle. — N° 77 Le numéro : 10 Centimes Mercredi 27 Janvier 1915 t.- I I. !!■■■■■ 1 - II—1I1TH—T ^J^CTION& ADMINISTRATION 28 ter nie de la Boarsa — LE HAVRE Téléphone : Le Havre 11° 14.05 OFFICE SPÉCIAL A LONDRES : gl, Paillon Slreet (Broadmead House) London (S. W.). Dirseteur : FERÎIANÛ toutes les communications concernant la rédaction doivent être adressées aux bureaux du XX' SIÈCLE, aSl#r, rue de la Bourse. Le Havre, avec la mention : " Rédaction LE XXe SIÈCLE ABONNEMENTS : France 2 fr. 50 par mois. » 7 f>. 50 par t imestro Hors France.. 3 fr. » par mois. » ..9 fr. » par trimestre Angleterre— 2 sh. 6 d. par mois. » .... 7 sh. 6 d. par trimestre PUBLICITÉ Correspondance de réfugiés et communications personnelles : Sur le Continent : Les 3 lignes 0 fr. 50 La ligne supplémentaire 0 fr. 26 Angleterre : la ligne 3 d. PDBLIGITÉ COttJtBitCULE : On traite à forfait Quotidien beîae paraissant au Havre fissures dans la Jaçaîe anstro-alleosade QUE SE PASSE-T-IL EN TURQUIE ? D'après des nouvelles venues de Cons-ianti-nople via Athènes, la brouille règne entre En ver pacha et les officiers allemands au sujet des opérations maïupées au Caucase.""Les muftis musulmans se plaignent vivement die ce que les officiers allemands soient toujours ivres, ce qui est une violation scandaleuse de la loi du Coran. A Consitantiniople, le parti, de la paix fait des progrès chaque jour. Les-Jeune,s Turcs et les Allemands font faire quantité d'arrestations.A la tête du parti de la paix se trouve, ditron, l'héritier môme du trône, le crin-ce YoussOu-f-Eiidin. Des informations d'Athènes signalent une '.grave révolte qui se serait produite contre les Allemands et les membres du Gomité Union et Progrès qui leur sont acqtuiis, parmi les troupes ottomanes de Gonslanfcinople et des environs. Après des collisions sanglantes, les partisans de l'Allemagne et du gouvernement Jeune-Turc auraient eu le dessus. En ver pacha, ministre de la guerre, aurait fait tailler lu plus grande partie des rebelles, entre autres 17 officiers supérieurs. La situation n'en resterait nas moins critique à Constanitinople. Ces nouvelle» sont en partie confirmées par un télégramme de te. Gazette de Francfort, qui annonce le retour d'Enver pacha à Cons-iantdnople. Le ministre de la guerre n'est. assurément pas rentré du Caucase, après le désastre turc, pour recueillir des ovations. t A VIENNE, LA PRESSE CONTRE LA CENSURE Les rédacteurs èn chef des journaux de Vienne, viennent d'adresser au nouveau chancelier autrichien une supplique réclamant la suppression de la censure. « Depuis la déclaration de guerre, est-il dit dans la pétition, notre presse ne donne que des informations mutilées qui ne permettent phis au public de se rendre compte de la situation. Il est nécessaire, au point die vue du public même, qu'on se rende compte de toute la vérité, si cruelle soit-elle. » DISCUSSIONS ENTRE AUTRICHIENS ET HONGROIS Que l'Opinion publique soit profondément troublée, cela ne peut plus être nié. Non seulement la presse proteste contre la censure, mais certains journaux autrichiens protestent contre la main-mise des . Hongrois sur la direction politique de la Double Monarchie. On accuse le comte Tisza et son satellite, le baron Burian, de sacrifier les intérêts de l'Autriche aux intérêts particuliers de la Hongrie, qui veut maintenant dominer tout l'Empire. Ce sentiment est si vif que la « Gazette fie Francfort » a cru devoir s'en occuper. Elle n'a pas caché les regrets de l'opinion allemande de voir se manifester, — pour la première fois, dit-elle, depuis la trêve des querelles politiques issue de la guerre — ces discussions" entre Autrichiens et Hongrois au sujet des intérêts nationaux de l'Empire dualiste Ces récriminations publiques de la « Gazette de Francfort », pa-ruès en Allemagne avec l'approbation de la censure allemande, dont on connaît pourtant la vigilaneer sont un signe des ternes UNE MALICE DU PARTI MILITAIRE AUSTRO-HONGROIS D'autre part, le parti militaire redoutant l'effet de ces sentiments autrichiens, semble prendre dès à présent ses précautions pour engager l'Empire d'une manière irrévocable dans les liens de la politique allemande. L'un des moyens qu'il aurait trouvé, à cet effet, serait d'accentuer le mélange et l'amalgame des troupes autrichiennes et allemandes, qui a déjà été si funeste aux premières.Voici une information bien curieuse à ce propos Un a parlé à plusieurs reprises des troupes que l'Allemagne envoie, paraît-il, à la frontière italienne, à la frontière roumaine, et contre la Serbie. Il n'est pas inutile de l'aire remarquer qu'en revanche, suivant les informations de la presse anglaise, des troupes autrichiennes sont destinées à a: der les Allemands en Belgique. Toutefois, les Autrichiens ne reviendraient pas dans les provinces belges comme au temps lointain où ils en étaient les maîtres. Ils seraient simplement chargés d'occuper le pays derrière les Allemand: Le principal effet de cette mesure sera de morceler encore davantage l'armée au h chienne et de mettre l'Autriche dans l'ir possibilité absolue de se dégager si elle avait un jour la clairvoyance de désirer une paix séparée. TROUBLES A VIENNE. PRAGUE, A PILSEN ET A BUDAPEST Enfin, on aura une idée de la profondeur et de la vivacité du mouvement nui agite le public austro-hongrois en lisant les informations ci-dessôus : Genève, 22 janvier.— Les étudiants socia-listes de Prague se sont livrés à une violente manifestation contre le bourgmestre, nui ne s était pas opposé à l'exécution des étudiants accuses de haute trahison pour avoir, au cours d'une assemblée secrète élaboré le plan d'une reconstitution de l'ancienne Bohême indépendante. Cette manifestation a provoqué de graves bagarres et de nombreuses arrestations. A Pilsen, une démonstration populaire organisée par les groupes intellectuels à eu lieu contre la guerre. Là aussi, des bagarres ont entraîné des; arrestations. Londres, 2â janvier. — Les journaux d, vienne n'ont pas été autorisés à publier !-: moindre détail sur les troubles récents qui ■ se sont produits dans la capitale. On sai! jpi'une fouJe énorme s'est retiifoie• devant 1 hôtel de ville, puis a parcouru les rues c-r. criant : « Nous mourons de faim, donne, nous du pain ! » Ces troubles ont eu un caractère IcUcmen' 'grave que le Conseil des ministres s'est ré .. ni imimédiatemeri t pour examiner ! . moyens d'approvisionner la poini;;»'- ! . D aulr.e part, la police viennoise vient il'in lerdire le jeu clans tous les lieux publics, 1 déclarant que ce passe-temps est la cause de tout le mal. — Une dépêche de Rome au Times annonce que des émeutes, provoquées par la famine, ont eu, lieu fi Budapest, — Londres, 25 janvier. — De graves . scènes de désordre ont eu lieu 1 Agram, la capitale de la Croatie, où les autorités sont réellement débordées. Le baïi die Croatie a été blessé dans son palais auquel la Soute a mis le feu. On annonce que des troubles du même genre ont eu lieu ù Laibach. L'ITALIE ENTRERA-T-ELLE EN SCÈNE ? De jour en. jour on parait le craindre dans les milieux officiels autrichiens. On signale de Vienne au « S.ecolo » une note d'allure inspirée publiée dans le « Neues Tageblatt » • « Le comte Berchtold, dit cette note, lorsqu'il assuma la charge du pouvoir, obéit à l'empereur, mais sous réserves de céder sa présidence à un autre homme d'Etat, dès que les circonstances exigeraient l'accomplissement d'une tâche qui pût, d'un moment à l'autre, nécessiter les plus graves décisions « La situation présente exige un ministre toujours prêt â assumer la responsabilité et à affronter le péril d'une décision semblable ' celle que prit le comte Berchtold dans une heure historique : l'ultimatum à la Serbie. <( Le baron B'urian est décidé à continuer la politique suivie jusqu'à présent par l'Au-triche-Hongrie ; mais, dans l'exécution d'un même air, il y a des vibrations diverses, dun musicien à l'autre. Le baron Burian continuera à sonner le vieil hymne impérial en se tenant fermement à cet ancien principe qu'il faut impassiblement faire front au ipéril et ne rien céder de notre conquête« Dans cette vieille monarchie, qui traversa tant de vicissitudes et surmonta tant de tempêtes, aucun doute n'est possible a ce sujet. « Naturellement, le baron Burian continuera la politique de fidélité à l'empire germanique, comme s'en convaincront les hommes d'Etat allemands dans les conversations qu'ils auront avec lui. « Et l'union restera indissoluble jusque dans le plus lointain avenir. » Le correspondant du « Secolo » à Vienne rapporte cette parole récente de François-Joseph : « Plutôt que de renoncer au Tren-tin, j'abdiquerai.» L'ALLEMAGNE ADMET QUE L'AUTRICHE EST PERDUE Quant, à l'Allemagne, elle ne parait plus avoir grande confiance dans ce que l'avenir réserve à son alliée, si l'on en croit une information que publie la « Tribuna » : Le correspondant de ci La Tribuna » h Vintimitle rapporte une conversation avec un personnage de l'entourage de l'empereur d'Allemagne, qui lui a fait les déclarations suivantes : « L'Autriche-Hongrie peut encore, actuellement, porter à ses adversaires des coups très meurtriers, mais l'avenir de la monarchie est tort sombre. Elle galvanise dans un effort désespéré son organisme depuis longtemps malade, et elle chemine et combat. Mais ses réserves de vitalité ne sont pas comparables à celles de l'Allemagne, les forces de l'Autriche approchent du jour où elles ne pourront plus soutenir l'immense poids de la lutte. Les informations venues de Vienne prouvent» au contraire, que la Russie n'a pas encore éprouvé les inconvénients de l'état de guerre et qu'elle prépare des réserves nouvelles et inépuisables. Des discussions très vives ont eu lieu, dans les milieux de la cour de Vienne, entre ceux qui veulent la guerre à outrance et la petite minorité, très influente, qui soutient que l'unique moyen de sauver la monarchie c'est la conclusion de la paix avec la Serbie et la Russie. L'Allemagne, ajoute le personnage in,ter-wievé, est sûre de la victoire pour elle, mais non pour l'Autriche-Hongrie. Nous ne pouvons nas compromettre, pour l'Autriche, nos forces et nos espérances. Nous ne pensons pas que l'armée autrichienne se rétablisse promplemenl die sa défaite en Serbie. Bien que tous nos voeux aillent h notre seul allié — la Triph'ce esit virtuellement finie — les causes allemande et austro-hongroise ne sont pas liées de façon irrémédiable et je suis persuadé, quelles que soient les aspirations italiennes, que nous n'aurons pas de guerre italo-allemande. » ROUMANIE ET HONGRIE .. D'après le Journal de Genève, l'une des raisons pour' lesquelles la Roumanie n'est pas encore intervenue, serait que Krupp lui aurait fourni 22.000 obus sans détonateurs ; il y aurait, eu aussi des. retards dans des fournitures militaires commandées à des maisons françaises. D'autre part, le môme journal affirme que ce n'est plus un secret pour personne que la Hongrie a entamé des pourparlers secrets avec Londres et que ccs ouvertures de paix séparée y auraient, reçu bon accueil. La Hongrie chercherait h devancer la Roumanie dans l'entente avec les alliés et. à prévenir ainsi la menace d'une intervention de l'armée roumaine. D'autre pari, on di,l qu'un parti de Hongrois influents travaille pour offrir aux Transylvains et aux autres nationalités de la monarchie austro-hongroise, l'autonomie complète sous un régime fédéiralif. D'après le Temps, l'Allemagne aurait sommé le gouvernement roumain d'expliquer 'e sens d;es mesures mi iiitaires récentes qu'il n prises et où elle voit une menace contre rAuitrichc-Hongrie. On n'a pas confirmation de la remise de celte note ; d'après le Petit Parisien, c'e»t verbalement que te ministre d'Allemagne & llulvharest aurait fait les représentations réitérées et de plus en nlus pressantes à mesure que l'on se rapprochait de la date du rappel dies premières classes roumaines,, — date à laquelle nous louchons maintenant. En tout cas-l'Allemagne suit de près ce qui se ; asse en Roumanie. Là comme nil-', urs efle se substitu ■ à l'Autriche pour diriger sa politique et défendre ses intérêts. On mande, d'autre part, que le prince de l-Tolientohe, délégué de. Vienne, en mission, "-t arrivé le 23 à BuUliaresl. Est-il exagéré de conclure de tout cela qu'il se manifeste des fissures inqiiiélantes rions la façade de la politique austro-hongroise. Une Victoire anglaise Un raid naval allemand arrêté LES FORCES EN PRESÉNCE Escadre anglaise. — Lion (capitaine : A. E. M. Chaltiekl), portant le pavillon die l'amiral sir David Beatty. Croiseur cuirassé de 26.350 tonnes ; 70.000 chevaux. Mis à Ilot en 1910 ; 8 canons de 13 pouces 5 ; 10 canons de l pouces ; 4 pièces de 3. Tiger (capitaine : H. B. Pclly), croiseur cuirassé de 30.000 tonnes ; 110.000 chevaux. Mis à flot en 1913 ; 8 gros canons ; 16 canons de 6 pouces. Princess Royal (capitaine : O. de B. Brock). croiseur cuirassé de 26.350 tonnes ; 70,000 chevaux. Mis à Ilot en 1911 ; 8 canons de lil pouces 5 ; 16 canons de i pouces ; 4 pièces de 3. New-Zealand (capitaine : Lionel Hulsey), croiseur cuirassé de 18.800 tonales ; 44.000 olievaux. Lancé en 1911 ; 8 canons de 12 pouces ; 16 canons die 4 pouces ; -4 pièces de 3. Indomitable (capitaine : Francis W. Kennedy), croiseur cuirassé de 17.250 tonnes : 41.000 chevaux. A turbines. Mis à flot en 1907 ; 8 canons de 12 pouces ; 16 canons de i pouces. Escadre allemande. — Berfflinger, croiseur cuirassé. Molike, croiseur cuirassé de 22.640 tonnes: 50.000 chevaux. Lancé en 1910 ; 10 canons de 11 pouces ; 12 canons de 5 pouces 9. Seudlilz, croiseur cuirassé de 24.000 ton-canons de 12 pouces ; 12 canons de 5 pou- CC%uicher, croiseur cuirassé ; 15.550 tonnes. Mis à flot en 1909 ; 12 canons de 8 pouces ~ 8 canons de 5 pouces 9 ; 16 canons de 3 pouces 4. Vitesse de 25 nœuds 9. Dans l'ensemble, l'escadre anglaise comp tait un grand croiseur de plus que 1 escadre allemande — elle combattait donc numériquement à 5 contre 4- — et, en outre trois de ses unités sont respectivement plu. puissantes que la meilleure unité allemande, le ce Derfflinger »; elles sont, en ettet armées de canons du calibre de 343 m/m. que ne possède aucun des croiseurs aile mands. L'AMIRAL BEATTY L'amiral Beatty n'est âgé que de qua-ra.nte-trois ans. Entré dans la marine er 1884, il était commandant en 1898. Il a lai la campagne du Soudan, assiste aux ba tailles d'Atbara et de Khartoum. Il a serv en 1900 en Chine. Contre-amiral en 1910, se créta.ire naval du premier lord de 1 Ami rauté en 1912, il a été nommé la même an née commandant de la première escadre des croiseurs. RECAPITULATION DES PERTES NAVALES ALLEMANDES Le ce Blùcher » est le quatrième croiseu) cuirassé que perd la marine allemande. Ui premier, le » York », fut coulé sur une mini en rentrant à Wilhelmshaven. Deux autres le ce Sharn.horst » et le ce Gneiseau », ont étc coulés à la bataille des îles Falkland. Le ce Gceben », frère du ce Moitke », vendi à la Turquie, est immobilisé dans les Bar danèltés par de graves avaries reçues ai cours d'un combat avec l'escadre russe. L'Allemagne ne possède donc plus en fa.i de grands croiseurs, que le ce Von dei Tonn », le ce Seycllitz », le ce Moltke », h ce Derffliiigtîr », et deux de ces derniers son! dit-on, sérieusement endommagés. LE RESULTAT MORAL Le résultat moral de l'action _ d'hier es peut-être plus important que le résultat ma tériel. Le ce Blùcher », en effet remontait ai programme naval de 1906. Il était partieu lièrement connu en Angleterre, où il pas sait pour être une réplique à l'lt Indomita ble », bâtiment d'un nouveau type alors ei chantier et dont les Allemands croyaien posséder le plan. Nos ennemis furent désa gréablement surpris quand ils découvriren que l'ee Indomitable » était armé de pièce; de 305 m/m, tandis que le ce Blùcher » ni portait que du 210. Le « Blùcher » servait, depuis deux an: de principal bâtiment d'instruction pou: l'artillerie. Il était muni des derniers dis positifs de pointage automatique et simul t,ané. Son équipag-e comprenait la plupar des meilleurs canonniers de la flotte aile mand:e. Au début de la guerre, le prince Henri de Prusse, grand amiral de la flotte avait arboré son pavillon sur le ce Blùcher : pour commandier la flotte allemande dan la Baltioue. LES BLESSES DU « BLUCHER » Londres, 25 janvier. — Cinouante hom mes de l'équipage du croiseur cuirass, ce Blùcher », dont 23 sont blessés, ont ét débarqués ce matin à Leith, par deux con tre-torpilleurs anglais. L^es blessés ont été transportés à l'hôpital les matelots valides ont été internés i Edimbourg. LA PARTICIPATION NEO-ZELANDAISI Londres, 25 janvier. — Le haut commis sa,ire die la Nouvelle-Zélande a envoyé ui télégramme de félicitations au capitaiin Hais- commandant le croiseur cuirass ce New Zealand », qui a pris part au demie combat naval. Dans une interview, le haut commissair a déclaré : — Je suis sûr que notre participation la victoire contribuera à détruire cette foll idée des disciples de von Bernhardi, à sa voir que les contrées lointaines faisan Partie de l'empire britannique ne seraien pas de corps et d'âme avec la mère-patrie L'EMOTION A LONDRES La nouvelle do la victoire navale de 1 mer du Nord a été connue à Londres dans 1 soirée, d'abord dans les concerts et les cini matographes, dont les auditoires se sont h vés, acclamant frénétiquement la marine t chantant le God save the King. En môme temps, des éditions spéciale des journaux répandaient la nouvelle ave des commentaires déclarant nue la victoii britannique est un acte de justice aussi bie qu'un acle do guerre. I^es journaux estiment que le combn d'hier mettra fin à la vantardise allemand et monlrera combien sont peu justifiées le affirmations du gouvernement de Berlin d'après lesquelles la flotte anglaise ne dominerait pas la. mer du Nord. 11 punit, en outre, les Allemands de leurs raids barbares contre des villes sans défense. Les journaux établissent que les Allemands s'enfuirent, ayant bien retenu les leçons diu comljat de Valparaiso et de celui des îles Falkland, qui démontrèrent que la flotte possédant les canons les plus lourds remportera toujours la victoire dans les batailles navales modernes. La presse est convaincue que les Alle-mandis ne renouvelleront pas de sitôt leurs attaques contre la côte de l'Angleterre. Le Times, dans son éditorial de ce m'atin, dit : Les Allemands, gui se montrent si vaillants quand il s'agit de bombarder de bles cottages, ont immédiatement tourné les talons aussitôt qu'hier l'escadre anglaise lut en vue, et cela jette un jour nouveau sur les tactiques allemandes dans la mer du Nord... ... Von Tirpilz a prétendu que la marine anglaise n'avait jjlu-s désormais la maîtrise de la mer du Nord : il a aujourd'hui notre réponse. On nous a beaucoup parlé de l'anniversaire de l'empereur, et la croisière qui vient do finir si désastreusement avait, suppo-se-t-on, pour objet de lui offrir comme présent de féte la nouvelle d'un nouveau massacre d'innoeents. Les autres pennies ont aussi leurs anniversaires ; aujourd'hui, justement, est ceiui de notre premier lord de l'amirauté. Nous le féUcilmis pow le cadeau que vient de lui offrir la marine royale. L'EMOTION A NEW-YORK Londres, 25 janvier. — Une dépêche de New-York au ee Times » rapporte que l'affichage de la nouvelle annonçant le combat de la mer dii Nord et là" destruction du croiseur ce Blùcher » a été accueilli par les acclamations de la foule et a provoqué des manifestations en faveur des alliés. Les Allemands, qui s'étaient réunis, discu-cuiaient l'événement avec un, découragement visible et se mirent alors à crier : ce C'est un nouveau mensonge l » Avis anx réfugiés belges d'Indre-et-Loire M. Edouard Escoyez, 15, rue Eupaloria, à Tours, délégué du Comité officiel belge, se met à la disposition de ses compatriotes pour leur donner des renseignements concernant les réfugiés en Indre-et-Loire. . Use menace sOimasde m barreau belge FIERE REPONSE DU BATONNIER DE L'ORDRE A BRUXELLES ' Ces tennps derniers, les autorités a.lle- • mandes à Bruxelles adressèrent au bâton-l nier de l'ordre des avocats près la cour » d'appel une plainte à charge d'un avocat , belge très connu, qu'on accusait de n'avoir ; pas rempli en conscience le mandat qui lui avait été confié par une maison allemande i de Dusseldorf. Les autorités allemandes di- - saient au bâtonnier que si cette accusation i était fondée, « le gouvernement impérial se verrait dans la nécessité de prendre d'autres mesures pour sauvegarder les in- • térêts allemands ». ; Le bâtonnier de l'ordre des avocats, M. 5 Léon, Théodor, député de Bruxelles, adressa à M. von Sandt, chef de l'administration civile allemande, une lettre d'une admira-. ble fermeté, dans la,quelle il affirme que l'a-' vocat, dans la pratique de ses devoirs, ne ' connaît ni les défaillances ni les rancunes ; qu'il n'y a pour lui ni amis ni ennemis, que son souci de probité professionnelle n'est pas livré aux hasards des événements, M. ~ Léon Théodor ajoute : l « Sans doute depuis qu'elle nous a envahie, l'Allemagne est- devenue notre enne-i mie ; menacés par elle dans notre exis-. tence, nous la combattons avec toute l'â-' prêté d'un patriotisme enraciné. A elle, nous ne devons rien • « En revanche l'Allemand, sujet de droit, • justiciable d*e nos tribunaux, est sacré à nos yeux ; qu'il comparaisse devant nos juridictions civiles ou répressives, il peut l être rassuré ; il ne connaîtra ni déni de justice, ni parti pris, ni malveillance, ni > vexations. Si sa liberté, son honneur ou ses intérêts étaient injustement menacés, ; le barreau serait là pour le protéger. Quant . à la. menace qui nous est faite de « prendre des mesures » — mesures dont je ne devine ni la nature ni la portée — elle est superflue. Elle ne saurait modifier en rien notre - attitude. Nous agirons à l'avenir comme 3 nous l'avons fait dans le passé, sans préoc-? cupation d'aucune espèce et sans autre mo- - bile que celui de bien faire. « Ce sera l'éternel honneur du barreau ; belge, et sa raison d'être, de n'obéir, dans i l'exercice de sa haute mission, qu'à sa conscience, de parler et d'agir sans haine i et sans crainte de demeurer, quoi qu'il puisse advenir, sans peur et sans reproche. ~ « Qu'il me soit permis d'ajouter que le s barreau n'est pas un corps administratif. ^ Il constitue un organisme autonome et IL ' bre. Placé par la loi aux côtés de la magistrature pour réaliser avec elle l'œuvre a commune die la justice, protégé par des tra-" ditions séculaires, il ne connaît ni tutelle, ni contrôle d'aucun pouvoir politique. Il J règle sa vie et son activité comme il l'entend ; il ne reçoit d'ordre ni d'injonction de " personne. , « Cette liberté sans entraves, il l'exerce, non pas dans l'intérêt de ses membres, • mais dans celu-i de sa mission. Elle a déve, loppé dans son sein plus de discipline que i d'orgueil ; elle a créé un code de règles sâ-x vères d'honneur et de délicatesse qu'une - élite, seule, ^eut supporter. Toucher à cette . institution serait toucher à la justice clle-t même, c'est-à-dire à ce qui constitue le suprême rempart, de notre vie nationale. s « Placé à la tête du barreau de la. capitale : belge par la. confiance de mes confrères, je c manquerais à mes premiers devoirs si je il ne revendiquais pa-s, les voyant menacées, nos prérogatives contre un pouvoir élran-t ger, avec la même respectueuse liberté que e je le ferais si je me trouvais en face d'un s ministre belge. » Progrès des troupes belges à Pervyse UN BATAILLON ALLEMAND OÊCIfflE A YPRES Les allemands repoussés â la Bassée Paris, 26 janvier, 15 heures. Sur le front de l'Yser, les troupes belges ont progressé dans la région de PERVYSE. Les Allemands onit lancé au point du jour contre nos tranchées, à l'Est d'Ypres, une attaque forte d'un bataillon qui a été arrêtée net ; 300 morts parmi lesquels le commandant de la compagnie de tête, sont restés sur le terrain. L'a.ttaque devait être appuyée .par des compagnies de deuxième ligne, mais celles-ci, sous le feu très précis de notre artillerie, n'ont pu sortir de leurs abris. t Près de LA BASSEE, à Givenchy et à Giitinchy, l'ennemi a lan-cé contre les lignes anglaises cinq attaques. Après avoir légèrement progressé, les Allemands ont été re-(pouissés1, laissant sur le terrain de nombreux tués et 80 prisonniers, dont deux officiers. Cette attaque avait été accompagnée d'une tentative de diversion sui plusieurs points de notre front. Entre la, route <£e BETHONE, LA BASSEE ET AJXNOULETTE, une fraction ennemiie, qui avait essayé de sortir de ses tranchées, a été instantanément arrêtée par le tir da notre infanterie et de notre artillerie. Sur le reste du front, entre la Lys ef) l'Oise, duel d'artillerie. A L'OUEST DE CRAONNE, l'ennemi a prononcé 2 attaques successives d'une extrême violence ; la première a été repoussée ; la seconde a pénétré dans nos tranchées, mais par contre, par une attaque énergique nos troupes ont regagné presque le total du terrain perdu. La lutte continue autour d'un élément de tranchée encore occupée par les Allemands. EN CM \MPAGNE, tandis que l'artillerie ennemie montrait moins d'activité que lea jours précédents, nos batteries ont tiré efficacement. sur les positions allemandes. EN ARGONNE, dans la région de Saint-Hubert, nous avons enrayé notre feu une tentative, d'attaque. EN ALSACE, l'ennemi a employé activement ses lance-bombes contre nos positions de Hartma.nnweilerkopf, où il n'y a pas eu :1e nouveaux combats. II a bombardé Thanri. Lembach et Senthein. m u-. Faut-il rentrer à Bruxelles? LA TAXE SUR LES ABSENTS A en croire un télégramme Wolff reçu à Amsterdam, le gouverneur allemand de Belgique aurait décidé d'étendre à toutes les communes du pays la taxe sur les absents, si habilement (!) suggérée par les administrations communales de Gand et d'Anvers 1 Le projet consisterait à faire payer le dixième des impôts ordinaires à tous ceux qui seraient absents de Belgique, exception faite pour les indigents. La moitié des recettes irait aux communes, l'autre moitié au gouvernement allemand '< qui emploiera l'argent dans Vinlérét de la, Belgique ». Nous avons dit que la députation permanente de la Flandre Orientale a rejeté le texte de l'arrêté voté à cet égard par la ville de Gand. Et nous crovons superflu de rappeler qu'ici même a paru, récemment, une interview de M. Berryer dans laouelle l'honorable ministre de l'intérieur nous a déclaré que jamais le gouvernement belge n'approuverait l'établissement de taxes de l'espèce. • I de tous côtés, chaque jour nous viennent des lettres nous posant cette question : I'aut-il rentrer à Bruxelles? Cette question est évidemment délicate à résoudre, et il ne peut y avoir de rège générale en l'espace. Chacun doit un peu juger la situation suivant son cas particulier. Mais nous croyons pouvoir dire cependant, qu'à peine d'être albso-liinient obligé, nous préférerions ne pas retour, ner pour l'instant. Nous n'en voulons pour preuve que cette note parue il y a quelques jours dans VEcho Belge : « La situation devient alarmante à Bruxelles, Personne n'y est en sûreté. Tous les jours les Allemands y font emprisonner des dizaines de personnes. » Voulez-vous faire enfermer quelqu'un pour trois ou quatre jours? Rien n'est plus facile : vous écrivez à la Kommandantur que cette personne cache des journaux prohibés chez elle ou qu'elle reçoit des lettres de l'étranger et l'affaire ost dans le sac, comme on dit. » Ces dénonciations ne doivent même pas être signées, car les Allemands tiennent compte de toutes les lettres anonymes. Et si le fait dénoncé semble être assez grave, le délinquant.. est tout de suite arrêté. » Il y a à présent quelque deux mille personnes emprisonnées. Tous ces gens sont enfermés place de L'on vain, à la Kommandatur. où ils attendent avec impatience le moment d'être jugés, et à chaque instant de nouveaux malheureux viennent augmenter leur nombre. » Il est évident que la plupart de ces pérsonr nés sont innocentes et qu'il s'agit presque toujours d'une calomnie ou d'une vengeance. » On ravitaille i'AIlsmagis Voici encore deux annonces extraites du Berliner Tageblatl du 20 janvier : UNE GRANDE RAFFINERIE DE PETROLE ROUMAINE a encore du pétrole a livrer, pourvu qu'on fournisse les wagons-réservoirs. — S'adresser J. S. 3824, chez Hudolj Mosse, Berlin S. W. 19. —o— UN CHANTIER HOLLANDAIS a un stock de canots h pétrole, fortement construits et rapides, de li mètres de long, modèle Torpédo, appropriés à tous les usages. — S'adresser J. W. 12020, à l'administration du journal. Ces deux fournisseurs de l'Allemagne se gardent d'indiquer leur véritable adresse niiais il n,e doit pas être extrêmement difficile de les .démasquer, surtout le constructeur de canots « appropriés à tous les usages ». iLJoôÏÏTErr^ On commence, en Allemagne, à envisagea-la possibilité de la, défaite. Et c'est le chef d'était-major général lui-même qui accepte cette éventualité. Suivant une dépêche de Berf-n la <■ T,«--Mngslae Tidende », de Copenhague, le général von Falkenhayn a déclaré : « L'Allemagne est cm état de faire une longue gueirre ; mais, « si, à la fin, elle est défaite », c& ne sera qu'après que l'armée allemande aura lutté glorieusement jusqu'au dernier soldat mort en défendant sa dernière tranchée. » De son côté, le célèbre pamphlétaire allemand M a.xlm.il ion Harden, l'enfant terrible du germanisme, écrit dans sa revue « Zu-lumft » : « Battez-nous, plongez-nous dans la mer, dans le Rihin ; affamez-nous jusqu'à ce que nous nous soumettions. Nous mourrons ho. norablement ;,nous mourrons debout, les mains ^''opr.es. « Nous ne savons pas si nous vaincrons », mais nous savons que nous ne périrons pas d'une manière indigne. » Un effort al'emand prévu pour le 27 janvier Le correspondant du « Daily Express » S la frontière belge, télégraphie en date du 24: « L'armée allemande en Flandre a reçu l'ordre de tâcher de remporter'une victoire sur les forces britanniques, comme cadeau d'anniversaire du kaiser (le 27 janvier). » Cela explique la nouvelle et importante concentration de troupes faite par l'ennemi dans les villes qu'il occupe en arrière de la ligne faisant face à Ypres et se prolongeant dans le sud. » Les soldats cantonnés dans les dépôts situés près de la frontière hollandaise annoncent. à qui veut les entendre qu'une grande bataille, la plus grande de la guerre probablement,se livrera cette semaine dans le sud de la Belgique. » Que le suprême effort dé Tétat-majt»r allemand soit dirigé ou non sur ce point, il est indéniable qu'une quantité énorme d'infanterie et de nombreux canons ont été acheminés par les chemins de fer et les roules convergeant vers Courtraâ et Lille. » D'autre part, des soldats ont déclaré que nombre de surprises sur terre, sur mer, dans l'air, sont résevées cettte semaine a.ux alliés. Ces faits confirment l'opinion que mercredi prochain, jour anniversaire de la naissance de l'empereur, un autre effort sensationnel sera fait dans cette région. » D'après des nouvelles de source militaire allemande arrivées ce matin à la fron. tièrejes troupes nouvelles concentrées dans la région de Courtrai atteindront demain 200.000 hommes. » SYMPATHIES*^ POUR LA B LGTQUE Sur l'initiative des Bulgares ayant fait leurs études en Belgique, un concert suivi de bal a ét<5 donné au Cercle militaire de Sofia au profit des réfugiés belges. Les ministres de Bussie, de France, de Belgique et de Serbie, le maire de So-fia et de nombreuses personnalités bulgares assistaient ù cftte fête de charité, dont le succès a été très grand. — Le docteur Oudmundur Finnbogasson vient d'adresser au public islandais un chaleureux appel pour recommander l'ouverture d'une souscription en faveur de la Belgique. Cet appel a été accueilli avec empressement par les journaux de l'île. Un comité d.'organisation réunissant lea présidents de toutes les principales sociétés islandaises, a été aussitôt formé e» les dons commencent îi arriver de tous côtés. Le cardinal Mercier et les Wemanils L'ATTITUDE DU NONCE A BRUXELLES Le « Residentiebode », le journal catho-linue de la Haye, publie dans son numéro du 20 ianvier un démenti dont voici la traduction exacte : « Informations prises, nous sommes à même de .démentir la nouvelle donnée par un journal, d'après laquelle le nonce à Bruxelles aurait écrit au cardinal Mercier pour lui conseiller de s'abstenir désormais de froisser les sentiments allemands dans ses lettres pastorales et mandements. » L' Alfemagne fait des obsemtions à l'Amérique Washington. 24 janvier. — Dans une longue lettre au comité sénatorial des affaires étrangères, M. Bryan répond sans difficulté aux plaintes formulées par les Allemands, suivant lesquels les Etats-Unis favoriseraient les alliés contre l'Allemagne et l'Autriche. \I. Bryan admet que les belligérants qui possèdent une puissance navale supérieure .missent saisir la contrebande destinée a l'ennemi, mais il ajoute que le gouvernement des Etats-Unis ne peut pas être rendu responsable du commerce do contrebande. Les révolutionnaires italiens réclament l'entrée en action de l'Italie. Rome, 25 janvier. — Le 24 a eu lieu à1 Milan la première session des nouveaux comités de l'action révolutionnaire en vue d'amener l'intervention de l'armée d'Italie aux côtés de la Triple-Entente. L'ordre du jour a été volé par acclamations. Il réclame la dénonciation publique et solennelle de la Triplice comme début de l'action autonome de l'Italie dans le conflil international.

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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