Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1917, 08 August. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 07 June 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/sb3ws8jv7x/
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23' ANNEE.— Série nouvelle.— - N° 1019 XJe iVuméfo ? x u centimes MERCREDI 8 'AOUT ï9Î7i PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris» qui en a le monopole pour Paris. LEXXESIÈCLE LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28t<r Téléphone i 64 Belge """"""" i ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 à. par mois — .. 7 sh. 6 d. par Irim. Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand N EU RAY LES CAUSES MORALES de la Crise russe Je me trouvais l'an dernier, à rétrograde, dans la salle des pas-perdus de ce Parlais de Tauride devenu fameux par les scènes révolutionnaires qui s'y sont déroulées depuis. La Douma était convoquée et, après une assez longue interruption, c'était sa séance de rentrée. Coup de théâtre : l'empereur, à la dernière minute, avait fait annoncer sa présence. L'empereur venait à la Douma, pour la première fois depuis que l'institution existait. C'était une date de Bon. règne. C'était une date de l'histoire russe. Les députés étaient dans un état de joie et de surexcitation qu'il faut avoir vu pour le croire, aujourd'hui que tout le monde, ou peu s'en faut, se dit, en Russie, républicain. Je me rappellerai toujours que, rencontrant dans la fouie animée le comte Viladimâr £k»binski, député nationaliste, descendant d'Orlof, je lui demandai s'il n'avait pas vu son collègue M. Milioukof que je ne parvenais pas à découvrir. — • Milioukof ? me dit en souriant avec malice le comte Bobinski. Voulez-vous. savoir où est le député Milioukof ? Eh bien, il est retourné chez lui mettre une redingote, parce qu'il ne trouvait F as un veston convenable pour recevoir' empereur. » Cette simple anecdote suffit à montrer l'énorme distance qu'il y avait entre la « rénovation pacifique » espérée par les libéraux, et l'état révolutionnaire, l'état 3e démocratie pure, où se trouve la Russie depuis les événements du mois de mars. A La Russie souffre de beaucoup de choses. Elle souffre de n'avoir pas reçu en ■héritage de l'ancien régime une organi-satién de ses forces qui lui permette de passer sans trop de secousses à un régime nouveau. Dans la révolution française, les historiens ont relevé la persistance de l'idée romaine et classique de l'Etat. Ils ont montré que les législateurs des Assemblées étaient les successeurs des légistes de la monarchie. En Russie, au contraire, nous assistons à une terrible crise de discontinuité.Que signifient tous ces craquements dans le gouvernement provisoire? M. Kerensky, venu cependant de fort loin, avait eu un dessein digne- d'un grand homme d'Etat. Il avait voulu fonder le pouvoir et l'autorité, dont la Russ:e a besoin pour vivre, sur l'idée du salut public. Il avait voulu réaliser l'union des classes et l'équilibre des intérêts. Or, il rencontre autant d'obstacles, sinon peut-être plus, du côté des bourgeois que du côté des prolétaires. C'est qu'il y a dans les partis bourgeois une immense difficulté d'adaptation à l'état de choses nouveau. 'A quoi aspiraient-ils encore, ces partis, pendant les premières journées de la révolution de mars ? A une monarchie constitutionnelle construite sur le type anglais. Les « octobristes » dont le président Rodzianko et M. Goutchkof étaient les hommes les plus représentatifs, eussent été, dans nos pays occidentaux, des monarchistes conservateurs, des espèces de tories, fa droite d'un régime parlementaire. Les progressistes et'les cadets eussent été des whigs. Ils s'appelaient d'ailleurs eux-mêmes, il n'y a pas six mois, « l'opposition de Sa Majesté ». Il n'est pas difficile, dans ces conditions, de comprendre la peine qu'éprouvent les partis modérés de Russie à trouver leur place sur la table rase que la chute de l'ancien régime a déterminée. Ils croyaient à une évolution. Ils ne croyaient pas à une révolution. Ils la désiraient moins encore. Je ne voudrais pas avoir seulement l'air de parler d'eux avec ironie, car ce sont des hommes sincères, convaincus, animés d'un patriotisme ardent. Mais enfin ils font penser à un canard domestique qui aurait couvé des œufs de canard sauvage.F • • tu Jf Leur tort est d'avoir cru à la vertu infaillible de la liberté, comme le tort du régime bureaucratique est de n'avoir vu de salut que dans la compression. J'ai eu l'année dernière les conversations les plus intéressantes avec les principaux chefs des partis libéraux russes. C'étaient des hommes chaleureux et sympathiques dont-la maison 6'ouvrait volontiers. A l'extrême droite, au contraire, sauf de très honorables exceptions, j'ai trouvé trop souvent de la réserve, des échappatoires derrière les formes de la courtoisie. Pendant des semaines j'ai même poursuivi vainement le célèbre Markof II, qui refusait de voia- un Français, sentant bien que je voulais l'éprouver sur sa germanophilie.Ce qui était attristant et inquiétant chez les libéraux, c'était la noïveté de leurs illusions. — Dans une Russie évoluée, leur di-sais-je, que ferez-vous des nationalité?, des allogènes, de ces éléments ci nombreux qui. ne sont pas russes a proprement parfcr ? — La liberté arrangera tout cela » me répondaient-ils avec confiance. La liberté a posé les problèmes. Ell n'a pas suffi à les résoudre. Les égoïs mes nationaux, qui ne sont pas moin farouches que les égoïsmes de classe oi de parti, se sont manifestés avec vie lence. La Russie, en ce moment, doi lutter pour maintenir l'unité nationale Ce n'est pas seulement la Finlande, in dispensable à la sécurité de Pétrograde qui se rebelle, — la Finlande, jadi grande favorite de nos partis avancés C'est l'Ukraine, cette espèce de Pro vence russe dont la séparation, lorsqu'oi l'évoquait l'année dernière, paraissai quelque chose d'aussi fantaisiste que l; séparation de Montmartre et de l'Etat. Le libéralisme russe est en contac avec de dures réalités auxquelles il doi s'adapter. Telle est la cause psycholo gique profonde de la crise actuelle Nous souhaitons qu'en face de ces dif ficiiltés et de ces contradictions, M. Ke rensky, le Danton russe, trouve une for mule d'union et de gouvernement. JACQUES BAINVILLE. - " ' ■ ■ ' WWW Le Comité de guerre Nous devons rectifier un détail asse; important quant à la composition di comité de guerre constitué au sein di gouvernement belge. On avait annoncé que le ministre d< la guerre en ferait partie. Il résulte d'ur arrêté royal publié par le Moniteur de: 29 juilïet-4 août que le ministre de le Guerre ne fait pas partie de ce comité D'autre part, le ministre de l'Intérieu; est nommé membre de cet organisme. Le « Comité de guerre et de recons titution du pays » comprend donc le? ministres des Affaires étrangères, d< l'Intérieur, des Finances, des Colonies de l'Intendance et M. Paul Hymans. fc I » VI/WW^' iss " usmims " ses fias™,, La Norddeulsche Allgemeine ZeilunQ du 21 juillet 1917, lro édition dans ur article résumant l'œuvre accomplie pai l'administration allemande en Belgique reconnaît ouvertement que si l'Allemagne s'est occupée des Flamands, ce n'esl pas pour leur être agréable, mais dans son propre intérêt. « Ainsi, — conclut l'article, — il faui attribuer à la politique flamande de VAllemagne une portée qui s'étend loin au delà des limites de la Belgique et du ■présent. » C'est un aveu qui, émanant d'un organe officieux, mérite d'être noté. ■ -—WWW ■ - ■ ■> La neutralité île la Hollande UN AVERTISSEMENT DE JOURNAUX ANGLAIS ET FRANÇAIS Londres, 7 août. — Le « Daily Mail », commentant la décision de la Hollande de relâcher un des -sous-marins allemands, donne cet avertissement au gouvernement des Pays-Bas : La décision de la Hollande dé relaxer le Sous marin allemand « U-30 », venant après le non-internement du contre-torpilleur allemand. « V-69 », en janvier dernier, contraindra. la Grande-Bretagne de prendre les me-srues nécessaires, si la Hollande s'obstine a relaxer les navires allemands, que nous refoulons dans les eaux territoriales. Dans l'« Intransigeant » d'hier, M. Raymond Lestonnat renchérit encore sur ce sévère avertissement. L'article de notre confrère est à citer tout entier : Le ministre néerlandais des affaires étrangères a chargé le ministr ede Hollande à Londres de protester contre l'attaque, dans les eaux territoriales néerlandaises, le 10 juillet. de navires manohands allemands par des navires de guerre britanniques. Cette protestation est basée sur le fait que des projectiles sont tombés sur la côte hollandaise, fait qui vérifie, au dire des Hollandais, la déclaration des capitaines des navires allemands. C'est tout à fait insuffisant, parce que les canons, même ceux de petit calibre, portent au-delà de trois milles marins, limite extrême des eaux territoriales, et que le térnoi-gr.age des capitaines ennemis est sujet à ca.u,. tion. Nos amis les Anglais ne manqueront pas de faire cette observation au gouvernement hollandais, qui se montre, décidément, peu amical envers eux. Tout dernièrement, les Hollandais ont paru scandalisés par un « Avis aux Navigateurs », publié par l'Amirauté-britannique, annonçant l'extension de la zone minée de la mer du Nord jusqu'à la limite des eaux territoriales hollandaises. Bien que cette zone soit quelque vinfrt fois moindre que la zone dangereuse. dite « blocus somsimarin ». décrétée par l'Allemagne et que la Hollande a « de facto » reconnue, le gouvernement, néerlandais n'hésite pas à alléguer l'injustice des rcuivelles mesures prises par l'Angleterre, les comparant presque aux opérations des pirates sous-marins, quoi qu'elles ne fussent qu.e la conséquence de ces dernières — ce que la Hollande sait mieux que tout autre. La raison de ce mécontentement est que la nouvelle zone ferme le « Safe cliannel » laissé par l'Allemagne à la navigation hollandaise, passage de sécurité servant aux communications entre ses ports du nord et Rotterdam. Par ce passage, nos .ennemis envoyaient à Rotterdam des cargaisons de fer et de charbon en transbordement pour l'Allemagne occidentale. afin de pouvoir réparer leurs voies ferries qui en ont le plus grand besoin et reoenstruire celles que nos avions ont détruites. De même, par ce passage, dans les eauS territoriales hollandaises, les sous-marins allemands allaient, et. venaient tranquillement. Cela ne pouvait pas durer. La Hollande est évidemment dans une position difficile, mais nous ne pouvons pas tolérer certaines faiblesses dont nos ennemis profitent et qui prolongent, la durée de la snierre. LES ! COK&ES DAÏÏS HOTRE ÂRMEl 5 1 LE TRANSPORT GRATUIT DES PERMISSIONNAIRES Les prescriptions qui ont fait l'objet d< . la dépêche ministérielle du 8 avril 1917 , accordant la gratuité du transport pou; 3 deux voyages par an à certaines catégo • ries de militaires, sont étendues pour ces ' mêmes catégories à trois voyages par an £ Les règles sont donc celles-ci : un cong< t tous les cent vingt jours ; sept jours pleins de congé, plus le délai nécessaire ai k voyage, délai qui peut atteindre cinq jours t Ont droit au voyage gratuit — ou ai; - remboursement du voyage en chemin de fei • payé depuis le 1er mars 1917, les militaires " sans ressources, se rendant en congé au près d'un membre de leur familiu, «ti d'-U? t personne en tenant lieu, ou à un home d< permissionnaires. Nous applaudissons à cette mesure que nous n'avons cessé de réclamer ; nous nous en réjouissons avec nos soldats. Maiis ï nous regrettons que tous les permissionnaires — tels ceux qui, ne connaissant personne, prélèvent sur leurs maigres J ressources le coût de leur congé — ne { puissent encore bénéficier de la gratuité du voyage. ï VVilW UNE VICTIME !... M. Emile Vandervelde proteste dans ' l'Humanité (n° du 7 août) contre la pré-S tendue injustice des journaux belges cou-, pables d'avoir reproché à M. Camille Huys-mans sa tendresse envers le kamerade autrichien Otto Bauer. M. Camille Huysmans, nous assure-t-il, n'a fait que son deVoir et le président du Bureau international socialiste s'est associé à lui pour obtenir non pas la libération d'Otto Bauer, mais un adoucissement au régime subi en Russie par ce prisonnier de guerre autrichien. En outre les ' journaux belges n'ont pas plus le droit de voir en Otto Bauer un des tortionnaires . de leur pays que de mettre en doute la pureté des intentions patriotiques de M. Camille Huysmans. Nous en demandons pardon à M. Emile Vandervelde, mais la chaleur de son double plaidoyer ne nous a nullement convaincus.Pour nous, tous les Boches et tous les Austtro-Hongrois se valent, et la part que le kamerade Otto Bauer peut avoir prise aux fameux congrès de l'Internationale • où ses compatriotes et ses alliés s'appliquaient à endormir la vigilance des socialistes français et belges, ne nous paraît pas un titre suffisant à l'absolution des Belges. Cependant, si M. Camille Huyçmans s'était borné è réclamer pour ce soldat autrichien un adoucissement de régime, nous ne lui en ferions pas un crime,. Mais quand, au témoignage du Vorwaerts, le secrétaire du Bureau International socialiste, annonçant la prochaine arrivée à Stockholm d'Otto Bauer, a ce cri du cœur : « Nous aurons une belle fête ! », nous refusons carrément de crier à la grandeur d'âme et nous. laissons le soin die s'attendrir au journaliste socialiste boche, historien des soirées de Stockholm. M. Vandervelde nous paraît prendre avec la vérité d'excessives licences quand il prétend camper M. Camille Huysmans en victime. Ainsi, l'autre jour, M. Mtisb&ë-lis prétendait apitoyer le monde sur l'innocence de l'Allemagne... Depuis deux ans, M. Camille Huysmans est attelé à une besogne néfaste pour notre pays. Parmi les Belges de Hollande, il a accompli une œuvre 'de division dont témoigne la collection de son journal où chaque numéro, comme le remarquait l'autre jour un socialiste, étonne autant par la mansuétude envers les Boches que par l'acrimonie à l'égard de tous les Belges coupables de penser autrement que M. Huysmans. Non content de ce beau travail, M. Huysmans s'emploie de son mieux à rallier tous les socialistes de l'Entente à une conférence pacifiste patronnée par le gouvernement du Kaiser et dénoncée hier encore comme « un acte monstrueux » par les socialistes belges de Hollande. Après cela, n'avons-nous pas le droit de relever et de souligner un propos où s'affirme l'inconscience de M. Camille Huysmans ? M. Vandervelde, lui aussi, juge l'entreprise de Stockholm dangereuse pour son pays et pour son parti, mais il ne veut pas qu;on touche à M. Huysmans, il n'admet pas « qu'on suspecte ses intentions ni qu'on mette en doute son attachement à la cause belge ». C'est un beau témoignage d'amitié, mais comme «nous préférons notre pays à M. Huysmans, nous nous permettrons de continuer à juger l'attachement du secrétaire du Bureau International socialiste à la cause belge sur les preuves qu'il en donnera. Et chaque fois que ces preuves seront de la qualité de celles de Stockholm, le public belge jugera, nous en sommes sûrs, de même façon que nous. — Stylo. _ i " 11 n ' ' ' i mi ii iiii n tes Communiqués des Alliés ITALIE. — Duels d'artillerie dans les Alpes Juliennes MACEDOINE. — Tirs de destruction de l'ar tiliari.e alliée dans la boucle de la Cerna. LES RÉVÉLÂTES DE M. GERARD ' ENCORE DIE FOURBERIE ALLEMANDE dévoilée par l'ancien ambassadeur ! - Londres, 7 août- — Le « Daily Tele-' graph » continue la publication des mé-■ moires de M. Gérard, ancien ambassadeur s à Berlin, qui se plaint amèremént d'une , perquisition qui fut faite pendant la nuit ' d^i 7 octobre 1914 dans une annexe de l'am-1 bassade américaine à Berlin. Les Américains s'étaient chargés de ve-. nir en aide aux civils anglais retenus à . Berlin par l'ouverture des hostilités et, à cet effet, ils avaient ouvert un bureau dans 1 un bâtiment occupé précédemment par le consulat britannique. Avec la permission du ministère impérial des affaires étrangères, les Américains employaient dans ce bureau des sujets anglais. A minuit, le 7 octobre, M. Harvey, second secrétaire de l'ambassade américaine, se rendant à l'annexe ën question, assista à une perquisition faite par la police berlinoise. Les employés, homrpes et femmes, furent arrêtés, les papiers et les livres saisis.Le lendemain, après une enquête sur place, où la police confirma que la perquisition avait été faite sur l'ordre du ministère des affaires étrangères, M. Gérard se rendit à la Wilhelmstrasse, où les fonctionnaires prétendirent que l'ordre n'émanait pas d'eux, mais faisant cependant à l'ambassadeur des excuses. Les autorités militaires, informées par M. Gérard, lui annoncèrent, le 10 octobre, que la perquisition avait, été opérée sur l'ordre du ministère des Affaires étrangères et celui de la Marine. Les livres et documents d'une ambassade, y compris ceux relatifs aux affaires d'une nation étrangère temporairement confiées aux soins d'un ambassadeur, sont inviolables ; ceci est universellement admis. Le ministère allemand des affaires étrangères comprit qu'il avait commis" un impair.M. Zimmermann fit une démarche spéciale auprès de M. Gérard pour le prier ■w — d'oublier l'incident, M. Gérard y consentit, Mais, commentant l'incident, il souligne la correction du gouvernement américain qui ne saisit pas les papiers de von Igel, lequel faisait de l'espionnage pour le compte de l'Allemagne aux Etats-Unis, dans un bureau priv.é, loue par lui. Cependant, lorsque les agissements de von Igel furent dévoilés, le comte Berns-torff s'empressa de s'opposer à la saisie des papiers, sous prétexte que von Igel avait été employé à l'ambassade allemande de Washington. M. Gérard raconte ensuite la tentative faite auprès de lui par le gouvernement allemand, pour lui faire admettre comme ayant des balles explosives, des cartouches trouvées dans le fort de Longwy. M. Gérard déjoua la manœuvre et établit que ces cartouches avaient des balles modifiées, pour éviter une trop forte pénétration; c'étaient des cartouches d'exercice, ainsi que l'étiquette des paquets le prouvait à satiétés Il nous apprend enfin, qu'au commencement de la guerre, l'Allemagne avait réellement cru que ie Japon se rangerait à ses côtés contre les alliés; cette opinion était tellement accréditée que l'un des soirs des premiers jours de guerre une manifestation de sympathie eut lieu à Berlin devant l'hôtel de l'ambassade japonaise. Mais ces espoirs ne tardèrent pas à être réduits à néant,par suite de l'adresse de l'ultimatum du 16 août 1914, et la déclaration de guerre consécutive du Japon à l'Allemagne. L'EMOTION EN AMERIQUE Londres, 7 août. — Le correspondant du « Daily Telegraph » à New-York télégraphie que les Américains considèrent comme une flétrissure ineffaçable au militarisme allemand l'aveu personnel du kaiser qui a reconnu que la neutralité de la Belgique devait être violée. LA RETftÛXTE RUSSE MOS ALLIÉS sont toujours en recul (Officiel) Pétrograde, 7 août. FRONT OCCIDENTAL. — Au sud-oues de Brody, dans la région de Due et d, Zarkoiv, l'ennemi a déclenché un feu d'ar tillerie intense. Les attaques de nos avant gardes ont contraint l'ennemi à la défen sive. Dans les vallées des rivières Seretli c Suozawa, l'ennemi continue A presser no. troupes. Il a occupé les villages de Was koxvzy, Sapoulmany, Radouz, Courla e Glato. FRONT ROUMAIN. — Dans la directior de liimpolung, à la suite de violents conn bats, l'ennemi s'est emparé des hauteur, au nord de la station Molut. Dans cette ré gion, le 2fi0° régiment, sous le commande ment du capitaine Louchknoff, a accompl des exploits hcro'iques. Il a repoussé plu sieurs attaques ennemies, a obligé Vadver saire à reculer en désordre, a fait prison niers trois sous-officiers et douze hommes A l'est de Dzdlina, nous avons repouss< les attaques de l'ennemi. Sur la Bistritza dans la région de Kotengakhi-Khutlabort chi, deux régiments d'une de nos division, ont quitté leurs positions et se sont retiré, en arrière, ce qui a obligé nos troupes dt reculer de quelques verstes vers l'Est. Dans la direction de Foczany, l'ennem après une forte préparation d'artillerie t lancé une attaque le long de la voie ferrét de Foczany à Tkliiouzlez. Le 6 août, l'en nemi s'empara des positions que nous oc cupions dans cette région et repoussa no: troupes sur l'autre bord de la rivière jus qu'à Tourla. FRONT DU CAUCASE. — Sans change ment. Aviation Nos avions ont jeté des bombes sur le station de Baranowitchi. FRONT DE LA BALTIQUE. — Les i c 5 août, des avions ennemis ont survolé la villages et les villes du golfe de Riga or ils montrent depuis quelque temps uni ç/rande activité. . IWWt I MB COMMENT LA CHINE participera à la guerre Londres, 7 août. On mande de Tien-Tsin au « Daily Mail » Le « North China Mail ■> annonce que la Chine paxucLp'era à la. guerre pour son pro pre compte et non en s associant, du moini pour l'instant, avec les puissances alliées. * Selon ce journal, l'attitude qu'elle adoptera sera analogue a celle du Siam, lors de sa déclaration de guerre h l'Allemagne. La « N'arth China Mail » indique d'autre part, que la légation hollandaise à Pékin a d'emanit» an gouvernement chinois de permettre à certaines personnalités allemandes, qui se sont fait remarquer par leurs intagues, de quitter la Clune pour se rendre à Java. wvvw — La classe 1890 en France est entièrement retirée des formations du front ; les homme; non agriculteurs de cette classe iront remplacer à l'arrière les agriculteurs de la classe AL DANS LES FLANDRES REPRISE ! de la lutte d'artillerie COMMUNIQUÉS FRANÇAIS t 14 heures. - Lutte d'artillerie assez violente en 8el- - gique, particulièrement dans le secteur de - Bixschoote, et au nord de l'Aisne sur le - front Hurte&ise-Craonne. Aucune action d'infanterie. ! En Champagne, nou3 avons effectué dans > les lignes allemandes, trois incursions qui - nous ont permis d'infliger des pertes à l'en-5 nemi et de ramener des prisonniers. Sur la rive gauche de la Meuse, après un i vif bombardement, les Allemands ont tenté . ce matin une attaque sur nos positions en-, tre le bois d'Avocourt et la cote 304. Sous la violence de nos feux déclenchés . avec précision, les assaillants ont dû ren-i trer aussitôt dans leurs tranchées de dé-. part ayant subi de3 pertes sensibles. 23 heures. En Belgique, la lutte d'artillerie a pris au ; cours de ha journée une certaine violence Sur la rive droite de la Meuse, l'ennemi a - prononcé une attaque 3ur nos positions du ' bois des Cauiières. Une fraction ennemie ^ ^ui ayaït réussi à prendre pied dans un p|é-' ment de notre première ligne en a été rejeté aussitôt par notre contre-attaque. ; COMMUNIQUÉ BELGE Légère activité d'artillerie. Luîte de grenades' vers Dixmude. COMMUNIQUES BRITANNIQUES 13 heures. Aucun événement important à signaler. 20 heures. Aucun événement important à signaler : en dehors de l'activité ordinaire des deux artilleries : BONNE NOUVELLE : LE KAISER ARRIVE SUR NOTRE FRONT Londres, 7 août. Les journaux reproduisent un télégramme d'Amsterdam, en date du G, d'après lequel le Kaiser après avoir signé la'nomination des nouveaux ministres est parti pour le quartier général du front occidental.• WWW—— A mm 3IÏ SOUS-HUN mm_E espm UNE NOUVELLE NOTE ALLEMANDE Zurich, 7 août. — Le gouvernement allemand vient d'envoyer une note au gouvernement espagnol au sujet de l'internement de l'« U-23 ». Dans cette note, le gouvernement allemand, se réclamant des principes de la Convention de La Haye, conteste à l'Espagne le droit d'interner les sous-marins qui, par suite d'avaries, sont contraints de chercher refuge dans un de ses ports. On sait que d'après des conversations récentes, le gouvernement espagnol a. manqué la ferme intention de s'en tenir aux . « Brimes du décret du 29 juillet. — (Radio.) La Situation maritime DES ALLEMANDS à Zeebrugga et à Ostende Déclarations de l'amiral Jellico« D'une interview accordée par l'amiral Jellicoe à l'a Associated Press » et publiée par i'« Herald », nous détachons les lignes qui suivent : « Je dois dire quelques mots des bases de contre-torpilleurs et de sous-marins, occupées par' les Allemands sur la côte belge. L'une est Ostende, l'autre Zee-brugge. Les Allemande ont appliqué à cette étendue de côte sablonneuse ka mêmes principes de fortifications intensives adoptées plus haut, dans la mer du Nord et dans l'île d'Heligoland. La ligne de côte est jalonnée de canons lourds qui, par eux-mêmes, constituent des cibles infinitésimales à des portées dépassant 20.000 mètres. L'ennemi, néanmoins, n'a pas tardé à faire l'usage le plus complet d'avions et de rideau de fumées pour sa protéger. « Ostende présente la cible la meilleure, mais on ne peut l'attaquer qu'à de rares intervalles, quand le vent, la mer et la température sont favorables. <( Zeebrugge n'est pas à proprement parler une base navale, mais simplement W débouché du port intérieur de Bruges, à laquelle il est relié par un canal profond et large. Zeebrugge n'offre à peu près riert qui vaille la peine d'une attaque. Je crois cependant que le problème de l'attaque dfl la côte belge n'est pas insoluble. » Î/VWVV —•* LIFll 1 « mu SU * ALMEREYDA EST ARRÊTÉ Les journaux ont annoncé, il y a quelque temps, l'arrestation de Duva.l, administra** teur du « Bonnet Rouge », journal parisien. Duval et Almereyda étaient, depuis longtemps, étroitement- surveillés par le service de la police. Un dossier avait été constitué: par laa soins des ministres de l'intérieur et de la1 guerre et, ce dernier, sur'la demande du président- du Conseil, saisisait le mitiistce de la justice,, le îr juillet dernier.- M. ICené Viviani,ministre des sceaux,donnât l'ordre, le 2 juillet, d'ouvrir une information judiciaire contre Duval et de prescrire l'arrestation. Le 3 juillet, ses ordres étaient exécutés et M. Drioux se saisissait de l'affaire. Des perquisitions furent alors opérées et de nombreux témoins furent entendus, parmi lesquels M. Almereyda. La justice ayant, en continuant son information, jugé nécessaires des perquisitions nouvelles, celles-ci furent opérées, lundi, dans divers lieux. A la suite de ces opérations judiciaires, un mandat d'amener fut délivré par il Drioux, juge d'instruction, contre Almereyda.Ce mandat a été exécuté lundi soir. ECHOS Mort du cottjta Grciildl ôn vient d'apprendre de Bruxelles la mort du comte Greindl, ancien ministre de Belgique à Berlin. On se rappelle que 1 an-cien diplomate avait été créé comte ©t nommé ministre d Etat quelcjae temps avant la guerre. La relève des îvëdecitjs belges Plusieurs correspondants nous exposent, à ce propos, des considérations qui nous paraissent fondées. Ils voudraient voir les médecins militaires du front passer un certain temps dans les hôpitaux de l'arrière, où ils pourraient entretenir leurs connaissances en médecine ou en chirurgie. Leurs confrères de l'active, en servira dans les formations sanitaires de) l'arriéré, verraient peu d'inconvénients^ à « relever » leurs copfrères du front. Nos soldats, autant que "nos médecins, _bénéfi-cieraient, nous paraît-il, de cette réforme; et nous soumettons ses desiderata au bienveillant examen de M. l'inspecteur général du service de santé. VIA<W» Le pain de pommes de terre Nous l'aurons donc à peu près sûrement cet hiver. M. Violette, ministre du Ravitaillement de France, demande aux préfets de réserver dès maintenant, dans cës vues, une bonne partie de la récolte, qui s'annonce superbe, du précieux tubercule. On a expérimenté à Ghartres une recette donnée par Parmentier en 1778 et on a obtenu un pain sain, agréable, nourrissant et de bonne conservation. Jadis on réservait à ceux qui usaient dô ces recettes, le nom de falsificateurs et. les honneurs de la correctionnelle. Aujourd'hui c'est la guerre : ce sont les sauveurs de la patrie. Soit. Nous mangerons le pain de pommes de terre;/nous mangerons tout ce qu'on voudra pourvu qu' « on les ait ». Mais que de procès en réhabilitation eni perspective ! HHM Vu pacifiste pas fier C'est ce directecur du théâtre Sapula à Oklahoma, connu par ses sentiments germanophiles. Il avait non seulement refusé de permettre des chants patriotiques dans son théâtre, mais a, de plus, interdit d'arborer le drapeau américain pendant la représentation de dimanche soir. Ayant été averti, le shérif prit possession du théâtre, monta sur la scène en tenant en main le drapeau américain et força le directeur à venir s'agenouiller devant l'emblème de la patrie et à l'embrasa

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