Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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s.n. 1918, 02 March. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 20 September 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/r785h7d235/
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QUATRIEME ANNEE. — N° 202! L© Numéro : ÎO centimes RAMF.nT î> MARS IfHft. PARIS 3, Place des Deux-Écus, ; Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY LE HAVRE 28ter, Rue de la Bourse, 28tf Téléphene i 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 56 par mois — 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh, 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim Autres pays. 3 fr. par mois . 9 fr. par trimestre A propos de la notion de l'Étal COMMENT LiL RÉilJLISEB Comme un grand nombre de nos lecteurs, M. Fernand Des cham-ps a été vivement frappé par les idées développées dans l XX" Siècle par M. Dumont-Wilden, -partisan déclaré de la restau ration de F Etat. Les observatio?is qu'il nous adresse à ce sujet mé ritent d'être publiées in extenso. Elles constituent une contributioi précieuse à l'étude d'un problème essentiel. Un tel échange de vues qui continuera, nous en avons la certitude, est de nature à opère la réforme des idées, nécessairement préalable à la réforme des ins titutions. Observons dès à présent qu'il n'y a peut-être pas de pays ai monde où la restauration de l'Etat puisse se faire aussi facile7nen qu'en Belgique. La modération du tempérament national, le ooi sens public, l'esprit d'association, l'autonomie des provinces et de, communes seraient autant d'obstacles sur la roule d'un éventuel des potisrae. Il ne stagit pas d'en diminuer la forer, mais seulemen d'introduire dans le gouvernement du pays un esprit et des métho des capables d'orienter toutes les énergies particulières vers la foret de la nation. Les articles comme celui de M. L, Qi tnont-Wilcten sont précieux pour le lecte-u; d'un journal. Ils sont précieux parce qu'il projettent des traits de lumière rapide; mais intenses sur des questions essentiel te. lies problèmes qu'ils abordent, ils n'o'u reste songeur, l'esprit rempli de réflexion loin; de mâih. .Mais ils en squlignen ï'importance. Et quand on les a lus, or l'estesoftg-ucr, l'esprit rempli de réflexion: «akttàires qui se prolongent comme Je ondes spirituelles, qui vont s'élargïssant et cercles concentriques. Deux' pètits faits per sonneis, en apparence bien insignifiants confirmeront l'extrême opportunité d'un* révision de notre notion de l'Etat. 11 y a'quelques semaines, fe -discuta'; 'dans la mesure très limitée de rna eompé teiiee, la question flamande, a\ec nn fia militant instruit, séu ieux, très aident poui sa cause, niais resté un Belge lovai. Brus quement, à la fin de la conversation, voie ce q[u!il me dit textuellement : « te qui laminait pour résoudre la question fia anande c'est reviser notre notion de l'Etat » 11 y a quelques iours, un professeur dt Cambridge, fort connu à l'étranger pai ses é.C'1-jts, rnexposait ses; vues sur la - .d tuation internationale : « Pour résoudre lè question internationale il nous faudra, me dit-il, reviser la notion de l'Etat léguée pai ^Iachiavel.'tra-hsmisepar le despotisme de: t;ois absolus» conservée et renforcee par I; monarchie prussienne. » Juigez de mon étbnnement en lisant dan; mon <i XX0 Siècle » l'article de M. Dumont (Wilden ! Par des vues différentes, dans diee ipiili'eux différents, -par ce qu'il a lu, vu,' en tpndu autour die lui, 'par ses propres ré ifjexions, il arrivé au même problème essen tiel : La notion de l'Etat. m r # * Eh bien, oe ne peut pas être un pur hasard. Il est clair que. les reflexions anaio gués ont dû venir spontanément à des mil liers d'individus dans lés'pays alliés et qu^ rious, nous trouvons devant une énigme que le sphinx nous pose et qu'il faut résoudra si nous ne voulons pas périr. M. Dumont Wilde n ne la résoud pas. Il la pose toui simplement. Il se plaint que l'autorité df l'Etat soit ébranlée et, d'autre part, il est obligé d'avouer que l'Etat, de par les né cessités mêmes de la guerre, s'est chargé d'une foule die besognes nouvelles : allô cations, ravitaillement, etc. Ce n'est pas assez de dire : Nous vivons littéralement sous un régime de socialism; d'Etat. L'Eitat règle la consommation, fix< lés prix maximum, dirige directement or indirectement toute l'activité économique exerce une censure draconienne sur la (presse. Cgtament peut-on, dans ces conditions se plaindre de l'affaiblissement de la no tion de l'Etat ? Et pourtant il y a un réel malaise. Les (ferments révolutionnaires se discernent d< tous côtés et là où ils n'agissent pas, ur individualisme farouche, égoïste, critique entrave les actions collectives. Il y a là une antinomie qu'il faudra! Ibien résoudre une bonne fois si l'on veu voir un peu plus clair dans les questions politiques. Ce n'est d'ailleurs pas la seule. En droi international, les Allemands ont poussé 1e notion de l'Etat absolu, indépendant n'ayant d'autre règle morale que sa puis sance, à un degré d'exagération mons trueuse qui en fait une véritable idole san guinaire. A l'autre extrême, les socialistes interna tionaux font fi de l'Etat, se préparent à si substituer à lui dans les négociations <h paix et-superposent à La notion de l'Eta souverain la souveraineté du prolétaria international organisé sous la formula marxiste. C'est le particularisme, non pa 3'une classe, car les ouvriers catholiques les ouvriers libéraux, les paysans de touti opinion ne sont pas représentés. C'est 1< particularisme d'un parti se substituant < l'Etat, gardien des intérêts généraux. Autre antinomie : C'est de France qui M. Dumont-Wilden écrit que la notion d l'Etat s'est affaiblie d'une façon désespé rante. Or il y a peu de pays ou l'Etat per sonnifié par le ministre de l'intérieur et 1 ministre de la justice soit aussi puisa an qu'en France. Toute l'armature de l'administration na poléonienne qui avait été admirablemen calculée pour favoriser le despotisme es encore en grande partie debout. Seulemen Napoléon n'est, plus ià et le ministre d l'intérieur qui le remplace dure ce qiu durent les roses, l'espace d'un matin. E pendant qu'il dure, il est assailli par le sollicitations indiscrètes de ses partisan venus de tous les coins de la France et pa les critiques exagérées de ses adversaires Ici, en Angleterre, dans un milieu corn me Cambridge. caaJeré la sruerre, l'Eta - n'est nulle part. L'université jouit d'une • liberté, d'une autonomie absolue et, malgré s cela, elle est représentée au Parlement. Le s maire, le conseil communal àont îridépen- - dants de l'Etat. Les chemins Je fer qui con- , t duieent à Cambridge sont exploités par ies 5 sociétés privées. Dans toute la force «lu t terme on s'aperçoit à peine ici de l'action i de l'Etat, tandis qu'en France elle est par- i s tout. En revanche, ■ jamais le-moindre dé- ] ? sord,ne. Les autorités universitaires, celles i i de la villes celle, du comté sont obeies, avec i une ponctualité magnifique, sans servilité, , mais sans critiqué et sans bruit. Lu seul < ; agent de police, par sa seule présence, 1 contient dans le calme une queue d'un mil- < ; lier de pérsonnes. On respecte l'autorité < . sous toutes ses formes, celle du père de 1 famille, du chairman dans .un meeting, • du vice-chancelier de l'université. Nous, c . nous les frondons toutes et l'Etat écoppe comme les autres. • 1 L * * En Allemagne, pays qui concrète pour ' ■ nous l'idée de despotisme de l'Etat, le chan-; celier do l'empire, à certains points de vue a.u moins., ruais tràs imptirr-wis, -n'a pas le dixième partie de la puissance d'un mi- ■ riistre de l'intérieur de la France républi-! ca'ine. Il est limité dans son action par l'auto-» nomie des Etats fédérés, l'autonomie les • villes, celle des universités, etc. Ce à quoi je tends par tout ceci, c'est de montrer 5 combien, sur une foule de questions fonda- • mentales en politique, nos idées sont con-> fuses. Nous sentons le mal, la guerre nous • en a dévoilé l'étendue et le danger, et nous ; ■ sommes impuissants à proposer un re- ■ mède. Il n'y a plus de science politique, parce que la science politique s'est mise au service des passions de partis et les intérêts généraux ont été négligé. Nous avons maintenant à nous garder de remèdes empiriques pires que le mal que nous voulons j | guérir.. Et le mal est profond. La besogne la plus urgente, c'est une besogne d'étude ( 1 d'abord et de propagande ensuite. T 1 M. Dumont-Wilden a bien raison de se ; demander s'il existe encore une doctrine • politique quelconque. Si on entend par là ^ : an ensemble de principes politiques acceptés ' ■ par tous, disons hardiment qu'il n'y en a ( ' pas, pas plus qu'il n'y a de doctrine rno- 1 ra.le acceptée par tous. ( Comment sortir d'une telle anarchie, c co-mimient réviser la notion de l'Etat ? Pour -| ' moi, je ne vois qu'un moyen, un seul, et ] ; il est bien modeste, d'une efficacité dou- . ' teuse et dont, en tous cas, les effets ne c 1 pourront se faire sentir qu'à la longue. C'est de constituer entre catholiques, libé- c ; raux, socialistes sincères, loyaux, patriotes, dégagés de l'esprit de parti, des socié- < ■ tés d'études politiques et sociales libres, i • n'ayant pour but que cle s'éclairer mutuellement et de découvrir la vérité : ainsi par- j ; viendrons-nous peut-être à dissiper les pré- ( ; jugés qui nous divisent, à diminuer les dis- ; 1 tances qui nous séparent réellement sans ■ possibilité de conciliation, à créer un noyau de doctrines acceptables pour tous - les bons citoyens. ' Il est possible que ce projet, si modeste 1 ' qu'il soit, ne puisse pas réussir dans un pays comme le nôtre où on est habitué à " se laisser mener par des politiciens de 36» 1 ordre. Je ne vois, pour ma part, pa-s d'au- ■ tre moyen de reviser la notion de l'Etat et • beaucoup d'autres notions non moins es- • sentielles. Fernand DESCHAMPS. Cambridge, février 1918. : 'WWW ; I t LIRE EN 2' PAGE : < ; Illusions perdues, par Julien Flament ; i 3 Dans le pays de Poperïnghe (suite de , l'enquête de l'envoyé spécial du « XX0 1 ; Siècle ») ; 1 3 La revision des buts de guerre de rita- ] 1 lie, par Percy ; Nos Echos. i l vwwv L'aviation italienne n - t DEUX TONNES D'EXPLOSIFS SONT LANCÉES SUR POLA t Rome, 28 février. — Le bureau du chef t d'état-major de la marine communique : 3 Dans la nuit du 27 février une escadrille | 3 de nos hydravions est allée bombarder , t Pola, lançant deux tonnes d'explosifs sur , 3 l'arsenal et sur d'autres ouvrages militai- s res avec une efficacité visible. r Pendant le retour de nos appareils, -cvenu s indemnes malgré un vif feu de barrage - antiaérien, on a observé de gros incendiés t Jusqu'à 50 kilomètres de la côte ennemie. Les crimes allemands en Belgique Deux sénateurs sociali&tes condamnés à mort Amsterdam, 1" mars. Le journal Het Volk annonce que le \e conseil de guerre allemand d'Anvers a condamné à mort pour espionnage les i. sénateurs socialistes Colleaux et Legros. n Le chef du parti socialiste hollandais, ç5 M. Troelslra, aurait télégraphié à M. ■r Scheidemann pour lui demander d'user j. de toute son influence afin d'empêcher l'exécution. u Les preuves s'accumulent du fait que, en ' dépit de la décision impériale publiée, au sujet de la déportation de civils belges, les 's réquisitions d'hommes ne cessent pas »- dans la. zone des étapes de la Flandre. •i Diverses relations détaillées et jndiscu >- tables par leur concordance, prouvent que' e les- Allemands continuent à réquisitionner et. masse dans la région flamande, les hommes âgés de 17 à .4-5 ans, pour les déporter d'ans le Nord de la France, près du front, ? sous le feu des avions et des canons alliés. e Le régime auquel ils sont soumis est un e régime systématique d épuisement. Ils sont soumis à des travaux d'intérêt ~ militaire, véritables travaux de force, qu'il s leur faut exécuter sans considération de J l'état de la température^ i Les déportés sont roués de coups lors- - qu'ils ralentissent le travail. Ils tombent - par centaines sur le chantier. On ne les 3 transporte à l'hôpital que lorsqu'ils sont ; hors d état de se relever. I.es Allemands poussent la cruauté jus-1 qu'à frapper la famille à titre de représail-, les, lorsque l'un de ces malheureux essaye - de s'onfuir : on saisit alors sa femme ou i d autres de ses proches pour les jeter en > prison. les déportés souffrent particulièrement de l'insuffisance de nourriture. \ Voilà comment les Flamands sont traités par ceux que les aktivistes présentent en libérateurs de la Flandre. Lire prochainement: LA NATION BELGE j Grand journal quotidien d'union nationale paraissant à Paris ; lililiiWïïir L'arrêté-loi du 20 février 1918 les ap-; pelle à servir la Patrie. ? Les Belges nés en 1899 et se trouvant 5 en France doivent sous peine d'encourir les sanctions légales, en voyer au Mi-^ nistère de l'Intérieur de Belgique (Ser-' vice de la Milice) au Havre, avant le 3 1" avril 1918 un bulletin d'inscription L dûment rempli. Ils pourront se procurer eux-mêmes ces bulletins à partir du 10 mars pro-, chain en les demandant verbalement ou r par écrit au Ministère de l'Intérieur de t Belgique, aux consuls 'de Belgique et ' aux'comités belges de réfusriés. , Ils seront convoqués ultérieurement-; devant les commissions de recrutement. Ceux qui seront jugés aptes au service . devront rejoindre le centre d'instruç-. tion le 1er mai 1918. Toutefois les commissions de recru- - tement pourront accorder un délai aux - étudiants et collégiens afin de leur per- ■ mettre de se présenter devant un jury 5 d'examen où de terminer l'année sco-î laire. En aucun cas ce délai ne dépassera ; le 15 août 1918. ■ —VWWV —————— — l j Les «affaires» en France Nouvelles arrestations pour intelligences avec l'ennemi Le gouvernement militaire de Paris vient de saisir le troisième conseil de guerre dune nouvelle affaire qui a éclaté à Dijon. L'ordre d'informer ^ ise les nommés Henri î Cay, antiquaire en cette ville ; Maurice s Tremblez, employé de banque à Paris, âgé o de 37 ans; Louis Brodin, comptable. i8 ans, demeurant à Paris; Emile Guilliet, orthopédiste, âgé de 38 ans, demeurant à Paris, * et sa femme, Mme Suzy Depsy, âgée de 28 ans, artiste du théâtre Sarah-Bernhardt où elle a joué jusque la semaine dernière , le rôle de Blanche Delorme dans les Nouveaux riches. Un mandat de dépôt a été signé par le capitaine Bouchardon contre les quatre derniers prévenus de Paris. L'inculpation est : intelligences avec l'ennemi. Le dossier est arrivé vendredi main au conseil de guerre et l'officier-rapporteur a fait subir immédiatement un interroga-f tqire de forme aux quatre prévenus de Paris. Le prévenu Guilliet et sa femme ont choisi pour a\ocat M0 Lucien Leduc ; l'in-B culpé Brodin a choisi M0 Marcel Vincent, r Ouant aux autres prévenus, ils n'ont pas t' encore indiqué le nom de leur avocat. Dèes que le juge de Dijon se sera dessaisi en faveur 'du gouvernement militaire, - le nommé jay sera transféré à Pari?. e Trois perquisitions ont été faites yen-s d;edi matin, deux à Paris et une à Dijon, r»ii Hnmiri 1 rlp m r;*v. LA MORT r»E M. Th. de Lantsheer M. Théophile de Lantsheere, dont XXe Siècle d'hier a annoncé la mort < quelques lignes — la nouvelle nous < e avait été télégraphiée dans la nuit — éta s une des figures les plus originales -et 1 <. plus marquantes du monde politiq-i beige. Avocat des plus réputés, il f ministre de la Justice dans le ministà > catholique renversé aux élections légisili • tives de 1878. Président de la Chambre t r 1884-, dès Je lendemain des élections c r succomba le cabinet libéral do M. Frèr Orban, M. de Lantsheere abandonna fauteuil présidentiel en janvier 1895, apT j nn-e séance tumultueuse où il aurait fa ; pencher la balance, d'après ses collègu s de là Droite, au détriment d'un .repr-ése. s tant catholique et en faveur de la gauicl -socialiste. Telles étaient les tempêtes q' passionnaient chez nous, en ce temps-1 p $ opinion publique. r Député de Dixmude jusqu'en 1900, J . de Lantsheene devint sénateur après r première application de la Représenta/tic proportionnelle. Au Sénat comme à Chambre, il intervenait rarement dans j débat, bien que son autorité fût tri grande dans l'une et dans l'autre asseï t blée. Sa petite personne trapue et ro 1 .fjeauide n'avait aucun des dons qui cara » térisent l'orateur. Pourtant, chaque fo qu'il se levait pour parler, sa voix sourd . à peine intelligible pour l'auditeur di l tribunes, forçait fouit de' suite l'attentio: ; ,Sur tous les bancs de l'assemblée, o t faisait silence. Pour la clarté, la précisic •H la force, il était sans rival au Pari . i^erit. Nous nous isouwenons de l'avoir vi . in 1899, dompter une Chambre hostile pr , l'autorité d'une parole dénuée cependai t !;£&s seute_ agréments capables, à l'ordina i ri, de séduire les assemblées parlemei Uferes. t pl était mieux à sa place dans la pa "i|Je atmosphère du Sénat, En 1902, se ; <i»ei oratoire avec M. Jules Vandephen i vp, alors ministre de la Justice, à prop( d» la donation royale, fit sensation. Toi . ^»1ue 'e dn°it civil pouvait opposer à 1 ■ libéralité d'un souverain plus soucieux c l'avenir de l'Etat que de l'intérêt de £ p»pre famille, M. Théophile de Lants-heei mtes la plus farouche énergii dans un discours où les ju.ristas vieirroi longtemps, et à bon droit, un modèle d genre. A propos du même projet de lo M. Auguste Beernaert. avait dit à 1 C_hambre : « Mon vote sera un vote c résignation. » Hélas ! ces deux homm< éminénts se trompaient, l'un et l'autre, I ne comprenaient, ni l'un ni l'autre 1 pensée et le geste de Léonold II, décidé faire violence au Code- civil en vue d'en . pêcher des princes étrangers, époux c ses filles, d'entrer un jour en possessic de ses biéns. Une invincible méfiance de l'Etat et d Prince fut d'ailleurs le trait dominant i cette belle et intéressante figure. M. c . Lantsheere a raconté, dans un attachai opuscule, la vie de son gran-d-père, méd . cin à Assche. notable de son canton, il ' surgé contre l'Autriche en 1789 et, cornu beaucoup de Belges de tous les ternp ■ le plus discipliné et le plus révolutionna ■ re des hommes. On peut croire qu'il s'e s regardé avec complaisance dans le po , trait de 6on_ aïeul. Les initiatives du ch de l'Etat déclanehaient automatiqtiieme) , sa résistance, son hostilité même. Ser\i< ' p-ersonneK ? augmentation du contingent Autant de pièges tendus par le pouvo 1 royal h la candeur des représentants c 1 la nation. Il faut avoir -connui les hommi , de sa génération et de sa trempe, honn tes, intelligents, patriotes, pour appréci< ; le mérite de nos rois dans leur lutte inii teronrpue pour l'organisation de la défen: 1 nationale. ! Si grand par plusieurs côtés, ce Belge r ■ vieille souiche fut, toute sa vie-, l'homme c son arrondissement, de son' village, c . son clocher. Il n'en mérite pas moin ; pour sa vertu, pour son savoir, pour se . dévouement au bien public, notre respe , tiïeux hommage. Mais ce n'est pas mai quer de respect à sa grande mémoire qt de souhaiter des horizons plus larges ai homm.es d'Etat de demain. M. Théophile de Lantsheere avait e la joie de revivre dans son fils aîné, c-admirable Léon de Lantsheere, l'un d( hommes les plus intelligents et les oh cultivés de sa génération, député de Bn xelles, puis ministre de -la Justice de 19: à 1911 et frappé en pleine force, au mo de septembre 1912. Sa mort fut'un deu pulblic. On ne pouvait l'apnrocher sai l'aimer. Art, sciences, littérature ; il s'il téressait à tout, il avait des clartés c tout. Condamné à lui survivre, son pèi ; n'a plus connu de jours heureux. En qu.; ; lité de gouverneur de la Banque nati . nale, il a lutté, tant qu'il a pu,, contre l'a i bltrairo prussien. Il est parti avant la d ; livrance. La reconnaissance et le respe i de tous les bons citoyens le suivront dai , la tombe . F. N. , VUHV ■ t AU FRONT ITALIEN (Officiel.) Borne, 1" mars. [ L'artillerie ennemie, qui s'est montri plus active dans la matinée d'hier, sur U deux rives de la Brenta, a été èiîergiqu i ment contre-battue par la, nôtre qui a e t fectué en outre des concentrations de fei . bien réussis sur les troupes adverses, dai . le val San Lorenzo (mont Grappa) et o l Mord du col delta Berrctta. Sur le plateau d'Asiago, des patrouille qwi avaient pénétré dans les lignes evn : mies, ont ramené une grande quantité d'à mes et de munitions. Au Nord de Ponte • - Pia>:e, une colonne d'autos-camions t , mouvement a été atteinte en plein par noti tir. Le 27, des batteries anglaises ont abati , un avion ennemi qui est tombé en flamnb tirés de Nervesa, Vives attaques aliemandes en Champagne — G® 0 L'ennemi prend pied dans les positions françaises ^ de la Butte-du-Mesnil — D'antres tentatives sont m repoussées par les troupes franco-américaines BIS —. ■ » ne d (Officiel français.) 14 heures. -tC DANS LA BEGION A L'EST DE CH, VIGNON. LES ALLEMANDS, HIEB, VEL 20 HEUBES, ONT LANCE, APBES U ' VIF BOMBARDEMENT, DEUX COLOl t NES A L'ATTAQUE DE NOS LIGNES. U VIOLENT COMBAT CORPS A COBF i? S'EST ENGAGE QUI S'EST TERMINE " NOTEE AVANTAGE. L'ENNEMI A ET ;s BEFOVLE APBES AVOIB SUBI DE FOi j" TES PEBTES. . Des prisonniers sont restés entre m mains. Une autre tentative sur nos peti ' postes au Sud-Est de Corbony n'a pas < . plus de succès. Pendant la nuit, l'activi ■ ■ des deux artilleries s'est maintenue tr, vive dans toute la région de Craonne, e ! tre la Miette et l'Aisne et dans le secte i p de Beims. L'hospice civil de Beims a è . incendié et bombardé systématlqueme, pendant l'incendie. En Champagne la nuit a été égalemc, marquée par des séries de bombardemen ?" de nos premières lignes ; notamment dai ' ta région des Monts, de part et d'autre t ' la Suippe et vers la Butte du Mesnil. ^ CE MATIN, UNE TBES VIVE ATT. v QUE ENNEMIE DECLENCHEE SUB NC n NOUVELLES POSITIONS A U SUD-OUE& n DE LA BUTTE Dl MESNIL .i ETE BR e" SËE PAR NOS FEUX ET BEFOULÉ SAUF EN UN POINT OU LES ALLi 'T MANDS ONT PRIS PIED DANS NC n ELEMENTS AVANCES. VEBS LA MEM HEURE, A L'EST DE LA SUIPPE, U FORT COUP DE MAIN ENNEMI A SU1 . UN ECHEC COMPLET. En Argonne, rencontres de patrouille n Nous avons fait des prisonniers. En Woevre, assez grande activité de l'a )S tillerie vers la fin de la nuit dans les se 't teurs de Bégniéville et de Bemenauville. 3 Nuit calme sur le reste du front. a 23 heures. e Au cours de la journée, la lutte d'artill 5. riê a pris un caractère d'assez grande i, ît tensité dans la région au Nord et au Nor, u Ouest de Beims, ainsi qu'en Champagn i, principalement dans la région des Mont a vers Tahure et de part et d'autre de i le Suippe. 's AU SUD-OUEST DE LA BUTTE D ls MESNIL, LES ALLEMANDS, APBE î1 AVOIB ETE CHASSES PAR NOS COI a TRE-ATTAQUES DES POINTS OU IL AVAIENT PENETBE CE MATIN. SON le REVENUS A L'ASSAUT AVEC DES FO) n CES NOUVELLES. APBES PLUSIEUR 'TENTATIVES INFBUCTUEUSES QUI . LEUR ONT VALU DE LOUBDES PER-TES, ILS SONT PABVENUS A BEPBEN-£ DUE PIED DANS UNE PABTIE DES PO-J SI TION S QUE NOUS AVIONS CONQU1-V. SES LE 13 FEVBIEB. Sur la rive droite àe la Meuse et en Woc-^ vre, l'ennemi a bombardé violemment nos p premières lignes sur le front Beaumont-Bois Le Chaume, ainsi que dans la région de Séicluprey où un fort coup de main ennemi a été repoussé et nous a donné quel-ques prisonniers. " SUB DEUX DES POINTS ATTAQUES ;u, PAR L'ENNEMI, AU COUBS DE LA NUIT r DEBNIEBE ET AUJOUBD'HUI, LES *s TBOUPES ALLEMANDES SPECIALI-r'~ SE ES DANS LES BAIDS SE SONT IIEUB-Z TÊES .4 DES ELEMENTS D'INFANTEBIE ') AMEBICAINE. NOS ALLIES ONT PAR-n TOUT MAINTÉNU LEUIi LIGNE INTAC-. TE, INFLIGEANT A L'ASSAILLANT DES , PEBTES SENSIBLES ET LUI CAPTU-ls BANT SUR CHACUN DES POINTS DES ^ PB ISO N NI EBS. Les exploits des aviateurs alliés 'o T Le communiqué' français d'hier après-I- midi annonce ce qui. suit : LE 28 FEVBIEB, UN DE NOS EQUIPA-GES A EFFECTUÉ UNE BECONNAIS-SANCE PHOTOGBA ph1que WSQITA Z, MABlENBOUliG A plus de 80 kilo-■\ METBES A L'INT E BIE Uli - D ES LIGNES 11 ENNEMIES. s_ De son côté, le communiqué britannique de la nuit porte l'information sui-r. vante : c- nos aviateubs ont pbofjte des quelques intervalles de beau temps de la joubnée d'hier poub faire du beglage et jeter des bombes sur deux depots de mu-e~ nitions au sud de lille et des y voies de gabac'ië A courte ai et i- deynze. un de nos appareils n'est e> pas rentre. s- A LA NUIT, ILS SONT REPARTIS ■a PENDANT LES INTERRUPTIONS DE LA TEMPETE DE GRELE. QUATRE TON-U NES D'EXPLOSIFS ONT ETE JETÉES S SUR UN IMPORTANT CHAMP D'AVIA-f- TION, A MI-CHEMIN ENTBE TOUBNAl S ET MONS. ET SUR DES CANTONNE-T MENTS DE LA BEGION DE DOUAI. 1- TOUS NOS APPABEILS SONT BENTBES S INDEMNES. Les socialistes allemands " acceptent les annexieiss... » qaanfi elles ne touchent pas jj. l'Allemagne r- 3f. Bàle, 28 février. ^ Le Vorwaerts, essayant de justifier c point de vue socialiste la politique a . • nexionniste de l'Allemagne vis-à-vis de !'r Russie écrit : [Q « Il n'est pas encore tout à fait certa L que les modifications à l'Est tendent à di :r annexions ; mais pour la Bussie cela i j. fait rien. Si l'Allemagne avait été battue ;e contrainte d'abandonner l'Alsace-Lorraii et les provinces du Rhin, il lui aurait é [,e assez indifférent de savoir si ces régiew le devaient devenir françaises ou autonome [e Finalement, nous aussi, nous ne devoi 3 pas oublier que les prolétaires alternant q en guerre n'avaient pas à empêcher d i. annexions qui peuvent être faites par l'A lemagne, mais devaient et doivent emp ie cher des annexions aux dépens de l'Ail x magne. >' Si nous sommes assez sincères poi u avouer que le cours pris à l'Est, par les év nements est un ■chec pour nos aspiration ;s nous voulons ajouter immédiatement qi [s cet échec n'e* ce-;:adant pas le pire qi nous auriov-ï pu essuyer. 10 » Si le su.t avait voulu que nous ayoi js à choisir entre deux maux, ce qui se pr H duit actuellement aurait été un enfant: 1S lage en comparaison de ce qui aurait i arriver à lAllemagne et qui arrive mai: |e tenant à la Russie. » AU FRONT BRITANNIQUE é- — st Après-midi. 1S Les troupes de Stafford et de Cheshi ont exécuté avec succès la, nuit dernièr au Nord de la voie ferrée d'Ypres à Stade " un coup de main qwi leur a valu un ce tain nom.bre de prisonniers. Quelque activité des deux artilleries cet nuit vers La Vacqucrie et à l'Est d'Ypre 21 heures. Ie Les Portugais ont fait un certain nomb rS de prisonniers au cours de rencontres t r patrouilles. ■x Aucun autre événement, important à ; ts gnaler, en dehors de la grande activité t u, l'artillerie ennemie en différents point entre Bibécourt (Sud-Ouest de Cambrai) s, la Scarpe. S- Nous avons fait, en février 1918, tre r- cent douze prisonniers, dont seize officier B et capturé vingt mitrailleuses et un lanc n flammes. 'C WWW — u Urc en 4® page : 1 IA VIE MILITAIRE f ANNIVERSAIRE La France n'abandonnera pas ; l'Alsace-Lorraine L'a n M. Stephen Pichon en a renouvelé îS vendredi, à la Sorbonne, ie et le solennel engagement ie té Vendredi après-midi, à 3 heures, a e îs Heu dans le grand amj.diithéâlre de la Sor-s. bonne, en présence de M. Po-incaré et sous îs la présidence de M. Sbéphen Piclhon, la ls commémoration de la noble protestation de ;s l'Alsace-Lorraine en 1871 contre l'annexion l- à l'Allemagne. Les membres de 'a Ctnun-ê- bre, du Sénat, des grands corps de l'Etat y e- assistaient. Sur l'estrade avaient pris place aux côtés îr de M. Stephen Pichon S. E. le cardinal é- a mette, archevêque de Paris ; MM. A. Du-s, bost, président du Sénat ; Desehmei, prête sident de la Chambre ; H. Wetschinger te Siegfried, Maurice BaiTès, Etienne, prési dem de la Société Gambetta. îs M. Pichon a parlé au nom du gouverne* o- a:-ont ; MM. Dubo-st et Deschanel au nom .1- du Parlement. Des déclarations ont été u faites par M. Siegfried, au nom des Alsa-n- :icns et par M. Barrés, au nom des Lorrains. La protestation des députés de l'Alsace et de la Lorraine a été lue par M. H. Welschinger, membre de l'Institut. La réunion s'est déroulée pleine de dï-rnité, mais avec en caractère d'crttlion-siasme résolu à tous les sacrifices pour mettre fin à la grande injustice. Il faut surtout retenir du discours de M. rt Stephen Pichon deux révélations et un en-e< gagement. r , UNE LETTRE INEDITE DE . GUILLAUME I" A I IMPERATRICE u EUGENIE -s- Le ministre des affaires étrangères a répondu par un document irréfutable à la r,c prétention du comte von Hertling, décla-ie rant que l'Alsace-Lorraine sont nays allemands simplement recouvrés par leurs j»os-sesseuns légitimes. ic Etonnante façon d'écrire l'histoire, et qui \ aurait lieu de stupéfier si elle n'émanait des successeurs de l'homme qui a falsifié la dépêche d'Ems et du chef du gouvernement quti, is ajoutant, l'insulte au parjure, a eu le cynisme $ rlo dénoncer la Belgique comme ayant rendu nécessaire l'invasion de son territoire par un complot d'agression contre ies violateurs de sa neutralité. Ce n'est pas nous, c'est le roi de Prusse lui-même qui s'est, chargé, dans des déclarations contemporaines de l'acte criminel qu il accomplissait en s'emparant de nos. deux p-ro-I vinces, de faire de la prétention qui

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This item is a publication of the title Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique belonging to the category Katholieke pers, published in Bruxelles from 1895 to 1940.

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