Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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27 November 1917
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s.n. 1917, 27 November. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 17 February 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/8s4jm24k1z/
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QUATRIEME ANNEE -, N8 2030 -je Numéro : ÎO centimes MARDI 27 NOVEMBRE 1917. paris 3, Place des Deux-Ecus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue 4e la Victoire, Paris, qui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE QUOTIDIEN BELGE le havre 28% Rue de la Bourse, 28* Téléphone : 64 Belge ABONNEMENTS France 2 fr. 50 par mois — 7 fr. 50 par trimestrç Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim. Autres pays. 3 fr. par œcii s *— . 9 fr. par trimestre Directeur : Jbernand NEURAY Le grand-duislié du Bas-Bhin Le hasard de recherches dans ma bi-bliothèquo a mis récemment sous mes veux lo vieil atlas, édité en 1864 par Drioux et Leroy, dans lequel j'ai appris la géographie. Tout naturellement mes regards allèrent d'abord à la page où, d'une fine gravure et sous des couleurs tendres, sont indiquées les frontières de notre chère Belgique, aujourd'hui ployé© sous la main brutale de nos ennemis. Le long de notre frontière orientale, je lus avec étonry^ment ces mots^ qui me laissèrent rêveur : Grand-Duché du Bas-Rhin. Ils couvrent tout le pays qui s'étend du Hanovro à la frontière française, en longeant les frontières de la Hollande et de la Belgique, passent a.u dessus du Rhin et englobent, en partie 2.e qui fut le royaume de Westphalie. La curiosité me prit de rechercher i'où provenait Jé nom d'un Etat qui l'eut jamais d'existence réelle mais dont à création fut certes envisagée par la Prusse au moment où les traités de 1815 ont donné aux Etats de l'Europe des frontières nouvelles. On trouve la trace de cette intention :îans les traités de Vienne eux-mêmes. Le roi de Prusse s'y qualifie, en effet, de i loi de Prusse-et Grand-Duc de Posen ît du Bas-Rhin. 11 est au moins étfange :]ite ce souverain qui venait d'arrondir -un royaume de possessions importantes jt avait absorbé des Etats anciens et dont 1 pouvait légalement se dire le nouveau souverain, n ait ajouté-à Son titre de Roi Je Prusse, et celà dans des actes aussi mportants que ceux de Vienne, que des ,itres encore inexistants. L'origine de l'Etat qui nous occupe îeut être trouvée dans l'acte de la Confé lération du Rhin et dans les campagnes :jui l'ont sui\i. — A la fin de 1805, il 5taU devenu évident pour tout le monde jue le Saint Empiré germanique n'était dus viable. L'ancienne forme" politique, le l'AUeaaagBc avait fait -on temps-" Le' •orps germanique n'était plus qu'une fe-1 lération impuissante livrée à l'antagonisme de l'Autriche, de la Prusse et des Stats moyens. Mais l'embarras portait ;ttt» ce qu'on devait y substituer. C'est à ce moment que les trois dynïiS-:ies souveraines de l'Allemagne méri-lionale négocièrent en secret à Paris une Lssociation destinée à assumer la paix ntérieure et extérieure de leurs Etats ït le 12 juillet 1806 lg, confédération du Ihin fut signée par eyx et par Napo-éon I A la veille d'Iéna la totalité des irinces moyens et petits de l'ancien St-Dmpirc que le vainqueur ne détrônait 3as, ainsi que le nouveau Roi de West-)halie étaient entrés dans la confédéra-ion du Rhin. * e La campagne do 1806 qui aboutit au .raité de Tilsit allait réduire la Prussp lux conditions les plus dures. Outre des iontributions de guerre fort lourdes ce raité stipulait des cessions territoriales ;onsidérables. On a souvent et avec raison signalé la faute politique que cornait Napoléon en humiliant à ce point a Prusse sans la rayer entièrement de la iste des Etats européens. 11 était impossible, en effet, qu'elle ne ongeat pas à prendre sa revanche à la jremière occasion. Mais il y a plus : on jour dire que ce fut la domination étran-;ère qui fit définitivement de la Prusse me vraie nation. Jusque-là u v avait eu me royauté, une armée, une bureaucraie prussiennes : à partir de ce moment e révéla un peuple prussien. Les trans-ormations territoriales consécutives aux raités de 1815 devaient contribuer, au léveloppement de cette évolution. Jus-jue-là la Prusse était si mal partagée jue Voltaire pouvait appeler son royal imi le « Roi des lisières ». On eût dit, in effet, que le tracé de ses frontières ivait été découpé de telle sorte qu'elle l'eût en aucun point une consistance et me profondeur suffisantes. L'objectif 3rincipal de la Prusse en 1815 fut de se :ecoastmire sur une base solide : ce fut a grande affaire et aussi la difficulté capitale du Congrès de Vienne. La chute de l'Empiire napoléonien ivait ramené la France à ses anciennes imites. Elle avait renoncé par le traité le Paris à toutes les c-onquêtes de la République et de l'Empire. Tout ces territoires vacants étaient à a disposition du Congrès ; ils se trouvèrent insuffisants pour faire face à toutes es exigeantes et à toutes les réclama-ions.La Prusse élait de tous les Etats intéressés celui qui se montrait le plus avide t le plus exigeant ; on connaît les marchandages auxquels donnèrent lieu les (rétentions sur la Saxe, défendue par la rrance. Ce fut sur le ; bords du Rhin [u'elle si' dédamagea de ce que les puis-anoes lui refusèrent au cœur de l'Allemagne. Carttri'.irorçjpnl aux vues très sa-;es de Castelreagh qui voulait la main-enir derrière c*ï fleuve, elle prit pied •ur la rive gauene et elle no devait ces-1er depuis de pousser des antennes dans toutes les directions pour se rapprocher de la Meuse, désormais son objectif. • .*< De nombreux territoires situés sur le Rhin, la Moselle, la Sieg et la Ruhe lui furent attribués par le Congrès. Ils arrondissaient dans des proportions considérables la Westphalie prussienne telle qu'elle existait avant 1806 et formaient presqu'entièrement à neuf une .province particulière qu'on appella le Grand-Du-ché du Bas-Rhin. Celui-ci constituait avec, à la frontière orientale, le Grand-Duché de Posen, les deux marches avancées d'un royaume bizarrement étiré du Rhin à la Vistule, composé de deux masses territoriales séparées par le Hanovre, ie Brunswick, les deux Hessect le Nassau, mais qui s'était débarrasse de nombreuses petites dépendances perdues au loin et noyées dans des territoires étrangers. La politique ultérieure de la Prusse a poursuivi la concentration et l'absorption de tous les territoires qui l'empêchaient d'avoir l'unité et la consistance territoriales indispensables à une grande puissance. Pour atteindre ce but elle devait en premier lieu assimiler les populations que les traités de 1815 venaient de lui attribuer. Or, on sait les protestations élevées par les populations rhénanes contre leur incorporation dans la monarchie prussienne. Ce fut à contrecœur, contre leur gré qu'elles subirent cette annexion et leur opposition dura long-temps. Ce n'est guère qu'après 1870 qu'elle cessa de se manifester et que la prussification fut complète. # Paut-il voir dans le titre de Grand-Duc du Bas-Rhin pris dans les actes de Vienne par le Roi de Prusse, une tentative do conciliation, une sorte de satisfactionùno-rale octroyée à ces populations ? Ne leur donnait-il pas par là l'impression de constituer une nation particulière dans la 'monarchie prussienne? Et ne cherchait-il pas a cacher le fait de l'annexion sous l'apparence d'une simple réunion d'Etats? C'est possible et ce n'eût pas été une maladresse. La formule était ingénieuse et il convient de la retenir. RYCKMAN-BETZ. «t. r.. . M. -wvvvx ! ■ ■ L. f S! mmir Dans VIndépendance belgj du 23 novembre le P. L.Callewaert, dominicain, prétend répondra à ! article où nous avons, le- 1er novembre dernier, dénoncé la cam-Dasrne défaitiste de la Stem ult Belgie. C'est, au principal, une hottée .d'injures plutôt épilepticfuus qu'évatigéliqiues à l'adresse du directeur du XXe Siècle. Haussons les épaules, et passons. Quant aux faits crue nous avons été obligés de relever à Charge du P. Callewocrt, celui-ci n'en conteste qu'un détail accessoire. Il est Inexact en effet que VEvèninq News ait dénoncé la Stem uit Belçrie comme suspecte. Contrairement à ce que nous avait écrit un correspondant occasionnel sérieux, mais lui-même induit en erreur, l'article du grand journal anglais, visant le boloïsme en général, ne S'occupait pas de la feuille de Londres. L'article que nous avons re-nroché au P. Callewaert n'en justifie pas moins, hélas ! l'accusation de propagande défaitiste. Le coupable est d'ailleurs en aveu : « Dire que j'y affirme ou démontre l'impossibilité d'une victoire complète iie l'entente, c'est oublier que j'y affirme et démontre l'impossibilité d'une victoire complète des Puissances centrales. » C est ainsi que le P. Callewaert résume, dans sa lettre à l'Indépendance, son article de la Stem. Confession cependant incomplète. Car le malheureux ajoutait dans son article que, fut-elle possible, la victoire complète ' de l'entente n'était tas a souhaiter. Pas à souhaiter ! De la part d'un Belse ! De la part dun religieux belge! Avions-nous raison cle parler de défaitisme ? Il aggrave son cas, le malheureux, en prétendant placer sa propagande sous le patronage du Pape, imitant ainsi j usent'au bout certaines feuilles catholiques d'Italie dont le Vatican a dû réprimer les écarts ou même suspendre la publication. Ainsi agissait, dans la France de Henri III, certains moines ligueur., plus passionnés qu'éclairés, et fanatiques au point de soutenir l'étranger, l'Espagnol, l'ennemi, oentre le souverain de leur pavs, sous prétexte de servir une religion que leurs éga roments auraient fini par rendre odieuse à tous les patriotes. Le langage et le ton du P. Callewaert, d'ailleurs, rappellent plus lçs sermonnaircs du temps de la Ligue que l'Evangile... Nous n'en voulons pas dire davantage aujourd'hui. Un temps viendra où la quès; tion pourra être débattue à fond. Entre les malheureux de l'école Callewaert et nous, l'opinion catholique jugera. En attendant, nous continuons de croire que le P. Callewaert et la Stem, font une œuvre dangereuse, dangereuse pour le pays, dangereuse aussi pour la foi et l'Eglise. Double raison pour la déplorer et pour se mettre à la traverse; Nous ne manquerons pas à 1 ce devoir. . ; Dans la'région du Vardar. après avoir exécuté une série de bombardements et de ' tirs de barraqc, l'ennemi, a attaqué sur'plu- \ sieurs points du, front avec des détachements de force variable. Il et été partout rc-poussé. Dans la région de Mo nantir et de la Cerna, noire artillerie cl notre aviation ont manifesté une vive activité. (Officiel.) Ce qoe disent les Allemands. des combats-dé Cambrai et de Verdun — Les assauts français, entre Samogneux et Beaumont, ont été brisés !... Genève, 26 novembre. Le communiqué allemand de cet après-midi s'exprime ainsi : GROUPE D ARMÉES DU KR0NPRINZ RUPRECHT. — En Flandre, la canonnade n'a été vive que par intermittences entre Poetcappelle et Ghcluvelt. Des combats d'avant-postes ont tourné à notre avantage et nous ont permis de faire des prisonniers. Au nord-es.t de Passchendaele. la tentative d'un bataillon anglais a échoué. Sur le champ de bataille au sud-ouest de Cambrai, l'ennemi a renouvelé avec opiniâtreté ses attaques contre Incliij. Les troupes allemandes qui s'étaient brillamment comportées sur ce point, les joxirs -précédents, dans la défense et dans l'attaque, ont hier encore complètement repoussé l'ennemi. Nas tirs de destruction ont sérieusement atteint les rassemblements ennemis ainsi que de nombreux tanks en position d'attente au sud de Graincourt. Un faible détachement d'infanterie a exécuté contre Bourlon une tentative qui a été repoussée. Quelques îlots d'Anglais qui subsistaient ! dans nos lignes à la suite des derniers ; combats près de Bourlon, ont été nettoyés ! dans un sanglant corps-à-corps. 8 officiers et plus de 300 hommes ont été faits prisonniers ; 20 mitrailleuses ont été capturées. A la lisière sud occidentale du bois de Botirlon, et à l'ouest de Fontaine, de très " - COMMUNIQUES FRANÇAIS 14 heures. Sur la rive droite de la Meuse, grande activité d'artillerie dans la région au nord de la côte 344, où nos troupes organisent les positions qu'elles ont conquises. 23 heures, j Action-! d f.rn'.iiiic asxcz'riofenlés >' n Bel-' ç/ique et au Nord du Chemin des Dames. Sur la rive droite de la Meuse, nos batteries ont. pris sous leurs feux et dispersé des rassemblements ennemis, au Nord des positions conquises hier. La lutte d'artillerie se poursuit très vive dans le secteur. ■ DWVW . .. '■ n LA VIE MILITAIRE 1 D|ui paraît aujourd'hui en deuxième page, intéresse tout particulièrement les familles de soldats résidant à Paris et au Havre. violents combats à la grenader qui ont eu lieu pendant la nuit, nous ont valu le gain de terrain que nous désirions. Au nord de Banteux, l'ennemi a attaqué après an violent feu roulant. Il a été repoussé. Une tentative anglaise exécutée à l'Est de Gricourt a été brisée devant nos défenses.•• GROUPE D'ARMÉES DU KRONPRINZ. — Après un très vigoureux bombardement, 1rs Français ont attaqué entre Samoqieux et Beaumont, sur un front de 4 kilomètres. T cars premières- vagues d'assaut, disloquées par les feux de notre infanterie et de j notre artillerie, ont reflué vers leurs positions de départ. Plusieurs assauts exécu-iés par de nouveaux contingents ont été brisés dans notre zône*de défense. Nous avons fait prisonniers de nombreux turcos, zouaves et autres Français. La canonnade, violente, sfest étendue également aux secteurs voisins ; elle a continué avec une grande intensité pendant toute la journée, principalement de part et d'autre d'Ornes. Malgré la violence de la tempête et de la pltùc, nos aviateurs d'infanterie, de combat et de chasse, sont intervenus avec succès dans la lutte et] tant sur le champ de bataille de Cambrai que sur la Meuse, ont apporté leur concours infatigable au commandement et aux troupes. fr— COMMUNIQUES BRITANNIQUES Après-mi(fi. Sur le front, de bataille de Cambrai, l'ennemi n'a pas renouvelé ses attaques sur les positions de Bourlon depuis son échec de hier midi. La situation reste inchangée. Dans la soirée, activité d'artillerie considérablede part et d'autre degis le secteur iscfrendae.lt', au nord-est d'Ypres. Pas d'action d'infanterie. Soir. Aucune action d'infanterie sur le front de bataille Sud. Dans la région d'Ypres des patrouilles nous ont permis de faire quelques prisonniers.L'artillerie ennemie a été de nouveau, très active pendant la journée à l'Est et au Nord-Est d'Ypres, particulièrement dans le secteur de Pas.schendaele où quelques-unes de nos positions ont par moment été soumises à un violent bombardement. Une histoire ; une conclusion... Dans un pags gue nous-connaissons bien, l fallait l'autre jour ■un nouveau ministère. Irfande émotion au Parlement. Tonnerre le vetos, fracas d'exclusives et d'excom-nunications. Les « groupes n. ayant déli-)éré. fulminaient. Trois, aie moins firent avoir au -public, solennellement, e[u'aucwn le leurs membres ne consentirai, à faire >artie du nouveau cabinet. Celui-ci vint tout de même au monde. ~)eux des groupes rebelles y étaient représentés. Pourquoi ? On nous assure ejue le hef du nouveau ministère avait fait dire lux conjurés que, résolu à aboutir dans le* tuarante-hui heures, il avait obtenu le :oncours de sept, huit ou dix personnali-és totalement inconnues du et au Parle-nent, mais estimées élu monde de l'indus-rie, du négoce, de la finance pour leur ompétence, leur intelligence, leur honorabilité.—- Ce sera, Messieurs, à prendre ou à aisser, avait fait dire le président à ces Messieurs de la Chambre*; si vous me reusez -votre concours, je me passerai de 1 ous ; ma liste est prête, mon ministère st fait. La résistance de deux aroupes céda a ctte harangue. C'est pourquoi le nouveau ninistère, bien accueilli cependant par 'opinion publique, a pour beaucoup de \ens le défaut de compter trop d'hommes iolitiqucs dans son sein. Nous n'avons pas, pour notre part, d'o-nnion là-dessus. Notre seul dessein est l'instruire nos lecteurs. S'il y a une contusion à tirer de l'événement, nos Icc-eurs, nous en sommes sûrs, ta tireront lien d'eux-mêmes... ■fcO'VI/tX " ■ ■■■■ ■ » Pas de paix séparée j litre l'Allemagne et le Japon Londres, 26 novembre. — Selon une dép'è-he d'Amsterdam, les efforts tentes réoem-oent par l'Allemagne pour la négociation ['une paix séparée avec le Japon, par l'in-ermcdLaire de diplomates scandinaves, auraient complètement échoué. L'Allemagne consentait à la cession de1 Qao-Tchéou et demandait en échange au apon de 11e pas s'opposer à l'établissement L'une colonie allemande sur un autre point ie la côte chinoise. . -VVVUV ■ 11 - Une bombe a fait explosion, aux Et-ats-lnis, dans le poste central de police de Wil-vaukee ; vingt-cinq anarchistes ont été avrè-&, 'presque tous Italiens. uns; EWUUVANlfc UEKErnUNIË Les enfante îielps à BueiS Une touchante cérémonie en l'honneur de la Belgique a eu lieu dimanche à l'église de Rueil, près de Paris. Près de trois mille enfants, hospitalisés par l'œuvre de la Reine, ont trouvé asile dans la région. Un de nos compatriotes, fixé à Rueil depuis ae nombreuses années, M. van Elsacker, a eu la touchante pensée de les réunir à l'occasion de la fête du Roi. Il a obtenu le concours le plus complet de la part de M E. Leblond, maire de Rueil, et des autorités locales, ainsi que de M. l'abbé Faivre, curé de la paroisse, dont le dévouement à toutes les œuvres de guerre, et spécialement aux œuvres belges,, ne s'est pas ralenti un seul instant depuis 191-i. Dans la jolie petite église que les mausolées de l'impératrice Joséphine et de la reine Hoirtense ont .rendue célèbre, le « Te Deum », chanté en l'honneur de notre souverain, a eu un caractère particulièrement intime et touchant. Quinze cents enfants des colonies de Rueil, BougivaL Le Vésinet, Le Pecq, Saint-Germain, La Cellc-Saint-Cloud, et Grignon, avaient pris place darts l'église, qui était bondée. Le gouvernement belge y était représenté par M. le baron de Gaiffier, ministre de Belgique à Paris, et par le colonel Fourcault, commandant de la Place belge de Paris. Assistaient également, à la cérémonie M. le sénateur Empara, et M. ls député Brunet, à qui l'on iriit lr; merveilleuse organisation de nos colo-, r.ies enfantines de la région parisienne; M. îe maire de Rueil; le commandant Barrière, commandant le dépôt du régiment d'artillerie caserné à Rueil; M Bastin, consul général de Belgique; le colonel Denis; le lieutenant van Sclielle; M. L. Dumomt-Wilden; M Albert Mookel. Après une courte et chaleureuse allocution de M. le curé de Rueil, un religieux belge, le P. Ponchaud, rédemptoriste, a prononcé en chaire un éloge du roi Albert, qui a vivement' ému l'assistance, et il a rendu un éloquent bom mage au dévouement de M. le député Bru net. Puis Mme Marie Mockel a chanté avec un art exquis le « Panis Angelicus », de César Franck. Après la cérémonie, les enfants se sont massés sur la place, et les petits garçons de la colonie de Grignon ont chanté, avec autant d'ensemblo que de feu, « La Brabançonne ». « La Marseillaise », « Vers l'A venir » et « Sambre-et-Meuse ». Pais M. ' maire de Rueil a prononcé une courte allô cution à laquelle M. le ministre do Belgique a répondu en rendant hommage à l'hospitalité française. Un joli temps d'hiver a favorisé cette émouvante cérémonie qui a. été l'occasion d'une nouvelle et touchante manifestation , de la fraternité franco-belge. Le dénouement de la tragédie russe UNE CONSTITUANTE AUX ORDRES DU KAISER Après la tragédie de la Douma et de sa 1 évolution épuratrice, après la sinistre comédie au cours de laquelle Kerensky accumula fautes sur erreurs, discours sur promesses vaines, les Soviets maximali'stes ont pris la scène pour jouer la pièce finale de cette triste trilogie. Il's avaient, avec une infernale habileté, préparé leur auditoire. A\ec la complicité tacite des faibles .sjouvernants, malgré des sursauts d'énergie mal soutenus, comme la tentative de Korniloff, grâce au découragement de ces ombres de ministres, Kerensky nous l'a montré lui-même dans sa fameuse interview défaitiste ]amais démentie — les Soviets maximalistes ont pu tuer par leur propagande pacifiste la discipline et le moral de l'année, anéantir par l'utopie du partage des terres l'union du peuple russe, et annihiler par l'anarchie «t la lassitude l'esprit de résistance de l'arrière tout entier. Poussés dans les coulisses par un Lénine fugitif et latitant à qui l'indolence et l'indécision de Kérënsky épargna l'arrestation — et la corde cent fois méritée, les Soviets se mirent ouvertement à l'œuvre pour l'Allemagne. Et celle-ci en eut pour ses trente deniers, largement. Le premier acte fut la publication de ce programme de paix allemande que Skobe-ieff devait défendre, comme envoyé des Soviets, au Congrès des Alliés à Paris. L'Entente refusa d'admettre ce délégué cni.i pouvoir occulta et illégal. Acculés à devoir d'abord conquérir cette légalité qui Jôut manquait, les maximalistes au second acte firent la révolution du 7 novembre. Le troisième acte ne tarda pas. Le 10 novembre Lénine, .maître de Petrogradc, invitait les Alliés à conclure l'armistice général et a engager des négociations de paix. Son manifeste fut accueilli chez les peuples ^le l'Entente, par du mépris et du dégoût Il ne restait; plus dès lors à l'Allemagne que l'espoir d'une paix séparée. Le 21 novembre, 'Lénine offrait au kaiser et cette paix séparée et l'armistice immédiat. Dans le monde entier, même chez les neutres, ce fut la stupeur. Le gouvernement de Berlin oserait-il traite;' avec la poignée d'ém-Hitîe/s sans autorité d'ans ,èa trois-quiarts de l'immense Russie ? Le kaiser recula devant ce ridicule. Trois jours après, Lénine et Trotsky, pour sauver la face, décidaient d'appeler la Constituante avec un semblant d'autorité légale : à celle-ci de proposer la paix désirée par l'Allemagne.Faisant fi de tous délais de procédure et do toute garantie de sincérité, Lénine a fait commencer dimanche les élections pour la Constituante. Le résultat ne sera pas douteux Seuls lès électeurs maximalistes soigneusement triés d'ans les comités, auront sans doute libre aqcès aux urnes. Seules les grandes villes aux mains "des Soviets se lont appelées à-émettre des votes.La masse du peuple russe ignorante et sans préparation politique no sera même pas invitée à désigner des constituants. Et l'Assemblée qui sortira de ce simula' cre de consultation populaire sera aussi vendue au kaiser que les Skobeleff, les Trotsky et les Lénine. Le peuple russe laissera faire. U ne faut rien se dissimuler à ctte heure grave. Le moujik russe, affamé et misérable, \eut la paix à tout prix. Le soldat du Iront, s'il n'est acquis au programme défaitiste, sera réduit par la famine et les privations; en ce terrible hiver , du steppe, sans chemin de fer pour le ia-vitailler, sans munitions pour" se défendre, à mettre bas les armes. Le résultat ? L'asservissement de la Russie, la fin de ce rêve de liberté et d'égalité à peine entrevu par ces pauvres idéologues. Le premier soin du kaiser rouge sera de balayer ces anarchistes et ces sociali: tes et de faire régner sur le pauvre moi jik un impérialisme sans frein. Et les \ liés devront bien abandonner à son soi la Russie hier amie, aujourd'hui paijur Mais ceci sauvera-t-il l'Allemagne ? Non répond le professeur Forster dans U « Munchner Neueste Nachrichten » que ! « XX8 Siècle » citait (hier. « Toutes les coi quêtes de l'Allemagne ne la sauveront -,M de la ruine que l'aA-ersion du monde entie lui réserve. » PERCY. LE GENERAL DOUKHONINE CONTRE KRYLENKO Pétrograde, 26 novembre. Le général Doukhonine, en réponse l'ordre qui lui a été envoyé par le gouve nement maximaliste lui enjoignant de ri mettre son commandement au « général Iirylenko, vient ele signifier qu'il fera arrêter immédiatement Krglènkô, si c dernier se présentait au grand quartù aénéral. Il a adressé aux solelats vn ord) du jour exposant la situation et sollicitai leur approbation. PLUS DE CLASSES SOCIALES, PLUS DE CODE, PLUS DE JUGE Pétrograde, 13 novembre. — Un décr gouvernemental supprime toutes les cla ses socialfs, les dignités et les titres, . remet au zem'stvos les biens et immeutbh des alliances de la noblesse, aux munie palités les immeubles appartenant an syndicats de marchands boureeois. Un deuxième décret prescrit au comii révolutionnaire de saisir aussitôt et d'ei fermer à Cronstadt et de traduire en ju tioe tous « fabricants en matière de rav taillcment ». Le Conseil des commissaires natiomau élabore un décret supprimant 1e Sérua tous les tribunaux spéciaux et de con merce. Toutes les affaires judiciaires, militaîrt et civiles seront jugées par des tribunau monotypes composés d'un ouvrier, d'u soldat"et d'un paysan. On sait déjà que Lénine a manifesté Vit tf»ntiqn de supprimer le cpd<' pénal, les ,Û ge.s devant apprécier les délits etf impose Hps peines suivant leur conscience. La défense des accusés ne se fera pli par le ministère d'avocats, mais par ce: tains membres du tribunal désignés à ci effet. LA RESERVE D OR A L'ABRI Londres, 25 novembre. — Dans les m lieux bien informés, la croyance règne qi] la réserve d'or de la banque d'Etat rass a été enlevée de Pétrograde et mise à l'abc des léninistes. — (Times). LA CONFERENCE DES VILLES Pétrograde, 26 novembre. — Une confi rence des représentants des. villes et zems vos convoquée par le conseil municipal c Pétrograde a voté une résolution demaî dant à toute la démocratie russe de s'uni étroitement pour repousser les usurpateur du pouvoir et constituer un nouveau gai vemement. Le délégué çles cadets estimant que 1 résolution votée renferme des promess* irréalisables relatives à la paix et à ] terre, a déclaré que son parti refuse d participer à la création de la susdite vjiio démocratique. UNE DES FILLES DU TSAR S'ECHAPPE DE SIBÇRI Neœ-Yo,i-k, 26 novembre. — Selon un information parvenue au comité de secout civil russe la seconde tille de l'ancien tsai Tatania, serait parvenue, grâce à un tm riage fictif, à s'échapper de Sibérie. Elle arriverait prochainement aux Etat: unis via le Japon. La fraternité d'armes beîgo-britanmque Le roi Albert décore des etticiers et des soldats du roi George • Front belge, novembre 1917. Des troupes spéciales britanniques ont participé brillamment, ces temps derniers, aux opérations de l'armée belge. Le roi Al bert vient de décorer plusieurs officiers et soldats qui se sont particulièrement distingués.Le major Hugh I.rwiri Greig et le capitaine" William Wesson Frith" tombés i-u champ d'honneur à Dixm'ude, ent été nommés respectivement officier et chevalier fie l'Ordre de Léopold avec attribution de la Croix de guerre, « en témoignage do gratitude de la Belgique reconnaissante ». Le canonnier J. Todd, tombe en brave à Dixmude, a été cité à l'ordre du jour et décoré de la Croix de guerre. Le sapeur Roy Harry Fro^t s'est vu dé-«erner la Croix de guerre avec la citation suivante : « Quoique sérieusement blessé, mène à bonne fin le travail dangereux de son flammenwerfer ». Les sous-lieutenants aviateur^ John Arthur Higlani et Herbert Reginald Griffin ont obtenu une <itaiion à l'ordre du jour de l'armée avec attribution de la Croix de guerre : » Attaqués chacun par des avions de combat, pendant une mission photographique, abattirent, chacun un appareil en r.emi en flammes et continuèrent à prendre des photographies de la plus haute utilité ». iWWtA. ■ i- — — Le gouvernement des Etats-t'nis a décidé { de réaliser l'unité de direction des voie*, fer-1 rées çt de supprimer un certain nombre do tranib de voyageurs. . • 4 Les émeutes de Imù et les événements militaire due nimi aï ira m mm SUR LE FRONT OCCIDENTAL? INTËKESSASTE RÉPONSE D'IiX PERSOKfcGF BIE INFOM L'émeute de Zurich, dont M. Fugliste nous a montré les tenants et les aboutit sants (« XX8 Siècle » du 23 novembre) s rattache étroitement aux événements qi bouleversent l'Europe ; elle a sa {^ace dan la tragédie.de la grande guerre. Pour êta comprise parfaitement, cette manœuvr politique des Allemands en pays neutre n doit pas être considérée en faisant ahstrai tion de la manœuvre militaire qui s'ébat cho sur tout le- front d'occident, de la Me dit Nord à l'Adriatique. Telle est, du moirn l'appréciation fortement étayée, on va l voir d'une personnlalité. marquante d'u pays allié, très bien informée de tout c qui touche à la guerre, et qui a bien vaul nous exposer sou point de vue. Voici, en substance, l'opinion de notr interlocuteur : — F ne manœuvre étendue sur laquell tout n'a pas encore été révélé, et dont le principales ramifications se trouvent san doute ailleurs qu'on ne l'a cru, vient d jeter la Russie dans une anarchie propret libérant du golfe de Riga à la Mer Noir ui< nombre imposant de divisions d'a.i mée-. Contre le bloc occidental de l'Alliait ce l'Allemagne peut désormais mener m assaut décisif : i) faut qu'elle le fasse avait que les Etats-Unis, versant sur la terr. d'Alsace l'avalanche de ses soldats, empor tent la barrière du FAin, avant que les ar

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