Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique

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03 September 1917
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s.n. 1917, 03 September. Le XXe siècle: journal d'union et d'action catholique. Seen on 13 July 2020, on https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/en/pid/086348hh6j/
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v TROISIEME ANNEE. = N« 1045 ~ * ÏjG Numéro : ÎO centimes LUNDI, 3 SEPTEMBRE 1917, PARIS 3, Place des Deux-Écus, 3 Téléphone i Central 33-04 PUBLICITÉ S'adresser à l'Administration du Journal Les petites annonces sont également reçues à la Société Européenne de Publicité, 10, rue de la Victoire, Paris, gui en a le monopole pour Paris. LE XXE SIÈCLE LE HAVRE 28ler, Rue de la Bourse, 28* Téléphone ■ 64 Belge ABONNEMENTS 7rance 2 fr. 50 par mois — ...... 7 fr. 50 par trimestre Angleterre .. 2 sh. 6 d. par mois — .. 7 sh. 6 d. par trim« Autres pays. 3 fr. par mois — . 9 fr. par trimestre QUOTIDIEN BELGE Directeur : Fernand NEURAY A LA CONFÉRENCE SOCIALISTE DE LONDRES Une déclaration de la "majorité" L'Humanité publie un ■document signé par un certain nombre de délégués à la conférence socialiste interalliée de Londres : MM. de BROUCKJERE et VÀNDER-VELDE pour la Belgique ; Arthur HEN-DERSON,. HYNDMAN, J. JONES, F.-H. GORLE, . HUNTER WATTS, SIDNEY WEBB, pour la Grande-Bretagne ; BRAl-KE, L. DUBREVILH, Edgard MILE AU D, POJSSON, Pierre RENÀUDEL, Albert THOMAS, pour la ■ France ; Félicia-R. SCRATCHERD, pour la Grèce ; BERESIN1 et SILVESTRI, pour l'Italie. Cette déclaration fut présentée à l'approbation de la conférence socialiste interalliée à sa séance de clôture ; les déléguéd de l'Independant Labour Party lui opposèrent une résolution « minoritaire » ; l'accord ne put se faire, et on se sépara tans voter. Voici, d titre documentaire, le texte de tette déclaration, dont le début traite Des responsabilités de la guerre et de la nécessité de briser l'impérialisme ennemi Après trois années de guerr,e les socialistes des pays alliés qui signent ce manifeste affirment le ut foi entière et inébranlable dans les (principes et les idées qu'ils ont proclamés lors de leur première réunion.Aujourd'hui comme à la Conférence de Londres, en février 1915, ils rappellent que, $i le conflit européen a eu son origine lointaine dans les antagonismes qui déchirent la société capitaliste,- dans la politique d'impérialisme que te socialisme internationaliste a toujours combattue, l'agres-eion délibérée de l'Allemagne contre ses voisins menace encore l'existence des nationalités et a porté atteinte à la foi des traités. > Plus que jamais, après l'expérience directe de trois années de guerre, ils affirment que la victoire de l'impérialisme allemand serait la défaite et l'écrasement de la démocratie et de la liberté dans lé' nflnde. La révolution russe qui a su, en pleine guerre, briser l'impérialisme tsariste, n'a pas encore réussi, par son exemple, à susciter contre le militarisme des empires Centraux les énergies populaires. Elle doit au contraire, à l'heure actuelle, se défendre contre l'agression renouvelée des tsars de Vienne et de Berlin. La grande démocratie américaine, dont le président a formulé la nécessité inéluctable d'une Société des nation*, a dû à son tour entrer dans la lutte pour imposer à la volonté de -domination brutale des empire? centraux la reconnaissance du droit. C'est pour abattre définitivement la puissance mauvaise de ces impérialisrnes que : les nations alliées doivent* tout à la fois, poursuivre avec rigueur leur effort mili- i .taire et marquer en pleine clarté quels sont : leurs buts de guerre, quelles sont les con- < ditions d'une paix stable fondée sur le : droit,, telle que doit la concevoir l'Inter- i nationale socialiste, et telle que le peuplp i allemand libéré doit lui-même la vouloir. i ] Les indemnités de guerre et les « désan- nexions ». Belgique, Serbie, Pologne, : Alsace-Lorraine, terres irrédentes 1 ( Cette paix, les socialistes en trouvent la possibilité et la garantie première dans ' l'application des principes affirmés par la s Révolution russe. * < Mais la formule russe mérite d'être pré- < eisée et complétée. Paix sans contribution ' ite saurait exclure le droit à la juste répa- : ration des dommages. Paix sans annexion 1 ne salirait exclure la désannexion des terri- ] toires conquis par la force. Et le droit < qu'ont les peuples \de disposer d'eux-mêmes, exprimé dans les cas litigieux par ia < consultation populaire sur des bases sin- < feères, ne peut être pleinement garanti que 1 par la Société des nations, c'est-à-dire par toutes les nations du monde, solidaires '• dans l'organisation du droit international, ] solidaires pour le faire respecter et le main- : tenir, solidaires pour agir contre les goy.- i vernements capables de violer les engage- 1 ments pris et la foi des traités . C'est en s'inspirant de ces principes fon- < damentaux que les partis socialistes )nt cherché dans leurs « memoranda » à résoudre tous les grands problèmes que la guerre a posés dans le monde. Cest notamment au nom de ces principes qu'ils veulent que la Belgique, rendue à elle-même, trouve la pleine et entière réparation de la violation de sa neutralité ; que la Serbie et la Roumanie soient rétablies dans leur indépendance et dans leur vie économique ; que la ques-'tient de la Pologne soit résolue conformément à la volonté du peuple polnais par fa restauration complète d'une Pologne une 'et indépendante. C'est au nom de ces prin- '■ cipes enfin qu'ils veulent que, dans toute ' l'Europe, de l'Alsace-Lorraine aux Bal- ' Jeans, les populations annexées, les terres i irrédentes, comme celles du Trentin et < jrieste, rentrent dans les unités nationales i dont elles ont été arrachées ou auxquelles i elles aspirent appartenir. i pas de conquêtes. ~ Les institutions < démocratiques Fidèles aux plus sûres traditions de la . démocratie socialiste) internationale, Sfâ- J mulés par 1® magnifique exemple de la Russie nouvelle qui a répudié solennellement les ambitions du tsarisme, guidés par les claires _ affirmations de la République américaine, avertis par certaines tentatives de diplomatie secrète qu'ils ont t déià su refréner, les socialistes des pays , alliés considèrent comme leur devoir essentiel de combattre chez eux-mêmes tou- 1 les velléités de transformer une guerre 1 dé défense, unc £uerre se. droit, en une ( guerre de conquête qui créerait de nouveaux griefs, qui préparerait de nouveaux conflits et livrerait plus que jamais lès peuples au double fléau des armements et de la guerre. Ils tiennent encore à déclarer leur conviction profonde que la paix qu'ils veulent, la paix juste et durable, n'est pas possible tant que les peuples ne jouiront pas des institutions démocratiques propres à la garantir contre les ambitions d'hégémonie politique ou économique de certaines castes ou classes dirigeantes, et à nermettre entre nations démocratiquement égales la loyauté publique des peuples substituée à l'équivoque secrète des diplomaties gouvernementales. La « démocratisation » éventuelle des Empires centraux. — Salut aux mi-ncritalres allemands Ils sont convaincus que les peuples d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie ne peuvent escompter la volonté de paix des peuples alliés s'ils ne substituent pas à leurs gouvernements responsables de la guerre un régime de démocratie qui enregistrera la défaite du militarisme et de ses procédés. La défaite du militarisme prussien peut venir du dedans comme du dehors. Les peuples d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie se sauveront eux-mêmes si, établissant les responsabilités des gouvernements impériaux, ils libèrent les nations alliées de la nécessité d'imposer la paix durable par la seule force des armes. Les socialistes signataires adressent leur sahit aux socialistes minoritaires d'Allel magne. Ils déclarent quie, lorsque l'Allemagne, abattant la domination de ses maîtres et châtiant leur crime, entrera en démocratie, donnant ainsi le gage d'une bonne foi que ne peut plus représenter le gouvernement impérial, les socialistes du monde entier auront le devoir d'agir pour que les gouvernements alliés n'écrasent pas en Allemagne 1a. démocratie naissante. Les volontés de la Russie révolutionnaire ne peuvent être douteuses en cette matière. M. Lloyd George, M. Ribot, M. Wil-son ont aussi, àcet égard, sinon pris des engagements, du moins défini des intentions. On peut penser que tous les gouvernements alliés ent aussi sur ce point la même opinion. En tout cas, les partis socialistes de l'Entente se portent garants des actes qu'il® accompliraient si ces intentions n'étaient pas suivies d'effet. Pour la paix perpétuelle et les Etats-Unis d'Europe. — Un rappel de Stockholm Telle est la paix pour laquelle les soldats socialistes des pays alliés "luttent dans les tranchées et consentent quotidiennement le sacrifice de leur vie, conscients qu'ils sont de lutter pour une cause juste. Telle est la paix qui est proposée aux prolétariats dont les souffrances ne doivent pas être prolongées pour des intérêts injustes mais qui doivent, pour sauvegarder leur indépendance et leur vie, Consentir encore les sacrifices qui peuvent être nécessaires. Les socialistes des pays alliés ont conscience d'eixprimer la volonté commune des peuples en voulant que cette guerre soit la dernière des guerres. Mais ils rappellent à tous leurs partis que ce but ne peut être atteint que si les socialistes demeurés fidèles aux principes de l'Internationale travaillent également dans touis les domaines: militaire, politique, diplomatique, pour assurer dans la Fédération pacifique des Etats-Unis de l'Europe et du monde la liberté des peuples, l'unité, l'indépendance et l'autonomie des nations. Telles sont les idées die ceux qui signent ce manifeste, qu'ils soient ou non partisans de se .rendre à une Conférence Internationale.C'est en ce sens que ceux des socialistes alliés qui ont particulièrement déclaré être partisans d'une 'Conférence générale des socialistes ont regretté que les gouvernements se soient opposés, par le refus des passeports, à ce que les responsabilités de la guerre puissent être établies dans une Conférence internationale. *<8 LES SOCIALISTES ENNEMIS SE REUNISSENT A VIENNE Zurich, 2 septembre. Les partis socialistes d'Allemagne, d'Autriche-Hongrie et de Bulgarie viennent de tenir une réunion à Vienne. L'Allemagne y était représentée par Scheidemann et Ebert, la Bulgarie par Zaragow et Brjdow. La réunion a adopté trois résolutions : la première demandant la convocation, aussitôt que possible, de la conférence de Stockholm. Cette demande a été formulée dans un télégramme urgent adressé au Comité hollando-scàndinave; la deuxième tendant à exclure du programme de la conférence l'examen des responsabilités de la guerre; la troisième engageant le gouvernement autrichien à continuer ses efforts en faveur de la paix et à faire pression sur ses alliés dans le même sens. — (Ra&io.), La Chine adhérerait au pacte de Londres Tien-Tsin, 1er septembre. — Un conseil de guerre s'est réuni mercredi à Pékin, afin d'insister auprès du cabinet pour que la Chine adhère au pacte de Londres contre la conclusion do. toute paix Réparée. (Daily Mail.). Un trait tondant le la solidarité Iranco-lelae On nous écrit de Vichy : Le sous-comité de Bordeaux et du S.-O, de l'Œuvre officielle d'assistance aux prisonniers belges en Allemagne organse er ce moment une tournée de conférences patriotiques suivies de concerts et accompagnées de la vente de la Fle-ur de S. M. la Reine Elisabeth. La « Journée belge » — dont une part du produit est réservée auj prisonniers français et aux œuvres locale? des réfugiés — a eu lieu mardi *27 août à Vichy. La veille, un gala Saint Saëns se donnait. avec la participation du maître, au Grand Casino. L'illustre compositeur a voulu témoigner de sa sympathie envers notre patrie. Il a permis à M. René Lyr, secrétaire général des comités officiels du Sud-Ouest, d'adresser, à l'entr'acte, un appel au public venu pour l'entendre. M. René Lyr a profité de l'occasion pom traduire, en sa qualité de président de la Ligue musicale belge, au maître français, l'admiration des musiciens et des artistes belges. Soulignant le goût musical très averti dt S. M. la Reine, notre confrère évoqua l'accueil que firent naguère à Saint Saëns la Belgique et ses Souverains. La nombreuse assistance, que le merveilleux talent du maître avait transporté d'un vibrant enthousiasme, applaudit vivement ce geste de solidarité franco-belge. Une quête fructueuse fut faite ensuite au profit de la Journée. . lirai raina Beljip Londres, 1er septembre. Des aviateurs navals britanniques -ont bombardé, hier soir l'aérodrome de Ghis-telles,frappant plusieurs -fois de plein fouet tes hangars de l'angle sud-ouest de l'aérodrome dans le voisinage desquels a éclaté un incendie. Ils ont bombardé aussi la voie ferrée adjacente de la voie ferrée de la ligne d'Os-tende à Thourout. Plusieurs explosions «e sont produites. Tous les aviateurs sont rentrés indemnes, après avoir jeté de nombreuses tonnes d'explosifs. XVl/VW—. La part du combattant CE QUE LE CANADA FAIT POUR SES SOLDATS La Chicago Tribune (édition de l'armée canadienne en France) va renseigner complètement nos lecteurs sur le programme dressé par le gouvernement canadien pour accorder à ses soldats la juste récompense de leur vaillance et leur assurer une juste part dans la victoire qu'ils auront conquise. Voici ce qu'on lui mande de Québec : Une ferme de 160 acres pour tous les soldats canadiens. — Les soldats canadiens qui auront fait la guerre trouveront à leur retour leur existence assurée par la prévoyance et la libéralité des Chambres. Une loi vient d'être votée qui garantit à chaque soldat 160 acres (65 hectares) de terre arable dont l'entreprise lui donnera droit à une avance de 2,500 dollars (12,500 fr.), remboursable en grand nombre d années. Tous les soldats et marins qui auront fait partie du corps expéditionnaire canadien ou d'une section quelconque de l'armée ou. de la marine britannique auront droit à ce lot de terre et au prêt de 2,500 dollars qui, naturellement, serviront aux fournitures et aux plantations. Le Parlement canadien a décidé d'appliquer la nouvelle loi dans le plus large esprit possible en en faisant profiter tous ceux qui, ayant autrefois vécu au Canada, auront servi pendant cette guerre sous le drapeau des nations alliées. En reproduisant cette information, M. Ch. Maurras lui fait, dans Y Action française, l'intéressant commentaire suivant : Ces générosités sont propres aux pays neufs. Mais, pour nous, le premier pays qui doive être colonisé après la guerre ce sera la France. Ce sera aussi le domaine public des pays annexés sur la rive gauche du Rhin. Là, certes, il faudra des bras mais aussi des ca-aitaux. Ces capitaux ne doivent pas manquer ai les instruments de travail ti nos concitoyens une fois démobilisés. Il faut qu'ils puissent les prendre où il y en a : en Alle-nagne et les en rapporter dans toutes les îomditions d'ordre, de prévoyance et de bén smploi. Voilà pourquoi il faut songer avec néftliode à cette riche peau de l'ours- La bête l'est pas abattue T Mais le bel avantage si, .ne fois vainqueur, notre fâcheux système l'impréparation politique laissait cette richesse pourrir et se liquider sur le sol ! Le projet du gouvernement des Etats-Unis sur l'assurance des soldats contre les risqués de guerre Le New-York Herald donne des détails sur le projet présenté par le gouvernement jour assurer les soldats et les marins con-,re les risques de guerre. En plus de l'assurance sur la vie, le arojet, rédigé sous la direction du minis-,re des finances Me. Adoo, prévoit des al-ocations aux familles des militaires, le raitement gratuit des mutilés, leur réédu-;ation et l'instruction de leurs enfants. Il emplacera l'antique système des pen-iions.Tout officier ou soldat pourra prendre in« police de 1.000 à 10.000 dollars, à son ;hoix, et paiera lui-même, sur sa solde, ! dollars de prime annuelle par 1.000 dol-ars d'assurance. L'allocation de la fa-nille sera, suivant le nombre d'enfants, de i à 50 dollars par mois, et sera augmen-ée d'une délégation sur la solde, payée >ar le soldat même, et qui sera au mini-num de 15 dollars par mois et au maxi-num de la moitié de la solde. Les « compensations » pour blessures malogues à celles des accidents de tra-rail des ouvrieers, seront basées sur la olde, mais avec un minimum de 40 à 5 dollars suivant l'importance de la fa-nille. et un maximum de 200 D. par mois. La campagne anglo-fielge DANS l'Afrique orientale allemande DEUX LIVRES DE M. Charles STIENON M. Charles Stiénon publie chez l'éditeur Berger-Levrault, une histoire très documentée de notre glorieuse campagne africaine. . On a pu apprécier, a.u cours de ces années de guerre, dans divers journaux et revues, le talent de M. Charles Sténon que les événements ont révélé à lui-même. S'étant improvisé chroniqueur politique, son talent s'affirme aussitôt dans ce genre difficile, fort peu pratiqué jusqu'ici par les Belges. Le livre qu'il offre aujourd'hui, au public est tout oô qu'on pouvait écrire en ce, moment de plus complet sur la matière. Il s'est servi pour cela du remarquable exposé fait à Londres le 11 février 1916 par '.d. Rehkin, ministre des Colonies, devant le Royal Colonial Instituts et qui est à la fois l'étude complète de la situation économique de la colonie belge et des espéi*ances qu'elle justifie; des rapports du lieutenant-général Smuts, ministre de la guerre au Cap, de la relation officielle du colonel Hawthorn qui conduisit au combat une colonne partie du Nyassaland et de la Rho-•'dôsie. Outre les communications officielles de l'état-major belge d'Afrique, il a reçu des renseignements du commandant Cayen, ■ancien chef d'état-major de la brigade nord iengagée contre l'Est allemand. Le commandant. de Bneiger à qui revient, l'honneur d'avoir introduit l'aviation au <aœu.r du ..continent noir, lui a communiqué ses notes de campagne aérienne. y . . , Ne pouvant suivre dans ses détails ce livre excellent, que nous rre saurions trop ■recommander à ceux qui veulent connaître l'histoire- de la guerre coloniale, nous nous ; bornons à reproduire la conclusion de l'auteur : | « La Belgique est fiè.re et elle est heureuse, pour autant que, maintenant, ce mot Sur ses lèvres ne semble pas d'une amère ironie, d'avoir pu lier le sort de ses armes b celles de l'Angleterre en Afrique, comme elle l'a fait en Europe. Elle en attend pour l'avenir non pas une politique de paroles nratiquées à son égard. Les Anglais n'ignorent plus de quel effort est capable le peuple belge et, sans doute, voudront-ils, lui assurer une place à leur foyer, c'est-à-dire dans la redoutable lutte commerciale qui sera la véritable guerre d'après la guerre. Réalistes les uns et les autres, Anglais eé Belges ne comprendraient-ils pas qu'ils se doivent de prolonger après cette rude épreuve subie ensemble, une communauté d'intérêts qui s'est affirmée victorieusement sur le chemin où s'avançait remplie d'orgueil et de morgue la nation de proie qui sous 'Ses coups faillit les écraser les uns et les autres. Et c'est avec les mêmes sentiments que la Belgique se tourne vers la France au souvenir de leur présence côte à côte dans une autre partie du continent noir, au Cameroun. » Ls livre est préfacé par M. de Broque-ville dont noius nous plaisons à citer cette phrase : « Demain, dans une Afrique où l'ambition allemande aura reçu, grâce aux efforts communs, une sévère et durable leçon, la Belgique restaurée, libérée dé toute entraves juridiques, forte de la confiance du monde civilisé, reprendra l'œuvre d'ox-pansion pacifique qui lui assurera, dans le domaine moral et dans le domaine matériel, tous les fruits qu'espérait pour elle l'auguste fondateur de l'Etat Indépendant du Conigo. » LA RIVE GAUCHE DU RHIN M. Charles Stiénon, dont l'activité est variée, publie aussi à la petite bibliothèque de la Ligue des Patriotes une étude àur la rive gauche du Rhin et l'équilibre européen.Maurice Barrés, président de la « Ligue des Patriotes », explique pourquoi cette étude a été demandée à un Belge. « Parce que, chacun s'en assure, écrit-il dans la préface, rien ne peut être fait sur le Rbin que d'accord, avec la Belgique. C'est la formule que, dès la première heure, lançait la Ligue quand elle écrivait : « Plus de souveraineté allemande sur la rive gauche du Rhin. Nous y organiserons toutes choses d'accord avec la Belgique, dont la fraternité nous est infiniment précieuse, pour que la paix fleurisse dans line Europe organisée conformément aux traditions nationales et au droit. • ...Toutes ces étudds' pfflci-elles ou privées ne prendront vie que par la victoire et par l'assentiment de la nation légalement consultée. Mais c'est le rOle des hommes de pensée d'assembler des matériaux pour les soumettre à la réflexfôn de leurs concitoyens. Après des tâtonnements trop naturels, les esprits s'orientent ; des irritations s'apaisent ; une conception commune se dégage. Est-ce donc impossible que là-dessus nous nous entendions avec le plus grand nombre de ces socialistes qui sentent comme nous que si nos cœurs ou. nos raisons se désunissaient, la force de la défense nationale aurait tôt fait de fléchir ? » Maurice Barrés, avec son grand talent et sa haute autorité, met ainsi la question à son véritable plan. Au début, ceux qui traitaient ce sujet étaient considérés par d'aucuns comme des gens assoiffés de conquête, sorte de réplique des pangermanis-tes. Peu à peu les irritations de la première heure s'apaisent, le problème des garanties nécessaires s'impose à tous; .entre les opinions les plus opposées un certain accord finit par s'établir, il sera, il faut l'espérer, d'autant plus solide que la question aura été passionnément discutée et peut-être verra-t-on, comme il arrive souvent, les ouvriers de la onzième heure devenir les plus bruyants défenseurs de la cause à laquelle ils se seront ralliés. Tant mieux. Tout ce qui consolidera la défense nationale ne peut que réjouir les bons esprits. Maurice des OMBIAUX. — — • .1 •■aa/wvv" " i. .1 i. il m — Les autorités allemandes réquisitionnent tous les chiens et les chats et tout le vin disponible dans 1« pays.. L'OFFENSIVE ITALIENNE SUR L'ISONZO Le San Gabriele et le San Marco Officiel. Rome, 2 septembre. Sur le front des Alpes Juliennes, pendant la journée d'hier, la lutte a été peu intense.Des contre-attaques ennemies ont été repoussées sur la lisière méridionale du plateau de Bainsizza, sur les pentes Nord du mont San-Gabriele et au nord-ouet de Ti->)oH (est de Gorizzia).-. Des avions ont bombardé avec efficacité le versant opposé des positions ennemies du Mnt San-Gabriele. A Gabrije (est du Mont San-Michele), les vièces ennemies de petits calibres ont battu et atteint à plusieurs reprises un poste médical, nous causant quelques pertes. Dans le vallon de Brestovizza (Carso), nous avons élargi nos gains, obtenus pendant les journées du 30 et 31 août et nous ivons capturé de nouveaux prisonniers et lùgmenté sensiblement le butin local qui s'élève déjà à neuf mitrailleuses, cinq lance-bombes, quatorze cents fusils et une grande quantité de munitions et de matériel.Dans la région de Bellune, au cours d'un combat aérien, un avion ennemi a été abattu. Dans la haute vallée de Zebru (région d-w Stélvi<?):, des détachements d'alpins, par une action brillante qui s'est déroulée à plus de 3.500 mètres d'altitude, ont réoccupé le poste avancé que nous avions dû évacuer à l'aube du 27 août. Nos alpins ont capturé tous les occupants. •*-—- Rome, 2 septembre. Le « Messaggero » annonce que le bombardement du Monte San Gabriele par les batteries italiennes a pris des proportions axtraordinaires. On s'attend à ce que le Monte San Marco, situé à l'est de Gorizia, ît maintenant sous le feu direct du M opte Santo nouvellement conquis, succombe > à bref délai. Les Autrichiens, toutefois, sont iéçidés à opposer sur le Monte San Da-nielo (au S.-E. et Sud du Gabriele) une résistance acharnée. Si les troupes italiennes réussissent à percer complètement la ligri*» le Chiapovano, au sud-est du plateau de Bainsizza, ils seront à même d'attaquer les ormidables positions ennemies de la forêt le Ternova qui dominent tout le secteur de jorizia encore aux mains des Autrichiens — (Radio.) Les Français repoussent à Hurîebise de nouvelles contre-attaques DEUX EXPLOITS DE L'ARTILLERIE ANTIAERIENNE 14 heures. Sur le front de l'Aisne, l activité des Icux artilleries s'est maintenue très vive vendant la nuit. Des tentatives de coups de main sur nos postes de la région de Cerny ont échoué* Au nord-ouest d'Hurtebise, les Allemands ont contre-attaqué de nouveau le» positions que nous avons conquises dans la soirée du 31 août. Nos feux, dirigés avec précision, ont complètement bridé l'attaque qui n'a pit aborder nos lignes. Sur la rive gauche de la Meuse, acttori <fartillerie intermittente) au nord de la côte 304. Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons ar-rêté, à deux reprises, des coups de mairt ennemis. * Nuit calme partout ailleurs. Aviation Deux avions allemands ont été abattui \ par le tir de notre artillerie antiaérienne, les 19 et 22 août, dans des conditions par.• ticulièrement difficiles. Le premier appareil, tiré à deux mille I mètres d'altitude par un auto-canon de la J 42e section, s'est abattu entre Bouconvilla/ et les premières lignes. j Le second, qui survolait nos lignes M plus de cinq mille mètres, a été atteint un obus explosif tiré par le poste n\ 48 et s'est écrasé sur le sol à quelque s, kilo* mètres de Souilly. / 23 h/ures. Rien à signaler en dehors d'tP-c asset grande activité d'artillerie dans Aa région d'Hurtebise, vers Maisons-de-fhampagna et sur le front de Verdun d/ns les secteurs de la côte 304, de Sam/gneux et de Beaumont. Actions de détail an {roalbritannique Après-midi. L'ennemi a dirigé dans la soirée d'hier une violente attaque à la grenade contres les postes avancés qu'il n'avait pu atteindre la nuit précédente au sud-ouest d'A-vrincourt. A la suite d'un combat très vif nos troupes durent d'abord évacuer lei postes qu'elles reprirent au prix de pertes légères dans le courant de la nuit. Activité de l'artillerie ennemie cette nuit à l'Est d'Ypres. 20 heures 45. Deux tentatives de coups de main effeç-tuées par l'ennemi, la nuit dernière, ait Nord-Ouest de Lens et au Sud-Est de La, Bassée ont échoué avec pertes pour les assaillants. Activité des deux artilleries au cours dq la jôurnée à l'Est d'Ypres. La pluie et un vent violent ont notable-. ment réduit l'activité aérienne dans la journée d'hier. Les opérations de bombardement avaient, toutefois, été poursuivies: activement la nuit précédente contre les aérodromes et gares ennemis. Un appareil allemand a été abattu en combat_ aérien* Deux des nôtres ne sont pas rentres. LES DESSOUS de la crise allemande Bethmann voulait « parlementariser » 18 ministère. — L'élévation de Michaelis. — Sa chute imminente On écrit de Genève au. « Temps » : Voici des détails, qui paraissent authentiques, sur la chute du chancelier Beth-man et sur le sort qui est actuellement réservé au chancelier Michaelis. _ Bethmann aivait reconnu la nécessité de donner une satisfaction au moins apparente à l'opinion publique en constituant, pour l'empire allemand, un ministère ou seraient entré9 même des parlementaires de gauche. Sa liste était faite. On croit quelle comprenait, notamment, le libéral de gauche (freisinnigex) Naumann bien connu pour son livre « Mitteleuropa »; le libéral de gauche Dove, qui a été nommé conseiller municipal de Berlin et syndic de la chambre de commerce avant de devenir député de Merseburg et vice-président du Reich-stag; enfin le socialdemokrate Ebert,député de Dusseldorf, qui préside le groupe to-cialiste majoritaire depuis le départ cle l'ancien président Haase et des minoritaires qui l'ont suivi. L'empereur approuvait ce projet. Mais les pangermanistes firent intervenir le général Ludendorff, qui, assisté du maréchal von Hindenburg, impose le renvoi de Bethmann et le choix de Miel aelis. Ce dernier était estimé, au grand auartier général, à cause de la fermeté qu il avait montrée dans les questions de ravitaillement. En outre, on le savait profondément discipliné et résolument opposé au régime parlementaire.Mais les maladresses successives de M. Michaelis, qui n'a ni le don d'exprimer sa pensée, ni l'art de la dissimuler, ont découragé ses protecteurs militaires. On raconte que le général Ludendorff avoue s'être trompé et jure de ne plus se mêler de politique. La chute de M. Michaelis paraît donc prochaine. Elle permettrait de revenir au projet de ministère parlementaire. La formation de ce cabinet — que la Constitution impériale n'autoriserait à être ni solidaire, ni responsable — serait décidée en principe. Ainsi s'expliquerait l'impertinence «.vec la-' quelle le « Vorwaerts » traitait dernièrement'de « gouverenment provisoire » le régime de M. Michaelis. « M BIAIHOIS ALI MARIS JétrisUs près is la côte daiiisc Copenhague, 1er septembre. Un communiqué officiel de l'Amirauté, danoise signale que, au cours d'un combat naval observé ce matin au large da. fjord de Ringkoebing entre torpilleurs britanniques et dragueurs armés allemands, quatre dragueurs ont été jetés à la côta par les torpilleurs et deux autres ont pris feu. Une partie de leur équipage, soit uns centaine d'hommes, a gagné la côte et a été recueilli par les autorités qui avaient été mandées. Il y aurait eu plusieurs tués à bord. Un navire armé a assisté, de la cote occidentale du Jutland, à la scène du naufrage. Les témoins affirment que les dra» gueurs allemands ont fait explosion. Londres, 1er septembre. Un communiqué officiel de l'Amirauté britannique signale un engagement, sur la côte du Jutland, entre torpilleurs britanniques et chalutiers allemands dragueurs de mines ; quatre de ceux-ci ont) été détruits et d'autres touchés. Deux aéroplanes allemands ont pris part à la rencontre ; l'un d'eux a été abattu. Les Anglais n'ont subi aucune perte. WVWV - Los Communiqués ces Alliés MACEDOINE. — Coups de mains britanniques sur les tranchées ennemies ; continuation de la lutte dans le secteur serbe où nos Alliés ont fait 78 prisonniers et capturé deux mitrailleuses. WVWV ■' •— Un arrêté du ministère de la guerre ita. lien ordonne le recensement de toutes les a? mes. — La mission militaire serbe vient de par» tir pour le front italien où elle remettra, unq haute décoration au généralissime Cadorna. — A la frontière suisse, des mesures sont1 prises afin d'éviter que l'épidémie de dysen. terie qui sévit en Allemagne et en Autricha «pénètre en Suisse. — Les 7,000 ouvriers hollandais travaillant actuellement dans les mines du Rhin et de Weist.phalie viennent d'adresser au gouvernement de {a Haye une requête lui demandant ^'augmenter leur ration de vivres.

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